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PARISPERDU

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Comme un air de campagne. (1/3)

23 Septembre 2016, 16:25pm

Publié par barreteau

Comme un air de campagne. (1/3)

Rue Irénée Blanc_Paris 20ème (juin 2012)

 

Comment être à la campagne tout en étant en plein Paris ? C'est simple, pour cela il faut vivre à "La Campagne à Paris", dans le 20ème arrondissement, non loin de la Porte de Bagnolet.
Ce micro-quartier se compose d’un ensemble de rues surélevées, comme en apesanteur, et donc isolées des bruits et de l'agitation du reste de la ville. Partout des maisons avec jardin, où le lierre et la vigne vierge grimpent sur de singulières façades, et parfois aussi atteignent colombages et balcons. L’ensemble est plutôt cossu mais reste simple, et il fait bon s’y balader pour oublier la vie bruyante et stressante de la capitale.

"La Campagne à Paris" est donc avant tout un îlot de sérénité, un havre de repos et le royaume des villas secrètes ... Le calme verdoyant de ces petites maisons fleuries (92 pavillons achevés en 1926) étonne au milieu de l'agglomération parisienne. Pourquoi ce lieu - délicieux à la belle saison - est-il préservé de l'envahissement des voitures ? C'est parce que son accès, à partir des rues environnantes, se fait essentiellement … par des escaliers car seule la rue Pierre Mouillard autorise quelques véhicules à rejoindre ce petit paradis.
Alors n'hésitez pas à grimper l'escalier de la place Octave Chanute ... là-haut,  un lieu rare et fleurant bon la nature vous attend ... c'est effectivement la campagne à Paris!

 

>> Inaccessible campagne

 

 

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Rue Charcot et les folies urbanistiques de Paris Rive Gauche.

17 Septembre 2016, 09:51am

Publié par barreteau

Rue Charcot et les folies urbanistiques de Paris Rive Gauche.
Rue Charcot _Paris13e Arrondissement (Août 2010)

Paris Rive Gauche ! Ce quartier du 13ème arrondissement, au cœur de Paris, vit une véritable mutation depuis 25 ans. Et, aujourd'hui tous les chantiers ne sont pas entièrement bouclés. De la gare d'Austerlitz aux limites d'Ivry-sur-Seine, Paris Rive Gauche est le symbole de la modernité et du développement urbain de l'Est parisien. Cette transformation profonde a chamboulé la vie de quartier, le vieux 13ème - celui de Tardi et de Léo-Mallet - a quasiment disparu au profit d'une concentration d'immeubles dédiés majoritairement aux affaires plutôt qu'au résidentiel.

Paris Rive Gauche a son phare, un amer que l'on voit de loin, que l'on ne peut pas manquer: c'est la Grande, la "Très Grande Bibliothèque", la TGB ... Dès lors la perspective de la petite rue Charcot s'en trouve profondément changée, les tours de la TGB y sont omniprésentes et la rue a été prolongée jusqu'à l'avenue de France - une désertique dorsale - par une passerelle cycliste et piétonne.

Avec toutes ces folies urbanistiques, la rue porte définitivement bien son nom car Jean-Martin Charcot fut un éminent neurologue …


>> Désertiques dorsales ...

>> Rue Charcot Paris 13e Arrondissement

>> Lettre aux habitants de la rue Charcot.

 

 

 

 

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Les trois escaliers de l'autre butte …

15 Juillet 2016, 08:24am

Publié par barreteau

 

Les trois escaliers de l'autre butte …

 

Dans sa "Complainte de la Butte", Mouloudji nous dit que "les escaliers de la butte sont durs aux miséreux". Cette butte, c'est  Montmartre bien sûr. Mais, non loin de là, il est une autre butte, moins célèbre mais tout aussi attachante. Car la butte Bergeyre est un mini-Montmartre qui aurait encore des allures de campagne. Et-là, nous sommes dans l'arrière-cour de Paris.

Pour grimper là-haut, deux escaliers abrupts, percés étroitement au travers d'immeubles, donnent accès au sommet. L'un de ces escaliers, avenue Simon Bolivar, est précisément celui où Willy Ronis a saisi dans son objectif un instant magique, "sur le fil du hasard", comme il se plaisait à le dire. Un troisième escalier, baptisé "rue Michel Tagrine", permet de couper le lacet quasi montagnard, de la rue Georges-Lardennois. Mais quelque soit l'escalier que l'on choisisse, arrivé au sommet, on sera récompensé de ses efforts par la soudaine découverte d’un panorama grandiose sur Montmartre et le Sacré-Cœur, panorama d’autant plus merveilleux qu’il était insoupçonné …


>> La butte Bergeyre sur Parisperdu.

 

 

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Ils ne savaient pas pourquoi ils l’aimaient leur quartier.

8 Juillet 2016, 17:53pm

Publié par barreteau

Ils ne savaient pas pourquoi ils l’aimaient leur quartier … 
20, rue de Crussol Paris 11ème (juin 2015)

 

Ici, dans les années 70, rue de Crussol ou rue du Grand Prieuré, non loin du marché Popincourt et à deux pas de République, c'est encore comme un coin de province endormi.

Ce jour-là il fait gris sur le boulevard Voltaire et il commence à pleuvoir. Au métro Oberkampf se dégage l’odeur indéfinissable du pavé brillant sous la pluie.

Chez Marinette, un bar sans prétention, les clients se connaissent tous un peu. Au petit matin, sous le regard déjà vif de la patronne, les tuyaux chromés de la grosse machine à expresso crachent le café brûlant aux lève-tôt du boulot. Et parfois, le calva est caché dans la tasse chaude… Un peu avant treize heures, les artisans, les commerçants, les filles du salon de coiffure, les jeunes "arpètes" provinciaux hébergés dans les meublés du quartier… tous viennent ici manger les œufs durs-salade et le hachis Parmentier de Marinette.

A la fin du repas, les rires débordent dans la petite rue… Ils ne savaient pas pourquoi ils l’aimaient leur quartier puisqu’ils n’avaient même pas fait philo… On ne leur a rien demandé, ils n'ont rien vu venir mais maintenant, il a bien changé leur quartier. Désormais, de l'autre côté du carrefour, boulevard Voltaire, à la place du bar de Marinette, Planet Sushi étale ses scooters bleus et ses néons roses…

 

 

>> Oberkamp est aujourd'hui le paradis des Cafés bobo …

 

 

 

 

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Rue du Dahomey … c'est pas bénin !

3 Juillet 2016, 09:37am

Publié par barreteau

Rue du Dahomey … c'est pas bénin !

"Produits d'Antant" une boutique liée à l'artisanat traditionnel du quartier, à l'angle de la rue du Dahomey et de la rue Saint-Bernard 75011 Paris (juin 2012)

Le passé colonial de la France transpire encore dans le nom de certaines rues de Paris. Ainsi, au hasard des arrondissements, on trouve une rue, une place et aussi une impasse du Maroc. Puis l'Algérie a son boulevard et la Tunisie son avenue. Et pêle-mêle, on rencontre les rues du Congo, du Niger, du Gabon, du Sénégal, de Madagascar, de Pondichéry, du Cambodge, du Laos … J'en oublie sans doute … Et, si la rue d'Annam n'a pas été renommée rue du Viêt-Nam, on peut penser que Diên Biên Phu y est peut-être pour quelque chose !

Mais que se passe-t-il dans le 11ème arrondissement avec la rue du Dahomey ? Celle-ci porte en effet depuis 1894 le nom de ce petit pays d'Afrique, alors colonie française. Mais le Dahomey devient indépendant en 1960 et prend alors le nom de Bénin en 1975. Pourtant depuis cette date rien n'a changé, à Paris on ne connaît que le Dahomey  …

Mais si finalement, quelque chose a bien changé rue du Dahomey car, située entre Bastille et Nation, elle se trouve en plein quartier du meuble, et aujourd'hui, avec la gentrification du secteur, architectes, photographes et artistes se sont installés à la place des menuisiers et des ébénistes qui peu à peu ont fermé boutique. Seul le magasin "Produits d'Antant"  témoigne encore de l'histoire de ce quartier populaire. Toujours ouvert, il prodigue à ses clients conseils et démonstrations sur place: un commerce à l'ancienne, loin des Castorama et autres Bricomarché. Et ça, rue du Dahomey, … c'est pas bénin !

 

>> Liste des colonies française, sur Wikipédia.

 

 

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Le Paris des fleurs (3/3)

17 Juin 2016, 09:12am

Publié par barreteau

Le Paris des fleurs (3/3)
Cité des Fleurs-Paris 17ème

C’est au Nord de Paris, dans le 17ème arrondissement, à la limite du quartier des Épinettes, que l'on trouve la Cité des Fleurs. C'est une enclave silencieuse et verdoyante, au cœur du quartier Brochant qui lui, par contre, ne fait pas rêver !

Si l'endroit est si calme, c'est qu'aucune voiture n'y a accès et, dans ses rues pavées et ses placettes arborées, il fait bon se balader. Ce qui frappe tout d'abord, ce sont ces alignements de grilles délimitant les jardins et, derrière ceux-ci, maisons bourgeoises et hôtels particuliers sont bien cachés.

Il en découle un espace très ordonné, un résultat voulu par l'urbaniste qui, à la fin du dix-neuvième siècle, a conçu la Cité des Fleurs avec des contraintes de construction très précises.

Des pilastres surmontés de vases Médicis jalonnent, de bout en bout, la voie. Des lierres et des glycines partout envahissent les façades… C’est un véritable village dans la ville, un endroit plein de charme où sans doute, il fait bon vivre à Paris.


>> Voir aussi : Le Paris des fleurs (2/3)

 

 

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Le Paris des fleurs. (1/3)

5 Juin 2016, 19:55pm

Publié par barreteau

 



Rue des Iris, Paris 13ème

A Paris, loin de l'agitation, loin du béton omniprésent, à la cité Florale, mais aussi à la cité Fleurie, ou encore à la cité des Fleurs, … en ces trois endroits, on raconte Paris avec des fleurs.

Dans le 13ème arrondissement, à la limite du 14ème, en contrebas du Parc Montsouris, il est un petit havre de verdure, c'est la Cité Florale.

La cité s'inscrit dans un triangle formé par les rue Boussingault, Brillat-Savarin et Auguste Lançon avec pour hauteur de ce triangle, la rue des Orchidées. Sur ce périmètre réduit, la cité se démarque fortement des immeubles voisins qui invariablement font irruption à chacun des coins de rue. Ici, ruelles et placettes s’enchaînent, toutes sont pavées, et toutes portent des noms de fleurs : rue des Glycines, rue des Iris, rue des Liserons, rue des Orchidées, rue des Volubilis, Square des Mimosas.

Au cours d'une balade dans la cité Florale, on croise partout des maisons fleuries recouvertes de végétation. Et, les façades bien entretenues montrent que les habitants portent un soin particulier à la préservation de leur cocon.

Ici, vous oubliez que vous êtes à Paris !

 

>> Déjà sur Parisperdu: " Cité Florale, un îlot hors du temps."

 

 

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Paris par des sentiers détournés …

31 Mai 2016, 09:15am

Publié par barreteau

Paris par des sentiers détournés …

 A la hauteur du 28 rue Alphand Paris 13ème

 

C'est une promenade hors des chemins battus, dans des quartiers pas comme les autres, c'est une visite de Paris par des sentiers détournés qui vous est proposée aujourd'hui par Parisperdu.

Si vous connaissez déjà bien Paris et si les zones trop touristiques vous font fuir, si vous préférez les balades au calme, alors ces quartiers aux allures de villages qui rappellent la campagne, devraient vous plaire...

Nous vous amenons tout d'abord à la Butte aux Cailles, au cœur du 13ème arrondissement. Ce quartier-village est composé de petites rues pavées légèrement pentues, bordées de maisons possédant toutes soit une cour intérieure soit un jardin. Aux beaux jours, il fait bon y flâner car la plupart de ces espaces sont très verts et abondamment fleuris. C’est aussi le terrain de création privilégié de nombreux artistes de rue et certains murs sont couverts de graffs’.

Tout près de la Butte aux Cailles, à proximité du quartier chinois, il est un autre quartier également idéal pour une balade au calme: c'est le quartier Maison Blanche (13e). On le remarque immédiatement à ses maisons aux façades colorées. Murs, émaux, colombages, décorations, chaque villa a sa particularité et certaines sont particulièrement bien fleuries. Elles s’étendent sur un bel espace plutôt calme, aux rues assez larges mais où la circulation est minimale.

Alors bonnes ballades, dans ces coins préservés du 13ème



> Les sentes de Paris …

 

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La ville vue de dos.

19 Octobre 2015, 19:16pm

Publié par barreteau

La ville vue de dos.

Rue Ordener, Paris 18ème _juin 2014

 

Lorsque l'on regarde la quatrième de couverture d'un livre, on découvre peu de choses de son contenu … Et, alors que la première de couverture fait souvent l'objet d'une présentation soignée voire aguichante, le livre vu de dos présente la plupart du temps un aspect banal, un peu vide … avec au mieux, un bref résumé de l'ouvrage.

Pour la ville, il en va de même … Il est des endroits où elle a décidé de nous tourner le dos, de nous cacher ce qu'elle a de plus riche, de plus beau en son sein … et elle ne nous montre alors que d'immenses pans d'immeubles aveugles, ternes, sans âme.

La perspective de la rue Ordener, vue du pont qui enjambe le large faisceau des voies de la gare du Nord, est un exemple parfait de "la ville vue de dos".

 

>> "Ground Control", du rêve à la réalité …

 

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Loin, très loin il y avait la ville …

3 Octobre 2015, 15:16pm

Publié par barreteau

Loin, très loin il y avait la ville … 

Rue des Envierges Paris 20ème (mai 2005)

A l’intersection de la rue des Envierges et de la rue Piat se trouve une place qui forme une sorte d’esplanade baptisée récemment, et fort à propos, “Belvédère Willy Ronis”. Là, vous découvrez une vue magnifique sur Paris, un peu comme celle que l'on a du haut de la butte Montmartre, côté esplanade du Sacré Cœur. Sauf qu'ici, à contrario, le lieu n'est pas touristique, ce qui ajoute beaucoup à son authenticité et à son charme.

De ce "balcon" sur la capitale, un grandiose panorama s'étend à vos pieds, du quartier de Bercy jusqu'au parc André-Citroën. C'est un endroit magique, lumineux, plein d’énergie dominatrice ...

Et l'on ne peut s'empêcher alors d'avoir le même sentiment que celui qu'Amélie Nothomb nous délivre dans "Stupeur et tremblements" : "Loin, très loin il y avait la ville … si loin que je doutais de n'y avoir jamais mis les pieds".

 

>> Balade hors des sentiers battus ... (2/3)

>> Paris n'est pas un musée.

>> Willy Ronis définitivement lié à Belleville …

 

 

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Chamarrée et charmante rue Crémieux !

24 Août 2015, 09:57am

Publié par barreteau

 Chamarrée et charmante rue Crémieux !
Rue Crémieux Paris 12
ème (2010)

Avec ses façades de toutes les couleurs, la rue Crémieux est comme un décor d'opérette ou une rue fictive du monde enchanté de Disneyland… Et pourtant non, car nous sommes bien à Paris, dans le 12ème arrondissement, à seulement quelques pas de la gare de Lyon ….

La rue est interdite à la circulation, alors ici les piétons sont rois … et ils sont dans l'obligation de cheminer sur la rue pavée car les trottoirs sont entièrement occupés par d'innombrables bacs à arbustes et une multitude de pots de fleurs.

Et voilà que la rue déroule devant vos yeux ses trente-cinq pavillons à deux étages, tous différents, avec des couleurs chatoyantes : rose, vert, bleu, violet, … cette rue ne passe pas inaperçue dans ce secteur plutôt maussade du 12ème arrondissement où domine le gris …

 
 



>>
Le quartier Ste Marthe … aussi

 

 

 

 

 

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Le soleil de la rue de Bagnolet.

17 Juillet 2015, 09:10am

Publié par barreteau

      Le soleil de la rue de Bagnolet.             
La Flèche d'Or _ 102 bis rue de Bagnolet 75020 Paris

 

Robert Desnos évoque la rue de Bagnolet, poétiquement et comme nul autre:         

"Le soleil de la rue de Bagnolet

N'est pas un soleil comme les autres.

Il se baigne dans le ruisseau,

Il se coiffe avec un seau,

Tout comme les autres,

Mais, quand il caresse mes épaules,

C'est bien lui et pas un autre,

Le soleil de la rue de Bagnolet

Qui conduit son cabriolet

Ailleurs qu'aux portes des palais.

Soleil ni beau ni laid,

Soleil tout drôle et tout content,

Soleil d'hiver et de printemps,

Soleil de la rue de Bagnolet,

Pas comme les autres."

 

 

>> Le Flèche d'Or Café sur Parisperdu.

 

 

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Passage Ruelle.

3 Juin 2015, 14:11pm

Publié par barreteau

Passage Ruelle.

Le long des voies ferrées, une curieuse bâtisse (1997)

On se croirait presque à Harlem ou dans les bas-fonds de Bangkok … Le passage Ruelle débouche sur la Cité de la Chapelle dont la longue palissade cache tant bien que mal le faisceau de voies ferrées qui s'échoue à la gare du Nord. Le secteur n'est pas très reluisant. C'est le genre d'endroit où l'on comprend tout de suite qu'il ne soit guère conseillé de s'y aventurer la nuit.

Avant de rejoindre la Cité de la Chapelle, le passage Ruelle fait un coude et c'est précisément dans ce coude que je découvre cette étrange bâtisse.

Derrière un grand portail métallique surmonté d'un enroulement de barbelés, le haut bâtiment de briques a encore fière allure, mais rien n'indique sa fonction ni son propriétaire.

Pour comprendre ce qu'abrite ce lieu inaccessible, il faudra faire le tour du bloc d'habitations et atteindre la rue Jean-François Lépine. Là, c'est la directrice du collège Marx Dormoy qui saura me renseigner: il s'agit de l'annexe de son établissement …


>> Un établissement qui se veut "branché" dans ce quartier peu accueillant.

 

>> Le passage Ruelle dans le " Guide de survie en pays bobo".

 

 

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Le charme hétérogène de la colline du Télégraphe.

1 Avril 2015, 08:25am

Publié par barreteau

 Carrefour rue de Belleville et rue du Télégraphe Paris 20ème (Août 2014)

C’est sur les hauteurs de Ménilmontant que le scientifique Claude Chappe va réaliser le 12 juillet 1793 les essais grandeur nature de son "télégraphe", un système permettant de transmettre des messages à l’aide de codes, sur de grandes distances.

Son télégraphe possède alors 98 signaux différents, un nombre largement suffisant pour un usage quotidien. Aussi après avoir relié avec succès Ménilmontant et des villes du Val d’Oise, la construction d’une ligne entre Paris et Lille sera décidée.

La rue de Belleville que l'on aperçoit ici, prise en enfilade, forme un dos d'âne au niveau du carrefour de la rue du Télégraphe et atteint alors l'un de ses plus hauts sommets de la capitale, 128 mètres, tout juste devancé par le cimetière du Calvaire à Montmartre (131 m).

C'est précisément à ce carrefour que se dressait le mât de la fameuse invention de Chappe, pleinement utilisée, dès juillet 1793, pour correspondre avec les armées du nord.

Sur cette hauteur, mis à part l'immeuble moderne à droite, l'environnement n'a pas trop changé depuis cette époque.
Mais, au fil des ans, de nouvelles innovations ont pris place dans ce carrefour : tout d'abord le mât "Dervaux" signalant l'accès à la station de métro, et plus récemment la station Vélib et finalement tout dernièrement celle d'Autolib.
Pas de doute, la colline du télégraphe possède un charme certain pour attirer à elle toutes les innovations …


>>   Repère d'altitude: 128,508 mètres

>> Voir aussi : "Demain : tous bobos ?"

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177 avenue de Flandre.

29 Septembre 2014, 09:15am

Publié par barreteau

177 avenue de Flandre Paris 19ème (juin 1997)

Le 177 de l'avenue de Flandre n'est pas une adresse banale. A ce numéro, on trouve un portail accolé au viaduc de La Villette sur lequel s'allonge la Petite Ceinture. Passé le portail, on débouche sur une allée plutôt campagnarde. Et là, chaque arche du viaduc est occupée par de singuliers locataires … On ne peut pas vraiment parler de bureaux même si la majorité des alcôves abritent des petites entreprises qui ont élu domicile dans ce lieu improbable.

L'arche N° 6 du viaduc abrite la "World Lines Transport & Services", une raison sociale que l'on s'attendrait plutôt trouver à New-York, sur la South Street Seaport au 69ème étage de la 180 Maiden Lane Tower ou bien encore à Hong-Kong au 74 ème étage du HarbourSide sur Austin Road …. mais en aucun cas au fond d'une impasse crasseuse du 19ème arrondissement de Paris !

Pour donner le change, la "World Lines Transport & Services", a placé, bien en vue sur l'avenue de Flandre un panneau qui pourrait rassurer l'éventuel client égaré dans le secteur.
Sur ce panneau, on peut lire:

"Afrique Antilles Asie Océan Indien Amérique Exotique"

"Fret Aérien Maritime"

"Transit Douanes"

Voilà qui ferait sérieux si le dessin au centre du panneau, ne venait pas tout gâcher. Jugez plutôt, on y découvre un homme en slip neutralisant du pied un boa (à moins que ce ne soit un python ?). Et de surcroît, ce sauvage n'a pas de tête, car sur son cou se dresse une ramification de 5 branches (les 5 continents peut-être ?). Et pour ajouter au baroque, on a figuré à côté de lui, un outil à l'allure plutôt martiale …

Aujourd'hui, tout ce folklore a disparu, et il n'y a plus rien au 177 avenue de Flandre, sauf … une Sanisette et une Station Vélib.

On n'ira pas bien loin avec ces "engins" alors qu'ici la "World Lines" vous offrait le monde entier !

 

>> Le 177 avenue de Flandre, aujourd'hui ...

>> De l'autre côté du viaduc de La Villette … là aussi ce n'est pas banal !

 

 

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