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PARISPERDU

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Les 3 Magenta de Paris et l'impasse Pierre-Guérin.

24 Octobre 2025, 08:01am

Publié par pierre barreteau

1_Boulevard de Magenta (10e arrondissement) // 2_rue Magenta (19e arrondissement) // 3_rue de Magenta (16e arrondissement) alias rue Pierre-Guérin.

 

A Paris si vous dites "Magenta" pour localiser un lieu il faudra être plus précis car il y a "trois Magenta" dans la capitale :
Le Boulevard de Magenta dans le 10e arrondissement [1] ; la rue Magenta dans le 19e arrondissement [2] et enfin la rue de Magenta dans le 16e arrondissement [3].

Mais quelle est donc cette rue de Magenta que l'on ne trouve ni sur les plans de Paris ni sur nos GPS ?
C'est l'ancienne « sente des Vignes », qui deviendra en 1859 «
rue de Magenta» et qui aujourd'hui correspond au rétrécissement de la rue Pierre-Guérin lorsqu'au niveau de la rue de la Source, elle finit en impasse.

Et ces derniers jours ce rétrécissement, cette petite et discrète impasse, a connu une exceptionnelle notoriété, filmée par les caméras des médias du monde entier. Mais pourquoi donc ?

C'est parce qu'au n° 44 de cette impasse la chanteuse Carla Bruni y est depuis longtemps locataire d'une maison des années 1930 et c'est à ce numéro qu'elle réside avec son époux, l'ex-président de la République française Nicolas Sarkozy. Et c'est de ce lieu qu'au matin du 21octobre 2025 l'ex-président est parti pour une résidence beaucoup moins enviable : la prison de la Santé !

 

>> La résidence du 44 rue Pierre-Guérin.

 

 

 

>> Carla Bruni chez elle.

 

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Recyclage de statues.

26 Juillet 2025, 08:15am

Publié par pierre barreteau

Installation des statues de deux des « dix femmes illustres » des Jeux olympiques,
rue de la Chapelle (Paris 18e).

 

C'est aujourd'hui que 10 statues dorées et recyclées des Jeux Olympiques sont inaugurées rue de la Chapelle, dans le 18e arrondissement. Les statues, qui mesurent près de quatre mètres de hauteur, ont finalement trouvé leur place définitive dans la capitale.
Pour rappel, ces statues représentent « dix françaises illustres »
Christine de Pizan, Jeanne Barret, Olympe de Gouges, Louise Michel, Alice Guy, Alice Milliat, Paulette Nardal, Simone de Beauvoir, Simone Veil et Gisèle Halimi.

Mais il faudrait en finir avec tout ce bazar ! Installer ces statues de pacotille à La Chapelle est au moins la garantie qu'elles ne passeront pas l'hiver... nous n'en pouvons plus de ces jeux qui servent à cacher la misère de la ville. Les parisiens veulent des perspectives d’avenir pas un retour en arrière.

Et étant donnée la situation désastreuse du pays qui peut croire que les français vont encore se contenter longtemps de symboles ?

 

 

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"On s'est bien marré au cimetière …"

9 Novembre 2015, 10:08am

Publié par barreteau



Samedi dernier, le beau temps est de la partie aussi me vient l'idée d'aller faire un tour au Père Lachaise … mais je ne suis pas le seul à avoir eu cette idée car nous étions une soixantaine au rendez-vous donné par Bertrand Beyern à la sortie du métro !

Et voilà que Bertrand, notre guide-conférencier, amène sa troupe pour une longue tournée dans les allées du cimetière.
Le thème du jour était "l'humour noir" et il est vrai que l'on s'est bien marré au cimetière ! Car Bertrand est un "maître es-humour noir" et, au fil des allées et des tombes, les histoires petites et grandes défilent … toutes véridiques mêmes si parfois elles semblent peu vraisemblables. Alors à chaque fois, Bertrand sort de sa sacoche les documents qui accréditent son discours, car oui nous avons bien affaire à un professionnel de la nécrologie, à un expert du funéraire, à un "nécrosophe" comme il se définit lui-même… Non Bertrand n'est pas un débutant, d'ailleurs le lieu s'y prête-t-il ?

Le "show" - car c'en est bien un auquel nous assistons - est lancé avec le Président Félix Faure et Marguerite Steinheil, sa "pompe funèbre", puis arrive Pierre Desproges et sa concession de deux mètres carrés, ou encore le monument funéraire d'une femme atteinte de gangrène qui a fait enterrer sa jambe un mois avant de passer de vie à trépas... puis c'est Jean-Louis Fournier qui nous parle de lui - il est encore bien vivant mais veuf de sa femme Sylvie - avec cette épitaphe improbable : "Finalement, nous ne regrettons pas d'être venus" , ou encore Jean-Louis Sacchet un pharmacien qui se construit actuellement son sépulcre égypto-parisien, et aussi la tombe de l'anonyme qui tient dans ses mains le visage de sa femme, avec pour seule inscription : "Ils furent émerveillés du beau voyage qui les mena jusqu'au bout de la vie", et pour laquelle Bertrand Beyern fit de longues recherches qui lui permettront de percer le mystère et de pouvoir enfin mettre un nom sur cette tombe qui n'en a pas …

Mais, bien au-delà des informations qu'il nous donne, du rire ou des sourires qu'il nous arrache, Bertrand Beyern nous permet de voir différemment ce lieu, et surtout d'y capter une poésie certaine, de vives émotions et une philosophie de la vie dans un endroit pourtant peuplé uniquement de défunts …

Vous l'avez compris, je vous recommande vivement cette balade parisienne, vous passerez un moment inoubliable !


>> Bertrand Beyern, site officiel.

>> Le cimetière du Père Lachaise sur Parisperdu.

 

 

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"Tous les couteaux du monde "

7 Juillet 2013, 08:38am

Publié par barreteau

"Tous les couteaux du monde", la coutellerie de M. Maghira - 78 rue de Belleville Paris 20ème (juin 1996)

Depuis 1951, le magasin n'a pas bougé. Il compte toujours ses quatre vitrines où, comme dans un musée de province à moitié abandonné, s'exposent sous la poussière, les instruments les plus divers de la coutellerie : les "suisses", les Laguiole, les Opinel, les lames fixes, les lames pliantes, les canifs, les rasoirs, les ciseaux, les sécateurs et même … les épées et cannes épées telles que les maniaient quotidiennement nos arrières grands-pères.
Mais qui peut encore se fournir ici ?

En face, on a bâti plusieurs immeubles dans un style qui se voudrait traditionnel - des plaques en pierres reconstituées habillent le ciment des façades, le zinc des toits parait bien bleu -  mais leurs occupants n'ont sûrement pas renouvelé la clientèle de "Tous les couteaux du monde".


>> La boutique aux couteaux de M. Meghira.

 

 

 

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Paris des femmes célèbres.

19 Septembre 2011, 08:35am

Publié par barreteau

Simone Signoret dans "Casque d'or" -1954- Photo DR: "The Artist ©"

"Paris des femmes célèbres" vient d'être publié aux Editions du Chêne.
L'Editeur m'en fait parvenir un exemplaire et me demande d'en parler sur Parisperdu.
Ce que je fais bien volontiers, d'autant que l'ouvrage est original et de qualité.
Il permet en effet de découvrir Paris autrement, en présentant chaque grand lieu historique de la capitale avec la femme qui y a laissé son empreinte.

L'ouvrage est organisé par arrondissement, aussi je me précipite en fin de volume pour y retrouver mon cher 20ème. Dernière page de l'ouvrage : Simone Signoret et le jardin Casque d'or, je me dis : "pas mal" !

Seulement voilà, petit problème : le jardin n'est pas celui auquel l'on pouvait s'attendre !

Le site, choisi dans l'ouvrage, le jardin Casque d'or, est un endroit qui n'a rien du "grand lieu historique" et de surcroît pas très glamour … Ce jardin, situé rue Michel de Bourges, une rue trop bien rénovée, bordée d'immeubles sans charme … n'a en effet rien à faire avec l'amour impossible, marqué par le destin, que portent à l'écran Signoret et Reggiani …

On est bien loin du jardin de la maison de Leca et de ses apaches … et l'on aurait préféré que la grande comédienne fut associée au 44 rue des Cascades, au cœur du vieux Belleville, exactement là où fut tourné le film de Jacques Becker.

Encore deux petites remarques pour clore mes commentaires sur ce livre au final agréable et instructif.
Tout d'abord, on pourrait souhaiter que chacune des "femmes célèbres" ait eu droit à son portrait-photo, car si l'on n'a pas de mal à visualiser Edith Piaf ou Simone de Beauvoir, … il n'en va pas de même pour Olympe de Gouges, Bertie Albrecht et bien d'autres…

Enfin, il est dommage que la localisation des sites retenus ne figure pas sur les plans qui illustrent chaque arrondissement.

 

>> Paris des femmes célèbres, aux Editions du Chêne.

>> Le "vrai" jardin de Casque d'or, au 44 rue des Cascades.

 

 

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Mouss, 21 ans, hitiste ordinaire ...

11 Septembre 2011, 09:43am

Publié par barreteau

Hall de l'immeuble 5C, dans l'un des quartiers Nord de la capitale.
Mouss est au centre de l'image.


On les appelle les "hitistes", littéralement les "teneurs de murs". Leur  nom est dérivé du mot “hit” qui en algérois signifie “mur”.
Est hitiste, un jeune de sexe masculin, chômeur, adossé toute la  journée à un mur parce qu’il n'a pas plus d’espace personnel au domicile familial que d’espérance d’évolution dans la société. Le hitiste revient toujours squatter le mur nourricier qui l'a vu grandir, lui et ses congénères.

En ce matin d'hiver, je pars dans les quartiers Nord de la capitale, à la rencontre de jeunes en galère, collectionneurs au mieux de petits boulots et tous marqués par l’échec scolaire.

Je finis par croiser Mouss, 21 ans, qui cherche la voie qui lui permettrait de couper le cordon ombilical avec "les murs de chez lui" …

Mouss est là, depuis des années, du matin jusqu'au soir, avec ses potes hitistes. Collés au mur toute la journée, ils regardent passer la vie …

Mouss n'a jamais travaillé, n'a connu que l'ennui, le chômage, la petite délinquance aussi un peu… et les problèmes de logements: ils sont 8 dans le petit 3 pièces familial, … alors il est tout le temps dehors. Et il ne peut même pas déménager, "j'habite dans mes vêtements" dit-il, un brin désabusé.

Alors Mouss n'en peut plus, depuis des années et des années il veut partir … ailleurs, n'importe où, mais ailleurs, … là  où il y aurait des activités et des occupations autrement plus épanouissantes …
Mais il est où, cet ailleurs ?


>> "C'est déjà ça …"

 

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Combien pour ce chien dans la vitrine ?

27 Mai 2011, 09:21am

Publié par barreteau



A 82 ans, Line Renaud vient de donner trois soirées de concerts à l'Olympia, une salle où elle chantait pour la première fois de sa carrière.

Hier, c'était la dernière représentation, un triomphe !

Et c'est également hier, au détour d'une petite rue, dans un quartier perdu, que je suis tombé nez à nez avec "ce chien dans la vitrine" …

 

Bien sûr, "ce joli p'tit chien" n'est pas "jaune et blanc" comme le dit la chanson … mais comment, à cet instant, ne pas penser à cette grande dame du music-hall qui, en 1953, publiait son nouveau 78 tours avec "Le Chien Dans La Vitrine", une chanson écrite et composée par son mari Loulou Gasté.


Une époque qui certes peut sembler bien lointaine … mais qui reste d'actualité, grâce à la vitalité et la jeunesse d'une octogénaire.
Alors :

" Combien pour ce chien dans la vitrine ? "

" Eh bien c'est d'accord je le prends…"

 

 

 >> A 82 ans, Line Renaud découvre l'Olympia

 

  

 

 

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Le Parisien n'est qu'un provincial de passage.

30 Mars 2011, 09:19am

Publié par barreteau


Sticker trouvé dans le métro: "I love rien, I'm parisien"

 

 

C'est bien connu, le Parisien est un être fat, hautain, vaniteux, agressif, méprisant, antipathique, xénophobe et, pas très accueillant … avec son regard en coin et son sourire en berne. Bref, le parisien joue son rôle et s'y tient.

 

Allons, Parisiens : serrons nous  les coudes et faisons la gueule.

C'est comme ça qu'on nous veut, c'est comme ça qu'on nous aime !

On a un rang à tenir, que diable et il faut être à la hauteur de sa légende, car au final, il semble bien que le Parisien soit définitivement d'utilité publique : unanimement détesté, il incarne ce que l'ensemble des Français n'aiment pas chez eux !
Il est la part d'ombre de notre inconscient national. Car n'oublions pas que le Parisien en tant que tel n'existe pas : il n'est qu'un provincial de passage…



>> Voir aussi "Tout le monde déteste les Parisiens".



 

 

 

 

 

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Sans-Papelards

22 Février 2011, 09:43am

Publié par barreteau

© Campagne d'affichage de RESF (Réseau Education Sans Frontières) - mai 2009.

 

Dans les quartiers Nord, dans l'Est parisien, que ce soit à Barbès ou à Belleville, chaque balade va vous faire croiser une foule d'immigrés ... Beaucoup sont des gens valeureux sans qui notre société ne fonctionnerait pas. Ils travaillent dans le BTP, la restauration, … ou gardent nos enfants. Ils sont partie intégrante de notre société … Seul hic de taille, … ils sont sans papiers !

Ils occupent souvent des tâches que la plupart d'entre nous se refusent d'effectuer. Parfois ils vivent des conditions de travail insupportables, et c'est justement pour cela que des "boîtes" sans scrupules emploient ces immigrés clandestins, prêts à tout pour s'installer ici.

Mais cette misère doit-elle, par une compassion somme toute naturelle, nous pousser, nous entraîner à régulariser aveuglément ces malheureux ?
Comment casser ce trafic d'êtres humains ? Comment appliquer nos lois et préserver les acquis sociaux des salariés "avec papiers" ?

Les "sans-papelards" posent beaucoup de questions à notre société ... et les réponses ne viennent pas vite !


>> En savoir plus: "Campagne jeunes majeurs de RESF"


 

 

 

 

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Les Chinois de Belleville sont-ils menacés ?

18 Décembre 2010, 11:03am

Publié par barreteau

Photo: © AFP

Les Chinois de Belleville sont descendus dans la rue.
Le 20 juin 2010, plus de 10 000 personnes, majoritairement d'origine asiatique, se sont rassemblées pour protester contre l'insécurité qui gangrène le quartier. Sur les banderoles déployées et les tee-shirts édités spécialement pour l'occasion, de nombreux slogans consensuels: "Sécurité pour tous", "Belleville quartier tranquille", "Halte à la violence" ou encore "J'aime Belleville".


Cela fait des années que les Chinois, selon leurs dires, subissent la loi des bandes ultraviolentes qui écument les quatre arrondissements de Belleville (Xe, XIe, XIXe et XXe). Mais pourquoi s'en prendre plus particulièrement aux Chinois?

C'est que les Chinois constituent une proie idéale pour des bandes de jeunes désœuvrés, de plus en plus mobiles et organisés. Ces derniers comptent tout simplement sur le fait que certains, étant en situation administrative irrégulière, ne peuvent avoir de compte en banque, et perçoivent donc leur salaire en espèces. Sans papiers, ils ne vont pas aller porter plainte auprès de la police... les voilà donc placés au rang de victimes idéales que l'on peut dépouiller presque sans risque.

Mais ces voleurs cherchent d'abord l'argent facile, c'est tout. Ils ne ciblent pas les Chinois parce qu'ils sont Chinois. Il ne faut pas tout confondre. Il n'y a pas de guerre ethnique à Belleville. Cependant, cette situation est bien triste pour le quartier de Belleville où les trois communautés juives, maghrébines et chinoises ont, depuis toujours, vécu dans la paix et la bonne entente.

Aujourd'hui, prise en otage par des bandes de jeunes ultraviolentes, la population de Belleville, le quartier parisien aux 80 nationalités, vaudrait bien retrouver la sérénité.


>> Violences/Belleville: 13 bandes identifiées.

>> "Chinoiseries à Belleville".

>> Belleville, de la déliquescence à la délinquance.

 

 

 

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L'homme le plus courageux du 20ème est une femme !

28 Septembre 2010, 09:16am

Publié par barreteau

113 rue de Ménilmontant - Paris 20ème (1996)

Myriam est une battante. Rien qu'à voir le pas décidé avec lequel elle marche dans la rue, on comprend à qui l'on a à faire ...
Quand elle a appris que ses voisins Monsieur et Madame Edeline, tous deux retraités, ancien ouvrier et ancienne secrétaire, étaient confrontés à des difficultés pour payer leur loyer et qu'ils allaient être expulsés, son sang ne fit qu'un tour.

Myriam se propulse alors à l'antenne de l'association du Droit au Logement, dans cette ruelle qui conduit à la cité de l'Ermitage, en haut de la rue de Ménilmontant.
Là, elle va y exposer longuement le cas des époux Edeline qui, suite à une procédure du propriétaire, ont vu leur bail résilié. Monsieur et Madame Edeline sont restés dans les lieux, mais n'ont pu apurer totalement leur dette locative.

Monsieur Edeline est par la suite tombé malade et a développé un cancer. Il a été reconnu invalide à 100 %, mais cela n'a pas empêché le propriétaire de demander l'expulsion de ces retraités de 65 et 68 ans, ce que le tribunal a accordé.

La trêve d'hiver a permis à Monsieur et Madame Edeline d'obtenir un sursis. Mais à la fin de la trêve, l'huissier de justice a demandé le concours de la force publique.

Tout à côté de l'antenne du DAL, sur un mur, il est écrit "Viva Zapata", mais le 20ème arrondissement, n'est pas le Mexique et le Droit au Logement finira par avouer à Myriam, que dans ce cas précis, il ne peut rien faire.

Face au caractère inhumain de cette expulsion, Myriam a décidé de loger elle-même les époux Edeline qui n'avaient aucune solution de relogement. Une chambre mansardée, que Myriam avait aménagée dans le but de la louer plus tard à des étudiants, est maintenant occupée par Monsieur et Madame Edeline ... en attendant mieux ...

Quiconque ayant rencontré Myriam vous le dira : "l'homme le plus courageux du 20ème est une femme" !

 

 

>> L'antenne de l'association "Droit au logement" de l'impasse du 113 de la rue de Ménilmontant (1996)

 

 

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Freddy, squatter "pro".

20 Juillet 2010, 21:57pm

Publié par barreteau

On pourrait qualifier Freddy, de squatter professionnel, car depuis maintenant presque dix ans, il a  - selon ses propres propos : "résolu le problème des loyers chers". 
Pour Freddy, les meilleures affaires dans l'immobilier, c'est quand c'est gratuit !

Lorsque je l'ai rencontré, dans un coin du 20
ème arrondissement, il venait d'aménager dans un nouveau squat, plutôt confortable, ce qui le changeait des multiples taudis qu'il a occupé au cours des dix dernières années.
Mais comment fait-il pour arriver à trouver un logement et pour toujours se soustraire à un loyer ? Freddy a ses petites recettes et, il a bien voulu nous en livrer quelques unes.

Selon lui, il faut jeter son dévolu sur un logement abandonné depuis au moins six mois.
Pour cela, il mène sa petite enquête, place un petit bout de papier dans l'embrasure de la porte et, au bout de quelques temps, il vérifie que ... le papier n'a pas bougé.
Ensuite, surtout ne pas laisser trace de l'effraction: Freddy répare fenêtres, portes et autres issues détériorées, cela lui évitera le risque du flagrant délit, le "flag" qu'il doit absolument éviter.  

Après avoir vérifié les arrivées d'eau et d'électricité, l'installation proprement dite peut alors commencer. Puis, il multiplie les preuves de présence: envois de lettres, factures EDF, etc.
Mais Freddy me confie qu'il n'est jamais tranquille car l'occupation illicite est un délit permanent et, chaque jour un "flag" peut mettre fin à l'aventure. Toutefois, le squat ne dépend pas d'une juridiction pénale, il n'y a donc pas de risque de prison. En revanche, le propriétaire peut se saisir de la juridiction civile et obtenir l'expulsion, soit à la suite de la plus expéditive des procédures - une ordonnance sur requête -, soit après la plus courante d'entre elles - le jugement en référé. Dans ce dernier cas, c'est au préfet de décider l'expulsion.

Freddy connaît tout cela sur le bout des doigts, il sait que l'expulsion le guette à tout moment, il en a connu une quinzaine, en dix ans ! Et cela par tous les temps car la trêve d'hiver des expulsions ne concerne pas les squats ... même pour les squatters professionnels!

 

>> Voir aussi sur Parisperdu: "Squat Utopique".

 

 

 

 

 

 

 

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Au pays du matin calme.

3 Décembre 2009, 10:38am

Publié par barreteau

Rue Caulaincourt - 75018 Paris


A Paris, les transitions sont parfois insensibles, mais le plus souvent, elles sont brutales … surtout quand on passe derrière le décor des grandes avenues haussmanniennes.
Ainsi, en empruntant les coulisses, en se faufilant derrière la place Clichy, à travers les passages, on atteint le cimetière de Montmartre, un no man's land de verdure et de pierres taillées.


Du pont métallique qui le surplombe, on aperçoit la tombe de Sacha Guitry, et sous les arbres repose une bonne partie du Gotha du XIXème siècle.
De la tombe la plus modeste aux caveaux grandiloquents, on n'est pas au bout de ses surprises au cimetière de Montmartre, ainsi un inconnu qui répond au superbe nom d'Iffla Osiris a fait placer sur sa tombe la reproduction grandeur nature du Moïse de Michel-Ange, avec cet épitaphe: "Au premier législateur" !


Huit heures moins dix, à cette heure matinale, l'activité urbaine est encore ralentie, ce qui sied parfaitement à ce lieu calme, apaisant, moins célèbre bien sûr que le "Père-Lachaise" mais tout aussi romantique et souvent plus pittoresque …


>> L'histoire extraordinaire de Daniel IFFLA-OSIRIS  (1825-1907).

>> Visite guidée du cimetière de Montmartre.

>> Déjà sur Parisperdu : " Paris, de Paul Valéry à Patrick Modiano "

 

 

 

 

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Christophe, cycliste intermittent ...

5 Novembre 2009, 09:07am

Publié par barreteau


C'est au parc de la Turlure, sur la butte Montmartre, que j'ai fait la connaissance de Christophe.

Une fine silhouette, allongée sur un banc contre lequel un vélo était adossé, m'avait intrigué. Je dû attendre de longues minutes avant qu'il ne se relève. Alors, toute suite, nous avons engagé la conversation. Il faut dire que Christophe est du genre bavard et … il en a des choses à raconter …

J'appris d'abord qu'il venait de grimper, en danseuse, la rue Lepic pour atteindre le sommet de la butte. Je compris mieux l'état de fatigue dans lequel il était. Mais ce n'est pas là son moindre exploit car, le goût du voyage, Christophe l'a depuis qu'il a 5 ans.
Bambin aventureux, il profite de l'inattention de ses parents pour s'enfoncer dans un bois. On ne le retrouvera qu'à la nuit tombée … Vingt ans plus tard, il enfourche son vélo pour une chevauchée intrépide autour de la Méditerranée.

Entre-temps, il se passionne pour les sciences, l'astronomie et l'histoire des religions. A la sortie de l'adolescence, il étudie le commerce international, atterrit dans une start-up parisienne au poste de responsable commercial, puis il décide finalement de tout plaquer pour une petite balade en vélo à travers les seize pays du pourtour méditerranéen.
Il devient alors, comme il le dit lui-même, un "intermittent du cyclisme" … tout comme il y a des intermittents du spectacle !

 

Croyez-vous qu'il va s'arrêter là ? Certainement pas, il recherche actuellement le sponsor qui devrait lui permettre d'attaquer, toujours à vélo, la transaméricaine. Une route qui le conduira d'Anchorage en Alaska à Ushuaia à l'extrême pointe de l'Argentine.

Et précisément, sur ce banc, au chevet du Sacré Cœur, il vient de rêver qu'il avait enfin trouvé son sponsor et qu'il débutait son expédition …
Sûr, il entrera tout à l'heure dans la basilique mettre un cierge pour que son rêve se réalise …



 

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Raymond, batelier indépendant.

19 Février 2009, 09:42am

Publié par barreteau

Ecluse du Square Eugène Varlin - Canal St Martin Paris 10ème
 

Raymond aime son métier de batelier indépendant, parcourant les canaux de l'Est et du Nord de la France. Contrairement au marinier-salarié d'une grande entreprise dont les tâches et les horaires sont bien définis, Raymond est un homme libre.
Il est le propriétaire de l'Aster, un bateau transmis par son père qui était lui aussi batelier ... On n'arrive pas dans ce métier par hasard. C'est souvent une affaire de famille.
Et cela continue car Raymond travaille en couple avec Ginette, sa femme, qui l'assiste dans les manœuvres délicates et le remplace à la barre quand il s'occupe de l'entretien. Car à bord des petites péniches, comme sur l'Aster, il n'y a pas de mécanicien. C'est au patron d'assurer les petites réparations sur le moteur, de surveiller les niveaux d'huile, de prendre soin de l'installation électrique, de la robinetterie ... Il faut savoir se débrouiller seul, mais cela ne dérange aucunement Raymond, au contraire, il adore cette liberté d'action.

Raymond et Ginette sont parfois aidés d'un matelot, pour les longues périodes de navigation, lorsqu'ils vont à Rotterdam ou en Allemagne ... Raymond préfère toutefois éviter cet équipage car "un matelot à bord, ça vous bouffe le bénéfice" dit-il.

Aujourd'hui, dans le transport de marchandises, les artisans, comme Raymond, ont du mal à survivre face à la flotte industrielle. Pour s'en sortir, certains de ses collègues ont été amenés à s'orienter vers le tourisme fluvial. Une perspective que Raymond se refuse à envisager, il préfère sa vie de bohème, entre tâches polyvalentes ... et revenus aléatoires.


>> Voir aussi sur Parisperdu : la traversée du 10ème via le canal St Martin.

 

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