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PARISPERDU

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Les librairies Gibert sont en grandes difficultés.

10 Juillet 2026, 08:02am

Publié par Pierre Barreteau

Librairie Gibert Jeune Paris, 1952 © Roger-Viollet

Le secteur de la librairie est en difficulté. En effet, le marché du livre neuf est en fort recul. Une chute due à la concurrence des tablettes ou des liseuses numériques, aux ventes des livres en ligne mais aussi à un désamour généralisé pour la lecture, notamment chez les jeunes.

A Paris, les librairies Gibert, une enseigne historique, mythique du "Quartier Latin", une institution du livre depuis plus d’un siècle, sont en grandes difficultés. Fondées en 1888, les librairies Gibert, surtout la grande librairie du boulevard Saint-Michel, ont été un repère pour plusieurs générations d'étudiants. On peut l'affirmer : Gibert fait partie des monuments de Paris.

Mais en 2021 déjà, Gibert avait fermé quatre de ses librairies parisiennes. Aujourd'hui le groupe veut désormais miser sur le marché des livres d'occasion, un secteur en progression, contrairement aux livres neufs dont les ventes baissent. En avril de cette année Gibert a été placé en redressement judiciaire et une faillite du groupe serait un coup de tonnerre dans le monde du livre.

 

>> Gibert Jeune et Gibert Joseph.

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Album des Lieux retrouvés.

20 Juin 2026, 10:02am

Publié par Pierre Barreteau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lieux retrouvés 048__Sentier de la Station Paris 19ème

L'album des Lieux retrouvés montre des photographies où sont associées, mêlées ou superposées sur une même image deux vues d'un même lieu : l'une en couleur et l'autre en noir et blanc.
Ce dédoublement, ou ce collage, puise sa raison d'être dans un questionnement lié à la mémoire.
En effet, il ne s'agit pas de créer un document réel, mais plutôt de faire apparaître concomitamment plusieurs strates temporelles: celle du passé (l'image en noir et blanc) étant partiellement recouverte par celle du présent (l'image en couleurs).
C'est ainsi une façon de s'interroger sur ce que pourrait être une photographie objective, en dressant le constat de l'impossibilité pour l'instantané photographique de décrire le réel tel qu'on le perçoit, c'est-à-dire avec une dimension spatio-temporelle supplémentaire : celle de la mémoire.

 

>> Le sentier de la Station, déjà sur Parisperdu.

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Le Pont-Neuf de nouveau emballé !

5 Juin 2026, 08:57am

Publié par Pierre Barreteau

La Caverne du Pont Neuf© JR.

40 ans après le Pont-Neuf empaqueté sublime évènement réalisé par Christo et son épouse Jeanne-Claude, en 1985, le plus vieux pont de Paris est l'objet d'une nouvelle expérience artistique.

En effet, l'artiste plasticien JR va célébrer ce 40ème anniversaire, en présentant du 6 au 28 juin 2026 (*) un monumental trompe-l’œil intitulé La Caverne du Pont Neuf. Et comme pour le Pont Neuf empaqueté, la Caverne de JR est un projet financé exclusivement par du mécénat privé.

A ne louper sous aucun prétexte…

(*) Attention : En raison de dommages causés à l'œuvre par des intempéries – et des travaux nécessaires à sa réparation –, l'ouverture au public de La Caverne du Pont Neuf a été repoussée au lundi 15 juin, à 18 heures.

> Pourquoi les Christo avaient-ils choisi le Pont-Neuf ?

> La Caverne du Pont Neuf, site officiel.

 

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Conversation privée dans un atelier de couture.

30 Mai 2026, 09:00am

Publié par Pierre Barreteau

 

Derrière la fenêtre d'un modeste atelier de couture de l'Est Parisien on aperçoit plusieurs mannequins. Mais attention : ici ce ne sont pas de quelconques mannequins, ce sont des Stockman, la marque "ultra-haut de gamme" que l'on retrouve chez Dior, Chanel, Prada et chez bien d'autres grandes marques internationales. Excusez du peu !

Et là, tels qu'ils sont disposés, les mannequins semblent converser entre-eux.
Mais que peuvent-ils se dirent ? Car j'imagine que des mannequins, immobiles toute la journée, peuvent avoir -dès que l’atelier se vide- une vie intérieure très active avec des conversations qui fussent immédiatement.
Ecoutons-les : le mannequin de droite dit à son voisin :
Tu sais ce qui me manque le plus ?
Une tête ?
Ah Ah ! très original, non des vacances.
C'est vrai on ne bouge jamais.
Le troisième mannequin dit alors :
Et moi, j’aimerais surtout qu’on arrête de me piquer les fesses avec ces épingles.
Parce que tu as des fesses, toi ?
Non mais laisse-moi rêver.

C'est alors qu'au fond de l’atelier, le plus vieux mannequin Stockman soupire :
Un jour, les enfants… vous comprendrez que nos silhouettes sans visage sont à jamais condamnées à porter les rêves des autres.

Puis un lourd silence retombe sur l’atelier.


>> Stockman, créateur de bustes et de mannequins depuis 1867.

>> Déjà sur Parisperdu :

 

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Villa des Fêtes : un lieu insoupçonnable.

21 Mai 2026, 08:45am

Publié par Pierre Barreteau

Villa des Fêtes, Paris 19ème arrondissement (Juin 2013)

C'est un lieu insoupçonnable dans une ville comme Paris. Un lieu difficile à découvrir tant il est bien caché. Pour y accéder il faut quitter la monstrueuse place des Fêtes, et emprunter la petite rue des Fêtes. Au numéro 15 se dresse une maison de maître dont l'entrée est surmontée d'un cartouche où est écrit : "Villa des Fêtes". Et tout à côté, au no 13, c'est la cité-jardin de la Villa des Fêtes, mais on ne peut pas librement y entrer car une grille en bloque l'accès.
Le jour de ma visite, j'ai eu de la chance car Alain un sympathique habitant de la cité-jardin m'a laissé y entrer. Je découvre alors un véritable petit paradis caché aux yeux de tous : un havre de verdure dans lequel se dissimulent plusieurs pavillons qui sont d'anciennes maisons ouvrières, desservies par une allée pavée qui contourne des massifs, une gloriette et aussi l'ancien hôtel particulier du 11 rue des Fêtes à qui appartenait autrefois l'ensemble de ces terrains.
Si vous avez la chance de pouvoir accéder à cet îlot de calme et de verdure n'hésitez pas sinon pour y entrer à coup sûr il vous faudra attente la fin du mois de mai car en effet lors des Journées Portes ouvertes des artistes de Belleville, l'entrée à la villa des Fêtes est libre !

>> Balade à la villa des Fêtes, en Juillet 1994 ! :
[A] L'ancien hôtel particulier du 11 rue des Fêtes.
[B] 13 rue des Fêtes : entrée de la Cité Jardin B
[C] La gloriette de la Cité Jardin
[D] : 13 rue des Fêtes, un des Atelier d'Artistes de Belleville
[E] : 13 rue des Fêtes : au fond de la Cité Jardin

 

>> Au numéro 15 : la maison de maître avec son cartouche : "Villa des Fêtes".

 

>> Portes Ouvertes des Ateliers d'artistes de Belleville_ 37e édition

 

 

 

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La rue des chaufourniers.

11 Mai 2026, 08:39am

Publié par Pierre Barreteau

La rue des chaufourniers Paris 19ème, mars 2018
Une placette termine la rue avec comme arrière-plan, la butte Bergeyre

C'est une rue assez banale qui se termine en cul de sac car elle vient mourir sur la butte Bergeyre. Son nom pourtant intrigue : "les chaufourniers", Qu'est-ce donc ?

Bien sûr aujourd'hui peu de gens savent ce que sont les chaufourniers car ce métier à disparu. Mais au XIXe siècle, tout le monde ici les connaissait dans ce quartier où les collines (buttes) alentours étaient truffées de filons de gypse. Et les chaufourniers intervenaient pour transformer le gypse en chaux et en plâtre.

 Le gypse est composé de sulfate de calcium une substance très blanche, aussi appelée pierre à plâtre. Pour obtenir ce plâtre, le gypse était fortement chauffé dans des fours spéciaux alimentés par les chaufourniers, un métier très dur car ces hommes et ces femmes respiraient toute la journée les vapeurs toxiques et les particules de chaux qui attaquaient les bronchioles, limitant leur capacité respiratoire. Même les enfants des chaufourniers étaient touchés car le lait maternel pouvait également être contaminé.

Alors après l'arrêt de l'exploitation des carrières de gypse (dans les années 1860) on a voulu leur rendre hommage en gardant en souvenir leur dur labeur aussi l'ancien chemin d'accès au site des fours pris le nom de "Rue des Chaufourniers".

>> Non loin de là, il y a aussi :

 

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Au Vieux Belleville.

4 Mai 2026, 08:23am

Publié par Pierre Barreteau

Le Vieux Belleville, 12 rue des Envierges 75020 Paris _ Photo© Bourgault (2022)

Tout là-haut sur la Butte de Belleville, Minelle prend chaque fin de semaine son accordéon. Et cela depuis 30 ans. Elle n'a pas son pareil pour faire chanter et danser les clients de cet authentique bistrot parisien qu'est le Vieux Belleville. Le dernier des bistrots-chantant de Paris. On y mange une cuisine classique, on boit des vins de pays, on fraternise avec ses voisins de table, on vibre au son de l'accordéon et on chante à tue-tête…

Vous ne connaissez pas les paroles des chansons ? Ce n'est pas un problème… on vous distribue des feuillets. C'est chaleureux et convivial, avec un brin de nostalgie. C'est aussi bruyant bien sûr, mais "Bella Ciao" ou "Sous les ponts de Paris" chantés par une salle entière accompagnée par Minelle à l'accordéon, c'est magique ! Immuable et indémodable. Il faut y aller au moins une fois dans sa vie. On en sort la voix cassée pour admirer le splendide panorama sur Paris du haut du parc de Belleville.

 

>> Minelle était déjà sur Parisperdu il y a 20 ans.

>> Minelle, Bella ciao, Restaurant Le Vieux Belleville, Paris 20ème

>> Le Vieux Belleville Restaurant Musette, site officiel.

 

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Le Square de la Roquette.

23 Avril 2026, 08:46am

Publié par Pierre Barreteau

La fontaine du Square de la Roquette_ Paris 11e arrondissement (2018)

En lieu et place des prisons de la Grande et de la Petite Roquette, démolies en 1975, on trouve désormais un square aménagé en 1977. Seuls vestiges du passé, les deux guérites d’accès de l'ancienne prison de la Petite Roquette servent d'entrée à l'actuel square, elles n’ont pas bougé depuis leur construction, il y a 175 ans.

Depuis l'entrée principale, au 145 rue de la Roquette, le terrain s'élève jusqu'à une fontaine en cascade, moderne et majestueuse car encadrée de jolis palmiers. À gauche de celle-ci se trouve une aire de jeux et, près de là, derrière de magnifiques parterres de fleurs se cache le local technique du jardin. Deux autres aires de jeu se situent derrière la fontaine : d'abord une aire de jeu destinée aux adolescents et, derrière, une aire de jeux destinée aux enfants. Un chemin permet de faire le tour de ces différentes aires. Une esplanade en béton se trouve près de la rue Merlin ; elle permet l'accès à une salle de spectacle en sous-sol : la salle Olympe-de-Gouges.

 

>> Les deux guérites d’accès de l'ancienne prison de la Petite Roquette servent d'entrée à l'actuel square. (février 2008) :

>> Faites un petit détour par la rue de la Croix-Faubin, perpendiculaire à la rue de la Roquette. Le sol dévoile 5 dalles que l’on retirait à l’époque pour y installer la guillotine...

 

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Mon Paris de toujours par Marin Montagut.

16 Avril 2026, 08:41am

Publié par Pierre Barreteau

L'ouvrage "Mon Paris de toujours" Photo© Marin Montagut

Marin Montagut, est un artiste globe-trotter, il est aussi l'auteur de plusieurs livres sur Paris. Il y a ouvert en 2020 sa première boutique où il présente les objets qu’il chine et ses créations. En novembre 2025 il publie Mon Paris de toujours.

Ce livre est une invitation à découvrir la capitale autrement, comme un voyage dans le temps, un hommage à un art de vivre qui perdure au fil des ans, des décennies et même parfois des siècles. Des adresses longtemps gardées par l'auteur comme des trésors.
Tout cela a une certaine résonnance avec Parisperdu…  la nostalgie a donc de l'avenir…
Mais dans cet ouvrage quelque chose me met mal alaise : son contenu qui se voudrait être un catalogue exhaustif des "adresses à l'ancienne" m'apparait plutôt comme une bible marketing de lieux, de magasins destinés à une clientèle quelque peu boboïsante. Je doute même que l'auteur ait fréquenté les quelque 500 adresses de son ouvrage mais il veut sans doute nous le faire croire en abusant de formules telles : "j'y vais souvent", " j'aime m'y rendre", "j'adore ce lieu"…

Bref, ce lointain cousin de mon blog ne m'a pas totalement convaincu, sauf – et c'est peut-être le plus important- dans la tout fin de l'ouvrage où Marin Montagut nous livre la liste de ses balades préférées dans Paris : presque 100 lieux où flâner dans la capitale, loin des sentiers battus dans des passages, des impasses secrètes : tout ce que Parisperdu adore et vous fait découvrir depuis déjà plus de 20 ans.

 

>> Aperçu de l'ouvrage de Marin Montagut.

 

 

 

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Hors Saison.

20 Mars 2026, 09:14am

Publié par Pierre Barreteau

 Impasse près de la Poterne des Peupliers Paris 13ème (2023) / L'album "Hors Saison" de Françis Cabrel /Label Columbia

Quand je suis entré dans cette venelle du 13ème arrondissement, sa configuration, son ambiance d'un calme absolu m'ont immédiatement fait penser à la chanson de Francis Cabrel intitulée Hors saison.

Je vous en livre les paroles, légèrement modifiées pour ce contexte parisien :

"C'est le silence
Qui se remarque le plus
Les volets tous descendus
De l'herbe ancienne
Dans les bacs à fleurs
Sur les balcons
On doit être hors-saison
Le périph' quand même
Dans ses roulements continue
Son même thème
Sa chanson vide et têtue
Pour quelques ombres perdues
Sous des capuchons
On doit être hors-saison
Le vent transperce
Ces courtes venelles
Quelqu'un cherche une adresse irréelle
Et le courrier déborde
Au seuil des pavillons
On doit être hors-saison
Une ville se fane
Dans les brouillards ventés
La colère du boulevard est trop près
Les tourments la condamnent
Aux écrans de fumée
Personne ne s'éloigne
On pourrait tout prendre
Les murs, les jardins, les rues
On pourrait mettre
Aux boîtes aux lettres nos prénoms dessus
Ou bien, peut-être un jour
Les gens reviendront ".


Cette mélancolie d'une beauté troublante nous met "hors saison" dans nos âmes et nos cœurs...

>> Ecouter la chanson de Francis Cabrel (clip officiel)

 

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Les couvreurs-zingueurs parisiens au sommet.

9 Février 2026, 09:39am

Publié par pierre barreteau

 

Si les toits de Paris sont uniques et iconiques, c’est grâce aux savoir-faire des artisans couvreurs-zingueurs, un art aujourd’hui internationalement reconnu par son inscription récente à l’UNESCO.

Avec près de 80 % des toits de Paris recouverts de zinc, les couvreurs zingueurs parisiens possèdent toutes les compétences nécessaires à la restauration des toitures des immeubles haussmanniens construits à Paris au cours du XIXème siècle.

Ces toits sont caractérisés par la forme des combles et l’utilisation du zinc, un métal léger qui réduit la taille de la charpente et augmente le volume habitable de la surface.
La restauration d’une toiture consiste à enlever les anciennes pièces de zinc, à mesurer et à découper de nouvelles pièces sur place et sur mesure à l’aide d’un outil spécial : la plieuse parisienne, puis à assembler et à fixer les pièces sur la toiture.

Viennent ensuite les ornemanistes qui eux, travaillent le zinc dans leurs ateliers pour fabriquer des fenêtres, reproduire ou créer des ornements de faîtage qui rehaussent la beauté de la toiture.

La pratique est transmise par le biais d’un programme d’alternance, dans lequel les apprentis alternent théorie, cours pratiques et expérience pratique sur les chantiers de construction ou de rénovation.
La fierté de préserver la beauté du paysage se manifeste par une coutume qui consiste à laisser un objet sous un morceau de toiture à la fin d’un travail, objet que les couvreurs de zinc retrouveront des décennies plus tard lorsqu’ils referont à nouveau la toiture du bâtiment.

 

>> Les couvreurs-zingueurs inscrits à l’inventaire national du patrimoine culturel immatériel français.

>> La couleur de Paris.

 

 

 

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Les impasses reculées du 19ᵉ et 20ᵉ arrondissements de Paris.

18 Janvier 2026, 09:00am

Publié par Pierre Barreteau

Impasse quartier Gambetta Paris 20ème

 

Il est des rues que l’on traverse sans les voir, et des impasses qui, elles, vous arrêtent.
Dans l’Est parisien, entre Belleville et Charonne, subsistent encore aujourd'hui des venelles où le temps s’est replié.
Parisperdu a déjà longuement décrit ces lieux de silence, de résistance, de vie passée d'artisans et d'ouvriers et aussi de ces chats qui se baladent là, langoureusement.

Alors voici à nouveau une flânerie à pas lents, une errance douce parmi les impasses reculées des 19ᵉ et 20ᵉ arrondissements, où chaque pierre semble se souvenir d'un Paris d'un autre temps.

 

Impasse des Souhaits – Paris 20ᵉ

Là, derrière la rue des Vignoles, l’impasse des Souhaits respire encore l’odeur de l’ancien faubourg. Les pavés y brillent d’un éclat humide, les murs portent les ombres des luttes passées. C’est ici qu’un squat survécut un temps, avant que la mémoire ne reprenne le dessus.

Métro : Buzenval ou Avron.

Mentionnée dans *Parisperdu.org*, article « Un squat, rue des Haies » (2010).

 

Impasse Poule – Paris 20ᵉ

Quelques maisons basses, des chats en embuscade et le parfum d’un Paris disparu. L’impasse Poule, minuscule et rebelle, semble narguer les immeubles voisins. Elle fut autrefois l’adresse d’artisans, de maçons, et aussi de rêves simples.

Métro : Avron.

Vue sur *Parisperdu.org*, « Le secret de ces petits regards » (2013).

 

Impasse Rançon – 84 rue des Vignoles, Paris 20ᵉ

Une ruelle serrée où la lumière s’invite en biais. Les façades lézardées gardent la trace d’un Paris ouvrier, celui des ateliers de fortune et des voix de réunions entre voisins qui se tenaient ici chaque dimanche.

Métro : Buzenval.

Mention dans *Parisperdu.org*, « Visite insolite » (2010).

 

Impasse Casteggio – rue des Vignoles, Paris 20ᵉ

L’étroitesse en fait son charme. Quelques pots de fleurs, une chaise oubliée, une vieille sonnette : ici la ville semble chuchoter des secrets perdus.

Métro : Avron.

Historique sur *Parisperdu.org*, dans la série des ruelles ouvrières de Charonne.

 

Impasse Rolleboise – rue des Vignoles, Paris 20ᵉ

Un repli discret, presque invisible. On y croise parfois un voisin au regard tranquille, comme si le temps s’y était arrêté depuis 1950.

Métro : Buzenval.

Souvent citée et photographiée dans *Parisperdu.org* comme symbole du Paris populaire.

 

Impasse Compans – Paris 19ᵉ

C’est là que Willy Ronis prit la célèbre photo « Chez Victor ». L’impasse a disparu, mais son souvenir persiste dans les cœurs des flâneurs et des amoureux de cet immense photographe.

Métro : Belleville.

Article de *Parisperdu.org* : « Chez Victor, impasse Compans » (2009).

 

Passage des Fours-à-Chaux – 117 avenue Simon-Bolivar, Paris 19ᵉ

Un passage oublié, replié sur lui-même. Autrefois industriel, aujourd’hui refuge de calme. Les briques rouges racontent ici la chaleur des fours d’autrefois.

Métro : Colonel Fabien.

Article de *Parisperdu.org* : « Le passage des Fours-à-Chaux » (2025).

 

Impasse de Suez – rue de Bagnolet, Paris 20ᵉ

Un moignon de rue, un nom de voyage oriental. L’impasse de Suez se noie dans l'urbanité toute proche, comme si elle avait honte de sa propre obstination.

Métro : Porte de Bagnolet.

Article de *Parisperdu.org* : « Suez à nouveau dans l’impasse » (2014).

 

Cité Florentine – Paris 19ᵉ

Petite voie cachée, aux pavés paisibles. Les glycines et les roses trémières ; les petits portails et les persiennes vertes donnent à la Cité un air de campagne recluse.

Métro : Botzaris.

Article de *Parisperdu.org* : « La Cité Florentine » (2009).

 

Rue du Retrait (cour/impasse) – Paris 20ᵉ

Une cour silencieuse où s’attardent encore des fantômes de ruelles. Willy Ronis y chercha la lumière douce du soir.

Métro : Ménilmontant.

Article de *Parisperdu.org* : « Impression, rue du Retrait » (2008).

 

88 rue de Ménilmontant (cour intérieure) – Paris 20ᵉ

Un portail s’ouvre sur un autre monde. Derrière la façade, une cour pavée, des ateliers, des souvenirs d’enfance et d’ouvriers.

Métro : Ménilmontant.

Article de *Parisperdu.org* : « L’histoire singulière du 88 rue de Ménilmontant » (2015).

 

Itinéraire de flânerie suggéré

Départ : Métro Belleville (19ᵉ) → Passage des Fours-à-Chaux → Impasse Compans → Descente vers Ménilmontant → Rue du Retrait → 88 rue de Ménilmontant → Rue des Vignoles (Impasse Rançon, Casteggio, Rolleboise, Poule, Souhaits) Cité Florentine
Terminus : Impasse de Suez (Porte de Bagnolet).

Durée approximative : 2 h 30 à pied, en flâneur averti.

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Paris mis en boite ?

11 Janvier 2026, 08:11am

Publié par pierre barreteau

Boite à clés dans l'espace public. Paris 15ème (mai 2025)

Une mode chasse l'autre : après les cadenas d'amour (lovelocks) qui pendant des années ont fleuri les grillages et les garde-corps de nos métropoles, ce sont les boîtes à clés qui inondent maintenant nos villes.
A Paris, la prolifération de ces petits coffres noirs sont devenus le symbole de quartiers dépourvus d’habitants, chassés par les locations saisonnières. Pour celles-ci comment récupérer les clés du logement de vacances ? Il est loin le temps où elles étaient tout naïvement déposés sous un pot de fleurs ou un paillasson. A l'époque de la commande à distance, des échanges en temps réel, de l'Internet ultra-haut débit, de la communication à tout-va… restait à régler le problème de la clé physique à s’échanger. La solution technologique finalement trouvée a été celle du boîtier, avec code à quatre chiffres.

Mais aujourd'hui dans nos villes saturées de location Airbnb, la multiplication de ces boîtiers pose problème et fait l'objet de rejets dans de nombreuses métropoles.

A Paris, depuis un an, la maire a pris un arrêté pour interdire les dispositifs propres aux meublés touristiques, comme des boîtes à clés ou des réceptacles fixés sur le mobilier urbain. En cas d'infraction, un autocollant exigeant le retrait de la boîte sous 15 jours est apposé : passé ce délai et sans action du propriétaire, l’objet sera retiré, puis détruit par les services de la Ville de Paris. Ainsi les contrôles des boîtes illégales (souvent symboles de locations illégales) ont été renforcés, notamment dans les arrondissements les plus touchés comme le Marais, Saint-Germain-des-Prés et Montmartre. Toute infraction est punie d'une amende pouvant aller jusqu’à 1500 €, et même 3000 € en cas de récidive.

La Ville compte aussi sur les riverains pour signaler la présence de ces boîtiers installés illégalement, via l’application "Dans Ma Rue".

A bon entendeur…

 

>> Les cadenas d'amour (lovelocks), sur Parisperdu.

 

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Paris dans le top 5 des villes touristiques les plus sales du monde.

22 Décembre 2025, 08:55am

Publié par pierre barreteau

Rue de Rivoli Paris 1er (octobre 2024) 

Le mois dernier, la société internationale Radical Storage a publié un rapport sur les villes touristiques les plus sales du monde. Un document élaboré à partir de l’analyse de près de cent milles avis Google. Et voici le résultat de ce classement des villes les moins propres parmi 100 destinations touristiques populaires.

Certaines destinations touristiques très prisées y sont sévèrement épinglées : parmi les villes les moins bien notées, Milan et Vérone, toutes deux en Italie, se classent respectivement sixième et septième, suivies de Francfort, en Allemagne (8). Bruxelles, en Belgique, arrive en neuvième position, tandis que Le Caire, en Égypte, occupe le dixième rang. Place maintenant au top 5 :
5e - Paris (France)
4e - Florence (Italie)
3e - Las Vegas (États-Unis)
2e - Rome (Italie)
1er - Budapest (Hongrie)

Paris, qui attire les visiteurs du monde entier se classe donc cinquième parmi les villes les moins propres, avec près de 30 % des avis mentionnant la saleté dans cette analyse.

Depuis 2021, le hashtag #saccageParis circule sur les réseaux sociaux pour signaler le manque d’entretien de la capitale. « Rue de Rivoli, l’une des plus prestigieuses de Paris, mais aussi crade que les autres », dénonce un internaute sur X (ex-Twitter). Cependant, le rapport souligne les importants travaux de nettoyage réalisés à l’occasion des Jeux olympiques de 2024. Mais les Jeux terminés, la ville est vite retombée dans ses travers : ordures abandonnées sur la voirie, trottoirs mal entretenus, poubelles débordantes, amas de papiers et de déchets jonchant le sol de certaines rues, déjections animales, rats courant entre les détritus… Il faut donc considérer que le charme d’une ville ne se mesure pas uniquement à l'attrait de ses monuments.

 

>> Déjà dans Parisperdu : la saleté dans Paris.

>> Le hashtag #saccageParis.

 

 

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Les Maisons closes… rouvrent. (7/7) : Le Sphinx

25 Novembre 2025, 08:29am

Publié par pierre barreteau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Le Sphynx, 31 boulevard Edgar Quinet Paris 14ème ©Roger Viollet (1938)


Le Sphinx ouvre ses portes sur le Boulevard Edgar-Quinet en avril 1931. C'est alors l’un des plus luxueux bordels parisiens, faisant partie des établissements les plus chers et les plus connus de Paris, avec "Le Chabanais" et le "One-Two-Two". Il se distingue de ces derniers par une architecture et des décors d'inspiration néo-égyptienne.

L’établissement appartient alors à quatre associés, dont Charles Martel (rien à voir avec celui de la bataille de Poitiers !), et deux gangsters Marseillais qui exploitent déjà de nombreux bordels sur la Côte d’Azur.
Martel confie la gérance du Sphinx à Georges Le Mestre et à sa femme Marthe Marguerite, dite « Martoune » qui en sera la tenancière.

Pour la conception de sa "Maison", Martoune s'inspire d'un voyage aux États-Unis où elle a découvert des maisons closes plus "festives" que les bordels français de l'époque. Car, à contrario des autres établissements de prostitution, "Le Sphinx" se veut plus ouvert et plus élégant, avec des filles qui peuvent circuler librement et des clients qui ne sont pas obligés de « monter » mais peuvent simplement profiter des services de restauration et de divertissement de son établissement qu'elle définit comme un "American Bar". Le Sphinx introduit donc une rupture dans la tradition des maisons closes à la française, ainsi le lieu est même fréquenté par des couples.


La "Maison" comporte vingt chambres et trois salons répartis sur quatre étages et emploie cinq sous-maîtresses et 65 pensionnaires en tenue fantaisie. On trouve également une pièce équipée en cabinet médical pour contrôler la parfaite hygiène des filles. La maison de tolérance est ouverte de 15 heures à 5 heures du matin, avec seulement trois passes par femme et par jour en semaine, deux le dimanche, pour un tarif unique de 30 francs hors pourboire et cadeau de la clientèle. Il faut rappeler qu'à cette époque les Maisons closes "d'abattage", de la Place Clichy par exemple, avoisinaient les cents passes par femme et par jour !

En 1940, dès le début de l'Occupation allemande, les autorités d'occupation, soucieuses d'assurer le « ravitaillement » sexuel de ses officiers décident de réquisitionner les maisons closes de Paris. Le Sphinx, n'échappera évidemment pas à cette réquisition.

L'après-guerre va signer la fin du Sphinx qui sera fermé en 1946, tombant sous le coup de la Loi Marthe Richard, la "Veuve qui clôt".
Dès le début des années 50, l'établissement est transformé en club de strip-tease et de rencontre : "Le Sphinx Club". Puis la Fondation de France reprend le bâtiment pour y loger des étudiants. Enfin racheté par des promoteurs en 1962, l'immeuble du Sphinx sera rasé, détruisant ainsi de magnifiques fresques de Kees Van Dongen et les décors égyptiens. Dans l'immeuble moderne qui est construit à sa place s'implante alors la Banque Populaire Rives de Paris. Cet établissement bancaire est aujourd'hui encore en activité au 31 boulevard Edgar Quinet.

 

>> Les pensionnaires du Sphinx dans un bluffant décor néo-égyptien (vers 1931).

>> Carte de visite du Sphinx :

 

 

 

 

 

 

 

>>Le Sphinx Club : photographies du de Frank Horvat en 1956

 

>> Aujourd'hui au 31 boulevard Edgar Quinet Paris 14ème

 

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