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PARISPERDU

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La place "sans nom" !

28 Janvier 2013, 10:15am

Publié par barreteau

Vue vers le boulevard de Reuilly, et la rue de Picpus Paris 12ème (septembre 2011)


Située aux intersections des boulevards de Reuilly et de Picpus et des rues de Picpus et Louis Braille, il est une place que les plans ignorent, aussi les habitants du secteur ont pris l'habitude de la désigner comme la place "sans nom".

On peut déplorer que la "place sans nom" ne soit qu'un simple rond-point pour automobilistes. Sa restructuration est souhaitée depuis des décennies par les riverains, mais la mairie du 12ème semble ne pas prendre en compte cette aspiration parmi ses priorités budgétaires.

Récemment pourtant, un semblant d'aménagement a pu être constaté autour de la place "sans nom". Un projet bien timide de "végétalisation de l'espace public" (sic) est expérimenté ici, jusqu'à mi-2013 … peut-être le temps que la place se fasse enfin un "nom" ?

 

>> La place "sans nom" végétalisée !

 

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La rue la moins chère de Paris.

19 Janvier 2013, 11:36am

Publié par barreteau

Rue de la Grenade, Paris 19ème arrondissement

C'est en plein cœur de Saint-Germain des Prés que se trouve la rue la plus chère de Paris. Rue de Fürstenberg, les prix de l’immobilier pointent - en effet- à plus de 21.000 euros/m2.
Mais où faut-il aller pour trouver la rue la moins chère de Paris ?

Pour cela, il faut aller chercher de l'autre côté du périph'.
De l'autre côté du périph' ? Mais sommes-nous encore à Paris ? Car l'on pense toujours que le périph' constitue la frontière de la capitale, pourtant … ce n'est pas vrai.
Ainsi aux alentours de la Porte de Pantin, le territoire parisien déborde le périphérique de quelque 200 mètres, ce qui est tout à fait exceptionnel.

Dans ce secteur Est de la capitale, de l'autre côté du périph' donc … c'est encore Paris. Et c'est là, dans cette partie "transfrontalière" du 19ème arrondissement, qu'est située la rue la moins chère de Paris: la rue de la Grenade, avec un prix moyen de l'immobilier à 4.712 euros/m2.

Quatre fois et demie moins chère que pour la rue de Fürstenberg !
Mais il est vrai que l'environnement est bien différent …


>> Rue de Fürstenberg, un tout autre environnement …

>> Le "top-100" des rues les plus, et les moins chères de Paris.

  

 

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Bref entretien, rue Miguel Hidalgo.

28 Octobre 2012, 16:45pm

Publié par barreteau

17 rue Miguel Hidalgo -Paris 19ème

Sortant du métro Danube, j'emprunte la rue Miguel Hidalgo, le nom me dit quelque chose, ne s'agit-il pas de ce footballeur français devenu entraîneur national dans les années 70 ?
Non, celui-là se prénommait Michel, alors que ce Miguel est un obscur général mexicain …

Je veux prendre la première impasse qui semble s'offrir à moi, sur ma droite: la villa Maurice-Rollinat. Une espèce de vigile m'en interdit l'accès. Il porte une boucle d'oreille et à la ceinture, d'autres accessoires plus inquiétants.

La conclusion de notre entretien, plutôt brusque, est que "c'est privé", un point c'est tout. Je l'assommerais bien sans scrupule au milieu de la chaussée déserte mais c'est lui qui détient les muscles et une matraque en caoutchouc.

Le mieux est de passer son chemin. Je poursuis donc ma route à la recherche de lieux plus apaisés. Au 17, de la rue Miguel Hidalgo, une petite plaque émaillée signale que: "Les boîtes aux lettres du 17 rue Miguel Hidalgo se trouvent 2 villa Laforgue, après le pilier d'angle". Allons-y pour la villa Jules Laforgue. Elle semble en effet bien accueillante, avec son poteau de travers et ses frondaisons désordonnées. Et là, l'entrée est autorisée au public …


>>  "C'est privé" !

 

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" Suivez-moi dans un lieu incroyable ... "

10 Octobre 2012, 09:32am

Publié par barreteau

Le passage Vandrezanne - Paris 13e (2006)

Prévert disait que c'est toujours dans les quartiers les plus pauvres que les noms de rues sont les plus beaux : rue des Cinq-diamants, Passage de la Main d'or, rue de la Goutte d'or, rue du Dessous-des-berges, rue de la Butte-aux-Cailles ...
La "Butte aux Cailles", voilà en effet un joli nom pour cet endroit un peu retiré du 13ème arrondissement.

Une butte ? Oui, il y en a bien une ... qu'escaladent quelques rues et escaliers.
Mais des cailles ? Non il n'y en a pas. D'ailleurs il n'y en a peut-être bien jamais eu, car le nom du lieu ne ferait pas référence aux oiseaux mais à un certain Pierre Caille qui fit l'acquisition, en 1543, de cette modeste éminence, au pied de laquelle coule la Bièvre.

Dans les années 1900, la ville de Paris mène d'importants travaux pour enterrer la Bièvre, et la butte prend progressivement son apparence actuelle.

Aujourd'hui encore, le village du siècle dernier a peu changé. Et, en plein cœur de Paris, on peut découvrir un lieu incroyable qui doit sa particularité, aux carrières sous-terraines de calcaire qui empêchent définitivement la construction de bâtiments lourds.

En 1900, Eugène Atget, en exploration par ici, avait photographié le passage Vandrezanne.
Ce passage a été depuis métamorphosé. Mais c'est sans doute pour rappeler qu'Atget venait souvent poser sa chambre noire par ici, qu'au bout de la rue, des escaliers portent aujourd'hui son nom.



>> Entrée du passage Vandrezanne sur la Butte-aux-Cailles en 1900. Photo d'Eugène Atget.


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Au numéro 1 de la rue de l'Egalité.

8 Septembre 2012, 18:09pm

Publié par barreteau

1 rue de l'Égalité - Paris 19e arrondissement (octobre 2009)


Au numéro 1 de la rue de l'Egalité, sommes-nous encore à Paris ?
Des maisons basses, peu d'animation dans la rue, un air presque pur … on semble se situer bien loin d'une grande métropole !


Il faut dire que ce quartier garde encore, par endroits, des allures de petite ville de province … loin du brouhaha et de l'agitation qui règnent au cœur de la capitale.

Coincé entre deux parcs, entre deux buttes : Chaumont et Chapeau rouge, c'est tout un réseau de petites rues qui ici respirent la quiétude. Trois rues en particulier sont bien tranquilles.

Elles dessinent une étoile : Fraternité pour la branche du Nord, Liberté pour la branche Ouest et Egalité pour la branche Est.

Ce n'est pas au centre de Paris, ni au cœur des beaux quartiers qu'il faudra donc aller chercher les rues qui portent le triptyque républicain "Liberté, Égalité, Fraternité" … Non, car c'est au fin fond du 19ème arrondissement, à la périphérie de la capitale, dans un quartier encore populaire … que l'on trouvera les trois rues, reprenant dans leur appellation la fameuse devise …

Sans doute faut-il y voir un clin d'œil à la Commune de Paris qui, il y a 140 ans, livra tout près d'ci ses derniers combats … avant que tout ce secteur ne retombe dans le calme et l'anonymat.


>> On l'appelle aussi " Mouzaïa".

 

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Chère Mouzaïa ...

16 Juin 2012, 09:16am

Publié par barreteau

Rue de la Liberté  et Villa de Lorraine - Paris 19ème (mai 2010)

A la Mouzaïa, dans ce quartier du 19ème, une ribambelle de ruelles verdoyantes, de villas et de jardins s'offrent au regard du flâneur.

Les maisons se ressemblent toutes. Cependant, au fil des ans, les propriétaires ont fait des aménagements pour profiter au maximum des ces habitations plutôt exiguës. Ainsi, les cours ont été transformées en cuisines ajourées, donnant à l'arrière des villas une curieuse enfilade de verrières.

A l'intérieur, dans ces maisons tout en hauteur, sur 3 et parfois 4 niveaux, l'espace est compté et, pour atteindre les niveaux supérieurs il faudra emprunter successivement un escalier étroit puis une échelle verticale …

Dans l'une des nombreuses ruelles, que l'on nomme ici, "Villas" et qui sont un peu comme des chemins de campagne, cachée entre les rue de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité, une petite maison au charme désuet est parfois à vendre … chère, très chère.

"Charme et douceur de vivre pour ce bien d'exception" dira l'annonce de l'Agence immobilière. Compter 9000 euro, et parfois plus, du mètre carré pour une villa des années 30, affichant 90 à 100 m2 habitables, souvent à rafraîchir, et avec attenant 20 à 30 m2 de jardinet.
Bienvenue à la campagne !


>> Association des Villas de la Mouzaïa

>> Voir sur Parisperdu: La Mouzaïa : encore un village (2/2).

 

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L'illusion du virtuel.

10 Mai 2012, 08:44am

Publié par barreteau

Carrefour stratégique: 84 rue des Cascades / 43 rue des Envierges Paris 20ème - Capture d'écran de Google Maps.


Aujourd'hui le virtuel remplace le réel. Et au fond, je n’aurais même plus besoin de me déplacer pour visiter Paris, car Google Maps et d'autres logiciels de géo-localisation me le permettent facilement, sans bouger de chez moi …
Mais alors comment rencontrer les vrais parisiens, comment partager concrètement des moments précieux avec eux, comment s'enrichir de leur expérience ?


Désormais, l'Homme que produit notre société ne s'intéresse plus qu'au virtuel et aux abstractions: il aimera l'humanité car il n'en coûte rien d'aimer un Bangladais ou un Inuit, mais il détestera son voisin et ne fera rien pour lui être agréable. Car avec ce dernier, il s'agit de relations vivantes, réelles, on sort de l'abstraction et du virtuel … et là, il faut faire un effort et c'est justement cet effort que nos sociétés n'enseignent plus.

On demande à l'Etat de se substituer à tout, on lui demandera bientôt des assurances pour toutes les circonstances de la vie entière, de sorte que l'on n'ait plus rien à prévoir soi-même et que l'on vive sans souci de la naissance à la mort.

Mais on ne voit donc pas alors que cet Homme a perdu sa vitalité par le fait même qu'il n'a plus à combattre, qu'il sera plein de vertus qui ne lui coûteront rien, mais qu'il sera anémié, endormi parce qu'il ne fera plus aucun effort.

Le virtuel n'est qu'illusion, illusion du vivre ensemble, illusion du "tweet", ce gazouillis souvent bien futile alors que la vraie vie est faite du frottement des humains entre eux, du coudoiement dans la cité, dans ses bars ou ailleurs … et de discussions en face à face …
Et là, comme diraient les enfants: "C'est pas pour de faux" !



>> Vue du même endroit, mais en se rendant physiquement sur place …

>> Tout cela est-il bien raisonnable ?

>> Lire aussi : "L’addiction aux jeux vidéo, une paresse intellectuelle".

 

 

 

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Passage de la Duée.

6 Mai 2012, 08:51am

Publié par barreteau

Passage de la Duée - Paris 20ème_ Juillet 1995

Ce n'est pas une ruelle, ni même une allée, … un sentier peut-être ? 
En tout cas, cet étroit passage a longtemps été en compétition pour le titre de la "voie la plus étroite de Paris". Ses concurrents avaient alors pour nom: le sentier des Merisiers dans le 12e arrondissement et la rue du Chat-qui-Pêche, dans le 5e.


Avant que, dans les années 2000, des travaux de restructuration en modifient profondément le tracé, le Passage de la Duée avait une largeur d'environ seulement 80 centimètres; mais aujourd'hui, la petite venelle a beaucoup changé: sa largeur est de plusieurs mètres et, en son centre, on a supprimé son escalier.

Plus rien à voir donc avec le lieu qui, il y a encore une dizaine d'années, avait une allure de vraie séquence de film noir.  Avec sa cordonnerie d'angle, ce passage était si rétréci qu'en passant normalement rue de Pixérécourt, il était invisible, et il fallait vraiment avoir le sens de la promenade pour se dire: "Tiens, qu'est-ce-que c'est, que cet interstice ?".

Le passage donnait alors sur une cour centrale avec un immeuble de logements ouvriers et une petite coursive dans un état désastreux, l'herbe poussait au milieu des pavés ... Ensuite, dans le prolongement d'un court escalier, le passage allait, par une autre allée, rejoindre la rue de la Duée.

C'est là, au débouché sur la rue de la Duée, que Mesnager, le graffiteur de bonhommes blancs avait installé son atelier. Pas étonnant que, sur le nouvel immeuble du passage réaménagé, une farandole de personnages blancs peints par l'artiste, anime la façade de bois et de béton.
Enfin un peu de fantaisie dans ce nouveau paysage urbain bien monotone car trop souvent uniformément gris et outrageusement bétonné.




>> Le passage n'avait pas échappé à l'œil des "Grands" …

>> Le passage vu de la rue de la Duée. (Juillet 1995)

>> Mesnager, graffiteur urbain (Site officiel).

>> Passage de la Duée : une farandole de personnages blancs peints par Mesnager.

>> Voir aussi sur Parisperdu: "Avis de décès".

 

 

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La Goutte d'or, Babel parisienne.

13 Mars 2012, 09:49am

Publié par barreteau

La villa Poissonnière - Paris 18ème (1997)


A la sortie du métro Barbès-Rochechouart, c'est d'abord sa ligne aérienne qui interpelle, fortement présente, elle survole le tracé de l'une des anciennes enceintes de Paris, celle dite "des Fermiers-Généraux".

Mais Barbès est aussi ce carrefour qui vous immerge immanquablement dans une foule bigarrée, et vous entraine dans un véritable maelström.

Et Barbès c'est enfin un espace indistinct, une zone transfrontalière du nord de Paris. Décidément, Barbès n'est pas un quartier facile à cerner.


Tout près pourtant, il y a un véritable quartier, bien identifié lui, centré sur une butte: la Goutte d'Or... L'aspect pentu des artères rappelle l'ancienne butte viticole, réputée pour son vin blanc aux reflets dorés: le fameux "goutte d'or ".

La Goutte d'Or a toujours eu une vocation multiculturelle, a toujours été un lieu d'immigration, une Babel parisienne : d'abord provinciale, puis européenne et finalement aujourd'hui, ce sont les africains qui en constituent le contingent le plus important. Le quartier est désormais colonisé par de petits commerces exotiques et partout règnent les effluves de kebab.

Un peu plus haut, Montmartre, avec ses touristes et ses familles aisées, est pourtant tout proche et pourrait, vu d'ici, représenter une métaphore de l'ascension sociale !

Sur le versant nord, la butte de la Goutte d'Or s'échappe en pente douce vers une frontière ferroviaire constituée d'entrepôts et de voies de triage de la Gare du Nord. Les usines de locomotives et autres industries semi-lourdes ont disparu depuis longtemps. Transformé en un Paris africain, il ne reste plus de traces de ce Paris ancien.

Sauf que tout à coup, surgie de nulle part, vous arrivez à la villa Poissonnière, une étroite artère qui relie les rues Polonceau et de la Goutte d'Or. Elle semble être ici comme le dernier témoin des temps jadis.
C'est comme à la campagne …  mais Lidl est de l'autre côté de la rue!

 

>> Voir aussi: "Balade à La Goutte d'or"

>> Voir aussi sur Parisperdu: "Etrange banalité"

 

 

 

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L'Imparfait du présent.

4 Novembre 2011, 08:59am

Publié par barreteau


Il y a tout juste 10 ans, Alain Finkielkraut publiait "L'imparfait du présent ".  
Se retournant alors sur l'année 2001, c'est aussi sur le vingtième siècle qu'il jette un regard.

En soixante-dix courts textes qui prélèvent des fragments de l'actualité de notre monde chaotique, l'auteur nous invite à nous adonner à ce difficile et salutaire exercice : penser par soi-même.

"L'imparfait du présent" est une méditation sur notre temps, pour nous dire le monde moderne comme il le voit, c'est-à-dire soumis à quelques alternatives sommaires et dégradé par un certain nombre d'avilissements.

Dix ans plus tard, rien ne semble avoir changé, nous vivons toujours dans ce même monde impitoyable où l'Argent l'emporte sur l'Humain.
Car, en ce moment, si le monde fabrique de plus en plus de profit, de moins en moins de gens en profite !

 

>> Lire aussi sur Parisperdu: "Carré des biffins".

 

 

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Des potelets par milliers.

6 Octobre 2011, 09:51am

Publié par barreteau



Depuis maintenant plus de dix ans, la ville de Paris investit de plus en plus d'argent pour planter, un peu partout, une armada de potelets. Actuellement, on en dénombre plus de 350 000, quatre fois plus que le nombre de pigeons présents dans la capitale … !

Et cette petite armée en acier coûte une fortune. Chacun de ces piquets est facturé, selon les modèles, entre 24 € et 38 €, auxquels il faut ajouter environ 30 € pour la pose. Si bien, qu'au total, depuis 2001, la mise en place des potelets a coûté plus de 15 M€ à la mairie de Paris. Mais ce n'est pas tout, car on en remplace environ 12 000 par an, soit parce qu'ils ont été abîmés, voire dérobés ou même parce que certains … ont perdu la boule … blanche pour malvoyants !

Le nombre de nouveaux potelets augmente au fur et à mesure que décroit le nombre de places de stationnement. La tendance est continue car la Ville entend supprimer encore "quelques milliers" de places de stationnement avant la fin de la mandature en cours.

Les zones fortement consommatrices de potelets sont les rues trop étroites qu'il faut mettre aux "normes pompier", les rues où l'on supprime une file de stationnement, là où l'on crée de nouvelles places de parking pour les deux-roues, là où l'on implante de nouvelles stations Vélib'….voire maintenant Autolib'.

On l'a compris, le fleurissement des potelets sur le pavé parisien n'est pas prêt de se ralentir.
Mais il faut dire que pour l'instant, les potelets restent les seuls remparts à l'incivilité légendaire des Parisiens.


Le mobilier urbain sur Parisperdu :

>> Les Vespasiennes ou Sanisettes.

>> Les cabines téléphoniques.

>> Les colonnes Morris.

>> Les fontaines Wallace.

>> Les kiosques à journaux.

 

 

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L'envers de la ville, la ville à l'envers.

23 Mai 2011, 08:45am

Publié par barreteau

Campement de Roms, Bidonville (2002- 2006) -  Boulevard Mac Donald - Paris 19ème

Photo © Eric Garault /Picturetank.

 

 

Le point de départ ne peut être plus concret : une carte IGN de Paris et de sa région. Sur la carte, des zones restent étrangement blanches, sont-ce des terrains à construire, des terrains  militaires … ?
Lorsque vous allez sur place explorer les lieux, les "vides" de la carte n°2314 OT de l'IGN, vous comprenez alors que les cartes n'entretiennent que des rapports très lointains avec le réel !

Souvent, derrière ces occultations suspectes, vous allez découvrir ce que nos villes modernes refoulent vers l'extérieur : une misère odieuse et anachronique, des bidonvilles cachés aux portes de la capitale, des espaces réservés aux sans domicile fixe et aux gens du voyage.
Et, dans le Paris citadin, boulevard Mac Donald, ou Porte d'Aubervilliers, c'est l'envers de la ville, la ville à l'envers : tout ce que nos responsables politiques nous cachent.

 

Ayant vu ce que dissimulait la carte de la région parisienne, on comprend comment, à Washington ou au Cap, on a pu mettre en vente des plans de la ville où, tout simplement, les quartiers pauvres ne sont pas représentés. Des plans de la ville où ne figure qu'un tiers de la ville…

 

A l'heure où les métropoles voient leurs townships et leurs favelas broyés par l'abandon, à l'heure où Paris devient une ville-musée inaccessible; les campements du boulevard Mac Donald ou de la Porte d'Aubervilliers montrent le paradoxe de nos mégapoles : à l'époque du GPS et des caméras de surveillance, nous ne connaissons rien du monde ...



>> Aller plus loin avec le "Livre blanc" de Philippe Vasset.

>> Bidonvilles/Seine, par Eric Garault




 

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Les petits commerces de proximité vont-ils disparaître ?

7 Mai 2011, 09:02am

Publié par barreteau

19 rue des Gardes- Paris 18ème (juillet 1996)

 

Dans ma rue, j'ai vu les commerces fermer les uns après les autres et pour les gens du quartier, il n'y a presque plus rien. Le secteur n'a plus d'attrait, ma pharmacienne affirme que lorsqu'elle est de garde, on ne la trouve jamais.

Dans ce coin du 18ème arrondissement, le coiffeur, le libraire, le marchand de vin et un traiteur ont déjà fermé depuis longtemps, … plus récemment c'est la boucherie, qui vient de tirer le rideau. Restent un café et une boulangerie … guère suffisant pour faire de ce bout de quartier, une vraie petite place de village.

Cette disparition au compte-goutte de nos commerces traditionnels a de quoi inquiéter celles et ceux qui restent attachés à "l'esprit village" de l'arrondissement.


On ne trouverait plus qu'une cinquantaine de poissonneries dans tout Paris, contre plus de 250  "Phone Boutique". Une évolution symptomatique du mal qui gagne nos rues commerçantes : la disparition des commerces de bouche... Car aujourd'hui à Paris, à cause des effets de la spéculation immobilière, l'achat d'un local commercial par un petit commerçant est pratiquement impossible, … seules les grandes enseignes et leurs franchisés peuvent s'y développer.

 

Les chiffres 2008-2009 de l'Atelier Parisien d'Urbanisme, sur le petit commerce à Paris, n'étaient déjà pas très réjouissants et il semble que le phénomène se poursuive, voire même s'aggrave d'année en année.

 

Avec la disparition de nos bouchers, traiteurs, poissonniers ou fromagers, c'est une certaine idée de Paris qui s'en va. Et pourtant, l'activité commerciale n'est-elle pas un élément majeur de l'animation de nos quartiers ?
Mais, mise à part la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris, qui tire la sonnette d'alarme... qui se soucie de la mort de nos commerces de proximité ?


>> Déjà sur Parisperdu : "On ferme …"

>> Meme lieu, rue des Gardes, aujourd'hui.



 

 

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Est-ce encore la rue Watt ?

14 Mars 2011, 09:10am

Publié par barreteau

 


En 1986, l'érection, dans la cour d’honneur du Palais Royal, des "colonnes de Buren" provoque une levée de boucliers. En sera-t-il de même aujourd'hui pour les nouvelles "colonnes de la rue Watt" ?

Avec leurs "sculptures lumières", les architectes, designers et autres éclairagistes ont, disent-ils: "chercher à restituer l'esprit du lieu". Esprit, es-tu là ?

Hélas, il semble bien que non, car à la vue de ces pseudo-œuvres d'art, on comprend que la rue Watt n'est plus que le fantôme d'elle-même.

L'atmosphère si particulière de la rue Watt serait donc sensée être recréée par ces colonnes en inox, ajourées pour laisser passer la lumière de lampes à la vapeur de mercure et dessiner des entrelacs sur le sol …

Mais enfin, est-ce  bien encore la rue Watt… ?

 

Car il faut rappeler ce qu'était la rue, avant que les tonnes de béton de l'opération "Paris Rive Gauche" se déversent sur elle.

Jadis, la lumière naturelle filtrait au travers des poutrelles à claire-voie et le bruit des rames chantait au dessus de nos têtes … créant une atmosphère unique, hélas maintenant totalement disparue.

Aujourd'hui, dans le silence de son sarcophage de béton, isolée des voies en surplomb,  … la rue Watt de Tardi, de Léo Mallet, de Jean-Pierre Melville et de Boris Vian … est définitivement morte.

Pourtant, comme un infime signe d'espoir, les graffitis commencent à faire leur réapparition dans la nouvelle rue toilettée, aseptisée. Et pour le moment, les services de la Ville de Paris n'ont pas réagi … comme s'ils n'avaient pas encore décidé si la rue Watt devait rester "impeccable" où alors si elle pouvait retrouver un peu de sa noirceur étrange et de sa vie d'antant ?



>> C'était comment avant … ?

>> L'enterrement en couleurs de la rue Watt (mai 1993)

>> La rue Watt sur YouTube.


 

 

 

 

 

 

 

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Blake & Mortimer à Ménilmontant ...

4 Novembre 2010, 08:59am

Publié par barreteau

119 rue de Ménilmontant - Paris 20ème (juillet 1996)

Une nouvelle aventure de Blake & Mortimer se déroulerait-elle dans les quartiers Est de la capitale ?
En haut de la rue de Ménilmontant, j'ai croisé cette affiche où les deux héros créés par le dessinateur belge Edgar Jacobs semblent méfiants.

Leur grand ennemi, le colonel Olrik, serait-il donc dans les parages ?


Voyons leur conversation :

- "Damned Philip, je leur avais pourtant bien dit de rester discrets sur notre séjour ..."

- "Parlez-moins fort Blake, je crois qu'on nous observe ..."

Etrange et d'autant plus étrange, qu'à cet endroit exact, sur le sol on pouvait remarquer comme une "Marque jaune".

Le Piège diabolique
serait-il entrain de se refermer sur nos héros, là, exactement au 119 rue de Ménilmontant ... ?



>> Blake & Mortimer, le site officiel.

>> En savoir plus sur Blake & Mortimer.

 

 

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