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PARISPERDU
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Elie: il fait dans la "demi-mesure" ...

11 Janvier 2012, 09:53am

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Publié par barreteau


Mai 68 restera pour Elie une date importante, non pour les évènements qui marquèrent cette époque mais par le fait qu'il quitta alors, et en bons termes, son patron de la rue du Caire pour se mettre couturier à son compte, dans les hauts de Belleville.

Elie s'installa près du métro Pyrénées aussi, avait-il coutume de dire qu'il avait atteint les Pyrénées en passant par "le Sentier" !
Il occupait, au premier étage, un deux pièces que lui sous-louait son frère. C'est-là, dans un immeuble plutôt vétuste, qu'il implanta son atelier de "sur demi-mesure". Le terme ne figure pas au registre des métiers pour la bonne raison qu'à Paris, seul Elie a pratiqué cette activité.

Elle consistait à fabriquer des costumes sur mesure à partir de vêtements "grands patrons", on dirait aujourd'hui XXL, souvent invendables et que lui cédait à bon prix son ancien employeur. Comme le costume n'était pas intégralement fabriqué "sur-mesure", Elie avait inventé le terme de "demi-mesure".

Rapidement le bouche à oreille fonctionna et Elie fut obligé de chercher des sources d'approvisionnement complémentaires à celle de son ex-patron.
Il faut dire qu'Elie avait le génie de la coupe et ne vivait que pour la couture. Aussi fallait-il le voir, tel un maître de ballet, le mètre-ruban autour du cou, la pelote d'épingles au poignet et la craie de couturier en main, tournoyer autour de son client pour lui ajuster au mieux sa tenue … ajouter un peu d'étoffe au niveau de la poitrine pour les messieurs à fort jabot ou au contraire en retirer pour ceux aux fesses plates …
Pour le pantalon, il ordonnait au client de faire lui-même la mise en place de la "partie intime", en s'exclamant : "le fusil à gauche, s'il vous plaît, toujours à gauche, … !"

Puis, à la fin de l'exercice pratique, Elie retrouvait rapidement son âme de commerçant : "Je te fais le second à moitié prix, crois-moi c'est une affaire" lâchait-il systématiquement, sans que l'on comprenne bien si la bonne affaire était pour le client … ou pour lui ?
Mais vous aviez passé avec ce dôle de petit bonhomme un bon moment et vous repartiez toujours de la rue des Pyrénées, le cœur plus léger, … le portefeuille aussi.



>> Denise, ouvrière en voie de disparition.

>> Artisans, générations perdues.



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Belleville Café.

7 Janvier 2012, 10:05am

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Publié par barreteau

Chez Freddy (aujourd'hui fermé), un des derniers cafés de la rue de Tourtille Paris 20ème_ Photo: © Sylvaine Conord


Une ville en recouvre toujours une autre. A Belleville, avec les destructions d'îlots anciens remplacés par des constructions plus ou moins anarchiques, les frontières des migrants se sont déplacées au fil des années. Les Chinois dans le bas-Belleville ont déplacés les juifs séfarades qui eux-mêmes ont poussés les arméniens hors de Belleville.

Pour comprendre, pour sentir ces évolutions, le mieux est de pousser la porte d'un café de Belleville.
Une fois à l'intérieur, il faut choisir sa table, idéalement dans un angle de la salle, mais assez près du zinc afin de pouvoir écouter et observer les figures locales qui se relayent ici pour prendre leur quart sous des néons d'une autre époque. A l'opposé du comptoir, aux tables du fond de la salle, de vieux clients impassibles ont leurs habitudes: rêvasser là, sans un mot, dans un décor baroque.

Mais ces dernières années, le quartier est devenu un genre de Brooklyn parisien sans qu'on sache très bien de quel côté il va dériver. Vers un riche melting-pot à la new-yorkaise, produit de l'incessant métissage et de la boboïsation. Ou vers un quartier où la haine entre les communautés est explosive?

Dans tous les cas, on aurait bien besoin des bistrots de quartier où il fait bon se coudoyer… Mais en restera-t-il encore ? Alors que tous ferment les uns après les autres.


>> "Belleville Cafés" par Anne Steiner et Sylvaine Conord, aux Editions L’Échappée.

>> Tout proche de "Chez Freddy", il y avait aussi "Chez Fanfan".

>> Malaise à Belleville.

 

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Connaissez-vous Paris ?

3 Janvier 2012, 10:03am

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Publié par barreteau


Entre 1936 et 1938, Raymond Queneau pose chaque jour aux lecteurs de l'Intransigeant, trois questions sur Paris. Ce feuilleton sur le Paris des années trente a donné lieu à un ouvrage de poche: "Connaissez-vous Paris ?" récemment édité chez Folio.

Le volume reprend 456 questions et réponses, soit le quart des 2102 que Raymond Queneau rédigea pour le quotidien. Comme toujours chez Queneau, c'est remplit de poésie, de charme.
Et c'est une invitation à la promenade, même si ce Paris a bien souvent disparu.

E
n réponse au titre de l'ouvrage, nous serons sans aucun doute beaucoup à répondre: "Non"; tant à la lecture des questions, on a finalement le sentiment de ne pas toujours bien connaître cette ville prodigieuse qu'est Paris.

Pour tous les amoureux de Paris, les flâneurs, les photographes, les spécialistes de l'antiopée, voilà un petit livre qui va leur donner très envie d'arpenter à nouveau les rues de la capitale pour découvrir les lieux parisiens qu'évoquent Raymond Queneau … quand ils existent encore !
 

  • Connaître Paris, via Parisperdu …:

>> Montrer Paris avec des yeux lucides et amoureux.

>> Balades hors des sentiers battus.

>> Parisperdu pour les nuls.

 

 

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Meilleurs Voeux pour 2012 ... !

30 Décembre 2011, 10:25am

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Publié par barreteau

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Une prolifération d'images ...

26 Décembre 2011, 14:55pm

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Publié par barreteau


Il n'est plus original de parler de la prolifération des images. Partout, nous vivons dans un monde plein de photos, de vidéos... Dans les rues, dans les transports, et même de plus en plus dans nos poches, sur les écrans de nos téléphones, nous "subissons" des images qui nous parviennent à un rythme de plus en plus accéléré. Nous ne prenons plus le temps de les analyser, de les hiérarchiser. La plupart du temps, nous recevons cette masse de visuels de manière très passive.

Parisperdu est là pour prendre le contre-pied de cet état de fait, en proposant des choix assumés, revendiqués. En donnant à chaque sujet plus ou moins d'importance, en faisant comprendre l'importance d'une légende, d'un texte explicatif … en laissant à chacun la liberté de choisir entre l'image ou le texte ou encore … l'image plus le texte.

Avec "l'album des Lieux retrouvés", Parisperdu va un peu plus loin. Le mélange s'ajoute à l'accumulation.

Cet album montre en effet des photographies où sont associées, mêlées ou superposées sur une même image deux vues d'un même lieu : l'une en couleur et l'autre en noir et blanc.

Ce dédoublement, ou ce collage, puise sa raison d'être dans un questionnement lié à la mémoire.
En effet, il ne s'agit pas de créer un document réel, mais plutôt de faire apparaître concomitamment plusieurs strates temporelles: celle du passé (l'image en noir et blanc) étant partiellement recouverte par celle du présent (l'image en couleurs).

C'est ainsi une façon de s'interroger sur ce que pourrait être une photographie objective, en dressant le constat de l'impossibilité pour l'instantané photographique de décrire le réel tel qu'on le perçoit, c'est-à-dire avec une dimension spatio-temporelle supplémentaire : celle de la mémoire.



>> Les "Lieux retrouvés" de Parisperdu.

 

 

 

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Flandre, morne plaine de Paris.

22 Décembre 2011, 09:46am

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Publié par barreteau

173, avenue de Flandre - Paris 19ème

La rue de Flandre, dans le 19ème arrondissement, est désormais devenue avenue, et c'est là, entre les stations de métro Riquet et Crimée, que s'élèvent les Orgues de Flandre. Un avant-gout de la banlieue nord toute proche.

C'est une architecture saillante, agressive, complètement écrasante vue du trottoir et, au milieu de ces tours, un square minuscule où règne une très forte tension. Stalingrad et sa came ne sont pas très loin.

Dans les rues alentour, le deal est partout, cent paires d'yeux vous regardent, insistent en espérant vous faire presser le pas. C'est vrai à la fin, qu'est-ce que vous foutez là, … et avec un appareil photo en plus : c'est de la provoc' ou quoi ?

L'avenue de Flandre, sorte de no man's land, reste dans sa crispation, son malaise …
Mais on peut se demander à quoi cela est dû exactement ?

A la laideur des Orgues, qui fait repoussoir ? Au fait qu'ici, il n'y ait rien à voir ? Car, avenue de Flandre, ce n'est qu'une succession de boutiques de chaussures en faux cuir, de vêtements mal coupés, d'accessoires bas de gamme … qui disent aux passants : "vous êtes pauvres, vous êtes donc forcément voués à la laideur..."

Décidément, Flandre est une bien morne plaine…


>> Les orgues de Flandres.

>> L'avenue de Flandre, déjà dans parisperdu.
 

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" Paris, Portrait d'une ville "

18 Décembre 2011, 11:02am

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Publié par barreteau

Démolition des Halles de Baltard. Août 1971. Copyright : Jean-Claude Gautrand.


Jean-Claude Gautrand, passionné par notre chère capitale, nous offre avec le livre "Paris" aux éditions Taschen, une chronique photographique exceptionnelle sur Paris. Avec ses 600 pages et plus de 500 photographies, ce livre est un incroyable voyage à travers un siècle et demi d’histoire, du second empire à nos jours.

Il faut dire que Jean Claude Gautrand, né en 1932, est l’un des plus grands spécialistes français de la photographie. C'est aussi un homme véritablement passionné par cette ville, sa ville "quand je franchis le périphérique, je suis à l’étranger" dit-il en reprenant les mots de Doisneau, qu’il fait sien.


Photographe professionnel depuis 1960, il s’est également fait un nom comme historien, journaliste et critique, grâce à de nombreuses publications. Il est l’auteur, toujours aux Editions  Taschen, des livres "Paris mon amour" (1999), "Brassaï" (2004) et "Ronis" (2005) et aussi de deux livres consacrés à Doisneau (2003).

Aujourd'hui, avec cette collecte de photographies tirées de dizaines d’archives et de collections privées, se rencontrent le passé et le présent, le monumental et le quotidien, les choses et les gens.

"Paris, Portrait d’une ville" qui vient de sortir en librairie, tombe donc à pic pour faire un très beau cadeau lors des fêtes de fin d’année. Car cet "album de famille", qui pourrait être celui de tout Parisien, fera le régal de tous les amoureux de Paris et de la photographie.



>> Ecouter Jean- Claude Gautrand nous présenter ce livre.

>> Le livre, au catalogue des Editions Taschen.

  

 

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Chez Ammad.

14 Décembre 2011, 10:05am

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Publié par barreteau

Chez Ammad.

18 rue  Véron Paris 18ème (Mai 2008)


Aujourd'hui les bistrots se meurent et, triste réalité, sont remplacés par des banques.
Mais dans le nord de Paris, certains troquets font encore de la résistance, et c'est tant mieux !
"Chez Ammad", est l'un de ceux-là et reste un "rade" parigot pur jus …

Contigu au Grand Hôtel de Clermont, dont vous ne devez pas craindre le nom pompeux, tant l'établissement est modeste, au bout de la rue Véron, n'hésitez donc pas à pousser la porte d'Ammad.

Vous pénétrez alors dans un lieu unique à Paris: un bistrot authentique qui nous vient de la fin du 19eme siècle. Un bistrot où Marcel Cerdan et Edith Piaf avaient leurs habitudes …Et le grand Bernard Dimey pensait peut-être à ce "rade" quand il écrivait:

" Quand on n'a rien à dire et du mal à se taire,
On peut toujours aller gueuler dans un bistrot."

Aujourd'hui, Chez Ammad est un bar où les bobos côtoient les classes modestes et moyennes, et où le touriste aventurier racontera, lorsqu'il sera de retour dans son pays: "qu'il est allé dans un vrai café typiquement français" …

Allez faire un tour là-bas en soirée, à l'heure où les curieux viennent se mélanger aux piliers de comptoir, vous trouverez alors une ambiance qui vous comblera, vous ne serez pas déçu !



>> Chez Ammad (page Facebook non-officielle)

>> Bernard Dimay, c'est qui… ?

 

 

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Ici, c'est Paris.

10 Décembre 2011, 08:22am

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Publié par barreteau


Le travail réalisé, au Printemps 1971, par le photographe Eustache KOSSAKOWSKI qui présentait alors la série  "6 mètres avant Paris", serait désormais totalement impossible.

A cette époque, KOSSAKOWSKI a le regard attiré par les écriteaux indiquant la limite administrative de Paris. Parcourant les portes de Paris, il décide de photographier toutes, absolument toutes les pancartes en tôle ou en ciment portant le nom de la capitale.

Le reportage comptera 159 photos, dont l'objectivité repose sur la distance identique adoptée à l'égard de chaque écriteau (6 mètres), sur la neutralité générée par la prise frontale et le cadrage qui est invariable.

Refaire cet exercice aujourd'hui relève de l'utopie, car, à quelques rares exceptions près, les panneaux "PARIS" ont disparu des portes d'entrée de la capitale.

Qui plus est, à l'approche de la ville, à chacune de ses nombreuses portes, on brouille désormais le message premier par une saturation d'informations.
Une forêt de panneaux vous signale confusément que vous entrez dans une zone en vidéosurveillance, que le stationnement pour livraison est limité à 30 minutes, que les cyclistes sont les bienvenus, etc… etc … !

A telle enseigne que, noyé dans cette forêt de signaux, l'indication "PARIS" peut apparaître comme marginale ...


>> Voir aussi: "6 mètres avant Paris".

 

 

 

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Ecrire avec la lumière.

6 Décembre 2011, 09:19am

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Publié par barreteau

Environs de Hoi An (Viêt-Nam) - novembre 2010


L'étymologie du mot est sans ambigüité: photographier, c'est écrire avec la lumière.
Parfois, on dit aussi que photographier, c'est "capturer" ou "shooter", mais je n'aime pas trop ces termes barbares, belliqueux …
Je leur préfère le terme "apprivoiser". Apprivoiser la lumière idéale qui ne dure pas, le regard d’un sujet que vous ne connaissez pas et qui ne vous connait pas, un moment fragile qui déjà s’échappe …

J’ai besoin de la photographie parce qu’elle me permet d’exprimer ce que l’écriture ne dit pas, de dévoiler ces interstices où les mots ne peuvent aller.
Je l’aime simple, saisissant un instant … parce qu'alors, elle repousse les limites du sensible et conduit un peu plus loin, au-delà des apparences.

Saisir un regard, un geste, un mouvement qui n’attend pas … la photographie c’est avant tout une rencontre.
Mais pour cela, il faut sortir de chez soi et aussi de soi, arpenter sa rue, sa ville, le monde peut-être … le photographe est forcement voyageur car, si rester c'est exister, voyager c'est vivre !

Vivez donc votre voyage dans Paris, même si ce Paris a disparu, Parisperdu est là pour essayer de vous le restituer !

 

>> Voir aussi: "De l'intérêt du Noir & Blanc ..."

 

 

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Aligre, surgi de nulle part .

2 Décembre 2011, 09:12am

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Publié par barreteau

Vue panoramique de la place d'Aligre en mai 2008, un lundi, jour de fermeture du marché.


Entre le Faubourg St Antoine et la rue de Charenton, dans la masse résidentielle du 12ème arrondissement, lové à l'écart des grands flux, il est un quartier comme "surgi de nulle part" : c'est Aligre.

Longtemps populaire et ouvrier, ce quartier non loin de la Bastille, fut à l'origine de maints soulèvements, de divers mouvements et de beaucoup d'initiatives, comme la "Commune libre d'Aligre", une association de quartier, dont Mick Michèle fut la marraine.
Egalement avant-gardiste, le quartier sera l'un des premiers, en 1981, à créer une radio libre: "Aligre FM".

Mais le point central du quartier, c'est incontestablement son marché.
Une identité bicéphale qui comprend un bâtiment couvert et, installés à l'air libre le long de la rue d’Aligre, des étals de forains.

Ce marché reste l’un des plus animés et des plus sympathiques des marchés alimentaires parisiens, avec des allures de petit "Ventre de Paris".

Depuis maintenant un bon nombre d'années, le côté ethnique est très présent à Aligre et aujourd'hui, le quartier attire les Parisiens en recherche d'authenticité...
Bobos, Bretons ou Berbères : tous parisiens, tous immigrés !



>> Aligre FM, site officiel.

>> La place d'Aligre, un jour de marché (mai 2008)


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Le douzième à la dérive ?

28 Novembre 2011, 09:30am

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Publié par barreteau

Un dimanche place d'Aligre, Paris 12ème.


Tel Janus, le 12ème arrondissement présente deux visages.

Une face calme et agréable, où, souvent, le 12ème montre qu'il a su conserver un profil sage, classique, bien "propre sur lui" avec, sous les arcades de l'avenue Daumesnil: ses petites galeries, ses showrooms et ses décorateurs …et au-dessus, coule la promenade plantée.
Bien sûr, quelque peu contaminé par son voisin, le 11ème, le quartier cède, par endroits, à la "branchitude", sans que toutefois cela n'altère en rien la quiétude des lieux.

Mais depuis quelques années, une autre face apparaît, moins légère, moins séduisante : celle d'un "quasi Barbès" avec ses trottoirs crasseux, encombrés de milliers de potelets ... et où les boutiques à kebabs remplacent les commerces de proximité.

Heureusement entre ces deux facettes opposées, il reste encore un secteur attachant.
Il est comme le filin qui empêcherait tout le quartier de partir à la dérive …
C'est le marché d'Aligre, avec sa pléiade de bars, de cafés, de restaurants et de commerces de bouche. Les week-ends, il y a foule sur cette place colorée … et là, le douzième hétéroclite mais authentique est encore bien vivant.


>> Se repérer dans les quartiers du  12ème.

 

 

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Le miracle de Sainte-Marthe.

24 Novembre 2011, 09:56am

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Publié par barreteau

25 rue Sainte-Marthe - Paris 10ème

Contrairement à de nombreux autres secteurs de Paris, Sainte-Marthe a miraculeusement échappé à la destruction de ses vieux immeubles, tous pourtant plus ou moins insalubres. Il faut dire qu'ici, la pression des associations a été particulièrement forte et finalement, elle a permis de favoriser une logique de rénovation de l'existant.

Bien sûr, le réaménagement urbain n'aura jamais de fin, c'est l'essence même d'une ville de ne jamais se terminer, … l'idée de la ville, c'est qu'elle se renouvelle constamment. Des immeubles se créent, d'autres se rénovent, d'autres disparaissent.
Mais la restructuration d'un quartier devrait toujours partir de l'existant, partir du vivant et surtout ne pas faire table rase de son passé. En cela, Sainte-Marthe est un bon exemple, tout comme la rue Jean Moinon toute proche qui a su, elle aussi, rester dans son jus.


Alors petit à petit, le quartier s'embellit, la vie revient. Les créateurs qui s'implantent ici se remarquent immédiatement aux couleurs vives qu'ils ont appliquées sur les façades des anciennes échoppes.

De nombreux cafés et restaurants ornent la place, est-ce un début de "gentrification" ? Probablement pas, tant l'étroitesse des rues et l'absence de possibilité de stationnement devrait rebuter les bobos, pourtant toujours à la recherche de nouveaux quartiers branchés.

A Sainte-Marthe, la rénovation n'est pas encore totalement achevée, mais c'est justement ce qui fait son charme, lui donnant parfois de faux airs de Naples, de Palerme ou de Barcelone... avec cette magie si particulière des lieux à cheval entre deux mondes, entre deux époques.



>> Des couleurs vives appliquées sur les façades des échoppes anciennes.

>> Tout près, la rue Jean Moinon.

>> Voir aussi: "Démolition, reconstruction, la ville en chantier".

 

 

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Inaccessible campagne.

20 Novembre 2011, 10:24am

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Publié par barreteau

Rue Irénée Blanc  75020 Paris -Juin 2006 -


A la Porte de Bagnolet, on en est pourtant tout près, mais vous ne trouverez aucune pancarte, aucune indication pour la "Campagne à Paris".

Pas facile à atteindre, cette "Campagne" située aux confins du 20ème arrondissement, tant elle se dissimule derrière la ceinture de ses propres immeubles.

Pourtant, une fois gravies quelques marches d'escaliers, c'est vraiment … la campagne à Paris. En quelques mètres, vous passez du tumulte de la ville à la sérénité d'un paisible village fleuri. Le contraste est saisissant.

Cette petite cité, dont la construction remonte aux années 20, était alors réservée aux familles peu favorisées, et … il y a encore seulement trente ans, le secteur n'avait pas grande notoriété. Puis il est devenu très recherché, très branché ... si bien qu'aujourd'hui, en flânant dans l'une ou l'autre des deux rues principales, il est possible de croiser l'une des nombreuses stars qui y résident.

Alors demain, ce coin tranquille pourrait bien se retrouver dans tous les guides touristiques de la capitale ?


>> La campagne à Paris, déjà sur Parisperdu.

>> Des capitaines en Campagne …
 

 

 

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Passages du nord ... au sud.

16 Novembre 2011, 09:31am

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Publié par barreteau

Démolitions rue Petit et passage du Nord, 75019 Paris (1995)


Dans le nord-est de Paris, trouver un "passage du Nord" semble tout naturel.
Devons-nous nous étonner alors de rencontrer tout près, une autre voie qui porte le nom de … passage du Sud ? Non, car la logique est strictement respectée. Ce dernier se situe au sud du premier passage !

De part et d'autre de la rue Petit, se forme donc un curieux "double U" de passages: Passage du nord et Passage du sud, mais aussi Passage Dubois et Passage Binder.

Le quartier, un temps déclaré en ZUS, "zone urbaine sensible", connaît depuis sa restructuration, dans les années 1995, une amélioration notable de son environnement.

L'un des exemples les plus concrets de cette évolution est la création, au 33 de la rue Petit, tout près du passage du Nord, du jardin partagé "Les petits passages" désormais géré par l'Association J2P qui promeut le jardin via le slogan: "Cultivons notre quartier", …tout un programme.


 

>> Le Passage du Nord aujourd'hui.

>> Le jardin partagé "Les petits passages".

>> L'Association J2P.

  

 

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