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PARISPERDU

Alexandre Romanès et son cirque tzigane.

30 Janvier 2006, 15:17pm

Publié par barreteau



Ni fauves, ni clowns, le cirque Romanès n'est pas un cirque traditionnel, ni un nouveau cirque, c'est un cirque ouvert, où les gens du voyage nous regardent en même temps que nous regardons.
Si le cirque Romanès n'est pas "traditionnel", il est un lieu où se poursuit la tradition du spectacle, une vraie culture, celle des familles du voyage, avec la simplicité d'un geste universel.
La musique sans cesse, accompagne, exalte et relance les acrobates, elle ponctue moins qu'elle n'invite et enveloppe, ces artisans du spectacle.
Ainsi, en plein Paris, niché au fond d'un terrain vague, Alexandre, Délia et leur smala, signalés par quelques caravanes, une joyeuse marmaille et un modeste mais fier chapiteau, perpétuent la grande tradition du cirque.
Si le spectateur, avisé ou égaré, a la sensation d'être accueilli au sein d'une authentique et chaleureuse famille tsigane, c'est qu'ils sont tous cousins. Cousins à la "mode Romanès", c'est-à-dire unis : gadjés et gitans, enfants de la balle, musiciens, acrobates et jongleurs, tous autour d'une certaine idée de la corde raide ...
 

Mais aujourd'hui, planter un chapiteau dans Paris n'est pas facile, aussi, le cirque Romanès qui longtemps s'est produit dans des lieux insolites, au fil de terrains laissés en friches : passage Lathuile dans le 18ème, rue Paul-Bert dans le 11ème, ...  se retrouve désormais dans des espaces plus dédiés à son activité mais beaucoup moins pittoresques, comme la pelouse de Reuilly, Porte Dorée.


 

>> En savoir plus sur le cirque tsigane Romanès

>> Ecouter Délia Romanès : "Am Sà-mi pierd capul / J'aimerai perdre la tête" (YouTube). Dans cet extrait, la voix de Délia fascine par sa vision romantique, son sens de la danse, de la fête, mais aussi son insondable mélancolie.

>> "Ils ont dit ...." ... à la sortie du spectacle (mp3 Player)

 

 

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La boutique aux couteaux de M. Meghira

27 Janvier 2006, 20:01pm

Publié par barreteau


Au 78 rue de Belleville, un magasin improbable se tenait-là. Monsieur Meghira a ouvert cette boutique en 1951. Sur la porte d'entrée, une pancarte indique : " Ici vous trouverez : articles de coutellerie, affûtage de ciseaux, couteaux, canifs, ...".


Mais en vérité, pour celui qui s'aventurait ici, on y trouvait bien plus : l'amabilité et la sincérité d'un homme d'un autre siècle ... très loin des règles tyranniques de la mondialisation. La boutique aux couteaux de M. Meghira n'avait aucune chance de perdurer ...

 

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Minelle au Vieux Belleville.

23 Janvier 2006, 11:37am

Publié par barreteau


Tout là-haut sur la Butte de Belleville, Minelle prend chaque soir son accordéon. Elle n'a pas son pareil pour faire chanter et danser les clients de cet authentique bistrot parisien qu'est le Vieux Belleville.

>> En savoir plus sur le "Vieux Belleville"

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30, Avenue du Docteur-Arnold-Netter

17 Janvier 2006, 18:33pm

Publié par barreteau

L'endroit est très retiré : un passage s'ouvre au 30 de l'Avenue et débouche sur la rue des Marguettes, que l'on aperçoit au fond.
Ce lieu est encore occupé par de petits ateliers d'artisans en proximité immédiate de l'hôpital Trousseau.

Tout près d'ici habitait, en 1933, Violette Nozière qui défraya la chronique judiciaire dans les années trente ...


>> Violette Nozière (1916-1966)

>> Violette Nozière, le film de Claude Chabrol (1978)



 

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Passerelle de la rue des Meuniers

15 Janvier 2006, 16:41pm

Publié par barreteau

 


La passerelle n'enjambe plus que des voies désaffectées : celles du chemin de fer de la Petite Ceinture.

Les immeubles attenants (Squares du Massif Central, de la Vendée, du Sancerrois) sont situés sur l'emprise des anciennes fortifications de Paris, à l'endroit exact où celles-ci atteignaient leur largeur maximale (près de 140 mètres).

La route des Fortifications, toute proche, est encore-là pour en témoigner.



>> Entrer et se balader sur la Petite Ceinture.

 

 

 

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Eva yé t'eme

10 Janvier 2006, 19:02pm

Publié par barreteau


Nous sommes dans le quartier de la Goutte d'Or, exactement dans la rue Emile Duployé, là où elle forme un curieux angle droit. Le quartier a été restructuré depuis quelques années et nombre d'immeubles anciens ont été abattus.

Sur la palissade, le graffiti est comme un cri en écho à l'Assommoir de Zola, dont l'action se déroule tout près d'ici : "Gervaise yé t'eme".

 

>> Résumé du roman de Zola ("L'Assommoir")

>> La Goutte d'Or en fête

 

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Rue Watt : atmosphère unique .

6 Janvier 2006, 14:47pm

Publié par barreteau

 


Inhabitée et rarement fréquentée, la rue Watt a de tout temps suscité l'imagination des photographes, des poètes et des écrivains - parmi lesquels : Henry Miller, Léo Mallet , Boris Vian qui lui a consacré une chanson et Jacques Tardi qui l'a représentée dans ses bandes dessinées.

Aujourd'hui, depuis les réaménagements du quartier et des voies ferrées qu'elle traverse de part en part, la rue a perdu son aspect pittoresque. La pérennité de la "mythique" rue Watt n'est pas assurée: elle ressemblera de plus en plus à un banal passage souterrain.

Son atmosphère unique (avec ses raies de lumière zénithale associées à de ponctuels éclairages blafards) a déjà hélas totalement disparue.


>> En savoir plus sur Léo Mallet, le père du célèbre détective Nestor Burma

>> Ecouter la chanson de  Boris Vian

>> La rue Watt illustrée par Jacques Tardi

 

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Izis : De Paris et d'ailleurs

2 Janvier 2006, 19:07pm

Publié par barreteau


"Les amoureux de l'Ile du Vert-Galant" © Izis


Izraëlis Bidermanas dit Izis, est parmi les photographes humanistes celui pour lequel l'émotion a toujours primée sur le sujet. Dans son livre :"Paris des poètes" (1978), il reprend ses thèmes favoris de son premier ouvrage de photos :"Paris des rêves" (1950) et confie : "J'appuie sur le déclic quand je suis à l'unisson avec ce que je vois."

"Les amoureux de l'Ile du Vert-Galant" (1972) - © Izis - In "PARIS des poètes" -  Editions Fernand Nathan (1978)

 

>> Parisperdu sur les pas d'Izis

 

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Sur les pas d'Izis

2 Janvier 2006, 18:42pm

Publié par barreteau

"Les amoureux du quai d'Orléans" - 75004 Paris


Retrouver l'atmosphère et approcher l'univers poétique d'Izis n'est pas chose facile, mais tout comme lui, je pourrais dire :
"Il m'a fallu de nombreuses années pour oser m'approcher des gens avec un appareil. Mais avec le temps, j'ai réussi à photographier sans être vu. Les gens que je photographie ne me voient pas car ils sont la plupart du temps dans leur monde intérieur, dans leur rêve."

Entretien avec IZIS publié dans Zoom N° 51 - Mars 1978


>> En savoir plus sur Izis

>> Izis : "Les amoureux de l'Ile du Vert-Galant"

 

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