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PARISPERDU
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" The place to see before you die "

4 Mars 2013, 09:58am

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Publié par barreteau

Bar de la Poste (près du Centre de Tri d'Austerlitz) - rue Bellièvre _Paris 13ème

Je regrette de ne pouvoir boire un verre au bar de la Poste: il est à présent fermé de telle manière qu'il ne rouvrira certainement jamais.

Dans ce quartier, les bars traditionnels ont d'ailleurs tous fermé, les uns après les autres. Puis les petits immeubles où étaient logés ces bistrots ont été rasés pour faire place, dans ce secteur de la ZAC Paris Rive Gauche, à l'édification d'énormes parallélépipèdes de verre et de béton.

Au rez-de-chaussée de ces horreurs, on trouve parfois un établissement censé remplacer le bar disparu. Mais ce ne sont que Fast-food, Lounge-bar avec ou sans DJ, Café chicha ou narghilé, Buddha-bar, Bar à Cocktails, After Work,  Happy Hours et Tapas …

Bref, c'est la course à l'ultime mode, le surf sur la dernière vague. Tout cela certes dans une atmosphère festive mais aussi très superficielle … et bien loin des vieux rades du quartier où le coudoiement au zinc créait du lien social bien réel.

Aujourd'hui, le Lounge bar: "The place to see before you die" te fait penser que tu es dans un lieu important, tout comme Twitter te fait croire que tu es une personnalité, Instagram que tu es un photographe et Facebook que tu as des amis …
Le réveil va être difficile !

 

>> Voir aussi : 19 rue de Bellièvre

 

 

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Impasse Louis Robert

26 Février 2013, 09:21am

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Publié par barreteau


Moins connue que la cité Leroy ou la villa de l'Ermitage pourtant toutes proches, l'impasse Louis Robert a su, elle aussi, garder son charme d'antant. Elle est toutefois moins accessible que ses voisines: un portail grillagé, souvent fermé, en barre l'accès au 10bis de la rue de l'Ermitage.
 

Mais, avec ses pavés disjoints et une végétation plus ou moins maîtrisée, l'impasse Louis Robert reste un endroit préservé dans ce 20ème arrondissement qui décidément regorge de petits trésors.

Pourtant fin 2004, la Cité Leroy et ses environs sont voués à la destruction, partout ce ne sont que bâtis dégradés et  ouvertures murées. Le secteur Leroy/Ermitage/Louis Robert ne doit sa survie qu'aux treize années de combat de ses habitants; ils n'ont pas voulu les deux mille logements et les quelques milliers de tonnes de béton qui devaient les submerger ... 



>> Qui êtes-vous Louis Robert ?

>> Accès protégé : "Interdit de jour comme de nuit".

 

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La Forge Royale ne répond plus.

21 Février 2013, 08:28am

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Publié par barreteau

23 rue de la Forge Royale, 75011 Paris

Avec tous ces rideaux de fer tirés devant les devantures des petits artisans ou commerçants, avec cette multitude de panonceaux "Locaux disponibles", on comprend vite que le quartier est en pleine mutation.

Au carrefour de la rue Candie, ponctué d'un érable et d'un marronnier, la rue se rétrécit, les immeubles se font plus bas, seuls le restaurant "A la banane ivoirienne" et l'échoppe du  restaurateur de meubles "vernis au tampon"… semblent avoir été toujours là.

Plus loin, un club distillant de la musique arabe et un "brunch-jazz" commencent à redonner un semblant de vie à la rue, peu évident dans la journée car ces établissements n'ouvrent guère avant 22-23 heures.

Il faut dire que dans ce secteur, les enseignes commencent à dater: la Sté Morse-Radio avait son atelier de réparation au 23 de la rue et même si sur son fronton, il est précisé que "le Siège social et le Magasin de vente" sont au 173 rue du Temple … il est évident que la précision est obsolète car, aujourd'hui à l'heure du multiplexage satellitaire, l'activité autour du code morse ne fait plus vivre personne …

Hergé avait écrit "Le Manitoba ne répond plus", ici rue Forge Royale, la "Morse-Radio" ne répond plus non plus …


>> A la Banane ivoirienne …

 

 

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Paris comme New-York ... ?

17 Février 2013, 08:19am

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Publié par barreteau

La petite ceinture, dans le XXe arrondissement, repensée en parc linéaire.
Projet © Laps Architecture


La promenade plantée parisienne, dans le 12ème arrondissement, aurait servi  de modèle pour  la "High-Line" new-yorkaise, ce parc urbain de Manhattan, aménagé en 2009, sur quelque 2,3 km d'une portion  désaffectée des anciennes voies ferrées aériennes de la Lower West Side Line.

Et voilà que la réalisation américaine inspire maintenant de jeunes architectes parisiens qui proposent un projet de création d'une autre "high-line" dans le 20ème arrondissement. Le serpent se mord la queue !

Voilà comment, ils décrivent leur projet futuriste :"Dans le XXe arrondissement, la petite ceinture - vue depuis la rue Henri-Chevreau - est un terrain abandonné, devenu quasiment invisible, indistinct aux yeux de chacun. Nous avons imaginé de réinvestir cet espace par une réflexion autour de la densification, et ainsi de montrer l'invisible. Notre objectif sera de repenser cet espace et son usage, tout en implantant sur les hauteurs des immeubles, des équipements, des scènes urbaines, des logements… Ainsi, l'ancien tracé formera un parc linéaire, un axe directeur qui constituera un repère de premier plan pour les habitants et les riverains, tant à l'échelle du quartier que de la ville dans son ensemble."

"Montrer l'invisible … en implantant des immeubles sur les hauteurs …"
Rien que ça !
Eh bien, j'espère que ce projet ne verra jamais le jour, Paris est déjà assez défiguré comme ça!


>> La "High-Line" de Manhattan, au dessus de la 20ème rue.

 

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Paris insoupçonné.

13 Février 2013, 09:25am

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Publié par barreteau

Impasse Briare (Paris 11ème)

On ne sait plus si c'est une impasse ou un passage. Alors, on s'y engage sans avoir la certitude absolue de déboucher quelque part.

Ayant pénétré par la rue de Rochechouart, vous sortez finalement rue de Maubeuge, après un long parcours dans ce boyau si étroit qu'on ne peut y étendre les deux bras.
C'était donc bien un passage et non une impasse comme mentionnée sur certains plans de la capitale.

Mais me direz-vous, quel intérêt de venir ici, où il n'y a rien à voir, rien à faire ?
C'est toute la fantaisie parisienne des lieux paisibles et discrets, cachés et secrets … qui ne se donnent à voir qu'aux esprits curieux et amoureux d'un Paris insoupçonné.

 

>> Voir aussi : "Passages du nord … au sud".

>> "Bref entretien, rue Miguel Hidalgo"

 

 

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L'école de Willy Ronis.

9 Février 2013, 12:46pm

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Publié par barreteau


Le 9 octobre 2010, le collège Musselburg de Champigny-sur-Marne, dans le département du Val de Marne, change de nom et devient le collège Willy Ronis.

Pour célébrer le photographe, les élèves ont choisi un autoportrait de 1955, un photomontage où il brandit une association de deux appareils pour photographier simultanément en noir et blanc et en couleurs. Sous l'immense portrait du hall, les lycéens se pressent pour écouter une évocation de cet homme un peu mystérieux derrière ses appareils.

Pourtant l'homme connaît bien le secteur car, dès 1938, il prend sa première photo sur les bords de Marne. Et Ronis aura toujours une affection particulière pour cette rivière et ses guinguettes qu’il n’a cessé d’immortaliser de son œil tendre et expert  .

Ecoutons le d'ailleurs à ce sujet: "Si je remonte dans le temps, j'avais eu la commande d'un reportage sur les guinguettes. C'est comme ça que je suis allé sur les bords de la Marne avec ma moto, comme ça, au hasard. Quand on ne connait pas le coin, c'est absolument ébouriffant, avec la boucle de la Marne à Champigny. Tout à coup, on traverse, on trouve la Marne, et on ne comprend pas pourquoi ... On sortait de l’Occupation. Il y avait un souffle et un enthousiasme lié à ce que nous avions retrouvé la liberté. Et cela se sentait dans la vie quotidienne, malgré les difficultés ... et en 58, ce n'était pas encore dissipé, on croyait encore à une vie sans souci majeur ".

Aujourd'hui, le Collège Willy Ronis n'a pas - lui non plus - de souci majeur, d'autant qu'il s’est impliqué entièrement dans sa nouvelle identité en s’équipant d’un labo-photo. Une dotation en moyens humains et en matériels qui permettra aux jeunes photographes de s’essayer à cette discipline dans un "atelier d’éducation à l’image" ouvert à tous les élèves du collège.
La relève est peut-être parmi eux…



>> Le collège Musselburg de Champigny-sur-Marne, devenu le collège Willy Ronis.

>> L'autoportrait de 1955, en jaquette de l'ouvrage: "Le siècle de Willy Ronis".

>> Voir aussi sur Parisperdu: "Le Collège Robert Doisneau".

 

 

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9ème arrondissement : l'attirance des lointains mal connus ...

5 Février 2013, 13:47pm

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Publié par barreteau

Les rues Milton (à gauche) et de la Tour d'Auvergne (à droite) - Paris 9ème (2009)


Au coin de l'étrange rue Milton et de la rue de la Tour d'Auvergne, je découvre un tunnel qui traverse toute l'épaisseur du seul immeuble assez récent de la rue (années 60, probablement), et qui débouche sur une cour assez spacieuse. Pourquoi étrange ? Parce qu'elle bifurque à cet endroit.

Il existe ainsi dans Paris plus d'une rue que l'on reconnaît aussitôt comme parisienne et d'autres qui semblent extraites d'une ville inconnue.
Pour la rue parisienne des quartiers de l'Est, la déclivité joue souvent un rôle indispensable, tout comme certains décochements ou une absence de style défini pour un grand nombre d'édifices.

Pénétrer dans ces édifices n'est pas simple et parfois je me trouve assez désappointé de ne pouvoir pénétrer nulle part. Toutes ces portes n'obéissent qu'à des codes qu'il faut connaître et, s'y engouffrer sur les talons d'une personne qui le possède, c'est fatalement provoquer des soupçons … ou pire.

Et puis voilà, il arrive que parfois ça fonctionne, c'est-à-dire que le code de ce portail n'était pas encore branché et souvent alors je débouche sur des passages cachés ou des cours insoupçonnées dont cet arrondissement garde encore jalousement le secret.
Aussi souvent mes pas me guident-ils vers ce 9ème arrondissement: sans doute, l'attirance des lointains mal connus …


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Les nouveaux marchés de la misère.

1 Février 2013, 12:35pm

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Publié par barreteau

Métro Barbès _Paris 18ème _Mars 2011 (© Photo: Action Barbès)


Au métro Barbès, le samedi, mais aussi aux portes Nord et Est de Paris, comme à la Porte Montmartre, par exemple, se tiennent des marchés d'un nouveau type.

Depuis longtemps, on pouvait trouver-là des vêtements, des chaussures, des couches culottes, … mais maintenant ce sont des produits alimentaires que l'on y vend et achète, à la sauvette.
50 centimes le camembert, ou la boîte de petits pois … on y revend aussi des produits avariés ou dont la date limite de consommation est largement dépassée …

On se bagarre pour une place, c'est un marché sans foi ni loi, où la communication est difficile car les vendeurs s'expriment souvent uniquement dans la langue de leur pays d'origine. La police les chasse parfois mais ils se déplacent alors seulement de quelques mètres. Et, pour ne pas être pris en flagrant délit, il suffit de ne pas déballer la marchandise.

D'où viennent ces produits ?

Souvent, ils ont été trouvés à la poubelle. Mais certains revendent les dons qu'ils ont obtenus auprès des Restos du cœur ou du Secours populaire … D'autres vont encore plus loin pour gagner plus: ils volent dans les magasins des denrées plus haut de gamme et les revendent à moitié prix, faisant fi de la loi qui punit le vol à l'étalage d'une peine de 3 ans de prison. Car souvent pour les vendeurs de ces marchés de la misère, il s'agit d'une question de survie, pour compléter de maigres allocations ou une petite retraite. Les plus actifs peuvent ainsi gagner jusqu'à 200 € par mois.

Mais qui achète ?

C'est une clientèle d'habitués : des chômeurs, des sans-papier, des personnes âgées sans beaucoup de ressources … l'hygiène ou la qualité des produits n'est pas leur souci premier; le prix par contre, oui …
Et le business n'est pas prêt de s'arrêter car, initiés à Paris, ces marchés fleurissent désormais dans toutes les grandes villes de France.
Quand on sait que le pourcentage des français qui vivent sous le seuil de pauvreté est en constante augmentation depuis 4 ans, les marchés de la misère semblent, malheureusement avoir de l'avenir.



>> Déjà sur Parisperdu: "Carré des biffins".

 

 

 

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La place "sans nom" !

28 Janvier 2013, 10:15am

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Publié par barreteau

Vue vers le boulevard de Reuilly, et la rue de Picpus Paris 12ème (septembre 2011)


Située aux intersections des boulevards de Reuilly et de Picpus et des rues de Picpus et Louis Braille, il est une place que les plans ignorent, aussi les habitants du secteur ont pris l'habitude de la désigner comme la place "sans nom".

On peut déplorer que la "place sans nom" ne soit qu'un simple rond-point pour automobilistes. Sa restructuration est souhaitée depuis des décennies par les riverains, mais la mairie du 12ème semble ne pas prendre en compte cette aspiration parmi ses priorités budgétaires.

Récemment pourtant, un semblant d'aménagement a pu être constaté autour de la place "sans nom". Un projet bien timide de "végétalisation de l'espace public" (sic) est expérimenté ici, jusqu'à mi-2013 … peut-être le temps que la place se fasse enfin un "nom" ?

 

>> La place "sans nom" végétalisée !

 

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5 millions de visiteurs.

24 Janvier 2013, 09:55am

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Publié par barreteau


Parisperdu vient de franchir le cap des 5 millions de visiteurs uniques.

Pas mal si l’on considère que le site a été lancé dans une relative discrétion il y a tout juste 7 ans autour d’un thème qui peu à peu a fait son chemin : celui de la défense d'un certain Paris.
 

Depuis deux ans maintenant, Parisperdu est relayé sur les réseaux sociaux de Facebook et Twitter. Et, depuis un peu plus d'un mois, un nouveau groupe "Paris Hier, aujourd'hui …demain" a été créé sur Facebook. Vous pouvez dès aujourd'hui rejoindre ce groupe.

Ces nouveautés sont la promesse d'une fréquentation encore plus forte du blog.

D'autres évolutions sont à l'étude, aussi nous vous tiendrons régulièrement informé de la vie du blog et des nouveautés à venir.

Amical salut et remerciements à tous les amoureux de Paris …

 

>> Lire aussi : "7 ans, l'âge de raison ..."

 

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Un chemin de fer pas comme les autres.

19 Janvier 2013, 11:48am

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Publié par barreteau

Les toits de Paris vue de la petite ceinture (75012)

J'erre sans but précis dans le quartier Bel-air. Un secteur du 12ème que j'affectionne suffisamment pour souvent y revenir.
Face au pont du chemin de fer de ceinture, je m'étonne que de si grêles piliers de fonte aient pu supporter des trains. Mais ils seront bien assez costauds pour supporter le promeneur attiré par une balade sur la petite-ceinture désertée par les locos. Donc je grimpe sur les voies sans hésiter.

Une fois là-haut, je distingue à travers des buissons quelques vestiges: un bâtiment, des quais, des poteaux qui sans doute annoncent l'ancienne gare d'Avron. Pour la rejoindre il faudrait s'aventurer sur deux autres ponts. D'en bas, ceux-là m'ont toujours paru inégalement solides. Autant celui de la rue du Volga inspire une certaine impression de sécurité avec son gros ouvrage de pierres en plein cintre, autant de celui de la rue d'Avron à claire-voie, je me méfie.

A gauche s'en vont les rails, presqu'au niveau des toits de la ville d'où rien de particulier n'émerge. On dirait une immense steppe d'Asie … toute en zinc. On se croirait dans l'un des documentaires TV : "Des trains pas comme les autres …"

Il est tard et redescendant des voies, je tombe devant un Modern'Hotel dont les fenêtres ont été murées. Si on le démolit demain, j'aurai probablement été le dernier passant à le voir, ou du moins à l'observer attentivement …


>> La petite-ceinture sur Parisperdu.

 

 

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La rue la moins chère de Paris.

19 Janvier 2013, 11:36am

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Publié par barreteau

Rue de la Grenade, Paris 19ème arrondissement

C'est en plein cœur de Saint-Germain des Prés que se trouve la rue la plus chère de Paris. Rue de Fürstenberg, les prix de l’immobilier pointent - en effet- à plus de 21.000 euros/m2.
Mais où faut-il aller pour trouver la rue la moins chère de Paris ?

Pour cela, il faut aller chercher de l'autre côté du périph'.
De l'autre côté du périph' ? Mais sommes-nous encore à Paris ? Car l'on pense toujours que le périph' constitue la frontière de la capitale, pourtant … ce n'est pas vrai.
Ainsi aux alentours de la Porte de Pantin, le territoire parisien déborde le périphérique de quelque 200 mètres, ce qui est tout à fait exceptionnel.

Dans ce secteur Est de la capitale, de l'autre côté du périph' donc … c'est encore Paris. Et c'est là, dans cette partie "transfrontalière" du 19ème arrondissement, qu'est située la rue la moins chère de Paris: la rue de la Grenade, avec un prix moyen de l'immobilier à 4.712 euros/m2.

Quatre fois et demie moins chère que pour la rue de Fürstenberg !
Mais il est vrai que l'environnement est bien différent …


>> Rue de Fürstenberg, un tout autre environnement …

>> Le "top-100" des rues les plus, et les moins chères de Paris.

  

 

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Bobos, ça se complique.

10 Janvier 2013, 14:09pm

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Publié par barreteau

LE BOBO LOUNGE, 3 rue de Budapest 75009 Paris

L'une des caractéristiques du bobo, c’est qu’il se sent socialement supérieur à vous, même s’il ne l’est pas. Et c’est bien un truc de Parisiens, d'urbains car les bobos n’existent pas à la campagne.
Mais qui sont vraiment les bobos ?


Revenons aux sources: le bobo ou bourgeois bohème est d’abord un bourgeois. Urbain donc, et assez friqué. Cela exclut le rural, l’instituteur, le bac moins 2, … même si ces trois-là peuvent aussi être portés sur l’humanitaire, l’équitable et la pratique du vélo.
Le bobo urbain ignore souvent ce qu'est "la nature" mais s'intéresse de près à l'écologie, une orientation politique qui n'est absolument pas dangereuse pour le capital qu'il possède ...

Attention, le bobo n’est pas le fils de l’intellectuel de gauche. Le bobo est quelqu'un qui a trahi tout ses idéaux de gauche révolutionnaire ... Il est le grand gagnant de Mai 68 mais aujourd'hui, le voilà incapable d'assumer ce qu'il est devenu, à savoir un citoyen de gauche en terme de morale, mais de droite en terme de pognon. Aussi faut-il prendre du recul lorsqu'un bobo vous livre son opinion, les instituts de sondage savent que le bobo dit le contraire de ce qu'il  pense.
A coup sûr, diplômé, bien installé, avec famille, s’il court les petits bistrots cradingues (menu complet à 11,50 Euros) il est aussi capable de faire un trekking au Botswana avec "Terre d’aventure" à 4 530 euros par personne pour 13 jours ! Mais là, il devient "boal" (bobo alternatif). 

Ensuite le bobo est bohème, car s'il a des revenus confortables, il ne doit surtout pas le montrer, d’où son style (qu’il croit) décalé, ses fringues (ostensiblement) négligées, ses quartiers (jusqu’à présent) populaires, sa voiture pourrie (ou inexistante).
Le but ultime étant de se différencier autant des prolos (jugés incultes, avec leur bagnole, leur bière et leur football) que des bourgeois non-bohèmes (les coincés ou, pire, les tendances "bling-bling").

Mais se démarquer, devient pour le bobo un problème insoluble: puisqu’il s’affiche, il est imitable, et sans le vouloir il a lancé une mode. Le voila rejoint par une cohorte de prolos et de bourges qui s’habillent comme lui, fréquentent les mêmes bars, ont les mêmes lectures, habitent les mêmes quartiers, prennent les mêmes avions, … le voila donc rejoint par ceux-là même qu’il a mis des années à fuir: les "bo-beaufs". Comme disait Sempé : "Rien n'est simple et ... tout se complique".


>> Les Bobos sur Parisperdu.

>> Le "boal" : encore plus fort que le bobo ... !

 

 

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L'insolite place Pinel.

6 Janvier 2013, 11:54am

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Publié par barreteau

La place Pinel aujourd'hui _ Paris13ème (© Google Maps)

Il a quelques dizaines d'années, lorsque vous empruntiez la ligne 6 du métro, en direction de Nation, juste avant la station Nationale, vous aviez une vue plongeante sur un vaste espace … complètement désert !

Il y avait là un cercle d'une centaine de mètres de diamètre, dallé de grandes plaques de ciments plus ou moins disjointes, recouvrant tant bien que mal d'anciens pavés. Pas un arbre, pas la moindre végétation, ici il n'y avait que le vide ….  
Un lieu "vide de centre" et d'une certaine manière "vide de sens". C'est ainsi que vous apparaissait, la minérale Place Pinel, en contrebas, par les vitres du métro aérien.

Autour de ce néant, bien au large : des immeubles bas où s'étaient installés quelques petits commerces, de rares artisans et des dépanneurs de petit électroménager, dans ces années 70 où Moulinex régnait sans partage sur son marché.

Longtemps j'ai trouvé cet endroit totalement improbable dans une ville comme Paris.
Au cœur de la cité, la place Pinel dégageait une curieuse impression d'inachevée, son vide procurait comme une gêne, une sensation dérangeante …

Mais comme la ville a horreur du vide, on finit par aménager l'ensemble, par combler l'espace, … tout l'espace. On a commencé par la périphérie avec la construction d'immeubles d'une dizaine d'étages.

La place arrondie, un peu naïve, s'est alors peu à peu retrouvée rétrécie, défigurée par de volumineux immeubles cubiques qui s'inséraient souvent mal dans ses courbes.

Quelques grossistes asiatiques de  matériels divers ont remplacé les dépanneurs Moulinex, … aujourd'hui, on ne dépanne plus, on jette et on rachète du neuf. Leader Price a chassé les petits commerces, la boucherie chevaline a fermé … mange-t-on encore du cheval de nos jours ?

Puis, au centre, sur plusieurs cercles concentriques, on a planté des arbres, beaucoup d'arbres et disposé des bancs semblables à des pierres tombales. De grosses boules de verdure occultent désormais le centre de la place, coupent les perspectives et en masquent sa physionomie générale.

Aussi maintenant, vu du viaduc du métro aérien, on devine la Place plus qu'on ne la voit. On n'image pas qu'il y a quelque temps, la place Pinel était bien différente de ce qu'elle est aujourd'hui. C'était alors un endroit totalement insolite … mais non dénué de caractère.


>> La Place Pinel, à nouveau en cours de réaménagement.

 

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Meilleurs voeux !

1 Janvier 2013, 17:27pm

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Publié par barreteau


"Bonne année ! ", "Happy new year ! ", "Ein gutes neues Jahr ! ", "Migliori auguri ! " … Parisperdu vous présente tous ses meilleurs vœux pour 2013.

Gardons le contact toute l’année en nous retrouvant régulièrement sur Parisperdu, et désormais vous pourrez aussi rejoindre le groupe Facebook : "Paris Hier, aujourd'hui … demain" animé par Parisperdu, le photo blog des amoureux de Paris.

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