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PARISPERDU
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Démolition des murs ... démolition des vies ... (2/4)

6 Juin 2007, 09:54am

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Publié par barreteau

 

 


La démolition de quartiers entiers de l'est parisien a pu être perçue tantôt comme une solution radicale face à l'obsolescence du bâti ou parfois plutôt comme une action positive de recomposition sociale ...  ou peut-être même ... les deux à la fois. Le vocabulaire de la politique de la ville montre d'ailleurs ces basculements. Selon les périodes, les notions de quartiers, de zones, de ghettos seront mises en avant ou au contraire l'insistance portera sur l'insalubrité et l'hygiène urbaine...

Mais pour concevoir un quartier rénové, faut-il nécessairement penser "démolition" ?
Ne faudrait-il pas laisser une place aux œuvres architecturales des années 50 à 90 ? Sans exiger vouloir tout conserver, il conviendrait de garder des traces, des fragments, une trame des éléments de cette époque ... mais cela a rarement été fait car ce point de vue est difficile à défendre face à l'implacable logique économique des investisseurs et des aménageurs.

Et les habitants ? Bien sûr ils existent dans les statistiques sociales et dans les analyses des urbanistes, mais ils semblent peu présents dans les choix liés aux démolitions. Certes ils sont pris en compte quand ils sont encore occupants d'un immeuble qui va être détruit, mais qui les prend en compte - en amont - dans le processus de décision ?
Il n'est jamais tenu compte des images qu'ils ont de leur immeuble, de leur quartier et de l'importance que ces images peuvent avoir dans la représentation qu'ils se font d'eux-mêmes. Cette absence de considération conduit alors à une incompréhension de l'attitude des habitants et de leurs réactions organisées - parfois avec une réelle violence - contre ces destructions.
 
Les populations qui habitent ces quartiers voués à la démolition peuvent-ils en sortir gagnants ? Vu le nombre de questions non résolues - en particulier celles liées au relogement des habitants - il est sérieusement permis d'en douter... A suivre ...

 

 


 

>> Voir aussi dans Parisperdu: Démolition des murs ... démolition des vies ... (1/4)

  

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Jean Ro. dit merci à Madame Polet ... !

2 Juin 2007, 09:24am

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Publié par barreteau

 


Madame Polet, était une concierge plutôt autoritaire ... elle sortait de sa loge à chaque fois que quelqu'un entrait dans l'immeuble : c'était systématique!

"Et n'oubliez pas d'essuyer vos pieds ...C'est moi qui balaye !" vociférait-elle sans cesse.

Un jour, en rentrant de l'école, Madame Polet me dit: "Tiens, voilà une lettre pour ta mère!". Et, comme j'attaque "la grimpette" pour le troisième étage, elle me lance : "Merci  !!" Je rétorque : "Merci". Et j'entends alors : "Merci qui ?... Merci mon chien ?"

Je ne comprenais pas très bien ce que son chien, un roquet pelé et puant, venait faire dans l'histoire ... mais ne voulant pas la contrarier, et, alors que j'atteins déjà le deuxième étage, je lui crie ..." Merci mon chien !"

Heureusement que j'étais déjà loin car j'aurais certainement eu droit à des coups de balai.

 

 

 

 

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Démolition des murs ... démolition des vies ... (1/4)

22 Mai 2007, 09:07am

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Publié par barreteau


La démolition urbaine n'est certes pas une invention contemporaine. L'on se souvient des destructions au cœur de la capitale dans la période haussmannienne. Aussi peut-on considérer que la destruction fait partie de l'histoire naturelle de la ville.

Mais plus près de nous, pourquoi des démolitions massives affectent certains quartiers de Paris alors que d'autres sont épargnés ? On a pu penser, dès les années soixante que, pour des raisons, d'insalubrité notamment, les quartiers du nord et de l'est parisien étaient presque naturellement voués à la démolition. Mais l'argument n'est pas suffisant pour expliquer d'aussi vastes entreprises de démolition.

S'agirait-il alors de procéder à une sorte de "sacrifice" spectaculaire de ces quartiers - symboles de la ségrégation - sur l'autel d'une cohésion sociale à reconstituer ? Ou bien s'agit-il de mettre fin à une concentration de populations défavorisées et problématiques du point de vue de l'image, de la sécurité et de la tranquillité publique ? Ou encore l'objectif est-il de libérer des espaces pour inventer un nouvel urbanisme et au-delà, d'une nouvelle urbanité ?

En toutes hypothèses, pour les habitants de ces quartiers voués à la démolition, tout ceci va se payer au prix fort. Car pour eux, il ne sera  pas facile de passer par pertes et profits : leur mémoire des lieux, leurs incertitudes sur le devenir des sites détruits et leurs inquiétudes face à leur avenir, face à leur nouvelle vie ... probablement dans un "ailleurs" inconnu ...
A suivre ...

 

>> Voir aussi dans Parisperdu : "Une rage de destruction ..."

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Promenades aériennes ...

17 Mai 2007, 10:29am

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Publié par barreteau


Un nouveau livre pour les amoureux de Paris, de son architecture, de ses perspectives, et de son charme intemporel ...

Revivez le Paris de 1950 à 1970, vu d'avion et surtout ... avant le périph, le centre Pompidou, la tour Montparnasse et pleins d'autres bizarreries Pompidoliennes ...

 

>> Le tour de Paris, promenades aériennes de Roger Henrard

Les Halles de Baltard 1955 - Photo : ©Roger Henrard

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Un monde si proche, si loin ...

12 Mai 2007, 17:11pm

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Publié par barreteau


Pénétrer sur le réseau ferré de la Petite Ceinture n'est pas très compliqué. Malgré grilles, grillages, murs et autres palissades ... l'accès aux voies n'est bien souvent qu'un jeu d'enfants.

Le parcours entre le quartier Bel-Air - dans le 12ème - et le parc Montsouris - dans le 14ème - peut être effectué en une heure environ.
Alors on y va ?

Dès le départ, c'est un dépaysement total : vous longez des jardinets exploités depuis toujours par les riverains : massifs de fleurs mais aussi plantes potagères poussent ici ... et c'est plutôt bucolique. Sans cesse vous allez croiser des chats, et il y a même  parfois ... des renards ! Puis vous traversez le dépôt de trains de la gare de Lyon et les abords des quais de Bercy en chantier permanent depuis plus de dix ans avec l'opération Paris Rive gauche.
Peu après, on dépasse un groupe de gitans fort occupés à dénuder des câbles en cuivre ... Un peu plus loin, c'est l'ex-gare Masséna à laquelle s'accolent des habitations de fortune ... et à l'entrée d'un premier tunnel, c'est un jeune homme et son berger allemand ... heureusement attaché, qui ont trouvé ici un abri.

Le passage dans le 13ème au pied des tours du quartier Italie est plutôt impressionnant ! Puis, les tunnels s'enchaînent et vous arrivez à l'entrée du long tunnel de Montsouris (Photo) : il fait plus de 800 mètres ... et il y fait très froid. C'est ici que se réunissent périodiquement les visiteurs de catacombes et autres explorateurs de carrières sous-terraines  ...

Mais il faut songer à sortir de ce monde si particulier, à la fois si proche et si loin de la ville ... et là, au sens propre, comme au sens figuré, on a un peu de mal à trouver la sortie ....


>> La Petite ceinture et Parisperdu (1)
 

>> La Petite ceinture et Parisperdu (2)
 

>>
La Petite ceinture et Parisperdu (3) 


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Enfin une femme présidente ... !

7 Mai 2007, 08:20am

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Publié par barreteau

 


Les murs l'ont largement plébiscité ... et nous avons enfin une femme présidente !

Avec la présidente Miss-Tic, nous allons maintenant pouvoir nous poser les questions essentielles: « Où suis-je ? Où vais-je ? Dans quelle étagère ? ».

  


>> Miss-Tic déjà dans Parisperdu

  

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Mélange de couleurs …

3 Mai 2007, 08:44am

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Publié par barreteau


A Belleville, Paris est multiculturel. Des asiatiques, des africains, des européens y côtoient juifs et autres arméniens ... Et il en est ainsi depuis des décennies dans une cohabitation plutôt harmonieuse.

Ici, une classe de maternelle ou d'école primaire a fréquemment plus des deux tiers de ses élèves d'origine non-francophone ; mais en récréation - ou comme ici -  lors d'une fête dans la rue, ce n'est pas un problème ... car pour ces enfants de Belleville, la mixité crée beaucoup de valeurs positives : la rencontre, la découverte, le mouvement, la tolérance ...

Dans la capitale, un tel mélange de couleurs et de valeurs ne peut être observé nulle part ailleurs ...



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Rue Watt.

28 Avril 2007, 08:41am

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Publié par barreteau


Pour la publication de son 100ème billet, Parisperdu rend hommage à un lieu hautement symbolique d'un Paris révolu : la mythique Rue Watt.

 Comme l'a écrit et chanté Boris Vian, c'est :

"Une rue bordée de colonnes

où il n'y a jamais personne ...

Il y a simplement en l'air

des voies de chemin de fer ..."


>> La rue Watt, dans Parisperdu (1)
 

>> La rue Watt, dans Parisperdu (2)
 

>>
La rue Watt, dans Parisperdu (3)

 

 

 

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Jours tranquilles à Belleville.

23 Avril 2007, 09:56am

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Publié par barreteau

Des enfants du quartier devant l'ancien atelier de chaussures de Maurice Sevan, au 18 rue de Tourtille.
Cette image, porte en elle-même l'histoire de Belleville : son passé et son avenir...

Pour ceux qui aiment Paris et ses quartiers et ... celui de Belleville en particulier, "Jours tranquilles à Belleville" est un bouquin incontournable.
L'auteur, Thierry Jonquet décrit avec précision l'évolution d'un quartier qu'il connait bien car il y vit depuis longtemps. Venu à Belleville un peu par hasard, guidé par les petites annonces immobilières, le narrateur du roman de Thierry Jonquet  raconte la lente décrépitude de son quartier. L'école cosmopolite fréquentée par son fils où règnent les inégalités. Les seringues qui traînent partout et qu'on commence à craindre. Le fossé entre les immeubles luxueux de la rue de la Villette et les HLM minables. Les tags, les clodos, les trafics petits et grands ... toutes ces réalités quotidiennes auxquelles les riverains s'habituent, mais qui les mènent à une méfiance réductrice ...
Jonquet raconte son quartier tel qu'il est, explosif et violent, à mille lieues de l'exotisme poétique en noir et blanc à la Carné  ou de la folklorique tribu Malaussène de Daniel Pennac.
Composé de tableaux vivants, ce récit dur et beau nous livre la réalité d'un quartier qui, par-delà la criminalité, est menacé par la peur et le repli sur soi. Il interroge aussi sur la société toute entière et ses évolutions possibles... Il donne des pistes de réflexion sur les autres et sur nous mêmes... tout est là, sous nos yeux, dans ce quartier de Paris à la fois si connu et si méconnu ...


>> Jours tranquilles à Belleville, de Thierry Jonquet.

>> Mieux connaître Thierry Jonquet.

 

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Une rage de destruction.

18 Avril 2007, 09:10am

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Publié par barreteau


C'est surtout dans le 20ème, à l'est de Paris  - dans les quartiers de  Belleville, de Ménilmontant, et de Charonne, pour ne citer que ceux-là - que s'en prennent les sociétés d'économies mixtes gérées avec une grande opacité par les maires d'arrondissements. Là, certaines rues ou certains îlots donnent l'impression de sortir de la guerre : ce sont des blocs entiers qui ont été rasés, comme s'ils avaient été bombardés!

Comment expliquer cette rage de destruction, ce mépris des architectes d'aujourd'hui pour l'architecture du siècle passé ?
En France, la "loi Malraux" sur les secteurs sauvegardés institutionnalise la protection des quartiers historiques. Mais cette loi a ses effets pervers: elle protège les "quartiers-musées" - le Marais, à Paris en est un exemple-type - et autorise la destruction des quartiers moins anciens, moins historiques, moins monumentaux.

Un certain passé est protégé, mais ce passé s'arrête autour de 1850, et la France officielle manifeste un désintérêt total pour ce qui a été construit après : la Gare d'Orsay n'a été sauvée que de justesse, et les Halles de Baltard ont été détruites.

Entre la stratégie de la "table rase" comme Paris l'a appliquée dans ces quartiers de l'Est parisien, et la politique de "sauvegarde historique", il n'y a rien... et les deux types d'action aboutissent au même résultat: on enlève les habitants qui habitaient là auparavant, et ceux qui viennent vivre dans les immeubles neufs ou restaurés ne sont pas les mêmes ...

Pour contester une politique d'urbanisme destructeur, il faudrait un mouvement massif de gens qui s'engagent... Or le plus souvent, les gens ne réagissent que lorsqu'ils sont personnellement lésés mais alors ... ils sont peu nombreux et leur voix ne porte pas bien haut ...



>>
Démolition des îlots : rue des Partants / rue Gasnier-Guy (1)

>> Démolition des îlots : rue des Partants / rue Gasnier-Guy (2)

>> Démolition des îlots : rue des Partants / rue Gasnier-Guy (3)

>>
Démolition des îlots : rue des Partants / rue Gasnier-Guy (4)

>> Démolition des îlots : rue des Partants / rue Gasnier-Guy (5)




 

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Cité du Labyrinthe.

13 Avril 2007, 09:12am

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Publié par barreteau


La Cité du labyrinthe a longtemps été une succession de cours et, cette voie bien nommée, permettait alors -  effectivement après de nombreux détours - de passer de la rue de Ménilmontant à la rue des Panoyaux.

 Le quartier a connu une lourde rénovation, parfois puissamment contestée. De nouveaux immeubles ont été édifiés en remplacement de l'ancien habitat ouvrier. Aujourd'hui amputée, en partie détruite, élargie pour y faire accéder des voitures, la Cité du labyrinthe est devenue une vaste impasse sans grand caractère et surtout ... elle a perdu son insolite poésie urbaine.

Car avant sa restructuration, l'étrangeté du lieu, le calme de ce long dédale ... attirait ici beaucoup d'artistes plasticiens. Des musiciens, des écrivains aussi ... y résidaient. Aujourd'hui, s
eul "un noyau dur" subsiste encore, au N°19 : Les Ateliers de Ménilmontant, qui tentent de perpétuer l'identité originelle du quartier et restent la cheville ouvrière des journées Portes Ouvertes qui se déroulent ici, chaque année en octobre.

A Paris, le promeneur qui prend parfois plaisir à se perdre dans le labyrinthe de la cité ne pouvait qu'être comblé dans ... la Cité du Labyrinthe.


>> La cité aujourd'hui, en partie reconstruite ...
 

>>
Les Ateliers de Ménilmontant.
 

>> Némo dans le Labyrinthe ...
 

>> "Cité du Labyrinthe" par le musicien Laurent Coq 
 

 

 

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Jean Ro. jeune biographe de Fernand Raynaud

9 Avril 2007, 09:21am

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Publié par barreteau


Souvenez-vous : Jean Ro. a déjà rencontré ce « clown triste » dans le métro.
Aujourd'hui, il poursuit la narration de la vie de son proche voisin.

"Un copain de classe m'apprit que son frère connaissait bien Fernand Reynaud. Il allait régulièrement chez le fantaisiste qui ainsi testait de nouveaux sketchs. C'est par ce canal que j'ai su que Fernand Reynaud, mort de trac, ne pouvait entrer sur scène quand étant légèrement pompette...

Cela n'avait pas d'incidence fâcheuse jusqu'au jour où il s'acheta sa première voiture. Car Fernand, devenu une vedette, ne prenait plus le métro ... il avait une voiture !

Pour en finir avec les  explications - qu'il devait fournir à son entourage - sur les bosses qui apparaissaient fréquemment sur son automobile, Fernand décida d'en acheter une deuxième : identique à la première, sa sœur-jumelle ... Ainsi, quand l'une était au garage en réparation, il roulait avec l'autre.

Une seule fois j'ai vu les deux voitures garées l'une derrière l'autre dans la rue Piat... Deux superbes Chevrolet  "Bel Air" blanches dont peu de gens savait à qui elles appartenaient. Car, bien qu'ayant débuté à la télévision dans l'émission "36 Chandelles" de Jean Nohain, Fernand n'était guère connu des gens de notre quartier, dont la majorité ne possédait pas encore de téléviseurs ...seuls quelques gens aisés, et certains commerçants avaient accès à cette innovation.

Fernand vivra dans ce quartier du haut-Belleville jusqu'a son mariage, et il ne serait pas étonnant que ce soit chez "Pompom", le crémier du coin qu'il eut l'idée de son célèbre sketch " Les œufs cassés et les pas cassés" ...

 

 

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Rue Lasson, en bord de mer

4 Avril 2007, 18:27pm

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Publié par barreteau

 

 


La rue Lasson est une rue perdue du 12ème arrondissement, une rue en pente douce, située à l'écart de l'agitation de la ville. Elle ne dégageait rien de particulier, sauf un réel climat de quiétude ... un endroit plutôt agréable ... mais, ne sommes-nous pas, déjà ici, dans le quartier Bel- Air ?

Soudain, au N°14, la porte d'un garage désaffecté affiche "Et toi comme une algue ...", une phrase extraite d'un poème de Prévert . Le poème s'intitule « Sables mouvants » ... C'est dire si, rue Lasson, l'apostrophe a quelque chose de complètement décalée, ... même si Prévert nous prévient : "Au loin déjà, la mer s'est retirée ...".

Aujourd'hui, c'est tout ce côté pair de la rue qui s'est définitivement retiré ... ! Il a été rasé pour faire place nette à un gigantesque ensemble hospitalier pédiatrique.

Gageons que les nouveaux nés de la toute nouvelle maternité des Bluets s'intéresseront plus tard à Jacques Prévert... même s'il y a peu de chance qu'ils apprennent un jour que la rue de leur naissance renvoyait jadis en écho : "Et toi comme une algue ...".
Et pourtant, une maternité n'est-elle pas toujours située quelque part en "bord de mères" ?


>> Sables Mouvants, Extrait de « Paroles » de Jacques Prévert.
 

>> Le nouvel ensemble hospitalier de la rue Lasson : Maternité des Bluets et Hôpital « Pierre Rouquès ».

 

 

 

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La Villa des Tulipes, il y a 50 ans …

31 Mars 2007, 10:32am

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Publié par barreteau


C'est Aimé Speleers  qui nous envoie d'Anvers - où il vit aujourd'hui - cette photo montrant la Villa des Tulipes en 1953. Son père, Marcel, est né ici, dans cette impasse déjà visitée par Parisperdu.

La famille Giraud, à l'époque propriétaire du Café Hôtel Restaurant que l'on voit ici, prend la pose devant son établissement car, en 1953, on ne voit pas encore beaucoup de photographes ... Aussi ne faut-il pas manquer cette occasion de se « faire tirer le portrait » ...

 

>> Même endroit aujourd'hui :

 

 

 

>> La Villa des Tulipes ... déjà sur Parisperdu

 

 

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Jean Ro. rencontre un clown triste

26 Mars 2007, 10:17am

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Publié par barreteau


Quand je l'ai vu pour la première fois, c'était près d'un café, à l'heure de l'apéro.

Il sortait du 30 de la rue Piat, bizarrement coiffé, et vêtu d'un pardessus trop grand, couleur noisette, qui n'arrivait pas à dissimuler le bas d'un pyjama à larges bandes grises et blanches. Il était chaussé de charentaises usagées et, dans cet accoutrement, portait à la main une boite à lait en aluminium.
Il allait chercher son breuvage matinal chez " Pompom" un diminutif donné, par les gens du coin, au crémier italien du quartier. Tout comme son voisin Letourneau qui vendait son vin à la tireuse, "Pompom" vendait son lait à la louche.

La seconde fois que je l'ai vu, c'était un soir, très tard, dans le couloir de la station de métro Pyrénées où j'étais venu raccompagner ma copine du moment. Il m'est apparu à l'instant précis où j'embrassais une dernière fois ma dulcinée, avant qu'elle n'attrape le dernier métro.

Il avait encore son même manteau noisette et sur la tête un drôle de "galure", un chapeau ridicule, genre madrilène. Nous nous sommes regardés. Son visage portait encore des traces de maquillage et avait quelque chose de pathétique... un clown triste!
 

Je regardai s'éloigner un homme fourbu par sa soirée de travail au cabaret, un artiste au début de sa carrière ... Je regardais rentrer chez lui, dans ses habits de scène, ... Fernand Raynaud.



>> Cet anonyme emprunte un escalier également ... anonyme. L'escalier qui relie la rue de l'Ermitage à la rue des Cascades était à l'époque seulement répertorié "voie U/20",  jusqu'à ce qu'il prenne, en 1994, le nom de ... Rue Fernand Raynaud.
 

 

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