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PARISPERDU
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Roupidère, un village récemment redécouvert.

30 Août 2013, 09:49am

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Publié par barreteau


Dans ses billets intitulés "Démolition des murs ... démolition des vies" , Parisperdu a montré comment la volonté de certains avait eu raison de quartiers entiers de Paris. Parfois cette "rage de destruction" n'est pas le fait des hommes mais celui d'un tragique destin qui s'acharne sur certains lieux de vie.
Dans le sud de la France, après Perillos, un village perdu des Corbières, après Celles un village ruiné et dévitalisé au terme d'une longue épopée; après Comes un village abandonné suite aux terribles périodes de sécheresse des années 20; après Flassa, un autre village abandonné qui gît, posé sur la pente ... dans un paysage magnifique... et aussi après En qui a connu un abandon progressif … Parisperdu a visité le village de Roupidère… un village oublié puis récemment redécouvert.
Chaque village perdu porte les ruines de notre mémoire.


C'est au kilomètre 22 que l'on prend la piste qui s'engage sur le plateau granitique. Il faut ensuite trouver cet étroit sentier sur lequel maintenant Georges avance d'un pas décidé.

Nous ne pouvions avoir de meilleur guide que Georges, édile du village d'en-bas. Car là-haut, sur le plateau de Roupidère, en quête du village abandonné, aucune indication ne permet de trouver l'ancien lieu de vie.

Roupidère, dont le nom est dérivé du latin "rupes" (rochers), est également appelé "Ropidère" ou "Les Cases". Le lieu ne comporte que quelques habitations ruinées que l'on ne savait plus précisément situer au sein de l'épaisse garrigue qui couvre le plateau. Jusqu'à ce jour d'août 2005 où un gigantesque incendie a permis de mettre à jour le village.

Au Moyen-âge, les maisons et leur église constituent un village assez important car il existe à Roupidère un village d'amont et un village d'aval, avec donc une rue haute et une rue basse. Roupidère continuera d'exister ainsi jusqu'au XVIe siècle.

Mais, dès les années 1370/1380, le village est menacé par les pillards, issus des Grandes Compagnies de Du Guesclin, qui sèment la terreur dans toute la région.
Avec l'arrivée des pillards, beaucoup d'habitants de Roupidère se refugièrent à Rodès, sous la protection de son imposant château.

Vers 1550 la population de Roupidère n'est plus que d'une dizaine de personnes, la mort du village est proche. La peste noire finira de l'achever quelques années plus tard.
Puis, pendant des siècles, on oubliera même son nom !  On l'appellera de façon très anonyme "Les Cases", signifiant ainsi qu'en ce lieu il y a des maisons.

Aujourd'hui, du village, il nous reste les vestiges de ses habitations détruites depuis bien longtemps. Son église dédiée à Saint Félix (Sant Feliu) est éventrée de toutes parts mais son abside semi-circulaire est encore bien visible. Seuls s'élèvent fièrement, les restes d'une tour de défense accolée à la partie orientale de l'église.

Tout autour, le panorama est somptueux, extraordinaire … avec le Canigou en toile de fond. C'est dans cet environnement grandiose que Georges nous contera la vie de labeur de ses anciens sur cette terre isolée. Et si Georges a tout d'un historien érudit, il est aussi poète à ses heures. L'ode à l'amour du Canigou, qu'il a composée en est un témoignage vibrant. 

Et là, adossé à l'église de Roupidère, face au mythique sommet catalan, nulle part ailleurs qu'en cet endroit, les vers du poème de Georges n'auraient pu sonner aussi juste …


>> Au kilomètre 22, le 22 août 2005 …

>> Église Saint-Félix de Roupidère …

>> Georges, adossé à l'église de Roupidère, lit son ode au Canigou …

 

 

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Feu "Le Marinier".

26 Août 2013, 09:44am

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Publié par barreteau

Le Marinier _ 53 quai Panhard & Levassor Paris 13ème (1997) 

Avant la restructuration brutale du quartier Paris Rive Gauche, il y avait sur la totalité de la longueur du quai Panhard & Levassor toute une vie de petits labeurs, coincée entre la Seine et les voies de chemin de fer.

Le populo, les mariniers, les dockers se mêlaient aux livreurs de la Sernam dans les nombreux bistrots qui faisaient face au fleuve. Souvent ils avaient des noms en rapport avec les activités portuaires du lieu: le bar de la Marine, le Marinier, le Navy …

Tous ont disparu quand la spéculation immobilière a décidé d'investir dans le quartier - ou plutôt d'investir le quartier. Tous ont été rasés pour faire place nette aux froids immeubles de verre et de béton qui désormais accueillent de nouvelles enseignes qui ne font plus rêver : Mezzo di Pasta, Sushi Massena, Bio Art …

Le midi, ce n'est pas le populo qui se presse au comptoir de ces modernes bistrots, mis à part quelques rares étudiants de Paris Diderot, ce sont surtout des cadres de Bercy et de la BNP ParisBas. La carte est un brin prétentieuse, les prix plutôt délirants.

Et l'on ne peut qu'être triste en songeant qu'il y avait là des resto-bars "cradingues", mais tout à fait authentiques. Bourguignon le lundi, Parmentier le mardi, Blanquette de veau le mercredi, Couscous le jeudi, Brandade le vendredi … c'était immuable, et à des prix en francs qui n'ont plus cours aujourd'hui (ni les prix, ni les francs !) … pichet de côte du Rhône compris …
Feu "le Mariner " vous souhaite un bon appétit !


>> Voir aussi : "Au bar de la Marine".

>> "The place to see before you die".

 

 

 

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Orfila et Villers de l'Isle d'Adam.

27 Juillet 2013, 11:30am

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Publié par barreteau

A la hauteur du 40, rue Orfila Paris 20ème (mai 2009)

Je navigue au hasard entre les rues Orfila et Villers de l'Isle d'Adam. On pourrait croire que ces deux rues rivalisent entre-elles, alors qu'elles coopèrent secrètement dans l'intervalle étroit qui les sépare, où elles complotent à leur aise par un dédale de cours et de jardins cachant des maisonnettes.

Comment le sait-on ? En appuyant à tout hasard sur les boutons de ces digicodes qui ont transformé en coffres-forts jusqu'aux logements les plus déshérités de la capitale. Un oubli, une négligence ou un dysfonctionnement quelconque vous ouvre alors parfois un passage sur l'étendue de toute une arrière-ville.


# Egalement du côté de la rue Villers de l'Isle d'Adam:

 >> Un autre monde.

 >>"On dirait le sud"

 

 

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L'autre bout du monde.

23 Juillet 2013, 09:05am

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Publié par barreteau

Rue Westermann Paris 20ème

"Aller au bout du monde …", cela peut sembler être le propre des grands voyageurs, des aventuriers, de ceux qui veulent aller toujours plus loin …

Mais il y a des limites que sont ces pointes de terre ou de roches qui s'avancent en mer, ces caps mythifiés par les marins: le Horn, Bonne-Espérance, Leeuwin … ou plus près de nous le cap Sizun, au pays de la pointe du Raz et de l'île de Sein, dans le bien nommé Finistère, en latin "finibus terræ": la fin de la terre. Au-delà, il n'y aurait plus rien.

Mais est-il nécessaire d'aller si loin pour trouver le bout du monde ?
Tout comme les philosophes du siècle des lumières qui avaient leurs "déserts" tout près de chez eux, j'ai rencontré "un autre bout du monde", ici à Paris, tout près de chez moi …


C'est un endroit retiré, comme un enclos, qui se tient à l’écart de la ville, à l'écart du monde ou plutôt qui se tenait, car aujourd'hui, cet autre "bout du monde" a été rayé de la carte.

Rue de la Cloche, rue de la Voulzie, rue Westermann: voilà les trois rues qui constituaient, à elles seules, mon "bout du monde".


>> "Rue de la Cloche".

>> "Je reviens d'un lieu qui n'existe plus"

>> "Hommage posthume".

>> Rejoigniez le Groupe Facebook : "Paris Hier, aujourd'hui ... demain"

 

 

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Paris Poubelle (1).

19 Juillet 2013, 11:38am

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Publié par barreteau

Hotel Industriel Jean-Baptiste Berlier_ 26-34 rue Bruneseau Paris 13ème

A Paris, la rénovation est souvent synonyme de destruction et nombre d'habitations anciennes sont alors remplacées par des immeubles sans âme, sans caractère, d'une banalité désespérante ...

Les destructions des habitats s'opèrent souvent selon un processus en deux temps : si par malheur l'édifice est en bon état, on commence par le déshonorer, il suffit pour cela de ne pas l'entretenir, de laisser pourrir la toiture, et au besoin de laisser y pénétrer quelques squatters.
Quand il est bien déshonoré, on argue de son état de vétusté pour exiger sa démolition, qui est aussitôt accordée. "Et voilà pourquoi votre fille est muette ! "

Comme s'il n'était pas possible de restaurer et de rendre confortables des maisons anciennes, que 50 ans de lois démagogiques ont laissé pourrir dans leur crasse avant de les mettre à la poubelle.
On répète le scénario maison par maison, c'est long mais diablement efficace.

Depuis les années 60, nos urbanistes et nos promoteurs, en raison avant tout de la cherté des terrains, ont préconisé et mis en pratique un urbanisme à immeubles de tours et de barres de 10 à 15 étages, qui pose des problèmes de concentration, de circulation et de stationnement que l'on néglige d'envisager au départ alors qu'il s'agit d'un préalable indispensable.

Partout on a bâti des HLM de type caserne, des constructions qui rendent uniforme dans leur médiocrité le paysage urbain. Peu a peu la physionomie de nos rues a changé, les maisons anciennes disparaissent les unes après les autres, les unes victimes de la spéculation, les autres de l'alignement. Or l'atmosphère d'un quartier est directement fonction de la largeur de ses rues.

Les principes même de l'urbanisme sont remis en cause face à ces démolitions à la petite semaine, effectuées sans aucun plan d'ensemble.
Il est en effet absolument insensé que les pouvoirs publics, sans se soucier de l'opinion de la population, sans vraiment la consulter, et même parfois en tenant leurs intentions dans le secret, jusqu'à la dernière minute, aient refusé de tenir compte des avertissements des urbanistes et des historiens de Paris les plus qualifiés, afin de rassembler à tout prix dans le périmètre des Halles les constructions les plus hétérogènes et les moins indiquées en cet endroit.

Et pourtant ailleurs dans Paris, on continue sur cette voie aberrante, … les leçons de l'histoire sont peu écoutées.

Selon les options qui maintenant seront prises, Paris restera digne de son passé ou deviendra un entassement de bâtiments modernes qu'on aurait pu édifier ailleurs, … dans n'importe quelle ville du monde !

 

> En savoir plus : "Paris poubelle", le livre.

 

 

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Parc de Belleville.

15 Juillet 2013, 15:14pm

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Publié par barreteau

Parc de Belleville, de curieuses constructions de bois (Juillet 1996).

Que l'on vienne de la rue du Transvaal ou de celle des Envierges, on débouche invariablement sur l'esplanade de la rue Piat, une terrasse qui domine  presque tout Paris. Quand le soleil commence à disparaître, on découvre alors la ville comme enfouie à la fois par la brume et par le silence. On ne sait plus alors si elle semble venir d'un passé très lointain ou bien alors si elle appartient déjà à un avenir inconnu.

Tout près, comme pour nous rappeler que le présent existe, il y a un enclos où de grands Noirs jouent au basket-ball. Les plus jeunes tourbillonnent un instant sur cette plateforme et d'un coup partent dévaler les parterres et les bosquets étagés du Parc de Belleville où les attendent de curieuses constructions de bois.

Pour descendre encore plus vite, on peut emprunter de gros tuyaux dont les pancartes interdissent l'accès "aux moins de douze ans". Il suffit de savoir lire, ce qui ne doit pas être le cas des tous jeunes bambins que je vois s'engouffrer prestement dans les orifices des tuyaux. Comme pour moi, ce n'est pas défendu ! J'atterris donc tout près du dernier bassin, un des "spots" préférés des amoureux qui ne semblent nullement être dérangés par les mamans ou les nounous en tchadors gris ou en boubous colorés qui surveillent les gosses qui pataugent dans une eau qui me semble pourtant aussi froide que trouble…
Ainsi va la vie, au parc de Belleville, en cette après-midi ordinaire d'une belle journée d'été …


>> Parc de Belleville : "Interdit au moins de 12 ans" / Lire ci-dessous.

 

"Interdit aux moins de douze ans".

De jeunes gamins tourbillonnent un instant sur cette plateforme et d'un coup partent dévaler le long des bosquets, des parterres et des bassins étagés du Parc où les attendent de curieuses constructions de bois.
Pour descendre encore plus vite, on peut emprunter de gros tuyaux dont les pancartes interdisent l'accès "aux moins de douze ans". Il suffit de savoir lire, ce qui ne doit pas être le cas des tout jeunes bambins que je vois s'engouffrer prestement dans les orifices des tuyaux. Comme pour moi ce n'est pas défendu, j'emprunte un des tuyaux et atterris tout près du dernier bassin. C’est l'un des "spots" préférés des amoureux qui ne semblent nullement être dérangés par les mamans ou les nounous en tchadors gris ou en boubous colorés qui surveillent les gosses pataugeant dans une eau qui me semble pourtant aussi froide que trouble…

(Extraits de mon ouvrage "Paris Itinéraire bis, balades urbaines)

https://www.coollibri.com/bibliotheque-en-ligne/pierre-barreteau/paris-itineraires-bis-_225879

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Tolbiac sur Seine.

11 Juillet 2013, 18:07pm

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Publié par barreteau

Rue Marguerite Duras - ZAC Tolbiac -  Paris 13ème - décembre 2007
Photo © "Archéologie du futur / Archéologie du quotidien" /Palagret

A cette époque, le campus de Tolbiac venait juste d'être inauguré et seuls les bâtiments rénovés des Grands Moulins et de la Halle aux farines étaient en mesure d'accueillir leurs premiers étudiants. Le reste du campus était un mélange de terrains vagues et de bâtiments universitaires en construction.

Rue Marguerite Duras, sur une palissade vantant le projet  Paris Rive Gauche, des tags rageurs attirent mon attention. On peut lire : "Regardez autour de vous", puis: "Réveillez-vous, avant qu'il ne soit trop tard". Le tout signé du A cerclé, sceau des anarchistes, mais aussi symbole de  l’insoumission, de la rébellion.
Mais justement, n'est-il pas déjà trop tard ?

Tout le vieux Tolbiac, celui des usines Panhard, de la rue Watt et des petites maisons en meulière a disparu depuis déjà bien longtemps.
Même la Seine pourtant toute proche semble avoir déserté le quartier, tant une multitude de nouveaux bâtiments de béton, de verre et d'acier la cache au regard du promeneur …

Puis récemment, on a installé ici une œuvre monumentale de l’artiste américaine Nancy Rubins. Cette sculpture, qui mesure plus de dix mètres de haut, est constituée d’une structure en inox, au sommet de laquelle sont accrochées soixante barques en aluminium, faisant - parait-il - référence à la Seine.

Pourtant ce colossal totem ne nous donne aucune indication sur la direction qui permettrait de trouver "l'absente", tant l'orientation des étraves de ces navires part dans tous les sens, rendant encore plus confuse la recherche du fleuve …

 

>> Des étudiants dans la farine.

>> "Monochrome for Paris, 2013", une œuvre de Nancy Rubins.

 

 

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"Tous les couteaux du monde "

7 Juillet 2013, 08:38am

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Publié par barreteau

"Tous les couteaux du monde", la coutellerie de M. Maghira - 78 rue de Belleville Paris 20ème (juin 1996)

Depuis 1951, le magasin n'a pas bougé. Il compte toujours ses quatre vitrines où, comme dans un musée de province à moitié abandonné, s'exposent sous la poussière, les instruments les plus divers de la coutellerie : les "suisses", les Laguiole, les Opinel, les lames fixes, les lames pliantes, les canifs, les rasoirs, les ciseaux, les sécateurs et même … les épées et cannes épées telles que les maniaient quotidiennement nos arrières grands-pères.
Mais qui peut encore se fournir ici ?

En face, on a bâti plusieurs immeubles dans un style qui se voudrait traditionnel - des plaques en pierres reconstituées habillent le ciment des façades, le zinc des toits parait bien bleu -  mais leurs occupants n'ont sûrement pas renouvelé la clientèle de "Tous les couteaux du monde".


>> La boutique aux couteaux de M. Meghira.

 

 

 

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Rétrospective Roy Lichtenstein.

2 Juillet 2013, 14:37pm

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Publié par barreteau

"Oh-Jeff" ©Roy Lichtenstein Foundation

Dès demain, Roy Lichtenstein sera à l'honneur au Centre Pompidou, avec une rétrospective particulière. Une centaine d'œuvres emblématiques de l'icône de la pop, connu pour ses peintures montrant la société de consommation au travers de "comics", souvent de grands formats, seront présentées à Beaubourg.

Mais l'œuvre de Roy Lichtenstein ne se résume pas à ses tableaux pop, et le Centre Pompidou entend bien le démontrer en présentant des choses moins connues comme des nus, des paysages, des natures mortes … que Lichtenstein aborde avec recul et cynisme dans des œuvres mêlant peinture, sculpture, céramique ou bien estampes,  expérimentant et inventant de nouveaux codes picturaux.

A Paris, c'est donc un regard différent sur Roy Lichtenstein qui nous est proposé ! Vous avez jusqu'au 4 novembre pour vous y rendre.


>> Catalogue de l'exposition Roy Lichtenstein au Centre Pompidou.

 

 

 

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Paris rêve de projets.

28 Juin 2013, 12:18pm

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Publié par barreteau

Le projet Duo signé Jean Nouvel (une tour de 180 mètres et à son côté une tour de 115 mètres, dont la livraison est prévue pour 2018), se situera dans la ZAC Paris Rive Gauche, quartier Masséna-Bruneseau, 13ème  arrondissement.

Paris rêve de projets visant à bâtir une grande métropole du XXIe siècle. Dans le langage souvent abscons des architectes, ces programmes ont tous, ou presque, un point commun: ils partent d'une réalité existante, celle d'un urbanisme dévorant qu'il faut canaliser et d'un réseau de transports débordé qu'il faut réorganiser.

Réalisme ou utopie ? Qu'importe. Pour Jean Nouvel, cette réflexion sur la métropole du XXIe siècle, aussi imparfaite soit-elle, est une chance et une nécessité. Tout simplement, parce que "le changement d'époque que nous vivons s'accompagne d'un changement de modèle de développement". Comme le disait souvent l'un de mes profs en réponse à ses élèves qui n'entraient pas assez en profondeur dans leur exposé: "C'est vrai qu'à ce niveau de généralité, tout le monde ne peut être que d'accord ! "

Mais précisément, dans le cas de Paris, comment peut-on, comment doit-on faire ?
Car le rang de notre capitale est unique et la réflexion se doit d'être à la hauteur de cette ville, symbole de culture et de plaisir de vivre.

Mais vouloir encore "Agrandir Paris" pour y mettre plus de gens n'est-ce pas une stupidité ?
A Paris, il y a déjà trop de gens et dans les années 70, les futurologues de l'aménagement du territoire n'ont jamais imaginé l'enfer qu'ils allaient faire vivre aux franciliens quand leurs projets seraient traduits dans les faits …

Alors aujourd'hui encore il faut se méfier des gourous technocrates et des faux débats publics!
Et si l'on se contentait d'entretenir ce qui existe déjà … ?


>> Le grand Paris, ... pincez-moi, je rêve !


 

 

 

 

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Entreprise de destruction.

24 Juin 2013, 09:26am

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Publié par barreteau

Angle de la rue Lesage et de la rue de Tourtille - Paris 20ème (1996)

Rue Lesage, rue de Tourtille, tout se prépare à l'effondrement. Fanfan a quitté son bistrot-épicerie depuis déjà quelque temps, la résistance a ses limites et les troupes de l'ennemi étaient trop fortes …

Du linge pend encore parfois au dernier étage d'immeubles dont tous les autres niveaux sont murés. On dirait que les gens tentent d'échapper au désastre en s'élevant vers le ciel.

On croise pourtant des vieux au milieu de la rue ou des jeunes appuyés à des murs.
Ils me jettent des regards dédaigneux, qui se feraient vite assassins, si je les visais avec mon appareil photo. Mais depuis longtemps j'ai appris que pour photographier ici, il vaut mieux pratiquer l'art de l'esquive.



>> Parisperdu et les démolitions urbaines.

>> Chez Fanfan.

>> "Des fenêtres semblables à des yeux sans pensée"

>> Voir aussi sur Parisperdu : " T'arrêtes avec ta tour Eiffel …"

 

 

 

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Enchaînement de cours intérieures.

20 Juin 2013, 08:52am

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Publié par barreteau

Cour du 38 rue de Belleville Paris 20ème.

Après avoir traversé quatre cours en enfilade plus ou moins rectiligne, on se dit: " il n'y a plus rien, ce n'est pas la peine de continuer ". Et cependant, on sort à son propre étonnement par une porte différente de celle qu'on a prise pour entrer.
C'est le petit miracle de Belleville …



>> Le petit miracle de Belleville, déjà sur Parisperdu.

 

 

 

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Veut-on plus d'IGH à Paris ?

15 Juin 2013, 08:15am

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Publié par barreteau

Vue sur les tours de la Place des Fêtes - 75019 Paris (2010)

Paris recense 160 immeubles de grande hauteur (IGH), essentiellement concentrés Place des Fêtes ou dans le sud du treizième arrondissement.
Un nouveau démarrage des constructions de tours de 50 étages et plus … a été évoqué il y a peu, dans le cadre du projet "Grand Paris".

Norman Foster, le célèbre architecte britannique n'est pas un adepte forcené des tours, pourtant parmi toutes celles édifiées aujourd'hui de par le monde, celles qu'il a conçu ne sont pas les plus laides, mais très lucidement il déclare: "Mes bâtiments seront détruits lorsque de meilleurs bâtiments pourront leur être substitués. C'est tout l'histoire de nos villes …"

Certains argumentent que Paris risque de devenir une ville musée si l'on ne construit pas les Tours de la modernité pour faire concurrence à Londres ou Barcelone … Mais à l'inverse, Paris, ne devrait-elle pas comme Rome ou Berlin conserver son identité et refuser ces Tours ?

Le débat reste ouvert, … même si la crise économico-financière a maintenant freiné les ardeurs. Heureusement, la "modernité", c'était hier.


>> Des tours à Paris : pour quoi faire ?

 

 

 

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Dans le 11ème, le neuf remplace l'ancien.

10 Juin 2013, 09:36am

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Publié par barreteau

Rue Robert & Sonia Delaunay - Paris 11ème (2009)

Tout le 11ème arrondissement dessine une sorte de damier labyrinthique dû au fait que cet arrondissement comporte - et de loin - la quantité la plus élevée de Paris, de passages, d'impasses, de villas et de cités en impasse … qui compliquent le recoupement normale des perpendiculaires.

Ce quadrillage irrégulier s'incline doucement comme un glacis, sous le relief de Ménilmontant et de Belleville, et du nord au sud, la déclivité s'atténue.

 Cette topographie particulière est propice à une grande diversité dans l'aspect des rues où règne souvent un certain fatras voire une réelle anarchie. Là se mélangent joyeusement les épiceries-bazars, les cafés blafards, les librairies islamiques, les boutiques suintant la misère dans un exotisme lui-même dépaysé.

 Une mode récente a rendu ces lieux, pourtant sans standing, attractifs. Ils drainent maintenant des populations très diverses et nullement autochtones et au fur et à mesure que l'on remonte le glacis, celles-ci viennent se mélanger avec la couleur résolument populaire du 20ème arrondissement.

 Mais en de nombreux endroits, un 11ème neuf remplace l'ancien (souvent peu regrettable mais toutefois si particulier) par une architecture de masse ou de luxe impersonnel, d'emblée frappée de néant.

 Rue Robert et Sonia Delaunay par exemple, ce ne sont plus que des bâtiments à l'uniformité géométrique navrante. Rue Pelée, on a rectifié d'anciennes habitations disparates, pleines de suie et de sueur au profit d'un décor d'une grande platitude. On n'y croise guère que de ternes devantures de banques, d'assureurs, d'agences immobilières, de commerces indéfinissables ou alors très spécialisés dans la céramique industrielle ou certains gros outillages du bâtiment.

 C'est net, c'est propre, bien décapé de la crasse sous laquelle, le 11ème préservait une certaine tiédeur. On aimerait qu'au moins une de ces voies rénovées ne conduisent à rien qu'à sa brusque interruption au seuil d'une campagne infinie …

 
>> Le 11ème arrondissement sur Parisperdu


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Aux entrepôts de Bercy.

5 Juin 2013, 09:30am

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Publié par barreteau

Chais de Bercy - Restauration des Pavillons de la rue des Thorins Paris 12ème (Mars 1996)

Sur une dizaine de mètres, je m'astreins à longer ces odieuses palissades métalliques, peintes en gris et en vert, où de rares trous du diamètre d'un clou laissent à peine entrevoir ce qu'elles cachent: des trous démesurément plus vastes bien entendu, et où commence à disparaître ce qu'il reste des entrepôts.

Plus loin, des ouvriers s'activent autour de tas de sable et d'amoncellements de pavés, car il semble qu'on veuille conserver quelques rangées de pavillons, dont les alignements de pignons, identiques, rachètent par cette répétition, comme dans les planches de timbres, la banalité architecturale de chacun.

Mais il y a autre chose: une vraie justesse des proportions marquée par le plein-cintre des ouvertures de ces bâtiments. J'approuve qu'au lieu de les démolir, on les transforme en théâtre, en musée, en centres commerciaux ou culturels.

 

  • Le vieux Bercy sur Parisperdu

>> Contrefaçon à Bercy.

>> Une petite ville pinardière.

>> Dans les chais de Bercy.

>> Cour Saint-Emilion.

>> Bercy village: Lieux retrouvés_014.

 

 

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