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PARISPERDU

ecrivains

Mon Paris de toujours par Marin Montagut.

16 Avril 2026, 08:41am

Publié par Pierre Barreteau

L'ouvrage "Mon Paris de toujours" Photo© Marin Montagut

Marin Montagut, est un artiste globe-trotter, il est aussi l'auteur de plusieurs livres sur Paris. Il y a ouvert en 2020 sa première boutique où il présente les objets qu’il chine et ses créations. En novembre 2025 il publie Mon Paris de toujours.

Ce livre est une invitation à découvrir la capitale autrement, comme un voyage dans le temps, un hommage à un art de vivre qui perdure au fil des ans, des décennies et même parfois des siècles. Des adresses longtemps gardées par l'auteur comme des trésors.
Tout cela a une certaine résonnance avec Parisperdu…  la nostalgie a donc de l'avenir…
Mais dans cet ouvrage quelque chose me met mal alaise : son contenu qui se voudrait être un catalogue exhaustif des "adresses à l'ancienne" m'apparait plutôt comme une bible marketing de lieux, de magasins destinés à une clientèle quelque peu boboïsante. Je doute même que l'auteur ait fréquenté les quelque 500 adresses de son ouvrage mais il veut sans doute nous le faire croire en abusant de formules telles : "j'y vais souvent", " j'aime m'y rendre", "j'adore ce lieu"…

Bref, ce lointain cousin de mon blog ne m'a pas totalement convaincu, sauf – et c'est peut-être le plus important- dans la tout fin de l'ouvrage où Marin Montagut nous livre la liste de ses balades préférées dans Paris : presque 100 lieux où flâner dans la capitale, loin des sentiers battus dans des passages, des impasses secrètes : tout ce que Parisperdu adore et vous fait découvrir depuis déjà plus de 20 ans.

 

>> Aperçu de l'ouvrage de Marin Montagut.

 

 

 

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Où est le "120 rue de la Gare" ?

18 Septembre 2023, 11:08am

Publié par barreteau

Où est le "120 rue de la Gare" ?Jacques Tardi : "120, Rue de la Gare"    Planche originale de la page 115

 

"120, rue de la Gare" est un roman policier français de Léo Malet. Il s’agit du tout premier roman de la série ayant pour héros le détective Nestor Burma.

Le roman commence ainsi : avant de mourir, un homme souffle à Burma : « Dites à Hélène... 120, rue de la Gare ».

Pour le célèbre détective l'énigme est bien obscure : comme retrouver cette Hélène à une adresse aussi incomplète. Car s'il doit bien y avoir des centaines de millier d'Hélène en France et il y a aussi une foultitude de rue de la Gare dans notre pays…

L'adresse même est donc la clé de l'énigme et il faudra attendre la toute fin du roman pour découvrir qu'il s'agit de la rue de la gare à Châtillon. Quand on sait que l'auteur a passé une grande partie de sa vie à Châtillon, on comprend qu'il n'a pas été chercher très loin le titre de son roman.

Dans la « vraie vie », le 120 était à l'époque un simple pavillon, pas très loin du centre-ville. Le nom de "rue de la Gare" vient de l'ancienne gare aux marchandises de Châtillon, devenue maintenant les Ateliers SNCF de Châtillon. Dans le roman de Léo Malet, le "120" se situe dans la partie nord de la rue, une partie qui depuis a été renommée rue Pierre-Semard.

C'est bien à Châtillon que se trouve l'adresse la plus connue du polar français. Brillamment adapté en BD par Tardi (comme une demi-douzaine d'autres Burma), le "120, rue de la Gare", publié en 1943 mène donc Nestor Burma à Châtillon en passant par Lyon et Paris.

 

>> "120, rue de la Gare", le roman de Léo Malet.

>> A Châtillon, le bistrot de la rue de la Gare est toujours là.

 

 

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Aux portes de Paris.

14 Octobre 2015, 10:09am

Publié par barreteau

Aux portes de Paris.

Montreuil, aux portes de Paris _Photo ©: M. Lamoureux

 

Philippe Vasset est un explorateur de banlieue. Sur les cartes de la région parisienne, il a repéré les zones laissées en blanc et les a visitées une à une. On devine ce qu'il a vu : des terrains vagues, des non-lieux, l'envers du décor, le refuge des rejetés de la société. Des poches de vide qui sont en même temps des trop-pleins de misère, de sordide, de violence …

Ces choquantes horreurs sont toujours bonnes à montrer, à rappeler, alors que tout est fait pour nous les cacher.

Mais Philippe Vasset ne nous inflige pas le "trip sociologique hard", le pensum lourd et cafardeux qu'on aurait pu craindre, genre "La misère du monde" vue par Bourdieu.

Nous n'avons pas là une thèse, mais le compte-rendu d'une quête dont l'auteur ne connaît même pas le but. Systématique dans sa démarche et totalement floue dans ses objectifs. Avec une évidente fascination pour le néant et en même temps, de façon contradictoire, un goût pour le merveilleux.

Pour qui sait voir, les déserts sont peuplés et les choses banales peuvent être passionnantes. Mine de rien, Philippe Vasset nous le prouve, et il nous égare sciemment pour mieux nous apprendre à nous retrouver.


>> Voir aussi: L'envers du décor, le décor à l'envers.

>> "Un livre blanc" de Philippe Vasset (chez Fayard).

 

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