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PARISPERDU

Les librairies Gibert sont en grandes difficultés.

10 Juillet 2026, 08:02am

Publié par Pierre Barreteau

Librairie Gibert Jeune Paris, 1952 © Roger-Viollet

Le secteur de la librairie est en difficulté. En effet, le marché du livre neuf est en fort recul. Une chute due à la concurrence des tablettes ou des liseuses numériques, aux ventes des livres en ligne mais aussi à un désamour généralisé pour la lecture, notamment chez les jeunes.

A Paris, les librairies Gibert, une enseigne historique, mythique du "Quartier Latin", une institution du livre depuis plus d’un siècle, sont en grandes difficultés. Fondées en 1888, les librairies Gibert, surtout la grande librairie du boulevard Saint-Michel, ont été un repère pour plusieurs générations d'étudiants. On peut l'affirmer : Gibert fait partie des monuments de Paris.

Mais en 2021 déjà, Gibert avait fermé quatre de ses librairies parisiennes. Aujourd'hui le groupe veut désormais miser sur le marché des livres d'occasion, un secteur en progression, contrairement aux livres neufs dont les ventes baissent. En avril de cette année Gibert a été placé en redressement judiciaire et une faillite du groupe serait un coup de tonnerre dans le monde du livre.

 

>> Gibert Jeune et Gibert Joseph.

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Mémoire des Halles : une image à problème !

26 Juin 2026, 09:19am

Publié par Pierre Barreteau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marchande de fleurs aux Halles de Paris (1946 et tirage 1990) ©Willy Ronis

 

Willy Ronis nous raconte l'histoire qu'a connu cette photo prise aux Halles de Paris en 1946 :

"Entre 1946 et 47, j'avais connu, sur le carreau des Halles, une fleuriste parisienne chez qui j'allais régulièrement acheter des fleurs. Puis un jour je l'ai photographiée.
Des années plus tard, un ami m'a dit que cette femme tenait un magasin de fleurs non loin de chez moi, avenue de Saint-Mandé. Pensant lui faire plaisir, je suis allé la voir en lui offrant un agrandissement avec cette dédicace :
"Pour Jacqueline et son sourire qui illumine la mémoire des Halles". Elle l'a trouvé si beau qu'elle l'a accroché au mur de sa boutique.

Mais, à la fin des années 1990, cette personne m'a beaucoup déçu car : quand elle a appris que j'avais autorisé la publication de cette photo pour la couverture d'un livre, (Mémoire des Halles, de Christian Zarka), elle a alors, prétendu que cela lui faisait du tort et elle m'assigna en justice, prétextant « une atteinte au respect de sa vie privée » à propos de la diffusion de la photo. Elle demandera 150 000 francs en réparation du préjudice. J'ai choisi un mauvais avocat, j'ai été condamné à lui verser 25.000 francs ! "

Et c'est ainsi qu'a été lancé la mode des procédures au tribunal pour le droit à l'image, et cela bien avant l'image de Doisneau : "Les amoureux des Bancs" qui connue une issue semblable !

 

>> Mémoire des Halles, de Christian Zarka (chez Bordas et Fils, 1990 :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

>> Robert Doisneau © : "Les amoureux des Bancs"


 

 

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Album des Lieux retrouvés.

20 Juin 2026, 10:02am

Publié par Pierre Barreteau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lieux retrouvés 048__Sentier de la Station Paris 19ème

L'album des Lieux retrouvés montre des photographies où sont associées, mêlées ou superposées sur une même image deux vues d'un même lieu : l'une en couleur et l'autre en noir et blanc.
Ce dédoublement, ou ce collage, puise sa raison d'être dans un questionnement lié à la mémoire.
En effet, il ne s'agit pas de créer un document réel, mais plutôt de faire apparaître concomitamment plusieurs strates temporelles: celle du passé (l'image en noir et blanc) étant partiellement recouverte par celle du présent (l'image en couleurs).
C'est ainsi une façon de s'interroger sur ce que pourrait être une photographie objective, en dressant le constat de l'impossibilité pour l'instantané photographique de décrire le réel tel qu'on le perçoit, c'est-à-dire avec une dimension spatio-temporelle supplémentaire : celle de la mémoire.

 

>> Le sentier de la Station, déjà sur Parisperdu.

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Le Pont-Neuf de nouveau emballé !

5 Juin 2026, 08:57am

Publié par Pierre Barreteau

La Caverne du Pont Neuf© JR.

40 ans après le Pont-Neuf empaqueté sublime évènement réalisé par Christo et son épouse Jeanne-Claude, en 1985, le plus vieux pont de Paris est l'objet d'une nouvelle expérience artistique.

En effet, l'artiste plasticien JR va célébrer ce 40ème anniversaire, en présentant du 6 au 28 juin 2026 (*) un monumental trompe-l’œil intitulé La Caverne du Pont Neuf. Et comme pour le Pont Neuf empaqueté, la Caverne de JR est un projet financé exclusivement par du mécénat privé.

A ne louper sous aucun prétexte…

(*) Attention : En raison de dommages causés à l'œuvre par des intempéries – et des travaux nécessaires à sa réparation –, l'ouverture au public de La Caverne du Pont Neuf a été repoussée au lundi 15 juin, à 18 heures.

> Pourquoi les Christo avaient-ils choisi le Pont-Neuf ?

> La Caverne du Pont Neuf, site officiel.

 

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Conversation privée dans un atelier de couture.

30 Mai 2026, 09:00am

Publié par Pierre Barreteau

 

Derrière la fenêtre d'un modeste atelier de couture de l'Est Parisien on aperçoit plusieurs mannequins. Mais attention : ici ce ne sont pas de quelconques mannequins, ce sont des Stockman, la marque "ultra-haut de gamme" que l'on retrouve chez Dior, Chanel, Prada et chez bien d'autres grandes marques internationales. Excusez du peu !

Et là, tels qu'ils sont disposés, les mannequins semblent converser entre-eux.
Mais que peuvent-ils se dirent ? Car j'imagine que des mannequins, immobiles toute la journée, peuvent avoir -dès que l’atelier se vide- une vie intérieure très active avec des conversations qui fussent immédiatement.
Ecoutons-les : le mannequin de droite dit à son voisin :
Tu sais ce qui me manque le plus ?
Une tête ?
Ah Ah ! très original, non des vacances.
C'est vrai on ne bouge jamais.
Le troisième mannequin dit alors :
Et moi, j’aimerais surtout qu’on arrête de me piquer les fesses avec ces épingles.
Parce que tu as des fesses, toi ?
Non mais laisse-moi rêver.

C'est alors qu'au fond de l’atelier, le plus vieux mannequin Stockman soupire :
Un jour, les enfants… vous comprendrez que nos silhouettes sans visage sont à jamais condamnées à porter les rêves des autres.

Puis un lourd silence retombe sur l’atelier.


>> Stockman, créateur de bustes et de mannequins depuis 1867.

>> Déjà sur Parisperdu :

 

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Villa des Fêtes : un lieu insoupçonnable.

21 Mai 2026, 08:45am

Publié par Pierre Barreteau

Villa des Fêtes, Paris 19ème arrondissement (Juin 2013)

C'est un lieu insoupçonnable dans une ville comme Paris. Un lieu difficile à découvrir tant il est bien caché. Pour y accéder il faut quitter la monstrueuse place des Fêtes, et emprunter la petite rue des Fêtes. Au numéro 15 se dresse une maison de maître dont l'entrée est surmontée d'un cartouche où est écrit : "Villa des Fêtes". Et tout à côté, au no 13, c'est la cité-jardin de la Villa des Fêtes, mais on ne peut pas librement y entrer car une grille en bloque l'accès.
Le jour de ma visite, j'ai eu de la chance car Alain un sympathique habitant de la cité-jardin m'a laissé y entrer. Je découvre alors un véritable petit paradis caché aux yeux de tous : un havre de verdure dans lequel se dissimulent plusieurs pavillons qui sont d'anciennes maisons ouvrières, desservies par une allée pavée qui contourne des massifs, une gloriette et aussi l'ancien hôtel particulier du 11 rue des Fêtes à qui appartenait autrefois l'ensemble de ces terrains.
Si vous avez la chance de pouvoir accéder à cet îlot de calme et de verdure n'hésitez pas sinon pour y entrer à coup sûr il vous faudra attente la fin du mois de mai car en effet lors des Journées Portes ouvertes des artistes de Belleville, l'entrée à la villa des Fêtes est libre !

>> Balade à la villa des Fêtes, en Juillet 1994 ! :
[A] L'ancien hôtel particulier du 11 rue des Fêtes.
[B] 13 rue des Fêtes : entrée de la Cité Jardin B
[C] La gloriette de la Cité Jardin
[D] : 13 rue des Fêtes, un des Atelier d'Artistes de Belleville
[E] : 13 rue des Fêtes : au fond de la Cité Jardin

 

>> Au numéro 15 : la maison de maître avec son cartouche : "Villa des Fêtes".

 

>> Portes Ouvertes des Ateliers d'artistes de Belleville_ 37e édition

 

 

 

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La rue des chaufourniers.

11 Mai 2026, 08:39am

Publié par Pierre Barreteau

La rue des chaufourniers Paris 19ème, mars 2018
Une placette termine la rue avec comme arrière-plan, la butte Bergeyre

C'est une rue assez banale qui se termine en cul de sac car elle vient mourir sur la butte Bergeyre. Son nom pourtant intrigue : "les chaufourniers", Qu'est-ce donc ?

Bien sûr aujourd'hui peu de gens savent ce que sont les chaufourniers car ce métier à disparu. Mais au XIXe siècle, tout le monde ici les connaissait dans ce quartier où les collines (buttes) alentours étaient truffées de filons de gypse. Et les chaufourniers intervenaient pour transformer le gypse en chaux et en plâtre.

 Le gypse est composé de sulfate de calcium une substance très blanche, aussi appelée pierre à plâtre. Pour obtenir ce plâtre, le gypse était fortement chauffé dans des fours spéciaux alimentés par les chaufourniers, un métier très dur car ces hommes et ces femmes respiraient toute la journée les vapeurs toxiques et les particules de chaux qui attaquaient les bronchioles, limitant leur capacité respiratoire. Même les enfants des chaufourniers étaient touchés car le lait maternel pouvait également être contaminé.

Alors après l'arrêt de l'exploitation des carrières de gypse (dans les années 1860) on a voulu leur rendre hommage en gardant en souvenir leur dur labeur aussi l'ancien chemin d'accès au site des fours pris le nom de "Rue des Chaufourniers".

>> Non loin de là, il y a aussi :

 

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Au Vieux Belleville.

4 Mai 2026, 08:23am

Publié par Pierre Barreteau

Le Vieux Belleville, 12 rue des Envierges 75020 Paris _ Photo© Bourgault (2022)

Tout là-haut sur la Butte de Belleville, Minelle prend chaque fin de semaine son accordéon. Et cela depuis 30 ans. Elle n'a pas son pareil pour faire chanter et danser les clients de cet authentique bistrot parisien qu'est le Vieux Belleville. Le dernier des bistrots-chantant de Paris. On y mange une cuisine classique, on boit des vins de pays, on fraternise avec ses voisins de table, on vibre au son de l'accordéon et on chante à tue-tête…

Vous ne connaissez pas les paroles des chansons ? Ce n'est pas un problème… on vous distribue des feuillets. C'est chaleureux et convivial, avec un brin de nostalgie. C'est aussi bruyant bien sûr, mais "Bella Ciao" ou "Sous les ponts de Paris" chantés par une salle entière accompagnée par Minelle à l'accordéon, c'est magique ! Immuable et indémodable. Il faut y aller au moins une fois dans sa vie. On en sort la voix cassée pour admirer le splendide panorama sur Paris du haut du parc de Belleville.

 

>> Minelle était déjà sur Parisperdu il y a 20 ans.

>> Minelle, Bella ciao, Restaurant Le Vieux Belleville, Paris 20ème

>> Le Vieux Belleville Restaurant Musette, site officiel.

 

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Le Square de la Roquette.

23 Avril 2026, 08:46am

Publié par Pierre Barreteau

La fontaine du Square de la Roquette_ Paris 11e arrondissement (2018)

En lieu et place des prisons de la Grande et de la Petite Roquette, démolies en 1975, on trouve désormais un square aménagé en 1977. Seuls vestiges du passé, les deux guérites d’accès de l'ancienne prison de la Petite Roquette servent d'entrée à l'actuel square, elles n’ont pas bougé depuis leur construction, il y a 175 ans.

Depuis l'entrée principale, au 145 rue de la Roquette, le terrain s'élève jusqu'à une fontaine en cascade, moderne et majestueuse car encadrée de jolis palmiers. À gauche de celle-ci se trouve une aire de jeux et, près de là, derrière de magnifiques parterres de fleurs se cache le local technique du jardin. Deux autres aires de jeu se situent derrière la fontaine : d'abord une aire de jeu destinée aux adolescents et, derrière, une aire de jeux destinée aux enfants. Un chemin permet de faire le tour de ces différentes aires. Une esplanade en béton se trouve près de la rue Merlin ; elle permet l'accès à une salle de spectacle en sous-sol : la salle Olympe-de-Gouges.

 

>> Les deux guérites d’accès de l'ancienne prison de la Petite Roquette servent d'entrée à l'actuel square. (février 2008) :

>> Faites un petit détour par la rue de la Croix-Faubin, perpendiculaire à la rue de la Roquette. Le sol dévoile 5 dalles que l’on retirait à l’époque pour y installer la guillotine...

 

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Mon Paris de toujours par Marin Montagut.

16 Avril 2026, 08:41am

Publié par Pierre Barreteau

L'ouvrage "Mon Paris de toujours" Photo© Marin Montagut

Marin Montagut, est un artiste globe-trotter, il est aussi l'auteur de plusieurs livres sur Paris. Il y a ouvert en 2020 sa première boutique où il présente les objets qu’il chine et ses créations. En novembre 2025 il publie Mon Paris de toujours.

Ce livre est une invitation à découvrir la capitale autrement, comme un voyage dans le temps, un hommage à un art de vivre qui perdure au fil des ans, des décennies et même parfois des siècles. Des adresses longtemps gardées par l'auteur comme des trésors.
Tout cela a une certaine résonnance avec Parisperdu…  la nostalgie a donc de l'avenir…
Mais dans cet ouvrage quelque chose me met mal alaise : son contenu qui se voudrait être un catalogue exhaustif des "adresses à l'ancienne" m'apparait plutôt comme une bible marketing de lieux, de magasins destinés à une clientèle quelque peu boboïsante. Je doute même que l'auteur ait fréquenté les quelque 500 adresses de son ouvrage mais il veut sans doute nous le faire croire en abusant de formules telles : "j'y vais souvent", " j'aime m'y rendre", "j'adore ce lieu"…

Bref, ce lointain cousin de mon blog ne m'a pas totalement convaincu, sauf – et c'est peut-être le plus important- dans la tout fin de l'ouvrage où Marin Montagut nous livre la liste de ses balades préférées dans Paris : presque 100 lieux où flâner dans la capitale, loin des sentiers battus dans des passages, des impasses secrètes : tout ce que Parisperdu adore et vous fait découvrir depuis déjà plus de 20 ans.

 

>> Aperçu de l'ouvrage de Marin Montagut.

 

 

 

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L'âme des bistrots.

9 Avril 2026, 08:34am

Publié par Pierre Barreteau

ZORBA, un bar emblématique de Belleville, 137 rue du Faubourg du Temple, Paris 10e

C'est un fait les bistrots parisiens se meurent. Alors que l’on comptait plus de 200 000 troquets en France dans les années 1960, le nombre de licences IV a depuis vertigineusement chuté pour difficilement atteindre les 40 000 actuellement.

Car ici, je parle des vrais bistrots, des troquets, des rades… évidemment pas des Starbucks ou autres "néo-cafétérias" tenues par des esclaves qui rêvent de l'American way of life.

Toutefois certains vrais bistrots résistent… surtout dans le nord de Paris, mais pas seulement. Hors du périph' la Seine-Saint-Denis est, pour les troquets, un haut lieu de la Résistance
Là-bas, il y a encore une foule de bistrots dans lesquels on peut rencontrer des gens de tous les peuples, de toutes les couleurs et de toutes les religions qui se foutent bien de tout ce qu'on dit sur eux et sur leur identité. Ils fraternisent jusqu'à ce que la bière ou le vin les fasse dérailler. Les patrons et les patronnes, parfois bourrus, y sont beaucoup plus attachants, que les belles filles et les beaux garçons des bars "branchés", qui viennent vous demander toutes les trente secondes si tout va bien.
Dans les bistrots, on sait vivre ; on ne sait que s'ennuyer dans les néo-cafés !

 

Voir aussi sur Parisperdu :

>> Les Rades.

>> Les Bistrots.

>>  L’âme des bistrots révélée par le photographe Guillaume Blot.

- LeZorba, mémoire des bistrots parisiens.

 

 

 

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Que nous raconte cette image ?

2 Avril 2026, 08:23am

Publié par Pierre Barreteau


Voici ce que raconte cette image : elle montre un espace extérieur qui ressemble à un parc ou un jardin public.
On y voit plusieurs arbres sévèrement élagués. Leurs branches coupées leur donnent une forme un peu étrange et presque symétrique. De surcroît ils sont alignés en rangées, ce qui donne une impression d’ordre et de perspective. Deux mats bleus de lampadaires à globe cherchent à se faire discret pour ne pas rompre l'harmonie végétale. Le ciel est bleu avec quelques nuages blancs, et autour de ces arbres l’environnement est verdoyant.
Puis au centre, il y a un banc en bois posé sur un sol clair qui ressemble à de la terre battue.

Mais le plus intéressant est à l’arrière-plan : on aperçoit une ville avec des bâtiments, ce qui suggère que le parc est situé sur une hauteur, une butte ou une colline.
L’ambiance générale est calme, l'espace est largement ouvert, c'est comme un endroit fait pour se reposer tout en admirant la vue sur la ville.
Nous sommes à l'Est de Paris à la fin du mois de février.
Nous sommes sur la méconnue Butte du Chapeau Rouge.

>> La Butte du Chapeau Rouge, déjà sur Parisperdu :

 

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Hors Saison.

20 Mars 2026, 09:14am

Publié par Pierre Barreteau

 Impasse près de la Poterne des Peupliers Paris 13ème (2023) / L'album "Hors Saison" de Françis Cabrel /Label Columbia

Quand je suis entré dans cette venelle du 13ème arrondissement, sa configuration, son ambiance d'un calme absolu m'ont immédiatement fait penser à la chanson de Francis Cabrel intitulée Hors saison.

Je vous en livre les paroles, légèrement modifiées pour ce contexte parisien :

"C'est le silence
Qui se remarque le plus
Les volets tous descendus
De l'herbe ancienne
Dans les bacs à fleurs
Sur les balcons
On doit être hors-saison
Le périph' quand même
Dans ses roulements continue
Son même thème
Sa chanson vide et têtue
Pour quelques ombres perdues
Sous des capuchons
On doit être hors-saison
Le vent transperce
Ces courtes venelles
Quelqu'un cherche une adresse irréelle
Et le courrier déborde
Au seuil des pavillons
On doit être hors-saison
Une ville se fane
Dans les brouillards ventés
La colère du boulevard est trop près
Les tourments la condamnent
Aux écrans de fumée
Personne ne s'éloigne
On pourrait tout prendre
Les murs, les jardins, les rues
On pourrait mettre
Aux boîtes aux lettres nos prénoms dessus
Ou bien, peut-être un jour
Les gens reviendront ".


Cette mélancolie d'une beauté troublante nous met "hors saison" dans nos âmes et nos cœurs...

>> Ecouter la chanson de Francis Cabrel (clip officiel)

 

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Paris dans l'objectif de Martin Parr.

6 Mars 2026, 08:38am

Publié par Pierre Barreteau

A l'assaut de Mona Lisa. Martin Parr. Paris. Le Louvre. 2012 (© Martin Parr / Magnum Photos)

 

Jusqu'au 24 mai 2026 se tient à Paris -au Jeu de Paume- l'exposition "Paris dans l'objectif de Martin Parr".

Forte d'environ 180 photographies, cette exposition dévoile le regard souvent ironique du photographe britannique, récemment disparu.

Martin Parr s’est finalement assez peu penché sur les Parisiens et les Parisiennes, il leur a préféré les troupeaux de touristes devant la "Joconde" ou Notre-Dame … ce qui produit un savoureux tableau, non dénué d'humour.

Au Louvre, il photographie une armée de smartphones dressés face à la Joconde. Les regards passent forcément par l'appareil photo. "Le Louvre, l'été, c'est dingue", dit-il. "On ne peut pas bouger, avec tous ces photographes, alors j'ai fait comme eux", nous dit-il.

A voir absolument.                                                                          

 

>> Déjà sur Parisperdu :

 

 

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Paris échappe au ravage.

23 Février 2026, 15:47pm

Publié par Pierre Barreteau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ravage est un roman de science-fiction post-apocalyptique écrit par René Barjavel et paru en 1943. Cet ouvrage fait état du pessimisme de l'auteur à l'égard de l'utilisation du progrès scientifique et technique.

Dans Ravage la description du "Paris nouveau" avec ses "cités tours" qui ont remplacé les anciens quartiers froidement rasés est très proche du Plan Voisin, une vision urbanistique futuriste impulsée par Gabriel Voisin, avionneur et constructeur automobile d'avant-garde, qui prévoyait de raser intégralement le nord de la rive droite pour y disposer un quartier de tours avec deux immenses avenues (Nord-Sud et Est-Ouest) pouvant servir de pistes d'aviation! À l'époque de Barjavel, ce plan - appuyé par Le Corbusier - faisait l'objet de furieuses polémiques avec les défenseurs du patrimoine historique parisien.

Le plan Voisin dessinait le Paris de 2052 dans le "monde de l'avenir" selon Le Corbusier, avec ses gratte-ciels, ses villes tentaculaires, ses autostrades, ses avions à décollage vertical sillonnant le ciel de Paris. Cette vision de l'urbanisme futur, faisant "table rase" du passé, eut cours jusque dans les années 1960.

Cependant de nos jours à Paris, les arguments des promoteurs actuels des tours de grande hauteur (TGH) sont encore proches de ces idées d'il y a presque un siècle : jouer avec la densité pour épargner l'espace au sol, séparation des voies de circulation et des habitations, urbanisme concerté, mégalomanie du "silhouettage", ingénierie sociale, et j'en passe .... À nouveau un ravage !

>> Le Plan Voisin dans Parisperdu.

 

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