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PARISPERDU

C'était un petit jardin.

28 Octobre 2009, 09:42am

Publié par barreteau

Jardin, Villa Emile Loubet - Paris 19ème (1996)


Crée en 1972, "Le petit jardin" est une chanson bien dans la tonalité de Parisperdu.
Les deux Jacques: Dutronc et Lanzmann nous délivrent, à leur manière, un peu de tendresse et de poésie.
Pour ceux qui ne connaisse pas cette œuvre finalement assez intimiste, vous pourrez la découvrir, ci-dessous.
Une onde de nostalgie parcourra  sans doute les autres …

C'est aussi beau que Paris, enfin … ce qu'il en reste !

 

" C'était un petit jardin
Qui sentait bon le Métropolitain
Qui sentait bon le bassin parisien
C'était un petit jardin
Avec une table et une chaise de jardin
Avec deux arbres, un pommier et un sapin
Au fond d'une cour à la Chaussée-d'Antin

Mais un jour près du jardin
Passa un homme qui au revers de son veston
Portait une fleur de béton
Dans le jardin une voix chanta

De grâce, de grâce, monsieur le promoteur,
De grâce, de grâce, préservez cette grâce
De grâce, de grâce, monsieur le promoteur
Ne coupez pas mes fleurs

C'était un petit jardin
Qui sentait bon le Métropolitain
A la place du joli petit jardin
Il y a l'entrée d'un souterrain
Où sont rangées comme des parpaings
Les automobiles du centre urbain

C'était un petit jardin
Au fond d'une cour à la Chaussée-d'Antin".



 

>> "Le petit Jardin", chanté par Jacques Dutronc (Vidéo)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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A la porte de Montemproivre.

24 Octobre 2009, 10:46am

Publié par barreteau



A l'est du 12e arrondissement, la porte de Montempoivre est une minuscule porte parisienne, bordée essentiellement par des immeubles d'habitation de type HBM, des constructions érigées dans les années 1920.

En venant du nord, la ligne de chemin de fer de la petite ceinture, enjambe à cet endroit, à la fois la rue du Sahel et la coulée verte, ou si l'on préfère, la " Promenade plantée", qui arrive de l'avenue Daumesnil.

Perché, là haut, sur ce pont métallique, la double voie ferrée a encore de l'allure, même si - depuis bien longtemps – plus aucun train ne fait trembler ses lourdes tôles rivetées.

La voie semble se perdre dans un horizon lointain qui ressemble à une paisible campagne même si pourtant, en contrebas, la ville de tous côtés l'enserre ….

Dans quelques années, vers 2012 si tout va bien,  le bruit des bogies sur d'autres rails pourrait bien se faire à nouveau entendre dans le secteur avec le  prolongement du tramway T3 de la porte d'Ivry à la porte de la Chapelle.

 

 

 

 

 

 

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Mélancolie d'un chinois à Paris.

20 Octobre 2009, 12:10pm

Publié par barreteau

 

Parisperdu a inspiré un lecteur chinois, … de surcroît poète.
Celui-ci reprend sur son blog ces quatre photos,

 

 1       2 

3        4

 

 

 

 

 

 

et nous livre quelques pages de son journal intime, sous une rubrique intitulée "Mélancolie à Paris".

 En voici une version française, avec les approximations linguistiques dues à l'automatisation de la traduction …
 

" Matin de printemps dans le Paris perdu".

La nuit est passée et le vent d'ouest a défraîchi l'arbre bleu.
Seul un grand bâtiment regarde la route à l'horizon.

Le matin tôt,
Lentement je marche sur cette route près de Paris.
Le cœur semble se réveiller, il doit se réveiller,
Sombre et agile rêveur.


La route se prolonge.
Le jour est comme écrasé par la peine,
Et pour la première fois, la pluie soyeuse se disperse soudainement.
Le ciment des blocs de maisons alignées
Est d'un blanc grisâtre qui brille sur l'émigré.
Un sourire sur mon visage couvre l'Histoire.
Pathétique.


La route se prolonge.
Des étudiants passent par ici,
Leur jeunesse s'exprime gaiement.
Et ma condition d'étranger, disparaît dans
Les coins insouciants de leurs yeux.


La route se prolonge.
Par dessus un mur,
La tache jaune d'une fleur jette un coup d'œil
Pour accueillir
La bruine fraîche qui recouvre le piéton.
Le temps passé a disparu au loin
Mon humeur est comme une maladie d'amour.


Le matin tôt,
Je me promène
sur la route qui sort de Paris.
Le scintillement de mes pensées tient le premier rôle,
Mon humeur va se calmer maintenant.
Le vent a soufflé, la fleur s'est envolée,


La route se prolonge,
Imprévue, perdue .........


 

 

 

 

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Gazomètres.

16 Octobre 2009, 09:51am

Publié par barreteau



Le terme "gazomètre" fut créé par William Murdoch, l'inventeur de l'éclairage au gaz, dans les années 1800. En dépit des objections de ses associés, qui lui expliquaient que son "gazo-mètre" ne mesurait rien, contrairement à ce que semblait indiquer son suffixe, le terme fut retenu et passa dans l'usage courant.

Pourtant, le terme de "réservoir à gaz" aurait été plus exact car ces immenses structures métalliques sont utilisées pour conserver le gaz sous une cloche, dont la hauteur varie en fonction de la quantité de gaz présente.

 

La révolution industrielle du 19ème siècle vit fleurir les gazomètres aux abords des villes.

A Paris, la plus forte concentration de ces réservoirs se trouvait à la périphérie Nord: de La Plaine, au Landy, en passant par La Villette et la rue de l'Evangile. On en dénombra jusqu'à 61 en 1907.
Ces "énormes cloches en fer boulonné" dont les plus grosses, hautes de 65 m, mesurent 75 m de diamètre, ont marqué durant plusieurs décennies le paysage industriel urbain. Les pulsations de leurs calottes bombées étaient le signe tangible du fonctionnement de l’usine à gaz. L’alternance levée-abaissement de leurs couvercles signalait le mouvement remplissage-émission et permettait de distinguer les variations diurne et nocturne de la distribution du gaz. A Paris, les gazomètres alimenteront plus de 40 000 réverbères, surtout abondants aux abords des bâtiments publics, des halles, des théâtres et … en y ajoutant les vitrines illuminées, ils vont faire de Paris, la fameuse "ville lumière".

 

Mais en 1951, on découvre, dans un petit village des Pyrénées du gaz naturel. Le méthane de Lacq arrivera à Paris juste dix ans plus tard, et cette arrivée sonnera le glas des gazomètres car le gaz naturel peut se stocker dans des poches souterraines.

Devenus inutiles, les gazomètres disparaissent peu à peu du paysage urbain, …
A Paris, tous seront démolis, le dernier en 1982.



>> Déjà sur Parisperdu : "Carrefour de l'Evangile".


>> Déjà sur Parisperdu : "Usine à Gaz !"


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Dalle ou dédale des Olympiades ?

12 Octobre 2009, 08:53am

Publié par barreteau


Loin de la structure traditionnelle du tissu urbain, ce quartier du 13ème arrondissement est extrêmement déroutant. Si vous voulez vous rendre dans certaines rues, à une adresse précise, rue du Javelot ou rue du Disque, par exemple, il faudra vous armer d'une bonne dose de patience. Car ces rues, enfouies sous la dalle, sont totalement invisibles, inaccessibles aux piétons et quasiment introuvables.

Venant de la rue de Tolbiac, vous allez gravir 56 marches, soit presque 10 mètres de dénivelé, et déboucherez alors sur un panorama d'immeubles uniformes et inexpressifs.
La dalle est bruyante, et les discussions se réverbèrent en écho sur les immenses parois d'immeubles aux alvéoles bien rangées, trop bien rangées ... A observer les cases de béton savamment biseauté, on se prend à rêver à une certaine science fiction où des véhicules en lévitation desservent chaque case/appartement, aux coordonnées tridimensionnelles rigoureusement répertoriées. Vous habitez alors, par exemple, le "repère" suivant: X02/Y15/Z24. Et pourtant, c'est bien au sol que se situe votre adresse, rue du Disque ou rue du Javelot !

Vous devez gravir encore 28 marches supplémentaires pour accéder à un second niveau de la dalle qui ici, n'est plus toute neuve ... ! La crèche va être reconstruite, et la dalle sera rénovée, promet une affichette. Mais à coté, sur le béton brut, un tag crie: "Vas y, nique ta race".

Troisième niveau, fin du dédale ... vous débouchez sur un jardin condamné. Le vent frais tournoie entre les barres toutes semblables. L'herbe a poussé entre les dalles de béton, et les gigantesques pots des tilleuls adultes se fissurent.
Le jardin domine un trou béant où les voies ferrées de l'ancienne gare des Gobelins s'engouffrent sous la dalle. Une bande de gamins vient y trainer. Ironie du lieu, à observer leurs jeux intemporels, un parfum tenace de nostalgie embaume - aujourd'hui - l'utopie d'hier.

 

 >> Voir aussi sur Parisperdu: "Italie 13" : La politique de la table rase.

 

 

 

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Au cimetière de Charonne.

8 Octobre 2009, 18:45pm

Publié par barreteau



Le quartier ressemble à un village et conserve encore aujourd'hui un aspect campagnard. Sur un tertre se dresse l'église Saint-Germain-de-Charonne à laquelle est accolé un petit cimetière.
Avec celui du Calvaire à Montmartre, il est le seul cimetière parisien à jouxter une église paroissiale. Ces deux lieux ont donc échappé aux dispositions du décret du 12 juin 1804 interdisant les inhumations dans l’enceinte des villes et bourgs.

 

Si le quartier a subit d’énormes bouleversements dans les années 70-80, l’église et son petit cimetière forment un îlot suranné, non dénué de charme, et où la tristesse n'est pas de mise.
Bien sûr, calme et sérénité émanent naturellement de ce type de lieu mais le côté paisible du site est également dû au fait qu'aucune personnalité marquante, aucun V.I.P n'est enterré ici.


Vous qui recherchez un "Paris différent", calme, apaisé, silencieux, hors du temps, … ce coin de Charonne est fait pour vous.


>> Voir aussi dans Parisperdu : "Le regard sur la ville"

 

 

 

 

 

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Ici Paris n'est plus le même.

4 Octobre 2009, 09:05am

Publié par barreteau

Boulevard d'Indochine, Paris 19ème.
 

Il y a beaucoup à dire sur le Paris des boulevards extérieurs. Là échouent nombre de celles et de ceux que la capitale ne veut pas accueillir entre ses murs. Sur cet anneau urbain, l’être humain ne demeure pas et le passant semble en exil, étranger à l’espace qui l'entoure. Ces lieux restent indifférents à l’égard de beaucoup.
Ici Paris n’est déjà plus le même, pourtant ce n’est pas encore la banlieue. Dans ces interstices aux quartiers compressés, il y a des stades, des parcs, des cimetières, des échangeurs, … de la circulation, du vacarme, des accidents, des trafics en tous genres …

Personne n’habite dans ces mornes décors, mais quelques humains fréquentent ces lieux déshérités. Ce sont souvent des prostituées, en majorité étrangères, souvent droguées, parfois mineures, baladées de mains de macs en mains de bourgeois… Ce sont aussi des immigrés, perdus entre campagne et ville, entre boulots et chômage, dans un environnement hérissé de déchets d'urbanisme, de vieilles usines en déroute ou de récentes constructions à but sportif ou culturel, ou encore de bistrots délabrés ou de Mc Donald's rutilants …

Pourtant, à l'heure où la ville semble vouloir redessiner ses limites, le futur de Paris, d'un "Grand Paris", ne se jouerait-il pas ici, dans ces lieux que la ville n'a pas voulu, jusqu'ici, reconnaître comme les siens … ?


>> Déjà sur Parisperdu : " Espaces urbains à vocations indéfinies"

 



 

 

 

 

 

 

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