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PARISPERDU

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La zone, aux portes de Paris.

11 Juillet 2019, 08:58am

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Publié par barreteau

La zone, aux portes de Paris.

Enfants de la Zone, Rue Forceval, Porte de la Villette, Paris 19ème, 1940.
Photographe anonyme, avec l
’aimable autorisation de la Galerie Lumière des Roses.

 

Certains mots sont comme des terrains vagues : on en comprend le sens, mais on peine à les définir avec exactitude. L’expression " la zone" est de ceux-là ; elle évoque aujourd’hui le flou de la banlieue, une forme d’ennui ou encore le seuil de la délinquance, mais on ignore souvent qu’elle s’ancre dans une réalité historique précise.
En effet, la Zone désigne au départ une bande de terre de 250 m de large qui court le long des 34 km de fortifications édifiées autour de Paris en 1844. Cette zone" non aedificandi" devait rester déserte, mais elle est progressivement occupée par une population pauvre qui s’y établit durablement en construisant des habitations précaires, cabanes et baraques en tout genre.

Cette année, du 1er juillet au 22 septembre les Rencontres Photographiques d'Arles (dont c'est la 50ème édition) mettent à l'honneur la Zone avec une exposition exceptionnelle car, hors mis quelques photographes célèbres comme Eugène Atget ou Germaine Krull, la photographie de l’entre-deux-guerres s’est peu intéressée à ce phénomène urbain et social. Aussi à Arles, la majorité des photographies exposées sont l’œuvre de photographes anonymes.
Cet ensemble inédit de photographies documentaires réhabilite ainsi une population pauvre, reléguée aux confins de la capitale comme un inconscient de la ville moderne qu’on s’est empressé de refouler.

 

>> Voir aussi sur Parisperdu :

° de la zone au périph'.

° Intra-muros

° L'envers de la ville, la ville à l'envers

 

 

 

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Mon enfance rue Vilin.

5 Juillet 2019, 21:19pm

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Publié par barreteau

Mon enfance rue Vilin.

Photo ©Philippe Hiraga_ Eté 1971

Protection de la vie privée : contacter Parisperdu en cas de demande de retrait de l'image.

 

C'est Ketty Mairech, une habitante de Nice qui nous parle :

"Je suis né à Paris et j'ai vécu rue Vilin jusqu'à mes 14 ans.
Sur la photo que vous avez publiée ("Elles tombent l'une après l'autre") on voit qu' "ils" sont en train de démolir ma maison. Bien sûr à l'époque l'immeuble était vétuste, sans confort, sans ascenseur, avec des toilettes à la turque dans les escaliers et pas de douche non plus. Ma mère nous lavait dans l'évier de la cuisine, parfois on allait aux douches municipales en apportant nôtre cube de savon de Marseille … Eh oui, on n'était pas riche.
On était 9 à la maison, dans un deux pièces et le soir, la cuisine devenait la chambre des filles.
Mais de cette époque je garde au fond de mon cœur de bons souvenirs.
Je m'étais dit : "quand j'aurais 50 ans je retournerai voir mon quartier d'enfance". Revoir Paris un jour ? Oui … mais hélas, je n'en n'ai pas les moyens".


>> Dans ma rue, avec une copine …

>> Parisperdu et la rue Vilin.

 

 

 

 

 

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Paris est-elle devenue une ville de riches ?

23 Juin 2019, 11:54am

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Publié par barreteau

Paris est-il devenu une ville de riches ?

Secteur Beaugrenelle Paris 15ème

 

Si l’on observe l’évolution de la population parisienne depuis cinquante ans, l’embourgeoisement est évident. Sur cette période, on constate une montée des professions intermédiaires et supérieures, qui ont doublé de volume pour atteindre à 71 % de la population en 2010, tandis que le pourcentage des employés et des ouvriers de la population active parisienne a - dans le même temps - chuté de 65 % à 28 %. C’est une baisse vertigineuse !

Cette évolution est liée à plusieurs facteurs, dont le premier est la désindustrialisation de la capitale. Paris était en 1962 une ville industrielle avec 576 000 emplois dans ce secteur. On est tombé à 134 000 en 1989, puis à 80 283 en 2009, selon les estimations de l’Insee. Et il est évident que la baisse se poursuit encore aujourd'hui.

A cela s’ajoute une deuxième cause, liée à un changement dans le domaine de la construction, où les bailleurs sociaux ont moins construit de logements bon marché. Aussi à partir des années 1970 une population importante s’est exilée dans des banlieues réputées financièrement plus abordables.

Ce phénomène est mondialisé mais Paris est une capitale très petite en superficie ce qui entraine une spéculation immobilière énorme car un foncier rare majore mécaniquement le coût de l’immobilier. Quelques soient les quartiers, les logements deviennent inaccessibles.

De surcroît il y a, à Paris, un phénomène spectaculaire qui segmente la ville car on a, d’un côté, les beaux quartiers à l’Ouest et, de l’autre, les quartiers les plus populaires à l’Est et au Nord. Et ces populations ne se mélangent pas. Elles vivent entre elles, dans un entre-soi.

Toutefois à l’Est, la population est en train de changer avec l’arrivée d’acteurs investis dans les nouveaux secteurs de l’activité économique, comme le design, l’architecture, les nouvelles technologies, les médias, le monde de la mode… Ces gens, qui gagnent bien leur vie, sont fortement attirés par d’anciens logements ouvriers reconditionnés ou d’anciennes usines réhabilitées et dont maintenant les prix s'envolent.

Alors bienvenue à la gentrification parisienne, bienvenue dans un Paris devenu une ville de riches …


>> La gentrification sur Parisperdu.

 

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Le Cirque Tzigane Romanès est-il menacé de disparition ?

9 Juin 2019, 08:58am

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Publié par barreteau

Le Cirque Tzigane Romanès est-il menacé de disparition ?

Délia Romanes et sa fille Alexandra _ Photo : © Cirque Romanès

 

La tribu du cirque Romanès, qui vient d'achever son spectacle parisien "La trapéziste des anges" ne partira pas, comme chaque année, en tournée en régions pour présenter son spectacle intimiste et poétique. Et cela, faute de villes d'accueil …

Pourtant, cela fait 22 ans que le Cirque Romanès, unique en Europe, est implanté à Paris avec le soutien de la Ville et cela fait 22 ans que ce Cirque atypique fait rayonner et connaître la culture Tzigane et Gitane en France et même dans le monde !
Durant toutes ces années, les Romanès ont été, régulièrement, déplacés de terrains vagues en site temporairement vacants … et finalement aujourd'hui, ils sont installés Square Parodi dans le 16ème arrondissement de Paris.


Mais les Romanès se sentent visés par un racisme acharné qui régulièrement vient les menacer, les cambrioler, les vandaliser … aussi désormais, par mesure préventive de sécurité, les grandes villes des régions leur ferment les portes.
Alors, restant à Paris, la famille Romanès accueillera le 14 juin prochain le danseur gitan sévillan de flamenco Amador Rojas, accompagné de Karime Amaya, petite nièce de la grande Carmen Amaya.
Ne manquez pas cette occasion unique de retrouver ou de découvrir les Romanès … avant que, et peut-être bientôt, leur chapiteau soit définitivement démonté … ?



>> Le cirque Romanès, page officielle.

>> Alexandre et Délia … sous leur chapiteau.

>> Alexandre Romanès et son cirque tzigane …

>> Voir aussi : La famille Romanès, de nouveau à Paris.

 

 

 

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Le Paris de Roger-Viollet.

21 Mai 2019, 10:33am

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Publié par barreteau

Le Paris de Roger-Viollet

 Scène de rue. Repas sur un camion, devant un commerce de café et de liqueurs. Paris, fin mai 1917.
© Excelsior – L'Equipe / Rog.

 

L’agence Roger-Viollet est un grand nom du patrimoine photographique français, connu pour la richesse et la diversité de ses fonds Sa collection de négatifs et de positifs (plus de 6 millions de photos) a été cédée à la ville de Paris en 1985.
À l’occasion du 80ème anniversaire de la création de l'Agence, les passages couverts de Bercy Village accueillent une trentaine de tirages - en noir & blanc - montrant la capitale des années 1900 aux années 1970.

En vous rendant à Bercy Village vous pourrez découvrir le Paris du siècle dernier à travers cette exposition qui montre les transformations de la capitale.
Une belle balade photographique où l'esthétique du noir & blanc fait toujours son effet.


>> Le Paris de Roger-Viollet. Bercy Village, passages Saint-Émilion et Saint-Vivant (Paris XIIe).


 >> L'agence Roger-Viollet, 6 rue de Seine à Paris 6ème.

>> L’avenir très flou de l’agence photo Roger-Viollet.

>> L'agence de presse Roger-Viollet va-t-elle disparaître ?

 

 

 

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Eloge de la lenteur.

28 Avril 2019, 09:01am

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Publié par barreteau

Eloge de la lenteur

 

Pourquoi sommes-nous si pressés ? Pouvons-nous et voulons-nous aller moins vite ?
Nous avons décidément tendance à privilégier la quantité des tâches à abattre à la qualité de nos actes quotidiens. A l'heure où la performance est requise sur tous les fronts de l'existence (travail, couple, famille, vie sociale et même... loisirs !), il est un courant d'opinion baptisé "Slow", qui propose de rééquilibrer rapidité et lenteur dans notre vie, et retrouver ce que les musiciens appellent le "tempo giusto".
Et si un bon usage de la lenteur pouvait rendre nos existences plus riches ?
Il ne faut pas culpabiliser de perdre son temps car "perdre" du temps c'est aussi très important, il est gagné sur la rentabilité et l'efficacité, et est donc propice aux rencontres, à l'aventure, aux imprévus qui changent une vie…
Bienvenue à la lenteur !


>> Slow life ou le mouvement "Slow".

>> L'art de flâner.

>> Retrouver la lenteur à Paris, rue des Prairies.

 

 

 

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A Paris, le nouveau palais de justice va "coûter un pognon de dingue"

22 Avril 2019, 15:50pm

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A Paris, le nouveau palais de justice va "coûter un pognon de dingue"

 Nouveau tribunal de l’avenue de la Porte-de-Clichy _17ᵉ arrondissement de Paris .

 

C'est un colosse qui ne passe pas inaperçu dans le ciel parisien. Aux Batignolles, trois boîtes empilées forment une tour de 160 mètres de haut et de 38 étages. Elles abritent le nouveau palais de justice (TGI) de Paris construit par la superstar italienne de l’architecture Renzo Piano qui - à Paris - nous avait déjà étonné avec sa création du musée Pompidou.

Beaucoup vont trouver ce nouveau TGI aseptisé, déshumanisé et saturé de badges de sécurité. Beaucoup vont regretter le site historique de l’île de la Cité, et en premier lieu, les avocats qui n’ont jamais été très enthousiastes à l’idée de quitter l’île. Alors que le déménagement du palais de Justice était évoqué dès 1995 et confirmé par Jacques Chirac en 2003, ils se sont battus contre deux projets d’implantation à l’Est de Paris. Un accord entre Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy a finalement abouti en 2008 au choix de Clichy-Batignolles, un site qui ne les enthousiasme pas beaucoup plus.
Mais plus que la localisation, la décision la plus contestable, prise à l’époque, a été de recourir au partenariat public privé (PPP) pour financer cet équipement de 2,3 milliards d’euros. Lauréat du marché, Bouygues a financé ce chantier et se rembourse sur les loyers que lui verse l’Etat.
En décembre dernier, la Cour des comptes dénonçait déjà "le recours au contrat de partenariat, qui a résulté d’un choix principalement guidé par des considérations budgétaires de court terme" et "a induit des surcoûts de financement avérés". Le loyer de 86 millions d’euros par an "pèsera fortement sur le budget du ministère de la justice jusqu’au terme du contrat", qui court jusqu’en 2044.
Et, le vrai problème du Tribunal de Paris pourrait bien être celui-là : son coût de fonctionnement. Alors comme dirait le premier personnage de l'état : "Tout ça va coûter un pognon de dingue" !

 

>> Déjà sur Parisperdu :

 

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Hello … quai de Jemmapes !

10 Avril 2019, 10:13am

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Publié par barreteau

Hello … quai de Jemmapes !

 176 quai de Jemmapes Paris 10ème

A Paris, dans le 10ème arrondissement, le long du canal Saint-Martin, quai de Jemmapes où cette photo a été prise, c'est un raccourci de deux cultures, de deux mondes éloignés qui nous est donné à voir et qui, ici, s'entrechoquent.

Au premier plan, le graff qui recouvre dans sa totalité un élément de mobilier urbain, nous montre un masque africain stylisé, un dessin probablement inspiré des Songyés du Zaïre. La fonction de ces masques est de régler les désaccords et aussi de protéger les nouveaux nés contre les maladies. On les sortait souvent lors des phases de la nouvelle lune. Mais on le sait, à Paris les graffs n'attendent pas les phases lunaires … ils sont partout présents de façon permanente.

Au second plan, une camionnette affiche le slogan "hello", par lequel on reconnait l'opérateur de télécommunications Orange. Le véhicule que l'on aperçoit ici est d'ailleurs affecté à la gestion de son réseau de fibres optiques.

Alors ce jour-là, Quai de Jemmapes, par le plus pur des hasards, les traditions africaines ancestrales ont rencontré les technologies modernes de communication …

 

>> Ailleurs autour du canal Saint-Martin.

 

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Mais comment encore aimer Paris ... ?

24 Mars 2019, 08:46am

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Publié par barreteau

Mais comment encore aimer Paris ?

Passage Lhomme_75011 Paris

 

Il faut avoir aimé Paris et l'avoir quitté pour être déprimé et attristé en y revenant.

Le point de départ du désamour de la capitale remonte à l'époque où les Halles ont été transférées hors de Paris et qu'alors on a détruit les pavillons Baltard.
A partir de là, commence un Paris bobo, un Paris complètement chamboulé. Puis Paris est devenu sale, envahi d'oisifs et de mendiants. Un Paris couvert de tags, de graffs, de choses immondes, avec comme "clou du spectacle" les jardinières-urinoirs qu'a  récemment fait installer Madame Hidalgo. Alors là, je dis bravo, notre ville lumière est bien définitivement éteinte !

Les très aisés, les très aidés, les héritiers, voilà désormais les parisiens. Ajoutons-y un petit peuple immigré qui sert de nounou ou de main d'œuvre de proximité ou bien qui se débrouille comme il peut.
Pour les autres, simples travailleurs des classes moyennes, voire moyennes plus, c'est le 25 mètres carrés encore à quarante ans ou bien la banlieue avec son RER peu reluisant et ses pannes, ses retards pour un retour tardif à la maison. Mais bon, il y a ceux qui sont dans la bulle et ceux qui sont dehors.
On a beau avoir aimé Paris, comment encore aimer cette ville quand elle vous rejette ?

 

>> Les jardinières-urinoirs de Madame Hidalgo.

 

 

 

 

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J'avais l'impression de connaître Paris …

16 Mars 2019, 19:11pm

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Publié par barreteau

 J'avais l'impression de connaître Paris …

 Rue de Belleville, Paris 20ème_Juin 2010

 

Je croyais connaître Paris depuis longtemps. Et, pourtant, ce jour-là j'avais l'impression de le découvrir pour la première fois. Alors je suis resté planté à des coins de rues, totalement fasciné par ce que j'essayais de saisir du cours désordonné de la vie.
Les espaces, les rues, les lignes peintes sur la chaussée, les bâtiments souvent peu élevés, le ciel et surtout les gens dans leur diversité et dont les déplacements s'enchevêtraient dans la lumière souvent blafarde de la région parisienne. Tout cela me fascinait.

Moi qui m'apitoie sur les transformations souvent peu heureuses de la capitale, je réalisais ce jour-là que Paris n'était donc pas perdu … non tout simplement c'est qu'il change, qu'il se renouvelle tout le temps, en un mot : "qu'il vit" et comme tout être vivant, qu'il fait parfois des erreurs.


>> Comment un quartier se transforme : l'exemple du 10ème arrondissement.

>> Vers une nouvelle géographie urbaine.

 

 

 

 

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Des Laiteries dans Paris.

23 Février 2019, 11:29am

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Publié par barreteau

 

Des Laiteries dans Paris.

 Laiterie la Chapelle 72 Rue Philippe de Girard, 75018 Paris

 

Dans les années 60 j'ai pu, dans les rues de Paris, assister à des scènes insolites. Telle celle de ce passant, vêtu d'un pardessus dissimulant mal le bas d'un pyjama, et qui portait à la main une boite à lait en aluminium. Il allait chercher son breuvage matinal chez le crémier du coin qui vendait son lait à la louche.

Il est loin aussi le temps où le laitier passait au petit matin déposer, sur le seuil de votre immeuble, des bouteilles (en verre) de lait de la ferme. Le progrès industriel apportera par la suite la stérilisation du lait à haute température, le fameux "lait UHT" emballé dans des packs cartonnés que le parisien pourra aller chercher, à l'heure qui lui plait dans la supérette de son quartier.

Mais depuis presque 2 ans, les laiteries artisanales sont de retour dans Paris. Seulement voilà, vendre du lait cru en vrac ne serait plus aujourd'hui ni sanitairement sûr ni économiquement viable, aussi les nouvelles laiteries parisiennes fabriquent et affinent des fromages, produisent des yaourts, des faisselles, du fromage blanc, de la crème et d’autres surprises selon leurs inspirations ! Les laits de vache, de brebis ou de chèvre arrivent parfois de fermes franciliennes situées à seulement une quarantaine de kilomètres de Paris.

Nous avons repéré trois laiteries qui aujourd'hui fonctionnent selon ce nouveau schéma :

  • "La Laiterie de Paris", une boutique atelier dans le quartier de la Goutte-d ’Or (18ème),
  • "La fromagerie Nanina", qui fabrique de la mozzarella dans le 11ème arrondissement,
  • "La Laiterie La Chapelle", qui fabrique des fromages près du métro Marx Dormoy (18ème)

 

A tester au plus vite …

 

>> La Laiterie de Paris _ 74 Rue des Poissonniers, 75018 Paris

>> Nanina, 24 bis, rue Basfroi, 75011 Paris

>> Laiterie de la Chapelle, 72, rue Philipe-de-Girard (XVIIIe).

 

 

 

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Pour mieux connaître "Les Frigos" …

18 Février 2019, 09:32am

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Publié par barreteau

 Pour mieux connaître "Les Frigos" …

Les Frigos, rue neuve Tolbiac Paris 13ème _ Décembre 2012

 

C'est au lendemain de la première guerre mondiale que la compagnie du "Paris-Orléans" débute la construction de la gare frigorifique de Paris-Ivry communément appelée : "Les Frigos". Mis en service en 1921, ils permettent de recevoir les trains de denrées périssables, en provenance de toute la France.
La fermeture des Halles de Paris au début des années 70 et l'ouverture du marché de Rungis entraînent l'arrêt de l'activité des entrepôts frigorifiques qui, dès lors, seront quasiment laissés à l'abandon avant que Réseau Ferré de France, nouveau propriétaire des lieux depuis 1997, ne vende les bâtiments à la Ville de Paris.

Depuis, les lieux ont assez peu changé. Laissés à l'abandon pendant une dizaine d'années, ils sont ensuite investis par des musiciens, des sculpteurs, des comédiens, des photographes, et autres artistes... Béton armé, brique, liège : les murs très épais destinés à conserver le froid permettent aux "musicos" de répéter sans troubler les voisins ! Les "Bérurier Noir" et "La Souris Déglinguée" y ont enregistré leurs premiers albums. Peu à peu, sur les murs, à l'intérieur du bâtiment, chaque centimètre carré a été recouvert de peintures et autres tags. 

Aujourd’hui, les deux bâtiments formant un angle droit sont toujours là, reliés par la tour qui abritait un grand escalier, un ascenseur et, tout en haut, un château d’eau.
Et même si les façades initialement aveugles ont été trouées d’une série de fenêtres, on peut encore y deviner les inscriptions "CEGF", "Cie des Entrepôts et Gares Frigorifiques". Les rails qui permettaient aux wagons de pénétrer jusque dans le hall réfrigéré restent bien visibles, de même que l’un des quais de déchargement. 

Le bâtiment principal, qui comptait cinq étages de chambres froides, a été découpé en ateliers. L’autre aile, qui était réservé à l'administration, est toujours prolongé par une construction plus basse dans laquelle se trouvait la salle des machines, avec ses deux énormes compresseurs à ammoniaque.

Au grand mécontentement des occupants, une partie de l’ancien terrain des "Frigos" a été vendue pour construire un immeuble de bureaux dans les années 2000. Aussi désormais l’ancien entrepôt ne donne plus directement sur la Seine, et son adresse a changé. Fini le célèbre 91 quai de la Gare, place à la nouvelle "rue des Frigos". Une sorte de consécration pour ce bâtiment singulier, … près de cent ans après sa création !

 

>> Les Frigos déjà sur Parisperdu.

 

>> Les Frigos, site officiel.

 

 

 

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Veut-on vraiment un Tribeca à Paris ?

11 Février 2019, 09:29am

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Publié par barreteau

Veut-on vraiment un Tribeca à Paris ?

Le Point FMR, au 200 Quai de Valmy, 75010 Paris

 

Paris veut-il singer New-York ? Le secteur du Canal Saint-Martin est-il le miroir de Tribeca ? Ce quartier résidentiel de Big Apple aux allures bobo branchouille, aux nombreux appartements atypiques très prisés … mais où il n'est pas évident d’y habiter tellement les loyers sont élevés.
Est-ce dans les deux cas la proximité d'un canal qui crée cette homothétie ? Car on le sait, Tribeca est un acronyme basé sur l'expression "Triangle Below Canal Street".

A Paris aussi on trouve la plus forte concentration des spots à hispters sur les rives du Canal Saint-Martin, où dès le retour des beaux jours vous trouvez foule de jeunes gens "boboïsant" pique-niquant et buvant bières et autres boissons ... toute la nuit.
Et, si on devait désigner un QG emblématique du Canal St Martin, sans la moindre hésitation ce serait Le Point FMR, au 200 Quai de Valmy, un ancien magasin de stockage transformé en "centre culturel de référence" et accueillant concerts, évènements, expos… et où surtout l’on peut boire des coups et danser toute la nuit !

Alors parisiens, bienvenue à Tribeca.

 

>> Voilà Tribeca !

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"Les parisiens ont bien de la misère avec la neige …"

24 Janvier 2019, 10:35am

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Publié par barreteau

Le Louvre sous la neige …

 

Ah la neige à Paris ! Toujours un évènement tant elle embellit la ville … mais peut aussi compliquer les déplacements des parisiens.

Une "immense pagaille", une circulation "paralysée" ... depuis deux jours les journaux télévisés français sont focalisés sur la neige en région parisienne et sur ses conséquences plus ou moins heureuses.

À plus de 5000 kilomètres de là, pour les Québécois - qui eux connaissent, comme chaque année, des températures extérieures glaciales dans une ville ensevelie sous la neige, - la situation en France est visiblement... à hurler de rire, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous.

Les blagues de Québécois ensevelis sous les mètres de neige à propos des Français dépassées par 10 cm par an, sont légion : "Mais qu'est-ce qu'ils déneigent ? De la poussière ??"
Atterrés et morts de rire, les Québécois n'en finissent plus de commenter les reportages des TV françaises : " Tabernacle, les parisiens ont bien de la misère avec la neige …"

 

 

>> VIDEO : Les blagues de Québécois ensevelis sous les mètres de neige à propos des Français

>> Fait d'Hiver. Déjà sur Parisperdu.

 

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Rue du Chemin-de-Fer.

17 Novembre 2018, 09:14am

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Publié par barreteau

 

Rue du Chemin-de-Fer.

Rue du Chemin-de-Fer _ Paris 19e arrondissement.

 

Lorsque vous arrivez à la marge de la marge, à l'extrême extrémité de Paris, dans cette bande de territoire, parfois appelée "la zone", vous êtes entre routes et habitations, entre Paris et banlieues, entre circulations et stations … Au regard s’offre alors un espace interlope à l'activité plus ou moins développée, à la fois séduisante et dangereuse, calme et violente, sublime et immonde …

Il en va ainsi de la rue du Chemin-de-Fer, une voie située dans le 19e arrondissement de Paris. Elle débute place Auguste-Baron, rencontre immédiatement l'avenue de la Porte-de-la-Villette, puis passe sous le périph' et se termine également rue du Chemin-de-Fer … mais à Pantin, car ces deux rues, qui portent le même nom, sont dans un exact alignement.

Côté 19ème arrondissement, le bar-restaurant au "Rendez-vous des Routiers" fait l'angle avec la rue Pasteur de Pantin, mais vu sa façade décrépie et lourdement taguée, on devine qu'il a accueilli son dernier routier il y a déjà fort longtemps ….

 

>> Environnement de la Rue du Chemin-de-Fer _ Paris 19e arrondissement.

>> Non loin de là, dans un environnement similaire : la rue de la Clôture.

 

 

 

 

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