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PARISPERDU

La Villa des Tulipes, il y a 50 ans …

31 Mars 2007, 10:32am

Publié par barreteau


C'est Aimé Speleers  qui nous envoie d'Anvers - où il vit aujourd'hui - cette photo montrant la Villa des Tulipes en 1953. Son père, Marcel, est né ici, dans cette impasse déjà visitée par Parisperdu.

La famille Giraud, à l'époque propriétaire du Café Hôtel Restaurant que l'on voit ici, prend la pose devant son établissement car, en 1953, on ne voit pas encore beaucoup de photographes ... Aussi ne faut-il pas manquer cette occasion de se « faire tirer le portrait » ...

 

>> Même endroit aujourd'hui :

 

 

 

>> La Villa des Tulipes ... déjà sur Parisperdu

 

 

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Jean Ro. rencontre un clown triste

26 Mars 2007, 10:17am

Publié par barreteau


Quand je l'ai vu pour la première fois, c'était près d'un café, à l'heure de l'apéro.

Il sortait du 30 de la rue Piat, bizarrement coiffé, et vêtu d'un pardessus trop grand, couleur noisette, qui n'arrivait pas à dissimuler le bas d'un pyjama à larges bandes grises et blanches. Il était chaussé de charentaises usagées et, dans cet accoutrement, portait à la main une boite à lait en aluminium.
Il allait chercher son breuvage matinal chez " Pompom" un diminutif donné, par les gens du coin, au crémier italien du quartier. Tout comme son voisin Letourneau qui vendait son vin à la tireuse, "Pompom" vendait son lait à la louche.

La seconde fois que je l'ai vu, c'était un soir, très tard, dans le couloir de la station de métro Pyrénées où j'étais venu raccompagner ma copine du moment. Il m'est apparu à l'instant précis où j'embrassais une dernière fois ma dulcinée, avant qu'elle n'attrape le dernier métro.

Il avait encore son même manteau noisette et sur la tête un drôle de "galure", un chapeau ridicule, genre madrilène. Nous nous sommes regardés. Son visage portait encore des traces de maquillage et avait quelque chose de pathétique... un clown triste!
 

Je regardai s'éloigner un homme fourbu par sa soirée de travail au cabaret, un artiste au début de sa carrière ... Je regardais rentrer chez lui, dans ses habits de scène, ... Fernand Raynaud.



>> Cet anonyme emprunte un escalier également ... anonyme. L'escalier qui relie la rue de l'Ermitage à la rue des Cascades était à l'époque seulement répertorié "voie U/20",  jusqu'à ce qu'il prenne, en 1994, le nom de ... Rue Fernand Raynaud.
 

 

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Sur les pas de Willy Ronis (4/4)

21 Mars 2007, 21:31pm

Publié par barreteau


A Montmartre, la place du Calvaire est un lieu singulier : pas de calvaire mais des murets, un seul banc et ... un point de vue unique sur la capitale.

Cette place minuscule est certainement la plus typique de la butte. Elle serait même presque intemporelle, s'il n'y avait aujourd'hui ... quelques tags.

C'est ici, loin du tumulte effréné de la Place du Tertre, que vous pouvez retrouver ce qu'était Montmartre, avant qu'il ne soit définitivement envahi par les touristes.
Assis en ce lieu secret, vous n'aurez plus envie de le quitter. C'est un endroit quasi magique, plein d'une douceur ouatée ... où l'on voudrait prolonger l'instant ... et lorsque vous devrez partir, ce sera en vous promettant de bientôt y revenir.

A Paris, ne cherchez plus l'introuvable... il est là !


>> Le regard de Willy Ronis © sur cette place, en 1960 ...
 

>> Les calvaires de Montmartre vus par Aget ©...
 

>> Place du calvaire ...la nuit,
 par Hervé Roulben ©

 

 

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Juliette la "Cani-citoyenne".

17 Mars 2007, 09:18am

Publié par barreteau


Juliette habite dans le 19ème, et aujourd'hui, elle se rend à la journée d'information, à destination des chiens, organisée pour la première fois à Paris. L'opération s'intitule assez justement "Ma cité a du chien" ...
 

Bien sûr, ses deux caniches Belle et Bianca l'accompagnent. Il faut dire que les deux toutous de Juliette ont des progrès à faire du "côté du caniveau" ...
Mais qui est le premier responsable : le chien ou son maître ? Les chiens guides d'aveugle sont dressés à faire leurs besoins dans le caniveau alors, pourquoi pas Belle et Bianca? Il s'agit donc bien, pour Juliette, d'une question d'éducation...


Cet après-midi, des éducateurs canins vont expliquer à Juliette comment devenir une vraie "Cani-citoyenne". Belle et Bianca, sous l'autorité de leur maîtresse, devront apprendre à respecter l'environnement. Et cela passe par la responsabilisation de Juliette qui sera dorénavant informée donc prévenue, et ... éventuellement sanctionnée.

Mais, pour cette dernière extrémité, jusqu'où devra-t-on aller ? Jusqu'à demander le contrôle de l'ADN des crottes de chien ?
La question est sérieusement étudiée en Allemagne, par la ville de Dresde !


>> L'Adn contre les crottes de chiens
 

 
 

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Jean Ro. est dans le journal !

13 Mars 2007, 19:40pm

Publié par barreteau


Ce devait être en 1946. Ce jour-là, je jouais, avec deux camarades, dans les terrains vagues, derrière le passage Botha dans le 20ème, quand un homme est arrivé un appareil photo au cou.


Nous avions fabriqué une cabane avec un vieux lit -cage et divers objets et matériaux qui jonchaient le sol de ce terrain devenu - après la libération - une véritable décharge publique.

"Elle est superbe votre cabane les enfants. Ce serait bien aussi, que vous allumiez un feu !... "Nous dit cet homme. Il nous aida et proposa ensuite de faire une photo... et même ... qu'elle serait, le lendemain, dans un journal nommé "CE SOIR". "Faites semblant de souffler sur le feu ... Oui ! Comme ça...". Clic-clac ... encore une ... Clic-clac.

Nous allâmes conter l'histoire à nos parents...On allait être dans le journal !... Nos parents, poussés par une petite pointe d'orgueil, crurent bon d'en parler autour d'eux  ... la nouvelle se répandit dans toute la rue des Envierges et chacun de vouloir - le lendemain -  acheter le fameux journal.

En effet, la photo était bien là! ... mais ... un article l'accompagnait ! Il y était question des petits miséreux de Belleville que leurs parents ne pouvaient pas envoyer en vacances ... à la campagne ou à la mer !
Trop pauvres pour cela, ils nous laissaient jouer dans les détritus tout l'été !...

Nos parents furent un peu la risée du "village" mais se consolèrent assez vite en déclarant : "Bof ! ... heureusement on ne vous reconnait pas trop sur la photo" !

 

 


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Murs abattus et baignoires rémanentes (2/2)

10 Mars 2007, 11:25am

Publié par barreteau

Retour sur les installations d'artistes pour la sauvegarde de la rue Gasnier Guy.
Suite du Billet du 1er mars 2007

Les lavabos, les pommes de douche et les baignoires rémanentes sont bien ici ... tracés à leur emplacement d'origine. Ces dessins en aplat sont comme une tentative dérisoire pour remplir le grand vide créé par la destruction des appartements. C'est un cri désespéré, poussé par les artistes-peintres du quartier.

Némo, le célèbre illustrateur des rues de Paris, viendra à la rescousse avec ses pochoirs, dont le poignant : "Ne cassez-pas nos maisons ! ".

Tout cela sera sans effet ... la rue Gasnier-Guy sera totalement rasée.



>>  Le grand cri de Némo ...

>> Némo, porté disparu ...

>> La dernière fois que j'ai fait du ménage, chez moi aussi la maison s'est écroulée (Némo).
 

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Jean Ro. , un gamin de Paris

8 Mars 2007, 20:07pm

Publié par barreteau

Jean Ro. , un gamin de Paris

 


Je m'appelle Jean Ro. Je suis né au 19 de la rue des Envierges dans le 20ème arrondissement. A 6 ans, sous l'occupation allemande, je suis allé à l'école de la rue Levert et j'y suis resté jusqu'au CEP à 14 ans.

A l'époque, mon passe temps favori était le dessin et la peinture, et je souhaitais en faire mon métier. Ma mère qui me voyait déjà en baver sur la place du Tertre, en décida autrement, et à contre cœur, elle m'envoya dans une école de dessin industriel !

Je m'y suis ennuyé pendant 6 mois ... Juste le temps de sauver les apparences ... avant d'être renvoyé pour avoir - durant la classe - dessiné des femmes nues ...

Après de multiples péripéties, je suis devenu décorateur, j'étais alors marié et avais 23 ans. J'en ai aujourd'hui 71, et passe maintenant ma retraite dans l'ouest de la France. Je pense aller finir mes jours près de mes enfants, à Regensbourg en Bavière.

Voila un raccourci de ma vie.

 

>> Aujourd'hui, j'ai choisi le PhotoBlog Parisperdu pour pouvoir vous en dire plus sur l'histoire de mes 20 premières années de gamin de Paris. 

Retrouvez-moi régulièrement ici ...

 

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" T'arrêtes avec ta tour Eiffel ... "

5 Mars 2007, 19:28pm

Publié par barreteau


Le 140 rue de Ménilmontant est une cité dans la ville, un bloc d'habitations bâti en 1925, une imposante forteresse avec son portail unique ouvrant sur une cour centrale distribuant les accès aux logements.

Le site a longtemps été qualifié de "zone sensible" ou de "quartier difficile". La délinquance y est alors endémique, fondée sur des trafics locaux de stupéfiants, d'objets ou de véhicules volés ou recelés : toute une économie souterraine. Les trafiquants y agissent en bandes et suscitent - dans tout le quartier - un réel climat de peur. Les gens ne peuvent plus circuler tranquillement dans les cours ouvertes de ces immeubles, car certains caïds se comportent en propriétaires du territoire.

Les passants qui osent s'attarder ici - surtout si de surcroît, ils photographient ou filment les lieux - sont immédiatement suspectés de vouloir nuire au « business » et sont éloignés par intimidation verbale. J'en ai personnellement fait l'expérience.

Dès mon arrivée, des adolescents me demandent de quitter les lieux et de ne pas prendre de photos. J'argumente sur le fait que je souhaite seulement photographier la tour Eiffel qui se dessine au loin dans la longue perspective de la rue de Ménilmontant. On me laisse préparer mon cadrage, mais le réglage de la prise de vue est sans doute un peu trop long au goût de mes interlocuteurs ... car tout à coup retentit un cinglant : "Eh ... toi là-bas, t'arrêtes avec ta tour Eiffel ... ". Instantanément, je prends conscience que la situation peut dégénérer très vite et qu'une violence extrême peut frapper à tout instant. Je quitte rapidement les lieux, après avoir pris un seul cliché.

En octobre 2005, Jean-Claude Irvoas aura eu moins de chance ... Il a été lynché à mort, devant sa femme et sa fille, alors qu'il photographiait du mobilier urbain ... en banlieue parisienne.

Quant au 140 rue de Ménilmontant, il a maintenant fait l'objet d'un vigoureux programme de réhabilitation et de réaménagement. Aujourd'hui, la cité a été désenclavée : l'unique entrée a été complétée par le percement de nouveaux accès et 8 bâtiments, sur les 30 existants, ont été
détruits pour créer un jardin et aménager une voie publique coupant, en son centre, la vielle cité.

Après ces transformations radicales, le quartier retrouva un peu de calme. Mais aujourd'hui encore, les photographes n'y sont pas les bienvenus ...



>> La tour Eiffel se dessine au loin dans la longue perspective de la rue de Ménilmontant. 

>> Jean-Claude Irvoas : la mort en 24 secondes ...

 

 

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Parisperdu à nouveau élu Site-du-Jour

2 Mars 2007, 10:33am

Publié par barreteau



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 2 mars 2007, Parisperdu est le blog du jour, sélectionné par Site-du-Jour. Quotidiennement, ce site web découvre et fait partager à ses lecteurs un site de la blogosphère .
Merci à Nathalie Michallon et à la rédaction du Site-du-Jour

 

>> Déjà en 2006.

>> En savoir plus sur "Le Site du Jour" ...

 

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Murs abattus et baignoires rémanentes (1/2)

1 Mars 2007, 09:09am

Publié par barreteau


En 1997, rue Gasnier Guy,  la ZAC des Amandiers pose de difficiles problèmes de relogement ... aussi, progresse-t-elle avec beaucoup de difficultés. L'emprise de la ZAC est pourtant en mutation incessante - avec des immeubles rasés, d'autres murés et partout des terrains en friche.

Tout cela crée de lourds inconvénients pour le paysage et la vie du quartier. Cette situation suscite aussi de vives critiques contre le projet et favorise l'éclosion de diverses interventions.

Ici,  ce sont des artistes-peintres du quartier qui ont reproduit, sur les murs mis à nus, le mobilier présent il y a encore peu de temps dans les appartements maintenant détruits : baignoires, cheminées, tables ... réapparaissent alors comme pour témoigner de leur volonté de ne pas voir le quartier disparaître.

Presqu'en même temps, une action intitulée « La mémoire des habitants, 1997 » réunissant plusieurs intervenants du groupe JLNDRR, a eu lieu ici même. Par l'installation au cœur de "l'îlot insalubre n°11" d'une photographie géante de la façade d'une maison récemment démolie, il s'agissait de signifier, de manière physique, la persistance sensorielle des maisons rasées, dans un quartier où les démolitions n'ont pas cessé depuis 1953.

 

>> Les actions et installations du groupe JLNDRR

>> Persistance sensorielle d'une maison rasée (© JLNDRR)


>> Rue Gasnier Guy, la rue-symbole de Parisperdu (1)

>> Rue Gasnier Guy, la rue-symbole de Parisperdu (2)

>> Rue Gasnier Guy, la rue-symbole de Parisperdu (3)

 

 

 


 

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