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PARISPERDU
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Le dernier jambon de Paris fait intra-muros.

31 Octobre 2013, 08:23am

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Publié par barreteau

Au 166 rue de Charonne, les Etablissements Le Guel fabriquent le dernier vrai jambon de Paris.

La gastronomie est vraisemblablement née à Paris. Mais on ignore souvent qu’il existe un vrai terroir parisien avec des produits qui, toutefois, sont  pour la plupart en train de disparaître.

Bien sûr tout le monde connaît le "champignon de Paris" cultivé dès l'époque de Napoléon Ier, dans les carrières souterraines de Paris, d'où son nom. Mais aujourd'hui le champignon de Paris vient du Val de Loire … quand ce n'est pas de Chine !

Alors quoi d'autre sur le terroir parisien d'aujourd'hui ? A vrai dire pas grand-chose, tant le vin de Montmartre ou le miel des ruches de l'Opéra tiennent plus du folklore local que d'un terroir véritable.

Finalement, il faut aller rue de Charonne, au fin fond du 11ème arrondissement pour trouver un véritable produit du terroir parisien. Le dernier vrai "Jambon de Paris" fabriqué à l'ancienne, sans colorant ni conservateur. Ici, neuf salariés travaillent à temps complet pour préparer environ 500 jambons par semaine. Dont le nec plus ultra du jambon : "le Prince de Paris" que l'on reconnait à son tampon qui représente la Tour Eiffel.

Vendu entre 21 et 29 euros le kilo – soit environ deux fois plus que son cousin industriel –, ce "vrai jambon de Paris" a le goût de l’authenticité, … et le prix de sa rareté.


>> Où trouver le dernier jambon de Paris ?

>> Le dernier jambon de Paris a-t-il un goût de luxe ?

 

 

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" Omote tu ora "

27 Octobre 2013, 09:09am

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Publié par barreteau

Avenue de France Paris 13ème (mai 2000)

Ce milieu urbain et son architecture nouvelle sont, au final, bien décevants.

Ici, les habitants sont noyés dans un maelström de bâtiments sans âme, et où ils finissent par disparaître, … tout un symbole de la déshumanisation de la société.

Pourtant chaque angle de rue se réserve le droit de nous livrer une nouvelle pièce de la mosaïque qui compose ce tentaculaire espace à vivre. Mais la monotonie des façades de verre et de béton se répètent à l'infini et laisse peu de place à l'humain.


Le Japon connaît depuis longtemps cette problématique de l'individu nié par la mégapole, que l'on désigne là-bas par l'expression "Omote tu ora" et que l'on peut traduire approximativement par : "Je ne veux pas que tu partes, ... que tu disparaisses". 

Reste donc sur les clichés, une ville neuve, propre, futuriste, mais une ville presque désertifiée où l'individu, fondu dans une urbanité abstraite, a fini par disparaître, et pourtant "Omote tu ora" …


>> "J'aurais aimé que ce monde me parle ..."

 

 

 

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L'une des dernières de Willy Ronis.

22 Octobre 2013, 09:54am

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Publié par barreteau

Pont de la Tournelle  © Copyright Willy Ronis/Agence Rapho (1999)

La photo date de 1999, soit deux ans avant que le grand photographe ne range définitivement ses appareils. Mais, quand on sait que dès le début de l'an 2000, Ronis ayant perdu beaucoup de sa mobilité ne sortait plus faire de clichés en extérieur et se consacrait exclusivement aux nus et aux prises de vues en intérieur, alors on comprend que cette image est l'une des dernières prises par Willy Ronis dans les rues de Paris.

Ce jour là, Ronis se balade sur les quais, du côté du pont de la Tournelle, son Pentax à la main. C'est un endroit qui lui a autrefois porté chance, il suffit pour cela de se souvenir de "La péniche aux enfants", un cliché pris quarante ans plus tôt, au Pont d’Arcole, tout près d'ici… et comme l'assassin retourne toujours sur le lieu de "son crime" … Ronis traîne à nouveau par-là!

Comme à son habitude, il a défini son cadre et attend que des personnages viennent se placer dans l'image, aux endroits qu'il a préalablement choisis. L'exercice demande beaucoup de patience et un grand savoir-faire pour appuyer sur le déclic au dixième de seconde juste … un dixième trop tôt ce n'est pas la même image, un dixième trop tard ce n'est pas bon non plus.

Maintenant, il suffit de connaître un peu Ronis et aussi ses "images cultes" pour comprendre pourquoi il a fait celle-ci.

Tout d'abord, il y a cet homme en position quasi centrale, avec un chapeau et un manteau d'un autre âge … bref une tenue qui pourrait faire penser au commissaire Maigret, par exemple. Le regard de Willy a certainement été attiré en premier lieu par ce personnage.

Il parle à une femme, sans doute une bouquiniste comme semble en témoigner la chaise pliante située près d'elle. Elle aussi porte une tenue certes peu commune mais qui dialogue bien avec celle de l'homme au manteau.

Sur la partie gauche de l'image, soulignée par le pavement régulier du trottoir, l'époque de la photo nous est clairement indiquée par le jeune homme au blouson et au casque audio vissé sur la tête. Il forme la pointe d'un triangle dont les deux angles de la base sont occupés par deux femmes en tenues aux valeurs opposées: claire et sombre.


Les autres personnages, à droite, ne parasitent pas l'image car ils sont groupés et de dos, aussi se fondent-ils parfaitement dans des éléments au graphisme vertical: les grilles de protection des arbres et le treillis de la façade de l'Institut du Monde Arabe, en arrière-plan. 

Ronis arrive ainsi à nous montrer la ville, non pas telle qu'elle est : bruissante de passants, bourdonnante de voitures, zébrée de panneaux indicateurs ou publicitaires … mais telle qu'il a toujours aimé la voir : avec des personnages sur les points ou les lignes de force de son cadre, avec peu ou pas d'automobiles ou de mobilier urbain…

L'alignement, à cet endroit, des bouquinistes est plus suggéré que réellement montré, les panneaux indicateurs sont sagement ordonnés sur un même plan … et pour apporter une touche de poésie: deux pigeons sont sur le trottoir … Loi du triangle oblige, je suis à peu près sûr que Ronis devait en avoir un troisième dans son cadre quelques secondes avant qu'il ne déclenche !

Merci pour la leçon Willy, … les photographes de rues apprécieront !

 

>> Willy Ronis: "La péniche aux enfants".

 


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Les Portes du 10ème.

18 Octobre 2013, 12:09pm

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Publié par barreteau

La porte Saint-Denis, vue de la rue de Cléry. (Octobre 2010)

Il ne s'agit pas de portes du périph’ parisien … car le 10ème arrondissement est un quartier situé plutôt au cœur de la capitale. Non, il s’agit ici de deux anciennes portes de Paris, matérialisées par deux arcs de triomphe monumentaux: la porte Saint-Denis et la Porte Saint-Martin.

Le site Ouest (Saint-Denis) mélange l’habitat, les petites entreprises et le commerce. Le site Est (Saint-Martin) est plus résidentiel avec des immeubles anciens et des logements sociaux HLM.

Tout ce quartier des Portes est densément peuplé et accueille une grande diversité de nationalités. Et, dans cette forte population immigrée, nombreux sont les candidats à l’asile. De surcroît, on trouve une importante population de "sans abri" dans les squares, aux abords du canal Saint-Martin et de la gare de l’Est.


Certains axes, comme la rue du Faubourg Saint-Denis, connaissent de fortes concentrations de logements sans confort … voire insalubres. Le quartier compte aussi un grand nombre d'immeubles, d'hôtels meublés et d'hôtels de tourisme pratiquant certes l’hébergement social mais souvent inscrits au plan d’éradication de l’habitat indigne.

Décidément, vivre près des anciennes portes de Paris n'est pas un luxe …


>> Le 10ème arrondissement sur Parisperdu.

>> L'habitat indigne est-il vraiment éradiqué à Paris ?


 

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C'était il y a 20 ans ...

14 Octobre 2013, 09:14am

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Publié par barreteau

 Pont de Bercy _ Paris 13ème

En ces temps lointains, l'image était argentique et nous n'avions pas d'ordinateurs pour la travailler.

La société produisait beaucoup, les entreprises étaient florissantes et leurs employés - pleins de talent - travaillaient dans la joie, dans la bonne humeur, et dans de bonnes conditions financières.
Bref, c'était un autre temps. Un autre monde. Révolu.

Aujourd'hui, nombre d'entreprises ont disparu, ou ne sont plus que l'ombre de ce qu'elles étaient. Leurs employés ont parfois du mal à vivre ou - pire encore - ont été licenciés ...

Les raisons de cette évolution ? On les connaît. Elles ont été analysées, commentées, discutées, à de très nombreuses reprises.

Tous les secteurs ont été chamboulés. Radicalement. De la production aux circuits de vente, il a fallu reconsidérer chaque maillon de cette chaîne. Tout réinventer.

Dans le monde de l'image, là aussi les mutations ont été radicales. Mais paradoxalement, il n'y a jamais eu autant d'aspirants photographes. Ce métier fait toujours rêver.
Est-ce un bien ? La technique se maîtrise très aisément, faire de bonnes photos est facile, mais pour être un vrai photographe, c'est autre chose... raconter une histoire véritable n'est pas à la portée de tout le monde.

Dans cette jungle de l'information rapide, il est urgent de retrouver certaines bases, ou d'en inventer des nouvelles.
C'est ce que "Parisperdu" et le Groupe Facebook "Paris Hier, aujourd'hui … demain"  s'efforcent de faire.

 

>> Rejoignez le Groupe Facebook "Paris Hier, aujourd'hui … demain".

 

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Sentiers de Paris.

9 Octobre 2013, 08:58am

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Publié par barreteau

Sentier de la Lieutenance_ Paris 12ème (juin 1997)

Nous ne parlons pas ici du célèbre quartier du Sentier, temple parisien de la confection textile; ni non plus des quelques 7 sentiers de Grande Randonnée que compte la capitale.
Non, ce que nous voulons ici mettre en avant, est quelque chose de bien plus modeste, de bien plus rare.

Il s'agit des voies de Paris encore actuellement dénommées sentier. Elles sont 8 seulement, pas une de plus … dont 5 situées dans le 12ème arrondissement, principalement dans le quartier Bel-Air.

Est-ce un hasard de retrouver dans cet arrondissement, précisément à cet endroit, la majorité des sentiers encore existants à Paris?

Non car il y a une explication toute simple: ces voies minuscules sont d'anciens sentiers ruraux de la ville de Saint-Mandé; or en 1863, une grande partie de la superficie de cette commune a été rattachée à Paris. Et, depuis cette date, leur appellation n'a pas été modifiée.

C'est le cas : du sentier Briens, du sentier de la Lieutenance, du sentier des Merisiers, du sentier de Montepoivre et du sentier de la Pointe.

Le 20ème arrondissement possédait, lui aussi, plusieurs sentiers, mais aujourd'hui, il n'en conserve plus aucun: le sentier des Vaches est devenu la rue de la Justice, le sentier des Falaises a été incorporé à la rue de la Py.
Quant au sentier des Écuyers, toujours dans le 20ème arrondissement, il a été supprimé en 2001, lorsque l'immeuble construit au 9 rue de la Croix-Saint-Simon a privatisé ce sentier-impasse …
Il en est fini des Ecuyers, pied à terre, tout le monde descend !

Alors si vous voulez voir à quoi ressemble encore un vrai sentier parisien, il vous faudra aller vous balader du côté de la Lieutenance ou des Merisiers !


>> Lumière sur la rue de Montempoivre.

 

 

 

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Le "street-art" entre dans une tour du 13e arrondissement ...

5 Octobre 2013, 09:27am

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Publié par barreteau

 La Tour Paris 13, 5 rue Fulton, Paris 13e 

Cette tour des années 60, défraîchie et vide de ses occupants, sera entièrement détruite début novembre 2013. Mais avant cela, et pendant sept mois, elle aura été investie par plus de 100 graffeurs, venus du monde entier et sélectionnés pour réaliser une première dans l'univers du "Street Art": réaliser en intérieur ce qu'ils font généralement en extérieur …

Car de l'extérieur, en dehors d'un immense graffiti orange et noir, de 20 mètres de haut sur la façade, rien ne transparaît de tout ce qui a été réalisé à l'intérieur.

Spécialisée dans le graffiti, la galerie parisienne Itinérance est à l'origine de ce défi artistique aussi fou qu'éphémère.

Tout le mois d'octobre, le public pourra visiter cette œuvre d'art temporaire, avant sa destruction.

Les visites sont gratuites et il n'y a rien à vendre …


>> Le projet "La Tour Paris13".

>> Graffeur, ... est-ce un métier ?

 

 

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Fontaine-au-Roi

1 Octobre 2013, 11:19am

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Publié par barreteau

Face au 71 de la rue de la Fontaine-au-roi, une fresque monumentale de l’artiste Ludo.

Situé au nord-est du 11e arrondissement, le quartier de la Fontaine-au-Roi fait partie du secteur populaire du Grand Belleville. Pour s'en convaincre, une balade dans le quartier suffit car vous allez y rencontrer une population jeune et cosmopolite. Ici la population étrangère est nombreuse, près d’un habitant sur trois est immigré. Et, malgré les traditions anciennes d’accueil et d’ouverture au monde qui font depuis toujours la particularité de Belleville, ce quartier connaît des périodes de tensions entre les différentes communautés d’immigrants.

La vie ici n'a rien de doré. Les indicateurs de précarité font état de déficits marqués par rapport aux moyennes parisiennes. Le taux de chômage atteint des sommets, le revenu annuel moyen est faible et une majorité de la population est allocataire du RSA et/ou bénéficiaire de la CMU-C. Quant aux indicateurs scolaires, ils témoignent d’importantes difficultés: plus du tiers des habitants sont sans diplôme.


Faiblement doté en logements sociaux, le quartier est essentiellement constitué de logements privés. Des logements le plus souvent anciens et inconfortables accueillant des familles en grande précarité, primo-arrivantes et pour certaines sans papiers.

La Fontaine-au-Roi compte aussi beaucoup d'hôtels meublés dotés de logements de petite taille, sans confort. Certains de ces immeubles, inscrits au plan d’éradication de l’habitat indigne, ont été réhabilités par la Ville, mais il reste encore beaucoup à faire…

"Rue de la Fontaine-au-Roi", le nom est certes joli, mais le quartier l'est beaucoup moins !

 

>> "A la source de la Fontaine-au-Roi - un foyer de travailleurs maliens à la veille de sa fermeture" _ Emission de France Culture du 29.06.2011

>> L'habitat indigne est-il vraiment éradiqué à Paris ?

 


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Tourisme ethnique.

27 Septembre 2013, 11:29am

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Publié par barreteau

La rue Dejean, dans le quartier de la Goutte-d'Or (Paris-18ème arrondissement)

Le trek "ethnique" en zone urbaine constitue un marché encore embryonnaire mais en pleine expansion. A Paris, des tours-opérateurs spécialisés vendent, depuis déjà une dizaine d'années, des "city-randos". Ils accueillent une clientèle de citadins curieux ou en quête de dépaysement, et même … des comités d'entreprises venus de province pour le week-end.

Le "tour" le plus demandé est le "City trek-Afric'à Paris" qui sillonne la Goutte-d'Or, le quartier africain de Paris. Ses dix à douze promeneurs et leurs deux guides-accompagnateurs pénètrent chez les disquaires, les marchands de légumes … avant de découvrir l'univers des vendeurs de cheveux et ensuite, de déjeuner autour d'un poulet yassa.

Mais, parcourir les rues de sa propre ville, même accompagné d'un guide, l'appareil photo à portée de main, peut poser des problèmes. Car souvent, les Africains du "cru" ressentent comme un malaise face à cette dizaine de touristes blancs observant avec curiosité leurs mœurs. Devant certains commerces, où des femmes blanches se font photographier en tenue quelque peu débraillée, le ton monte parfois et l'on demande vertement à ces groupes de "touristes" d'aller voir ailleurs.
J'ai déjà assisté à des scènes du même genre, quelque part, … mais c'était à Khartoum au Soudan ...



>> Le City Trek - Afric'à Paris.

 

 

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De Paris à Rennes-le-Château.

23 Septembre 2013, 12:45pm

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Publié par barreteau

Rennes-Le-Château (Aude): chapelle privée de l'abbé Bérenger Saunière

J'étais récemment à Rennes-le-Château.
Perché sur un oppidum qui domine un paysage grandiose, le lieu ne peut laisser personne indifférent. Dans le petit bourg qui vit au rythme parfois frénétique de visiteurs venant, tous les ans, par centaines de milliers, on sent bien qu'ici, il s'est passé quelque chose.

Mais que vient-on donc voir ici ?

Une église richement décorée, une tour néo-classique, le vieux château de Rennes toujours debout … et ce serait donc tout ? Non, il y a beaucoup plus, il y a quelque chose d'assez indéfinissable : une atmosphère nimbée de mystères … oui de beaucoup de mystères !

Parmi ces mystères, il y a celui-ci : comment a-t-on pu, par exemple, lier Rennes-le-Château et l'Eglise Saint-Sulpice à Paris?
Tout simplement parce que Gérard de Sède, l'auteur de "L'Or de Rennes ou la vie insolite de Bérenger Saunière curé de Rennes-le-Château",  prétend que Bérenger Saunière est venu à Paris, précisément à l'église Saint-Sulpice, pour faire traduire les fameux parchemins qu'il aurait découverts au cours des travaux dans son église.

Or, rien ne permet d'affirmer ou infirmer que le fameux curé de Rennes-le-Château se soit réellement rendu
  ou non à Paris.
On peut donc être circonspect sur cette hypothèse qui ne repose en effet sur aucun fait réel.

Et pourtant ... le "Da Vinci Code", le best seller mondial de Dan Brown enfourche cette idée, … même si l'auteur ne cite pas une seule fois le nom de Rennes-le-Château dans son roman, de nombreux éléments attirent immédiatement l’œil des connaisseurs de l'affaire.

Alors, Dan Brown se serait-il inspiré du mystère de Rennes-le-Château pour écrire son roman ?  Vu les nombreux points de ressemblance entre les deux histoires, le doute n'est plus permis. Toutefois, je vous laisse  juge.

Mais pour cela, après avoir arpenté l'église Saint-Sulpice et ses nobreuses chapelles, il vous faudra, tout comme moi, vous rendre dans ce petit village perdu au cœur de la haute vallée de l'Aude !


>> Voir aussi : " Saint-Sulpice entretien le mystère"

 

 

 

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Passage Rauch.

19 Septembre 2013, 09:15am

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Publié par barreteau


Le 11ème arrondissement est riche en passages, en petites rues plus ou moins larges, elles-mêmes débouchant sur d'autres passages … un réseau qui semble sans fin.

Venant de l'interminable passage Charles Dallery et, avant son prolongement vers le passage de la Main d'or, vous pouvez - sur votre gauche - vous engager dans le passage Rauch.


Là, dès l'entrée, c'est toute une ménagerie qui vous accueille. Des animaux surgissent des arcades en trompe-l'œil qui surplombent les portes et fenêtres d'un bâtiment.
C'est un véritable zoo qui est représenté ici : dromadaire, panthère, gorille, ours ... et durant un instant, l'on pourrait penser que les animaux peints au-dessus des ouvertures sont réellement présents derrière les grilles de celles-ci ... ?

Cette façade, a été réalisée en 1990, par Léonor Rieti. Il faut dire que cette artiste ne s'adonne pas au trompe-l’œil par hasard car elle travaille de longue date en collaboration avec son père Fabio Rieti, l'un des pionniers du mur peint et qui a réalisé à Paris, en 1975, le célèbre "Piéton des Halles".

La décoration des murs de la capitale serait donc une affaire de famille …


>> Site officiel des artistes Rieti.

>> Voir aussi : "Piéton de Paris".

 

 

 

 

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Dans un entrelacs de ruelles, de cours et d'arrière-cours ...

15 Septembre 2013, 11:58am

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Publié par barreteau

Villa Castel -  Paris 20ème - juin 1994

Entre la rue de Ménilmontant et la rue de Belleville, sur les collines et leurs versants, se déploient tout un entrelacs de ruelles, d'impasses, de cours et d'arrière-cours, de venelles, de jardins, de tonnelles … comme autant d'oasis où une vie simple et rude a affiché, pendant longtemps, sa pauvreté et sa solidarité.

Si de l'esprit des rues arpentées par Willy Ronis, dans les années 50-60, il ne reste plus grand-chose, le promeneur attentif pourra toutefois, dans ces quartiers, retrouver quelques parcelles de ces mythiques "villages".

Ainsi, sur le belvédère de la rue Piat, l'agitation de la capitale haussmannienne semble bien lointaine. Le lieu, conserve une réelle magie même si, en contrebas, le parc a fait disparaître le lacis de petites rues, de passages et d'escaliers : Vilin, Pali-Kao, Julien Lacroix ... et pourtant, le vrai Belleville était là !


Sur le plateau, parcourez les rues des Envierges, du Transvaal, ainsi que le confidentiel passage Plantin et surtout la discrète Villa Castel où rodent encore les fantômes de "Jules et Jim".
De là, gagnez les rues décrivant les courbes de niveaux de la colline : rue de Savies, des Cascades, de l'Ermitage, du Retrait ...

A la belle saison, flâner dans ces rues est un vrai plaisir tant la paix et la sérénité sont ici omniprésentes.

 

>> La Villa Castel, déjà sur Parisperdu.

 

 

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Sur la trace des domiciles parisiens de Willy Ronis.

11 Septembre 2013, 10:09am

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Publié par barreteau

Sur la trace des domiciles parisiens de Willy Ronis.


Grâce au formidable travail de biographe effectué par Françoise Denoyelle, dont nous avons déjà parlé ici, il est désormais possible de localiser précisément les différents domiciles parisiens du grand photographe.

C'est au cœur de la cité Condorcet, dans le 9ème arrondissement, que Willy passe sa prime jeunesse et son adolescence. Puis jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale, il réside boulevard Richard Lenoir dans le 11ème.


Ensuite, direction le 15ème arrondissement, passage des Charbonniers, où il vécut jusqu'à la fin des années 50 avec Marie-Anne qu'il avait épousée en 1946.

En 1958, les Ronis achètent une résidence secondaire à Gordes dans le Vaucluse. Et au début des années 60, nouveau déménagement dans le 15ème: au 9, puis au 11 de la rue Brague.

Puis, entre  1972 à 1983, pour des raisons financières, les Ronis quittent Paris pour Gordes puis pour l'Isle-sur-la-Sorgue, avant de revenir à Paris, rue Beccaria dans le 12ème.

Enfin, pour les 20 dernières années de sa vie de 1989 à 2009, le domicile de Willy Ronis sera le 46 de la rue de Lagny, entre Belleville et Ménilmontant, dans ce 20ème arrondissement qu'il a tant photographié …

Willy Ronis nous a "tiré sa révérence" le 12 septembre 2009. Il avait 99 ans.
Ses cendres, en provenance du crématorium du Père Lachaise, seront dispersées dans le parc de la Maison de Retraite des Artistes de Nogent-sur-Marne … pour rejoindre celles de Marie-Anne.



>> Retour rue de Lagny.

 

 

 

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Jardin naturel.

7 Septembre 2013, 09:31am

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Publié par barreteau

 "Jardin naturel" de la rue de Lesseps _ Paris 20ème

Le XXe arrondissement est gorgé d'espaces verts et de parcs en tout genre.
L'un d'entre-eux vient d'être labellisé "Espaces verts écologiques". Il s'agit du "Jardin naturel" de la rue de Lesseps. Un espace de 6 300 m2 qui a la particularité d'abriter les plantes les plus communes, les herbes, les arbustes et les arbres de notre région, … une flore indigène donc !

Mais décidément ce jardin parisien n'est pas comme les autres.
Dès l'entrée, vous avez l'impression d'être en pleine forêt. Au centre du site, une large allée ponctuée de fontaines se perd dans un bois ombragé et là, loin du tumulte de la rue, seul le chant des oiseaux est perceptible.

Puis un escalier en pierre conduit à la promenade qu'on appelle "haute" et à une terrasse ensoleillée qui offre une vue panoramique sur le jardin labellisé.
Avec les beaux jours enfin retrouvés, voilà une destination à ne pas manquer.
Détente assurée !



>> Autres jardins sur Parisperdu.

>> En savoir plus sur les "Espaces verts écologiques".

 

 

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Massacre à Austerlitz !

3 Septembre 2013, 09:22am

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Publié par barreteau


Le buffet de la gare de Paris-Austerlitz était en sursis depuis vingt ans. Les associations de quartier ont bataillé pour le sauver en tentant de faire échouer le projet de démolition de la Sémapa (Société d'économie mixte d'aménagement de Paris-Rive-Gauche) et de la SNCF.
En vain.

Son arrêt de mort était déjà signé depuis cinq ans, et aujourd'hui, on a démoli un bâtiment qui était un lieu de convivialité, pour créer une esplanade surplombant une cour livrée aux taxis.

Le restaurant Le Grenadier (en hommage à la bataille d'Austerlitz), situé au premier étage a donc été démoli, ainsi que la buvette du rez-de-chaussée. En attendant l'arrivée du TGV (sans doute pas avant 2020), il n'y a plus actuellement aucun vrai restaurant dans la gare !

Bien sûr le maire du 13ème arrondissement, par ailleurs président de la Sémapa, aura beau affirmer que "le buffet de la gare n'avait pas de valeur patrimoniale".
A voir.

Mais pour l'aménageur, le buffet avait surtout l'énorme inconvénient de barrer le débouché de l'avenue Pierre-Mendès-France qui désormais pourra affirmer plus encore son statut de quasi-autoroute urbaine.

Quant à la SNCF, elle démontre ici encore qu'elle n'a aucune vision urbaine. Son seul objectif est de faire circuler les trains et d'installer un centre commercial dans les étages supérieurs de la gare.

Il est en effet regrettable d'avoir choisi un projet qui détruit cette partie de la gare, un lieu fortement chargé d'histoires et d'émotions. Des murs pleins de souvenirs: ceux des séparations, des retrouvailles, de la joie des départs en vacances, de rencontres devant une tasse de café …

Et l'on ne me fera pas croire qu'il n'était pas possible d'élaborer un projet conciliant le neuf et l'ancien ... comme on le fait tout naturellement dans les métropoles anglo-saxonnes.

Mais décidément à Paris, massacrer le néo-classique à la française pour faire du fonctionnel plutôt moche est devenu très tendance !



>> La vaine lutte des associations de quartier.

>> La page Facebook de "La gare d'Austerlitz en mutation".

 

 

 

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