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PARISPERDU
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Les docteurs y sont omniprésents.

12 Octobre 2026, 08:56am

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Publié par Pierre Barreteau

Rue de l'Interne Loeb _Paris 13ème (juillet 2021). Au fond le parc de la Poterne des Peupliers.

 

Dans le 13ème arrondissement, dans le secteur qui jouxte la Poterne des Peupliers, de nombreuses rues portent les noms de médecins plus ou moins célèbres. Est-ce la proximité de l'ancien hôpital de la Croix-Rouge, devenu "Hôpital privé des Peupliers" qui a entrainé ici cette avalanche de noms de médecins ?

Tout d'abord il y a la place de l'Abbé-Georges-Hénocque, là où se trouve l'Hôpital privé des Peupliers, et si l'abbé Georges Hénocque n'était pas docteur il fut néanmoins aumônier.
Puis arrivent dans le secteur : la Rue du Docteur Landouzy, la Rue du Docteur Leray, la Rue du Docteur Lucas Championniere, la Rue du Docteur Lecène, auxquels on pourra ajouter : la Rue de l'Interne Loeb, et aussi la Place Jean Delay, un médecin psychiatre. Il ne faudra pas non plus oublier la Rue du Docteur Tuffier un chirurgien qui a notamment opéré Georges Clemenceau en 1919 et le roi Georges de Grèce en 1921.
Excusez du peu. Et si vous habitez dans le quartier ne vous trompez pas de Docteur en donnant votre adresse…

 

>> Le quartier des Docteurs du 13ème arrondissement de Paris.

 

>> Le 13ème arrondissement sur Parisperdu.

 

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Le vent, la pluie, …

5 Octobre 2026, 09:52am

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Publié par Pierre Barreteau

Rue Maximilien de Sully, Perpignan août 2026

Ce fut soudain : l'orage est arrivé brusquement, pas d'éclairs annonciateurs, pas de roulements de tambour d'éventuelles décharges de la foudre mais seulement d'énormes bourrasques de vent. Et quand celles-ci ont cessées un déluge de pluie est arrivée tout aussi soudainement.
Alors face à l'urgence, pour tous ceux qui se baladaient tranquillement dans la ville, ce fut la course aux abris. Et c'est alors que j'ai vu cet homme luttant contre le vent et la pluie, enjambant prestement un torrent d'eau et courant lui-aussi vers un abri.

 

>> La pluie déjà sur Parisperdu :

 

 

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L'historique rue du Mont-Cenis.

21 Septembre 2026, 07:56am

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Publié par Pierre Barreteau

Escalier à hauteur du 18 rue du Mont-Cenis, à son croisement avec la rue Cortot (Montmartre) Paris 18ème

Elle s'appelait précédemment rue Saint- Denis et était l'une des voies principales du village de Montmartre. Mais en 1860 le village est rattaché à Paris et la rue doit changer de nom car une rue Saint-Denis existe déjà à Paris, dans les 1er et 2e arrondissements
Et, c'est sans doute à cause de son caractère très abrupte qu'elle va prendre le nom de l'un des cols des Alpes : le Mont-Cenis.

La rue compte alors deux maisons célèbres :

  • Au numéro 18, celle de Mimi Pinson : un personnage de midinette imprévoyante et généreuse, créé par Alfred de Musset dans un poème (1845).
  • Un peu plus bas, au numéro 22, une petite maison de campagne accueille le compositeur et chef d'orchestre Hector Berlioz. Il a vécu là de 1834 à 1836.

Mais ne cherchez pas aujourd'hui ces anciennes et modestes demeures, elles ont été démolies en 1926-27 pour faire place aux immeubles que l'on voit aujourd'hui au pied de l'escalier situé au croisement de la rue Cortot et de la rue du Mont-Cenis.

 

 

>> La mi-Carême de Montmartre attribua, en 1897, cette maisonnette à Mimi Pinson, un personnage de légende.

>> La plaque commémorative de la maison d'Hector Berlioz, rue du Mont-Cenis Paris 18ème.

 

>> Les plaques de la rue du Mont-Cenis, Paris 18ème

 

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Vues de dos…

14 Septembre 2026, 08:30am

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Publié par Pierre Barreteau

 

Toutes ces jeunes filles nous tournent le dos… elles semblent ne pas s'intéresser à nous, n'avoir rien à nous dire, comme accaparées par ce qu'elles voient, par ce qu'elles cherchent du regard ou fixent attentivement.

Chaque image est si différente qu'elle nous en dit beaucoup…sur le lieu où se trouvent ces jeunes filles, sur leur environnement, et surtout sur leur attitude qui semble à première vue identique mais qui se révèle finalement si différente.

1 :  La fille de Bercy
Sur les terrasses du palais omnisports de Paris-Bercy, actuellement parrainé sous le nom d'Accor Arena (Paris 12ème _juillet 1995)

2 : La fille de Paulilles
Contre le mur anti-débarquement de la plage de l'usine_Site de Paulilles, Port-Vendres, Pyrénées-Orientales (août 2026)

3 : La fille de Quéribus
Dans la tour supérieure du château cathare de Quéribus à Cucugnan, Aude (juillet 2009)

4 : La fille de Santorin
Sur le balcon d'un hôtel d'Imerovigli  _île de Santorin, Grèce (septembre 2021)

 

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C'était Paris en 1970.

7 Septembre 2026, 07:54am

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Publié par Pierre Barreteau

(©-BHVP-Photographe-non-identifé)

Au printemps 1970, la Ville de Paris et la Fnac qui était encore alors la "Fédération Nationale d'Achats des Cadres", lancent un grand concours dans le but de constituer des archives photographiques de la capitale.
Pour l’occasion, Paris est divisé en 1755 carrés virtuels de 250 mètres sur 250 mètres ; chaque carré pouvant être tiré au sort par un photographe amateur en vue d’y effectuer un reportage. La Bibliothèque historique de la Ville est alors désignée pour recevoir la riche production du concours qui a fourni en quelques semaines, 30 000 diapositives couleur et 70 000 tirages noir et blanc, soit 100 000 photographies amateures : un chiffre impressionnant récolté en si peu de temps.  
Et aujourd'hui, c’est tout le Paris de 1970, avec ses rues, ses monuments mais aussi ses habitants, qui reprend vie dans cette exposition organisée à l’occasion du Bicentenaire de la photographie.

Courrez voir cette formidable machine à remonter le temps : entre nostalgie et redécouverte de la ville.

 

 >> Exposition "C'était Paris en 1970", à découvrir à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris jusqu'au 7 octobre 2026

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Martine Barrat aux Rencontres d'Arles 2026.

31 Août 2026, 09:04am

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Publié par Pierre Barreteau

Martine Barrat, Paris, La Goutte D’or, Friends Playing, 1984, © Martine Barrat

 

Cette année aux Rencontres d'Arles, j'ai surtout remarqué le travail de Martine Barrat dans une exposition intitulée : L’âme de la ville [Soul of the City].

Mais qui est Martine Barrat ?

Martine Barrat [née en 1932 ou 1933 à Oran, alors en Algérie française], est une photographe, actrice, danseuse, écrivaine, réalisatrice, documentariste et vidéaste française qui vit et travaille à New York.

C'est donc une artiste aux multiples vies.
D'abord danseuse, un accident met fin à sa carrière. Elle se procure alors un appareil vidéo et au début des années 1970, entreprend à New York un travail documentaire, sur les gangs du South Bronx.

Mais le vol de sa caméra la conduit à acquérir son premier appareil photographique. Martine Barrat commence alors une œuvre en dehors des circuits traditionnels de la photographie et autour d’un sujet principal : New York et ses quartiers marginalisés : Lower East Side, le Bronx et Harlem.

Barrat développe une œuvre passionnante guidée par sa curiosité pour la rue, ses codes et ses modes de vie. Jamais moralisatrice, elle fait partie intégrante des quartiers qu’elle photographie. Elle sait que malgré la dureté de leur environnement, leurs habitants continuent à vivre et à aimer et qu’il en va de sa responsabilité de les photographier avec respect et dévouement.

A partir des année 80, elle va beaucoup voyager et photographier dans le monde entier, au Japon, au Brésil, à Cuba et en France avec pour seule devise : « mon appareil est une extension de mon cœur ».

À Paris, elle découvre le quartier de la Goutte d’Or et enregistre - tout comme elle le fait à New York - les liens qui unissent les résidents d'un quartier défavorisé. 
Parisperdu ne pouvait ignorer le regard de cette dame désormais âgée, qui est enfin mise en plein jour en France grâce aux Rencontres d'Arles.

 

>> Les Rencontres Internationale de la Photographie d'Arles : Du 6 juillet 2026 au 4 octobre 2026 : MARTINE BARRAT, à l'Espace Van Gogh.

 

>> Martine Barrat in New York (2017) :

 

>> Les Rencontres Internationale de la Photographie d'Arles sur Parisperdu.

 

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Fermeture estivale.

7 Août 2026, 10:33am

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Publié par Pierre Barreteau

Comme chaque année, à l'occasion des vacances d'été,

Parisperdu fait une pause.

Mais nous vous donnons rendez-vous ici, dès le 31 août 2026.

D'ici-là Parisperdu vous souhaite un bel été.

 

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L'énigmatique Marthe de Méligny.

20 Juillet 2026, 08:15am

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Publié par Pierre Barreteau

Marthe au miroir _Détails d'une Peinture (1912) et d'une Photographie (1916) : les 2 sont de Pierre Bonnard.

 

Dans le film du réalisateur Martin Provost "Bonnard, Pierre et Marthe" un plan furtif m'a intrigué. On y aperçoit, de façon très brève, une plaque bleue et verte, caractéristique de celles des rues de Paris, où l'on peut lire : "Passage Méligny".

Mais où se trouve donc ce passage dans Paris ?
Eh bien on ne le trouve nulle part : ni sur les divers plans de la capitale ni sur Google Maps... et si l'on questionne l'IA, Chat GPT nous dit :

" Non, il n’existe pas de « Passage Méligny » connu ou répertorié à Paris, ni parmi les passages historiques couverts ou non, ni dans la toponymie actuelle de la ville". Et Chat GPT ajoute : " Il est possible qu’il y ait confusion avec le nom de Marthe de Méligny qui était en réalité le pseudonyme de Maria Boursin, compagne du peintre Pierre Bonnard".

Alors le film voudrait-il nous faire croire que Maria Boursin avait choisi son pseudonyme parce qu'elle passait quotidiennement dans cet hypothétique Passage parisien ?

Françoise Cloarec, l'auteur de "L'Indolente ou le mystère Marthe Bonnard" donne une explication plus plausible du choix du patronyme "de Méligny" par Maria Boursin : "Méligny est un mot qui sonne bien, c'est un petit village de Lorraine où la maison Trousselier (qui emploie alors Maria) a envoyé des fleurs hier". Maria avait donc bien connaissance du nom d'un village nommé Méligny, (Méligny-le-Grand ou Méligny-le-Petit, situés en région Grand Est).

Et ce nom « de Méligny » avait une élégante tonalité aristocratique et correspondait à l’image que Maria souhaitait se donner. Ce nom n'est donc pas lié à un irréel passage parisien.
Mais le choix de ce nom d'emprunt va par la suite avoir des conséquences inimaginables sur le parcours du peintre Pierre Bonnard.

Revenons sur leur rencontre puis sur leur vie commune : un jour de l'hiver 1893 Pierre Bonnard fait la connaissance de Maria, alors âgée de 24 ans, elle devient son modèle favori ; il vient de l'aborder dans les rues de Paris. « Je m'appelle Marthe de Méligny, je travaille dans les fleurs. Je suis orpheline. [...] J'ai 16 ans. Et vous ? ». Il a 26 ans...

En 1925, après trente ans de vie commune, Pierre Bonnard et Marthe se marient le 13 août. Et là, Marthe de Méligny qui se disait descendre d'une vieille lignée italienne est bien contrainte de reconnaitre qu'elle s'appelle en réalité Maria Boursin et qu'elle est la fille d'un charpentier de Bourges. Bonnard, lui, s'en moque…

L'œuvre peinte de Bonnard est habitée de la présence de Marthe : une silhouette à l’arrière-plan, un corps nu dans la baignoire, un visage à la fenêtre ou dans un miroir… Entre 1889 et 1901 le peintre est un adepte du Kodak portatif : en plus de peindre il prend aussi de nombreux clichés de Marthe en noir et blanc, où il fixe l’instant.

Ce couple sans enfant vit une relation complexe, s'y ajoutent les maladies de Marthe – sa langueur, ses dépressions, son asthme - et sa misanthropie de plus en plus marquée au fil du temps, jusqu'à écarter les amis de Pierre Bonnard : Vuillard, Matisse, Signac... 

Elle jurera toujours qu'elle est orpheline et seule au monde. Ce qui, à la recherche de sa succession, s’avérera faux… et déclenchera une affaire judiciaire retentissante pour régler - cinq ans plus tard - la succession de Pierre Bonnard. Car Marthe/Maria avait des sœurs qui ont eu des enfants et ces derniers entendent bien avoir une part de la fortune constituée par la grande valeur des toiles du maître.

Marthe, Maria mais aussi Solange (voir ci-dessous) qui était donc mademoiselle Boursin ou madame Bonnard ?

 

>> Marthe Bonnard s'était aussi lancée dans la peinture : "Les pastels de Marthe Bonnard alias Marthe Solange".

>> "Le Dessert", de Pierre Bonnard,1928 (Marthe Bonnard est en corsage rouge)

 

 

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Les librairies Gibert sont en grandes difficultés.

10 Juillet 2026, 08:02am

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Publié par Pierre Barreteau

Librairie Gibert Jeune Paris, 1952 © Roger-Viollet

Le secteur de la librairie est en difficulté. En effet, le marché du livre neuf est en fort recul. Une chute due à la concurrence des tablettes ou des liseuses numériques, aux ventes des livres en ligne mais aussi à un désamour généralisé pour la lecture, notamment chez les jeunes.

A Paris, les librairies Gibert, une enseigne historique, mythique du "Quartier Latin", une institution du livre depuis plus d’un siècle, sont en grandes difficultés. Fondées en 1888, les librairies Gibert, surtout la grande librairie du boulevard Saint-Michel, ont été un repère pour plusieurs générations d'étudiants. On peut l'affirmer : Gibert fait partie des monuments de Paris.

Mais en 2021 déjà, Gibert avait fermé quatre de ses librairies parisiennes. Aujourd'hui le groupe veut désormais miser sur le marché des livres d'occasion, un secteur en progression, contrairement aux livres neufs dont les ventes baissent. En avril de cette année Gibert a été placé en redressement judiciaire et une faillite du groupe serait un coup de tonnerre dans le monde du livre.

 

>> Gibert Jeune et Gibert Joseph.

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Mémoire des Halles : une image à problème !

26 Juin 2026, 09:19am

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Publié par Pierre Barreteau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marchande de fleurs aux Halles de Paris (1946 et tirage 1990) ©Willy Ronis

 

Willy Ronis nous raconte l'histoire qu'a connu cette photo prise aux Halles de Paris en 1946 :

"Entre 1946 et 47, j'avais connu, sur le carreau des Halles, une fleuriste parisienne chez qui j'allais régulièrement acheter des fleurs. Puis un jour je l'ai photographiée.
Des années plus tard, un ami m'a dit que cette femme tenait un magasin de fleurs non loin de chez moi, avenue de Saint-Mandé. Pensant lui faire plaisir, je suis allé la voir en lui offrant un agrandissement avec cette dédicace :
"Pour Jacqueline et son sourire qui illumine la mémoire des Halles". Elle l'a trouvé si beau qu'elle l'a accroché au mur de sa boutique.

Mais, à la fin des années 1990, cette personne m'a beaucoup déçu car : quand elle a appris que j'avais autorisé la publication de cette photo pour la couverture d'un livre, (Mémoire des Halles, de Christian Zarka), elle a alors, prétendu que cela lui faisait du tort et elle m'assigna en justice, prétextant « une atteinte au respect de sa vie privée » à propos de la diffusion de la photo. Elle demandera 150 000 francs en réparation du préjudice. J'ai choisi un mauvais avocat, j'ai été condamné à lui verser 25.000 francs ! "

Et c'est ainsi qu'a été lancé la mode des procédures au tribunal pour le droit à l'image, et cela bien avant l'image de Doisneau : "Les amoureux des Bancs" qui connue une issue semblable !

 

>> Mémoire des Halles, de Christian Zarka (chez Bordas et Fils, 1990 :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

>> Robert Doisneau © : "Les amoureux des Bancs"


 

 

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Album des Lieux retrouvés.

20 Juin 2026, 10:02am

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Publié par Pierre Barreteau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lieux retrouvés 048__Sentier de la Station Paris 19ème

L'album des Lieux retrouvés montre des photographies où sont associées, mêlées ou superposées sur une même image deux vues d'un même lieu : l'une en couleur et l'autre en noir et blanc.
Ce dédoublement, ou ce collage, puise sa raison d'être dans un questionnement lié à la mémoire.
En effet, il ne s'agit pas de créer un document réel, mais plutôt de faire apparaître concomitamment plusieurs strates temporelles: celle du passé (l'image en noir et blanc) étant partiellement recouverte par celle du présent (l'image en couleurs).
C'est ainsi une façon de s'interroger sur ce que pourrait être une photographie objective, en dressant le constat de l'impossibilité pour l'instantané photographique de décrire le réel tel qu'on le perçoit, c'est-à-dire avec une dimension spatio-temporelle supplémentaire : celle de la mémoire.

 

>> Le sentier de la Station, déjà sur Parisperdu.

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Le Pont-Neuf de nouveau emballé !

5 Juin 2026, 08:57am

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Publié par Pierre Barreteau

La Caverne du Pont Neuf. © JR.

40 ans après le Pont-Neuf empaqueté sublime évènement réalisé par Christo et son épouse Jeanne-Claude, en 1985, le plus vieux pont de Paris est l'objet d'une nouvelle expérience artistique.

En effet, l'artiste plasticien JR va célébrer ce 40ème anniversaire, en présentant du 6 au 28 juin 2026 (*) un monumental trompe-l’œil intitulé La Caverne du Pont Neuf. Et comme pour le Pont Neuf empaqueté, la Caverne de JR est un projet financé exclusivement par du mécénat privé.

A ne louper sous aucun prétexte…

(*) Attention : En raison de dommages causés à l'œuvre par des intempéries – et des travaux nécessaires à sa réparation –, l'ouverture au public de La Caverne du Pont Neuf a été repoussée au lundi 15 juin, à 18 heures.

> Pourquoi les Christo avaient-ils choisi le Pont-Neuf ?

> La Caverne du Pont Neuf, site officiel.

 

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Conversation privée dans un atelier de couture.

30 Mai 2026, 09:00am

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Publié par Pierre Barreteau

 

Derrière la fenêtre d'un modeste atelier de couture de l'Est Parisien on aperçoit plusieurs mannequins. Mais attention : ici ce ne sont pas de quelconques mannequins, ce sont des Stockman, la marque "ultra-haut de gamme" que l'on retrouve chez Dior, Chanel, Prada et chez bien d'autres grandes marques internationales. Excusez du peu !

Et là, tels qu'ils sont disposés, les mannequins semblent converser entre-eux.
Mais que peuvent-ils se dirent ? Car j'imagine que des mannequins, immobiles toute la journée, peuvent avoir -dès que l’atelier se vide- une vie intérieure très active avec des conversations qui fussent immédiatement.
Ecoutons-les : le mannequin de droite dit à son voisin :
— Tu sais ce qui me manque le plus ?
— Une tête ?
— Ah Ah ! très original, non des vacances.
— C'est vrai on ne bouge jamais.
Le troisième mannequin dit alors :
— Et moi, j’aimerais surtout qu’on arrête de me piquer les fesses avec ces épingles.
— Parce que tu as des fesses, toi ?
— Non mais laisse-moi rêver.

C'est alors qu'au fond de l’atelier, le plus vieux mannequin Stockman soupire :
— Un jour, les enfants… vous comprendrez que nos silhouettes sans visage sont à jamais condamnées à porter les rêves des autres.

Puis un lourd silence retombe sur l’atelier.


>> Stockman, créateur de bustes et de mannequins depuis 1867.

>> Déjà sur Parisperdu :

 

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Villa des Fêtes : un lieu insoupçonnable.

21 Mai 2026, 08:45am

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Publié par Pierre Barreteau

Villa des Fêtes, Paris 19ème arrondissement (Juin 2013)

C'est un lieu insoupçonnable dans une ville comme Paris. Un lieu difficile à découvrir tant il est bien caché. Pour y accéder il faut quitter la monstrueuse place des Fêtes, et emprunter la petite rue des Fêtes. Au numéro 15 se dresse une maison de maître dont l'entrée est surmontée d'un cartouche où est écrit : "Villa des Fêtes". Et tout à côté, au no 13, c'est la cité-jardin de la Villa des Fêtes, mais on ne peut pas librement y entrer car une grille en bloque l'accès.
Le jour de ma visite, j'ai eu de la chance car Alain un sympathique habitant de la cité-jardin m'a laissé y entrer. Je découvre alors un véritable petit paradis caché aux yeux de tous : un havre de verdure dans lequel se dissimulent plusieurs pavillons qui sont d'anciennes maisons ouvrières, desservies par une allée pavée qui contourne des massifs, une gloriette et aussi l'ancien hôtel particulier du 11 rue des Fêtes à qui appartenait autrefois l'ensemble de ces terrains.
Si vous avez la chance de pouvoir accéder à cet îlot de calme et de verdure n'hésitez pas sinon pour y entrer à coup sûr il vous faudra attente la fin du mois de mai car en effet lors des Journées Portes ouvertes des artistes de Belleville, l'entrée à la villa des Fêtes est libre !

>> Balade à la villa des Fêtes, en Juillet 1994 ! :
[A] L'ancien hôtel particulier du 11 rue des Fêtes.
[B] 13 rue des Fêtes : entrée de la Cité Jardin B
[C] La gloriette de la Cité Jardin
[D] : 13 rue des Fêtes, un des Atelier d'Artistes de Belleville
[E] : 13 rue des Fêtes : au fond de la Cité Jardin

 

>> Au numéro 15 : la maison de maître avec son cartouche : "Villa des Fêtes".

 

>> Portes Ouvertes des Ateliers d'artistes de Belleville_ 37e édition

 

 

 

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La rue des chaufourniers.

11 Mai 2026, 08:39am

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Publié par Pierre Barreteau

La rue des chaufourniers Paris 19ème, mars 2018
Une placette termine la rue avec comme arrière-plan, la butte Bergeyre

C'est une rue assez banale qui se termine en cul de sac car elle vient mourir sur la butte Bergeyre. Son nom pourtant intrigue : "les chaufourniers", Qu'est-ce donc ?

Bien sûr aujourd'hui peu de gens savent ce que sont les chaufourniers car ce métier à disparu. Mais au XIXe siècle, tout le monde ici les connaissait dans ce quartier où les collines (buttes) alentours étaient truffées de filons de gypse. Et les chaufourniers intervenaient pour transformer le gypse en chaux et en plâtre.

 Le gypse est composé de sulfate de calcium une substance très blanche, aussi appelée pierre à plâtre. Pour obtenir ce plâtre, le gypse était fortement chauffé dans des fours spéciaux alimentés par les chaufourniers, un métier très dur car ces hommes et ces femmes respiraient toute la journée les vapeurs toxiques et les particules de chaux qui attaquaient les bronchioles, limitant leur capacité respiratoire. Même les enfants des chaufourniers étaient touchés car le lait maternel pouvait également être contaminé.

Alors après l'arrêt de l'exploitation des carrières de gypse (dans les années 1860) on a voulu leur rendre hommage en gardant en souvenir leur dur labeur aussi l'ancien chemin d'accès au site des fours pris le nom de "Rue des Chaufourniers".

>> Non loin de là, il y a aussi :

 

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