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PARISPERDU

" Paris, Portrait d'une ville "

18 Décembre 2011, 11:02am

Publié par barreteau

Démolition des Halles de Baltard. Août 1971. Copyright : Jean-Claude Gautrand.


Jean-Claude Gautrand, passionné par notre chère capitale, nous offre avec le livre "Paris" aux éditions Taschen, une chronique photographique exceptionnelle sur Paris. Avec ses 600 pages et plus de 500 photographies, ce livre est un incroyable voyage à travers un siècle et demi d’histoire, du second empire à nos jours.

Il faut dire que Jean Claude Gautrand, né en 1932, est l’un des plus grands spécialistes français de la photographie. C'est aussi un homme véritablement passionné par cette ville, sa ville "quand je franchis le périphérique, je suis à l’étranger" dit-il en reprenant les mots de Doisneau, qu’il fait sien.


Photographe professionnel depuis 1960, il s’est également fait un nom comme historien, journaliste et critique, grâce à de nombreuses publications. Il est l’auteur, toujours aux Editions  Taschen, des livres "Paris mon amour" (1999), "Brassaï" (2004) et "Ronis" (2005) et aussi de deux livres consacrés à Doisneau (2003).

Aujourd'hui, avec cette collecte de photographies tirées de dizaines d’archives et de collections privées, se rencontrent le passé et le présent, le monumental et le quotidien, les choses et les gens.

"Paris, Portrait d’une ville" qui vient de sortir en librairie, tombe donc à pic pour faire un très beau cadeau lors des fêtes de fin d’année. Car cet "album de famille", qui pourrait être celui de tout Parisien, fera le régal de tous les amoureux de Paris et de la photographie.



>> Ecouter Jean- Claude Gautrand nous présenter ce livre.

>> Le livre, au catalogue des Editions Taschen.

  

 

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Chez Ammad.

14 Décembre 2011, 10:05am

Publié par barreteau

Chez Ammad.

18 rue  Véron Paris 18ème (Mai 2008)


Aujourd'hui les bistrots se meurent et, triste réalité, sont remplacés par des banques.
Mais dans le nord de Paris, certains troquets font encore de la résistance, et c'est tant mieux !
"Chez Ammad", est l'un de ceux-là et reste un "rade" parigot pur jus …

Contigu au Grand Hôtel de Clermont, dont vous ne devez pas craindre le nom pompeux, tant l'établissement est modeste, au bout de la rue Véron, n'hésitez donc pas à pousser la porte d'Ammad.

Vous pénétrez alors dans un lieu unique à Paris: un bistrot authentique qui nous vient de la fin du 19eme siècle. Un bistrot où Marcel Cerdan et Edith Piaf avaient leurs habitudes …Et le grand Bernard Dimey pensait peut-être à ce "rade" quand il écrivait:

" Quand on n'a rien à dire et du mal à se taire,
On peut toujours aller gueuler dans un bistrot."

Aujourd'hui, Chez Ammad est un bar où les bobos côtoient les classes modestes et moyennes, et où le touriste aventurier racontera, lorsqu'il sera de retour dans son pays: "qu'il est allé dans un vrai café typiquement français" …

Allez faire un tour là-bas en soirée, à l'heure où les curieux viennent se mélanger aux piliers de comptoir, vous trouverez alors une ambiance qui vous comblera, vous ne serez pas déçu !



>> Chez Ammad (page Facebook non-officielle)

>> Bernard Dimay, c'est qui… ?

 

 

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Ici, c'est Paris.

10 Décembre 2011, 08:22am

Publié par barreteau


Le travail réalisé, au Printemps 1971, par le photographe Eustache KOSSAKOWSKI qui présentait alors la série  "6 mètres avant Paris", serait désormais totalement impossible.

A cette époque, KOSSAKOWSKI a le regard attiré par les écriteaux indiquant la limite administrative de Paris. Parcourant les portes de Paris, il décide de photographier toutes, absolument toutes les pancartes en tôle ou en ciment portant le nom de la capitale.

Le reportage comptera 159 photos, dont l'objectivité repose sur la distance identique adoptée à l'égard de chaque écriteau (6 mètres), sur la neutralité générée par la prise frontale et le cadrage qui est invariable.

Refaire cet exercice aujourd'hui relève de l'utopie, car, à quelques rares exceptions près, les panneaux "PARIS" ont disparu des portes d'entrée de la capitale.

Qui plus est, à l'approche de la ville, à chacune de ses nombreuses portes, on brouille désormais le message premier par une saturation d'informations.
Une forêt de panneaux vous signale confusément que vous entrez dans une zone en vidéosurveillance, que le stationnement pour livraison est limité à 30 minutes, que les cyclistes sont les bienvenus, etc… etc … !

A telle enseigne que, noyé dans cette forêt de signaux, l'indication "PARIS" peut apparaître comme marginale ...


>> Voir aussi: "6 mètres avant Paris".

 

 

 

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Ecrire avec la lumière.

6 Décembre 2011, 09:19am

Publié par barreteau

Environs de Hoi An (Viêt-Nam) - novembre 2010


L'étymologie du mot est sans ambigüité: photographier, c'est écrire avec la lumière.
Parfois, on dit aussi que photographier, c'est "capturer" ou "shooter", mais je n'aime pas trop ces termes barbares, belliqueux …
Je leur préfère le terme "apprivoiser". Apprivoiser la lumière idéale qui ne dure pas, le regard d’un sujet que vous ne connaissez pas et qui ne vous connait pas, un moment fragile qui déjà s’échappe …

J’ai besoin de la photographie parce qu’elle me permet d’exprimer ce que l’écriture ne dit pas, de dévoiler ces interstices où les mots ne peuvent aller.
Je l’aime simple, saisissant un instant … parce qu'alors, elle repousse les limites du sensible et conduit un peu plus loin, au-delà des apparences.

Saisir un regard, un geste, un mouvement qui n’attend pas … la photographie c’est avant tout une rencontre.
Mais pour cela, il faut sortir de chez soi et aussi de soi, arpenter sa rue, sa ville, le monde peut-être … le photographe est forcement voyageur car, si rester c'est exister, voyager c'est vivre !

Vivez donc votre voyage dans Paris, même si ce Paris a disparu, Parisperdu est là pour essayer de vous le restituer !

 

>> Voir aussi: "De l'intérêt du Noir & Blanc ..."

 

 

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Aligre, surgi de nulle part .

2 Décembre 2011, 09:12am

Publié par barreteau

Vue panoramique de la place d'Aligre en mai 2008, un lundi, jour de fermeture du marché.


Entre le Faubourg St Antoine et la rue de Charenton, dans la masse résidentielle du 12ème arrondissement, lové à l'écart des grands flux, il est un quartier comme "surgi de nulle part" : c'est Aligre.

Longtemps populaire et ouvrier, ce quartier non loin de la Bastille, fut à l'origine de maints soulèvements, de divers mouvements et de beaucoup d'initiatives, comme la "Commune libre d'Aligre", une association de quartier, dont Mick Michèle fut la marraine.
Egalement avant-gardiste, le quartier sera l'un des premiers, en 1981, à créer une radio libre: "Aligre FM".

Mais le point central du quartier, c'est incontestablement son marché.
Une identité bicéphale qui comprend un bâtiment couvert et, installés à l'air libre le long de la rue d’Aligre, des étals de forains.

Ce marché reste l’un des plus animés et des plus sympathiques des marchés alimentaires parisiens, avec des allures de petit "Ventre de Paris".

Depuis maintenant un bon nombre d'années, le côté ethnique est très présent à Aligre et aujourd'hui, le quartier attire les Parisiens en recherche d'authenticité...
Bobos, Bretons ou Berbères : tous parisiens, tous immigrés !



>> Aligre FM, site officiel.

>> La place d'Aligre, un jour de marché (mai 2008)


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Le douzième à la dérive ?

28 Novembre 2011, 09:30am

Publié par barreteau

Un dimanche place d'Aligre, Paris 12ème.


Tel Janus, le 12ème arrondissement présente deux visages.

Une face calme et agréable, où, souvent, le 12ème montre qu'il a su conserver un profil sage, classique, bien "propre sur lui" avec, sous les arcades de l'avenue Daumesnil: ses petites galeries, ses showrooms et ses décorateurs …et au-dessus, coule la promenade plantée.
Bien sûr, quelque peu contaminé par son voisin, le 11ème, le quartier cède, par endroits, à la "branchitude", sans que toutefois cela n'altère en rien la quiétude des lieux.

Mais depuis quelques années, une autre face apparaît, moins légère, moins séduisante : celle d'un "quasi Barbès" avec ses trottoirs crasseux, encombrés de milliers de potelets ... et où les boutiques à kebabs remplacent les commerces de proximité.

Heureusement entre ces deux facettes opposées, il reste encore un secteur attachant.
Il est comme le filin qui empêcherait tout le quartier de partir à la dérive …
C'est le marché d'Aligre, avec sa pléiade de bars, de cafés, de restaurants et de commerces de bouche. Les week-ends, il y a foule sur cette place colorée … et là, le douzième hétéroclite mais authentique est encore bien vivant.


>> Se repérer dans les quartiers du  12ème.

 

 

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Le miracle de Sainte-Marthe.

24 Novembre 2011, 09:56am

Publié par barreteau

25 rue Sainte-Marthe - Paris 10ème

Contrairement à de nombreux autres secteurs de Paris, Sainte-Marthe a miraculeusement échappé à la destruction de ses vieux immeubles, tous pourtant plus ou moins insalubres. Il faut dire qu'ici, la pression des associations a été particulièrement forte et finalement, elle a permis de favoriser une logique de rénovation de l'existant.

Bien sûr, le réaménagement urbain n'aura jamais de fin, c'est l'essence même d'une ville de ne jamais se terminer, … l'idée de la ville, c'est qu'elle se renouvelle constamment. Des immeubles se créent, d'autres se rénovent, d'autres disparaissent.
Mais la restructuration d'un quartier devrait toujours partir de l'existant, partir du vivant et surtout ne pas faire table rase de son passé. En cela, Sainte-Marthe est un bon exemple, tout comme la rue Jean Moinon toute proche qui a su, elle aussi, rester dans son jus.


Alors petit à petit, le quartier s'embellit, la vie revient. Les créateurs qui s'implantent ici se remarquent immédiatement aux couleurs vives qu'ils ont appliquées sur les façades des anciennes échoppes.

De nombreux cafés et restaurants ornent la place, est-ce un début de "gentrification" ? Probablement pas, tant l'étroitesse des rues et l'absence de possibilité de stationnement devrait rebuter les bobos, pourtant toujours à la recherche de nouveaux quartiers branchés.

A Sainte-Marthe, la rénovation n'est pas encore totalement achevée, mais c'est justement ce qui fait son charme, lui donnant parfois de faux airs de Naples, de Palerme ou de Barcelone... avec cette magie si particulière des lieux à cheval entre deux mondes, entre deux époques.



>> Des couleurs vives appliquées sur les façades des échoppes anciennes.

>> Tout près, la rue Jean Moinon.

>> Voir aussi: "Démolition, reconstruction, la ville en chantier".

 

 

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Inaccessible campagne.

20 Novembre 2011, 10:24am

Publié par barreteau

Rue Irénée Blanc  75020 Paris -Juin 2006 -


A la Porte de Bagnolet, on en est pourtant tout près, mais vous ne trouverez aucune pancarte, aucune indication pour la "Campagne à Paris".

Pas facile à atteindre, cette "Campagne" située aux confins du 20ème arrondissement, tant elle se dissimule derrière la ceinture de ses propres immeubles.

Pourtant, une fois gravies quelques marches d'escaliers, c'est vraiment … la campagne à Paris. En quelques mètres, vous passez du tumulte de la ville à la sérénité d'un paisible village fleuri. Le contraste est saisissant.

Cette petite cité, dont la construction remonte aux années 20, était alors réservée aux familles peu favorisées, et … il y a encore seulement trente ans, le secteur n'avait pas grande notoriété. Puis il est devenu très recherché, très branché ... si bien qu'aujourd'hui, en flânant dans l'une ou l'autre des deux rues principales, il est possible de croiser l'une des nombreuses stars qui y résident.

Alors demain, ce coin tranquille pourrait bien se retrouver dans tous les guides touristiques de la capitale ?


>> La campagne à Paris, déjà sur Parisperdu.

>> Des capitaines en Campagne …
 

 

 

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Passages du nord ... au sud.

16 Novembre 2011, 09:31am

Publié par barreteau

Démolitions rue Petit et passage du Nord, 75019 Paris (1995)


Dans le nord-est de Paris, trouver un "passage du Nord" semble tout naturel.
Devons-nous nous étonner alors de rencontrer tout près, une autre voie qui porte le nom de … passage du Sud ? Non, car la logique est strictement respectée. Ce dernier se situe au sud du premier passage !

De part et d'autre de la rue Petit, se forme donc un curieux "double U" de passages: Passage du nord et Passage du sud, mais aussi Passage Dubois et Passage Binder.

Le quartier, un temps déclaré en ZUS, "zone urbaine sensible", connaît depuis sa restructuration, dans les années 1995, une amélioration notable de son environnement.

L'un des exemples les plus concrets de cette évolution est la création, au 33 de la rue Petit, tout près du passage du Nord, du jardin partagé "Les petits passages" désormais géré par l'Association J2P qui promeut le jardin via le slogan: "Cultivons notre quartier", …tout un programme.


 

>> Le Passage du Nord aujourd'hui.

>> Le jardin partagé "Les petits passages".

>> L'Association J2P.

  

 

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Paris photo, le "off ".

12 Novembre 2011, 09:18am

Publié par barreteau

©Photo : Marc Montméat


Actuellement, Paris Photo célèbre sa 15è édition au Grand Palais et, l'on peut dire qu'avec 135 exposants, originaires de 23 pays, il est devenu un rendez-vous international incontournable pour la photographie.


Mais, en parallèle, depuis l'an dernier, l'on voit émerger un salon "OFF", dédié aux galeries de jeunes photographes. Et, pour sa seconde édition, le salon Photo Off - parrainé cette année par Martin Parr - nous réserve de belles découvertes.

Parmi celles-ci, mon photographe coup de cœur est incontestablement, Marc Montméat. Conseiller d’insertion et de probation en milieu carcéral depuis 10 ans, Marc Montméat, diplômé de sociologie et lauréat du prix SFR jeunes talents photo 2009, s’interroge sur l’Homme et son environnement.

Aujourd'hui, il aborde la "Solitude Urbaine". Dans ses images, il nous pousse à concevoir le monde urbain comme oppressant et soumet même l’idée de "carcéralisation" de la ville.

Son travail, en noir et blanc, n'a - malgré le thème choisi - aucune noirceur, tant l'approche graphique, savamment étudiée, a quelque chose d'aérien qui favorise l'évasion …




>> Marc Montméat, photographe de la "Solitude Urbaine".

>> Courrez vite à La Bellevilloise pour découvrir Paris photo, le "off".

 

 


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A Nantes, Paris n'est pas perdu.

8 Novembre 2011, 09:10am

Publié par barreteau

Le pont des arts - Photo © Damien Vassart


Ce week-end, des amis nantais m'ont offert un tirage pro de cette photo.
Connaissant mes passions pour Paris et pour la photo argentique en noir et blanc … ils ne se sont pas trompés.

Et, pour parodier Georges Brassens, j'aurais pu leur dire ( leur chanter ?… non là, je ne peux pas !):

"Si, par hasard,
Sur le pont des Arts,
Tu croises des amis,
Dis leur merci …"


Alors, merci Armelle, merci Patrick !


>> Le photographe Damien Vassart, site officiel.

>> Ecouter Brassens, … sur le pont des Arts.
 

 
 

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L'Imparfait du présent.

4 Novembre 2011, 08:59am

Publié par barreteau


Il y a tout juste 10 ans, Alain Finkielkraut publiait "L'imparfait du présent ".  
Se retournant alors sur l'année 2001, c'est aussi sur le vingtième siècle qu'il jette un regard.

En soixante-dix courts textes qui prélèvent des fragments de l'actualité de notre monde chaotique, l'auteur nous invite à nous adonner à ce difficile et salutaire exercice : penser par soi-même.

"L'imparfait du présent" est une méditation sur notre temps, pour nous dire le monde moderne comme il le voit, c'est-à-dire soumis à quelques alternatives sommaires et dégradé par un certain nombre d'avilissements.

Dix ans plus tard, rien ne semble avoir changé, nous vivons toujours dans ce même monde impitoyable où l'Argent l'emporte sur l'Humain.
Car, en ce moment, si le monde fabrique de plus en plus de profit, de moins en moins de gens en profite !

 

>> Lire aussi sur Parisperdu: "Carré des biffins".

 

 

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Hommage posthume.

31 Octobre 2011, 09:19am

Publié par barreteau

Rue  Westermann Paris 20ème _ juin 1996


A Paris, il est très rare que disparaisse le nom d'une rue.
Même en cas de modification drastique du tracé, ou de raccourcissement d'une voie, son patronyme d'origine est toujours conservé …

Longtemps ce principe a été scrupuleusement respecté.
La rue Vilin est à ce titre exemplaire, même au trois-quarts détruite, elle a conservé son nom; aller au-delà aurait été une insulte à la mémoire et à l'œuvre de George Perec.

Puis récemment, l'on s'est autorisé de grands chambardements, comme pour la rue Watt, … tant pis pour Boris Vian. La démolition d’hier, s’appelle aujourd’hui … déconstruction sélective.

Et finalement l'inimaginable a été réalisé : on a définitivement rayé de la carte des rues entières: rue de la Cloche, de la Voulze, Westermann … où êtes-vous ?

Parisperdu veut rendre hommage à ces rues, un hommage … posthume.


>> La rue de la Cloche sur Parisperdu.

>> Rue de la Cloche_ Paris 20ème_ juin 1994 (Vidéo)

 

 

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Paris donateur.

27 Octobre 2011, 12:05pm

Publié par barreteau

De passage à Moissac pour visiter sa merveilleuse abbatiale, qu'elle n'est pas ma surprise de tomber sur un bâtiment de briques rouges dont le fronton porte l'inscription suivante :" Don de la ville de Paris - 1930" ? 

Pourquoi donc la ville de Paris aurait-elle offert à Moissac cette halle marchande, récemment transformée en salle de spectacles ?
Et, que s'est-il donc passé cette année-là?

En mars 1930, une véritable catastrophe s'abat sur Moissac, sans doute la ville la plus touchée par la grande inondation qui dévaste alors tout le Sud-ouest. A Moissac, l'on dénombrera en effet 120 morts, 1 400 maisons détruites et près de 6000 sans abris.

Face à ce désastre, un immense élan de solidarité se dessine partout en France.
Un vaste programme de reconstruction succède rapidement à la catastrophe. Près des berges du Tarn, de très nombreux logements individuels, redessinant des rues entières, sortent de terre dans le plus pur style Art déco. Ce qui donne aujourd'hui un charme tout particulier à la cité.

La ville de Paris, quant à elle, choisit d'aider Moissac, en lui offrant la reconstruction de ses halles centrales.
Erigé sur la place du marché, le nouveau bâtiment sera nommé "le Hall de Paris", vitré et décoré de fresques rouges au motif du fameux chasselas doré de Moissac.
Et sur le fronton, aperçu ce jour, a en effet été gravée une inscription à la mémoire de la Ville de Paris, en hommage à sa vive générosité.


>> En savoir plus sur les évènements de mars 1930.

>> Moissac, site officiel de la ville.

 

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L'ennui naquit un jour de l'uniformité.

23 Octobre 2011, 19:40pm

Publié par barreteau


Large de 40 mètres, l'avenue de France part de la rue des Grands-Moulins et remonte vers le nord-ouest. Sur la moitié de son parcours, elle longe, en les surplombant, les voies ferrées de la gare d'Austerlitz: triste panorama !

Elle traverse un quartier neuf comportant quelques trop rares cafés et surtout un nombre incalculable d'immeubles de bureaux, de logements, … tous identiques, navrants dans leur gémellité, car:

"C'est un grand agrément que la diversité.
L'ennui naquit un jour de l'uniformité."

écrivait  La Motte-Houdar, un fabuliste contemporain de La Fontaine.
 

Pour qui a connu le vieux 13ème, avec ses petits immeubles bas, ses maisons en meulière … et tout un habitat très diversifié , la morale de la fable s'applique parfaitement à l'avenue de France.


>> L'avenue de France, déjà sur Parisperdu …

 

 

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