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PARISPERDU

art-urbain street-art

Maison salubre … mais ça c'était avant !

28 Janvier 2020, 12:26pm

Publié par barreteau

Maison salubre … mais ça c'était avant !

7 rue Desnoyez, Paris 20ème


Sur le fronton de la porte du 7 rue Desnoyez, une plaque de céramique émaillée indique : "Maison salubre", une inscription encore bien visible malgré le fatras de graff et de tag qui, il y a encore peu, submergait la rue Desnoyez !

Aujourd'hui en effet, beaucoup de graffeurs ont délaissé ce qui a longtemps été "la rue parisienne du graff". Et désormais la rue est redevenue en de nombreux endroit plus conventionnelle avec de nouveaux commerces, des crèches et de nombreux logements sociaux.
Seuls quelques pans de murs restent encore inondés de couleurs, celles du Street Art…
Mais vers le centre de la rue, un tag dit : "Murs blancs, peuple muet"

 

 

>> À Belleville, la "rue des graffeurs" a perdu son combat.

>> Voyage à Belleville : Visite chez les artistes et les militants ...

 

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Chuuuttt !!!

24 Mars 2016, 11:54am

Publié par barreteau

Chuuuttt !!!

Chuuuttt!!! - Jef Aérosol - Place Stravinsky (Paris 4ème arrondissement)

 

Depuis bientôt 35 ans, Jef Aérosol égrène ses pochoirs ou ses collages dans les endroits les plus inattendus de nos villes. En amenant l'art dans la rue, à la portée de tous, il donne l'occasion à chacun de voir différemment son environnement quotidien.

Pour Chuuuttt !!!, fresque réalisée avec l'aide de la ville de Paris, sur ce mur de 25 mètres de haut, il a pensé à un regard, avec une pointe de malice. Ce portrait, c'est le sien, qui, sur cette place entre Beaubourg, l'Ircam et l'église voisine, n'enjoint pas la foule à se taire mais plutôt à écouter la ville, la musique urbaine, à tendre l'oreille vers la vie, à écarquiller les yeux pour rencontrer et découvrir l'autre.

Et puis, il y a cette petite flèche, la fameuse flèche rouge de Jef Aérosol, une figure récurrente dans son œuvre et qui s'est peu à peu installée comme une seconde signature. La flèche participe à l'organisation graphique du tableau. Elle indique aussi un sens au spectateur. Un sens, donc à la fois une direction vers où porter son regard et une signification à chercher dans l'œuvre … ou en soi-même.

 

>> "Urban street", l'art urbain sur Parisperdu

 

 

 

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Le "street-art" entre dans une tour du 13e arrondissement ...

5 Octobre 2013, 09:27am

Publié par barreteau

 La Tour Paris 13, 5 rue Fulton, Paris 13e 

Cette tour des années 60, défraîchie et vide de ses occupants, sera entièrement détruite début novembre 2013. Mais avant cela, et pendant sept mois, elle aura été investie par plus de 100 graffeurs, venus du monde entier et sélectionnés pour réaliser une première dans l'univers du "Street Art": réaliser en intérieur ce qu'ils font généralement en extérieur …

Car de l'extérieur, en dehors d'un immense graffiti orange et noir, de 20 mètres de haut sur la façade, rien ne transparaît de tout ce qui a été réalisé à l'intérieur.

Spécialisée dans le graffiti, la galerie parisienne Itinérance est à l'origine de ce défi artistique aussi fou qu'éphémère.

Tout le mois d'octobre, le public pourra visiter cette œuvre d'art temporaire, avant sa destruction.

Les visites sont gratuites et il n'y a rien à vendre …


>> Le projet "La Tour Paris13".

>> Graffeur, ... est-ce un métier ?

 

 

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Passage Rauch.

19 Septembre 2013, 09:15am

Publié par barreteau


Le 11ème arrondissement est riche en passages, en petites rues plus ou moins larges, elles-mêmes débouchant sur d'autres passages … un réseau qui semble sans fin.

Venant de l'interminable passage Charles Dallery et, avant son prolongement vers le passage de la Main d'or, vous pouvez - sur votre gauche - vous engager dans le passage Rauch.


Là, dès l'entrée, c'est toute une ménagerie qui vous accueille. Des animaux surgissent des arcades en trompe-l'œil qui surplombent les portes et fenêtres d'un bâtiment.
C'est un véritable zoo qui est représenté ici : dromadaire, panthère, gorille, ours ... et durant un instant, l'on pourrait penser que les animaux peints au-dessus des ouvertures sont réellement présents derrière les grilles de celles-ci ... ?

Cette façade, a été réalisée en 1990, par Léonor Rieti. Il faut dire que cette artiste ne s'adonne pas au trompe-l’œil par hasard car elle travaille de longue date en collaboration avec son père Fabio Rieti, l'un des pionniers du mur peint et qui a réalisé à Paris, en 1975, le célèbre "Piéton des Halles".

La décoration des murs de la capitale serait donc une affaire de famille …


>> Site officiel des artistes Rieti.

>> Voir aussi : "Piéton de Paris".

 

 

 

 

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Paris à Visa pour l'image.

12 Septembre 2012, 10:30am

Publié par barreteau

A  Perpignan, hier …


Comme chaque année à pareille époque, "VISA pour l'image" nous donne à voir le monde tel qu'il est aujourd'hui, avec ses conflits, ses crises, ses mœurs, sa misère … son humanisme aussi.

Mais, à côté du photojournalisme, une nouvelle écriture photographique, le "web documentaire" a, depuis quelques années, été introduit, à Perpignan.
Et dans ce nouveau genre, c'est un thème plus léger qui a été primé.

"Défense d'afficher" a  en effet pour sujet l’art urbain et se vit comme un parcours sur les traces de graffeurs s’exprimant dans huit villes de la planète.

Paris est l'une d'elles. Et ce n'est pas l'escale la moins originale avec, comme guide, Ludo qui se sert de la lumière des espaces publicitaires des abribus et des grandes enseignes pour détourner subtilement les marques et les transformer en plantes carnivores ou en aliens menaçants.
A voir …



>> "Défense d'afficher, ce que le street art raconte du monde".

>> Le web documentaire, nouvelle écriture photographique.

>> Visa pour l'image":déjà sur Parisperdu.

>> L'art urbain, le street-art sur Parisperdu.


 

 

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Lovelocks.

31 Août 2012, 09:55am

Publié par barreteau

Pont de l'Archevêché, Paris - octobre 2011


Ecrire un message d'amour, l'afficher publiquement et laisser ainsi une trace tangible et durable de l'amour que se portent deux êtres; voilà un exercice que les humains pratiquent depuis la nuit des temps.

Les empreintes de mains d'hommes et de femmes préhistoriques sur les parois des grottes de Lascaux ou d'Altamira en sont peut-être les premiers exemples. Des graffitis "amoureux" ont aussi été retrouvés sur les murs de Pompéi ou d'Herculanum.

Et depuis, l'on en trouve partout: à la campagne, gravés dans l'écorce des arbres, mais aussi à la ville sur les murs, les monuments: "Jules aime Margot", "P+M, pour toujours" …
Dans les années 30, le grand Brassaï s'est intéressé au sujet et nous en a livré de magnifiques clichés.


A Vérone, la ville par excellence des amoureux, les murs de la maison de Roméo et Juliette sont couverts de messages d'amour qui, au fil des ans, se superposent. Il en va de même à Paris, au Père Lachaise sur la tombe d'Oscar Wilde …

Puis le rite évolue, à Rome le message amoureux devient gestuel: on jette ensemble, dans la fontaine de Trévi, une pièce par-dessus son épaule.

Dans les années 1970, le tatouage déborde le rite tribal pour devenir un élément de la sociologie du corps humain. Le corps devient le support à vie d'un message indélébile, et les tatouages "amoureux" ne sont pas en reste.

L'affaire prend désormais une tournure beaucoup plus mercantile, signe de l'époque où nous vivons car, venus on ne sait trop d'où, arrivent les cadenas d'amour, "the lovelocks"
Partout en Europe ce marché est maintenant florissant. Sur le web, on trouve des vendeurs de cadenas spécialisés dans le créneau, des graveurs de messages sur l'objet en question, … et même des sites d'e-cadenas !

A Paris c'est d'abord le pont des Arts, puis le pont de l'Archevêché et maintenant pratiquement tous les ponts, où un accrochage est possible, qui ont été pris d'assaut par des hordes de cadenas de toutes formes et de toutes couleurs sur lesquels des mots d'amour sont inscrits dans toutes les langues du monde. Les clés ont bien sûr été solennellement jetées à la Seine.

Mais ce "business" n'est pas sans poser des questions: le phénomène ne nuit-il pas à l'esthétisme de la ville … ?  Pour préserver le patrimoine, ne devrait-on pas enlever ces cadenas ?

Du côté de la Mairie, pour l'instant, le discours est plutôt à l'apaisement: "on laisse la chose se dérouler", car la saturation des rambardes des ponts de Paris est pour bientôt.
Cependant certains imaginent déjà qu'une fois cette limite atteinte, l'on installe des sortes d'arbres métalliques dans la capitale pour accueillir toujours plus de preuves d'amour … !



>> Chez "Roméo & Juliette".

>> Sur la tombe d'Oscar Wilde, au Père Lachaise.

>> Graffitis amoureux, vus par Brassaï.

 

 

 

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No tag in Stalingrad.

23 Juillet 2011, 09:34am

Publié par barreteau

Place de Stalingrad : La Retonde de Claude Nicolas Ledoux sur la place réaménagée par Bernard Huet.

On peut s’interroger sur la remarquable absence de tags sur la Place de Stalingrad.
Serait-ce la monumentalité du lieu qui inhiberait la "créativité" des tagueurs ?
Ou bien ceux-ci adhèrent-ils inconsciemment au style voulu par les deux architectes successifs de la Place: Ledoux et Huet ?
Ou alors, plus prosaïquement, la mairie ou la Ville nettoient-elles instantanément et en priorité chaque "taggage" à cet endroit ?

Nous n'avons pas la réponse, mais force est de constater les faits : la Place de Stalingrad n’est jamais tagguée.
Nous nous permettrons alors une interprétation : elle n’est pas tagguée précisément parce qu’elle est livrée à la "consommation urbaine" de tous, y compris des victimes de la crise, de la drogue, … et des délinquants multicartes … tous trouvent ici une scène nocturne où exhiber leur malheur social et individuel.

Ces gens qui parfois flirtent avec leur propre disparition, seraient en communication symbolique avec la sobre et sombre Rotonde de Ledoux, un lieu à la solennité incontestable, en quelque sorte: un temple, … leur temple !
Et, on ne taggue pas son propre temple …


>> La double vie de la Place Stalingrad.


 

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Le zoo de Ménilmontant n'a pas fermé ses portes.

4 Septembre 2010, 10:24am

Publié par barreteau

Rue du Retrait - 75020 Paris (1996)



En 1996, Gérard Laux et Michel Allemand, alias "Mosko et associés" rencontrent Némo et Jérôme Mesnager, à eux quatre, ces artistes de "l'art urbain" vont transformer un terrain vague de la rue du Retrait en "Parc zoologique de Ménilmontant."


Si les fleurs ne poussent pas trop dans le quartier, les créatures se multiplient sur les immeubles murés de Ménilmontant, et c'est  une véritable savane urbaine, tout un bestiaire multicolore débarqué directement d'Afrique qui se déploie alors ici.
Avec humour, les fenêtres s'ouvrent sur un monde enchanté, peuplé de tigres, de panthères, de zèbres, de gazelles, d'éléphants, d'autruches, de flamands roses et de girafes...


Depuis plus de vingt ans, les "Street Artists" mettent de la gaieté et de la couleur là où règnent grisaille et tristesse, c'est leur philosophie.
Mais, en posant ces pochoirs d'animaux africains sur les murs, ces artistes entendent aussi entrer en résistance contre la destruction de ces quartiers. Le dodo dessiné en bas de la fresque résonne comme un symbole : si l'animal de l'ile Maurice a définitivement disparu de la surface du globe, l'habitat populaire ne doit pas disparaître des quartiers Est de la capitale.


Et, bien que les œuvres de nos artistes muralistes soient par essence éphémères, deux zèbres sont encore là sur un mur de la rue du Retrait ... Plus de quinze ans après son ouverture, le zoo de Ménilmontant n'a pas encore fermé ses portes !



>> Le "zoo" de Ménilmontant (quelques images).


>> Circuit découverte de l'art urbain dans le 20ème arrondissement.



 


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Graffeur, ... est-ce un métier ?

11 Décembre 2009, 10:05am

Publié par barreteau



Lu dans un forum (sic) :

" Bon voila jaimeré bien savoir si ya un metier comme graffeur professionnel car je pratik tré souvent et c ma passion jaimeré en faire mon metier".

   

Première réponse :

"Bon, mais c'est quoi exactement un "graffeur professionnel"?  En terme précis je veux dire, parce qu'en gros je vois bien un peu, mais c'est quand même pas bien clair et il m'arrive de confondre avec d'autre métier".

 

Deuxième contribution:

"Graffeur est le mot exact mais plus couramment on dit tagueur, c'est un art mais certain l'utilise pour écrire des conneries ou faire des trucs moches. Je ne sais pas si je suis bien clair".
 

Troisième contribution:

"Graffeurs pro? Oui, les professionnels exposent ou font des œuvres à la demande des municipalités ou de particuliers, voire d'entreprises ... ça c'est bien et je ne peux que t'encourager si tu as des dispositions artistiques ou picturales".

 

Quatrième contribution:

"L'âme du graff c'est son caractère spontané, urbain, social. Le professionnaliser revient à l'incorporer dans un système qui l'a toujours rejeté dans sa vraie forme, contre lequel il est toujours allé à contre courant. Professionnaliser le graff c'est lui enlever son âme".

 

 Cinquième contribution:

"De là à en faire une profession, je pense que c'est un peu délicat. Les clients ne courent pas les rues non plus je pense..."

 

Sixième contribution:

"Je veux dire que le graff ne doit jamais être un métier, ça le tuerait. Ce qui fait la force de ce mouvement, c'est bien parce qu'il est fait dans l'urgence (plus ou moins, selon les endroits bien sûr). Il existe des expos de graff. Mais de là à généraliser ce mouvement pour en faire un métier..."

 

Et pour clôturer le forum, une ultime réponse :

"Oui, ça existe. La preuve : j'ai trouvé ça sur internet !".



>> Voir aussi sur Parisperdu : "Le Grand Palais des tagueurs"

>> Voir aussi sur Parisperdu : "Manu et ses copains « graffeurs » en action sur l'ancien site des Frigos dans le 13ème".

>> Voir aussi sur Parisperdu: "Né dans la rue …"



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Cryptogrammes à Jussieu.

25 Novembre 2009, 09:18am

Publié par barreteau



En arrivant à l’entrée principale de la Faculté des Sciences de Jussieu, par l’esplanade donnant sur la rue Linné, et après avoir gravi quelques marches, on aperçoit instantanément la tour centrale avec au premier plan, deux tours annexes identiques qui ferment
la perspective.

Ces deux blocs offrent chacun une face où l’on peut, ou plus exactement où l’on ne peut plus, lire des inscriptions datant des années soixante-dix, et dont le texte était bien dans le droit fil des apostrophes militantes qui fleurissaient un peu partout, sur les murs de la capitale au temps de la "chienlit" du Général.

Pour tracer ces inscriptions, les intervenants ont forcément dû utiliser des cordes pour descendre en "rappel". Le lendemain même, le comité directeur de Jussieu décide de recouvrir les graffitis en repeignant intégralement les deux façades en blanc. Le plus surprenant intervient alors: les inscriptions réapparaissent le jour suivant ! Les instances dirigeantes se rendent à l’évidence, mais il n’est plus question d’offrir une nouvelle page blanche à la morgue estudiantine. L’espace est tentant, vous en conviendrez. Que faire alors, sinon travestir, détourner, maquiller le cri … pour le rendre inaudible ?

Aujourd'hui, le décryptage du message représente une véritable gageure.
Prenons, par exemple, le libellé du somment de la face droite:

QW

A/88IAI88WB

AA/RABES

BM HMW

REOT8

OPVH89

Ligne suivante nous trouvons une variante de la deuxième ligne avec:
W88W88HMFI

Reprenons la ligne 1. Le QW ne peut être (excusez le côté péremptoire de mes déductions) qu’un ON. La ligne suivante me semble lisible grâce aux quatre 8 qu’on identifie immédiatement comme des S. Les A sont terriblement mal maquillés, on en isole deux, dont un au début, on obtient donc ASSASSINE. Sous le RABES de la ligne trois, nous isolons le mot PARIS. La suite m’échappe…

Alors, à cette époque-là, on assassinait à Paris. Qui ? Quand ? Pourquoi ? Le reste de la façade nous le révèle sans doute. Mais, là, je m’incline, et … j’appelle à l’aide.
Alors, si vous savez décrypter la suite, merci d'en faire part à Parisperdu, à ce
Contact.

Reste toutefois un point intrigant: on sait que la durée moyenne de vie d’un tag, d’un bombage sauvage, est souvent très courte, surtout sur les monuments publics, car les services Techniques de la ville y remédient dare-dare à coups de détergents spéciaux.
Alors pourquoi, à votre avis, ces inscriptions défient-elles le temps et maculent-elles à jamais les colonnes métaphoriques de ce portique universitaire par ailleurs élégamment habillé des céramiques de Léon Gischia?
Parce que … personne n’est plus capable de savoir ce qu’elles signifient. Et parce que tout le monde "s’en fout un peu", si je peux me permettre. Elles ont perdu la totalité de leur sens (Assassine-t-on à Paris !?!), pour acquérir, depuis bientôt un bon quart de siècle, une autre fonction, celle bien sûr plus décorative et bien moins problématique, d’œuvre d’art.

Œuvre d’art tendance conceptuelle, évidemment, voire arte povera, diront certains.
A l’instar du codex de Dresde, du calendrier Maya, voire du testament de Nicolas de Staël … l'énigme fera toujours rêver.



>> De chaque coté de la Tour Zamansky, que l'on voit ici, après les travaux de désamiantage et sa rénovation en février 2009, on peut découvrir les deux tours annexes aux fameux "messages cryptés".


>> Zoom sur le message de la tour de droite.


>> Jussieu : le campus nouveau est arrivé.

 

 

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Né dans la rue.

5 Septembre 2009, 09:18am

Publié par barreteau

Gérard Zlotykamien, les "éphémères".


Parmi les lieux prestigieux de Paris, il y a le superbe bâtiment conçu par Jean Nouvel pour la Fondation Cartier, et c'est là que vous pourrez découvrir jusqu'au 29 novembre 2009, l'exposition sur le Graffiti, judicieusement intitulée : "Né dans la rue".

Le "Street art" est à la mode ces temps-ci !!! Plusieurs expositions parisiennes en ont fait la preuve dernièrement ... Ce nouvel accrochage met en lumière l’extraordinaire vitalité d’un mouvement artistique qui a pris son essor dans les rues de New York au début des années 1970 et qui est rapidement devenu un phénomène mondial.

Naturellement, vous y verrez les œuvres des "stars" new-yorkaises que sont Keith Haring et Jean-Michel Basquiat, deux artistes incontournables, très "demandés" par les collectionneurs. Mais mon choix, ira vers un artiste français, un parisien à mon sens trop méconnu : Gérard Zlotykamien, un confère de Jérome Mesnager, de Mosko et de Némo.

Gérard Zlotykamien est né en 1940. Il commence son œuvre en 1963 mais se fait surtout remarquer au cours des années 1970 en dessinant à la bombe de peinture des silhouettes fantomatiques dans l'immense chantier dit du "trou des Halles" à Paris. Ses dessins, qu'il appelle "éphémères" évoquent les ombres humaines qui se sont imprimées sur les murs lors de l'explosion d'Hiroshima.

Vendeur au rayon bricolage du BHV le jour et graffitiste la nuit, très en marge du milieu de l'Art, Zlotykamien a peint ses "éphémères" dans de nombreuses villes du monde.

Si vous ne connaissez pas encore son œuvre, courrez vite à la Fondation Cartier …


 

 

 >> Zlotykamien à la Fondation Cartier pour l'art contemporain.

>> Voir aussi sur Parisperdu : " art-urbain+street-art."

 

 

 

 

 

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Le Grand Palais des tagueurs.

24 Avril 2009, 09:25am

Publié par barreteau


"Un jeune tagueur s'attaquait aux murs défraîchis, il dessinait de modernes hiéroglyphes, propres à emplir d'une magnifique poésie le paysage démantelé du quai d'Ivry …"
Extrait de "Paris" de Jean Follain


Il ya encore peu, le tagueur urbain était considéré comme un nuisible, un parasite qui "bombait" à tout va les murs de la capitale.
Aujourd'hui, cet "art", (oui, ne parle-t-on pas d'art-urbain ou de "street-art" ?) est mieux considéré. Il atteint même des sommets dans la reconnaissance du public en étant actuellement exposé dans les prestigieuses galeries du Grand Palais.

Quelques 300 œuvres des plus grands graffeurs internationaux, y sont accrochées.

Tous sont mis sur un pied d'égalité formel : format unique et  thème unique, celui de l’amour. Et c'est une réussite, car beaucoup de ces œuvres sont tout à fait remarquables, et il y a là plein de talents à découvrir.

Vu son succès, l’exposition est  exceptionnellement  prolongée jusqu’au 3 mai 2009.
Courrez-y vite, vous ne pouvez pas être déçus …



 

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Celles, le village sauvé des eaux.

6 Novembre 2007, 14:24pm

Publié par barreteau

Dans ses billets intitulés "Démolition des murs ... démolition des vies", Parisperdu a montré comment la volonté de certains avait eu raison de quartiers entiers de Paris.

Parfois cette "rage de destruction" n'est pas le fait des hommes mais celui d'un tragique destin qui s'acharne sur certains lieux de vie, comme à Perillos , un village des Corbières que vous avez pu découvrir récemment sur Parisperdu.
Dans d'autres cas, comme à Celles, un village au cœur d'un paysage remarquable associant la terre rougeâtre et les eaux bleues d'un lac ... le village a été ruiné et dévitalisé au terme d'une longue épopée ... 


Dans les années 50, le village de Celles (Hérault) compte 80 habitants, pour la plupart viticulteurs. Ici, en 1959, la crise viticole amène les pouvoirs publics à envisager la reconversion du vignoble en verger, ce qui nécessite la création d'une réserve d'eau pour l'irrigation. Les études s'orientent vers l'édification d'un barrage sur le ruisseau du Salagou dont les crues sont souvent spectaculaires.
Pendant dix ans, jusqu'en 1968, se succèdent alors rachats et expropriations des propriétés concernées par la mise en eau de la vallée, prévue en deux temps : tout d'abord à la cote (altitude) 139 puis à la cote 150. Le village de Celles (altitude 143 mètres) est donc condamné à être englouti lors de la seconde étape de la réalisation de la retenue.
Mais, bien qu'indemnisés, les habitants restent pour la plupart attachés à leurs terres et à leur village.
 
Le département de l'Hérault devient donc, suite aux expropriations, propriétaire de la quasi-totalité du village, hors les bâtiments communaux (mairie, ancienne école, église, logement du curé et de l'institutrice) qui sont  juridiquement non-expropriables.
La mise en eau du barrage a lieu en Octobre 1969. Les anciens propriétaires quittent alors le village devant la montée des eaux, mais le statut de commune perdure.
Dès 1970, on assiste au pillage des maisons par ceux qu'on dénommera "les bricoleurs du dimanche". Puis c'est une communauté hippie qui s'installe à Celles; elle y restera 3 ans.
En 1980, Joseph Envenido, surnommé "Bichette", occupe les locaux municipaux d'où - sans eau, ni électricité, ni téléphone - il assure le gardiennage du village. Les vols deviennent moins intensifs mais les maisons déjà dépouillées de leurs tuiles, fenêtres, carrelages ... se délabrent rapidement.
Entre 1985 et 1989, on assiste à la réhabilitation du secrétariat de mairie, de l'église puis à l'aménagement de deux appartements dans des bâtiments communaux. On procède également à leurs raccordements électrique et téléphonique.
En 1990, suite la  décision du Conseil d'Etat en faveur du maintient du statut de commune, le conseil municipal de Celles, espérant faire "bouger" le département pour revitaliser le village, met en demeure le conseil général, propriétaire des ruines, de les sécuriser au titre de la sécurité publique. Le résultat escompté- la remise en état des maisons - débouche en fait sur une action de cristallisation du village avec le bétonnage des crêtes, des murs et la pose de grillages autour des maisons, rendant l'ensemble encore plus sinistre qu'auparavant ...
Aussi, lorsque vous parcourez le village vous pensez invariablement ...  à Oradour-sur-Glane, ... à un village martyr, victime de la folie humaine !
 
En février 1996, c'est le coup de théâtre, le conseil Général de l'Hérault fixe la "cote maximale définitive" des eaux du lac à 139 mètres, libérant ainsi officiellement le village de Celles de la menace de submersion entretenue depuis 30 ans.
Depuis lors, la municipalité de Celles ne cesse de batailler pour briser les barrières et les rigidités administratives, pour résoudre les nombreuses difficultés techniques, juridiques et financières et pour finalement faire aboutir la réhabilitation du village.  
 Le dur parcours de cette petite commune en ruines se poursuit donc ... sans savoir encore si un jour le village, qui finalement fut "sauvé des eaux", pourra revivre normalement ?


>> Celles, un village au cœur d'un paysage remarquable.

>> Mesnager, un grand de l'art urbain : de Paris à Celles, le même combat.



  
 

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Une ville fantôme aux mains des dévitaliseurs.

17 Septembre 2007, 09:55am

Publié par barreteau


Pendant une grande partie des années 90, des secteurs entiers de Belleville ont ressemblé à une ville fantôme.

Les promoteurs qui, avec l'aide de la ville, ont préempté le quartier, on eu parfois du mal à faire jaillir de terre leurs immeubles flambants neufs. Alors, pendant des années, aux rez-de-chaussée, les portes sont restées murées. Des rideaux de fer, rouillés, étaient invariablement descendus sur toutes les devantures des cafés, des snacks, des épiceries, ... Plus grande activité dans le quartier ... même le coiffeur en est réduit à aller "peigner la girafe" !

Aux étages, des dizaines, des centaines de volets fermés en plein jour, et ... parfois, seul un pot de géranium, là-haut, au cinquième, dans l'encadrement d'une fenêtre ouverte, nous signale la présence d'un irréductible qui résiste encore et toujours à l'envahisseur.

Car les habitants, installés ici depuis dix, vingt, trente, quarante années, n'ont pas quitté la place en sifflotant, guillerets... Les personnes âgées ont subi une forme d'intimidation, elles ont reçu des courriers et des visites d'individus leur demandant de partir.

Avec d'autres, plus jeunes ... la seule injonction n'a pas suffi. Alors, on a eu recours à des méthodes moins avenantes : de faux squatteurs ont envahi les immeubles, détruit des canalisations, pourri la vie des locataires attitrés. Ailleurs, des départs d'incendies ont éclaté. Ailleurs encore, on a glissé des enveloppes ... Et, aussitôt l'appartement vidé, des "dévitaliseurs" entrent en action : on casse la toiture et les vitres, on démonte les canalisations, les toilettes et la salle d'eau ... tout cela pour éviter que quiconque ne puissent revenir s'y loger.

Les moins vulnérables se sont regroupés au sein de collectifs. Ils ne demandent qu'une chose : que les nouveaux appartements demeurent accessibles à tous. Ainsi, les locataires les plus combatifs, ou les mieux protégés (par des "lois 48", par exemple) seront recasés dans le parc social du quartier. Mais la plupart seront renvoyés en banlieue Nord ou Est, dans les barres d'HLM.

La violence du processus, sa soudaineté, son volontarisme rendent ici visibles, palpables, un embourgeoisement accéléré et son corollaire, l'éviction du peuple en périphérie.

Mais, bien souvent, la seule loi du marché suffit à transformer, "en douceur", et ...presque      "naturellement", des quartiers entiers et leurs populations : une hausse constante du prix de l'immobilier contribue à "moderniser" la cité plus sûrement et plus discrètement que tous les dévitaliseurs"....


>> Voir aussi : "Démolition des murs ... démolition des vies"


>>
Voir aussi : "Odette, quatre fois vingt ans"


 

 

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Art-mur.

1 Septembre 2007, 09:19am

Publié par barreteau

Pochoir et aphorisme de Miss-Tic : "C'est la vie, ça va passer ..."

Avec l'art-urbain, on est loin des concours de tags et autres graffitis qui salissent nos murs, vandalisent les devantures des commerces, les véhicules, les pilles de ponts ...

Ici, il s'agit d'une culture urbaine authentique... qui a désormais ses maîtres, ses disciples ... et aussi ses électrons libres.

Tous ces artistes urbains ont quelque chose en commun, ils veulent le beau, la surprise, le dérangement, la poésie accessibles à tous ...

Par leur travail sur les murs, ils incitent les citadins à la flânerie, à la promenade, à la découverte. L'observateur est donc quelque peu dérouté, le public l'est moins et souvent s'arrête spontanément quelques secondes pour admirer une œuvre sur un mur lépreux devenu à nouveau digne d'intérêt.

Alors, levez les yeux, scrutez les recoins, les palissades, les immeubles en attente de démolition : insolents, ironiques, amicaux, agressifs, les pochoirs et les graffs vous interpellent.

Les artistes de l'art-urbain sont ceux qui ornent les vilains murs de la ville pour nous la rende supportable ...


>> Voir aussi Street-Art ...


>> Miss-Tic : 20 ans d'aphorismes dans la rue !  

                          * Les aphorismes : 2006

                          * Les aphorismes : 2005-2001

                          * Les aphorismes : 2000-1995

                          * Les aphorismes : 1994-1990

                          * Les aphorismes : 1989-1985

>> Miss-Tic, ailleurs dans Parisperdu.   
 

 

 

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