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PARISPERDU
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Ophélie et Nymphéa : la femme et l’eau.

20 Mai 2022, 10:46am

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Publié par barreteau

Ophélie et Nymphéa, deux approches artistiques.

 De haut en bas : Ophélie ©Lily Franey et Nymphéa ©Ange Leccia

 

Lily Franey et Ange Leccia sont deux artistes très différents mais j’ai décelé un fort cousinage dans l’une de leurs réalisations. En effet, tous deux se sont intéressés au thème de la femme et de l’eau pour nous proposer des images qui nous font rêver, voyager dans un imaginaire contemplatif.

 

Ophélie par Lily Franey

Lily Franey est une photographe professionnelle dont le travail s’inscrit dans le mouvement des photographes humanistes. Elle a côtoyé les plus grands : Willy Ronis, Sabine Weiss…

Mais parfois elle s’autorise un pas de côté, vers une démarche poétique, onirique… et là encore elle y excelle. Ainsi en 1996, Lily installe un décor dans son appartement et fait appel à des danseuses contemporaines pour travailler sur le thème de l’eau et d’Ophélie.

Il en naîtra une première exposition intitulés « Miroirs d’eau » où se mêlent photographies et sculptures textiles. La performance a lieu à la piscine de Villeneuve-Le-Roi où le décor et les photographies (accompagnés d’un spectacle de danse) sont situés sur le bord du bassin alors qu’une partie des spectateurs est dans l’eau.

Puis ces photographies seront projetées à l’Institut du Monde Arabe, en grand format, pour une performance chorégraphique sur le poème Ophélie d’Arthur Rimbaud :
Sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles…
On entend dans les bois lointains des hallalis…
 

Nymphéa par Ange Leccia

D’abord peintre, Ange Leccia se tourne rapidement vers les arts filmiques. Ses “arrangements”, comme il les nomme, naissent d’un travail sur l’image, filmée ou photographique.

A Nantes, en 2007, Ange Leccia réalise une œuvre pour ESTUAIRE, une manifestation annuelle organisée par Nantes Métropole.

À la tombée de la nuit, une jeune femme, nymphe ou sirène, évolue tranquillement dans l’environnement aquatique d’un canal. La créature semble prisonnière du canal, son corps semble se prolonger dans ce boyau inhospitalier. La lumière de la projection joue à la surface mouvante de l’eau, hommage bien perceptible d’Ange Leccia aux recherches picturales de Claude Monet. Cette ondine est incarnée par Laetitia Casta, icône adulée de notre société, devenue ici nymphe mythique contemporaine.


Et lorsque l’on sait qu’en anglais, Nymphéa se dit : « Water lily », Ange Leccia ne ferait-il pas un clin d’œil à Lily Franey ?


>> Lily Franey, site officiel.

>> Lily Franey déjà sur Parisperdu : (1) et (2)

>> Ange Leccia, site officiel.

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Lily Franey, amie humaniste de Willy (2) : "Les cueilleuses ".

29 Avril 2022, 11:29am

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Publié par barreteau

Lily Franey, amie humaniste de Willy (2).

© Lily Franey :  "Lucie, la cueilleuse de genêts"_ Auvergne, 2000_ (Vue partielle, image inversée)
© Willy Ronis : "La cueilleuse de thym, Lagnes (Vaucluse), 1980"

 

En approfondissant ma connaissance de l’œuvre photographique de Lily Franey, j'ai de nouveau été touché par l'une de ses photos qui - là encore - me renvoi en écho une autre photo de Willy Ronis.
J'ai appelé ce rapprochement : "Les cueilleuses ".

L'histoire est celle-ci : une cueilleuse de genêts par un matin froid d'hiver rencontre une cueilleuse de thym dans la chaleur de l'été.

Les deux photographes humanistes nous racontent leur photos :

Willy nous dit : "dans ce village du Vaucluse la cueilleuse n'était pas venue au rendez-vous, c'est Marie-Anne - ma femme - qui prendra sa place pour le cliché !"

Quant à Lily lorsqu'elle rencontre Lucie, la cueilleuse de genêts, en plus du croisement de leurs regards, il y a un autre échange. En effet, Lily raconte : "me voyant arriver tête nue, Lucie m'avait passé un de ses bonnets de laine en me disant, il faudra que je vous tricote des chaussettes de laine à vous. Depuis, je l'appelle ma mamie chaussettes".

C'est un peu la fable de la cigale et la fourmi !

 

 

>> Lily Franey, amie humaniste de Willy (1) : sous les jupes des femmes.

>> Lily Franey, site officiel.

>> Les photographes humanistes sur Parisperdu.

 

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Lily Franey, amie humaniste de Willy (1) : sous les jupes des femmes.

18 Avril 2022, 15:40pm

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Publié par barreteau

 

Lily Franey, une amie de Willy.

© Lily Franey :  "Cité du Val de Marne" (1991), sur le thème du poème "Tout dire" de Paul Eluard.
© Willy Ronis : "Place Vendôme - Paris, 1947".

 

J'ai fait récemment la connaissance de la photographe Lily Franey via l'Agence Gamma-Rapho qui gère ses droits. C'est ainsi que j'ai acquis l'autorisation de la publication du portrait de Willy Ronis qui figure sur un récent billet de Parisperdu, une photo prise par Lily Franey en 1993.

Lily Franey est née à Paris en 1947. Issue du monde ouvrier, elle travaille en usine dès l’âge de 14 ans. A partir de 1980, elle s’oriente vers la photographie. Mariée, mère de deux enfants, elle part pendant trois ans au Maroc avec sa famille. Elle y réalise ses premiers reportages qui seront publiés dans la presse. Puis, bien d'autres suivront : Au Nicaragua, elle photographie les Indiens Miskitos, au Mexique elle s’intéresse au sort des réfugiés du Guatemala, en Éthiopie et au Soudan, elle témoigne de la famine de l’hiver 1985. Elle parcourt ainsi l’Afrique de l’Ouest, le Vietnam, Madagascar, le Laos, l’Afrique du Sud, le Kurdistan et le Liban.

Son travail s’inscrit dans la démarche des photographes humanistes. Ses interventions constantes dans le monde du travail l’amènent à participer en 1991 à une grande exposition sur la vie des machinistes de la RATP, parrainée par Robert Doisneau. Les problèmes sociaux, plus précisément ceux de la vie des femmes, de la jeunesse et du monde de l’enfance sont au cœur du travail de Lily Franey qui se veut témoin de son époque.  Elle s’intéresse également à la ruralité et a réalisé une enquête photographique sur la transmission de la mémoire et les relations entre générations dans les villages du Livradois en Auvergne.

J'ai choisi ici une photo, sans doute un peu atypique du travail de Lily Franey mais pour moi, à la vue de cette photo, cela a été comme une évidence : j'ai instantanément revu une photo de Willy Ronis : "Place Vendôme - Paris, 1947".
Je suis certain que Lily ne m'en voudra pas d'avoir un peu occulté son combat qui souvent est au cœur de son travail photographique. Mais comme Willy était son ami, il est juste qu'elle se retrouve maintenant ici, en sa compagnie.

 

 

>> Lily Franey, site officiel.

>> Les photographes humanistes sur Parisperdu.

 

 

 

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Les conseils de Willy Ronis aux photographes.

29 Mars 2022, 11:11am

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Publié par barreteau

Le photographe Willy Ronis photographiant dans le bus à Paris, France, en 1993. © (Photo Lily FRANEY / Gamma-Rapho)

 

C'est Willy Ronis qui nous parle photo et qui - au passage - donne quelques précieux conseils aux photographes amateurs. A méditer puis à appliquer lors de nos prises de vues !
Ecoutons-le:

"Au moment du déclic, il y a toujours l’appréhension. Lorsqu’on travaille sur le vivant, il y a toujours une fugacité génératrice d’angoisse. « Est-ce que j’ai pris le bon moment ? ». Cette angoisse m’a toujours tenaillé.
Ensuite, il y a le moment du développement. Quand je développe, il y a naturellement la grande inconnue : « Est-ce que j’ai appuyé au bon moment ? N’ai-je pas négligé quelque chose qui, dans le fond, casse complètement l’intérêt de mon image ? Quelque chose qui prend une importance que je n’avais pas prévue au moment où j’ai appuyé ? ».
Physiologiquement, l’œil n’est pas construit pour embrasser tout le champ visuel avec la même capacité d’analyse. L’œil est un toucher à distance. Et on ne touche qu’un seul objet à la fois. L’œil est incapable de capter en photographie une vision globale : le principal et l’accessoire. Il y a toujours le danger que l’accessoire tue le principal.
L’exemple le plus simple, c’est le jeune homme qui photographie sa petite amie dans un jardin et ne fait pas attention qu’elle a un arbre qui lui sort de la tête. L’arbre est à trois mètres derrière mais il regarde la fille, pas ce qu’il y a derrière elle ! Ça, c’est une chose à laquelle il faut toujours avoir l’esprit : que se passe-t-il derrière et sur les côtés ?
C’est pourquoi j’aime tant les marchés. À mon avis, on touche là la plus haute difficulté photographique. On voit quelque chose d’intéressant mais quelque chose à côté peut tuer complètement ce que l’on voit : ou bien c’est un grand trou – et alors ça casse la composition – ou bien ça n’est pas bon et ça rentre en contradiction avec ce que l’on a voulu exprimer.
Il faut avoir l’œil partout.
Dans ces conditions, avec toutes ces contraintes, la photo parfaite pour moi serait celle où j’aurais pu communiquer à celui qui la regarde l’émotion qui a déterminé le déclic. Je veux faire participer. Je veux montrer quelque chose qui m’a ému et je voudrais que ce soit parfait.
Donc, les questions formelles sont extrêmement importantes. Je suis un fou de la forme. Pour moi, il ne peut pas y avoir de contenu exprimé s’il n’y a pas une forme complètement châtiée dans tous ses détails. Ou alors… c’est un cas très spécial. Par exemple lorsqu’il n’y a qu’un seul personnage avec un fond inexistant ? A ce moment-là, c’est la simple expression du personnage qui compte. Mais la composition est ce qui requiert mon attention la plus vive.

Je m’autorise à mettre en scène ou à faire recommencer une situation en reportage commandé, jamais la photo libre. Dans la photo libre, la composition se fait spontanément par le fait du hasard combiné avec votre aptitude à vous placer au bon endroit. Là, on photographie d’abord avec ses pieds. Cette composition sur le vif est évidemment très difficile ".

Voilà pourquoi Willy Ronis est toujours en attente du sujet. Il guette, il épie, mais le hasard fait ce qu’il veut, aussi il lui faut être en embuscade du hasard.
La chance, dont il parle souvent, se mérite et s‘apprivoise avec "une vision globale".
Il faut donc regarder partout pour ne pas tuer l’essentiel.
La vie immédiate est sa passion : " J’aimais le mouvement, c’est l’œil qui fait la photo". 

Il avait l’œil partout, mais surtout sur le cœur. Et ses photos sont pleines d’histoires en suspens… "J’ai remercié le destin de m’avoir fait photographe. Cela m’a probablement préservé de souffrances intolérables".
Et pendant ces 99 ans passés parmi les hommes, il aura promené son regard d’enfant, et sa soif d'amour pour l'Humain.

Du Front populaire des années trente au Paris bétonné des années soixante-dix, en passant par la lumière de la Provence, la poésie de Paris, les gens de peu des campagnes, les travailleurs des usines, les loisirs sur les bords de la Marne, les fêtes populaires, … Ronis rapporte la "geste populaire".

Plus promeneur que photographe, plus humain qu’artiste, il demeure, lui seulement redécouvert à 75 ans, comme une des plus belles sources de fraîcheur et d’émotion, qui soient arrivées à l’art de la photographie.

Peu de temps avant sa mort, dans une interview accordée à un grand quotidien, au journaliste qui le questionnait : Qu’aimeriez-vous que l’on dise de vous ?
Willy Ronis répondait : "J'aimerais qu'on dise, c’était un brave type et il était bon photographe".

Alors finalement quelle trace a-t-il laissé ? Une trace d'harmonie, de paix, d'humanité et une grande émotion chez tous ceux qui l'ont connu.
Je suis content d'avoir connu Willy Ronis. C'est une chance.

 

>> Willy Ronis sur Parisperdu.

>> Les photographes humanistes sur Parisperdu.

 

 

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Les Livres de Parisperdu.

24 Novembre 2021, 15:30pm

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Publié par barreteau

 Les LIvres de Parisperdu.

 

Depuis 17 ans j'anime le blog "Parisperdu" : c'est une longue période aussi désormais le blog sera en semi-sommeil.
Toutefois vous pouvez approfondir votre regard sur Paris grâce aux 2 livres que je viens de publier.

Le premier ouvrage s'intitule
Portraits incertains … de certains parisiens .

et le second :
Paris itinéraires bis, balades urbaines .

Pour en savoir plus, pour être parmi les premiers à découvrir cet ouvrage ou pour vous le procurer, c'est ICI.

 

Alors à bientôt…

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Publication du livre : "Paris itinéraires bis, balades urbaines" .

28 Octobre 2021, 10:13am

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Publié par barreteau

 

Première et quatrième de couverture du livre : "Paris itinéraires bis, balades urbaines" .

 

Depuis maintenant 17 ans j'anime ce blog et, pour aller un peu plus loin, tout en restant dans la même veine j'ai, en 2020, publié le livre :

Portraits incertains … de certains parisiens .

Aujourd'hui, pour aller encore plus loin, mon deuxième livre vient d'être édité, il s'agit de :

Paris itinéraires bis, balades urbaines .

 

Pour en savoir plus, pour être parmi les premiers à découvrir cet ouvrage ou pour vous le procurer, c'est ICI.

 

A bientôt peut-être…

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Paris poubelle (2).

24 Octobre 2021, 12:25pm

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Publié par barreteau

Paris poubelle

Voies sur berges, Paris 2021

 

Anne Hidalgo a eu raison de supprimer la circulation automobile sur les voies sur berges.
On voit bien sur cette photo la baisse de la pollution !

 

>> Voir aussi Paris poubelle (1).
 

  

 

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Paris chaos, Paris KO !

8 Octobre 2021, 18:16pm

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Publié par barreteau

 

 Paris chaos, Paris KO !

Bd des Batignolles Paris 17e ; © Parispieton

 

 

Aujourd'hui Paris c'est la saleté, les rats, partout des travaux inutiles qui n'en finissent pas entrainant de fâcheuses conséquences commerciales, une dette qui ne cesse de s'accroître, le saccage de l'esthétique parisienne, un vivre ensemble utopique dont personne ne veut … et elle prétend vouloir diriger le pays !

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Paris n’est pas un produit recyclable.

29 Septembre 2021, 15:01pm

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Publié par barreteau

Tour Eiffel, Brassaï, entre 1930 et 1932 ©Centre Pompidou, MNAM-CCI

 

« Anne Hidalgo esquisse sous nos yeux sa ville du XXIe siècle : un bidonville hérissé de blocs de béton, sans bancs publics et plein de jardinets défraîchis aux pieds des arbres », estime l’écrivain Jonathan Siksou.

Dans son ouvrage : "Capitale" l'auteur donne en quatre chapitres – Voir détruire, Voir mourir, Ne plus voir et Ne plus savoir –  la tonalité de son propos.

 

>> "Capitale" vient de paraître aux Editions du Cerf.

 

 

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Henri Cartier-Bresson : "Revoir Paris".

22 Septembre 2021, 10:44am

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Publié par barreteau

Revoir Paris.

Sous le métro aérien, Paris, Boulevard de la Chapelle, 1951 Copyright : Henri Cartier-Bresson (photo recadrée)

 

Pour sa première exposition après sa réouverture, le Musée Carnavalet – Histoire de Paris s’associe avec la Fondation Henri Cartier-Bresson pour mettre en lumière l’importance de Paris dans la vie et l’œuvre de ce photographe, l’un des plus grands photographes français du 20e siècle.
L'exposition s'intitule sobrement "Revoir Paris", une ville qui l'a inspiré pendant près de 40 ans. 

Dès 1931 et jusqu'en 1973, cet artiste français a constitué une œuvre monumentale avec des milliers de clichés qui ont marqué l'histoire. Il a posé les bases de la photographie de rue avec, notamment, de nombreuses photos prises à Paris car Cartier-Bresson voyageur au long cours, a toujours eu Paris comme port d’attache.

Dans cette ville, qu’il ne cesse de redécouvrir, son appareil photo ne le quitte pas. Photographier est une respiration, une affirmation, une protestation parfois. Ses images parisiennes qui figurent en bonne place dans son œuvre, témoignent de ses errances. Cette mosaïque d'images définit aussi un flâneur particulièrement attiré par les quais de la Seine et le Paris des marges.


>> A voir absolument jusqu'au 31 octobre 2021 au Musée Carnavalet : 23, rue de Sévigné 75003 Paris

>> La même image, non recadrée

>> Henri Cartier-Bresson sur Parisperdu :

(1)

(2)

(3)

(4)

(5)

 

 

 

 

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Commémoration des 150 ans de la Commune à Port-Vendres

7 Septembre 2021, 08:20am

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Publié par barreteau

 Commémoration des 150 ans de la Commune à Port Vendres

 

La Commune de Paris est réprimée et écrasée durant la « Semaine sanglante » du 21 au 28 mai 1871, pendant laquelle près de 20 000 Communards trouvent la mort. Les survivants sont souvent déportés. A la suite d’une campagne menée notamment par Victor Hugo, en mars 1879 des mesures d’amnistie très partielles sont prises et près de 1500 communards, de retour de déportation de Nouvelle Calédonie débarqueront à Port-Vendres en septembre de cette même année par différents bateaux.

Les 72 jours de la Commune de Paris et ses mesures ont profondément marqué l’histoire et la réalisation des conquêtes sociales dont ils ont été un précurseur, en témoigne l’accueil que la population de Port-Vendres fera aux déportés arrivés par les différents bateaux.

Pour commémorer les 150 ans de la Commune et l’arrivée des communards à Port-Vendres et l’association Port-Vendres des Paquebots organisent une exposition, gratuite, pendant une semaine du 11 au 18 septembre2021, dans la salle d’exposition du Fer à Cheval.

 

 

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Dubuffet/Villeglé : une affiche dans la ville

6 Septembre 2021, 10:37am

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Publié par barreteau

Dubuffet/Villeglé : une affiche dans la ville

Affiche lacérée par Jacques Villeglé, Rue du Grenier-Saint-Lazare, 18 février 1975
(© 2021, ADAGP, Paris / Frac Bretagne (photographie Hervé Beurel))

 

La Fondation Dubuffet revient sur un aspect relativement méconnu du travail de l’artiste : Dubuffet affichiste. Cette exposition révèle également comment l'une des affiches de l'artiste va, en particulier, intervenir dans une série à part entière de Jacques Villeglé.
De 1944 à son décès en 1985, Dubuffet a imaginé une centaine d’affiches pour accompagner ses expositions personnelles tant en Europe qu’aux États-Unis. L'exposition montre combien elles reflètent fidèlement les préoccupations du moment, les différentes transformations survenues dans la chronologie de cette œuvre prolifique et dense où apparaissent des temps forts, tel le cycle de L’Hourloupe qui s’étend sur près de douze ans (1962-1974).

En 1975, Jacques Villeglé découvre les affiches de Dubuffet. Il en arrache une première pour l’incorporer dans ses travaux de « peinture dans la non-peinture ». Le bonhomme de Dubuffet devient alors le nouveau personnage d’une suite d’une quarantaine d’affiches lacérées réalisées entre février et décembre 1975 que Villeglé exposera dix ans plus tard, en 1985, à la Maison de la Culture de Rennes sous le titre Le Retour de L’Hourloupe.

 

 

>> Fondation Dubuffet
137 rue de Sèvres - 75006 Paris 6e
Du 7 septembre 2021 au 7 janvier 2022

 

>> L'affiche de Dubuffet, non-lacérée

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Le mobilier urbain en voie d'élimination : pourquoi tant de haine ?

26 Août 2021, 15:37pm

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Publié par barreteau

Le mobilier urbain en voie d'élimination : pourquoi tant de haine ?

Dans les transformations entreprises dans la capitale, au-delà des bonnes intentions, la Mairie montre souvent une profonde méconnaissance de Paris et un réel manque d'empathie envers le patrimoine et l'Histoire de la ville, considérés souvent comme des fardeaux de la culture bourgeoise.
Cela donne l'impression d'une vieille haine pour les aménagements urbains de la Belle Époque avec leur raffinement, leur élégance pratique, et surtout cette merveilleuse cohérence avec les immeubles haussmanniens.

Ainsi aujourd'hui, c'est toute la famille des "meubles urbains" créés sous Haussmann par l’architecte Gabriel Davioud qui sont en voie d'élimination. Il s'agit de kiosques à journaux, de lampadaires, de panneaux d’information, de grilles et de "corset-tuteur" des arbres auxquels s’ajoutent, dans le même style car de la même époque, les colonnes Morris et les fontaines Wallace.

Le mobilier urbain participe pourtant à la personnalité d’une ville. Celui de Paris - l’un des premiers au monde à être mis en place - se caractérise par son unité de conception. Il en découle une homogénéité urbaine qui fait son image de marque et son principal facteur d’attractivité parmi les capitales mondiales. Le modèle défini par Gabriel Davioud n’en est pas moins adaptable aux nécessités de notre époque, comme il l’a déjà démontré.

C'est pourquoi porter atteinte à l’un des éléments de ce mobilier compromet une logique d’ensemble. Les bancs de la capitale, également conçus par Davioud, sont d’ailleurs simultanément attaqués comme l’est, plus généralement, l'ensemble du mobilier urbain parisien. Cette attaque se fait par la multiplication de mobiliers conçus « en rupture » avec l’aval de la municipalité. Le fait que l’auteur du nouveau modèle de kiosques à journaux ait appartenu au comité de soutien pour l’élection de l’actuelle maire ajoute à l’incompréhension des Amis de Paris.
Et, comme l'écrivait Jean d'Ormesson : "Le passé et son Histoire empêchent l'avenir de relever du seul hasard et de devenir n'importe quoi". Alors si Paris ne s'est pas fait en un jour, il ne doit pas être défait en quelques mandats.

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En vacances … Summer holidays …

26 Juillet 2021, 19:02pm

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Publié par barreteau

En vacances … Summer holidays …

 

En vacances … Summer holidays …

Retrouverez Parisperdu dès le 30 août 2021.

Les "posts" sont suspendus durant cette période de vacances ... loin de Paris.

Mais la messagerie reste ouverte : 24/24, 7/7;  aussi, pour me contacter, c'est ici

 

 

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Éole, il aurait pu être beau mon jardin…

9 Juillet 2021, 10:45am

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Publié par barreteau

Éole, il aurait pu être beau mon jardin…

 Les Jardins d'Éole et des consommateurs de crack dans le Jardin (juin 2021)

 

A Paris, Stalingrad a une lourde réputation à porter. Le quartier est, en effet, l'un des hauts lieux de la vente et de la consommation de drogues.

A Stalingrad, la came empoisonne la vie : celle des résidents comme celle des consommateurs. Elle est présente dans tous les lieux publics, en particulier dans les interstices laissés vacants dans la ville ; elle accapare l’espace, suscite de multiples scènes de violence entre les différents protagonistes – dealers, usagers, policiers – et produit une délinquance au quotidien.

Pourtant, dans un secteur qui constitue l’un des derniers îlots du nord-est parisien laissés à l’abandon et où l'ambiance est particulièrement pesante, une fenêtre de légèreté, une porte d'espoir s'était ouverte en mai 2007 avec la création des Jardins d’Éole.

Derrière cette étiquette bucolique se cache une opération qui pourrait sans doute à terme transfigurer le quartier. Car les jardins d’Éole, qui s’étalent tout de même sur 4 hectares, viennent combler l’absence quasi totale d’espace vert digne de ce nom dans le 18e arrondissement.

Certes, le lieu n’est pas forcément gâté, coincé entre les voies ferrées menant à la gare du Nord et la rue d’Aubervilliers, rue appelée à être redynamisée et remise en valeur, mais encore très fréquentée la nuit par les dealers. Une partie des jardins restant ouverte 24 heures sur 24, l’objectif non caché est de permettre aux riverains, par leur présence le soir et la nuit, d'inciter les dealers de la rue d’Aubervilliers à renoncer à leur trafic.

Pour ce qui est du jardin paysagé, il est certain que même si la proximité des voies ferrées peine à se faire oublier, malgré la présence d’une butte qui les occulte quelque peu, il aurait pu être beau mon jardin…

Mais il y a quelques mois patatras, invités par la Mairie de Paris, les dealers et les consommateurs de crack ont envahi le jardin H24, créant un lourd climat d'insécurité, agressant les passant et les familles voulant profiter du jardin. Des rixes ont éclaté, des poussettes d'enfants ont été malmenées… Puis le jardin a été évacué des vendeurs et des consommateurs de drogues, la police monte la garde. Mais cela conduit seulement déplacer le problème de quelques centaines de mètres, la drogue est retournée à Stalingrad…

Pour les jardins, il faudra être patient. La nature doit encore grandir et donnera, espérons-le, à ces Jardins d’Éole, un petit air de parc de la Villette...
Alors peut-être le secteur sera devenu plus respirable.

 

>> Sur Slate : un reportage sur les consommateurs de crack dans les jardins d'Éole.

>> Affiche apposée dans les Jardins d'Éole (Juin_2021)

 

 

 

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