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PARISPERDU

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Nuits parisiennes.

4 Février 2020, 15:03pm

Publié par barreteau

Nuits parisiennes

Le viaduc de Tolbiac, une nuit de 1992, Photo : ©Thibaut Lafaye

 

La nuit dans Paris a de tout temps été une source d'intérêt, de curiosité voire de … fantasmes avec le célèbre "Paris by night".
Mais Paris la nuit est aussi une source d'inspiration pour les poètes, les artistes et bien sûr pour les photographes. Parmi ces derniers, Brassaï est sans doute celui qui s'est le plus investi pour nous montrer une vision personnelle de la nuit parisienne.

Et aujourd'hui, c'est Thibaut Lafaye qui vient prolonger l'aventure de la chasse photographique nocturne dans un Paris un peu secret, un peu à la marge … bref dans le Paris que nous aimons ici.

 

>> Paris la nuit par Thibaut Lafaye.

>> La nuit n'est pas le négatif du jour.

>> La saga du viaduc de Tolbiac sur Parisperdu.

 

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Daniel Frasnay, "Le plus célèbre des photographes inconnus".

22 Janvier 2020, 10:06am

Publié par barreteau

Daniel Frasnay, "Le plus célèbre des photographes inconnus".

La place Blanche - la nuit vers 1958 © Daniel Frasnay

 

Daniel Frasnay, se définissait lui-même comme "le plus célèbre des photographes inconnus". Il nous a quitté à 91 ans, le 22 septembre dernier, sans que cela fasse beaucoup de lignes dans les journaux. Et pourtant, il était l'un des derniers représentants de la génération des photographes humanistes, celle des Doisneau, Ronis, Izis ou Boubat.

Artiste autodidacte, il s’est fait un nom parmi les photographes les plus illustres de l’après-guerre car pendant vingt ans il est le photographe officiel des spectacles du Lido et des Folies Bergère, des lieux où il a côtoyé le Tout-Paris des années cinquante et soixante. Il en profite pour tirer le portrait de très nombreuses personnalités du monde du spectacle et du cinéma : Yves Montand et Simone Signoret, Sophia Loren, Maurice Chevalier, … Il photographie également Saint-Germain-des-Prés : Jean-Paul Sartre, Albert Camus, …

Mais, s’il a photographié tout ce que Paris comptait alors de célébrités, il avait aussi immortalisé un Paris plus réaliste sur lequel il posait un regard bienveillant. Aussi, à côté de ses images destinées à la presse, il en est beaucoup d'autres prises à la sortie des spectacles, dans la rue, autour des hôtels de passe, des portes cochères et des affiches délabrées. Ce Paris dans l’ombre devient alors le décor impressionnant d’un monde sombre et sinistre. Daniel Frasnay rend ainsi un hommage global à la capitale en nous montrant l' envers du "Paris spectacle", avec sur une autre face, le côté obscur des quartiers délaissés mais non dénués d'une certaine beauté.

 

>> Interview de Daniel Frasnay.

>> Daniel Frasnay, sa dernière exposition.

>> "Les Girls", le livre.

>> Jeune femme et son enfant, rue des Envierges.

>> Belleville vue par Daniel Frasnay.

>> Les photographes humanistes sur Parisperdu.

 

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La place "sans nom" va-t-elle finir par en avoir un … ?

15 Décembre 2019, 07:31am

Publié par barreteau

La place "sans nom" va-t-elle finir par en avoir un … ?

Vue sur la place circulaire, à l’intersection des boulevards de Picpus et de Reuilly (Paris 12e), ©Google Image

 

L’affaire débute il y a une quinzaine d’années, et déjà Parisperdu s'en était fait l'écho.

Dans le 12ème arrondissement, les habitants du carrefour situé à l’intersection des boulevards de Reuilly et de Picpus, et des rues de Picpus et Louis-Braille, se rendent compte que cet espace, avec en son centre un rond-point, n'a pas l'honneur -comme toutes les places dans Paris- de porter un nom. Aussi les habitants du secteur ont pris l'habitude de la désigner comme la place "sans nom".

Et voilà que le 25 novembre dernier, les élus de l’arrondissement ont proposé au Conseil municipal de Paris, d'officialiser cette appellation.
La place sans nom aura donc un nom, elle s'appellera la "Place Sans-Nom" … Vous suivez ? Car l'histoire se complique encore … en effet, il est décidé que seule une moitié du carrefour aura droit à ce nom de "sans nom"! Pour l'autre moitié, il aurait été trop compliqué de modifier les adresses de certains riverains.

Aussi bientôt nous aurons donc d'un côté, une "demi-place" portant fièrement le nom officiel de place Sans-Nom, et de l’autre, la seconde "demi-place, qui restera "sans nom" !

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué … ?

 

 

>> La place sans nom, déjà sur Parisperdu.
 

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Le funeste destin du square Forceval.

3 Décembre 2019, 12:12pm

Publié par barreteau

Square Forceval _ Paris 19ème

 

Paris a besoin d'un nouveau crématorium car celui du Père Lachaise ne suffit plus à la tâche … Aussi la Mairie de Paris envisage - à l'horizon 2022 - d'installer ce nouvel équipement près de la Porte de la Villette, à la lisière de Pantin, là où n'habitent guère d'électeurs Parisiens …

Pour construire ce crématorium qui émettra des fumées, plus ou moins "propres", il faudra détruire le square Forceval et donc abattre environ 70 arbres dont certains sont anciens et vraiment remarquables.

Mais pourquoi choisir d'implanter un deuxième crématorium à l'Est de Paris ?
Ne devrait-on pas plutôt l'installer au sud ou à l'ouest de Paris, dans une logique de rééquilibrage car "aucune étude scientifique n'a établi qu'on ne mourrait qu'à l'Est de Paris" ironise François Dagnaud, maire du 19ème arrondissement.

Bref, le projet n'a pas été bien accueilli dans aucun des 12 sites parisiens qui avaient été envisagés, avant de retenir celui de la porte de la Villette. Il est vrai que dès que l'on prononce le mot crématorium, personne n'en veut …


>> Page Facebook du Collectif Forceval.


>> Non au crématorium à La Villette !

 

 

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L'Impasse Nationale ou le théorème de Pythagore ...

25 Novembre 2019, 16:32pm

Publié par barreteau

L'Impasse Nationale ou le théorème de Pythagore ...

Impasse Nationale _Paris 13ème

 

Souvent la flânerie dans les villas, les passages et les impasses est source de découvertes enchanteresses de maints recoins de la capitale. Et là, la découverte de fait paisible car on est loin de l'agitation et du vacarme de la ville …
Quartier Nationale, dans ce coin reculé du 13ème où l'on a beaucoup bétonné aussi bien à l'horizontale qu'à la verticale, on peut être plein d'espoir en s'aventurant dans l'Impasse Nationale, espoir d'un havre de paix, d'un foisonnement de verdure, de surprises ici bien cachées … Hélas, il n'en sera rien car l'impasse à demie pavée n'égrène sur la première partie de son parcours que des murs aveugles. Mais voilà que l'impasse fait un angle droit cachant la seconde partie de la ruelle et l'on se met à croire que celle-ci va être plus réjouissante. Ce serait la richesse dû à l'angle droit, chère au théorème de Pythagore : la somme des carrés des côtés de l'angle droit … vous connaissez la suite !

Mais là encore, l'Impasse Nationale ne va pas tenir ses promesses car vous ne découvrirez qu'un portail latéral et un autre qui clôt définitivement l'impasse, et tous deux sont d'une grande banalité. Pythagore pourtant tu nous as fait tant rêver ou bien tant suer… depuis les bancs de nos écoles !


>> L'impasse Nationale et le scarabée …

>> Tout près d'ici : le Passage National, un rescapé du bétonnage.

 

 

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Pas de sushis à la Mouzaïa …

12 Novembre 2019, 08:24am

Publié par barreteau

Pas de sushis à la Mouzaia …

 Photo: © Benoit Martin, avec l’aimable autorisation du restaurant Isse Izakaya.

 

Il y a quelques années j'avais participé à un atelier de préparation de sushis dans le quartier de la Mouzaïa. Si mes souvenirs sont exacts, ce devait être au 40 de cette rue du 19ème arrondissement.
A mon retour d'un tout récent voyage de deux semaines au Japon, j'ai voulu retourner à la Mouzaïa pour un nouveau stage, pour en quelque sorte … une "remise à niveau".

Mais désormais, pas de sushis à la Mouzaia … car l'entreprise Wasabi dont Patrick Duval est le créateur m'informe que maintenant les cours sont donnés, le dimanche, dans son restaurant Isse Izakaya de la rue de Richelieu (au 45).
Là, on y apprend les bases : découper le poisson, comment faire cuire le riz. Puis on se met aux makis et aux sushis et en quelques heures vous pourrez devenir un véritable pro du sushi !

 

>> L'ÉCOLE WASABI PARIS, la plus ancienne école de sushi en France.

 

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Le Paris de Léon Claude Vénézia.

14 Octobre 2019, 10:58am

Publié par barreteau

Le Paris de Léon Claude Vénézia.

 Enfants jouant rue Vilin à Belleville Paris 20ème _Mai 1967 Photo : ©Léon Vénézia /Roger-Viollet

 

Piéton de Paris, tout comme Brassaï qu'il a eu le privilège de connaître, Léon Claude Vénézia est un photographe humaniste et poétique, amoureux de Paris, la ville où il est né en 1941.

Observateur du théâtre de la rue, il a porté son regard sur les grands bouleversements urbains et sociétales des années 60 et 70, ainsi que sur le monde ouvrier et les marges sociales.

Dans son livre "Le Paris de Léon Claude Vénézia", il évoque les rencontres qui ont marqué son parcours et présente ses photographies des quartiers populaires de l'Est parisien et de sa banlieue : de Belleville à Drancy, de Ménilmontant à Bobigny.

Coloriste hors pair, il compose des images joyeuses d'un Paris populaire où enfants, immigrés, artisans et petits métiers ont tous leur place.

Tout comme Willy Ronis l'avait fait en son temps, il quitte Paris pour vivre en Provence dans les années 80. Et aussi comme Ronis, il enseigne la photographie pendant plus de dix ans à l'Ecole supérieure d'Art d'Aix-en-Provence.
C'est dans cette ville qu'il meurt en 2013, nous laissant un témoignage coloré sur le Paris perdu.


>> Les photos de Léon Claude Vénézia chez Roger Viollet.




 

 

 

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Château Rouge : le marché à l'africaine.

30 Septembre 2019, 18:32pm

Publié par barreteau

Château Rouge : le marché à l'africaine.

Boutiques d'alimentation africaine : Rue Dejean, Rue de Panama, Rue Doudeauville Paris 18ème arrondissement_ Photos © : Boui-boui


C'est une balade ensoleillée à laquelle je vous convie dans le quartier de Château-Rouge, un périmètre délimité par le boulevard Barbès, les rues Doudeauville, Léon et Myrha.

C'est un "quartier chaud" au sens où on l'entend généralement, mais cela ne doit pas vous arrêter, nous ne sommes tout de même pas dans une "No go zone".

Et très vite vous vous trouvez immergé dans un environnement digne des marchés à l'africaine, un peu comme si vous étiez au marché Tilène à Dakar ou au Grand Marché de Bamako au Mali.

Il est bien connu que la visite des marchés est sans doute le meilleur moyen de s’imprégner de l’ambiance d’une ville … même si cette ville est Paris !

C’est donc là, dans ce secteur du 18ème arrondissement, que vous trouverez le plus grand nombre d’épiceries vendant la quasi-totalité des produits alimentaires du continent africain.

Si vous êtes en quête de bananes plantain, de patates douces, de gombos, de manioc, de piment, de fruits tropicaux et d’épices, vous trouverez tout cela et bien d'autres produits encore moins courants,  dans la Rue Dejean où le marché est considéré comme le "Rungis des produits africains".

Pour le poisson, qu'il soit frais, congelé, fumé, salé ou séché … c'est dans les rues des Poissonniers (bien sûr !) qu'il vous faudra aller. Et pour les bouchers, c'est rue Poulet (évidemment !).

Tous vos sens seront vivement sollicités : la couleur des fruits exotiques, les odeurs des épices, les bruits de la rue avec le mélange des paroles en Wolof, en Lingala et dans une moindre mesure … en français.

Si tout cela vous a aiguisé l'appétit, pas de problème vous avez tout sur place avec une pléthore de restaurants proposant des plats plus dépaysant les uns que les autres.

Vous pourrez déguster les délicieux mafé, thieboudieun, tchou ou autres allocos accompagnés d'un jus de bouye par exemple. Vous ne visualisez pas du tout ces plats, peu importe il suffit de vous installer dans l'un des nombreux restaurants de ce quartier et vous vous retrouvez vite dans un environnement quasi familial et très chaleureux où les échanges vont bon train, sans préalable, ni présentation … et toujours avec les grands sourires propres à la gente africaine. Bienvenue à Château Rouge, "Welcome in Africa" !

 

>> En savoir plus avec Boui-Boui ...

>> Déjà sur Parisperdu / Château Rouge.

 

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Robert Frank, un géant de la photographie.

11 Septembre 2019, 10:08am

Publié par barreteau

 Disparition de Robert Frank, un géant de la photographie  

Rue de la Sablière Paris 14ème, 1949_©Robert Frank

Robert Franck est décédé lundi dernier, le 9 septembre, à l'âge de 94 ans. Quand je vous disais que la pratique de la photographie conserve …

Né en Suisse, Robert Frank arrive à New York en 1947 où il commence à faire des reportages pour des revues. Puis il obtient une bourse de la Fondation Guggenheim qui lui permet de photographier, en toute liberté, les États-Unis. La célébrité arrive avec la publication, en 1958, de son fameux album "Les Américains", préfacé par Jack Kerouac.

Mais avant de publier "Les Américains", Robert Frank s'était aussi frotté à Paris, réalisant une série de clichés, déjà marqués par son style subjectif et ce regard détaché que l'on retrouvera ensuite dans "Les Américain"s. C'est la rue qui est alors au centre de son travail, proposant son regard sur la capitale, ses rues, ses autobus à plateforme, ses habitants…

Robert Franck a notamment été marqué par le travail du photographe Henri Cartier-Bresson ou les tableaux d'Edward Hopper. Il a travaillé pour des magazines comme Harper's Bazaar, Fortune, Life, Look, Vogue, voyageant un peu partout sur la planète.

Ses œuvres sont conservées dans les musées du monde entier, de l’Art Institute de Chicago, au Victoria and Albert Museum à Londres, en passant par la Maison européenne de la photographie à Paris ou encore au Metropolitan Museum of Art à New York.
En 1974, le Kunsthaus de Zurich a monté sa première rétrospective. En 2009, le Jeu de Paume lui a consacré une exposition, en partenariat avec le Folkwang Museum d’Essen, intitulée "Robert Frank, Paris/Les Américains". Les Rencontres d'Arles avaient exposé une partie de son travail en 2018.
Un grand Monsieur vient de nous quitter.

 


>> Les grands photographes vivent vieux …

>> Mieux connaître Robert Frank.

 

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Y aura-t-il encore demain des Parisiens à Paris ?

2 Septembre 2019, 09:49am

Publié par barreteau

Y aura-t-il encore demain des Parisiens à Paris ?

Illustration des géolocalisations Airbnb.

 

Y aura-t-il encore demain des Parisiens à Paris ? Depuis que l'Insee a publié ses derniers chiffres sur la démographie parisienne, la question n'est plus si saugrenue qu'il n'y paraît.
Car après avoir augmenté de manière continue depuis 1999, la population parisienne enregistre un recul inédit qui se concentre très nettement dans les arrondissements centraux :
- 4% en moyenne entre 2000 et 2017, soit -14 000 habitants sur la période.
Paris, donc, se dépeuple dans son cœur, mais à qui la faute ? A Airbnb, bien sûr ! Déjà accusé d'exercer une concurrence déloyale envers les hôtels, de se soustraire aux obligations fiscales dans les pays où il engrange des bénéfices colossaux, le réseau de location de logements "entre particuliers" est à nouveau pointé du doigt.

En effet si les communes situées dans la première couronne regagnent de la population c'est à cause de la cherté du logement dans le centre de Paris, et cette cherté s'explique par la raréfaction du nombre de logements destinés à devenir des résidences principales.

A Paris, là où la population baisse, le nombre de résidences secondaires et de meublés touristiques augmente : + 3% en moyenne par rapport à 2008. Autant de surfaces réservées à des occupants de passage qui se retrouvent confisquées aux Parisiens, et qui ne font qu'aggraver la crise du logement.

Depuis que le phénomène Airbnb a explosé à Paris, un véritable business s'est développé chez les particuliers qui achètent des meublés pour les louer à l'année sur la plateforme et en faire des machines à cash. De 4 000 en 2013, le nombre d'annonces répertoriées est passé à plus de 45 000, ce qui fait de Paris la première destination mondiale du site !

Ainsi, de 20 000 à 30 000 appartements auraient disparu du marché locatif traditionnel parisien depuis qu'Airbnb existe et ne serviraient plus qu'à la location touristique. 

Face à l'offensive, la Mairie de Paris a contre-attaqué en multipliant les contrôles avec aujourd'hui 25 inspecteurs chargés de cette tâche, en portant de 20% à 60% la surtaxe d'habitation sur les résidences secondaires et en obligeant la firme de San Francisco à collecter la taxe de séjour sur chaque nuitée vendue sur son site. La Ville a également imposé un plafond maximum de 120 jours annuels pour ce type de location. 
L'arsenal sera-t-il dissuasif ? Il est permis d'en douter car Paris n'a pas attendu Airbnb pour se transformer en vitrine touristique. De l'île Saint-Louis au Trocadéro en passant par le Marais, les commerces qui se succèdent le long des trottoirs, boutiques de luxe et cafés franchisés pour excursionnistes en goguette, ne correspondent plus, depuis bien longtemps, aux besoins de la clientèle autochtone.

Paris n'est donc plus à l'abri du syndrome Vénitien – où le tourisme a chassé en 40 ans la moitié des habitants des "sestieri" historiques. Toutes les grandes métropoles sont confrontées au même phénomène, et les plateformes de type Airbnb ne font que l'accélérer. Sachant qu'en plus d'Airbnb, il existe d'autres plateformes, comme Squarebreak ou Onefinestay, du groupe Accor, spécialisées dans les résidences de standing.
Nous voilà engagés dans un rapport de forces et une course de vitesse pour éviter que nos centres-villes deviennent des ghettos pour riches.

 

>> Paris est-elle devenue une ville de riches ?

>> Cartographie du nombre d'annonces Airbnb à Paris (tous les points orangé sur cette carte).

 

 

 

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Paris ne s'est pas fait en un jour, il ne doit pas être défait en un mandat.

28 Août 2019, 09:30am

Publié par barreteau

Destruction des anciens ateliers de la Samaritaine, rue Baillet _ Paris 1er



Madame Hidalgo se consacre toute entière à sa nouvelle croisade : la persécution de l’automobiliste comme seule politique au profit d’une minorité. Car c’est cela le seul programme de la maire de Paris. Elle a mis fin à un système qui fonctionnait parfaitement (Vélib'), et nous propose de nous déplacer en trottinette ! Elle-même n'enfourche un vélo que pour les photos destinées à sa communication. Et que dire des tricycles à touristes que la Mairie laisse se développer entre les mains de petites mafias, et qui encombrent les couloirs de circulation tout en donnant à la Ville-lumière des allures de tiers-monde ?

Et voilà qu'elle prétend "rendre" aux habitants les berges - qu'ils n'ont jamais tellement fréquentées - en ouvrant une aire de loisirs désertée cinq jours sur sept. Sauf qu'en fermant les voies sur berges, on a transformé en enfer les quais hauts de la Seine, bien plus importants comme axe de circulation et de promenade avec leurs perspectives, leurs palais, leurs bouquinistes - aujourd'hui menacés par une pollution sans précédent.

En plus de la pollution, il faut parler de la propreté de Paris. Et il est d’ailleurs assez symptomatique de constater que Madame le maire a eu besoin de commander un rapport de 14 pages, ayant au passage coûté aux contribuables la modique somme de 224.580 euros (soit un peu plus de 16.000 euros la page !), pour se rendre compte que la ville qu’elle dirige est jonchée de détritus et infestée de rats. N’importe quel Parisien avec lequel elle aurait pris la peine de discuter aurait pu le lui signaler ; mais apparemment, c’était beaucoup trop lui demander !

Dans les transformations qu'elle entreprend dans la capitale, au-delà des bonnes intentions, Mme Hidalgo montre souvent une profonde méconnaissance de Paris et un réel manque d'empathie envers le patrimoine et l'Histoire de la ville, considérés comme des fardeaux de la culture bourgeoise. Et elle donne surtout l'impression d'une vieille haine pour les aménagements urbains de la Belle Époque, avec leur raffinement, leur élégance pratique et surtout cette merveilleuse cohérence avec les immeubles haussmanniens ...
Et, comme l'écrivait Jean d'Ormesson : "Le passé et son Histoire empêchent l'avenir de relever du seul hasard et de devenir n'importe quoi".
Si Paris ne s'est pas fait en un jour, il ne doit pas être défait en un mandat.

 

>> Toujours sur Parisperdu, le massacre du patrimoine de la ville :

° Mais comment aimer encore Paris ?
 
° Pipi popo

° Mais où va Paris ?

° Réinventer Paris, qu'elle disait …
 
° La République en danger.
 

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Willy Ronis : Autoportraits

30 Juillet 2019, 10:39am

Publié par barreteau

Willy Ronis : Autoportraits

 Autoportrait Willy Ronis ©_Paris, rue des Couronnes, 1985

 

L’autoportrait est un jeu auquel Willy Ronis s’est souvent livré et, avec des approches toujours fort différentes.
Véritable flash-back sur un demi‑siècle d’existence, cette série de photographies nous fait passer du jeune homme plutôt sophistiqué au vieux monsieur bien intégré dans la vie.

En effet, ses premiers autoportraits sont des images assez apprêtées, soigneusement éclairées et mise en scène. On y lit clairement l’influence du studio photo paternel.

Puis, le photographe s’éloigne de ce passé et profite de son travail et de ses rencontres pour réaliser des images plus vivantes.
Déjà, le célèbre autoportrait aux deux flashes, en 1951, est plus réaliste et techniquement plus élaboré. Le regard s’approfondit, témoignant d’une tendance évidente à l’introspection, tout en s’efforçant d’intégrer la réalité qui l’entoure, comme l’illustrent les autoportraits vénitiens de 1981.
Cette démarche trouve son aboutissement dans l’image quasi surréaliste captée à Paris, rue des Couronnes, en 1985, où le photographe se fond en un double reflet de lui-même, intégré dans le jeu des miroirs d’une vitrine de magasin. Ronis signe-là un chef d'œuvre de sophistication pour ce type d'exercice de style.

Dix ans plus tard, en 1995, Ronis souhaite nous léguer un ultime autoportrait, mais il cherche un moyen original, il y parviendra en se photographiant lui-même lors d'un saut … en parachute.
Il avait 85 ans !


>> Petit échantillon des autoportraits de Willy Ronis.

>> Willy Ronis parachutiste, autoportrait pris avec un "Horizon" à balayage (1995).



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Canal Saint- Martin … on se sent bien !

23 Juillet 2019, 09:39am

Publié par barreteau

Canal Saint- Martin … on se sent bien !

Quai de Valmy _ 75010 Paris _Mai 2017

 

La courbe majestueuse du canal Saint-Martin débute face au jardin Villemin et va rejoindre le bassin de la Villette 700 mètres plus loin. Le canal est une étendue d'eau que tous les Parisiens affectionnent, il reste l'un des sites les plus romantiques du paysage parisien.
Avec ses neuf écluses aux abords arborés, ses squares miniatures et ses ponts élégants, le canal a inspiré plus d'un artiste.

Souvent les promeneurs se content de flâner sur les quais de Valmy et de Jemmapes, une expérience agréable en toute saison, c'est le calme des bords de l'eau a disparu... Mais aujourd'hui le canal est devenu un des hauts lieux de la "branchitude" parisienne et l'on trouve le long de ses quais, des bars festifs, des magasins dans l'air du temps, un centre culturel …

Pourtant la poésie dégagée par cette voie d'eau bordée de marronniers et de platanes plus que centenaires, ses berges pavées et aujourd'hui classées, confèrent un charme certain à ce quartier qui , peu à peu , devient un point fort du tourisme à Paris .

 

 

>> Autre vue du canal …

>> Retrouvez le canal Saint-Martin sur Parisperdu :

° Canal St-Martin.

° Tribeca à Paris.

° Ghorban, né un jour qui n'existe pas.

° United colors of Paris canal.

° Vagabondage autour du canal.

° Finkielkraut et la merveille de la promenade.

 

 

 

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La zone, aux portes de Paris.

11 Juillet 2019, 08:58am

Publié par barreteau

La zone, aux portes de Paris.

Enfants de la Zone, Rue Forceval, Porte de la Villette, Paris 19ème, 1940.
Photographe anonyme, avec l
aimable autorisation de la Galerie Lumière des Roses.

 

Certains mots sont comme des terrains vagues : on en comprend le sens, mais on peine à les définir avec exactitude. L’expression " la zone" est de ceux-là ; elle évoque aujourd’hui le flou de la banlieue, une forme d’ennui ou encore le seuil de la délinquance, mais on ignore souvent qu’elle s’ancre dans une réalité historique précise.
En effet, la Zone désigne au départ une bande de terre de 250 m de large qui court le long des 34 km de fortifications édifiées autour de Paris en 1844. Cette zone" non aedificandi" devait rester déserte, mais elle est progressivement occupée par une population pauvre qui s’y établit durablement en construisant des habitations précaires, cabanes et baraques en tout genre.

Cette année, du 1er juillet au 22 septembre les Rencontres Photographiques d'Arles (dont c'est la 50ème édition) mettent à l'honneur la Zone avec une exposition exceptionnelle car, hors mis quelques photographes célèbres comme Eugène Atget ou Germaine Krull, la photographie de l’entre-deux-guerres s’est peu intéressée à ce phénomène urbain et social. Aussi à Arles, la majorité des photographies exposées sont l’œuvre de photographes anonymes.
Cet ensemble inédit de photographies documentaires réhabilite ainsi une population pauvre, reléguée aux confins de la capitale comme un inconscient de la ville moderne qu’on s’est empressé de refouler.

 

>> Voir aussi sur Parisperdu :

° de la zone au périph'.

° Intra-muros

° L'envers de la ville, la ville à l'envers

 

 

 

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Mon enfance rue Vilin.

5 Juillet 2019, 21:19pm

Publié par barreteau

Mon enfance rue Vilin.

Photo ©Philippe Hiraga_ Eté 1971

Protection de la vie privée : contacter Parisperdu en cas de demande de retrait de l'image.

 

C'est Ketty Mairech, une habitante de Nice qui nous parle :

"Je suis né à Paris et j'ai vécu rue Vilin jusqu'à mes 14 ans.
Sur la photo que vous avez publiée ("Elles tombent l'une après l'autre") on voit qu' "ils" sont en train de démolir ma maison. Bien sûr à l'époque l'immeuble était vétuste, sans confort, sans ascenseur, avec des toilettes à la turque dans les escaliers et pas de douche non plus. Ma mère nous lavait dans l'évier de la cuisine, parfois on allait aux douches municipales en apportant nôtre cube de savon de Marseille … Eh oui, on n'était pas riche.
On était 9 à la maison, dans un deux pièces et le soir, la cuisine devenait la chambre des filles.
Mais de cette époque je garde au fond de mon cœur de bons souvenirs.
Je m'étais dit : "quand j'aurais 50 ans je retournerai voir mon quartier d'enfance". Revoir Paris un jour ? Oui … mais hélas, je n'en n'ai pas les moyens".


>> Dans ma rue, avec une copine …

>> Parisperdu et la rue Vilin.

 

 

 

 

 

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