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PARISPERDU

Les nouveaux marchés de la misère.

1 Février 2013, 12:35pm

Publié par barreteau

Métro Barbès _Paris 18ème _Mars 2011 (© Photo: Action Barbès)


Au métro Barbès, le samedi, mais aussi aux portes Nord et Est de Paris, comme à la Porte Montmartre, par exemple, se tiennent des marchés d'un nouveau type.

Depuis longtemps, on pouvait trouver-là des vêtements, des chaussures, des couches culottes, … mais maintenant ce sont des produits alimentaires que l'on y vend et achète, à la sauvette.
50 centimes le camembert, ou la boîte de petits pois … on y revend aussi des produits avariés ou dont la date limite de consommation est largement dépassée …

On se bagarre pour une place, c'est un marché sans foi ni loi, où la communication est difficile car les vendeurs s'expriment souvent uniquement dans la langue de leur pays d'origine. La police les chasse parfois mais ils se déplacent alors seulement de quelques mètres. Et, pour ne pas être pris en flagrant délit, il suffit de ne pas déballer la marchandise.

D'où viennent ces produits ?

Souvent, ils ont été trouvés à la poubelle. Mais certains revendent les dons qu'ils ont obtenus auprès des Restos du cœur ou du Secours populaire … D'autres vont encore plus loin pour gagner plus: ils volent dans les magasins des denrées plus haut de gamme et les revendent à moitié prix, faisant fi de la loi qui punit le vol à l'étalage d'une peine de 3 ans de prison. Car souvent pour les vendeurs de ces marchés de la misère, il s'agit d'une question de survie, pour compléter de maigres allocations ou une petite retraite. Les plus actifs peuvent ainsi gagner jusqu'à 200 € par mois.

Mais qui achète ?

C'est une clientèle d'habitués : des chômeurs, des sans-papier, des personnes âgées sans beaucoup de ressources … l'hygiène ou la qualité des produits n'est pas leur souci premier; le prix par contre, oui …
Et le business n'est pas prêt de s'arrêter car, initiés à Paris, ces marchés fleurissent désormais dans toutes les grandes villes de France.
Quand on sait que le pourcentage des français qui vivent sous le seuil de pauvreté est en constante augmentation depuis 4 ans, les marchés de la misère semblent, malheureusement avoir de l'avenir.



>> Déjà sur Parisperdu: "Carré des biffins".

 

 

 

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La place "sans nom" !

28 Janvier 2013, 10:15am

Publié par barreteau

Vue vers le boulevard de Reuilly, et la rue de Picpus Paris 12ème (septembre 2011)


Située aux intersections des boulevards de Reuilly et de Picpus et des rues de Picpus et Louis Braille, il est une place que les plans ignorent, aussi les habitants du secteur ont pris l'habitude de la désigner comme la place "sans nom".

On peut déplorer que la "place sans nom" ne soit qu'un simple rond-point pour automobilistes. Sa restructuration est souhaitée depuis des décennies par les riverains, mais la mairie du 12ème semble ne pas prendre en compte cette aspiration parmi ses priorités budgétaires.

Récemment pourtant, un semblant d'aménagement a pu être constaté autour de la place "sans nom". Un projet bien timide de "végétalisation de l'espace public" (sic) est expérimenté ici, jusqu'à mi-2013 … peut-être le temps que la place se fasse enfin un "nom" ?

 

>> La place "sans nom" végétalisée !

 

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5 millions de visiteurs.

24 Janvier 2013, 09:55am

Publié par barreteau


Parisperdu vient de franchir le cap des 5 millions de visiteurs uniques.

Pas mal si l’on considère que le site a été lancé dans une relative discrétion il y a tout juste 7 ans autour d’un thème qui peu à peu a fait son chemin : celui de la défense d'un certain Paris.
 

Depuis deux ans maintenant, Parisperdu est relayé sur les réseaux sociaux de Facebook et Twitter. Et, depuis un peu plus d'un mois, un nouveau groupe "Paris Hier, aujourd'hui …demain" a été créé sur Facebook. Vous pouvez dès aujourd'hui rejoindre ce groupe.

Ces nouveautés sont la promesse d'une fréquentation encore plus forte du blog.

D'autres évolutions sont à l'étude, aussi nous vous tiendrons régulièrement informé de la vie du blog et des nouveautés à venir.

Amical salut et remerciements à tous les amoureux de Paris …

 

>> Lire aussi : "7 ans, l'âge de raison ..."

 

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Un chemin de fer pas comme les autres.

19 Janvier 2013, 11:48am

Publié par barreteau

Les toits de Paris vue de la petite ceinture (75012)

J'erre sans but précis dans le quartier Bel-air. Un secteur du 12ème que j'affectionne suffisamment pour souvent y revenir.
Face au pont du chemin de fer de ceinture, je m'étonne que de si grêles piliers de fonte aient pu supporter des trains. Mais ils seront bien assez costauds pour supporter le promeneur attiré par une balade sur la petite-ceinture désertée par les locos. Donc je grimpe sur les voies sans hésiter.

Une fois là-haut, je distingue à travers des buissons quelques vestiges: un bâtiment, des quais, des poteaux qui sans doute annoncent l'ancienne gare d'Avron. Pour la rejoindre il faudrait s'aventurer sur deux autres ponts. D'en bas, ceux-là m'ont toujours paru inégalement solides. Autant celui de la rue du Volga inspire une certaine impression de sécurité avec son gros ouvrage de pierres en plein cintre, autant de celui de la rue d'Avron à claire-voie, je me méfie.

A gauche s'en vont les rails, presqu'au niveau des toits de la ville d'où rien de particulier n'émerge. On dirait une immense steppe d'Asie … toute en zinc. On se croirait dans l'un des documentaires TV : "Des trains pas comme les autres …"

Il est tard et redescendant des voies, je tombe devant un Modern'Hotel dont les fenêtres ont été murées. Si on le démolit demain, j'aurai probablement été le dernier passant à le voir, ou du moins à l'observer attentivement …


>> La petite-ceinture sur Parisperdu.

 

 

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La rue la moins chère de Paris.

19 Janvier 2013, 11:36am

Publié par barreteau

Rue de la Grenade, Paris 19ème arrondissement

C'est en plein cœur de Saint-Germain des Prés que se trouve la rue la plus chère de Paris. Rue de Fürstenberg, les prix de l’immobilier pointent - en effet- à plus de 21.000 euros/m2.
Mais où faut-il aller pour trouver la rue la moins chère de Paris ?

Pour cela, il faut aller chercher de l'autre côté du périph'.
De l'autre côté du périph' ? Mais sommes-nous encore à Paris ? Car l'on pense toujours que le périph' constitue la frontière de la capitale, pourtant … ce n'est pas vrai.
Ainsi aux alentours de la Porte de Pantin, le territoire parisien déborde le périphérique de quelque 200 mètres, ce qui est tout à fait exceptionnel.

Dans ce secteur Est de la capitale, de l'autre côté du périph' donc … c'est encore Paris. Et c'est là, dans cette partie "transfrontalière" du 19ème arrondissement, qu'est située la rue la moins chère de Paris: la rue de la Grenade, avec un prix moyen de l'immobilier à 4.712 euros/m2.

Quatre fois et demie moins chère que pour la rue de Fürstenberg !
Mais il est vrai que l'environnement est bien différent …


>> Rue de Fürstenberg, un tout autre environnement …

>> Le "top-100" des rues les plus, et les moins chères de Paris.

  

 

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Bobos, ça se complique.

10 Janvier 2013, 14:09pm

Publié par barreteau

LE BOBO LOUNGE, 3 rue de Budapest 75009 Paris

L'une des caractéristiques du bobo, c’est qu’il se sent socialement supérieur à vous, même s’il ne l’est pas. Et c’est bien un truc de Parisiens, d'urbains car les bobos n’existent pas à la campagne.
Mais qui sont vraiment les bobos ?


Revenons aux sources: le bobo ou bourgeois bohème est d’abord un bourgeois. Urbain donc, et assez friqué. Cela exclut le rural, l’instituteur, le bac moins 2, … même si ces trois-là peuvent aussi être portés sur l’humanitaire, l’équitable et la pratique du vélo.
Le bobo urbain ignore souvent ce qu'est "la nature" mais s'intéresse de près à l'écologie, une orientation politique qui n'est absolument pas dangereuse pour le capital qu'il possède ...

Attention, le bobo n’est pas le fils de l’intellectuel de gauche. Le bobo est quelqu'un qui a trahi tout ses idéaux de gauche révolutionnaire ... Il est le grand gagnant de Mai 68 mais aujourd'hui, le voilà incapable d'assumer ce qu'il est devenu, à savoir un citoyen de gauche en terme de morale, mais de droite en terme de pognon. Aussi faut-il prendre du recul lorsqu'un bobo vous livre son opinion, les instituts de sondage savent que le bobo dit le contraire de ce qu'il  pense.
A coup sûr, diplômé, bien installé, avec famille, s’il court les petits bistrots cradingues (menu complet à 11,50 Euros) il est aussi capable de faire un trekking au Botswana avec "Terre d’aventure" à 4 530 euros par personne pour 13 jours ! Mais là, il devient "boal" (bobo alternatif). 

Ensuite le bobo est bohème, car s'il a des revenus confortables, il ne doit surtout pas le montrer, d’où son style (qu’il croit) décalé, ses fringues (ostensiblement) négligées, ses quartiers (jusqu’à présent) populaires, sa voiture pourrie (ou inexistante).
Le but ultime étant de se différencier autant des prolos (jugés incultes, avec leur bagnole, leur bière et leur football) que des bourgeois non-bohèmes (les coincés ou, pire, les tendances "bling-bling").

Mais se démarquer, devient pour le bobo un problème insoluble: puisqu’il s’affiche, il est imitable, et sans le vouloir il a lancé une mode. Le voila rejoint par une cohorte de prolos et de bourges qui s’habillent comme lui, fréquentent les mêmes bars, ont les mêmes lectures, habitent les mêmes quartiers, prennent les mêmes avions, … le voila donc rejoint par ceux-là même qu’il a mis des années à fuir: les "bo-beaufs". Comme disait Sempé : "Rien n'est simple et ... tout se complique".


>> Les Bobos sur Parisperdu.

>> Le "boal" : encore plus fort que le bobo ... !

 

 

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L'insolite place Pinel.

6 Janvier 2013, 11:54am

Publié par barreteau

La place Pinel aujourd'hui _ Paris13ème (© Google Maps)

Il a quelques dizaines d'années, lorsque vous empruntiez la ligne 6 du métro, en direction de Nation, juste avant la station Nationale, vous aviez une vue plongeante sur un vaste espace … complètement désert !

Il y avait là un cercle d'une centaine de mètres de diamètre, dallé de grandes plaques de ciments plus ou moins disjointes, recouvrant tant bien que mal d'anciens pavés. Pas un arbre, pas la moindre végétation, ici il n'y avait que le vide ….  
Un lieu "vide de centre" et d'une certaine manière "vide de sens". C'est ainsi que vous apparaissait, la minérale Place Pinel, en contrebas, par les vitres du métro aérien.

Autour de ce néant, bien au large : des immeubles bas où s'étaient installés quelques petits commerces, de rares artisans et des dépanneurs de petit électroménager, dans ces années 70 où Moulinex régnait sans partage sur son marché.

Longtemps j'ai trouvé cet endroit totalement improbable dans une ville comme Paris.
Au cœur de la cité, la place Pinel dégageait une curieuse impression d'inachevée, son vide procurait comme une gêne, une sensation dérangeante …

Mais comme la ville a horreur du vide, on finit par aménager l'ensemble, par combler l'espace, … tout l'espace. On a commencé par la périphérie avec la construction d'immeubles d'une dizaine d'étages.

La place arrondie, un peu naïve, s'est alors peu à peu retrouvée rétrécie, défigurée par de volumineux immeubles cubiques qui s'inséraient souvent mal dans ses courbes.

Quelques grossistes asiatiques de  matériels divers ont remplacé les dépanneurs Moulinex, … aujourd'hui, on ne dépanne plus, on jette et on rachète du neuf. Leader Price a chassé les petits commerces, la boucherie chevaline a fermé … mange-t-on encore du cheval de nos jours ?

Puis, au centre, sur plusieurs cercles concentriques, on a planté des arbres, beaucoup d'arbres et disposé des bancs semblables à des pierres tombales. De grosses boules de verdure occultent désormais le centre de la place, coupent les perspectives et en masquent sa physionomie générale.

Aussi maintenant, vu du viaduc du métro aérien, on devine la Place plus qu'on ne la voit. On n'image pas qu'il y a quelque temps, la place Pinel était bien différente de ce qu'elle est aujourd'hui. C'était alors un endroit totalement insolite … mais non dénué de caractère.


>> La Place Pinel, à nouveau en cours de réaménagement.

 

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Meilleurs voeux !

1 Janvier 2013, 17:27pm

Publié par barreteau


"Bonne année ! ", "Happy new year ! ", "Ein gutes neues Jahr ! ", "Migliori auguri ! " … Parisperdu vous présente tous ses meilleurs vœux pour 2013.

Gardons le contact toute l’année en nous retrouvant régulièrement sur Parisperdu, et désormais vous pourrez aussi rejoindre le groupe Facebook : "Paris Hier, aujourd'hui … demain" animé par Parisperdu, le photo blog des amoureux de Paris.

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Qu'est-ce qu'un bistrot authentique ?

27 Décembre 2012, 10:10am

Publié par barreteau

Mélac - Bistrot à vins, Paris 11ème -  Copyright : © Atelier Robert Doisneau

"Tu viens boire un verre au bistrot du coin ?"
"Bistrot", le mot magique est lâché, mais son origine exacte est incertaine. Beaucoup ont opté pour une explication exotique, en affirmant que le mot provient du russe "bistro" qui signifie "vite". Lors de l’occupation russe de Paris (1814-1818), les soldats russes, qui n’avaient pas le droit de boire, criaient "bistro, bistro!" afin d’être servi avant que leur supérieur n’arrive.

Cependant les linguistes ont vite écarté cette hypothèse et ce pour des raisons chronologiques. Il semblerait en effet que ce mot soit un régionalisme importé au 19ème siècle à Paris, pour ensuite être diffusé dans le reste de la France. "Bistrot"  proviendrait donc du poitevin "bistraud", signifiant à l’origine un domestique, puis le domestique du marchand de vin, puis le marchand de vin lui-même et finalement, l'établissement où l’on servait du vin.


Un bistrot est donc à l’origine un petit établissement où l’on va boire un verre, entre amis. Mais le bistrot peut également faire office de petit restaurant. On y mange alors une nourriture maison, à bon prix, dans un cadre simple et convivial.

Mais aujourd’hui le mot et le concept "bistrot" sont à la mode et les prix et les menus affichés par certains bistrots parisiens n’ont plus rien à voir avec ceux du petit commerce traditionnel et encore, je ne parle pas des cafés internationaux comme les Havana ou les Starbucks … qui pour moi, ne sont que de vulgaires cafétérias …
Alors existe-t-il encore, à Paris, des bistrots authentiques ? C'est-à-dire des bistrots qui ne sont pas de simples concepts marketing surfant sur la mode d'un moment, sur un concept à rentabilité optimale, mais des établissements qui sont plutôt l'œuvre d'une vie, celle du patron, d'un homme (ou plus rarement d'une femme), d'un personnage souvent attachant en diable…

Bref, un lieu où vous recevez un accueil chaleureux du maître ou de la maitresse de maison, où vous allez passer un moment agréable et que vous aurez du mal à quitter ; un lieu où, sans qu'on y prenne garde, on se sent vite chez soi …

Alors me direz-vous: "Quels sont ces bistrots authentiques, donnez-nous des noms, des adresses … ?"

Eh bien, voici nos adresses préférées d'authentiques "bistrots" qui sont souvent le cœur vivant d'un quartier, des lieux d'excellence pour se rencontrer, tisser des liens ou bien seulement … rêver devant un verre : 

  • "Chez Mamy", une cantine historique, près de la Bastille,
  • "A l'ami Pierre", un bistrot authentique tenu par Robin Greiner,
  • "Mélac", rue Léon Frot,
  • "Chez Paul",  rue de Charonne,
  • "Le Mesturet", rue Richelieu
  • "Le Jean Bart", rue du Faubourg du Temple.

J'en oublie sûrement d'autres, beaucoup d'autres, pouvant entrer dans ce classement, aussi n'hésitez pas à nous en faire part … ici.


>> Les 200 meilleurs bistrots de Paris.

>> Les bistrots, déjà sur Parisperdu.

 

 

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C'est un tout autre cirque.

20 Décembre 2012, 10:55am

Publié par barreteau

Cirque d'hiver - rue Amelot Paris 11ème


Je n'ai pas retrouvé le café "Au rendez-vous des clowns" qui se situait au début de la rue Oberkampf, à deux pas du cirque d'hiver. Aussi, ne saurai-je jamais si les clowns fréquentaient réellement cet établissement ? Quoiqu'il en soit, j'ai toujours trouvé son intitulé drôle et diablement pertinent en termes de marketing, tant il exerçait un fort pouvoir d'attraction sur la clientèle de passage. On avait vraiment envie de rentrer dans ce café pour vérifier si quelques personnages à gros nez rouge n'étaient pas accoudés au bar …

Mais il faut dire que maintenant les choses ont bien changé ici. Les DJ's ont délogé les clowns et autres enfants de la balle … et désormais l'atmosphère des bobos-bars de ce coin du 11ème, n'est pas toujours à la franche rigolade. Comme aurait dit Pépé le clown: " Le rire c'est encore plus casse-gueule que le trapèze".

Tout près de là pourtant, dans la rue Amelot, il y a bien un "Bar du Cirque" et même un "Clown Bar". Mais ces deux bistrots finalement assez éloignés de l'univers des saltimbanques, se contentent de surfer sur la vague de "l'authen-toc", à grand renfort d'éléments décoratifs en céramiques de Sarreguemines voire pire, de pseudo-vieilles réclames sur des plaques émaillées "made in China".
Et çà, c'est un tout autre cirque …



>> Au "Clown Bar", 114 rue Amelot, Paris XIe

>> Le cirque, le vrai … sur Parisperdu.

 

 

 

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Marville et son Paris perdu

16 Décembre 2012, 10:18am

Publié par barreteau

Charles Marville : Percement de l'avenue de l'Opéra : chantier de la rue d'Argenteuil, vers 1877 © BNF

 Dieu merci, "Paris n'est pas une ville, c'est un monde", disait François Ier.
Les villes s'engloutissent, s'ensablent, brûlent sous la colère des dieux ou des hordes: Babylone, Troie, Sodome, ...  Mais les mondes subsistent malgré les cataclysmes qui les changent, les muent, les forcent à évoluer.
Paris est donc bien un monde, car malgré les révolutions, la Commune, les bombardements, l'Occupation et l'infatigable baron Haussmann, ce terrible chirurgien, Paris est toujours là, invariable, indestructible.

Qu'était donc Paris avant...?
Avant quoi ? Avant les panneaux publicitaires Decaux ?
Non, bien avant l'apparition de ces laideurs du "mobilier urbain".
Avant donc, dans le années 1850, Charles Marville  exerçait une profession d'avant-garde: photographe.
Et que photographiait-il ? Paris. Les blessures, les travaux, mais aussi les merveilles de Paris. De ses clichés, on voit jaillir des fontaines, s'effondrer des taudis. On y voit la boue aussi, sur les pavés de la place d'Italie. On y voit l'Hôtel de Ville incendié par la Commune et depuis reconstruit tel l'original, mais avec un étage de plus, pour loger un surcroît de bureaucratie (déjà !).  
Marville montre ce Paris aux omnibus se frayant un chemin dans les démolitions, les rues encaissées comme des canyons, où jamais le soleil ne pénétrait et où fleurissait la tuberculose.


La ville-monde a, comme tout monde, deux faces. Ainsi en est-il encore de la Lune qui a sa face cachée.
Devant Paris, même les plus puissants sont intimidés; les Huns hésitèrent; Hitler n'osa visiter la Ville dite lumière qu'à l'aube et à toute vitesse, en Mercedes, comme un voleur parvenu …

Toutes ces images d'un Paris perdu nous montrent combien cette ville sait se transformer … sans jamais se renier. Et, comme dit Maurice Chevalier dans une chanson populaire "Paris sera toujours Paris".


>> Qui est Charles Marville ?


>> "Paris perdu", ou les massacres des années 50-60, aux Editions Carré.

>> "Paris poubelle", ou comment le saccage a été subventionné. De Georges Pillement, chez J-J. Pauvert.

>> Maurice Chevalier : "Paris sera toujours Paris".

>> Rejoigniez le Groupe Facebook : "Paris Hier, aujourd'hui ... demain"

 

 

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Un homme à sa fenêtre.

12 Décembre 2012, 13:07pm

Publié par barreteau

100 rue Leibnitz - Paris 18ème


Au numéro 100 de la rue Leibnitz, un monsieur d'une cinquantaine d'années enjambe la modeste ferronnerie de l'appui de sa fenêtre et, dans cette position dangereuse d'équilibre, s'affaire à réparer l'embrasure.

De temps à autre, il interrompt son travail et examine ce qui se passe dans la rue, à droite et à gauche (rien à part moi), puis à l'aplomb de sa jambe pendante.
Sans doute déçu de s'apercevoir qu'il n'y a qu'un seul étage, il renoncera à sauter … et son ouvrage achevé, finira par rentrer dans l'appartement.


>> Au 100 de la rue Leibnitz, les travaux sont terminés ...

 

 

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" Paris aujourd'hui, Paris demain "

8 Décembre 2012, 08:56am

Publié par barreteau

Opération Fréquel-Fontarabie - immeuble situé au 3-11 passage Fréquel - Paris (20e)

Avec l'exposition "Paris aujourd'hui, Paris demain" qui se tient jusqu'au 31 janvier 2013 sur les grilles de l'Hotel de Ville, la mairie présente le visage urbain d'une capitale … toujours en mouvement.

Plus de 70 opérations d'aménagement sont en effet en cours de réalisation et contribuent à remodeler Paris … avec plus ou moins de bonheur, plus ou moins de réussite.

Je ne parlerai pas du projet de rénovation des Halles, car il faut bien admettre que depuis le massacre des pavillons Baltard, le quartier est orphelin de son histoire.

Je ne parlerai pas non plus du projet de réaménagement de la place de la République dont la mairie a le culot d'affirmer qu'il poursuit un "objectif de revalorisation du patrimoine historique". J'ai déjà dit ici ce que j'en pense …

Pour le reste, la majorité des projets sont situés dans l'Est parisien, secteur de prédilection de Parisperdu et ils ont pour nom:

Clichy-Batignolles, Quartier Saint-Blaise, Porte Pouchet, Paris Nord-Est (P.N.E.), Paris Rive Gauche (P.R.G), ZAC Pajol, Bercy Charenton, Porte de Vincennes, Ilot Paul Bourget, Résidence Michelet, Gare de Rungis, Porte des Lilas, Python-Duvernois, Quartiers Goutte d'Or, Château Rouge et Emile Duployé, Ilot Bréguet, et Quartier Fréquel Fontarabie …

Nous ne manquerons pas de suivre attentivement ces différents projets et reviendrons, ici, vous dire ce qu'ils peuvent apporter à ces quartiers, en positif comme en négatif …


>> L'exposition "Paris aujourd'hui, Paris demain".

>> Rejoignez le Groupe Facebook : "Paris Hier, aujourd'hui ... demain".

 

 

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" Le siècle de Willy Ronis "

4 Décembre 2012, 12:23pm

Publié par barreteau


L'ouvrage que vient de publier Françoise Denoyelle, une spécialiste incontestée de la photographie, est une somme. Et qui mieux qu'elle pouvait écrire la première "bio" de Willy. Elle qui a expertisé l'œuvre de Willy Ronis à la demande de l'Etat et a eu accès à l'ensemble des documents privés et à ses négatifs …

Le livre a été conçu du vivant de Willy Ronis et s'est poursuivi après sa mort. "Ce sera le livre de ma vie ! " avait-il lancé en s'amusant. Françoise Denoyelle l'a pris au mot en écrivant cette biographie du photographe qui est aussi une histoire du siècle. Sept chapitres illustrant les sept vies de ce fils d'immigrants juifs, tenté par la musique, entré presque par hasard en photographie, reconnu puis oublié, et enfin célébré à partir de 1980.

Pour la première fois, voici donc l'œuvre de Willy Ronis totalement déployée et finement analysée, avec les toutes premières photos, les grandes icônes (le nu provençal, le petit garçon à la baguette, …), les reportages oubliés, les images plus secrètes ... et encore plus rares: les chefs d'œuvre en couleurs, scannés d'après le négatif ou le meilleur positif.

Avec plus de 300 photos sélectionnées parmi 25 000 négatifs, tirages de travail ou d'exposition, mais aussi avec la correspondance, les agendas précieux où il notait les événements de sa journée..., c'est à une traversée intégrale de l'œuvre du photographe que nous convie cet ouvrage.

Mais c'est aussi une œuvre recomposée en mots, en chapitres permettant une traversée du siècle de l'immigration au Front populaire, de l'Occupation à la réussite, de l'oubli à la reconnaissance.

L'ouvrage de Françoise Denoyelle explore tous les aspects de la création photographique de cet immense photographe. Un siècle de talent, de passion de la vie et d'engagement …

Un beau cadeau de Noël … merci Françoise, merci Willy !


>> Invitation à une séance de dédicace de l'ouvrage "Le siècle de Willy Ronis".

>> "Le Siècle de Willy Ronis", aux Editions Terre Bleue.

 

 

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" Docteur Netter ... I presume ? "

30 Novembre 2012, 15:01pm

Publié par barreteau

Passage sans nom, aux abords de  l'Hôpital Trousseau. Paris 12ème (Juillet 1997)

Il y a encore seulement 6 ou 7 ans, en venant de la rue du Niger, puis en poursuivant par la rue des Marguettes, on aboutissait à un passage sans nom et ignoré des plans.

C'était une large allée en pente, avec des pavés, des appentis, des fleurs, des arbustes … elle conduisait, par un porche à crimes, aux abords de l'Hôpital Trousseau.

Tout ici paraissait d'un autre temps, avec ces vieux arrière-plans de cours, de hangars et de remises. Ici, on changeait de monde, on entrait dans un lieu où ni la cartographie, ni la boussole ne pouvaient vous livrer la moindre indication.


Finalement, sortant de cette "Terra incognita" on débouchait sur la civilisation dans l'interminable enfilade de l'avenue du Docteur Arnold Netter.

Un peu plus loin, au numéro 45 de cette avenue, dans un demi-cercle, un bas-relief montrait deux personnages assis de part et d'autre d'un arbre aussi bizarrement stylisé que dans une illustration ésotérique. L'un - c'est peut-être le docteur Netter - porte une sorte de blouse. L'autre est une jeune fille que je ne parviens pas à identifier. Les deux forment un rébus, pour moi, totalement hermétique.
Il faudra que je me renseigne sur la "bio" de ce fameux (mais pas trop) Docteur Arnold Netter …



>> Qui êtes-vous Arnold Netter ?

>> L'impasse de l'avenue du Dr Arnold Netter, déjà dans Parisperdu.

 

 

 

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