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PARISPERDU

jardin

Villa des Fêtes : un lieu insoupçonnable.

21 Mai 2026, 08:45am

Publié par Pierre Barreteau

Villa des Fêtes, Paris 19ème arrondissement (Juin 2013)

C'est un lieu insoupçonnable dans une ville comme Paris. Un lieu difficile à découvrir tant il est bien caché. Pour y accéder il faut quitter la monstrueuse place des Fêtes, et emprunter la petite rue des Fêtes. Au numéro 15 se dresse une maison de maître dont l'entrée est surmontée d'un cartouche où est écrit : "Villa des Fêtes". Et tout à côté, au no 13, c'est la cité-jardin de la Villa des Fêtes, mais on ne peut pas librement y entrer car une grille en bloque l'accès.
Le jour de ma visite, j'ai eu de la chance car Alain un sympathique habitant de la cité-jardin m'a laissé y entrer. Je découvre alors un véritable petit paradis caché aux yeux de tous : un havre de verdure dans lequel se dissimulent plusieurs pavillons qui sont d'anciennes maisons ouvrières, desservies par une allée pavée qui contourne des massifs, une gloriette et aussi l'ancien hôtel particulier du 11 rue des Fêtes à qui appartenait autrefois l'ensemble de ces terrains.
Si vous avez la chance de pouvoir accéder à cet îlot de calme et de verdure n'hésitez pas sinon pour y entrer à coup sûr il vous faudra attente la fin du mois de mai car en effet lors des Journées Portes ouvertes des artistes de Belleville, l'entrée à la villa des Fêtes est libre !

>> Balade à la villa des Fêtes, en Juillet 1994 ! :
[A] L'ancien hôtel particulier du 11 rue des Fêtes.
[B] 13 rue des Fêtes : entrée de la Cité Jardin B
[C] La gloriette de la Cité Jardin
[D] : 13 rue des Fêtes, un des Atelier d'Artistes de Belleville
[E] : 13 rue des Fêtes : au fond de la Cité Jardin

 

>> Au numéro 15 : la maison de maître avec son cartouche : "Villa des Fêtes".

 

>> Portes Ouvertes des Ateliers d'artistes de Belleville_ 37e édition

 

 

 

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Le Square de la Roquette.

23 Avril 2026, 08:46am

Publié par Pierre Barreteau

La fontaine du Square de la Roquette_ Paris 11e arrondissement (2018)

En lieu et place des prisons de la Grande et de la Petite Roquette, démolies en 1975, on trouve désormais un square aménagé en 1977. Seuls vestiges du passé, les deux guérites d’accès de l'ancienne prison de la Petite Roquette servent d'entrée à l'actuel square, elles n’ont pas bougé depuis leur construction, il y a 175 ans.

Depuis l'entrée principale, au 145 rue de la Roquette, le terrain s'élève jusqu'à une fontaine en cascade, moderne et majestueuse car encadrée de jolis palmiers. À gauche de celle-ci se trouve une aire de jeux et, près de là, derrière de magnifiques parterres de fleurs se cache le local technique du jardin. Deux autres aires de jeu se situent derrière la fontaine : d'abord une aire de jeu destinée aux adolescents et, derrière, une aire de jeux destinée aux enfants. Un chemin permet de faire le tour de ces différentes aires. Une esplanade en béton se trouve près de la rue Merlin ; elle permet l'accès à une salle de spectacle en sous-sol : la salle Olympe-de-Gouges.

 

>> Les deux guérites d’accès de l'ancienne prison de la Petite Roquette servent d'entrée à l'actuel square. (février 2008) :

>> Faites un petit détour par la rue de la Croix-Faubin, perpendiculaire à la rue de la Roquette. Le sol dévoile 5 dalles que l’on retirait à l’époque pour y installer la guillotine...

 

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Que nous raconte cette image ?

2 Avril 2026, 08:23am

Publié par Pierre Barreteau


Voici ce que raconte cette image : elle montre un espace extérieur qui ressemble à un parc ou un jardin public.
On y voit plusieurs arbres sévèrement élagués. Leurs branches coupées leur donnent une forme un peu étrange et presque symétrique. De surcroît ils sont alignés en rangées, ce qui donne une impression d’ordre et de perspective. Deux mats bleus de lampadaires à globe cherchent à se faire discret pour ne pas rompre l'harmonie végétale. Le ciel est bleu avec quelques nuages blancs, et autour de ces arbres l’environnement est verdoyant.
Puis au centre, il y a un banc en bois posé sur un sol clair qui ressemble à de la terre battue.

Mais le plus intéressant est à l’arrière-plan : on aperçoit une ville avec des bâtiments, ce qui suggère que le parc est situé sur une hauteur, une butte ou une colline.
L’ambiance générale est calme, l'espace est largement ouvert, c'est comme un endroit fait pour se reposer tout en admirant la vue sur la ville.
Nous sommes à l'Est de Paris à la fin du mois de février.
Nous sommes sur la méconnue Butte du Chapeau Rouge.

>> La Butte du Chapeau Rouge, déjà sur Parisperdu :

 

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Et à ses pieds était la ville…

16 Juin 2025, 07:40am

Publié par pierre barreteau

Le parc de la Butte du Chapeau Rouge, quartier d'Amérique, Paris 19ᵉ arrondissement.


Coincé entre la porte de Pantin et celle du Pré Saint-Gervais, le parc de la Butte du Chapeau Rouge, accroché à sa colline, offre une vue magnifique sur l'Est parisien, contredisant ceux qui affirment qu'à l'Est, il n'y a pas grand-chose à voir... et pourtant à ses pieds s'étale la ville.

La butte porterait le nom d'une guinguette, qui animait autrefois ce secteur du Pré-Saint-Gervais et, c'est grâce à son sous-sol miné par d'anciennes carrières de gypse qu’elle échappe aux vastes travaux d'aménagement qui ont fait suite à la démolition des fortifications au cours des années 1920.

Injustement méconnu, ce parc est souvent délaissé par les promeneurs au profit de celui des Buttes Chaumont. Incontestablement ce célèbre voisin, situé seulement à quelques centaines mètres, lui fait de l'ombre...

Peu fréquenté, l'endroit est très calme et la Butte du Chapeau Rouge a un petit air de parc anglais. Il dégage indéniablement quelque chose de rare à Paris.

A voir particulièrement aux beaux jours et de toute façon de jour car malheureusement la nuit les abords du parc ne sont désormais pas très sûrs…

>> La Butte du Chapeau Rouge, c'est où ?

>> L'entrée du parc: 29 boulevard d'Algérie - 75019 Paris

>>Atget, avait déjà posé sa chambre noire ici, vers 1913.

 

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Les vendanges à Paris.

11 Septembre 2018, 09:25am

Publié par barreteau

Les vendanges à Paris.

Les vendanges sur la Butte Montmartre_ 6 octobre 2016

 

Avant, il y avait du vin tout autour de Paris. On y produisait des petits vins pour la consommation locale car à l'époque les transports ne permettent pas d'acheminer facilement vers la capitale les vins du Bordelais ou de la vallée du Rhône.

La vigne de Montmartre est la plus ancienne car dès l'époque gallo-romaine on y trouve déjà du raisin. Mais au XVIIIe siècle, les parcelles commencent à disparaître devant l'assaut conjugué des promoteurs immobiliers et de la concurrence des autres régions viticoles françaises.  

A Belleville, ce n'est pas l'urbanisation mais la chute des prix du vin qui pousse les agriculteurs à abandonner leurs vignes. Même sort dans le hameau de Vaugirard, où les maraîchers remplaceront les vignerons, puis, en 1897, les abattoirs remplaceront définitivement les champs. 

Pour se souvenir de ce passé, la Ville a replanté des vignes : près de 2.000 pieds à Montmartre en 1932, plus de 700 pieds dans le parc Georges Brassens (15ème arrondissement) en 1983 et 140 pieds dans le parc de Belleville (20ème) en 1992. Même chose au parc de Bercy, où 350 pieds rappellent que, jusqu'au milieu du XXème siècle, le vin arrivait ici par bateau.  
On trouve aussi des plantations de vignes de plus petite dimension : 230 pieds sur la Butte Bergeyre (19ème), et encore moins dans le Square Laurent Prache (6ème), ou le Square Truillot (11ème) …

Mais cultiver des vignes au milieu du béton n'est pas une mince affaire car en ville, elles ne sont pas assez ventilées. Et quand il pleut, elles ne sèchent pas, alors le risque majeur est la pourriture des raisins.

Aujourd'hui, ces vignes parisiennes sont toutes vendangées. Mais seules les bouteilles de Montmartre et du parc Georges Brassens sont vendues. Certes ce ne sont pas de grands vins. Dans le 15ème par exemple, le pinot noir donne un vin qui se garde deux à trois ans et se négocie entre 10 et 25 euros, estampillé "Clos des Morillons", comme avant. Les vins du "Clos Montmartre" ne sont gustativement pas meilleurs mais peuvent atteindre des prix indécents : 50 € la bouteille de 50 cl pour la "Cuvée des Lumières 2016" … !!!

Pour la quatrième année consécutive, la Ville de Paris vous propose de participer aux vendanges. En raison de l'été chaud et ensoleillé, la première récolte a déjà eu lieu le 4 septembre : 460 kg de raisins ont été recueillis dans le parc Georges Brassens (15ème).

Mais à Paris, les vendanges ne sont pas terminées pour autant. Deux autres récoltes sont prévues : le jeudi 13 septembre au parc de Bercy et le mardi 25 septembre dans le parc de Belleville.

Ensuite, il y aura bien sûr de la célèbre Fête des Vendanges, qui investira Montmartre du 10 au 14 octobre. Un événement qui permettra de découvrir et déguster (avec modération !) un véritable vin de terroir … du terroir parisien !


 

>> Taille de la vigne du clos de Montmartre.

>> Fête des Vendanges de Montmartre.

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Les Jardins "Abbé-Pierre - Grands-Moulins".

28 Mai 2018, 11:35am

Publié par barreteau

Les Jardins "Abbé-Pierre - Grands-Moulins".

Les Jardins "Abbé-Pierre - Grands-Moulins" Paris 13ème.

 

Les jardins "Abbé-Pierre - Grands-Moulins" sont un ensemble de trois espaces verts situés dans le quartier de la Gare du 13e arrondissement de Paris, en plein cœur de l'opération d'aménagement Paris Rive Gauche.

Sur plus de 12 000 m2, l'ensemble comprend trois espaces différents : le jardin de l'Avenue-de-France, le jardin Central et le jardin des Écoles.

Surplombant ces jardins, une passerelle relie l'esplanade des Grands Moulins à la rue Marie-Andrée Lagroua Weill Hallé, une rue ainsi nommée en hommage à la gynécologue, fondatrice du mouvement français pour le planning familial. La passerelle permet de traverser l'ensemble de ce vaste espace, même de nuit lorsque les jardins en contre-bas sont fermés. Les rambardes en acier galvanisé sont équipées de diodes électroluminescentes qui changent de couleur en fonction de la température extérieure. C'est le seul ouvrage d'art à Paris bénéficiant de cette technologie innovante.  

Les Jardins "Abbé-Pierre - Grands-Moulins" constituent un espace ouvert, aux usages multiples, mais sont aussi une oasis de végétation au cœur du 13e arrondissement, dans une ZAC Paris-Rive-Gauche particulièrement envahie par le béton !

 

>> Les Grands Moulins sur Parisperdu.

 

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L'étrange square de Jessaint.

24 Juillet 2017, 08:49am

Publié par barreteau

L'étrange square de Jessaint.
Boulevard de la Chapelle. Métro aérien près du square de Jessaint, sous la neige. Paris (18ème), 1937.
Photo © René-Jacques / BHVP / Roger-Viollet

 

C'est l'étrange square de Jessaint, l'un des plus étranges de Paris. Sa configuration résulte de la démolition de la barrière Saint-Denis et de la construction - en lieu et place - d'une ligne de métro aérien.
Le photographe René Giton, dit René-Jacques, nous en livre un paysage unique, caché en plein carrefour, lors d'une journée neigeuse qui apporte un peu de lumière à un lieu d'ordinaire si obscur.

De l'autre côté du viaduc de pierre et de métal, on trouve son vis-à-vis, le square de La Chapelle, plus enclavé s'il se peut, plus dissimulé aux regards mais qui dégage lui aussi une atmosphère bien étrange.

 

>> Le square de Jessaint sera transformé.

>> Autre square parisien sous la neige.

 

 

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Le jardin interdit.

30 Août 2015, 10:07am

Publié par barreteau

 

 Le jardin interdit.

Pour contempler dans les meilleures conditions la Grande Bibliothèque, il  faut venir de préférence au petit matin, la lumière rasante sur l'esplanade déserte produit alors un effet assez impressionnant.

Déambuler sur les planches en bois exotique qui couvrent ce vaste espace n'est pas désagréable mais au bout d'un moment le regard cherche autre chose que … du bois mort. Ici le vert, la végétation, la vie quoi … manquent cruellement ! Non décidément rien ne vient égayer les tristes abords de la Grande Bibliothèque.

Il y a pourtant là un jardin, de surcroit central, … mais il est interdit au public. Son inaccessibilité serait motivée par des questions de sécurité … Pourtant on aimerait se promener dans ses 12 000 m2, toucher les pins récupérés adultes en forêt de Louviers et haubanés pour aider leur délicat ré-enracinement, humer l'odeur de leur résine, regarder le soleil filtrer à travers leurs bouquets d'aiguilles …. Mais il faudra se contenter de les observer de loin,  derrière les vitres du déambulatoire du rez-de-jardin, sans savoir qui des arbres, ou bien des observateurs, sont les vrais prisonniers du gigantesque édifice de Dominique Perrault.

Et comme toujours,  la démesure génère la polémique.
A ce sujet, on pourra lire les essais de l'universitaire Jean-Marc Mandosio : "L’Effondrement de la Très Grande Bibliothèque Nationale de France" et "Après l'effondrement" aux éditions de l'Encyclopédie des Nuisances, dans lesquels il fustige ce projet et sa réalisation.

Mais n'imaginez pas pouvoir lire tranquillement ces ouvrages, confortablement installé à l'ombre des pins du jardin interdit …


>> Les ouvrages de Jean-Marc Mandosio aux éditions de l'Encyclopédie des Nuisances.

>> La fille de Bercy.

>> Voir aussi : "Le jardin infernal"

 

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A Paris, la justice prend de la hauteur.

11 Mai 2015, 09:14am

Publié par barreteau

 

Vue du futur palais de justice de Paris  © RPBW

Si tout va bien, s'il n'y a pas de retard dans les travaux, en juin 2017, il y aura un nouveau gratte-ciel à Paris: un édifice de 160 mètres de haut, 40 étages avec des jardins suspendus … Il s'agit du nouveau Palais de Justice (TGI) de Paris. Un projet au long cours, très controversé et qui a été "baladé" de site en site avant finalement d'atterrir dans le 17ème, aux Batignolles.

Il sera le premier gratte-ciel à être construit dans la capitale depuis l'érection des tours du front de Seine, terminées en 1990. Le bâtiment sera composé de quatre ensembles de verres superposés offrant au total 120 000 m² et un hectare de jardins suspendus … Batignolles n'est pas loin de Babylone ! Mais contrairement à la merveille de l'Antiquité, le gratte-ciel, fut-il dessiné par l'architecte star Renzo Piano, ne risque pas de se voir classer dans un "Top 7" architectural, car des cubes de verre restent des cubes, peut importe comment ils sont agencés,… cela reste froid et laid. Et, après le jardin enterré de la BNF, on aura les jardins suspendus du TGI, mais là encore: bon courage à ceux qui pourraient vouloir en profiter...

Au début du siècle précédent, on avait du mal à concevoir quelque chose de laid, il fallait que tout soit orné, travaillé, il suffit de voir la qualité qu'avaient les gares de l'époque (Orsay par exemple, ou même les gares de la Petite Ceinture). Maintenant, les architectes bobos nous pondent des trucs toujours plus moches, excentriques, inesthétiques, qui ne font que dénaturer un peu plus notre belle capitale.

A Babylone, les jardins suspendus sont devenus l'une des sept merveilles du monde antique parce que leur construction faisait écho à une histoire: Nabuchodonosor voulait que le palais rappelle à son épouse, Amytis de Médie, les montagnes boisées de son pays natal.

On peut douter qu'à Paris, le colosse des Batignolles dégagera autant de romantisme …

 

>> Autre site étudié pour le TGI.

>> Les jardins suspendus de Babylone.

 

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Belleville, le monde en un jardin.

23 Juin 2014, 15:05pm

Publié par barreteau

Parc de Belleville, juin 2012

En 1992, dix ans après la mort de son ami Georges Perec, le cinéaste Robert Bober réalise "En remontant la Rue Vilin", merveilleux film sur la mémoire et ses failles, sur la perte et la transmission, sur ce qu'est "vivre sur les traces du passé".

A Belleville, à cette époque, il ne reste plus grand chose de cette rue où Perec a vécu avec ses parents, avant guerre, au numéro 24. Déclaré insalubre, le quartier a été démoli, de nouveaux immeubles ont été construits et, en 1988, un parc y a été implanté. Avec ses 45 000 m2, ses pelouses ouvertes au public, sa vigne, ses arbres et ses fleurs, ses jeux pour les enfants, et aussi une vue splendide sur Paris, le parc de Belleville est un des lieux magiques de la capitale, et les habitants du quartier, toutes nationalités, couleurs et religions mélangées, s’y croisent en bonne intelligence.

Aujourd'hui, c'est un autre film sur le quartier qui éveille notre attention: "Le monde en un jardin" de la réalisatrice Frédérique Pressmann.

Cette réalisatrice va passer quatre saisons dans ce jardin où elle filme et enregistre les bruits, les voix, les musiques, les rencontres, dont celle avec Gérard, qui est le jardinier en chef de ce magnifique espace.
Elle nous donne à voir la couleur du ciel, à entendre le passage du vent dans les arbres, et à percer l’âme de ce lieu suspendu où ville et nature coexistent paisiblement.



>> Frédérique Pressmann: "Autour du parc de Belleville et de son jardinier". 

 

>> Le parc de Belleville, déjà sur Parisperdu.

 

 

 

 

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Parc de Belleville.

11 Mars 2014, 08:07am

Publié par barreteau

 Parc de Belleville (Août 2012)

Le parc de Belleville, à l'écart de la ville qui repose à ses pieds, si proche, si loin … est un lieu public par excellence puisqu'il brasse les générations, les strates sociales, les ethnies de toutes sortes.

Ici les gens se conduisent comme les badauds l'ont fait de tous temps, et même les enfants ont encore assez de pouvoir pour entraver la marche trop rapide de leurs parents.

Et dans ce lieu qui semble en lévitation au-dessus de la ville, les gens ne sont pas indifférents les uns aux autres. Ils s'observent, ils s'évaluent, ils se draguent ou se contestent du regard.
On se frôle, ce qui est encore la meilleure façon de se rencontrer marginalement, délicatement.

Dans le parc de Belleville on assiste à d'imperceptibles jeux de rôles …

 

>> Le parc de Belleville, déjà sur Parisperdu.

 

 

 

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Mais au milieu coule ... le périphérique !

17 Janvier 2014, 08:54am

Publié par barreteau

Forêt Linéaire/crédit photo: © Cité de l'architecture et du patrimoine

Pour l’instant, l’endroit est tout sauf bucolique : il y a le périph, et à son flanc, une étroite parcelle coincée contre le boulevard des Maréchaux. Pourtant c'est là, dans le 19e, entre les portes de la Villette et d’Aubervilliers, que la Ville de Paris va planter une nouvelle forêt urbaine, la Forêt Linéaire, par "linéaire", entendez « plus longue que large ».
Le chantier est en cours et les premiers promeneurs pourront fouler le terrain aménagé début 2014.
Mais pour la promenade en forêt, il faudra attendre … 2030 !

Dans le détail, ces 11.500 m2 de verdure auront trois visages : côté porte d'Aubervilliers, une prairie arborée avec de jeunes plants de chênes. Au milieu, une futaie dense et humide. Et côté porte de la Villette, un taillis, la partie la plus boisée, allant jusqu'au canal Saint-Denis.
Au total, 3.040 arbres seront plantés car il en faut au minimum un tel nombre pour que la forêt puisse cacher le mur antibruit actuellement en cours de construction le long du périphérique. Ce projet est une alternative, moins onéreuse et moins lourde en travaux, à la couverture du périphérique, méthode employée par exemple à la Porte des Lilas, à l’autre bout de l’arrondissement.

Mais, malgré le mur antibruit, on peut douter que le vacarme incessant des voitures, qui circuleront juste à côté de la forêt, ne nuise pas aux promeneurs.

L'on peut aussi se demander si le nouvel aménagement mettra fin aux occupations marginales d'un quartier sans cesse en chantier, et qui a toujours été considéré comme un "no man's land" ?
La réponse est en partie "oui", car déjà le plus grand camp parisien de Roms qui se trouvait ici,  sur la ZAC Claude-Bernard a été évacué manu militari. Mais l’implantation d’un espace arboré dans ce quartier nord de Paris ne va-t-elle pas favoriser les trafics et la prostitution, des activités déjà bien installées dans le quartier ?

Les forêts ne se font pas en trois jours, les bois de Boulogne et de Vincennes ont, eux, prospéré sur d'anciennes forêts remontant au Moyen Age pour le premier et à l'Antiquité pour le second. Aussi, avant de tutoyer les cimes, les Parisiens devront supporter les travaux de mise en place : la largeur de l'ensemble des voies du périphérique sera en effet réduite afin de permettre la construction du mur antibruit.

Et, une fois la forêt "construite", on ne pourra pas dire comme Robert Redford : "Et au milieu coule une rivière". Car au milieu de la Forêt Linéaire, c'est bel et bien l'infernal périph qui continuera à écouler son flot incessant de voitures …


>> Paris plante sa première forêt (source: Paris.fr)

 


 

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Jardin infernal.

12 Janvier 2014, 09:58am

Publié par barreteau


L'échangeur de la Porte de Bagnolet est sans aucun doute l'un des plus vastes échangeurs autoroutiers d'Europe.

Le projet a été conçu comme un "complexe d'échanges" qui imbrique étroitement différentes bretelles d'autoroute et de raccordements au périphérique, mais aussi un parking semi enterré de 2200 places, une station de métro et une gare routière de 22 quais.
Le projet initial prévoit aussi l'implantation, au cœur de cet ensemble, d'un centre commercial, d'une salle de spectacles de type Zénith et d'un jardin public. Bref ce projet gigantesque est conçu comme un pôle d'échanges où la voiture bien sûr mais aussi l'homme doivent trouver leur place.

Lorsqu'il ouvre à la circulation, en 1969, le complexe d'échanges comporte au total 19 ponts et viaducs entremêlés, des tabliers jumeaux, des viaducs courbes enjambant d'autres bretelles … un terrible carrefour autoroutier hostile à toute présence humaine.

Du projet de départ qui voulait en faire un lieu de rencontre, qu'en reste-t-il aujourd’hui ?
Pas grand-chose car, la salle de spectacles n'a jamais vu le jour, le centre commercial a été implanté hors du périmètre de l'échangeur et la dalle de 26 000 m2 couvrant le parking et la gare routière va rester désespérément vide, car le jardin public qu'il était prévu d'aménager sur celle-ci ne sera jamais réalisé.
Le vaste espace au pied des viaducs de l'autoroute A3 reste alors dans un état de quasi abandon.

Et c'est sans doute mieux ainsi car ce jardin aurait été un enfer.
Pour s'en convaincre, le piéton doit (et ce n'est pas facile) s'introduire dans le ventre de ce monstre de béton, au centre de ce gigantesque manège.

Les quelques 300.000 véhicules qui transitent chaque jour par cet échangeur tourbillonnent alors au-dessus de votre tête dans un vacarme incessant. Pire encore, le niveau de la pollution atmosphérique dépasse ici largement les moyennes et cela se sent, très vite les yeux vous piquent … et l'impact de l'échangeur, en termes de gaz nocifs, se fait sentir jusqu'à 400 mètres à la ronde.

Si vous voulez vous rendre compte par vous-même de l'irréalité de ce lieu improbable, une opportunité se présente prochainement à vous. La 3ème édition de "Paris face cachée", créée à l'initiative de la ville de Paris visitera l'échangeur de la porte de Bagnolet, dimanche 2 février 2014.

Pour profiter de ce voyage original, vous devez accepter la règle du jeu: le lieu de rendez-vous est tenu secret et n’est dévoilé que sur le billet, après inscription !
Les réservations se font exclusivement en ligne sur www.parisfacecachee.fr

Si vous avez raté le rendez-vous, il vous faudra alors tenter seul l'aventure et pour cela, commencer par trouver l'accès de cette descente aux enfers …


Déjà dans Parisperdu:

>> De la zone au périph'

>> L'envers de la ville, la ville à l'envers ...

 

 

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Et Zoo ... !

19 Décembre 2013, 08:31am

Publié par barreteau

Le zoo de Vincennes, en travaux (printemps 2012)

Malgré son appellation, le bois de Vincennes ne fait pas partie du territoire vincennois. Il est en effet rattaché au XIIe arrondissement de Paris. D'une superficie de 995 hectares, le bois de Vincennes accueille de nombreuses structures dont le Parc floral, l'Hippodrome, et aussi … le Zoo.

Le zoo a été installé ici dès 1934 mais, depuis l’hiver 2008, il est fermé pour une rénovation complète. Bien que de tout temps connu sous le vocable "Zoo de Vincennes", il pourrait prochainement prendre l'appellation "Parc zoologique de Paris".

Mais ce changement de nom n'est pas du goût de tous, et les élus de Vincennes ont lancé une pétition pour que le Zoo de Vincennes continue à porter officiellement ce nom.

Car pour eux, débaptiser "leur" zoo est une injure faite à leur ville, pire au patrimoine national …  Après tout, argumentent-ils "on dit le lac du bois de Boulogne, et pas le lac du bois de Paris"!

Un compromis pourrait être trouvé autour d'un nouveau nom : "le Parc zoologique de Paris-Vincennes".

Alors, Parc zoologique … de quoi ?
La réponse ne sera connue que peu de temps avant la réouverture du zoo entièrement rénové.
Elle est prévue au printemps 2014 … et zoo !



>> En savoir plus sur la rénovation du zoo …

 

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Jardin naturel.

7 Septembre 2013, 09:31am

Publié par barreteau

 "Jardin naturel" de la rue de Lesseps _ Paris 20ème

Le XXe arrondissement est gorgé d'espaces verts et de parcs en tout genre.
L'un d'entre-eux vient d'être labellisé "Espaces verts écologiques". Il s'agit du "Jardin naturel" de la rue de Lesseps. Un espace de 6 300 m2 qui a la particularité d'abriter les plantes les plus communes, les herbes, les arbustes et les arbres de notre région, … une flore indigène donc !

Mais décidément ce jardin parisien n'est pas comme les autres.
Dès l'entrée, vous avez l'impression d'être en pleine forêt. Au centre du site, une large allée ponctuée de fontaines se perd dans un bois ombragé et là, loin du tumulte de la rue, seul le chant des oiseaux est perceptible.

Puis un escalier en pierre conduit à la promenade qu'on appelle "haute" et à une terrasse ensoleillée qui offre une vue panoramique sur le jardin labellisé.
Avec les beaux jours enfin retrouvés, voilà une destination à ne pas manquer.
Détente assurée !



>> Autres jardins sur Parisperdu.

>> En savoir plus sur les "Espaces verts écologiques".

 

 

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