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PARISPERDU
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"La voiture, ça pue, ça pollue, ça rend con !"

19 Janvier 2007, 11:33am

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Publié par barreteau


Ce Break DS, stationné ici sur un trottoir de la rue Piat, était - en 1974 - la cible symbolique favorite de  René Dumont, premier candidat écologiste à la présidentielle.

 Il fustige en effet "la dictature de l'automobile" et va même jusqu'à  réclamer l'interdiction des autoroutes qui "sont en train de défigurer toute la France".
Entre deux meetings champêtres, René Dumont fait invariablement une promenade à bicyclette et répète inlassablement une formule restée fameuse: "La voiture, ça pue, ça pollue, ça rend con".

Aux présidentielle de 1974, il obtiendra 1.32% des voix. 

>> Voir la campagne électorale pour les élections présidentielles du candidat écologiste René DUMONT,  ... [Vidéo : source INA©]
 

 

 

 

 

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HLM libre à louer

14 Janvier 2007, 15:20pm

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Publié par barreteau


Le logement constitue une des premières préoccupations des Parisiens aux revenus modestes.
Le problème est complexe : hausse des loyers, suppression des logements type "Loi de 1948" et ventes à la découpe, offre sociale très inférieure à la demande sont autant de mécanismes qui excluent de plus en plus de Parisiens d'un habitat décent et bon marché. A ces difficultés s'ajoute un déséquilibre criant entre les revenus des demandeurs et le prix ou les loyers des logements disponibles.

 

Une solution existe pourtant depuis longtemps : les HLM, habitations à loyers modérés.
Mais l'attribution d'un HLM est souvent un véritable parcours du combattant, au long duquel chacun des acteurs institutionnels intervient successivement en ajoutant ses propres critères de sélection des demandeurs. Si bien que la transparence pour l'attribution d'un logement social n'est pas garantie : le processus est pour le moins opaque.

C'est ce que dénonçait   - il y a dix ans - cette affichette collée dans les rues du 19ème arrondissement.

L'affichette serait-elle encore d'actualité ? Bien sûr que non : ... le franc n'existe plus !


>> OPAC, vous avez-dit opaque ... ?

 

 

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Duo Kõsk : c'est pas du pipeau !

9 Janvier 2007, 09:52am

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Publié par barreteau



Rencontre insolite à Collioure avec le Duo Kõsk qui se produit régulièrement dans le sud de la France ; tout aussi à l'aise, au coin d'une rue que dans une salle de concert...

Le duo - en fait ils sont 3, avec Caroline ! - pourrait "monter à Paris" pour toucher un plus large  public. Alors, Parisperdu  ... ou pari à gagner ? Affaire à  suivre ...



>> Ecouter Kõsk : "Bei Mir Bist du Schon".

>> Ecouter Kõsk : "Dedek's Cibuli" 

 

 

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C'est quoi ce cirque !

4 Janvier 2007, 10:22am

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Publié par barreteau

Il est un peu plus de 8 heures et ... ce matin Manuel s'accorde un peu de repos. Le cirque qui l'emploi est arrivé ici, au Square de l'Amiral Bruix, cette nuit vers 3 heures.
 

Manuel est-il artiste ? Il aurait aimé l'être. Mais malgré son prénom vaguement tzigane, Manuel est gadjé et un gadjé doit être disponible pour tout faire ... Ainsi, dans quelques minutes le montage du chapiteau va commencer ... et on l'attend déjà pour « donner la main ».

Manuel travaille maintenant depuis près d'un an pour Joseph Bouglione. Il est « homme de peine » comme on dit dans le milieu du cirque. Car s'il y a des « filles de joie », il y a aussi ... des « hommes de peine ». Manuel sera, dans cette même journée tout à la fois garçon de piste, aide à la ménagerie pour nourrir les bêtes et changer leurs litières, vendeur de cacahuètes à l'entr'acte, préparateur des repas à la cantine pour la caravane... Il devra aussi monter le chapiteau, passer le balai, démonter le chapiteau, conduire le camion, placarder les affichettes... et bien d'autres menus travaux qui l'occuperont à temps plein.

Toute la journée, Manuel va trimer : un véritable homme-orchestre, mais en dehors de la lumière des projecteurs. Manuel c'est le cirque sans les paillettes, l'envers du spectacle ... aussi ces quelques minutes de repos et de rêverie, seul sur ce banc, dans la fraîcheur et la lumière du matin, sont un véritable délice...


>> Le Cirque Joseph Bouglione : la sixième génération ...

>> Izis, un maître de la photographie amoureux du Cirque ... 
Fasciné par le monde du cirque et des fêtes foraines, Izis publiera en 1965 : « Le Cirque d'Izis », un ouvrage préfacé par Jacques Prévert.


>> Autre cirque sur Parisperdu ...
 

 

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C'est écrit dans l'Evangile.

22 Décembre 2006, 09:21am

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Publié par barreteau


Nous sommes en 1994, mais les murs de la rue de l'Evangile portent encore la preuve du rude combat que se livrèrent - deux ans plus tôt - les centrales syndicales pour la victoire aux élections prud'homales. Pour la première fois, la CGT jusqu'alors majoritaire, risquait de voir sa suprématie contestée par la CFDT, sa grande rivale.

Dans ce bastion ouvrier du 18ème arrondissement, près des ateliers de la SNCF, il s'agit alors de convaincre les derniers hésitants et de rameuter les abstentionnistes potentiels. Et, rue de l'Evangile, le premier en action fut la CFDT qui badigeonna le mur d'un large slogan : "CFDT : 9. déc. Votez.". Dans la nuit précédant le scrutin, la fresque fut détournée en : "9. déc. Votez. CGT.". On peut deviner les traces du début original de la phrase sur la gauche de la photo ...!

Finalement, malgré un recul de 3%, la CGT confirma sa place de première organisation syndicale en France. La disposition des forces resta stable en dépit d'un taux d'abstention record. Louis Viannet - alors secrétaire général de la CGT - lança un appel à "l'unité d'action" pour "un vaste et puissant mouvement revendicatif" ... et pendant ce temps, Pierre Bérégovoy - ce premier ministre au nom à consonance vaguement soviétique -était confronté aux tensions internationales sur le franc ...
Allions-nous vers une dévaluation ?



>> Les élections prud'homales du 9 décembre 1992.



 

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Marchand de sommeil.

15 Décembre 2006, 16:57pm

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Publié par barreteau


La définition du Larousse est brève et sans équivoque: "un marchand de sommeil est un logeur qui exploite ses clients". Par extension, on pense à un propriétaire qui loge ses locataires dans des conditions indignes, tout en leur réclamant un loyer important, voire exorbitant, en totale disproportion avec la qualité de l'habitat.

Mohamed habite ici au dernier étage de cet immeuble de la rue de la Mare, dans le 20ème. Il paye l'équivalent de 1 100 euros, soit l'essentiel de son salaire de balayeur pour vivre dans 12 mètres carrés - avec sa femme et ses deux enfants - dans des conditions de confort d'un autre âge. Pas d'eau chaude, des carreaux cassés, un seul lit dans la chambre. "C'est pire qu'en prison, raconte-t-il. Dans une cellule, on n'a pas davantage de place, mais on la partage seulement à deux."

Dans ce même immeuble, les services d'hygiène de la ville ont découvert des familles entières entassées dans des lieux humides, dépourvus de tout confort et souvent sans eau courante. La faillite de la copropriété, la démission du syndic ont en effet entraîné la coupure de l'alimentation en eau. La ville a même dû ouvrir un point d'eau sur le trottoir pour les dizaines de personnes qui habitent l'immeuble.

Contraint et forcé, le propriétaire a retapé le toit, la rampe d'escalier et les huisseries. Les raccordements sauvages à l'antenne TV de l'immeuble voisin ont disparus. Pour le reste, il impute les dégradations aux locataires et n'envisage pas d'autres travaux car la maison n'est plus déclarée insalubre.

Aujourd'hui, Mohamed et les siens ont au moins des fenêtres neuves et il ne pleut plus par le toit.
La famille n'envisage pas de déménager car ... ailleurs c'est peut-être mieux mais c'est surtout beaucoup trop cher ... 

Le marchand de sommeil de la rue de la Mare peut dormir tranquille ...



>> L'immeuble aujourd'hui après les travaux d'urgence ... (© Photo : François Legendre)

 

 

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6 mètres avant Paris

10 Décembre 2006, 21:10pm

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Publié par barreteau


Cette photo est publiée en hommage à Eustache KOSSAKOWSKI qui, au Printemps 1971, réalisa la série  "6 mètres avant Paris". A cette époque, KOSSAKOWSKI a le regard attiré par les écriteaux indiquant la limite administrative de Paris. Il décide de photographier toutes les pancartes en tôle ou en ciment portant le nom de la capitale.

Le reportage comptera 159 photos, dont l'objectivité repose sur la distance identique adoptée à l'égard de chaque écriteau (6 mètres), sur la neutralité générée par la prise frontale et le cadrage qui sont invariables.

En réalité, KOSSAKOWSKI n'a pas toujours pu, à cause d'impératifs propres aux sites, se placer à une distance de 6 mètres devant chaque panneau. C'est donc au moment de l'agrandissement des clichés, qu'il pallie ces variations.

En 1977, quatre photos de la série seront exposées dans le cadre de l'exposition "Archéologie de la ville" au Centre Beaubourg, où les 155 autres photographies, mises en dépôt, ont depuis disparu.

Malgré les aléas que connurent les tirages originaux, cette œuvre originale de KOSSAKOWSKI lui permis de se faire connaître en France et d'y vivre durant le reste de son existence.

Aujourd'hui, refaire cet exercice est  totalement impossible. A quelques très rares exceptions près, les panneaux "Paris" ont tous disparu des portes d'entrée de la capitale : comme pour mieux signifier que Paris déborde maintenant sur les banlieues  ... à moins que ce ne soit l'inverse ... !



>> Plus sur « 6 mètres avant Paris ».

 

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Les Humanistes.

29 Novembre 2006, 09:03am

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Publié par barreteau


On ne se lassera jamais de regarder les images de ces photographes humanistes : celles des célébrissimes Ronis, Doisneau, Boubat, Izis, Brassaï et celles d'auteurs moins connus mais tout aussi représentatifs de ce courant comme Marcel Bovis, René-Jacques, Jean Dieuzaide, Janine Niepce, Sabine Weiss, Jean Marquis, Jean-Philippe Charbonnier, Édith Gérin,  Ina Bandy, André Papillon, Léon Herschtritt, Jean-Louis Swiners ou encore Eric Schwab ...

Mais qu'est-ce que l'humanisme ?
L'humanisme est un courant de pensée qui croit en une essence éternelle de l'homme, et place en lui sa foi. Aussi appelle-t-on photographes humanistes, ceux qui témoignent, par leurs images, de la dignité de l'homme et qui, de ce fait, privilégient plus le contenu émotionnel de leurs photographies que leurs formes.

En France, les photographes "humanistes" ont construit une réelle iconographie nationale, avec ses lieux pittoresques et ses archétypes sociaux tout en dénonçant les réalités d'une époque - misère des banlieues, crise du logement, menaces de guerre - et en relayant luttes et espoirs de l'après-guerre.
Ils ont en commun d'avoir nourri de leurs images le paysage visuel des Français des années 50-70 et aussi d'avoir su créer un univers culturel fort qui marque encore nos consciences, et qui va de Prévert à Blaise Cendrars, en passant par Blondin ou Marcel Carné...

Alors allez à la BNF voir l'exposition « La photographie humaniste 1945-1968», c'est une somme bouleversante de tendresse, de finesse et de sensibilité ; un témoignage inestimable d'une époque révolue.

A son échelle, et en toute modestie, Parisperdu veut s'inscrire dans ce même courant de la photographie testimoniale et humaniste ...

 

 

>> Autour d'Izis, Boubat, Brassaï, Doisneau, Ronis et les autres ... À la BNF Richelieu / Galerie de photographie - Paris



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Parisperdu : un an déjà ... !

13 Novembre 2006, 09:11am

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Publié par barreteau


A l'occasion de ce premier anniversaire, je voudrais tout d'abord remercier toutes celles et tous ceux qui ont visité ce Photoblog et plus particulièrement les internautes qui m'ont encouragé en me laissant des commentaires ou en m'envoyant des courriels. Quelques uns ont leurs liens ici (voir « Affinités sélectives ... ») et avec d'autres j'ai parfois pu tisser des liens encore plus forts ...
Merci aussi à Alexandre Boussageon pour sa chronique « Blogs à part » sur France Inter.

Merci encore à celles et ceux que vous voyez (ou revoyez) ici : Alexandre Romanès, Denise, René, Jessie et Laura, Maurice, Mehdi, Monsieur Meghira, Seiji, Manu, Minelle, Christian Lacroix, Roger, la fille de Bercy, Hélène, Keiko et Kiné. Je remercie sincèrement ces personnes pour nous avoir, tout au long des 12 derniers mois, livré une page ou un instant de leur vie. Toutes ont quelque chose d'exceptionnel.

En un an, plus de 32 000 internautes auront visité  Parisperdu ... depuis plus de 60 pays différents. Certains sont d'anciens parisiens qui vivent maintenant loin de la capitale et qui viennent virtuellement visiter Paris - grâce à ce blog et à ses liens ....

Fidèle à son objectif, Parisperdu va continuer à arpenter la ville à la recherche d'espaces promis à la démolition et des personnes dont le destin va en être bouleversé. Tout cela n'est pas pour s'abandonner à une quelconque nostalgie de ce Paris disparu mais pour, encore et toujours, témoigner de l'évolution de la ville et parfois pour en dénoncer les errements ...

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Site du jour !

8 Novembre 2006, 10:06am

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C'était le 23 octobre dernier : Parisperdu était élu « Site du jour » ....!

Merci à la rédaction du « Site du jour ».

 

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Miss-Tic : la fille de l'art fait le mur

3 Novembre 2006, 12:05pm

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Publié par barreteau


Depuis plus de 20 ans, Mis-Tic est la reine incontestée des pochoirs de rue dans Paris.
Son dessin épuré est immédiatement reconnaissable et ses textes d'accompagnement, volontairement ambigus, sont toujours subtils.
Son "art mural", par nature éphémère, dégage une réelle puissance d'expression due en grande partie à des textes-slogans rebelles ou un tantinet provocateurs.

Hors les murs, Miss-Tic montre aussi dans des expositions ses « classiques » : des pochoirs insolites et rendus énigmatiques par la poésie des textes et le jeu des mots.

Dans Paris, la Miss a ses quartiers de prédilection  ... souvent les mêmes que ceux qu'affectionne Parisperdu qui naturellement est membre de son  Fan-Club avec la carte d'infidélité (sic) N°152 !

Découvrez une artiste authentiquement populaire ...


>> Mis-Tic : Site officiel

>> Fan-Club Miss-Tic: carte d'infidélité N°152




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Visages d'une planète.

29 Octobre 2006, 08:51am

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Publié par barreteau


Si vous cherchez - à Paris - des endroits secrets pour vous évader, Belleville est fait pour vous.

En remontant la colline, vous quittez le Bas-Belleville -- populaire et animé par le flot incessant des activités humaines -- pour arriver au Haut-Belleville, paisible et convivial. 

Là-haut, poussez quelques portes et laissez vous charmer : les cours cachées, les jardins fleuris et les ateliers d'artistes n'ont pas encore totalement perdu leur âme "bellevilloise".

Ce parcours est aussi un véritable voyage dans une planète en miniature, à travers une mosaïque humaine et culturelle. Belleville abrite et accueille encore en permanence des populations de tous horizons.

Venez ici pour découvrir les multiples visages de ce quartier mythique de Paris, le plus cosmopolite de la capitale !


>> LA BELLEVILLEUSE : des habitants se mobilisent pour la préservation de leur cadre de vie.


 

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Les pèlerins du Père-Lachaise

23 Octobre 2006, 20:02pm

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Publié par barreteau


Le 3 juillet 1971, usé parcequ'il a vécu en quelques années ce que d'autres mettent une vie entière à expérimenter, Jim Morrison est mort, à Paris.
Il avait 27 ans.

Sa tombe est située au cimetière du Père-Lachaise où elle fait depuis plus de trente ans l'objet d'un véritable culte.
Et tandis que certains visitent ce lieu mystérieux en touristes curieux, d'autres viennent ici pour y effectuer un véritable pèlerinage en hommage à celui qui nous a légué un magnifique répertoire musical - en compagnie des Doors - et une poésie totalement surréaliste et passionnante.


>> Un grand destin est toujours court, fulgurant, et tragique ... En savoir plus sur Jim Morrisson


>> Wilderness : les derniers écrits du plus poète des chanteurs de rock.
 

>> Ecouter Jim Morrisson and The Doors ... "The End".

 

 

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Blogs à part ...

17 Octobre 2006, 10:00am

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Publié par barreteau


Alexandre Boussageon
est rédacteur en chef au Nouvel Observateur.
Il explore aussi en permanence la blogosphère et choisit régulièrement parmi ces millions de Blogs, le Blog  ... qui a su éveiller sa curiosité et retenir son attention, ... en quelque sorte ... un Blog à part.
Il anime ainsi la chronique "Blogs à part" que France Inter diffuse chaque matin à 6 h 20 dans le "Six-sept".

Et ce matin, Alexandre Boussageon avait choisi .... Parisperdu.


>> L'émission de France Inter sur Parisperdu ...
 
 


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La technique de la dent creuse.

8 Octobre 2006, 09:58am

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Publié par barreteau


Haut de la rue Gasnier-Guy, Juin 1995
 

Nous sommes à l'époque où la ville de Paris poursuit le massacre de ses quartiers populaires.

Rue Gasnier-Guy, dans ce quartier de Ménilmontant particulièrement éprouvé, le spectacle est hallucinant: une maison sur deux a disparu. Celles qui demeurent sont soutenues par des étais et, depuis que les maisons voisines ont été détruites, elles aussi, menacent de s'écrouler.

C'est la technique de la "dent creuse", appliquée systématiquement par les services de la ville de Paris.
Les terrains vagues ainsi créés de toutes pièces deviennent alors des terrains d'ordures abandonnés aux dealers et autres trafics ...
Les habitants des immeubles voisins doivent supporter cet environnement pendant trois, quatre ans, et parfois beaucoup plus ... jusqu'à la réalisation du "projet d'aménagement de la ZAC".

Dans la ZAC, au nom si mensonger (Zone d'Aménagement Concerté : concerté avec qui ?), les habitants des immeubles condamnés à une plus ou moins lointaine démolition ne peuvent plus faire aucun travaux d'amélioration, même si certaines caisses sont prêtes à les financer, car le bailleur -- une société d'économie mixte, ou la ville de Paris -- refuse de donner son accord. Des associations ont parfois mis au point des projets de réhabilitation d'îlots entiers, à des prix défiant toute concurrence, mais ils sont systématiquement rejetés par la Ville de Paris.

Finalement  la rue Gasnier-Guy sera totalement rasée, définitivement aseptisée, et uniformisée au nom du modernisme ... pour satisfaire quelques appétits immobiliers et quelques ambitions politiques.

Evidemment, il y avait-là des immeubles insalubres mais il y avait aussi des immeubles de qualité qui pouvaient être restaurés ... alors ... au nom d'un indispensable progrès, on a saisi l'occasion pour expulser -- par la voie économique -- tout le "populaire" d'un nouveau centre ville devenu, pour lui, hors de prix.

Bien sûr, les immeubles délabrés n'étaient pas extraordinaires, mais les "cages à lapins" des banlieues où les ex-habitants de la rue Gasnier-Guy sont allés s'entasser, ne valent guère mieux.



>> La rue Gasnier-Guy : avant - après ...

>> La Rue Gasnier-Guy déjà sur Pariperdu ... 

 

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