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PARISPERDU

"Tous les couteaux du monde "

7 Juillet 2013, 08:38am

Publié par barreteau

"Tous les couteaux du monde", la coutellerie de M. Maghira - 78 rue de Belleville Paris 20ème (juin 1996)

Depuis 1951, le magasin n'a pas bougé. Il compte toujours ses quatre vitrines où, comme dans un musée de province à moitié abandonné, s'exposent sous la poussière, les instruments les plus divers de la coutellerie : les "suisses", les Laguiole, les Opinel, les lames fixes, les lames pliantes, les canifs, les rasoirs, les ciseaux, les sécateurs et même … les épées et cannes épées telles que les maniaient quotidiennement nos arrières grands-pères.
Mais qui peut encore se fournir ici ?

En face, on a bâti plusieurs immeubles dans un style qui se voudrait traditionnel - des plaques en pierres reconstituées habillent le ciment des façades, le zinc des toits parait bien bleu -  mais leurs occupants n'ont sûrement pas renouvelé la clientèle de "Tous les couteaux du monde".


>> La boutique aux couteaux de M. Meghira.

 

 

 

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Rétrospective Roy Lichtenstein.

2 Juillet 2013, 14:37pm

Publié par barreteau

"Oh-Jeff" ©Roy Lichtenstein Foundation

Dès demain, Roy Lichtenstein sera à l'honneur au Centre Pompidou, avec une rétrospective particulière. Une centaine d'œuvres emblématiques de l'icône de la pop, connu pour ses peintures montrant la société de consommation au travers de "comics", souvent de grands formats, seront présentées à Beaubourg.

Mais l'œuvre de Roy Lichtenstein ne se résume pas à ses tableaux pop, et le Centre Pompidou entend bien le démontrer en présentant des choses moins connues comme des nus, des paysages, des natures mortes … que Lichtenstein aborde avec recul et cynisme dans des œuvres mêlant peinture, sculpture, céramique ou bien estampes,  expérimentant et inventant de nouveaux codes picturaux.

A Paris, c'est donc un regard différent sur Roy Lichtenstein qui nous est proposé ! Vous avez jusqu'au 4 novembre pour vous y rendre.


>> Catalogue de l'exposition Roy Lichtenstein au Centre Pompidou.

 

 

 

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Paris rêve de projets.

28 Juin 2013, 12:18pm

Publié par barreteau

Le projet Duo signé Jean Nouvel (une tour de 180 mètres et à son côté une tour de 115 mètres, dont la livraison est prévue pour 2018), se situera dans la ZAC Paris Rive Gauche, quartier Masséna-Bruneseau, 13ème  arrondissement.

Paris rêve de projets visant à bâtir une grande métropole du XXIe siècle. Dans le langage souvent abscons des architectes, ces programmes ont tous, ou presque, un point commun: ils partent d'une réalité existante, celle d'un urbanisme dévorant qu'il faut canaliser et d'un réseau de transports débordé qu'il faut réorganiser.

Réalisme ou utopie ? Qu'importe. Pour Jean Nouvel, cette réflexion sur la métropole du XXIe siècle, aussi imparfaite soit-elle, est une chance et une nécessité. Tout simplement, parce que "le changement d'époque que nous vivons s'accompagne d'un changement de modèle de développement". Comme le disait souvent l'un de mes profs en réponse à ses élèves qui n'entraient pas assez en profondeur dans leur exposé: "C'est vrai qu'à ce niveau de généralité, tout le monde ne peut être que d'accord ! "

Mais précisément, dans le cas de Paris, comment peut-on, comment doit-on faire ?
Car le rang de notre capitale est unique et la réflexion se doit d'être à la hauteur de cette ville, symbole de culture et de plaisir de vivre.

Mais vouloir encore "Agrandir Paris" pour y mettre plus de gens n'est-ce pas une stupidité ?
A Paris, il y a déjà trop de gens et dans les années 70, les futurologues de l'aménagement du territoire n'ont jamais imaginé l'enfer qu'ils allaient faire vivre aux franciliens quand leurs projets seraient traduits dans les faits …

Alors aujourd'hui encore il faut se méfier des gourous technocrates et des faux débats publics!
Et si l'on se contentait d'entretenir ce qui existe déjà … ?


>> Le grand Paris, ... pincez-moi, je rêve !


 

 

 

 

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Entreprise de destruction.

24 Juin 2013, 09:26am

Publié par barreteau

Angle de la rue Lesage et de la rue de Tourtille - Paris 20ème (1996)

Rue Lesage, rue de Tourtille, tout se prépare à l'effondrement. Fanfan a quitté son bistrot-épicerie depuis déjà quelque temps, la résistance a ses limites et les troupes de l'ennemi étaient trop fortes …

Du linge pend encore parfois au dernier étage d'immeubles dont tous les autres niveaux sont murés. On dirait que les gens tentent d'échapper au désastre en s'élevant vers le ciel.

On croise pourtant des vieux au milieu de la rue ou des jeunes appuyés à des murs.
Ils me jettent des regards dédaigneux, qui se feraient vite assassins, si je les visais avec mon appareil photo. Mais depuis longtemps j'ai appris que pour photographier ici, il vaut mieux pratiquer l'art de l'esquive.



>> Parisperdu et les démolitions urbaines.

>> Chez Fanfan.

>> "Des fenêtres semblables à des yeux sans pensée"

>> Voir aussi sur Parisperdu : " T'arrêtes avec ta tour Eiffel …"

 

 

 

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Enchaînement de cours intérieures.

20 Juin 2013, 08:52am

Publié par barreteau

Cour du 38 rue de Belleville Paris 20ème.

Après avoir traversé quatre cours en enfilade plus ou moins rectiligne, on se dit: " il n'y a plus rien, ce n'est pas la peine de continuer ". Et cependant, on sort à son propre étonnement par une porte différente de celle qu'on a prise pour entrer.
C'est le petit miracle de Belleville …



>> Le petit miracle de Belleville, déjà sur Parisperdu.

 

 

 

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Veut-on plus d'IGH à Paris ?

15 Juin 2013, 08:15am

Publié par barreteau

Vue sur les tours de la Place des Fêtes - 75019 Paris (2010)

Paris recense 160 immeubles de grande hauteur (IGH), essentiellement concentrés Place des Fêtes ou dans le sud du treizième arrondissement.
Un nouveau démarrage des constructions de tours de 50 étages et plus … a été évoqué il y a peu, dans le cadre du projet "Grand Paris".

Norman Foster, le célèbre architecte britannique n'est pas un adepte forcené des tours, pourtant parmi toutes celles édifiées aujourd'hui de par le monde, celles qu'il a conçu ne sont pas les plus laides, mais très lucidement il déclare: "Mes bâtiments seront détruits lorsque de meilleurs bâtiments pourront leur être substitués. C'est tout l'histoire de nos villes …"

Certains argumentent que Paris risque de devenir une ville musée si l'on ne construit pas les Tours de la modernité pour faire concurrence à Londres ou Barcelone … Mais à l'inverse, Paris, ne devrait-elle pas comme Rome ou Berlin conserver son identité et refuser ces Tours ?

Le débat reste ouvert, … même si la crise économico-financière a maintenant freiné les ardeurs. Heureusement, la "modernité", c'était hier.


>> Des tours à Paris : pour quoi faire ?

 

 

 

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Dans le 11ème, le neuf remplace l'ancien.

10 Juin 2013, 09:36am

Publié par barreteau

Rue Robert & Sonia Delaunay - Paris 11ème (2009)

Tout le 11ème arrondissement dessine une sorte de damier labyrinthique dû au fait que cet arrondissement comporte - et de loin - la quantité la plus élevée de Paris, de passages, d'impasses, de villas et de cités en impasse … qui compliquent le recoupement normale des perpendiculaires.

Ce quadrillage irrégulier s'incline doucement comme un glacis, sous le relief de Ménilmontant et de Belleville, et du nord au sud, la déclivité s'atténue.

 Cette topographie particulière est propice à une grande diversité dans l'aspect des rues où règne souvent un certain fatras voire une réelle anarchie. Là se mélangent joyeusement les épiceries-bazars, les cafés blafards, les librairies islamiques, les boutiques suintant la misère dans un exotisme lui-même dépaysé.

 Une mode récente a rendu ces lieux, pourtant sans standing, attractifs. Ils drainent maintenant des populations très diverses et nullement autochtones et au fur et à mesure que l'on remonte le glacis, celles-ci viennent se mélanger avec la couleur résolument populaire du 20ème arrondissement.

 Mais en de nombreux endroits, un 11ème neuf remplace l'ancien (souvent peu regrettable mais toutefois si particulier) par une architecture de masse ou de luxe impersonnel, d'emblée frappée de néant.

 Rue Robert et Sonia Delaunay par exemple, ce ne sont plus que des bâtiments à l'uniformité géométrique navrante. Rue Pelée, on a rectifié d'anciennes habitations disparates, pleines de suie et de sueur au profit d'un décor d'une grande platitude. On n'y croise guère que de ternes devantures de banques, d'assureurs, d'agences immobilières, de commerces indéfinissables ou alors très spécialisés dans la céramique industrielle ou certains gros outillages du bâtiment.

 C'est net, c'est propre, bien décapé de la crasse sous laquelle, le 11ème préservait une certaine tiédeur. On aimerait qu'au moins une de ces voies rénovées ne conduisent à rien qu'à sa brusque interruption au seuil d'une campagne infinie …

 
>> Le 11ème arrondissement sur Parisperdu


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Aux entrepôts de Bercy.

5 Juin 2013, 09:30am

Publié par barreteau

Chais de Bercy - Restauration des Pavillons de la rue des Thorins Paris 12ème (Mars 1996)

Sur une dizaine de mètres, je m'astreins à longer ces odieuses palissades métalliques, peintes en gris et en vert, où de rares trous du diamètre d'un clou laissent à peine entrevoir ce qu'elles cachent: des trous démesurément plus vastes bien entendu, et où commence à disparaître ce qu'il reste des entrepôts.

Plus loin, des ouvriers s'activent autour de tas de sable et d'amoncellements de pavés, car il semble qu'on veuille conserver quelques rangées de pavillons, dont les alignements de pignons, identiques, rachètent par cette répétition, comme dans les planches de timbres, la banalité architecturale de chacun.

Mais il y a autre chose: une vraie justesse des proportions marquée par le plein-cintre des ouvertures de ces bâtiments. J'approuve qu'au lieu de les démolir, on les transforme en théâtre, en musée, en centres commerciaux ou culturels.

 

  • Le vieux Bercy sur Parisperdu

>> Contrefaçon à Bercy.

>> Une petite ville pinardière.

>> Dans les chais de Bercy.

>> Cour Saint-Emilion.

>> Bercy village: Lieux retrouvés_014.

 

 

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Quelques traces de la vie provinciale.

1 Juin 2013, 09:30am

Publié par barreteau

Rue Emile Desvaux - Paris 19ème.

Tout près de la place des Fêtes, juste au dessus, il est un petit quartier de maisons basses regroupées sur deux ou trois rues qui rompt avec le gigantisme bétonnée de la Place.

Ces rues offrent une grande variété de constructions. On a bâti ici sans aucun souci de respecter les normes esthétiques ou les traditions locales. Le caprice personnel s'y est donné libre cours, quoique restreint par le manque d'espace, la limitation des ressources ou de sa propre imagination. Ces trois contraintes ont eu pourtant des résultats positifs. Combinées, celles-ci engendrent une sorte de non-style qui trouve sa cohérence dans une rupture continuelle des formes, du ton.
Ici l'on improvise, mais chacun sur son thème et sans écouter le voisin.
On comprend que j'adore cette petite cacophonie, et je voudrais dire pourquoi.

C'est d'abord parce qu'elle est tout le contraire de ce qui progressivement l'élimine et la remplace: l'autre non-style d'une architecture de l'efficace et du profit, qui loin de manquer de moyens comme les petits entrepreneurs individualistes, consacre tous ceux dont elle dispose à rationnaliser, à maximiser le profit.

Il se peut bien que la fantaisie timide des besogneux procède du hasard et débouche sur des maladresses. Néanmoins ces erreurs et ces insuccès détiennent sur l'imagination un pouvoir qu'exercent à l'envers - en l'étouffant- les monotones compositions rentables et rationnelles.

L'étriqué, l'inabouti, le mal foutu laissent flotter dans l'air le possible qu'ils ont rêvé mais raté ou seulement indiqué de manière fortuite. Ces maisons souvent sans prétention gardent la trace d'une vie provinciale repliée, populaire, même un peu pauvre par endroits, du moins en apparence.
Enfin j'aime leur humilité, ça et là démentie par un accès de prétention qui confine parfois au sublime …


>> Tout près de là, l'horrible Place des Fêtes.

 

 

 

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Robert et l'homme au torse nu.

28 Mai 2013, 09:16am

Publié par barreteau

Angle de la rue de Belleville et de la rue Haxo - Paris 20ème (1997)

Robert habite tout près d'ici, dans un HLM qu'il surnomme "la caserne", sans doute parce qu'il en trouve l'architecture d'une triste banalité ou bien alors, peut-être, parce qu'il s'y sent un peu trop enfermé.
Toutes les fin d'après-midis, il s'échappe de "sa caserne" pour une courte promenade dont le parcours reste immuable : rue de Belleville, rue Romainville et retour par la rue Haxo.

Aujourd'hui, il s'arrête plus longtemps qu'habituellement à l'angle de la rue de Belleville et de la rue Haxo car là, un énorme panneau publicitaire l'interpelle.
Durant un long moment, Robert a essayé d'en déchiffrer le message. Mais la photo géante de cet homme torse nu livre peu d'indication car aucun texte ne l'accompagne …
Robert rentrera chez lui bien dubitatif.
Demain il aura la réponse, car l'affichiste aura alors sans doute terminé son ouvrage …


>> Dans la "jungle" des panneaux publicitaires.

 

 

 

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Par l'imposte vitrée du métro aérien.

24 Mai 2013, 09:43am

Publié par barreteau

La Salpêtrière, vue par la grande imposte vitrée fermant la Station du métro "Quai de la Gare" - ligne 5 - Paris 13ème.

Sur le quai du métro aérien, je laisse passer les rames. Aux gens sur le quai, je voudrais dire de regarder eux aussi. Mais je suis fort peu pédagogue. Et qui y a-t-il donc à voir ?
Simplement un vitrage de verre fumé qui filtre la lumière.
Mais ce cadre met diablement bien en valeur le clocheton de la chapelle de la Salpêtrière, qui apparaît alors dans un lointain inaccessible.

 

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J'aurais aimé que ce monde me parle.

20 Mai 2013, 09:24am

Publié par barreteau

Avenue de France  - Paris 13ème.

L'avenue de France qui traverse le secteur désormais remis à neuf du quartier de la Gare, n'est qu'un alignement glacial d'immeubles de bureaux et de logements.

Ça et là, de trop rares cafés et aucun resto véritablement digne de ce nom … car, dans ce quartier administratif c’est la grande réunion des restaurants industriels et le point central de la mal bouffe: salades à la sauce industrielle, lasagnes réchauffées au micro ondes (au fait, à la viande de quel animal … ?), … le tout à des prix excessifs.
Une fausse bonne ambiance règne dans ces établissements, finalement à l’image de ce quartier sinistre et sans âme. Ce décalage viendrait-il de la topographie des lieux ? Peut-être, car l'avenue est bancale. Sur la moitié de son parcours, elle longe en les surplombant les voies ferrées de la gare d'Austerlitz et de là-haut, le panorama ferroviaire ne fait pas rêver.


Si les anciens bâtiments des Grands Moulins et sa Halle aux farines ont été reconvertis assez harmonieusement en campus universitaire, la balafre des voies ferrées fait décidément désordre. Il aurait fallu repenser la séparation de cet ensemble totalement coupé de la ville, à l'opposé des campus américains; dépourvu de vie propre et de la moindre pousse d'herbe, à l'opposé des campus chinois.

Arpentant cette avenue dont on ne voit jamais la fin … j'aurais aimé percevoir l'esquisse d'un sourire ou le début d'une contrariété sur un visage, bref que le monde me parle … mais les individus que l'on croise sur l'avenue de France sont aussi froids et rigides que le tracé de cette artère.


>> L'ennui naquit un jour de l'uniformité.

>> Désertiques dorsales.

 

 

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Le secret de ces petits regards.

16 Mai 2013, 09:20am

Publié par barreteau

Regards de gaz. Fond de l'impasse Poule - Paris 20ème. (1997)

Le secret de ces petits regards, parfois cachés sous d'anciennes boiseries qui s'ouvrent et se referment mal, s'est perdu. Ils portent souvent un petit monogramme caduc, en fer, où l'on peut lire selon les cas: EAU, GAZ, ou PTT.

Au fond de l'impasse Poule, dans le secteur des impasses de la rue des Haies, après le portail du serrurier, je découvre ces deux regards jumeaux au nom de la "Société du Gaz de Paris".

Ils doivent être là depuis près d'un siècle car La Société du Gaz de Paris n'existe plus depuis 1937, date à laquelle, elle a changée sa dénomination en "Compagnie du Gaz de Paris, Régie intéressée", avant finalement de prendre, en 1946, une raison sociale qui nous est plus familière: "Gaz de France". 

A cette époque maintenant lointaine, ces petits regards devaient encore fermer à clé. Leur matricule est resté surchargé de craie blanche pour que les chiffres se détachent de la fonte grise dans laquelle ils sont moulés et qu'ainsi l'employé de l'administration qui effectue les relevés, sache à qui il a à faire.

Aujourd'hui, tout ce secteur du 20ème arrondissement a été rénové, aussi dans l'impasse Poule, ne cherchez pas les regards de gaz … ils n'ont bien évidemment pas été sauvegardés …


>> Le secteur des impasses de la rue des Haies, déjà dans Parisperdu.

 

 

 

 

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La mosquée de la rue Morand.

17 Avril 2013, 09:49am

Publié par barreteau


Au milieu du terre-plein qui sépare la rue des Trois-couronnes de la rue Jean-Pierre Timbaud, presqu'au niveau de la mosquée de la rue Morand, que l'on ne remarque que par quelques détails: ses quatre ouvertures d'un genre mozarabe et de pauvres paires de souliers quittés par des fidèles, je suis abordé par un jeune homme.

Il est grand, barbu et sans conteste de type nord-africain. Il se dit intéressé par mon appareil photo, qu'il veut examiner sous toutes les coutures. Serait-il prêt à me l'acheter, qu'il ne s'y prendrait pas autrement ! Je tiens toutefois le reflex fermement par sa courroie car je n'ai aucune confiance en cet inconnu et en ses airs soupçonneux.

Finalement, il me dit qu'il s'appelle Mehdi et il m'avoue pourquoi il m'a abordé. Il ne veut pas que je photographie la sortie des fidèles de la mosquée, en ce vendredi, jour de prières. Je lui dis que je ne suis pas ici pour cela et que mon propos est simplement d'arpenter les quartiers Est de la capitale et de prendre les clichés que le hasard de la balade peut m'offrir.

- "Ok - me dit-il - mais pas la mosquée".
- "Pourquoi pas la mosquée ?" 
C'est la question de trop. Le voilà lancé dans une logorrhée, déversant des flots de paroles, des arguments plus ou moins étayés sur l'impérialisme américain, les martyrs de la Palestine, les juifs qui dominent le monde, les français tous racistes, etc. … et il conclut :
- "Donc, mon ami, pas la mosquée."


Mettant fin à cette conversation avec "mon ami", et sans réfuter ses propos, ni accepter sa demande, je passerai devant le lieu de culte en shootant à la volée une rafale de trois images.
Je vous offre ici la mieux cadrée, au nom de la liberté de circuler dans mon pays: démocratique et laïque!


>> Voir aussi sur Parisperdu: " Paris-Dakar"

 

 

 

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Droguerie-Bazar.

13 Avril 2013, 15:21pm

Publié par barreteau

Angle de la rue Emile Lacoste et de la Villa Jean Godart-  Paris 12ème. (1996)

Près de la Porte Dorée, un vestige du monde faubourien bas et populo s'accroche encore au coin de la rue Emile Lacoste et de la villa Jean Godart: une droguerie-bazar.


Droguerie-bazar, avouez que l'appellation est exotique. En tout cas, moi elle m'a toujours fait rêver. Et, pour faire encore plus joli, on y accolait parfois le terme "couleurs" : droguerie-bazar-couleurs. Voilà qui a plus d'allure que le nom des grandes surfaces qui ont tué ces petits commerces, je veux parler des Bricorama, Castorama, Décorama … tous affublés du pompeux suffixe grec "orama" laissant penser qu'on pourrait "tout y voir", comme face à un "panorama".

Dans nos droguerie-bazar aussi, on pouvait tout y voir … à condition bien sûr de savoir ce qu'on venait y chercher ! Mes parent venaient-là s'approvisionner en perborate de sodium, un substitut aux détergents et lessives, bien moins onéreux que les Bonux ou les Ariel de l'époque et avec de surcroît, un bien meilleur pouvoir de blanchiment. Mais, depuis déjà plusieurs années, la droguerie-bazar du coin de la rue Emile Lacoste et de la villa Jean Godart n'a pas résisté aux grandes surfaces de la toute proche avenue Daumesnil, et ce … malgré les 1500 couleurs de peintures qu'elle promettait à ses clients !


>> Autres petits commerces, sur Parisperdu.

 

 

 

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