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PARISPERDU

art-urbain street-art

Némo et le bonhomme noir

9 Juillet 2007, 09:55am

Publié par barreteau

Fresque de Némo rue des Plâtrières, vue de la rue Sorbier - Paris 20ème.

Quand il y a près de 25 ans, NEMO commençait à bomber ses pochoirs dans Paris, il disait alors pour définir son action: "Une ville sans graffitis serait comme une rivière sans poissons".

Ses personnages : un homme en noir, jouant avec une canne à pêche, un ballon ou un parapluie, et le petit NEMO (du "Little Nemo" de Winsor McCay), hantent alors les murs du 20ème. Ils apparaissent soudainement au détour d'une rue, sur un mur lépreux, sur une porte condamnée ou une fenêtre murée, créant une étonnante atmosphère de poésie et de rêve dans cet arrondissement continuellement massacré.

Bourré de talent, NEMO a un œil extraordinaire et détecte immédiatement le profit qu'il peut tirer d'un pan de mur, aussi la silhouette de son Homme Noir se répand rapidement partout sur Belleville et Ménilmontant, signalant toujours des immeubles condamnés. Némo a aussi travaillé avec Mesnager : son Homme Noir a alors rencontré le petit bonhomme blanc, une rencontre qui a provoqué de superbes créations !

Parmi tous les artistes travaillant sur les murs de Paris, il est le plus pur: il ne gagne pas d'argent avec ses œuvres, et il sait qu'elles disparaîtront irrémédiablement quand le dernier vieux mur tombera sous les coups des bulldozers...

Les réactions des passants sont parfois mitigées: un jour, NEMO faisait un pochoir dans une cour intérieure de la rue de Belleville quand une vieille femme l'a apostrophé en lui disant: "Vivement qu'ils rasent tout ça! J'en ai marre... et vous, avec vos dessins, vous allez nous faire durer les choses".

 

>> Némo réalisant la fresque de la rue des Plâtrières.

>> En savoir plus sur Némo ...

>> Némo et Mesnager : l'Homme Noir et le bonhomme blanc. 

 

 

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Enfin une femme présidente ... !

7 Mai 2007, 08:20am

Publié par barreteau

 


Les murs l'ont largement plébiscité ... et nous avons enfin une femme présidente !

Avec la présidente Miss-Tic, nous allons maintenant pouvoir nous poser les questions essentielles: « Où suis-je ? Où vais-je ? Dans quelle étagère ? ».

  


>> Miss-Tic déjà dans Parisperdu

  

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Une rage de destruction.

18 Avril 2007, 09:10am

Publié par barreteau


C'est surtout dans le 20ème, à l'est de Paris  - dans les quartiers de  Belleville, de Ménilmontant, et de Charonne, pour ne citer que ceux-là - que s'en prennent les sociétés d'économies mixtes gérées avec une grande opacité par les maires d'arrondissements. Là, certaines rues ou certains îlots donnent l'impression de sortir de la guerre : ce sont des blocs entiers qui ont été rasés, comme s'ils avaient été bombardés!

Comment expliquer cette rage de destruction, ce mépris des architectes d'aujourd'hui pour l'architecture du siècle passé ?
En France, la "loi Malraux" sur les secteurs sauvegardés institutionnalise la protection des quartiers historiques. Mais cette loi a ses effets pervers: elle protège les "quartiers-musées" - le Marais, à Paris en est un exemple-type - et autorise la destruction des quartiers moins anciens, moins historiques, moins monumentaux.

Un certain passé est protégé, mais ce passé s'arrête autour de 1850, et la France officielle manifeste un désintérêt total pour ce qui a été construit après : la Gare d'Orsay n'a été sauvée que de justesse, et les Halles de Baltard ont été détruites.

Entre la stratégie de la "table rase" comme Paris l'a appliquée dans ces quartiers de l'Est parisien, et la politique de "sauvegarde historique", il n'y a rien... et les deux types d'action aboutissent au même résultat: on enlève les habitants qui habitaient là auparavant, et ceux qui viennent vivre dans les immeubles neufs ou restaurés ne sont pas les mêmes ...

Pour contester une politique d'urbanisme destructeur, il faudrait un mouvement massif de gens qui s'engagent... Or le plus souvent, les gens ne réagissent que lorsqu'ils sont personnellement lésés mais alors ... ils sont peu nombreux et leur voix ne porte pas bien haut ...



>>
Démolition des îlots : rue des Partants / rue Gasnier-Guy (1)

>> Démolition des îlots : rue des Partants / rue Gasnier-Guy (2)

>> Démolition des îlots : rue des Partants / rue Gasnier-Guy (3)

>>
Démolition des îlots : rue des Partants / rue Gasnier-Guy (4)

>> Démolition des îlots : rue des Partants / rue Gasnier-Guy (5)




 

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Cité du Labyrinthe.

13 Avril 2007, 09:12am

Publié par barreteau


La Cité du labyrinthe a longtemps été une succession de cours et, cette voie bien nommée, permettait alors -  effectivement après de nombreux détours - de passer de la rue de Ménilmontant à la rue des Panoyaux.

 Le quartier a connu une lourde rénovation, parfois puissamment contestée. De nouveaux immeubles ont été édifiés en remplacement de l'ancien habitat ouvrier. Aujourd'hui amputée, en partie détruite, élargie pour y faire accéder des voitures, la Cité du labyrinthe est devenue une vaste impasse sans grand caractère et surtout ... elle a perdu son insolite poésie urbaine.

Car avant sa restructuration, l'étrangeté du lieu, le calme de ce long dédale ... attirait ici beaucoup d'artistes plasticiens. Des musiciens, des écrivains aussi ... y résidaient. Aujourd'hui, s
eul "un noyau dur" subsiste encore, au N°19 : Les Ateliers de Ménilmontant, qui tentent de perpétuer l'identité originelle du quartier et restent la cheville ouvrière des journées Portes Ouvertes qui se déroulent ici, chaque année en octobre.

A Paris, le promeneur qui prend parfois plaisir à se perdre dans le labyrinthe de la cité ne pouvait qu'être comblé dans ... la Cité du Labyrinthe.


>> La cité aujourd'hui, en partie reconstruite ...
 

>>
Les Ateliers de Ménilmontant.
 

>> Némo dans le Labyrinthe ...
 

>> "Cité du Labyrinthe" par le musicien Laurent Coq 
 

 

 

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Rue Lasson, en bord de mer

4 Avril 2007, 18:27pm

Publié par barreteau

 

 


La rue Lasson est une rue perdue du 12ème arrondissement, une rue en pente douce, située à l'écart de l'agitation de la ville. Elle ne dégageait rien de particulier, sauf un réel climat de quiétude ... un endroit plutôt agréable ... mais, ne sommes-nous pas, déjà ici, dans le quartier Bel- Air ?

Soudain, au N°14, la porte d'un garage désaffecté affiche "Et toi comme une algue ...", une phrase extraite d'un poème de Prévert . Le poème s'intitule « Sables mouvants » ... C'est dire si, rue Lasson, l'apostrophe a quelque chose de complètement décalée, ... même si Prévert nous prévient : "Au loin déjà, la mer s'est retirée ...".

Aujourd'hui, c'est tout ce côté pair de la rue qui s'est définitivement retiré ... ! Il a été rasé pour faire place nette à un gigantesque ensemble hospitalier pédiatrique.

Gageons que les nouveaux nés de la toute nouvelle maternité des Bluets s'intéresseront plus tard à Jacques Prévert... même s'il y a peu de chance qu'ils apprennent un jour que la rue de leur naissance renvoyait jadis en écho : "Et toi comme une algue ...".
Et pourtant, une maternité n'est-elle pas toujours située quelque part en "bord de mères" ?


>> Sables Mouvants, Extrait de « Paroles » de Jacques Prévert.
 

>> Le nouvel ensemble hospitalier de la rue Lasson : Maternité des Bluets et Hôpital « Pierre Rouquès ».

 

 

 

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Murs abattus et baignoires rémanentes (1/2)

1 Mars 2007, 09:09am

Publié par barreteau


En 1997, rue Gasnier Guy,  la ZAC des Amandiers pose de difficiles problèmes de relogement ... aussi, progresse-t-elle avec beaucoup de difficultés. L'emprise de la ZAC est pourtant en mutation incessante - avec des immeubles rasés, d'autres murés et partout des terrains en friche.

Tout cela crée de lourds inconvénients pour le paysage et la vie du quartier. Cette situation suscite aussi de vives critiques contre le projet et favorise l'éclosion de diverses interventions.

Ici,  ce sont des artistes-peintres du quartier qui ont reproduit, sur les murs mis à nus, le mobilier présent il y a encore peu de temps dans les appartements maintenant détruits : baignoires, cheminées, tables ... réapparaissent alors comme pour témoigner de leur volonté de ne pas voir le quartier disparaître.

Presqu'en même temps, une action intitulée « La mémoire des habitants, 1997 » réunissant plusieurs intervenants du groupe JLNDRR, a eu lieu ici même. Par l'installation au cœur de "l'îlot insalubre n°11" d'une photographie géante de la façade d'une maison récemment démolie, il s'agissait de signifier, de manière physique, la persistance sensorielle des maisons rasées, dans un quartier où les démolitions n'ont pas cessé depuis 1953.

 

>> Les actions et installations du groupe JLNDRR

>> Persistance sensorielle d'une maison rasée (© JLNDRR)


>> Rue Gasnier Guy, la rue-symbole de Parisperdu (1)

>> Rue Gasnier Guy, la rue-symbole de Parisperdu (2)

>> Rue Gasnier Guy, la rue-symbole de Parisperdu (3)

 

 

 


 

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Miss-Tic : la fille de l'art fait le mur

3 Novembre 2006, 12:05pm

Publié par barreteau


Depuis plus de 20 ans, Mis-Tic est la reine incontestée des pochoirs de rue dans Paris.
Son dessin épuré est immédiatement reconnaissable et ses textes d'accompagnement, volontairement ambigus, sont toujours subtils.
Son "art mural", par nature éphémère, dégage une réelle puissance d'expression due en grande partie à des textes-slogans rebelles ou un tantinet provocateurs.

Hors les murs, Miss-Tic montre aussi dans des expositions ses « classiques » : des pochoirs insolites et rendus énigmatiques par la poésie des textes et le jeu des mots.

Dans Paris, la Miss a ses quartiers de prédilection  ... souvent les mêmes que ceux qu'affectionne Parisperdu qui naturellement est membre de son  Fan-Club avec la carte d'infidélité (sic) N°152 !

Découvrez une artiste authentiquement populaire ...


>> Mis-Tic : Site officiel

>> Fan-Club Miss-Tic: carte d'infidélité N°152




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Manu et ses copains « graffeurs » en action sur le site des Frigos.

6 Juillet 2006, 09:38am

Publié par barreteau



Manu ne veux pas être considéré comme Tagueur , mais comme graffeur. 

La différence? Le tag, c'est une signature sur des murs, des garages, des camions, ... bref tout ce qui salit et détériore l'espace urbain. Le graff serait au contraire une expression artistique.

Mais écoutons plutôt Manu : "Lorsque je fais du graff avec mon groupe, je ne pense plus à rien. Je me concentre sur ce que j'ai à faire. Lorsque tu « graffes » en laissant libre cours à ton imagination c'est apaisant. Mes graffs expriment un certain mécontentement par rapport à l'imperfection de la société, mais aussi des scènes avec des brins d'espoir. On préfère peindre de jour, car nous ne sommes ni des vandales ni des délinquants : on ne choisi que des murs délabrés, des friches urbaines, des sites désaffectés ...".

Le graff est le travail sans salaire de Manu, l'artiste-Rmiste mais c'est aussi son seul loisir car le graff peut revenir cher. Une bombe de peinture peut coûter jusqu'à 7 euros, et pour 25 m2 de fresque, il faut parfois jusqu'à 500 bombes: 3500 euros ... le prix d'une œuvre d'art ....

   
>> Les premiers graffs de Manu, en 1997


>> Maquis-art.com : la bible des Graffeurs et des Taggeurs

 

 

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