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Paris vu par... Jean Douchet (6/7)

7 Février 2024, 11:00am

Publié par barreteau

Paris vu par... Jean Douchet (6/7)

" Saint-Germain des Prés, Paris vu par…" un film de Jean Douchet, (1965)

 

C'est par l’épisode "Saint-Germain-des-Prés" de Jean Douchet que débute le film à sketches "Paris vu par... ".  Et ce choix parait judicieux car Douchet est alors « la » figure marquante de la « nouvelle vague ».

Dès le début du film, Jean Douchet de sa voix très précieuse, nous donne une description de ce quartier souvent dénommé « latin ». Là, il suit le parcours - à travers les nombreuses rues - de deux cinéphiles : Katherine et Jean. Tandis qu'il énumère les noms des rues, une deuxième voix, celle d’une jeune femme, annonce quelle célébrité, quel personnage illustre a vécu dans cette artère.

Enfin, la caméra au bout de deux minutes arrive à bon port. Il filme alors une histoire d'usurpation d’identité où la pauvre Katherine, une étudiante américaine, couche avec Jean qui se prétend étudiant à Science Po et conduit… une Bentley.

Douchet filme, dans ce court-métrage, le corps de son acteur sous toutes les coutures : il le fait traverser en slip l'appartement, puis le fait se vêtir pour enfin le retrouver plus tard totalement nu…

A la fin du film, Katherine se rend compte qu'il s'est joué d'elle.

 

>> Le film (en 5 parties) :

>> Part.1

>> Part.2

>> Part.3

>> Part.4

>> Part.5

 

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Suivre Robert Doisneau : une expérience enrichissante.

27 Janvier 2024, 16:07pm

Publié par barreteau

Suivre Robert Doisneau : une expérience enrichissante…

rue des Artistes, Paris 14ème

 

Robert Doisneau, ce grand photographe, est né à Gentilly et il s’est éteint à Montrouge en 1994. C’est dire qu’il a longtemps vécu dans le sud de Paris, un secteur qu’il connait aussi bien pour sa banlieue que pour ses arrondissements périphériques : 14ème et 15éme.

Cette photo qu’il prend en 1988 est rarement légendée dans les ouvrages qui lui sont consacrés. Mais en arpentant le 14ème arrondissement j’ai retrouvé - par hasard - cet escalier quelque peu vertigineux ! C’est celui… de la rue des Artistes.

La rue des Artistes est une voie qui débute justement au bas de cet escalier, exactement au 13 de la rue d'Alésia, au niveau du carrefour de l'avenue René-Coty.

Mais au fait pourquoi ce nom de rue des Artistes ?

Elle doit son nom au fait que cette voie a longtemps compté une résidence d'artistes. Et, au début du XIXe siècle plusieurs jeunes peintres et sculpteurs (Claude Rameau, Louis Charlot...) sont venus s'y installer.

Suivre Robert Doisneau est toujours une expérience enrichissante, ne trouvez-vous pas ?

 

Les artistes de la rue éponyme :

>> Claude Rameau (peintre)

>> Louis Charlot (peintre)

 

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Paris vu par... Eric Rohmer (5/7)

7 Janvier 2024, 09:50am

Publié par barreteau

Paris vu par... Eric Rohmer (5/7)

  " Place de l'Etoile, Paris vu par..." un film d'Eric Rohmer, (1965)

Incontestablement des six court-métrages de "Paris vu par…" celui d’Éric Rohmer est le meilleur. On y voit la Place de l'Etoile, un lieu où parisiens au travail se mêlent aux les touristes présents partout sur les douze grandes avenues qui forment une étoile.

Et pour faire tout le tour de la place, ces piétons doivent subir douze feux rouges, des feux qui ne fonctionnent pas au rythme du piéton comme pour cet homme qui sort du métro. Il s'appelle Jean-Marc (Jean-Michel Rouzière). Il doit aller travailler en face de la bouche de métro. En général son parcours se passe bien mais quand un accroc perturbe le rythme habituel de Jean-Marc c'est toute sa vie qui s’en trouve chamboulée. L'accroc sera un ivrogne (Marcel Gallon) qu'il bouscule et qui réclame des excuses plus importantes que celles données par Jean-Marc. L'ivrogne veut se battre, Jean-Marc se défend, l'ivrogne tombe à terre, assommé par le parapluie de Jean-Marc. Ce dernier finit alors de traverser la place à toute vitesse et reprend sa vie normale.

Mais désormais, il a peur. Il achète les journaux pour savoir si un avis de décès annonce la mort de son agresseur. Rien. Il passe son temps à lire les faits divers et se rend compte que les parapluies sont dangereux comme le mentionne certains inserts de journaux.

Jean-Marc a peur de croiser à nouveau l'ivrogne. Jusqu'au jour où l'ivrogne est là dans le métro mais il suffit d'un regard de Jean-Marc pour calmer l’ivrogne. Et quand il sort du métro, son parapluie, l'objet le plus dangereux du parisien, percute celui d'une jeune femme. La suite reste à imaginer…

 

• Voir le film :

>> Place de l'Étoile, Eric Rohmer (Paris vu par...) 1965 Part.1

>> Place de l'Étoile, Eric Rohmer (Paris vu par...) 1965 Part.2 

 

 

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Parisperdu vous présente tous ses meilleurs vœux pour 2024.

20 Décembre 2023, 12:29pm

Publié par barreteau

Parisperdu vous présente tous ses meilleurs vœux pour 2024.

 

Bonne Année ! 

Happy New Year !  

Ein Gutes Neues Jahr ! 

Migliori Auguri !

Parisperdu vous présente tous ses meilleurs vœux pour 2024.

 

Gardons le contact toute l’année en nous retrouvant régulièrement sur Parisperdu,
et aussi sur le groupe Facebook : "Paris Hier, aujourd'hui … demain" animé par Parisperdu, 
le photo blog des amoureux de Paris.

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Paris vu par... Jean-Daniel Pollet (4/7)

23 Novembre 2023, 09:55am

Publié par barreteau

 Paris vu par... Jean-Daniel Pollet (4/7)

 " Rue Saint-Denis, Paris vu par..." un film de Jean-Daniel Pollet, (1965)

 

Avec "Rue Saint-Denis" Jean-Daniel Pollet signe sans doute le court-métrage le plus singulier du film "Paris vu par… ". Le seul, en tout cas, à ne proposer aucun plan long de la capitale !

Alors que la rue parisienne doit être le terrain de jeu privilégié des réalisateurs de La Nouvelle Vague dans "Paris vu par…", Pollet tord les règles de la commande et se claquemure dans un modeste appartement parisien. La rue Saint-Denis ne sera évoquée que par l’intermédiaire d’une prostituée gouailleuse avec sa voix de Titi parisienne (la très drôle Micheline Dax) qu’a fait monter chez lui Léon, un commis de cuisine timide, effacé et qui va préparer à manger à son "invitée", discuter de la pluie et du beau temps avec elle, repoussant ainsi indéfiniment le moment du passage à l’acte.

Elle a faim. Ils s'installent à table, face à face, ils mangent des spaghettis. Elle veut lire les faits divers : ça tombe bien il a France Soir. Mais il faut bien y aller, il faut aller sur le lit pour coucher. Elle enlève son chemisier. Léon s'installe à son côté sur le lit. Quand c'est le moment : fondu au noir… au spectateur d'imaginer la suite.

Dans "Rue Saint-Denis" Jean-Daniel Pollet observe tendrement ce duo comique : la « professionnelle » bavarde et le client mutique interprété par Claude Melki, clown triste dont la pantomime mélancolique évoque Buster Keaton. Melki est l'acteur fétiche du cinéaste, qui le dirigera plusieurs fois.
Jean-Daniel Pollet ne filme peut-être pas Paris et pourtant on sent le monde alentour vibrer dans ce moment suspendu, cet instant partagé entre deux solitudes, réunies par une misère autant affective que sociale.

 

>> Le film (en 3 parties) :

Part.1

Part.2

Part.3

 

 

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Paris vu par… Jean Rouch (3/7)

5 Novembre 2023, 11:41am

Publié par barreteau

Paris vu par… Jean Rouch (3/7)

"Gare du Nord, Paris vu par…" un film de Jean Rouch, (1965)

 

"Gare du Nord" est un court-métrage du réalisateur Jean Rouch, une fiction en quatre plans dont deux plan-séquence, d’environ 16 min, faisant partie du film "Paris vu par…" 

Le film démarre par un panoramique, pris du haut des immeubles, et montrant les habitations alentours. Mais ce qui est très présent c'est le bruit des pelles mécaniques, des grues, des marteaux-piqueurs qui sature la bande son : Paris en 1964 est en pleine construction.

C'est le matin, à l'heure du petit déjeuner d'Odile (Nadine Ballot) et de Jean-Pierre (Barbet Schroeder) : un jeune couple qui vit modestement dans le quartier de la Gare du Nord (Paris 10e).

En plan séquence, dans la minuscule cuisine du 7ème étage, le couple s'assoit à la table, elle a préparé un œuf qu'il trouve trop cuit, il peste, elle lui reproche de faire des mouillettes comme un gamin. Mais surtout, Odile reproche à Jean-Pierre ce brouhaha, ce bruit intense et incessant dont elle n'en peut plus. Elle craint aussi que l'immeuble en construction cache la vue : la Tour Eiffel à gauche, le Sacré Cœur à droite. La dispute commence, les reproches sont lancés, les insultes fusent.

Odile furieuse quitte alors l'appartement et descend par l'ascenseur. Là commence le deuxième plan séquence qui va se poursuivre jusque dans la rue de Maubeuge, près de la Gare du Nord où elle rencontre par hasard un inconnu (Gilles Quéant) qui abandonne sa voiture et la suit. Il lui propose une autre vie, de tout quitter, de partir vers une vie meilleure, ce dont elle rêve.
Un dernier plan-court montre cet homme : il a sauté du pont et s'est écrasé sur les rails, et le film se termine sur Odile qui hurle de terreur et dont les cris se mêlent au vacarme des locomotives.

 

>> Voir le film.

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Paris vu par... Jean-Luc Godard (2/7)

24 Octobre 2023, 10:05am

Publié par barreteau

 "Montparnasse et Levallois, Paris vu par..."  un film de Jean-Luc Godard, (1965)

 

Monika est amoureuse de deux garçons en même temps, l'un est sculpteur sur métaux à Montparnasse (Paris 14e), l'autre est carrossier à Levallois-Perret (92).

Elle envoie à chacun de ses deux amants un pneumatique pour leur donner rendez-vous, l'un Gare du Nord, et l'autre deux heures après, Porte d'Italie.
 
Elle met les pneumatiques à la Poste mais juste après les avoir mis, elle s'aperçoit qu'elle s'est trompé d'enveloppe : à qui était destinée la lettre d'amour, et qui doit recevoir la lettre de rupture ? La lettre où il y a marqué "Paul mon chéri" n’est-elle pas dans l'enveloppe de Pierre et réciproquement !

Alors, complétement affolée, elle courre chez le premier garçon, le pneumatique n'est pas encore arrivé. Monika lui dit : « Écoute mon chéri, tu vas recevoir un pneumatique, ne crois pas ce qu'il y a dedans ». Mais il lui demande des explications, elle est forcée de tout lui dire, finalement il la met à la porte quand il apprend qu'elle sort aussi avec un autre.

Alors Monika se dit, j'en ai perdu un, je pourrais toujours garder l'autre. Elle traverse tout Paris et courre cette fois-ci chez le deuxième garçon, mais le pneumatique est déjà là !
Le garçon n'a pas du tout l'air fâché, au contraire, alors Monika lui dit, « T'es gentil toi, tu me pardonnes ». Mais comme elle est quand même très étonnée de son attitude, elle lui raconte toute l'histoire. Alors brusquement le deuxième garçon la met aussi à la porte en lui montrant le pneumatique.
La fille découvre alors, qu'elle ne s'était pas du tout trompé d'enveloppe.

 

Ce film reprend l'histoire que raconte Jean-Paul Belmondo à Anna Karina dans le film de Godard « Une femme est une femme ».


>> Voir le film (en 4 parties) :

Part.1/4  : 4:01

Part.2/4  : 3:23

Part.3/4  : 3:46

Part.4/4  : 3:46

 

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Paris vu par… (1/7)

16 Octobre 2023, 12:39pm

Publié par barreteau

Paris vu par…

 

"Paris vu par…" est un film collectif français à sketches, sorti en mai 1965. D'une durée totale de 92 minutes, il réunit les courts-métrages de six réalisateurs de la Nouvelle Vague. Chaque cinéaste y filme une histoire dans un quartier différent de Paris.

Tous les films sont réalisés en 16 mm, format qui permet des tournages légers.
Paradoxalement, ce film qui se voulait un manifeste de la Nouvelle Vague correspond à la fin de celle-ci comme mouvement organisé.

Il était prévu que chacun des réalisateurs réalise ensuite un long métrage basé sur le même thème que celui qu’il avait choisi pour son court métrage.
Ces longs métrages auraient été produit par « Les Films du Losange », la société fondée par Éric Rohmer et dirigée par Barbet Schroeder. Mais ce projet ne verra jamais le jour…

6 billets à suivre pour chacun des courts-métrages.

 

>> Image du générique du film.

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Sabine Weiss : ses photos transmettent ses émotions.

26 Septembre 2023, 17:50pm

Publié par barreteau

Sabine Weiss : ses photos transmettent ses émotions.

Jardin du Luxembourg Paris, 1950 ©Sabine Weiss

 

Elle a été sans doute la dernière grande représentante de l’école humaniste de la photographie française d'après-guerre. Sabine Weiss, née Sabine Weber en 1924, nous a quittés à la fin de l'année 2021, elle avait 97 ans… et 80 ans de prises de vue "derrière elle".

Sabine Weiss démarre la photographie très jeune, parce que la manipulation chimique du développement l'intéresse ; son père est ingénieur chimiste.

Genevoise d'origine, une peine de cœur la fait fuir à Paris en 1946. Elle y débarque au petit matin sans point de chute mais rapidement devient l’assistante du photographe de mode Willy Maywald. Trois ans plus tard, elle rencontre son mari – le peintre américain Hugh Weiss – et se lance comme photographe indépendante. Elle fait alors de tout : de la publicité, de la mode, du reportage et des portraits d’artistes.

En 1950, elle fait le portrait de Miro, ce qui lui vaut un rendez-vous avec le directeur de Vogue. Elle dira : « Je suis arrivée avec mes photos de clochards et de morveux. Un monsieur assis à côté de moi, hochait la tête en disant : "Bien, bien". C’était Robert Doisneau. Je ne connaissais même pas son nom à l’époque. Tout de suite, il m’a proposé de rejoindre l’Agence Rapho. »

Le fondateur de Rapho, Charles Rado, exporte alors le travail de Sabine Weiss aux Etats-Unis, où elle devient alors plus connue qu’en France.

Sabine Weiss photographie beaucoup pour Vogue mais ce sont ses clichés en noir et blanc, des instantanés captés dans les rues de Paris, qui marqueront l’histoire de la photographie du XXe siècle.
Sens de la composition, maîtrise de la lumière et de l'instant décisif, elle s’inscrit dans la lignée d’un Cartier-Bresson ou d’un Willy Ronis, les géants de la photographie française de l’après-guerre.  Plus tard, elle déclarera : « Je n’aime que les photographies prises dans la rue, au hasard des rencontres. » 

Sabine a photographié surtout les gamins et les clochards des rues de Paris, les passants, les amoureux et les musiciens… avec une sensibilité et un talent formidable pour la composition.

Sabine Weiss photographie pour transmettre des émotions et le revendique encore et toujours : "Je suis encore émue par tous ces visages, ces attitudes, ces atmosphères, ces solitudes, ces regards, ces baisers".

Dans les années 1980, Sabine Weiss multiplie les voyages et se penche notamment sur la thématique des religions.
Elle arrête la prise de vue à la fin des années 90 car, avec une épaule cassée, elle dit ne plus pouvoir tenir convenablement l’appareil… Elle se consacre alors à la gestion de ses archives.

Bien que naturalisée française en 1995, c'est au Musée de l’Elysée, à Lausanne qu'elle fera don de son œuvre photographique : 200 000 négatifs, 7000 planches-contacts, quelque 2700 tirages vintage et 2000 tardifs, 3500 tirages de travail et encore 2000 diapositives… eh oui, 80 années de déclics !

Merci Madame !

 

>> Sabine Weiss, page officielle.

>>"Sabine Weiss : Un regard sur le temps", un film de Lily et Jean Pierre Franey 

 

 

 

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Aux puces de Montreuil.

27 Août 2023, 09:26am

Publié par barreteau

Aux puces de Montreuil.

Un "pucier" du marché de la Porte de Montreuil. Paris 20e (juin 2015)

 

C'est l'un des marchés aux puces les plus anciens de Paris puisqu'il existe de façon informelle depuis 1860.

Dans le 20ème arrondissement, exactement à la Porte de Montreuil, le long du boulevard périphérique, vous n'aurez pas de mal à trouver ce "marché" où 300 stands en plein air s'installent chaque week-end. Et souvent ces stands sont de véritables affaires de famille : les emplacements se lèguent de père en fils, de père en filles. 
On y venait bien avant que la seconde main devienne tendance car les puces de Montreuil sont un véritable paradis pour les amateurs de fripes et de vintage.

Attention toutefois aux pickpockets, ce lieu est assez renommé pour cela. Attention aussi aux abords du marché où de nombreux vendeurs à la sauvette vous proposent des choses trouvés dans les poubelles !

Mais depuis un an, les commerçants des Puces sont inquiets. Un projet immobilier, voté en 2021, prévoit la création d'une halle pour remplacer ce marché de plein air. Pour l'ensemble des puciers et des clients, cela signifierait l'assassinat de l'âme des puces.

Au fait d'où vient cette appellation de "puces" ?

Aux portes de la ville, avant la construction du périphérique s'étendait la "zone". Là, installée dans des sortes de bidonvilles, vivait une population défavorisée : les « zonards ». Pour survivre, ils récupéraient des objets trouvés dans la rue et les revendaient aux abords de la ville. Parfois dans leurs fripes on retrouvait des vieux vêtements mités que l’on achetait donc « puces comprises ».

 

>> Marché Aux Puces de Montreuil : Photo sur plaque de verre 8,5x10 (circa 1900)

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6 mètres avant Paris.

11 Mai 2023, 10:48am

Publié par barreteau

"6 mètres avant Paris"
Avant le panneau : avenue de la République à Bagnolet (93)
et après le panneau : avenue Cartelier, Paris 20ème © Eugène KOSSAKOWSKI (1971)

Entre l'Avenue de la République à Bagnolet et l'Avenue Cartelier dans le 20ème arrondissement de Paris, le périphérique et son faisceau de bretelles de la porte de Bagnolet ne passe pas inaperçu !
Cet anneau routier bruyant et malodorant marque la limite entre Paris et sa banlieue. Une limite qui longtemps a été matérialisée par des panneaux d'entrée/sortie de ville.

Au Printemps 1971 le photographe Eugène KOSSAKOWSKI a le regard attiré par ces écriteaux indiquant la limite administrative de Paris. Il décide de les photographier tous: pancartes en tôle ou en ciment, peu importe…

Le reportage comptera 159 photos, dont l’objectivité repose sur la position identique adoptée à l’égard de chaque écriteau (une distance de 6 mètres), sur la neutralité générée par une prise de vue frontale et le cadrage : des données qui sont invariables.

En réalité, KOSSAKOWSKI n’a pas toujours pu, à cause d’impératifs propres aux sites, se placer à une distance de 6 mètres devant chaque panneau. C’est donc au moment de l’agrandissement des clichés, qu’il va pallier ces variations.

En 1977, quatre photos de la série sont exposées dans le cadre de l’exposition « Archéologie de la ville » au Centre Beaubourg, où les 155 autres photographies sont mises en dépôt… et où finalement elles vont toutes disparaitre : perdues ou subtilisées ?

Malgré les aléas que connurent les tirages originaux, cette œuvre originale de KOSSAKOWSKI lui permis de se faire connaître en France et d’y vivre durant le reste de son existence c'est à dire jusqu'en 2001.

 

 

>> "6 mètres avant Paris", déjà sur Parisperdu.

 

 

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Ça c'est Paris…

5 Avril 2023, 15:31pm

Publié par barreteau

ça c'est Paris...

 

Où croyez vous être : dans les townships de Johannesburg, dans les slums de Dehli ou les favélas de Sao Paulo… ?
Non vous êtes à Paris, dans le 9e arrondissement… Le mouvement social des éboueurs a causé le chaos dans certaines rues de la capitale.

Nettoyer la ville pour mieux l’embellir mais aussi l'assainir pour écarter les risques sanitaires sont des objectifs que Paris ne prend plus en priorité. Ça c'est Paris…

 

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Bravo et merci Pierrot !

22 Mars 2023, 19:27pm

Publié par barreteau

Bravo et merci Pierrot !

Pierre Perret en vélib' nous montre le Paris saccagé
(voir le clip vidéo)

 
« Dans Paris, Paris dégoûtant, seuls les rats sont contents, Ils savent qu'ici les végans pas idiots, Les nourrissent qu'avec du bio » voilà les paroles qui ouvrent "Paris saccagé", la nouvelle chanson caustique sur la saleté à Paris que Pierre Perret a postée il y a peu de temps sur YouTube.

Le titre donne le ton. Tout sourire, juché sur son vélo, le chanteur de 88 ans pousse un savoureux coup de gueule. Saleté, travaux dénaturant le paysage, drogue, ... tout y passe.

Pierre Perret, en verve poursuit sa chanson à charge : « Les déjections qui fleurissent les trottoirs décorent ce grand dépotoir », « Dans Paris, hiver comme été, on touche pas à la saleté. Les plots de béton sont d''authentiques œuvres d'art et dans les squares où plus un enfant joue, y'a des seringues et plus de nounous ».

Sans la citer directement, Pierre Perret, persifleur, vise la politique de la maire de Paris, Anne Hidalgo : « Pauvre Paris devenu si cra-cra, On sait bien qui t'a fait ça, C'est les crânes de piaf dégourdis, Qui bouffent des graines à la mairie », « Pauvre Paris, Paris enlaidi, dans quel état ils t'ont mis ils avaient promis le Nirvana et c'est la bérézina ». « Pauvre Paris, Paris enlaidi, toi qui fus le paradis, te voilà fringuée Waterloo, par nos gentils écolos ».

Bravo et merci Pierrot de si bien traduire poétiquement tout ce que pense beaucoup de parisiens, de français et aussi les visiteurs venus de tout horizon.
Dommage que la mairie de Paris souffre de surdité.

 

>> "Paris c'est moche et ça sent mauvais !"

>> Sur Twitter : #saccageparis

 

 

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"Paris c'est moche et ça sent mauvais !"

13 Mars 2023, 11:46am

Publié par barreteau

Angle de la rue de Bagnolet et de la rue Ligner, Paris 20ᵉ

 

On a souvent déploré ici l'enlaidissement de la capitale, certains ont même lancé le mot-clé  #saccageparis . Ceux qui disent "PARIS c'est moche" peuvent maintenant ajouter "et ça sent mauvais".
Car désormais à Paris, les poubelles s'accumulent dans certains arrondissements, suite aux cumul des jours de grève des éboueurs contre la réforme des retraites.

Des terrasses de brasseries ou de cafés se retrouvent avec de poubelles non collectées, entassées sur leur trottoir sur une dizaine de mètres.

De même, des dizaines de sacs poubelle remplis sont entassés en pleine rue, sur les avenues, les Grands Boulevards, à quelques mètres de sites touristiques, tout cela renvoie une image de Paris catastrophique.

Aujourd'hui la grève des éboueurs qui transforme la capitale en décharge n'est qu'une étape supplémentaire de l'enlaidissement et de la saleté de Paris qui est allé crescendo depuis l'élection d'Anne Hidalgo. Et c'est dans ce cloaque que l'on va recevoir les J.O !

 

>> L'enlaidissement de la ville, déjà sur Parisperdu.

>> Paris est une Zad.

>> La prolifération des rats à Paris.

 

 

 

 

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Reste-t-il des bistrots à Paris ?

11 Janvier 2023, 16:07pm

Publié par barreteau

Le Vaudésir, 41 Rue Dareau, 75014 Paris

 

C'est un fait les bistrots parisiens se meurent. Car ici, je parle des vrais bistrots, des troquets, des rades… évidemment pas des Starbucks ou autres "néo-cafétérias" tenues par des esclaves qui rêvent de l'American way of life.

Toutefois certains résistent… surtout dans le nord de Paris, mais pas seulement.
Récemment, j'en ai découvert un dans le 13e arrondissement, qui a enchanté l'une de mes journées. Malheureusement, je ne pourrai vous en donner l'adresse car ce jour-là j'errai dans Paris sans prêter attention aux noms des rues.

Hors du périph' la Seine-Saint-Denis est, pour les troquets, un haut lieu de la Résistance comme l'était le plateau des Glières, en 1944.
Là-bas, il y a encore une foule de bistrots dans lesquels on peut rencontrer des "aristocrates des biberons", comme disait Huysmans. Et les paroles de ces Hercules de la bouteille pourraient figurer dans un film d'Audiard ou dans un bouquin de René Fallet. Ces gens de tous les peuples, de toutes les couleurs et de toutes les religions se foutent bien de tout ce qu'on dit sur eux et sur leur identité. Ils fraternisent jusqu'à ce que la bière ou le vin les fasse dérailler. Les patrons et les patronnes, parfois bourrus, y sont beaucoup plus attachants, que les belles filles et les beaux garçons des bars "branchés", qui viennent vous demander toutes les trente secondes si tout va bien.
Dans les bistrots, on sait vivre ; on ne sait que s'ennuyer dans les cafés !

 

>> Les bistrots sur Parisperdu.

 

 

 

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