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PARISPERDU

Guide de survie en pays bobo. (3/3)

29 Mars 2012, 08:09am

Publié par barreteau

Carrefour stratégique: 84 rue des Cascades / 43 rue des Envierges _Paris 20ème - Juillet 1997


Le 20ème arrondissement commencera pour vous, au métro Pyrénées où vous trouverez l'insolite cour de la Métairie, n'hésitez pas à vous y enfoncer, elle garde un charme réel même si on y a beaucoup (trop) construit.

Bientôt vous allez atteindre un lieu stratégique du haut Belleville : le carrefour en étoile à six branches qui donne accès aux rues des Envierges, des Couronnes, des Cascades, et de la Mare …
Toutes ces rues ont peu changé et révèlent encore, pour qui sait regarder, de belles pépites.
Rue des Envierges, le bistrot "Au vieux Belleville" est l'une d'elles, avec sa petite salle, son zinc véritable, son sol carrelé encore nettoyé à la sciure de bois, et des tables d'une autre époque que l'on pousse chaque soir pour guincher sur la Java bleue ou sur d'autres airs tout aussi populaires …. : un vrai "rade" parigot.

 

A Ménilmontant, on ne manquera pas le "Piston Pélican", un bar mi-classique, mi-tendance qui a su garder une certaine authenticité car dans la journée, "on peut apporter son manger" et le soir, profiter de la musique. Tout près de là, rue de Buzenval, arrêtez-vous au bistrot "Les Pères Populaires", un bar pour étudiants fauchés dans un décor de brocante avec canapé déglingué, chaises d’écolier, formica et papier peint psychédélique. La moyenne d'âge de la clientèle est vivifiante …

Un petit pèlerinage pour terminer : au 46 de la rue de Lagny, face au square Sarah Bernhardt.
Il y a quelques années encore, c'est là que j'allais, timide comme un jeune écolier, rendre visite à un maître de la photographie : Willy Ronis.

 

>> L'insolite Cour de la Métairie.

>>  Minelle au "Vieux Belleville".

>> Le Piston Pélican, déjà sur Parisperdu.

>> Sur le banc avec Willy Ronis ...

>> Au 46 rue de Lagny, chez Willy Ronis.

>> Guide de survie en pays bobo (2/3).

 

 

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Guide de survie en pays bobo. (2/3)

25 Mars 2012, 09:56am

Publié par barreteau

Sur la Butte Bergeyre: 13-15 rue Edgar Poe _ Paris 19ème - juin  1995


Vous avez pénétré dans le 19ème arrondissement par l'interminable pont qui enjambe les voies ferrées/Est; vous êtes donc rue Riquet. Parcourir cette rue n'est pas vraiment une partie de plaisir. Surtout dans sa partie située après l'avenue de Flandre, où elle est plus étroite et en  pleine restructuration. Mais la récompense est au bout de la rue lorsqu'après une courbe, vous débouchez soudain sur le quai de la Seine, le bassin de la Villette et les entrepôt-jumeaux …

En vous dirigeant  vers la place de Stalingrad, n'hésitez pas à monter à bord de la péniche Antipode, c'est l'occasion unique de boire un verre, tout en profitant d'une belle perspective sur le bassin. Traversez ensuite ce dernier par la passerelle située à la hauteur du passage de Flandre: vous êtes alors: quai de la Loire.

A nouveau en direction de la retonde de Stalingrad, il vous faudra prendre, près du métro Jaurès, l'avenue Secrétant puis l'avenue Simon Bolivar jusqu'à ce que vous atteignez l'avenue Mathurin Moreau que vous emprunterez en direction des Buttes Chaumont. Inutile d'aller jusqu'au Parc des Buttes Chaumont car là, même hors du week-end, le bobo aime roder. Vous avez mieux à faire avec la délicieuse Butte Bergeyre.

Pour y accéder, la rue Georges Lardennois s'offre à vous. Dès son départ vous serez confronté à cette alternative: continuer par la rue ou prendre l'abrupt raccourci d'un escalier.
Je vous conseille de poursuivre par la rue et vous allez comprendre pourquoi : elle grimpe en lacets et c'est donc la meilleure façon de découvrir l'intégralité du village secret de la Butte Bergeyre.


Ici, nous sommes dans l'arrière-cour de Paris, une arrière-cour essentiellement résidentielle. On peut regretter l'absence d'une véritable place de village avec un troquet, des commerces … Mais la tranquillité est à ce prix: pas de commerces donc, à une exception près, l'Utopicerie, un magasin bio d'un autre type.

A l'extrémité de la rue Georges Lardennois, j’ai retrouvé l’escalier que je cherchais. L’escalier immortalisé par Willy Ronis dans son célèbre cliché : "Avenue Simon Bolivar et rue Lauzin". Cet "escalier Ronis", vous donnera un avant-gout de la fin de notre promenade. Vous découvrirez exactement de quoi il s'agit dans le prochain billet (3/3) …

En bas de l'escalier, il vous faudra reprendre l'avenue Simon Bolivar jusqu'au métro Pyrénées pour atteindre le 20ème arrondissement.


A suivre …

>> Le café Antipode … sur la péniche.

>> Butte Bergeyre, la secrète … (3/3)


>> Rue Rémy de Gourmont, au pays de l'utopie.

>> N'est pas Willy Ronis qui veut

>> Guide de survie en pays bobo (1/3)

 

 

 

  

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Guide de survie en pays bobo. (1/3)

21 Mars 2012, 08:44am

Publié par barreteau

Cité de la Chapelle Paris 18ème_ juin 1997

A Paris ce n'est pas encore, comme certains le croient, la revanche de l'Est populaire sur les bourgeois de l'Ouest. L'Est aussi s'embourgeoise et le populaire y meurt …  car désormais, à l'Est, le "bobo" est roi.

Dans ces quartiers de partout cernés par les portes à digicodes, les vidéo-interphones, les façades murées, les ateliers reconvertis en lofts, … difficile de trouver l'ouverture, de dénicher les bonnes adresses: celles des bistrots authentiques et des vrais artisans.

Voici donc un circuit balisé pour échapper au pire, flâner au mieux et respirer le vrai Paris.

 

Votre circuit fera un quart de cercle partant du 18ème pour arriver tout près de la place de la Nation, dans le 20ème arrondissement.

Départ donc devant la Gare du Nord, direction plein nord par la rue Marx Dormoy, ignorez  les innombrables bouibouis turcs, et arrêtez-vous plutôt "Au Bon vivant", un bar de quartier sans prétention mais fort agréable.
Sur le côté gauche de la rue, n'hésitez pas à aller jeter un coup d'œil au passage Ruelle, un îlot de calme avec le théâtre de la Reine Blanche et l'Atelier de Tapisserie, où l'on travaille encore à l'ancienne. Le passage butte sur les voies ferrées Nord mais ce n'est pas une impasse car par la Cité de la Chapelle, vous allez retrouver la rue Marx Dormoy.

Continuez alors à nouveau en direction du nord, par la rue de la Chapelle, toujours sur le côté gauche vous allez avoir plusieurs impasses à explorer : l'impasse du Curé qui a conservé quelques ateliers sur son côté pair alors que le côté opposé a été entièrement rénové; puis le hameau de La Chapelle où il vous faudra passer l'épreuve du digicode pour accéder à ce havre de tranquillité, enfin allez jeter un œil à l'ensoleillée impasse de la Chapelle.

Votre cheminement vers le 19ème arrondissement se fera par la paisible rue de Bourcy où un arrêt s'impose au bar "Cap 21". Son imposante patronne n'a besoin de personne pour éloigner les importuns. Vous déboucherez ensuite place Hébert où Robert Doisneau a souvent rôdé. Et, par la rue de l'Evangile, vous allez rejoindre la place de Torcy et son marché qui évoque encore celui d'une sous-préfecture de province, même s'il est désormais de toutes parts cerné par les commerces asiatiques.

Par la minuscule rue de l'Olive, vous rejoignez la rue Riquet où vous pouvez faire une halte à la petite pâtisserie-confiserie du n°92. Cela vous donnera la force d'attaquer l'interminable pont qui enjambe les voies ferrées/Est.
Vous accédez alors au 19ème arrondissement.

A suivre …

 

 

>> Cité de la Chapelle: La belle au bois Dormoy

>> Les filles de Marx Dormoy.

>> Sur les pas de Robert Doisneau

 

 

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La cour de la Métairie.

17 Mars 2012, 10:22am

Publié par barreteau

403 de la rue des Pyrénées, 75020 Paris 


A la jonction des 92-94 rue de Belleville et du 403 de la rue des Pyrénées, un porche s'ouvre, c'est la "cour de la Métairie". Jusqu'à l'aube de la première guerre mondiale, se tenaient là, les dépendances d’un métayer, dernières traces de la vocation paysanne de la colline de Belleville.

A cette époque, les terres du métayer vont être vendues pour accueillir des activités industrielles. Et, dans la Cour, c'est la société Continsouza, qui implante une usine. Elle va employer jusqu'à un millier d’ouvriers, et devenir ainsi l’une des plus importantes usines de Belleville.

Continsouza produit alors du matériel cinématographique pour Gaumont et Pathé, mais à la fin du mois de février 1928, un terrible incendie ravage ses installations. Pendant de longs mois les ouvriers seront au chômage. Continsouza remontera en partie les bâtiments détruits et recentrera son activité sur la fabrication de machines à écrire, une production qui demeura en place jusqu’en 1948. Ses installations furent alors partagées entre plusieurs sociétés, dont le fabricant de chaussures Berthelot, (on voit encore l’inscription du nom de cette société sur notre photo).

En 1952, c'est la division impôts du ministère des Finances qui vient loger, dans une partie des anciens ateliers industriels de la Cour de la Métairie, son service d’enregistrement mécanographique des déclarations au fisc. (On voit également l’inscription du nom du ministère sur la photo).  
"Les impôts" vont quitter la Cour dans les années 1990, libérant ainsi des terrains pour la construction d’immeubles modernes.

Quant aux "Chaussures Berthelot", elles vont quitter leur immeuble en 1992 et c'est l'Etablissement Public de Santé Maison Blanche qui en fait l’acquisition. Toutefois, les travaux de réaménagement tardent, laissant le champ libre à tout un peuple de squatters. Le centre de postcure Maison Blanche n’ouvrira qu’en 2000.

Dans la "cour de la Métairie", seules subsistent aujourd’hui quelques petites sociétés occupant le 5 bis, mais ce lieu conserve un charme indéniable dû sans doute à la rémanence encore forte de son prestigieux passé industriel …


>> Pierre-Victor Continsouza, pionnier du matériel cinématographique. 

>> Chaussures Berthelot, réclame de l'époque …

>> L'Etablissement Public de Santé Maison Blanche.

 

 

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La Goutte d'or, Babel parisienne.

13 Mars 2012, 09:49am

Publié par barreteau

La villa Poissonnière - Paris 18ème (1997)


A la sortie du métro Barbès-Rochechouart, c'est d'abord sa ligne aérienne qui interpelle, fortement présente, elle survole le tracé de l'une des anciennes enceintes de Paris, celle dite "des Fermiers-Généraux".

Mais Barbès est aussi ce carrefour qui vous immerge immanquablement dans une foule bigarrée, et vous entraine dans un véritable maelström.

Et Barbès c'est enfin un espace indistinct, une zone transfrontalière du nord de Paris. Décidément, Barbès n'est pas un quartier facile à cerner.


Tout près pourtant, il y a un véritable quartier, bien identifié lui, centré sur une butte: la Goutte d'Or... L'aspect pentu des artères rappelle l'ancienne butte viticole, réputée pour son vin blanc aux reflets dorés: le fameux "goutte d'or ".

La Goutte d'Or a toujours eu une vocation multiculturelle, a toujours été un lieu d'immigration, une Babel parisienne : d'abord provinciale, puis européenne et finalement aujourd'hui, ce sont les africains qui en constituent le contingent le plus important. Le quartier est désormais colonisé par de petits commerces exotiques et partout règnent les effluves de kebab.

Un peu plus haut, Montmartre, avec ses touristes et ses familles aisées, est pourtant tout proche et pourrait, vu d'ici, représenter une métaphore de l'ascension sociale !

Sur le versant nord, la butte de la Goutte d'Or s'échappe en pente douce vers une frontière ferroviaire constituée d'entrepôts et de voies de triage de la Gare du Nord. Les usines de locomotives et autres industries semi-lourdes ont disparu depuis longtemps. Transformé en un Paris africain, il ne reste plus de traces de ce Paris ancien.

Sauf que tout à coup, surgie de nulle part, vous arrivez à la villa Poissonnière, une étroite artère qui relie les rues Polonceau et de la Goutte d'Or. Elle semble être ici comme le dernier témoin des temps jadis.
C'est comme à la campagne …  mais Lidl est de l'autre côté de la rue!

 

>> Voir aussi: "Balade à La Goutte d'or"

>> Voir aussi sur Parisperdu: "Etrange banalité"

 

 

 

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Cité Florale, un îlot hors du temps.

9 Mars 2012, 09:19am

Publié par barreteau

Rue des Iris, Paris 13ème (Avril 1996)


Dans les années 1920, la "Cité" fut construite par des cheminots de la ligne de petite ceinture sur une zone triangulaire, un ancien pré régulièrement inondé par la Bièvre. Cette particularité lui a valu de ne pas pouvoir abriter d'immeubles. Le secteur fut donc intégralement urbanisé avec de petites maisons.

Il en résulte un quartier insolite, composé de cinq ou six rues, hors du temps, comme oublié par les bâtisseurs des villes et leurs promoteurs. Les tours du quartier Italie tout proche, semblent cerner, cet îlot privilégié, sans encore le menacer …

Ici, les rues sont pavées, possèdent arbres et profusion de végétation. Elles portent des noms de fleurs : rue des Iris, des Volubilis, des Liserons, des Glycines, des Orchidées … ou square des Mimosas.

Chacune des maisons qui composent la cité florale possède son propre jardin. Toutes ont de faux airs de villa de bord de mer pour notables provinciaux.
On se dit qu'on a déjà vu cela quelque part : Arcachon ? Royan ? La Baule ?



>> C'est où ?

 

 

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Sur le banc avec Willy Ronis.

5 Mars 2012, 09:37am

Publié par barreteau

Square Sarah Bernhardt, Paris 20ème


Nous sommes au milieu des années 90 et ce-jour là, Willy Ronis me dit au téléphone: "Il fait beau, je vous propose que nous nous rencontrions dans le square, en bas de chez moi".
En bas de chez lui effectivement car, des fenêtres de son appartement vous aviez une vue plongeante sur ce square Sarah Bernhardt, qu'il aimait tant.

17 heures était l'heure du rendez-vous. C'était je crois, en juin ou tout début juillet. Par courtoisie, pour ne pas faire attendre Willy, je gagne le lieu du rendez-vous bien avant l'heure fixée. Mais en matière de courtoisie, ce Monsieur n'avait rien à apprendre de personne, aussi quand j'arrive sur les lieux, il est déjà là, assis sur un banc, au centre du petit square.

De loin, je reste un moment à l'observer : il a son vieux Pentax sur les genoux, et je remarque qu'il tourne très souvent la tête sur la droite, vers le terrain de jeux des enfants.

Soudain, tel le félin qui bondit sur sa proie, avec une vitesse et une dextérité déconcertante pour un homme de son âge, il place le viseur à son œil et prend deux ou trois clichés d'une scène où un jeune garçon, la tête en bas sur une balançoire, est poussé par une petite fille …

Arrivé à sa hauteur, après les salutations, je demande à Willy ce qu'il vient de photographier. Il me répond laconiquement: "la vie".
Et comme j'insiste pour en savoir un peu plus, il me rétorque:
"Mais la vie, mon jeune ami, la vie tout simplement, rien que la vie, … mais c'est déjà pas si mal". Je n'en saurai pas plus …

Mais maintenant que je repense à ce moment, je me rends compte que Willy me donnait, à cet instant, la clé de tout son prodigieux travail photographique. Tout au long de sa carrière, c'est en effet "la vie" qu'il s'est efforcé de saisir à travers son objectif. La vie au quotidien, simple mais sensible. Et il savait comme personne l'aborder avec empathie et lui donner cette touche de poésie qui transforme ces moments éphémères en éternité.


>> Willy Ronis sur Parisperdu.

 

 

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L'exemplaire "Maison Rouge".

1 Mars 2012, 18:01pm

Publié par barreteau


Au 10 du boulevard de la Bastille, se tenait jusqu'en 2003 une ancienne usine. Abandonnés depuis déjà longtemps, les ateliers de cette usine s'articulaient en 6 ou 7 bâtiments qui, curieusement, enserraient un pavillon d’habitation.

Une friche industrielle de plus de 2000 m², en plein Paris, voilà un endroit tout désigné pour une jolie promotion immobilière !

Eh bien non car le site, aujourd'hui réhabilité en une Fondation d'art contemporain (Fondation Antoine de Galbert), est un exemple de réutilisation intelligente du patrimoine industriel parisien, trop souvent démoli, trop souvent rasé pour faire place nette aux promoteurs immobiliers avides de fortes plus-values financières …
La rénovation et la conception muséographique de ce vaste espace ont été confiées à l'architecte Jean-Yves Clément qui s’est attaché à conserver les traces de l’architecture industrielle, telles les verrières et les proportions initiales des lieux. L'architecte a parfaitement su garder la spécificité du lieu, préserver le charme des volumes hétérogènes et la sensation hors du temps des constructions, tout en créant un ensemble lisible et cohérent.

L’aménagement des espaces d’accueil a été confié à l’artiste Jean-Michel Alberola qui, en intervenant sur les murs, en a fait une œuvre.

Aujourd’hui répartis en quatre salles d’exposition d’une superficie de 1 300 m2, les espaces s’organisent autour du  pavillon originel, baptisé "La Maison Rouge".

A découvrir absolument …


>> "La Maison Rouge", site officiel.

>> La Maison rouge fermera ses portes fin 2018 !

>> Jean-Michel Alberola, un artiste apparenté à la "figuration libre".

>> Les néons illuminent la Maison Rouge ...

 

 

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