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PARISPERDU

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Parc de Belleville.

15 Juillet 2013, 15:14pm

Publié par barreteau

Parc de Belleville, de curieuses constructions de bois (Juillet 1996).

Que l'on vienne de la rue du Transvaal ou de celle des Envierges, on débouche invariablement sur l'esplanade de la rue Piat, une terrasse qui domine  presque tout Paris. Quand le soleil commence à disparaître, on découvre alors la ville comme enfouie à la fois par la brume et par le silence. On ne sait plus alors si elle semble venir d'un passé très lointain ou bien alors si elle appartient déjà à un avenir inconnu.

Tout près, comme pour nous rappeler que le présent existe, il y a un enclos où de grands Noirs jouent au basket-ball. Les plus jeunes tourbillonnent un instant sur cette plateforme et d'un coup partent dévaler les parterres et les bosquets étagés du Parc de Belleville où les attendent de curieuses constructions de bois.

Pour descendre encore plus vite, on peut emprunter de gros tuyaux dont les pancartes interdissent l'accès "aux moins de douze ans". Il suffit de savoir lire, ce qui ne doit pas être le cas des tous jeunes bambins que je vois s'engouffrer prestement dans les orifices des tuyaux. Comme pour moi, ce n'est pas défendu ! J'atterris donc tout près du dernier bassin, un des "spots" préférés des amoureux qui ne semblent nullement être dérangés par les mamans ou les nounous en tchadors gris ou en boubous colorés qui surveillent les gosses qui pataugent dans une eau qui me semble pourtant aussi froide que trouble…
Ainsi va la vie, au parc de Belleville, en cette après-midi ordinaire d'une belle journée d'été …


>> Parc de Belleville : "Interdit au moins de 12 ans" / Lire ci-dessous.

 

"Interdit aux moins de douze ans".

De jeunes gamins tourbillonnent un instant sur cette plateforme et d'un coup partent dévaler le long des bosquets, des parterres et des bassins étagés du Parc où les attendent de curieuses constructions de bois.
Pour descendre encore plus vite, on peut emprunter de gros tuyaux dont les pancartes interdisent l'accès "aux moins de douze ans". Il suffit de savoir lire, ce qui ne doit pas être le cas des tout jeunes bambins que je vois s'engouffrer prestement dans les orifices des tuyaux. Comme pour moi ce n'est pas défendu, j'emprunte un des tuyaux et atterris tout près du dernier bassin. C’est l'un des "spots" préférés des amoureux qui ne semblent nullement être dérangés par les mamans ou les nounous en tchadors gris ou en boubous colorés qui surveillent les gosses pataugeant dans une eau qui me semble pourtant aussi froide que trouble…

(Extraits de mon ouvrage "Paris Itinéraire bis, balades urbaines)

https://www.coollibri.com/bibliotheque-en-ligne/pierre-barreteau/paris-itineraires-bis-_225879

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Paris comme New-York ... ?

17 Février 2013, 08:19am

Publié par barreteau

La petite ceinture, dans le XXe arrondissement, repensée en parc linéaire.
Projet © Laps Architecture


La promenade plantée parisienne, dans le 12ème arrondissement, aurait servi  de modèle pour  la "High-Line" new-yorkaise, ce parc urbain de Manhattan, aménagé en 2009, sur quelque 2,3 km d'une portion  désaffectée des anciennes voies ferrées aériennes de la Lower West Side Line.

Et voilà que la réalisation américaine inspire maintenant de jeunes architectes parisiens qui proposent un projet de création d'une autre "high-line" dans le 20ème arrondissement. Le serpent se mord la queue !

Voilà comment, ils décrivent leur projet futuriste :"Dans le XXe arrondissement, la petite ceinture - vue depuis la rue Henri-Chevreau - est un terrain abandonné, devenu quasiment invisible, indistinct aux yeux de chacun. Nous avons imaginé de réinvestir cet espace par une réflexion autour de la densification, et ainsi de montrer l'invisible. Notre objectif sera de repenser cet espace et son usage, tout en implantant sur les hauteurs des immeubles, des équipements, des scènes urbaines, des logements… Ainsi, l'ancien tracé formera un parc linéaire, un axe directeur qui constituera un repère de premier plan pour les habitants et les riverains, tant à l'échelle du quartier que de la ville dans son ensemble."

"Montrer l'invisible … en implantant des immeubles sur les hauteurs …"
Rien que ça !
Eh bien, j'espère que ce projet ne verra jamais le jour, Paris est déjà assez défiguré comme ça!


>> La "High-Line" de Manhattan, au dessus de la 20ème rue.

 

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Cité Leroy.

5 Novembre 2012, 09:30am

Publié par barreteau

La Cité Leroy - Paris 20ème (octobre 2011)

Après avoir arpenté la rue de la Mare et la rue des Cascades, je reste un long moment, immobile devant l'entrée de la cité Leroy. Là, son vieil immeuble étroit, planté de travers, et aujourd'hui repeint de frais, est comme un phare illuminant jusqu'à la villa de l'Ermitage.

J'ai connu le restaurant "rapide" Paris-Carthage qui occupait le rez-de-chaussée de cet immeuble atypique. Fin 2004, il a été muré car à l'époque la Cité Leroy est vouée à la destruction.

La cité ne doit sa survie qu'aux treize années de combat de ses habitants; ils n'ont pas voulu les deux mille logements et les quelques milliers de tonnes de béton qui devaient les submerger...

La menace repoussée, le quartier a donc réussi à conserver sa topographie de la fin du XIXe siècle et à préserver le calme qui tranche franchement avec l’activité de la rue des Pyrénées pourtant toute proche.

La cité Leroy intègre désormais un magnifique jardin partagé: "Leroy Sème", qui propose un bel espace, bien entretenu, où se mêlent fleurs et légumes … au grand dam des promoteurs du bétonnage des villes.


>> La Cité Leroy déjà sur Parisperdu.

>> Le jardin partagé: "Leroy Sème"


 

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Jardins partagés, du nord au sud.

14 Juillet 2012, 11:20am

Publié par barreteau

"Le jardin nomade" (Photo du haut) et "Le jardin du Ruisseau" (Photo du bas)

Avoir son jardin à Paris ? C'est un luxe que certains peuvent toucher du doigt depuis le lancement des "jardins partagés".
Du nord au sud de la capitale, il y a aujourd'hui, 66 jardins partagés, mais pour ceux-ci, rien n'est jamais définitif car souvent, ils doivent déménager au fil des restructurations immobilières des quartiers …
Alors le jardin partagé, ne serait-il pas plutôt un " jardin nomade" ?

C'est ce qu'a dû penser Roselyne Domange, la responsable d'un tel jardin, rue Charles Delescluze dans le 11ème arrondissement, à deux pas de la place de la Bastille. Car c'est le nom qu'elle a choisi pour son jardin.

Le "Jardin nomade" de Roselyne, compte près de 300 membres. Tous viennent ici pour mettre les mains dans la terre, juste pour le plaisir. Ils doivent dans un premier temps se contenter de parcelles communes, puis quand ils ont fait leurs preuves, ils peuvent obtenir un espace individuel, en totale liberté de jardinage, … mais attention : un mètre carré seulement, pas plus !

Plus au nord, il est un autre jardin partagé qui semble insensible au nomadisme: c'est "le jardin du Ruisseau". Car ici, tant que la voie ferrée de la petite ceinture ne sera pas remise en service, le jardin pourra se sédentariser.
A côté de la gare Ornano, tout près de la Porte de Clignancourt, le jardin  s'étale sur 500 mètres de quais, et s'agrippe aux talus abrupts de l'ancienne voie ferrée.

L'association "Les Amis des Jardins du Ruisseau" gère le lieu en poursuivant une double action : pédagogique pour un public enfant et associative avec les adultes.
Le Jardin du Ruisseau qui a été, à Paris, l'un des précurseurs des "jardins partagés" accueille fruits, légumes, fleurs et même … un apiculteur qui y vend son miel !

Et, comme le concluait le Candide de Voltaire, "il faut cultiver notre jardin"… même à Paris.


>> "Le jardin nomade", en savoir plus.

>> Visiter "Le jardin du Ruisseau".

>> Carte interactive des jardins partagés parisiens.

>> Aussi sur Parisperdu: "Plus belle la ville …"

 

 

  

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Parc de la Butte du Chapeau Rouge.

28 Juin 2012, 09:19am

Publié par barreteau


Coincé entre la porte de Pantin et celle du Pré Saint Gervais, le parc de la Butte du Chapeau Rouge, accroché à sa colline, offre une vue magnifique sur l'Est parisien, contredisant ceux qui affirment qu'à l'Est, il n'y a pas grand chose à voir...

Il porterait le nom d'une guinguette, qui animait autrefois ce secteur du Pré-Saint-Gervais et, c'est grâce à son sous-sol miné par d'anciennes carrières de gypse que la butte échappe aux vastes travaux d'aménagement qui ont fait suite à la démolition des fortifications.

Injustement méconnu, ce parc est souvent délaissé par les promeneurs au profit de celui des Buttes Chaumont. Incontestablement ce célèbre voisin, situé seulement à quelques centaines mètres, lui fait de l'ombre...

Peu fréquenté, l'endroit est très calme et la Butte du Chapeau Rouge a un petit air de parc anglais. Il dégage indéniablement quelque chose de rare à Paris.

A voir absolument aux beaux jours.


>> La Butte du Chapeau Rouge, c'est où ?

>> L'entrée du parc: 29 boulevard d'Algérie - 75019 Paris


>>Atget, avait déjà posé sa chambre noire ici, vers 1913.

 

 

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Cité Florale, un îlot hors du temps.

9 Mars 2012, 09:19am

Publié par barreteau

Rue des Iris, Paris 13ème (Avril 1996)


Dans les années 1920, la "Cité" fut construite par des cheminots de la ligne de petite ceinture sur une zone triangulaire, un ancien pré régulièrement inondé par la Bièvre. Cette particularité lui a valu de ne pas pouvoir abriter d'immeubles. Le secteur fut donc intégralement urbanisé avec de petites maisons.

Il en résulte un quartier insolite, composé de cinq ou six rues, hors du temps, comme oublié par les bâtisseurs des villes et leurs promoteurs. Les tours du quartier Italie tout proche, semblent cerner, cet îlot privilégié, sans encore le menacer …

Ici, les rues sont pavées, possèdent arbres et profusion de végétation. Elles portent des noms de fleurs : rue des Iris, des Volubilis, des Liserons, des Glycines, des Orchidées … ou square des Mimosas.

Chacune des maisons qui composent la cité florale possède son propre jardin. Toutes ont de faux airs de villa de bord de mer pour notables provinciaux.
On se dit qu'on a déjà vu cela quelque part : Arcachon ? Royan ? La Baule ?



>> C'est où ?

 

 

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Place de Bitche.

17 Janvier 2011, 11:44am

Publié par barreteau


Face au quai de l'Oise, qui longe le Canal de l'Ourcq, il est une place à l'ambiance très provinciale, c'est la Place de Bitche.

En son centre, trône un kiosque à musique qui, bien qu'en bon état, n'est utilisé que pour de rares manifestations.

Dans un quartier où règne aujourd'hui une architecture moderne et tapageuse dont le summum est atteint avec les "Orgues de Flandre", cette place est un véritable havre de paix.

C'est ce qu'on bien comprit les séniors qui, dès les beaux jours arrivés, viennent y squatter les bancs du square. "Être assis, Place de Bitche, à dix heures du matin, c'est un bonheur dru et dur !" écrit Jules Romain.

Là, face à l'église néo florentine Saint-Jacques et Saint-Christophe,  ils peuvent apercevoir le pont mobile qui leur permettra, tout à l'heure de franchir le canal et de poursuivre leur promenade sur les berges aménagées du bassin de la Villette.

 

 

>> Place de Bitche par Jules Romains, in "Le Voyage des amants", Gallimard, 1920.

 

 

 

 

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Parc Montsouris.

9 Janvier 2011, 09:03am

Publié par barreteau

 

 

"Paris est tout petit,

C'est sa grandeur.
 

Tout le monde s'y rencontre,

Les montagnes aussi.

Même qu'un beau jour, l'une d'elles

Accoucha d'une souris.
 

Alors en son honneur,

Les jardiniers tracèrent le parc Montsouris".

 

 

Jacques Prévert. Le jardin, Paroles. 

 

 

 

 

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Who are you Mister Wallace ?

21 Février 2010, 10:26am

Publié par barreteau


Sir Richard Wallace, citoyen britannique, collectionneur d'art et philanthrope notoire, passa une grande partie de sa vie à Paris, la ville qu'il aimait par-dessus tout. Il est d'ailleurs enterré au cimetière du Père-Lachaise.

En 1872, Sir Richard Wallace, éprouvé par les années de guerre franco-allemande, le siège de Paris et la Commune, décide d'aider les parisiens marqués par la misère et le manque d'eau au cours de ces terribles années. Il offre à la Ville de Paris "50 fontaines à boire, à établir sur les points les plus utiles, pour permettre aux passants de se désaltérer ".
La pose commence dès 1875, et la première fontaine est installée Boulevard de la Villette.
Les parisiens sont vite conquis par cette innovation et la Ville s'empresse d'installer 30 fontaines supplémentaires.


Les fontaines Wallace se présentent sous la forme de petits édicules en fonte d'une grande réussite esthétique, elles sont reconnues dans le monde entier comme l'un des symboles de Paris, bien qu'elles soient aussi présentes dans plusieurs autres villes dans le monde.

Aujourd'hui, à Paris, on dénombre 151 fontaines Wallace, alimentées à partir du réseau d'eau potable, et qui fonctionnent comme au premier jour. En service du 15 mars au 15 novembre (les risques de gel durant les mois d'hiver mettraient en péril la plomberie interne), elles sont régulièrement entretenues et repeintes tous les deux ans. Encore aujourd'hui, où l'eau et l'hygiène ne sont pas un problème pour la grande majorité des Parisiens, ces fontaines sont souvent les seuls points d'eau gratuits pour les SDF et les citadins déshérités. Riches ou pauvres, tous les passants peuvent s'y désaltérer.

Elles font maintenant définitivement partie du paysage parisien et pourtant, tout comme les non moins célèbres colonnes Morris, elles ne sont toujours pas classées monuments historiques.

Au cinéma, un plan sur une fontaine Wallace permet d'indiquer clairement que l'action se déroule à Paris. Et ce n'est pas un hasard si Jean-Pierre Jeunet, dans "Le fabuleux destin d'Amélie Poulain", a baptisé l’un des personnages Madeleine Wallace, car "Elle pleure comme une madeleine", ou comme une fontaine… Wallace ! 



>> Les 151 fontaines Wallace de Paris.

>> A lire aussi sur Parisperdu : "Qui êtes-vous Monsieur Morris" ?


 

 

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Petit moment d'éternité.

17 Février 2010, 09:28am

Publié par barreteau


Sous le pont métallique de la rue Caulaincourt –Paris 75018

 

Le cimetière de Montmartre est sans nul doute l’un des plus pittoresques de Paris. Situé au pied de la butte Montmartre, à deux pas de Pigalle, c’est un cimetière au paysage très vallonné.

Il est surplombé par l'énorme pont métallique de la rue Caulaincourt, lequel enjambe sans vergogne les sépultures. Quand vous voulez pénétrer dans le cimetière de Montmartre, il vous faut donc passer sous ce pont avant de découvrir le site.

Mais doit-on regretter ce lourd amas de poutrelles qui coiffe les sépultures? Pas les photographes, en tout cas, qui vont trouver là de merveilleux jeux d’ombres et de lumières. De belles perspectives s'offrent également à vous, car les caveaux aux architectures parfois si surprenantes, sont si bien alignés que vous avez vraiment l’impression de pénétrer dans une petite ville.

 

Le cimetière de Montmartre est un endroit agréable où règnent la paix et la mélancolie.

D'aucuns le considère comme le plus beau cimetière de Paris. Beaucoup moins touristique que le "Père Lachaise", c'est un lieu propice à la méditation, surtout pendant l'hiver où l'on est quasiment seul. Mais s'il y souvent peu de visiteurs, on ne peut toutefois pas dire "qu'il n'y a pas un chat" dans ce cimetière car en réalité, ils sont une armada à déambuler dans les allées …

 

En ressortant du Cimetière de Montmartre, vous serez très certainement quelque peu décontenancé, assommé par la fébrilité de la ville, par la place de Clichy grouillante de monde, par les néons agressifs de Pigalle, …
Difficile alors de reprendre sa place dans l'agitation frénétique de la capitale quand on a connu ce petit moment d’éternité, ce bol d’air et de paix, dans ce lieu intemporel niché dans son écrin de murailles grises …

 

 

>> Pour préparer votre visite.

 

>> Aussi sur Parisperdu : "Au pays du matin calme …"

 

 

 

 

 

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Stalingrad.

16 Janvier 2010, 10:54am

Publié par barreteau


Le nom sonne un peu comme celui émis par le bourdon de Notre-Dame … lourd, grave, un peu sinistre. Il évoque quelque lointaine contrée russe où l'on s'est beaucoup battu. C'est aussi la ville d'un grand dictateur, un personnage si sanguinaire que là-bas, on a fini par rayer son nom de la carte et on a rebaptisé la ville d'un nom plus léger, plus doux, à la sonorité aérienne : Volgograd !


A Paris, la dénomination de Stalingrad est communément associée à une station de métro et à son environnement immédiat, mais en fait, il s'agit d'un quartier assez vaste, aux confins des 10e, 18e et 19e arrondissements.
Le boulevard de la Villette, surplombé par l’imposante structure métallique du métro aérien, constitue la limite visible de ce quartier.

 

A Paris aussi, Stalingrad a une lourde réputation à porter. Le quartier est, en effet, l'un des hauts lieux de la vente et de la consommation de drogues.

A Stalingrad, la came empoisonne la vie : celle des résidents comme celle des consommateurs. Elle est présente dans tous les lieux publics, en particulier dans les interstices laissés vacants dans la ville ; elle accapare l’espace, suscite de multiples scènes de violence entre les différents protagonistes – dealers, usagers, policiers – et produit une délinquance au quotidien.

 

Pourtant, dans un secteur qui constitue l’un des derniers îlots du nord-est parisien laissés à l’abandon et où l'ambiance est particulièrement pesante, une fenêtre de légèreté, une porte d'espoir s'est ouverte en mai 2007 avec la création des Jardins d’Éole.

Derrière cette étiquette bucolique se cache une opération qui va sans doute à terme transfigurer Stalingrad. Car les jardins d’Eole, qui s’étalent tout de même sur 4 hectares, viennent combler l’absence quasi totale d’espace vert digne de ce nom dans le 18e arrondissement.

 

Certes, le lieu n’est pas forcément gâté, coincé entre les voies ferrées menant à la gare du Nord et la rue d’Aubervilliers, rue appelée à être redynamisée et remise en valeur, mais encore très fréquentée la nuit par les dealers.
Pour ce qui est du jardin paysagé, il est certain que la proximité des voies ferrées peine à se faire oublier, malgré la présence d’une butte qui les occulte quelque peu. Une partie des jardins restant ouverte 24 heures sur 24, l’objectif non caché est de permettre aux riverains, par leur présence le soir et la nuit, d'inciter les dealers de la rue d’Aubervilliers à renoncer à leur trafic.

 

Soyons patient. La nature doit encore grandir et donnera, espérons-le, à ces Jardins d’Eole, un petit air de parc de la Villette...

Alors Stalingrad sera devenu un quartier plus respirable.


 

>> Vue des jardins d'Eole.

>> Voir aussi sur Parisperdu: "Etrange banalité ..."




 

 

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Le lecteur du square.

28 Août 2009, 08:36am

Publié par barreteau

Square Jean Leclaire, Paris 17ème

 

 

"J'aime le Paris dépeuplé des jours d'Août.
Au matin, s'assoient sur les bancs perlés de rosée, … ces gens … que le seul hasard fait vivre dans les capitales. On les découvre souvent par hasard, ils font leur apparition derrière les frondaisons des impasses et des squares."

 

Extrait du  "Paris" de Jean Follain.



>> Le "Paris" de Jean Follain éveille la mémoire, il en perpétue le désir ...

>> Voir aussi sur Parisperdu: "La traversée de Paris".



 

 

 

 

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Lumière sur la rue de Montempoivre.

28 Juin 2009, 09:53am

Publié par barreteau


La rue de Montempoivre
est une petite rue bien calme du 12ème arrondissement. Elle débouche sur la porte du même nom. Cette dernière n'a toutefois pas eu l'honneur de figurer parmi les 34 portes qui rythment le périph, si bien que peu de parisiens en connaissent l'existence. Et, si vous y résidez, vous serez constamment obligé, pour préciser votre adresse, d'indiquer : "c'est entre la porte de Vincennes et la porte Dorée" …

Ici, seule une raie de lumière égaye et réchauffe la petite rue à l'atmosphère plutôt froide.

Cette irruption du soleil est due au seul fait que les immeubles n'ont pas pu s'adosser au pont du chemin de fer de la Petite Ceinture. Mais la nature urbaine ayant, par définition, horreur du vide, ce no-mans' land fait - peu ou prou - office de décharge sauvage : cartons et objets divers sont fréquemment déposés ici, bien en évidence dans le petit puits de lumière, face à l'incongru placard publicitaire.

Un peu plus loin, une enfilade de ponts donne à la rue de Montempoivre un petit air de rue Watt. Ce paysage est toutefois bien différent de celui de la célèbre voie souterraine du 13ème. Car là, s'annonce la coulée verte, et alors, au bout de la rue, enfin libérée de toute entrave, la lumière éclate de toute part …


 

>> "Rue de Montempoivre superstar" sur le blog Belairsud.





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Plus belle la ville.

20 Juin 2009, 20:58pm

Publié par barreteau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le jardin du 18 passage des Soupirs - Paris 20ème

Paris n’est plus ce qu’il était… et c’est peut-être tant mieux !
En effet, depuis qu’un vent nouveau a dépoussiéré les transports, l’arpenter à pied relèverait presque du romanesque. Enfourcher une "petite reine" pour baguenauder dans Paris n’a plus rien d’exceptionnel, c'est l'effet Vélib’...

Et parfois, que trouve-t-on au hasard d'une rue, au pied des immeubles, sur des terrains en friche ? Des jardins, et même de plus en plus de jardins car, depuis l’an 2000, de nombreux riverains se sont appropriés une cinquantaine de ces terrains communautaires, que l'on appelle "les jardins partagés".

Les Parisiens auraient-ils envie de s’octroyer un nouveau type de loisir dans leurs moments de répit ? Peut-être bien car ici, on se réunit pour grattouiller son lopin de terre, pour pique-niquer ou recevoir les enfants des écoles voisines. C'est aussi un formidable catalyseur pour se connaître, un préalable à la solidarité.


Mais quelle est l’idée finale de ces jardins partagés ?
Vraisemblablement celle de créer une dynamique qui va favoriser l’entraide de proximité.  Des exemples ? Ils sont légion : acheter la baguette de la voisine, qui gardera votre enfant, … prêter sa perceuse au voisin et utiliser son accès Wifi… : mieux vivre, ça ne coûte rien.

Plus ouverte, plus conviviale, et s'il faisait enfin bon vivre dans la capitale ?

 

  • Autres jardins partagés:

 >> "Jardinons ensemble"

>> "Jardins partagés"

>> Aussi sur "Parisperdu": "La belle au Bois Dormoy ..."

 

 

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Cité Florentine.

14 Mai 2009, 09:04am

Publié par barreteau


C'est un endroit secret et, pour beaucoup, quasiment introuvable . Caché au plus profond du 19ème arrondissement, un étroit passage entre deux immeubles gris permet de se faufiler jusqu'à un petit trésor : la cité Florentine.

Car c'est un peu comme à Petra, ou après s'être glissé dans le Siq, vous atteignez  le "Trésor", le  "Khazneh". Bien sûr ici, point de temple de 40 mètres de haut, mais les modestes villas que l'on trouve sur la placette, font, elles aussi, merveilles dans la lumière du matin …


L'on éprouve alors la sensation d'avoir atteint un lieu exceptionnel, hors de la cité, bien qu'encerclé, enserré par ses hauts immeubles. Et là, une profusion de couleurs s'étale devant vos yeux: le vert des barrières en bois, le rose et le rouge des roses trémières, l'ocre jaune des murs, … invariablement tout vous renvoie à une composition picturale des plus parfaites.
Alors vous vous dites que vous avez déjà vu ce tableau quelque part. Vous en cherchez le titre, l'auteur … Vous ne trouvez pas ? … Pourtant c'est simple, c'est même évident …

Voyons, vous êtes "Cité Florentine" … et le tableau que vous recherchez, n'est-ce pas une œuvre de Paul Klee ? Mais oui, bien sûr, vous avez trouvé ... il s'agit … des  "Villas Florentines"!




>> Les "Villas Florentines" de Paul Klee (1926).

 


 

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