Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
PARISPERDU
…

Sur les pas de Willy Ronis (4/4)

21 Mars 2007, 21:31pm

| 

Publié par barreteau


A Montmartre, la place du Calvaire est un lieu singulier : pas de calvaire mais des murets, un seul banc et ... un point de vue unique sur la capitale.

Cette place minuscule est certainement la plus typique de la butte. Elle serait même presque intemporelle, s'il n'y avait aujourd'hui ... quelques tags.

C'est ici, loin du tumulte effréné de la Place du Tertre, que vous pouvez retrouver ce qu'était Montmartre, avant qu'il ne soit définitivement envahi par les touristes.
Assis en ce lieu secret, vous n'aurez plus envie de le quitter. C'est un endroit quasi magique, plein d'une douceur ouatée ... où l'on voudrait prolonger l'instant ... et lorsque vous devrez partir, ce sera en vous promettant de bientôt y revenir.

A Paris, ne cherchez plus l'introuvable... il est là !


>> Le regard de Willy Ronis © sur cette place, en 1960 ...
 

>> Les calvaires de Montmartre vus par Aget ©...
 

>> Place du calvaire ...la nuit,
 par Hervé Roulben ©

 

 

Voir les commentaires

…

Juliette la "Cani-citoyenne".

17 Mars 2007, 09:18am

| 

Publié par barreteau


Juliette habite dans le 19ème, et aujourd'hui, elle se rend à la journée d'information, à destination des chiens, organisée pour la première fois à Paris. L'opération s'intitule assez justement "Ma cité a du chien" ...
 

Bien sûr, ses deux caniches Belle et Bianca l'accompagnent. Il faut dire que les deux toutous de Juliette ont des progrès à faire du "côté du caniveau" ...
Mais qui est le premier responsable : le chien ou son maître ? Les chiens guides d'aveugle sont dressés à faire leurs besoins dans le caniveau alors, pourquoi pas Belle et Bianca? Il s'agit donc bien, pour Juliette, d'une question d'éducation...


Cet après-midi, des éducateurs canins vont expliquer à Juliette comment devenir une vraie "Cani-citoyenne". Belle et Bianca, sous l'autorité de leur maîtresse, devront apprendre à respecter l'environnement. Et cela passe par la responsabilisation de Juliette qui sera dorénavant informée donc prévenue, et ... éventuellement sanctionnée.

Mais, pour cette dernière extrémité, jusqu'où devra-t-on aller ? Jusqu'à demander le contrôle de l'ADN des crottes de chien ?
La question est sérieusement étudiée en Allemagne, par la ville de Dresde !


>> L'Adn contre les crottes de chiens
 

 
 

Voir les commentaires

…

Jean Ro. est dans le journal !

13 Mars 2007, 19:40pm

| 

Publié par barreteau


Ce devait être en 1946. Ce jour-là, je jouais, avec deux camarades, dans les terrains vagues, derrière le passage Botha dans le 20ème, quand un homme est arrivé un appareil photo au cou.


Nous avions fabriqué une cabane avec un vieux lit -cage et divers objets et matériaux qui jonchaient le sol de ce terrain devenu - après la libération - une véritable décharge publique.

"Elle est superbe votre cabane les enfants. Ce serait bien aussi, que vous allumiez un feu !... "Nous dit cet homme. Il nous aida et proposa ensuite de faire une photo... et même ... qu'elle serait, le lendemain, dans un journal nommé "CE SOIR". "Faites semblant de souffler sur le feu ... Oui ! Comme ça...". Clic-clac ... encore une ... Clic-clac.

Nous allâmes conter l'histoire à nos parents...On allait être dans le journal !... Nos parents, poussés par une petite pointe d'orgueil, crurent bon d'en parler autour d'eux  ... la nouvelle se répandit dans toute la rue des Envierges et chacun de vouloir - le lendemain -  acheter le fameux journal.

En effet, la photo était bien là! ... mais ... un article l'accompagnait ! Il y était question des petits miséreux de Belleville que leurs parents ne pouvaient pas envoyer en vacances ... à la campagne ou à la mer !
Trop pauvres pour cela, ils nous laissaient jouer dans les détritus tout l'été !...

Nos parents furent un peu la risée du "village" mais se consolèrent assez vite en déclarant : "Bof ! ... heureusement on ne vous reconnait pas trop sur la photo" !

 

 


Voir les commentaires

…

Murs abattus et baignoires rémanentes (2/2)

10 Mars 2007, 11:25am

| 

Publié par barreteau

Retour sur les installations d'artistes pour la sauvegarde de la rue Gasnier Guy.
Suite du Billet du 1er mars 2007

Les lavabos, les pommes de douche et les baignoires rémanentes sont bien ici ... tracés à leur emplacement d'origine. Ces dessins en aplat sont comme une tentative dérisoire pour remplir le grand vide créé par la destruction des appartements. C'est un cri désespéré, poussé par les artistes-peintres du quartier.

Némo, le célèbre illustrateur des rues de Paris, viendra à la rescousse avec ses pochoirs, dont le poignant : "Ne cassez-pas nos maisons ! ".

Tout cela sera sans effet ... la rue Gasnier-Guy sera totalement rasée.



>>  Le grand cri de Némo ...

>> Némo, porté disparu ...

>> La dernière fois que j'ai fait du ménage, chez moi aussi la maison s'est écroulée (Némo).
 

Voir les commentaires

…

Jean Ro. , un gamin de Paris

8 Mars 2007, 20:07pm

| 

Publié par barreteau

Jean Ro. , un gamin de Paris

 


Je m'appelle Jean Ro. Je suis né au 19 de la rue des Envierges dans le 20ème arrondissement. A 6 ans, sous l'occupation allemande, je suis allé à l'école de la rue Levert et j'y suis resté jusqu'au CEP à 14 ans.

A l'époque, mon passe temps favori était le dessin et la peinture, et je souhaitais en faire mon métier. Ma mère qui me voyait déjà en baver sur la place du Tertre, en décida autrement, et à contre cœur, elle m'envoya dans une école de dessin industriel !

Je m'y suis ennuyé pendant 6 mois ... Juste le temps de sauver les apparences ... avant d'être renvoyé pour avoir - durant la classe - dessiné des femmes nues ...

Après de multiples péripéties, je suis devenu décorateur, j'étais alors marié et avais 23 ans. J'en ai aujourd'hui 71, et passe maintenant ma retraite dans l'ouest de la France. Je pense aller finir mes jours près de mes enfants, à Regensbourg en Bavière.

Voila un raccourci de ma vie.

 

>> Aujourd'hui, j'ai choisi le PhotoBlog Parisperdu pour pouvoir vous en dire plus sur l'histoire de mes 20 premières années de gamin de Paris. 

Retrouvez-moi régulièrement ici ...

 

Voir les commentaires

…

" T'arrêtes avec ta tour Eiffel ... "

5 Mars 2007, 19:28pm

| 

Publié par barreteau


Le 140 rue de Ménilmontant est une cité dans la ville, un bloc d'habitations bâti en 1925, une imposante forteresse avec son portail unique ouvrant sur une cour centrale distribuant les accès aux logements.

Le site a longtemps été qualifié de "zone sensible" ou de "quartier difficile". La délinquance y est alors endémique, fondée sur des trafics locaux de stupéfiants, d'objets ou de véhicules volés ou recelés : toute une économie souterraine. Les trafiquants y agissent en bandes et suscitent - dans tout le quartier - un réel climat de peur. Les gens ne peuvent plus circuler tranquillement dans les cours ouvertes de ces immeubles, car certains caïds se comportent en propriétaires du territoire.

Les passants qui osent s'attarder ici - surtout si de surcroît, ils photographient ou filment les lieux - sont immédiatement suspectés de vouloir nuire au « business » et sont éloignés par intimidation verbale. J'en ai personnellement fait l'expérience.

Dès mon arrivée, des adolescents me demandent de quitter les lieux et de ne pas prendre de photos. J'argumente sur le fait que je souhaite seulement photographier la tour Eiffel qui se dessine au loin dans la longue perspective de la rue de Ménilmontant. On me laisse préparer mon cadrage, mais le réglage de la prise de vue est sans doute un peu trop long au goût de mes interlocuteurs ... car tout à coup retentit un cinglant : "Eh ... toi là-bas, t'arrêtes avec ta tour Eiffel ... ". Instantanément, je prends conscience que la situation peut dégénérer très vite et qu'une violence extrême peut frapper à tout instant. Je quitte rapidement les lieux, après avoir pris un seul cliché.

En octobre 2005, Jean-Claude Irvoas aura eu moins de chance ... Il a été lynché à mort, devant sa femme et sa fille, alors qu'il photographiait du mobilier urbain ... en banlieue parisienne.

Quant au 140 rue de Ménilmontant, il a maintenant fait l'objet d'un vigoureux programme de réhabilitation et de réaménagement. Aujourd'hui, la cité a été désenclavée : l'unique entrée a été complétée par le percement de nouveaux accès et 8 bâtiments, sur les 30 existants, ont été
détruits pour créer un jardin et aménager une voie publique coupant, en son centre, la vielle cité.

Après ces transformations radicales, le quartier retrouva un peu de calme. Mais aujourd'hui encore, les photographes n'y sont pas les bienvenus ...



>> La tour Eiffel se dessine au loin dans la longue perspective de la rue de Ménilmontant. 

>> Jean-Claude Irvoas : la mort en 24 secondes ...

 

 

Voir les commentaires

…

Parisperdu à nouveau élu Site-du-Jour

2 Mars 2007, 10:33am

| 

Publié par barreteau



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 2 mars 2007, Parisperdu est le blog du jour, sélectionné par Site-du-Jour. Quotidiennement, ce site web découvre et fait partager à ses lecteurs un site de la blogosphère .
Merci à Nathalie Michallon et à la rédaction du Site-du-Jour

 

>> Déjà en 2006.

>> En savoir plus sur "Le Site du Jour" ...

 

Voir les commentaires

…

Murs abattus et baignoires rémanentes (1/2)

1 Mars 2007, 09:09am

| 

Publié par barreteau


En 1997, rue Gasnier Guy,  la ZAC des Amandiers pose de difficiles problèmes de relogement ... aussi, progresse-t-elle avec beaucoup de difficultés. L'emprise de la ZAC est pourtant en mutation incessante - avec des immeubles rasés, d'autres murés et partout des terrains en friche.

Tout cela crée de lourds inconvénients pour le paysage et la vie du quartier. Cette situation suscite aussi de vives critiques contre le projet et favorise l'éclosion de diverses interventions.

Ici,  ce sont des artistes-peintres du quartier qui ont reproduit, sur les murs mis à nus, le mobilier présent il y a encore peu de temps dans les appartements maintenant détruits : baignoires, cheminées, tables ... réapparaissent alors comme pour témoigner de leur volonté de ne pas voir le quartier disparaître.

Presqu'en même temps, une action intitulée « La mémoire des habitants, 1997 » réunissant plusieurs intervenants du groupe JLNDRR, a eu lieu ici même. Par l'installation au cœur de "l'îlot insalubre n°11" d'une photographie géante de la façade d'une maison récemment démolie, il s'agissait de signifier, de manière physique, la persistance sensorielle des maisons rasées, dans un quartier où les démolitions n'ont pas cessé depuis 1953.

 

>> Les actions et installations du groupe JLNDRR

>> Persistance sensorielle d'une maison rasée (© JLNDRR)


>> Rue Gasnier Guy, la rue-symbole de Parisperdu (1)

>> Rue Gasnier Guy, la rue-symbole de Parisperdu (2)

>> Rue Gasnier Guy, la rue-symbole de Parisperdu (3)

 

 

 


 

Voir les commentaires

…

Je reviens d'une rue qui n'existe pas.

24 Février 2007, 11:30am

| 

Publié par barreteau



Pourtant, la palissade qui surmonte le muret en pente est toujours là ... Mais, signe des temps, les graffitis ont radicalement changé d'esprit. Au lieu du doux message tracé à la craie : "Gérard aime Lucette"... c'est, aujourd'hui, un bombage rageur qui crie : "Nique la police".

Mais surtout, ce qui frappe, c'est que les enfants ne sont plus là. Ils ont déserté la rue et sans eux, aucun son, aucun écho ne s'en échappe ...  elle semble inhabitée.

Aujourd'hui la rue n'est plus un terrain de jeu naturel pour les enfants. Ils préfèrent maintenant rester confinés dans leur appartement, rivés à leurs consoles de jeux ou à leurs ordinateurs, happés par un monde virtuel ... et surtout loin de la convivialité et de la fraternité de la rue.

Et cette "Impasse Trainée", où Izis photographiait les gamins de Paris des années 50, n'existe plus ! ... Elle a pris le nom de "Rue Poulbot", mais ... l'ironie de l'histoire est qu'aujourd'hui, les poulbots n'existent plus ...

   

 >> Impasse Traînée, Paris 1950 © Izis

>> Montmartre, Paris 1949 © Izis

 

 

Voir les commentaires

…

Montmartre, rue Poulbot.

19 Février 2007, 14:22pm

| 

Publié par barreteau


En remontant la rue Poulbot, on entend tout d'abord, un air de musique ... un air tzigane plutôt joyeux et entrainant, ... quelque chose qui rappelle la musique de « Gadjo Dilo »... Mais on ne voit rien.

Puis en continuant, la rue marque un coude à droite, et au fond le mur rouge sombre du restaurant « Le Consulat » barre alors totalement la perspective. La musique se fait de plus en plus présente ... mais on ne voit toujours rien ...

Pourtant, maintenant aucun doute, c'est bien un air d'accordéon et parfois aussi une voie féminine que l'on perçoit de plus en plus sûrement. Mais d'où cela vient-il ? ... Qui joue et ... qui chante ... ?

Finalement elle est là, mais on la devine à peine, minuscule, assise au ras du pavé, avec son accordéon miniature sur les genoux ... Une petite rom de 5 ou 6 ans, pas plus, s'applique à jouer les airs qu'elle a toujours entendus. Pas de sébile, pas de main demandant la moindre pièce ... Juste une présence s'imposant plus par sa musique que par sa frêle silhouette ...

Ariana, la petite rom, jouera à cet endroit une bonne partie de l'après-midi ... Aujourd'hui, la rue Poulbot portait bien son nom !


>>
Francisque Poulbot, dessinateur humoriste, représentait les enfants des rues de Paris.

>> Roms, Gitans, Tziganes, Manouches, Sintés, Kalés, ... les exclus de l'Europe.

>> Ce que jouait Ariana, rappelait la musique de « Gadjo Dilo » ...

 

 

Voir les commentaires

…

Chez Fanfan.

14 Février 2007, 10:59am

| 

Publié par barreteau

 
Au 35 de la rue de Tourtille, dans l'épicerie-buvette de Françoise Lajoy (dit-Fanfan), on se croirait encore en province dans les années cinquante.

Au mur, ce sont, pêle-mêle, des bouteilles, des boîtes de conserve, des paquets de sucre ou de biscuits, ... Quelques frusques d'un autre âge sont suspendues dans un coin. Au fond, il y a une seule table avec des chaises de cuisine et surtout ce comptoir qui a vu défiler tant d'habitués ... depuis des décennies.

Fanfan joue ici, dans le bas-Belleville, un rôle social très important : elle vous dépanne le soir lorsqu'il vous manque quoique ce soit en cuisine et toute la journée elle écoute, console ou conseille les gens du coin venus au comptoir lui conter leurs difficultés... Elle pourra même vous garder le courrier, vos clés, voire vos enfants ... tant sa générosité est sans borne.

D'un tempérament d'une grande gaité, elle a toutefois les larmes aux yeux, lorsqu'elle évoque toutes ces années passées, ici, depuis que sa mère a ouvert l'épicerie dans ce local acheté par sa grand-mère en 1932 et qu'elle a reprise après son CAP...

Car maintenant, dehors, la restructuration du quartier a commencé, et dans la rue où tous les autres commerces ont déjà fermé, l'ambiance n'est pas gaie. Une grande partie des habitants a déjà quitté le quartier ... les plus âgés sont morts. Qu'est devenu Jeannot qui, avec son accordéon, faisait danser les gens sur le trottoir les soirs de 14 juillet ?

Mais Fanfan se résigne mal à un avenir ailleurs. Aussi, elle fait de la résistance et ses amis sont solidaires : leur dernière pétition (Collectif "Y'a D'la Joie") 
a recueilli des milliers de signatures pour essayer d'obtenir un dernier sursis à cet ultime bistrot de quartier menacé de disparition.

Pourtant, Fanfan devra fatalement, tôt ou tard, laisser la place à l'agrandissement de l'école maternelle mitoyenne ... qu'elle a fréquentée, petite. C'est un crève-cœur, mais elle se résout à accepter la situation car "si c'est pour les gosses alors ça va ..., dit-elle, ... au moins je ne pars pas à cause d'un promoteur".


Finalement l'épicerie-buvette sera rasée, l'école maternelle agrandie et Fanfan quittera sa chère rue de Tourtille. Des opportunistes lui rachèteront "son nom, sa marque", et une nouvelle enseigne "Fanfan Lajoy" ouvrira tout près d'ici, rue Jouye-Rouve. Mais il s'agit d'un café-galerie de la "néo-branchitude". Rien à voir donc avec l'épicerie-buvette authentique de Fanfan qui pourtant, elle aussi faisait galerie - à son corps défendant toutefois.
En effet, n'y avait-il pas au fond du bistrot, parmi les boîtes de conserves, une photographie originale d'Izis ?
Comment un tirage de ce grand photographe avait-il pu atterrir ici ?
Fanfan était plus que discrète sur le sujet ...

 



>> La photo d'Izis chez Fanfan (« Dans une cour, Paris 1948 ») :

 


 



 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

…

Usine à gaz !

9 Février 2007, 14:27pm

| 

Publié par barreteau


Les dernières traces de l'usine à gaz de l'Evangile, encore visibles ici, viennent de disparaître.

L'usine de l'Evangile avait été idéalement située : à proximité du réseau ferré qui acheminait les trains de houille en provenance des mines du Nord et en périphérie immédiate de la ville dont elle couvre alors les besoins en gaz pour l'éclairage et le chauffage.

Au sortir des fours, le gaz manufacturé (gaz de ville) est stocké dans des gazomètres qui s'élèvent et s'abaissent en fonction du volume de gaz qu'ils contiennent. Ces "énormes cloches en fer boulonné" - dont les plus grosses, mesurent 65 m de diamètre et autant de haut -ont fortement marqué durant plusieurs décennies le paysage de la Banlieue Nord de Paris.

L'usine employait alors plusieurs centaines d'ouvriers qui effectuaient ici un travail difficile et peu qualifié. Mais en 1976, l'alimentation en gaz naturel s'étant généralisée en Ile-de-France, la production de gaz de ville est définitivement arrêtée.

Aujourd'hui, seuls quelques bâtiments annexes du "Centre de Recherche Gaz de France" témoignent encore de l'histoire de ce lieu ...


>> Voir aussi sur ParisPerdu : Carrefour de l'Evangile   

 

 

Voir les commentaires

…

Rue Watt : petits ateliers et grands desseins

4 Février 2007, 10:20am

| 

Publié par barreteau


Ces ateliers bordaient le prolongement de la célèbre voie sous terraine. Des imprimeurs, des menuisiers, des serruriers ....  s'activaient ici dans ces locaux, puis des traiteurs asiatiques y ont stocké des produits alimentaires ...

Pour réaliser le grand projet de la zone Paris Rive
Gauche, on a beaucoup détruit ici, notamment tous ces petits bâtiments qui, sans avoir un intérêt architectural de premier plan, avaient une présence, une épaisseur historique qui permettait à la rue Watt - tant célébrée par Henry Miller - de s'ancrer dans une continuité temporelle.

Le quartier est alors devenu une sorte de zone, un désert peu engageant où la Seine, pourtant toute proche, est bizarrement absente et où l'environnement de la Bibliothèque Nationale de France est pour le moins "glacial". De trop rares édifices, préservés à grand-peine -  tels les Grands Moulins de Paris, les Frigos, et la Sudac, cette ancienne usine d'air comprimée -  jouent encore ce rôle de repères, de passeurs de mémoire.

Finalement, l'université de Paris-VII a débarqué en force dans le secteur. Une bonne partie de ses unités de physique et de chimie sont déjà installées ici.

Ce no man's land encore trop informe réussira-t-il à se transformer, en quelques décennies, en un carrefour de tous les savoirs ? Pas sûr car on sait, hélas, qu'une telle mutation relève d'une alchimie largement imprévisible.


>> Le nouvel environnement de la rue Watt :



>> Rue What ? :

 



>> Rue Watt, ailleurs dans Paris perdu (1)

>> Rue Watt, ailleurs dans Paris perdu (2)

 

 

Voir les commentaires

…

Chaos debout !

29 Janvier 2007, 09:59am

| 

Publié par barreteau


La technique de la dent creuse appliquée par la ville de Paris à la rue Gasnier Guy a parfaitement réussie. La rue nous délivre ici une vision de ville sinistrée par la guerre. Attaquée de toute part, elle est  "chaos debout" ...

Bientôt vont s'élever ici des immeubles "biens propres sur eux" mais d'une triste banalité.
Le programme initial prévoyait de  reloger sur place les anciens résidents mais en fait, ils seront poussés hors du quartier par l'inflation du coût des nouveaux appartements ...

En 30 ans, le quartier des Amandiers aura perdu tout son habitat populaire qui en faisait un lieu si particulier, comme à l'écart de la ville, ... un grand village entre Belleville et Ménilmontant.


>> La technique de la dent creuse 

>> La rue Gasnier Guy en 1997 ...

Voir les commentaires

…

Mauvaises nouvelles pour la rue Watt

24 Janvier 2007, 10:09am

| 

Publié par barreteau


Derniers reflets dans la mythique rue Watt, juste avant "l'enterrement de première classe" que nous préparent des architectes épris de futurisme et préférant plutôt faire table rase du passé que de conserver la moindre parcelle de l'âme de ce lieu ....


 

 

Voir les commentaires