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PARISPERDU

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La rue des chaufourniers.

11 Mai 2026, 08:39am

Publié par Pierre Barreteau

La rue des chaufourniers Paris 19ème, mars 2018
Une placette termine la rue avec comme arrière-plan, la butte Bergeyre

C'est une rue assez banale qui se termine en cul de sac car elle vient mourir sur la butte Bergeyre. Son nom pourtant intrigue : "les chaufourniers", Qu'est-ce donc ?

Bien sûr aujourd'hui peu de gens savent ce que sont les chaufourniers car ce métier à disparu. Mais au XIXe siècle, tout le monde ici les connaissait dans ce quartier où les collines (buttes) alentours étaient truffées de filons de gypse. Et les chaufourniers intervenaient pour transformer le gypse en chaux et en plâtre.

 Le gypse est composé de sulfate de calcium une substance très blanche, aussi appelée pierre à plâtre. Pour obtenir ce plâtre, le gypse était fortement chauffé dans des fours spéciaux alimentés par les chaufourniers, un métier très dur car ces hommes et ces femmes respiraient toute la journée les vapeurs toxiques et les particules de chaux qui attaquaient les bronchioles, limitant leur capacité respiratoire. Même les enfants des chaufourniers étaient touchés car le lait maternel pouvait également être contaminé.

Alors après l'arrêt de l'exploitation des carrières de gypse (dans les années 1860) on a voulu leur rendre hommage en gardant en souvenir leur dur labeur aussi l'ancien chemin d'accès au site des fours pris le nom de "Rue des Chaufourniers".

>> Non loin de là, il y a aussi :

 

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Paris mis en boite ?

11 Janvier 2026, 08:11am

Publié par pierre barreteau

Boite à clés dans l'espace public. Paris 15ème (mai 2025)

Une mode chasse l'autre : après les cadenas d'amour (lovelocks) qui pendant des années ont fleuri les grillages et les garde-corps de nos métropoles, ce sont les boîtes à clés qui inondent maintenant nos villes.
A Paris, la prolifération de ces petits coffres noirs sont devenus le symbole de quartiers dépourvus d’habitants, chassés par les locations saisonnières. Pour celles-ci comment récupérer les clés du logement de vacances ? Il est loin le temps où elles étaient tout naïvement déposés sous un pot de fleurs ou un paillasson. A l'époque de la commande à distance, des échanges en temps réel, de l'Internet ultra-haut débit, de la communication à tout-va… restait à régler le problème de la clé physique à s’échanger. La solution technologique finalement trouvée a été celle du boîtier, avec code à quatre chiffres.

Mais aujourd'hui dans nos villes saturées de location Airbnb, la multiplication de ces boîtiers pose problème et fait l'objet de rejets dans de nombreuses métropoles.

A Paris, depuis un an, la maire a pris un arrêté pour interdire les dispositifs propres aux meublés touristiques, comme des boîtes à clés ou des réceptacles fixés sur le mobilier urbain. En cas d'infraction, un autocollant exigeant le retrait de la boîte sous 15 jours est apposé : passé ce délai et sans action du propriétaire, l’objet sera retiré, puis détruit par les services de la Ville de Paris. Ainsi les contrôles des boîtes illégales (souvent symboles de locations illégales) ont été renforcés, notamment dans les arrondissements les plus touchés comme le Marais, Saint-Germain-des-Prés et Montmartre. Toute infraction est punie d'une amende pouvant aller jusqu’à 1500 €, et même 3000 € en cas de récidive.

La Ville compte aussi sur les riverains pour signaler la présence de ces boîtiers installés illégalement, via l’application "Dans Ma Rue".

A bon entendeur…

 

>> Les cadenas d'amour (lovelocks), sur Parisperdu.

 

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Les impasses de Paris.

12 Novembre 2025, 10:02am

Publié par pierre barreteau

Impasse Poule, Paris 20ème (2011)

À Paris, certaines rues s’arrêtent avant d’avoir commencé. Elles tournent le dos au monde, se replient sur un banc, une porte, un jardinet… un souvenir. Ce sont les impasses, ces parcelles silencieuses de la ville… entre deux murs, entre deux battements de trottoir.

Elles sont là, discrètes, derrière les murs tagués, les grilles rouillées, loin du tumulte des boulevards engorgés. Elles n’aboutissent nulle part, et c’est peut-être pour cela qu’elles mènent si loin.

Dans l’impasse Rançon un chat dort au chaud sur une pierre, et le lavoir oublié garde le murmure de l’eau.

À l’impasse des Souhaits, les murs se souviennent des voix des enfants, des cris des ouvriers, des pas des habitants partant pour l’exil en banlieue. Ah, Impasse des Souhaits : quel beau mensonge, les vœux qu’on y fit ne se sont jamais réalisés. Mais les pavés usés en gardent encore la trace. 

Rue des Vignoles, ses impasses adjacentes gardent la marque de leur passé agricole mais aujourd'hui seules quelques herbes grimpent sur les briques… et les fenêtres se penchent l'une vers l'autre comme pour partager des confidences.

Au fond de l'impasse Poule, dans le secteur des impasses de la rue des Haies, après le portail du serrurier, des petits regards en fonte au nom de la "Société du Gaz de Paris"… nous regardent et sans doute s'étonnent que nous ne soyons pas l'employé de l'administration qui ne vient plus effectuer les relevés.

Dans le passage des Fours-à-Chaux, une poussière blanche semble encore flotter, vestige d’un labeur disparu.

Chaque impasse semble en sursis. Dans son silence, c'est un bout de ville où le temps a plié bagage. Elles sont les culs-de-sac de la mémoire, les jardins secrets du bitume tout proche.

Car là, la ville cesse d’être un décor abstrait, elle a ici un vrai visage avec ses rides, son œil rieur.
Les impasses sont les poches de la grande veste qu'est Paris : des poches emplies de rêves.

Les impasses sont des pauses dans la respiration de la ville.
Elles ne mènent nulle part, sinon à soi-même. 



>> Les impasses parisiennes sur Parisperdu.

>> Le secret de ces petits regards.

>> Les impasses des 19ème et 20ème arrondissements de Paris  (Liste non-exhaustive)

 

 

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Le business des souvenirs de pacotille se porte bien.

27 Juin 2025, 18:43pm

Publié par pierre barreteau

 

Alignés sur le trottoir en face de la basilique de Montmartre, un des hauts lieux du tourisme parisien, une dizaine de vendeurs à la sauvette proposent des souvenirs de pacotille sur des étals de fortune : des carrés de tissus étendus sur le bitume.
Curieusement ils proposent-là à des hordes asiatiques des souvenirs parisiens fabriqués dans leurs pays.

La tour Eiffel miniature est évidement le produit phare : c'est 1€ pour trois tours Eiffel porte-clés "made in China", mais d'autres babioles sont aussi proposées comme des contrefaçons de produits dérivés des récents JO de Paris 2024.

Et comme toujours, ces petits réseaux de vendeurs tentent de résister à la pression mise par la préfecture de police de Paris qui cherche à faire place nette sur les sites touristiques. Ainsi l’année dernière, plus de 12 tonnes de marchandises ont été saisies à Paris, essentiellement au Champ-de-Mars et au Trocadéro,

Mais le business reprend de plus belle dès que la police suspend un peu sa présence sur ces sites touristiques.
Dans ce jeu de chat et de souris une chose est certaine : le business des souvenirs de pacotille se porte bien.

 

>> La multinationale des vendeurs à la sauvette.

 

 

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Dans la rue des Bluets.

10 Janvier 2025, 12:28pm

Publié par pierre barreteau

Rue des Bluets, Paris 11ème

Le long de l'ancien hôpital des Bluets, sur le mur de brique, l'ombre de la jeune femme est comme un écho sombre qui répond à l'affiche blanche des adolescents.

 

>> Le nouvel ensemble hospitalier : la Maternité des Bluets et Hôpital Pierre Rouquès.

>> Rue Lanson, en bord de mer

 

 

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Le mirage de la rue Myrha

19 Janvier 2021, 12:41pm

Publié par barreteau

Le mirage de la rue Myrha

Rue Myrha, Paris 18ème  (2016)
 

Dans le quartier de la Goutte d'Or, la rue Myrha reste associée au crack, à la pauvreté et aux prières de rue. Au premier coup d'œil, la rue Myrha ressemble à toutes les artères de la Goutte d'Or : c'est un patchwork de merceries, d'épiceries exotiques et de taxiphone, ces boutiques où l'on peut téléphoner et envoyer de l'argent à l'étranger pour quelques euros. Il y a aussi constamment dans la rue des vendeurs à la sauvette qui alpaguent les passants pour leur proposer des cigarettes de contrebande. Pire, dans l'immeuble vétuste du numéro 4, en septembre 2015, un incendie se déclare et fait périr huit personnes, dont deux jeunes enfants.

Mais au-delà de ce drame et des désordres qu'elle vit, au-delà des fantasmes qu'elle suscite, la rue Myrha connaît depuis quelques années une certaine gentrification. Ce quartier populaire séduit en effet de plus en plus de jeunes cadres en quête d'exotisme ou de "soi-disant" authenticité. Aussi depuis deux à trois ans, de nouveaux commerces s'ouvrent pour cette nouvelle population : cantine bio et végan, libraire/café/galerie et diverses boutiques qui proposent des produits "qu'on n'a pas déjà vus partout sur Instagram", car désormais : "Populaire is the new chic !" …

Au numéro 32 de la rue, un tout récent bâtiment de verre et de béton, s'est installé sur un ancien terrain vague, c'est le "360 Factory" un lieu bruyant combinant restaurant, studio d'enregistrement et salle de concert.

Mais ici comme un peu partout dans le Nord-Est parisien, une fois les immeubles haussmanniens rasés et remplacés par des gros blocs de béton, on s'est rendu compte que ces bâtiments, en plus de défigurer les quartiers, étaient beaucoup plus difficiles à gérer. Car cet habitat massif, très fermé devient une aubaine pour les dealers et les délinquants qui veulent se rendre invisibles aux yeux des forces de l'ordre.
Rénover un bâtiment ou un quartier ne règle donc pas les problèmes du crack ou de la délinquance, cela ne fait que les déplacer. Ainsi, à quelques mètres de la rue Myrha, rue de Panama par exemple, c'est toujours l'enfer.

Alors, la réhabilitation de la rue Myrha ne serait-elle qu'un mirage ? Bien sûr, cette voie est plus agréable qu'il y a vingt ans. Mais on ne peut juger de l'évolution d'une rue séparément de celles qui l'entourent : Myrha n'est pas le symbole d'un quartier qui s'améliore, mais d'un quartier où l'on se donne beaucoup de mal pour camoufler les problèmes plutôt que de les régler.

 

>> A lire : "Rue Jean-Pierre Timbaud : une vie de famille entre barbus et bobos" de Géraldine Smith.

 

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La Butte Bergeyre, nouveau terrain de chasse des architectes.

10 Janvier 2021, 16:11pm

Publié par barreteau

La Butte Bergeyre, nouveau terrain de chasse des architectes.

28 Rue Philippe Hecht, Photo ©copyright Ajile

Dans le 19ème arrondissement, à deux pas du prestigieux bâtiment du siège du Parti Communiste, réalisé par un Niemeyer alors au sommet de son art, se niche un havre d'authenticité. Une petite butte où l'air est plus pur, où la vie est plus paisible …
C'est la butte Bergeyre, un mini-Montmartre qui aurait encore des allures de campagne.
Sur la butte Bergeyre, la vision de Paris est toute autre : la lumière est partout, on se sent hors du bruit de la ville, l'air n'est plus le même ... le privilège des hauteurs ... peut-être.

Habiter une telle oasis est une chance. Et les chanceux qui y résident, retranchés sur le plateau de cette petite colline, profitent d’une qualité de vie exceptionnelle, loin du tumulte, loin du vacarme parisien.
Il n'est alors pas étonnant que cet environnement ait intéressé les architectes pour y dessiner quelques habitations singulières.

Ainsi, dès 1933, au 70 de la rue Georges-Lardennois, fut érigé un bâtiment d’allure avant-gardiste, conçut par le grand architecte Jean Weiss pour la famille Zilvelli. Cette maison aux façades camouflées par la vigne vierge reste encore aujourd'hui l'un des bijoux de l’ensemble résidentiel de la butte Bergeyre.

Plus récemment, au 28 de la rue Philippe Hecht, les architectes Virginie Jacquier et David Lovera, fondateurs de l’agence Ajile, ont construit une maison-tube de sept étages, un modèle pour un mode d’habitat vertical en milieu dense. Car en effet, après avoir détruit la bâtisse existante et une fois consolidé le sol instable de la butte, ils ont installé sur cette parcelle, d'à peine 4,80 mètres de large, les fondations sur des micro-pieux de 18 mètres de profondeur, pour y déployer un volume qui offre une superficie de 204 m². La maison se compose de 7 niveaux, où se dispatchent une entrée, un salon, une cuisine, quatre chambres et, cerise sur le gâteau, un "roof top" qui offre un horizon à 360 degrés et des couchers de soleil imprenables sur la butte Montmartre.

Le montant de l'opération tout compris - achat du terrain, destruction de l'ancienne bâtisse, construction neuve, honoraires des architectes et bureaux de contrôle- s'élève à 2,1 millions d'euros.

On l'aura compris, la butte Bergeyre est en train de changer de population. Autrefois habitée par une classe aisée mais somme toute relativement modeste parmi laquelle venait "se cacher" quelques artistes, elle voit aujourd'hui de nouveaux arrivants qui viennent y étaler leur richesse.
Willy Ronis qui dans les années 50 en avait fait l'un de ses terrains de chasse photographique, doit se retourner dans sa tombe !

 

>> 70 de la rue Georges-Lardennois - Paris 19ème : La Maison Zilvelli (2008)

>> Willy Ronis sur la butte Bergeyre (1).

>> Willy Ronis sur la butte Bergeyre (2).

 

 

 

 

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Liberté, Égalité, Fraternité.

22 Décembre 2020, 09:33am

Publié par barreteau


Rue de l'Égalité vue en direction de la rue de la Liberté _Paris 19ème

 

La devise de la République française : "Liberté, Égalité, Fraternité" est mise à l'honneur à Paris.
En effet, trois rues de la Capitale portent chacune l'un de ces vocables : rue de la Liberté, rue de l’Égalité et rue de la Fraternité.

Ces voies ont été ouvertes sous leur dénomination actuelle en 1889, car l'année 1889 marquait le centenaire de la Révolution française, un hommage en quelque sorte de la ville de Paris à la République.

 Mais j'ai toujours trouvé curieux que l'on relègue ces trois appellations au fond du 19ème, dans le quartier de la Mouzaïa, un quartier où personne jamais ne va, sauf les bobos évidemment qui ont fondé dans ce coin reculé de la capitale, une sorte de colonie.

N'aurait-il pas été plus judicieux d'attribuer ces noms aux symboles si forts, par exemple aux rues entourant l'Hôtel de ville, en remplacement des rues Lobau, de la Coutellerie ou St Martin ?
N'y aurait-il pas là nouveau chantier pour Madame Hidalgo ?

 

>> Au numéro 1 de la rue de l'Égalité


>> La Mouzaïa sur Parisperdu.

 

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Dumas sans Alexandre …

1 Avril 2020, 11:21am

Publié par barreteau

 Dumas sans Alexandre …

  32 rue Eugène Flachat et 51 boulevard Berthier_Paris 17ème

 

Sortant du métro Porte de Champerret, je m'engage sur le boulevard Berthier jusqu'au rond-point herbeux de la Place Paul Léautaud. Sur ma droite s'ouvre la petite rue Eugène Flachat dont tout le côté gauche montre de cossues villas en briques rouges.
Bien qu'elles aient toutes un air de famille, l'une d'elle attire le regard. C'est celle du numéro 32 car ici, la brique varie entre le bleu et le vert au niveau des étages principaux, puis passe au rouge tout en haut de l’édifice. La porte d'entrée est pourvue d'un fronton de type gréco-romain avec deux têtes de lion. Au centre de la façade, une sculpture représente une femme nue assise avec un ange derrière elle. Tout cela a beaucoup de grâce …

Je reste là un long moment à observer puis à photographier tous ces détails lorsqu'une femme, un peu âgée, sort de l'immeuble et se dirige directement vers moi.
- "Vous en pensez quoi ?" me fit-elle ?

- "Jolie" dis-je un peu niaisement car à peine avais-je prononcé ce simple mot, je trouvais bien que c'était … un peu court !

- "C'est la maison Dumas créé par Sédille" me dit-elle

- "Ah ... ah" fis-je benoîtement. Car pour moi sa réponse est totalement obscure : Dumas ? Parle-t-elle d'Alexandre ? et Sédille, comme C cédille (ç) ?

La suite de ses explications va grandement m'éclairer : Paul Sédille est un architecte pas totalement inconnu à Paris, car c’est à lui que l’on doit les Grands Magasins du Printemps sur le boulevard Haussmann. Et c'est à la fin des années 1800 qu'il conçoit, pour un riche marchand du nom de Dumas, cette magnifique demeure à la façade polychrome.

J'allais quitter et remercier cette charmante dame, lorsqu'elle ajouta sur un ton un peu énigmatique :
- " Faites donc le tour par la rue Alfred Roll, vous retrouvez le boulevard Berthier et là une autre surprise vous attend … "
C'est ce que je fis et, en effet, au 51 du boulevard Berthier je retrouve une autre façade ornée de deux magnifiques bow-windows, où là encore le vert des briques faïencées s'étale sur toute la façade. Pas de doute, c'est la façade arrière de la maison Dumas qui va rejoindre celle de la rue Eugène Flachat.
Si vous passez par-là, un double arrêt par le détour indiqué vous charmera sans doute …


>> Paris : 32 rue Eugène Flachat.

>> Paul Sédille, architecte.


 

 

 

 

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1000 billets.

16 Mars 2020, 10:12am

Publié par barreteau

1000 billets.

 Villa du Danube, 14 novembre 2005 et 22 septembre 2019

 

Depuis sa création en 2005, 15 ans déjà, voici donc aujourd'hui le 1000ème billet publié par Parisperdu !
1000 billets, est-ce beaucoup, ou au contraire est-ce peu ?

Un rapide calcul de la fréquence des "posts" donne un billet tous les 5,5 jours.
Mon objectif d'un billet tous les 5 jours est donc quasiment atteint, et c'est pour moi, une petite satisfaction.
Mais que de temps passé derrière l'objectif ou devant le clavier … depuis ce 14 novembre 2005 et ce premier billet intitulé "Villa du Danube" … Aussi, m'a-t-il semblé tout naturel de retourner dans cet étrange quartier parisien de la Mouzaïa et de nouveau à la Villa du Danube, juste pour la publication de ce 1000ème !

 

>> Villa du Danube, 14 novembre 2005.

 

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Les Escaliers des rues de Paris.

9 Mars 2020, 10:40am

Publié par barreteau

Les Escaliers des rues de Paris.

L'escalier en Y de la Rue des Annelets_Paris 19ème 

 

Les escaliers des rues de Paris sont indéniablement célèbres. Les plus grands photographes nous en en donné, depuis plus d'un siècle, des images magnifiques qui ont fait le tour du monde : celles de Montmartre d'abord, mais aussi celles de Belleville et de Ménilmontant … pour ne citer que les plus célèbres.

Qu'ils soient vus en plongée ou en contre-plongée, leur intérêt est certain parce qu'ils correspondent souvent à des lieux singuliers, originaux et attachant de l'espace publique et du paysage de la capitale car, entre escaliers magistraux et petits escaliers bucoliques, Paris regorge de ces constructions qui valent toutes le détour.
En 2001, l'Atelier Parisien d'Urbanisme (APUR) a dressé un inventaire systématique des escaliers des rues de Paris. Cet ouvrage est un formidable guide pour une déambulation parisienne dans des sites pittoresques.

A Paris, l'APUR a ainsi recensé 148 escaliers dont 37 à Montmartre, 31 à Belleville Ménilmontant, 15 à la Montagne Ste Geneviève et paradoxalement seulement 2 à la Butte aux Cailles … et le reste est disséminé un peu partout dans les divers arrondissements de la capitale.

Et si cet inventaire a été voulu aussi complet que possible, il est probable que des oublis demeurent, oublis que vous pouvez signaler à l'Apur, l'Atelier vous en sera certainement reconnaissant !


>> Télécharger l'inventaire "Escaliers" de l'APUR.

>> Retour à l'escalier de l'avenue Simon-Bolivar.


 

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Dans son extrême Est, Paris a la mémoire longue.

25 Février 2020, 09:47am

Publié par barreteau

Dans son extrême Est, Paris a la mémoire longue.

 Avenue de Flandre Paris 19èmearrondissement_Avril 2016

 

Dans son extrême Est, Paris a la mémoire longue. Ici, rien ne s'efface jamais totalement. Le promeneur oscille perpétuellement entre ce qui est et ce qui fut.
Dans le 19ème arrondissement, la rue de Flandre, désormais devenue Avenue, est aujourd'hui méconnaissable, tant elle a été laidement remodelée et niaisement aseptisé dans le cadre d'une zone d'aménagement concerté où trônent à grande hauteur des bureaux vides …

Dans les rues alentour, c'est une sorte de no man's land, où règnent crispation et malaise … car le deal est partout, cent paires d'yeux vous regardent, insistent en espérant vous faire presser le pas. C'est vrai à la fin, "Qu'est-ce que vous foutez là, … et avec un appareil photo en plus : c'est de la provoc' ou quoi" ?
Un peu plus loin, entre les stations de métro Riquet et Crimée, s'élèvent les Orgues de Flandre. Un avant-gout de la banlieue nord toute proche.
Où es-tu mon Paris … ?


>> Flandre, morne plaine de Paris.

>> 177 avenue de Flandre.



 

 

 

 

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Les tarifs du "shit"* et de la "beuh"* s'affichent dans la rue.

17 Novembre 2019, 18:34pm

Publié par barreteau

Les tarifs du "shit"* et de la "beuh" s'affichent dans la rue.

 13, Rue Barbanègre Paris 19ème arrondissement_ mai 2018

 

Dans le 19ème arrondissement, près des arches du viaduc de l'Argonne, des dealers ont décidé d’afficher sur des murs ou des portails, le prix de leur marchandise. Et, en fonction de la quantité achetée, les consommateurs auraient même le droit à une remise … Car les dealers n’ont pas attendu les soldes pour écouler leur stock : 10 euros les deux grammes d'herbe, 20 euros les quatre grammes ou encore 50 euros les 11 grammes de cannabis.

Ces graffitis sont effacés quasiment tous les jours par les équipes "Propreté" de la ville de Paris. Mais aussitôt effacés, aussitôt réécrits. Et, à titre de représailles, les dealers ont complété leur "panneaux publicitaires" en mentionnant, en surplus de leurs tarifs, les numéros de plaques minéralogiques des voitures banalisées de la police …
Dans ce secteur du 19ème arrondissement, la bataille du shit semble définitivement gagnée par les dealers !

(*) Le "shit" ou la "beu" sont des noms couramment donnés au cannabis lorsqu'il se présente sous forme "d'herbe",
mais le cannabis a bien d'autres appellations populaires, comme : marijuana, ganja, zeb, weed, zamal, haschisch, H, teuchi, chichon, chocolate …

 

>> Les jumeaux de la rue de l'Argonne.

 

>> Aux marges de la ville.

 

 

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Pas de sushis à la Mouzaïa …

12 Novembre 2019, 08:24am

Publié par barreteau

Pas de sushis à la Mouzaia …

 Photo: © Benoit Martin, avec l’aimable autorisation du restaurant Isse Izakaya.

 

Il y a quelques années j'avais participé à un atelier de préparation de sushis dans le quartier de la Mouzaïa. Si mes souvenirs sont exacts, ce devait être au 40 de cette rue du 19ème arrondissement.
A mon retour d'un tout récent voyage de deux semaines au Japon, j'ai voulu retourner à la Mouzaïa pour un nouveau stage, pour en quelque sorte … une "remise à niveau".

Mais désormais, pas de sushis à la Mouzaia … car l'entreprise Wasabi dont Patrick Duval est le créateur m'informe que maintenant les cours sont donnés, le dimanche, dans son restaurant Isse Izakaya de la rue de Richelieu (au 45).
Là, on y apprend les bases : découper le poisson, comment faire cuire le riz. Puis on se met aux makis et aux sushis et en quelques heures vous pourrez devenir un véritable pro du sushi !

 

>> L'ÉCOLE WASABI PARIS, la plus ancienne école de sushi en France.

 

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Château Rouge : le marché à l'africaine.

30 Septembre 2019, 18:32pm

Publié par barreteau

Château Rouge : le marché à l'africaine.

Boutiques d'alimentation africaine : Rue Dejean, Rue de Panama, Rue Doudeauville Paris 18ème arrondissement_ Photos © : Boui-boui


C'est une balade ensoleillée à laquelle je vous convie dans le quartier de Château-Rouge, un périmètre délimité par le boulevard Barbès, les rues Doudeauville, Léon et Myrha.

C'est un "quartier chaud" au sens où on l'entend généralement, mais cela ne doit pas vous arrêter, nous ne sommes tout de même pas dans une "No go zone".

Et très vite vous vous trouvez immergé dans un environnement digne des marchés à l'africaine, un peu comme si vous étiez au marché Tilène à Dakar ou au Grand Marché de Bamako au Mali.

Il est bien connu que la visite des marchés est sans doute le meilleur moyen de s’imprégner de l’ambiance d’une ville … même si cette ville est Paris !

C’est donc là, dans ce secteur du 18ème arrondissement, que vous trouverez le plus grand nombre d’épiceries vendant la quasi-totalité des produits alimentaires du continent africain.

Si vous êtes en quête de bananes plantain, de patates douces, de gombos, de manioc, de piment, de fruits tropicaux et d’épices, vous trouverez tout cela et bien d'autres produits encore moins courants,  dans la Rue Dejean où le marché est considéré comme le "Rungis des produits africains".

Pour le poisson, qu'il soit frais, congelé, fumé, salé ou séché … c'est dans les rues des Poissonniers (bien sûr !) qu'il vous faudra aller. Et pour les bouchers, c'est rue Poulet (évidemment !).

Tous vos sens seront vivement sollicités : la couleur des fruits exotiques, les odeurs des épices, les bruits de la rue avec le mélange des paroles en Wolof, en Lingala et dans une moindre mesure … en français.

Si tout cela vous a aiguisé l'appétit, pas de problème vous avez tout sur place avec une pléthore de restaurants proposant des plats plus dépaysant les uns que les autres.

Vous pourrez déguster les délicieux mafé, thieboudieun, tchou ou autres allocos accompagnés d'un jus de bouye par exemple. Vous ne visualisez pas du tout ces plats, peu importe il suffit de vous installer dans l'un des nombreux restaurants de ce quartier et vous vous retrouvez vite dans un environnement quasi familial et très chaleureux où les échanges vont bon train, sans préalable, ni présentation … et toujours avec les grands sourires propres à la gente africaine. Bienvenue à Château Rouge, "Welcome in Africa" !

 

>> En savoir plus avec Boui-Boui ...

>> Déjà sur Parisperdu / Château Rouge.

 

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