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PARISPERDU

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Miss-Tic, la pionnière de l'art urbain en France nous a quittés.

23 Mai 2022, 16:01pm

Publié par barreteau

Miss Tic, la pionnière de l'art urbain en France nous a quitté…

Pochoir et aphorisme de Miss-Tic : "C'est la vie, ça va passer ..."

 

Miss-Tic vient de nous quitter.
C'était l'une des grandes figures du street art.
Plasticienne et grapheuse elle était surtout connue pour ses pochoirs parisiens de femmes monochromes, toujours assortie d'aphorismes piquants.

Tous ceux qui ont parcouru les quartiers excentrés de la capitale ont, un jour ou l'autre, croisé une œuvre de Miss-Tic. Son dessin épuré est immédiatement reconnaissable et ses textes d'accompagnement, volontairement ambigus, sont toujours bien vus.

Miss-Tic a subtilement orné les vilains murs de la ville pour nous la rende supportable ...
On est loin des graffs tapageurs qui défigurent souvent les murs de Paris.

Bon voyage la Miss...

 

>> Miss-Tic sur Parisperdu

 

 

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Publication du livre : "Paris itinéraires bis, balades urbaines" .

28 Octobre 2021, 10:13am

Publié par barreteau

 

Première et quatrième de couverture du livre : "Paris itinéraires bis, balades urbaines" .

 

Depuis maintenant 17 ans j'anime ce blog et, pour aller un peu plus loin, tout en restant dans la même veine j'ai, en 2020, publié le livre :

Portraits incertains … de certains parisiens .

Aujourd'hui, pour aller encore plus loin, mon deuxième livre vient d'être édité, il s'agit de :

Paris itinéraires bis, balades urbaines .

 

Pour en savoir plus, pour être parmi les premiers à découvrir cet ouvrage ou pour vous le procurer, c'est ICI.

 

A bientôt peut-être…

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Paris chaos, Paris KO !

8 Octobre 2021, 18:16pm

Publié par barreteau

 

 Paris chaos, Paris KO !

Bd des Batignolles Paris 17e ; © Parispieton

 

 

Aujourd'hui Paris c'est la saleté, les rats, partout des travaux inutiles qui n'en finissent pas entrainant de fâcheuses conséquences commerciales, une dette qui ne cesse de s'accroître, le saccage de l'esthétique parisienne, un vivre ensemble utopique dont personne ne veut … et elle prétend vouloir diriger le pays !

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Le mobilier urbain en voie d'élimination : pourquoi tant de haine ?

26 Août 2021, 15:37pm

Publié par barreteau

Le mobilier urbain en voie d'élimination : pourquoi tant de haine ?

Dans les transformations entreprises dans la capitale, au-delà des bonnes intentions, la Mairie montre souvent une profonde méconnaissance de Paris et un réel manque d'empathie envers le patrimoine et l'Histoire de la ville, considérés souvent comme des fardeaux de la culture bourgeoise.
Cela donne l'impression d'une vieille haine pour les aménagements urbains de la Belle Époque avec leur raffinement, leur élégance pratique, et surtout cette merveilleuse cohérence avec les immeubles haussmanniens.

Ainsi aujourd'hui, c'est toute la famille des "meubles urbains" créés sous Haussmann par l’architecte Gabriel Davioud qui sont en voie d'élimination. Il s'agit de kiosques à journaux, de lampadaires, de panneaux d’information, de grilles et de "corset-tuteur" des arbres auxquels s’ajoutent, dans le même style car de la même époque, les colonnes Morris et les fontaines Wallace.

Le mobilier urbain participe pourtant à la personnalité d’une ville. Celui de Paris - l’un des premiers au monde à être mis en place - se caractérise par son unité de conception. Il en découle une homogénéité urbaine qui fait son image de marque et son principal facteur d’attractivité parmi les capitales mondiales. Le modèle défini par Gabriel Davioud n’en est pas moins adaptable aux nécessités de notre époque, comme il l’a déjà démontré.

C'est pourquoi porter atteinte à l’un des éléments de ce mobilier compromet une logique d’ensemble. Les bancs de la capitale, également conçus par Davioud, sont d’ailleurs simultanément attaqués comme l’est, plus généralement, l'ensemble du mobilier urbain parisien. Cette attaque se fait par la multiplication de mobiliers conçus « en rupture » avec l’aval de la municipalité. Le fait que l’auteur du nouveau modèle de kiosques à journaux ait appartenu au comité de soutien pour l’élection de l’actuelle maire ajoute à l’incompréhension des Amis de Paris.
Et, comme l'écrivait Jean d'Ormesson : "Le passé et son Histoire empêchent l'avenir de relever du seul hasard et de devenir n'importe quoi". Alors si Paris ne s'est pas fait en un jour, il ne doit pas être défait en quelques mandats.

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Paris l'été.

15 Juin 2021, 09:38am

Publié par barreteau

Paris l'été.

 Square Jean Leclaire, Paris 17e

 

Paris, l'été semble se lever plus tard que de coutume.

Les odeurs, les bruits, la lumière qui change : tout annonce que la ville se prépare à prendre des vacances.

Pendant des heures le téléphone se refuse à sonner, dans la rue pas d'autos gênantes … des merveilles se proposent à chaque mètre. Le vide des gares est immense, mêmes les commerces des arrondissements lointains se vident ….

 

Extraits de "Refuge" un ouvrage de Léon-Paul Fargue (Chapitre "Sauver Paris" Page 155)

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Paris est une ZAD.

21 Mai 2021, 12:03pm

Publié par barreteau

 

 Paris est une ZAD.


Vincent Trémolet de Villers a récemment publié un éditorial bien enlevé et rédigé d'une plume qui fait mouche.

Je ne résiste pas à vous le livrer :

"Elle rêvait d’un autre monde. Une surréalité faite de mobilité douce, d’écriture inclusive, de potagers citoyens, d’urbanisme dégenré, de murs végétaux, de moutons résilients sur le bord du périphérique. Une utopie fluide comme le mouvement d’une trottinette entre les plots jaunes d’une coronapiste. Une ville-monde, capitale du « feel good » progressiste. Las ! Si la novlangue est précieuse pour les discours, elle ne ramasse pas les déchets, ne répare pas les nids-de-poule, ne nettoie pas la saleté. Une fois les mots envolés, reste sous nos yeux une ville défigurée.

Perspective bouchée, mobilier dissonant, patrimoine délabré, vélos désossés, rats qui sortent de terre, palettes de bois à l’abandon : Paris est une ZAD. Mais à la différence des autres zones alternatives, ce sont les pouvoirs publics qui organisent le désordre. Anne Hidalgo et son équipe s’en défendent et l’assurent, leur ville est propre comme un sou neuf. Les milliers de clichés qui alimentent le compte #SaccageParis seraient-ils une manipulation ou bien la vérité crue et mise à nue ?".

 

Personnellement, je peux témoigner avoir vu des amoncellements de détritus formant de quasi-décharges en plein centre de Paris. La saleté est partout et les rats pullulent dans les parcs, sous les arbustes.
Je m'attendrais à trouver ça plutôt dans un pays du tiers monde. Un choc total. Absolu. Inexcusable. Et c'est dans ce cloaque que l'on va recevoir les J.O !
Mais c'est l'honneur de la France qui est en cause.

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Ville défigurée, Paris déchetterie... le saccage de Paris.

7 Avril 2021, 11:50am

Publié par barreteau

Ville défigurée, Paris déchetterie... le saccage de Paris

Place de la Madeleine : les toilettes "Art nouveau", classées monuments historiques
(Janvier 2020)

 

Des internautes, suivis par des personnalités politiques, dénoncent un «enlaidissement» de la capitale. Des milliers de photos dénonçant la saleté de Paris ont été publiées récemment par des internautes sur Twitter via le mot-dièse #saccageparis .
La Mairie regrette un travestissement de la réalité, tout en admettant un problème.

Pourtant quand je vois sur la place de la Madeleine les toilettes "Art nouveau", protégées monuments historiques, livrées aux vandales et aux squatters, je comprends que le patrimoine et la beauté de Paris sont vraiment les dernières choses qui comptent pour son premier magistrat.

Or cette politique qui dure depuis des années à Paris, cet enlaidissement est une honte. Les Parisiens sont en colère mais pas seulement eux. C'est la France entière qui l'est car Paris, c'est le patrimoine de tous les Français !

 

>> La ville lumière a perdu beaucoup de son éclat ...

>> Paris ne s'est pas fait en un jour, il ne doit pas être défait en un mandat !

>> Prolifération des rats à Paris.

 

 

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Willy Ronis ou la preuve par 9 : Autoportraits (4_10)

24 Février 2021, 09:33am

Publié par barreteau

Willy Ronis ou la preuve par 9 : Autoportraits (4_10)

 Autoportrait dans le Studio Roness Boulevard Voltaire _Paris, 1935_ © Willy Ronis

 

L’autoportrait est un jeu auquel Willy Ronis s’est souvent livré et, avec des approches toujours fort différentes.
Véritable flash-back sur un demi‑siècle d’existence, cette série de photographies nous fait passer du jeune homme plutôt sophistiqué au vieux monsieur bien intégré dans la vie.

En effet, ses premiers autoportraits sont des images assez apprêtées, soigneusement éclairées et mise en scène. On y lit clairement l’influence du studio photo paternel.

Puis, le photographe s’éloigne de ce passé et profite de son travail et de ses rencontres pour réaliser des images plus vivantes.
Déjà, le célèbre autoportrait aux deux flashes, en 1951, est plus réaliste et techniquement plus élaboré. Le regard s’approfondit, témoignant d’une tendance évidente à l’introspection, tout en s’efforçant d’intégrer la réalité qui l’entoure, comme l’illustrent les autoportraits vénitiens de 1981.
Cette démarche trouve son aboutissement dans l’image quasi surréaliste captée à Paris, rue des Couronnes, en 1985, où le photographe se fond en un double reflet de lui-même, intégré dans le jeu des miroirs d’une vitrine de magasin. Ronis signe-là un chef d'œuvre de sophistication pour ce type d'exercice de style.

Dix ans plus tard, en 1995, Ronis souhaite nous léguer un ultime autoportrait, mais il cherche un moyen original, il y parviendra en se photographiant lui-même lors d'un saut … en parachute.
Il avait 85 ans !

 

 

>> Autoportrait Rue des Couronnes, Paris 20e (1985)

>> Willy Ronis parachutiste, autoportrait pris avec un "Horizon" à balayage (1995).

>> Petit échantillon des autoportraits de Willy Ronis. 

 

 

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Le mirage de la rue Myrha

19 Janvier 2021, 12:41pm

Publié par barreteau

Le mirage de la rue Myrha

Rue Myrha, Paris 18ème  (2016)
 

Dans le quartier de la Goutte d'Or, la rue Myrha reste associée au crack, à la pauvreté et aux prières de rue. Au premier coup d'œil, la rue Myrha ressemble à toutes les artères de la Goutte d'Or : c'est un patchwork de merceries, d'épiceries exotiques et de taxiphone, ces boutiques où l'on peut téléphoner et envoyer de l'argent à l'étranger pour quelques euros. Il y a aussi constamment dans la rue des vendeurs à la sauvette qui alpaguent les passants pour leur proposer des cigarettes de contrebande. Pire, dans l'immeuble vétuste du numéro 4, en septembre 2015, un incendie se déclare et fait périr huit personnes, dont deux jeunes enfants.

Mais au-delà de ce drame et des désordres qu'elle vit, au-delà des fantasmes qu'elle suscite, la rue Myrha connaît depuis quelques années une certaine gentrification. Ce quartier populaire séduit en effet de plus en plus de jeunes cadres en quête d'exotisme ou de "soi-disant" authenticité. Aussi depuis deux à trois ans, de nouveaux commerces s'ouvrent pour cette nouvelle population : cantine bio et végan, libraire/café/galerie et diverses boutiques qui proposent des produits "qu'on n'a pas déjà vus partout sur Instagram", car désormais : "Populaire is the new chic !" …

Au numéro 32 de la rue, un tout récent bâtiment de verre et de béton, s'est installé sur un ancien terrain vague, c'est le "360 Factory" un lieu bruyant combinant restaurant, studio d'enregistrement et salle de concert.

Mais ici comme un peu partout dans le Nord-Est parisien, une fois les immeubles haussmanniens rasés et remplacés par des gros blocs de béton, on s'est rendu compte que ces bâtiments, en plus de défigurer les quartiers, étaient beaucoup plus difficiles à gérer. Car cet habitat massif, très fermé devient une aubaine pour les dealers et les délinquants qui veulent se rendre invisibles aux yeux des forces de l'ordre.
Rénover un bâtiment ou un quartier ne règle donc pas les problèmes du crack ou de la délinquance, cela ne fait que les déplacer. Ainsi, à quelques mètres de la rue Myrha, rue de Panama par exemple, c'est toujours l'enfer.

Alors, la réhabilitation de la rue Myrha ne serait-elle qu'un mirage ? Bien sûr, cette voie est plus agréable qu'il y a vingt ans. Mais on ne peut juger de l'évolution d'une rue séparément de celles qui l'entourent : Myrha n'est pas le symbole d'un quartier qui s'améliore, mais d'un quartier où l'on se donne beaucoup de mal pour camoufler les problèmes plutôt que de les régler.

 

>> A lire : "Rue Jean-Pierre Timbaud : une vie de famille entre barbus et bobos" de Géraldine Smith.

 

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La Butte Bergeyre, nouveau terrain de chasse des architectes.

10 Janvier 2021, 16:11pm

Publié par barreteau

La Butte Bergeyre, nouveau terrain de chasse des architectes.

28 Rue Philippe Hecht, Photo ©copyright Ajile

Dans le 19ème arrondissement, à deux pas du prestigieux bâtiment du siège du Parti Communiste, réalisé par un Niemeyer alors au sommet de son art, se niche un havre d'authenticité. Une petite butte où l'air est plus pur, où la vie est plus paisible …
C'est la butte Bergeyre, un mini-Montmartre qui aurait encore des allures de campagne.
Sur la butte Bergeyre, la vision de Paris est toute autre : la lumière est partout, on se sent hors du bruit de la ville, l'air n'est plus le même ... le privilège des hauteurs ... peut-être.

Habiter une telle oasis est une chance. Et les chanceux qui y résident, retranchés sur le plateau de cette petite colline, profitent d’une qualité de vie exceptionnelle, loin du tumulte, loin du vacarme parisien.
Il n'est alors pas étonnant que cet environnement ait intéressé les architectes pour y dessiner quelques habitations singulières.

Ainsi, dès 1933, au 70 de la rue Georges-Lardennois, fut érigé un bâtiment d’allure avant-gardiste, conçut par le grand architecte Jean Weiss pour la famille Zilvelli. Cette maison aux façades camouflées par la vigne vierge reste encore aujourd'hui l'un des bijoux de l’ensemble résidentiel de la butte Bergeyre.

Plus récemment, au 28 de la rue Philippe Hecht, les architectes Virginie Jacquier et David Lovera, fondateurs de l’agence Ajile, ont construit une maison-tube de sept étages, un modèle pour un mode d’habitat vertical en milieu dense. Car en effet, après avoir détruit la bâtisse existante et une fois consolidé le sol instable de la butte, ils ont installé sur cette parcelle, d'à peine 4,80 mètres de large, les fondations sur des micro-pieux de 18 mètres de profondeur, pour y déployer un volume qui offre une superficie de 204 m². La maison se compose de 7 niveaux, où se dispatchent une entrée, un salon, une cuisine, quatre chambres et, cerise sur le gâteau, un "roof top" qui offre un horizon à 360 degrés et des couchers de soleil imprenables sur la butte Montmartre.

Le montant de l'opération tout compris - achat du terrain, destruction de l'ancienne bâtisse, construction neuve, honoraires des architectes et bureaux de contrôle- s'élève à 2,1 millions d'euros.

On l'aura compris, la butte Bergeyre est en train de changer de population. Autrefois habitée par une classe aisée mais somme toute relativement modeste parmi laquelle venait "se cacher" quelques artistes, elle voit aujourd'hui de nouveaux arrivants qui viennent y étaler leur richesse.
Willy Ronis qui dans les années 50 en avait fait l'un de ses terrains de chasse photographique, doit se retourner dans sa tombe !

 

>> 70 de la rue Georges-Lardennois - Paris 19ème : La Maison Zilvelli (2008)

>> Willy Ronis sur la butte Bergeyre (1).

>> Willy Ronis sur la butte Bergeyre (2).

 

 

 

 

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Cyclo-chaos.

8 Novembre 2020, 18:50pm

Publié par barreteau

Cyclo-chaos.

 Rue de Tilsitt _ Paris 8ème (2020)

 

Après dix mois, la pandémie ne cesse de modifier nos vies.

Ainsi à Paris, la Mairie a décidé, au nom de la santé, la multiplication de pistes cyclables provisoires, les désormais fameuses "coronapistes". Ces aménagements ont accéléré la transformation de la ville et de son espace public. Annoncées comme temporaires, les nouvelles pistes vont être pérennisées. Comme souvent, le provisoire s’installe dans la durée…
Cela n’a pas manqué de frapper les amoureux de la capitale comme les amateurs d’harmonie et de calme. En premier lieu, l’espace public est devenu le lieu d’une sorte de guerre de tous contre tous, où le piéton de Paris a intérêt à ne pas être distrait par une belle façade ou des pensées vagabondes : une seconde d’inattention peut mettre sa vie en péril. Dans cette nouvelle confusion circulatoire, où voitures, bus, camions, motos, vélos, trottinettes roulent en tous sens…, le code de la route devient parfois secondaire et l'anarchie a vite fait de régner.

Ce qui faisait l’élégance de la rue parisienne est défait et l’espace public, ce précieux bien commun, sans cesse banalisé dans un effacement progressif des lignes et des repères hérités de l’histoire parisienne.
Les partisans de la modernité heureuse vont se réjouir de cette vie débordante et de l’effacement des anciens repères, mais, vous l'avez compris ce n'est pas ma tasse de thé …

 

>> Triste capitale.

 

 

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L’Esprit de Paris

24 Octobre 2020, 18:35pm

Publié par barreteau

L’Esprit de Paris

 Léon-Paul Fargue, Le Piéton de Paris, par © Brassaï, 1933

 

Léon-Paul Fargue se qualifiait lui-même de "Piéton de Paris". C'était, il y a bien longtemps, dans un temps où Paris se nommait encore la Ville-Lumière. C'était dans une époque allant de 1934 à 1947.  

Et aujourd'hui, les Éditions du Sandre publient le tome I de ses œuvres complètes : "L’Esprit de Paris", une immense somme rassemblant l’intégrale de ses chroniques parisiennes : 700 pages de descriptions légères ou détaillées du Paris de cette époque.

"Je parle, je marche, je me souviens, c’est un tout." disait-il.
 
Dans Paris, avec son regard furtif, son verbe étincelant mêlé à un jargon précis, Fargue voit tout, et devine le reste..."Il n’est bon spleen que de Paris" ajoutait encore Fargue, paraphrasant Baudelaire et Villon.
Ce premier volume de l'œuvre de Léon-Paul Fargue est un outil puissant et poétique pour arpenter un Paris disparu. Aussi si, comme moi, vous aimez vous lamenter sur Paris défiguré, Paris pollué, Paris déserté, cet ouvrage monumental va vous régaler.

 

>> Léon-Paul Fargue : "L'Esprit de Paris", Édition intégrale des chroniques parisiennes.

>> Léon-Paul Fargue déjà sur Parisperdu.

 

 

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Pierre Jahan, un photographe à la marge.

17 Octobre 2020, 18:48pm

Publié par barreteau

Pierre Jahan, un photographe à la marge …
 

Petites filles à Montmartre © Pierre Jahan -1938

 

Photographe à la marge de tous les courants, mais rappelant parfois Brassaï ou Man Ray,
Pierre Jahan se distingue par une production extrêmement variée qui oscille entre production personnelle et travaux commerciaux parmi lesquels de nombreux reportages sur le Paris des années 40 à 60.


Il a produit aussi avec succès des photos et des collages publicitaires avec une certaine touche surréaliste. D'ailleurs, à ce sujet, il disait : "Le surréalisme... tire grand parti de l'équivoque et se prête à nombre de transpositions. Aussi je pense que le photographe a aussi le droit d'utiliser ses clichés comme un matériau susceptible d'engendrer le Rêve".

Au cours de sa longue carrière, il a côtoyé les plus grands photographes de son époque. En 1936, Pierre Jahan rejoint Emmanuel Sougez dans l'aventure du Rectangle, un groupe de praticiens notoires, organisé pour assurer, en même temps que des productions de premier ordre, la défense et la diffusion de la photographie.

A la même époque, il commence à exposer avec François Kollar, Henri Cartier-Bresson, Man Ray ... Puis en 1950, il rejoint le Groupe des XV aux côtés notamment de Robert Doisneau, Willy Ronis, René-Jacques. Il s'intitulait alors "illustrateur" ce qui impliquait un rapport étroit au texte, au livre, à la commande, et une certaine modestie. Il faisait partie d'une génération de photographes professionnels qui considéraient leur pratique comme un art du plaisir, de la liberté, de la disponibilité.

Installé à Paris depuis 1933 où il s'est éteint le 21 février 2003, Pierre Jahan avait 93 ans.


>> Pierre Jahan, un témoin du XXe siècle.


 >> Le Groupe "Rectangle".

>> Le Groupe des XV.

 

 

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Après le blog, le livre …

17 Septembre 2020, 14:37pm

Publié par barreteau

Après le blog, le livre … 

 

Dans la même veine que le blog Parisperdu,
le livre "Portraits incertains … de certains parisiens" vient d'être édité.
L'ouvrage est sorti des presses de l'imprimeur le 15 septembre dernier.

Soyez parmi les premiers à le découvrir, et pour vous le procurer, cliquez :  ICI.

 

 

 

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Le canal Saint-Denis a de l'avenir …

6 Septembre 2020, 09:26am

Publié par barreteau

Le canal Saint-Denis a de l'avenir …

Le canal St Denis vers La Villette, au loin la colline de Belleville et la place des Fêtes (Avril 2017)

 

C'est un lien naturel entre Paris et la Seine-Saint Denis. Et pourtant aujourd'hui le potentiel du canal Saint-Denis n'est pas pleinement exploité à sa juste valeur. Aussi la question de son réaménagement avec l’objectif de le rendre plus visible, plus intégré et plus opérationnel au sein des territoires qu’il traverse, est désormais posée.
C'est même un point essentiel dans la perspective des Jeux de 2024 où il permettra de matérialiser le lien qui unit Paris et la Seine-Saint-Denis et ainsi de faire tomber les frontières entre ces deux entités.

C'est donc dans cette perspective que le projet du "Canal-Parc linéaire" vient de démarrer. Articulé autour du canal Saint-Denis, il s'agit de réaliser une boucle bleue de circulation reliant les sites olympiques de Seine-Saint-Denis : village olympique et paralympique, le Stade de France et la piscine olympique à ceux de Paris : le "Live Site" du parc de la Villette et les sites de compétition du Zénith.

Vivement 2024 !

 

>> Le canal Saint-Denis, grand équipement métropolitain (Etude APUR)

>> Aux marges de la ville.

 

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