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PARISPERDU

Quelques heures avec Willy Ronis.

3 Mai 2019, 18:20pm

Publié par barreteau

Quelques heures avec Willy Ronis.

Willy Ronis dans son appartement de la rue de Lagny, Paris 20ème (Février 2008)

 

Nous sommes en février 2008 et c'est ma troisième rencontre avec Willy Ronis, chez lui rue de Lagny.

Douze ans plus tôt, en 1995 donc, je l'avais rencontré pour la première fois à la FNAC Etoile, introduit par Régis Debray. Et, à la suite de cette première rencontre, il m'avait donné rendez-vous au Square Sarah Bernhardt, tout près de son domicile parisien.

Puis je reprendrai contact avec Ronis fin 2007, un an après le lancement du blog Parisperdu pour lequel je sollicitais son avis. Et là, pour en parler, il me fait l'immense honneur de m'inviter chez lui, rue de Lagny.

Pour cette troisième rencontre, je lui avais apporté de nouvelles photos de la rue de la Mare, un secteur qu'il avait beaucoup arpenté dans les années 55-60 et qu'il appréciait encore énormément.

Une autre rencontre était programmée en novembre 2008 mais elle n'aura pas lieu car je n'ai jamais pu le recontacter à la suite du message qu'il avait laissé sur mon répondeur téléphonique.

En juillet 2009, aux Rencontres photographiques d'Arles, dont il était l'invité d'honneur, j'ai seulement pu l'apercevoir brièvement sans toutefois pouvoir suffisamment l'approcher pour échanger quelques mots avec lui.
Je pensais alors que ce n'était que partie remise et que nous allions nous revoir à Paris. Mais je n'avais pas saisi à quel point ce déplacement à Arles avait pu le fatiguer. Car à peine deux mois plus tard, le samedi 12 septembre 2009 Willy nous quitte, laissant orphelins tous les amoureux de la photographie humaniste (et pas seulement). Il avait 99 ans. Mon modeste hommage sera le billet "Au revoir et merci Monsieur Ronis" que je publie le lendemain de sa disparition.

Les quelques heures que j'ai pu passer avec Willy Ronis m'ont appris beaucoup, sur l'homme d'abord dont je peux dire qu'il était un être merveilleux, ensuite sur Paris et les petites gens de la capitale dont il était une sorte d'expert et enfin sur la technique photographique qu'il m'a permis d'améliorer en me prodiguant quelques conseils. Un exemple parmi d'autres : "Attention, me disait-il, avant de déclencher vous devez vérifier que dans votre cadre il n'y a pas d'éléments qui vont parasiter votre image, car l'objectif lui, il avale tout".

Les années qui suivront, et encore aujourd'hui, le vide qu'il me laisse est immense. C'est sans doute pour cela qu'en 2012 je suis retourné rue de Lagny pour essayer de voir si cela m'apporterait quelque apaisement. Puis en 2015, dans le même état d'esprit, j'entreprends une sorte de pèlerinage à Gordes et à L'Isle-sur-la-Sorgue, dans cette Provence où il vivra - en famille - de façon permanente entre 1972 et 1983.
Vous l'avez compris je voue une admiration sans borne à ce grand bonhomme de la photo qui est dans mon panthéon photographique avec Boubat et Cartier-Bresson … Et, même si finalement je n'ai passé que quelques heures avec lui … que de richesses celles-ci m'ont apportée.

 


>> Willy Ronis et parisperdu.

 

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Eloge de la lenteur.

28 Avril 2019, 09:01am

Publié par barreteau

Eloge de la lenteur

 

Pourquoi sommes-nous si pressés ? Pouvons-nous et voulons-nous aller moins vite ?
Nous avons décidément tendance à privilégier la quantité des tâches à abattre à la qualité de nos actes quotidiens. A l'heure où la performance est requise sur tous les fronts de l'existence (travail, couple, famille, vie sociale et même... loisirs !), il est un courant d'opinion baptisé "Slow", qui propose de rééquilibrer rapidité et lenteur dans notre vie, et retrouver ce que les musiciens appellent le "tempo giusto".
Et si un bon usage de la lenteur pouvait rendre nos existences plus riches ?
Il ne faut pas culpabiliser de perdre son temps car "perdre" du temps c'est aussi très important, il est gagné sur la rentabilité et l'efficacité, et est donc propice aux rencontres, à l'aventure, aux imprévus qui changent une vie…
Bienvenue à la lenteur !


>> Slow life ou le mouvement "Slow".

>> L'art de flâner.

>> Retrouver la lenteur à Paris, rue des Prairies.

 

 

 

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A Paris, le nouveau palais de justice va "coûter un pognon de dingue"

22 Avril 2019, 15:50pm

Publié par barreteau

A Paris, le nouveau palais de justice va "coûter un pognon de dingue"

 Nouveau tribunal de l’avenue de la Porte-de-Clichy _17ᵉ arrondissement de Paris .

 

C'est un colosse qui ne passe pas inaperçu dans le ciel parisien. Aux Batignolles, trois boîtes empilées forment une tour de 160 mètres de haut et de 38 étages. Elles abritent le nouveau palais de justice (TGI) de Paris construit par la superstar italienne de l’architecture Renzo Piano qui - à Paris - nous avait déjà étonné avec sa création du musée Pompidou.

Beaucoup vont trouver ce nouveau TGI aseptisé, déshumanisé et saturé de badges de sécurité. Beaucoup vont regretter le site historique de l’île de la Cité, et en premier lieu, les avocats qui n’ont jamais été très enthousiastes à l’idée de quitter l’île. Alors que le déménagement du palais de Justice était évoqué dès 1995 et confirmé par Jacques Chirac en 2003, ils se sont battus contre deux projets d’implantation à l’Est de Paris. Un accord entre Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy a finalement abouti en 2008 au choix de Clichy-Batignolles, un site qui ne les enthousiasme pas beaucoup plus.
Mais plus que la localisation, la décision la plus contestable, prise à l’époque, a été de recourir au partenariat public privé (PPP) pour financer cet équipement de 2,3 milliards d’euros. Lauréat du marché, Bouygues a financé ce chantier et se rembourse sur les loyers que lui verse l’Etat.
En décembre dernier, la Cour des comptes dénonçait déjà "le recours au contrat de partenariat, qui a résulté d’un choix principalement guidé par des considérations budgétaires de court terme" et "a induit des surcoûts de financement avérés". Le loyer de 86 millions d’euros par an "pèsera fortement sur le budget du ministère de la justice jusqu’au terme du contrat", qui court jusqu’en 2044.
Et, le vrai problème du Tribunal de Paris pourrait bien être celui-là : son coût de fonctionnement. Alors comme dirait le premier personnage de l'état : "Tout ça va coûter un pognon de dingue" !

 

>> Déjà sur Parisperdu :

 

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Notre-Dame de Paris incendiée : la France et le monde sont en deuil.

16 Avril 2019, 12:42pm

Publié par barreteau

Notre-Dame de Paris incendiée : la France et le monde sont en deuil.

 

Les mots me manquent ...

 

 

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Hello … quai de Jemmapes !

10 Avril 2019, 10:13am

Publié par barreteau

Hello … quai de Jemmapes !

 176 quai de Jemmapes Paris 10ème

A Paris, dans le 10ème arrondissement, le long du canal Saint-Martin, quai de Jemmapes où cette photo a été prise, c'est un raccourci de deux cultures, de deux mondes éloignés qui nous est donné à voir et qui, ici, s'entrechoquent.

Au premier plan, le graff qui recouvre dans sa totalité un élément de mobilier urbain, nous montre un masque africain stylisé, un dessin probablement inspiré des Songyés du Zaïre. La fonction de ces masques est de régler les désaccords et aussi de protéger les nouveaux nés contre les maladies. On les sortait souvent lors des phases de la nouvelle lune. Mais on le sait, à Paris les graffs n'attendent pas les phases lunaires … ils sont partout présents de façon permanente.

Au second plan, une camionnette affiche le slogan "hello", par lequel on reconnait l'opérateur de télécommunications Orange. Le véhicule que l'on aperçoit ici est d'ailleurs affecté à la gestion de son réseau de fibres optiques.

Alors ce jour-là, Quai de Jemmapes, par le plus pur des hasards, les traditions africaines ancestrales ont rencontré les technologies modernes de communication …

 

>> Ailleurs autour du canal Saint-Martin.

 

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La plus ancienne photo de Paris montrant un être humain.

4 Avril 2019, 09:10am

Publié par barreteau

La plus ancienne photo de Paris montrant un être humain.

Boulevard du Temple, Paris printemps 1838, daguerréotype réalisée à par l'inventeur du procédé, Louis Daguerre.

 

Au milieu des années 1820, Louis Daguerre et Nicéphore Niépce inventent l’un des premiers procédés photographiques de l’Histoire : le daguerréotype qui permet de développer une image sur une plaque de cuivre recouverte d'une couche d'iodure d'argent.

Jusqu'en 1837, le temps de pose est encore extrêmement long, entre huit et dix heures, mais le procédé fonctionne plutôt bien. Deux ans plus tard, le système est tellement au point que l’on peut désormais photographier en extérieur et non plus uniquement des natures mortes prises en intérieur. 
Évidemment, en bon Parisien, Louis Daguerre, alors seul survivant du duo d’inventeurs, sort dans les rues de la capitale avec son nouvel dispositif et capture pour la première fois des scènes de la vie parisienne.

Depuis l’actuelle caserne Vérines, sur la place de la République, il prend ce cliché du boulevard du Temple, et c'est l’une des toutes premières photographies montrant un être humain. Aussi, à Paris, la première personne immortalisée sur une photographie est donc vraisemblablement un homme en train de se faire cirer les pompes…

Mais vous trouvez que celui-ci semble bien seul au milieu du Boulevard du Temple ?
En réalité, il est fort probable que la voie était très fréquentée au moment de la prise de vue, mais comme le temps de pose était encore très long, seul cet homme, resté immobile suffisamment longtemps, a été capturé par l’objectif de Daguerre.


>> Vous n'avez pas trouvez l'homme sur la photo, on vous le montre ici …

>> En savoir plus sur Nicéphore Niépce.

>> En savoir plus sur Louis Daguerre.

>> Le premier être humain jamais photographié l'a été par Nicéphore Niépce. : "Point de vue du Gras". (1826 ou 1827).



 

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Le bistrot le plus cinématographique de Paris.

29 Mars 2019, 14:30pm

Publié par barreteau

Le bistrot le plus cinématographique de Paris.

Bistrot La Renaissance 112, rue Championnet 75018


Depuis sa création en 1903 le Bistrot La Renaissance a bien vieilli : murs jaunis et patinés par la fumée de cigarettes, peintures craquelées, vitres embuées… Il sent bon les années 30, avec son style Art Déco, ses colonnades baroques et ses fresques de paysages.

Pas étonnant donc, qu’il ait tapé dans l’œil des plus grands cinéastes pour servir de décor à plus d’une vingtaine de films.
Claude Zidi (Les Ripoux), Quentin Tarantino (Inglorious Basterds) y ont posé leur caméra, tout comme Michel Deville en 1974 pour "le Mouton Enragé", ou Claude Chabrol pour "le Sang des Autres" en 1984. Claude Miller, Alexandre Jardin, Pierre Salvadori… s’ajoutent notamment à la liste des réalisateurs ayant retenu ce bistrot comme cadre pour des scènes de leurs films.
Evidemment, les plus grands acteurs de cinéma ont du coup poussé les portes de La Renaissance : Romy Schneider, Jean-Louis Trintignant, Jane Birkin, Jean-Pierre Cassel, Philippe Noiret, Sophie Marceau, Daniel Auteuil …

Pourtant aujourd'hui c’est une brasserie plutôt discrète et pas grand monde n’est au courant de ses aventures cinématographiques. Le secret est bien gardé derrière les rideaux en dentelle, qui furent d’ailleurs posés pour Inglorious Basterds et qui, depuis, sont restés (rappelez-vous cette fameuse scène où Mélanie Laurent se fait séduire par Daniel Bruhl).
Ici, on reçoit une clientèle de quartier, et on essaye de conserver le côté "frenchy". Vous pourrez donc y déguster les œufs à la coque, les entrecôtes ou la côte de cochon, mais aussi le bœuf bourguignon et la blanquette maison… et çà, c'est pas du cinéma !

 

>> Les bistrots de Parisperdu.

>> Il y a bistrots et bistrots ...

 

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Mais comment encore aimer Paris ... ?

24 Mars 2019, 08:46am

Publié par barreteau

Mais comment encore aimer Paris ?

Passage Lhomme_75011 Paris

 

Il faut avoir aimé Paris et l'avoir quitté pour être déprimé et attristé en y revenant.

Le point de départ du désamour de la capitale remonte à l'époque où les Halles ont été transférées hors de Paris et qu'alors on a détruit les pavillons Baltard.
A partir de là, commence un Paris bobo, un Paris complètement chamboulé. Puis Paris est devenu sale, envahi d'oisifs et de mendiants. Un Paris couvert de tags, de graffs, de choses immondes, avec comme "clou du spectacle" les jardinières-urinoirs qu'a  récemment fait installer Madame Hidalgo. Alors là, je dis bravo, notre ville lumière est bien définitivement éteinte !

Les très aisés, les très aidés, les héritiers, voilà désormais les parisiens. Ajoutons-y un petit peuple immigré qui sert de nounou ou de main d'œuvre de proximité ou bien qui se débrouille comme il peut.
Pour les autres, simples travailleurs des classes moyennes, voire moyennes plus, c'est le 25 mètres carrés encore à quarante ans ou bien la banlieue avec son RER peu reluisant et ses pannes, ses retards pour un retour tardif à la maison. Mais bon, il y a ceux qui sont dans la bulle et ceux qui sont dehors.
On a beau avoir aimé Paris, comment encore aimer cette ville quand elle vous rejette ?

 

>> Les jardinières-urinoirs de Madame Hidalgo.

 

 

 

 

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J'avais l'impression de connaître Paris …

16 Mars 2019, 19:11pm

Publié par barreteau

 J'avais l'impression de connaître Paris …

 Rue de Belleville, Paris 20ème_Juin 2010

 

Je croyais connaître Paris depuis longtemps. Et, pourtant, ce jour-là j'avais l'impression de le découvrir pour la première fois. Alors je suis resté planté à des coins de rues, totalement fasciné par ce que j'essayais de saisir du cours désordonné de la vie.
Les espaces, les rues, les lignes peintes sur la chaussée, les bâtiments souvent peu élevés, le ciel et surtout les gens dans leur diversité et dont les déplacements s'enchevêtraient dans la lumière souvent blafarde de la région parisienne. Tout cela me fascinait.

Moi qui m'apitoie sur les transformations souvent peu heureuses de la capitale, je réalisais ce jour-là que Paris n'était donc pas perdu … non tout simplement c'est qu'il change, qu'il se renouvelle tout le temps, en un mot : "qu'il vit" et comme tout être vivant, qu'il fait parfois des erreurs.


>> Comment un quartier se transforme : l'exemple du 10ème arrondissement.

>> Vers une nouvelle géographie urbaine.

 

 

 

 

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La nuit on n'y voit que du bleu.

11 Mars 2019, 09:06am

Publié par barreteau

La nuit on n'y voit que du bleu …

Rue-Tunnel Proudhon_ Paris 12ème

 

Y aurait-il désormais à Paris une rue qui ambitionne de rivaliser avec la rue Watt, la célèbre rue si chère à Boris Vian et à Léo Mallet, située au fin fond du 13ème arrondissement … ?
Mais la rue Watt d'hier,  une rue à l'atmosphère à la fois glauque et fascinante a bel et bien disparue depuis sa pseudo-rénovation.
Aussi la comparaison concerne-t-elle la rue Watt actuelle, désormais transformée en un hermétique tunnel éclairé comme un manège de foire foraine ... et sa rivale d'aujourd'hui qui serait la rue-tunnel Proudhon située dans le 12ème.

Mais pour la rue-tunnel de l'anarchiste Proudhon, il faudra se lever de bonheur pour me faire croire qu'elle dégage plus de poésie que l'ancienne rue Watt.
Finalement, pour l'une comme dans l'autre,
la nuit désormais on n'y voit que du bleu !


>> Le jour on y voit un peu plus clair …

>> Est-ce encore la rue Watt ... ?


>> La rue Watt sur Parisperdu.

 

 

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"La vie en passant" : 1ère rétrospective allemande de Willy Ronis à Aix-la-Chapelle.

6 Mars 2019, 09:32am

Publié par barreteau

"La vie en passant" : 1ère rétrospective allemande de Willy Ronis à Aix-la-Chapelle.

"Petit parisien, 1952"
Photo dédicacée par Willy Ronis le 20 août 2004 lors du vernissage de son exposition à Aix-la-Chapelle

 

La première grande rétrospective des photos de Willy Ronis en Allemagne a lieu en 2004 au musée "Aachen Suermondt Ludwig".
"La vie en passant" (c'est le titre de l'exposition) montre alors quelque 160 clichés pris au cours des 50 dernières et qui resteront exposés durant trois mois. Le titre de l'expo est très pertinent car, comme Ronis le disait souvent : "Durant toutes ces années, j'ai uniquement photographié la vie, comme ça, en passant "

A Aix-la -Chapelle Ronis est, en 2004, alors peu connu en Allemagne, aussi le catalogue de l'expo pense utile de donner cette présentation du photographe français :

"Né à Paris en 1910, Ronis appartient à un cercle de photographes humanistes incluant par exemple Robert Doisneau et Henri Cartier-Bresson.
Ronis, qui a dû abandonner la photographie en 2002, a également participé à la légendaire exposition photographique "The Family of Man" en 1955 au Musée d'Art Moderne de New York, a reçu une médaille d'or à la Biennale de Venise en 1957.
Entre les quartiers populaires de Paris, sa ville natale et les places de villages de Provence, Ronis a capturé les relations humaines et des scènes quotidiennes d'images sensibles. Les détails qu'on y relève et qui sont apparemment insignifiants contribuent pourtant significativement à la pertinence de ses images.

Il était tout sauf un photojournaliste impétueux, c'était plutôt un observateur silencieux de son prochain".

Il est vrai que lorsque Willy Ronis nous montre le "Petit parisien, 1952", ce petit garçon, qui court fièrement avec une grande baguette de pain sous son bras, il témoigne d'une époque où les jeux d'enfants étaient bien différents de ceux de notre époque, dorénavant noyautés par les consoles de jeux et les gazouillis incessants des messageries des réseaux sociaux.

"Willkommen und danke" Monsieur Ronis !

 

>> Willy Ronis et Parisperdu.

>> Vente De la succession Willy Ronis - 13 décembre 2016
        "Le petit Parisien – Paris,1952", Lot 107, estimé par ARTCURIAL : 8 000 - 10 000 €, s'est vendu 19 500 €

>> Sur le banc avec Willy Ronis.

 

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Une auberge "éco-éco" à La Chapelle.

1 Mars 2019, 08:59am

Publié par barreteau

 Une auberge "éco-éco" à La Chapelle …

Auberge de jeunesse Paris-Yves Robert au 20, esplanade Nathalie Sarraute, Paris 18ème

 

Dormir "éco-éco" c'est à dire "éco...logique" et "éco...nomique" à Paris c’est possible à la Halle Pajol, dans le quartier populaire de la Chapelle.
 
Construite en 1926, la Halle faisait partie des "Messageries de l’Est". Elle comprenait alors à la fois des hangars, un centre de tri postal et des bureaux de douane.

Après rénovation, cette splendide structure d’acier abrite, depuis 2013, une Auberge de Jeunesse de 330 lits, répartis pour l’essentiel en chambres collectives pour 3 ou 6 personnes. Des chambres sobres mais lumineuses et l’ambiance y est à la fois studieuse et joyeuse.
Et comme la jeunesse est évidemment une question d’état d’esprit, il n’y a pas de limite d’âge pour profiter de ce bel endroit.

Ecologique ? Oui car avec un toit qui supporte 3 500 m2 de panneaux solaires photovoltaïques, une ossature en pin, une isolation à base de chanvre et un puits canadien pour le rafraîchissement des pièces, l’auberge est ainsi un bâtiment à énergie positive.

Economique ? Oui également car la nuit avec petit déj' est facturée 27,60 € …
A l'Auberge de La Chapelle Paris-Yves Robert, la proposition est donc bien " éco-éco" : économique et écologique !


>> Site officiel de l'Auberge de Jeunesse.


 >> Voir aussi sur Parisperdu : l'Auberge de la rue de Vitruve.

>> Il y a 10 ans, la ZAC Pajol sur Parisperdu.
 

 

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Des Laiteries dans Paris.

23 Février 2019, 11:29am

Publié par barreteau

 

Des Laiteries dans Paris.

 Laiterie la Chapelle 72 Rue Philippe de Girard, 75018 Paris

 

Dans les années 60 j'ai pu, dans les rues de Paris, assister à des scènes insolites. Telle celle de ce passant, vêtu d'un pardessus dissimulant mal le bas d'un pyjama, et qui portait à la main une boite à lait en aluminium. Il allait chercher son breuvage matinal chez le crémier du coin qui vendait son lait à la louche.

Il est loin aussi le temps où le laitier passait au petit matin déposer, sur le seuil de votre immeuble, des bouteilles (en verre) de lait de la ferme. Le progrès industriel apportera par la suite la stérilisation du lait à haute température, le fameux "lait UHT" emballé dans des packs cartonnés que le parisien pourra aller chercher, à l'heure qui lui plait dans la supérette de son quartier.

Mais depuis presque 2 ans, les laiteries artisanales sont de retour dans Paris. Seulement voilà, vendre du lait cru en vrac ne serait plus aujourd'hui ni sanitairement sûr ni économiquement viable, aussi les nouvelles laiteries parisiennes fabriquent et affinent des fromages, produisent des yaourts, des faisselles, du fromage blanc, de la crème et d’autres surprises selon leurs inspirations ! Les laits de vache, de brebis ou de chèvre arrivent parfois de fermes franciliennes situées à seulement une quarantaine de kilomètres de Paris.

Nous avons repéré trois laiteries qui aujourd'hui fonctionnent selon ce nouveau schéma :

  • "La Laiterie de Paris", une boutique atelier dans le quartier de la Goutte-d ’Or (18ème),
  • "La fromagerie Nanina", qui fabrique de la mozzarella dans le 11ème arrondissement,
  • "La Laiterie La Chapelle", qui fabrique des fromages près du métro Marx Dormoy (18ème)

 

A tester au plus vite …

 

>> La Laiterie de Paris _ 74 Rue des Poissonniers, 75018 Paris

>> Nanina, 24 bis, rue Basfroi, 75011 Paris

>> Laiterie de la Chapelle, 72, rue Philipe-de-Girard (XVIIIe).

 

 

 

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Pour mieux connaître "Les Frigos" …

18 Février 2019, 09:32am

Publié par barreteau

 Pour mieux connaître "Les Frigos" …

Les Frigos, rue neuve Tolbiac Paris 13ème _ Décembre 2012

 

C'est au lendemain de la première guerre mondiale que la compagnie du "Paris-Orléans" débute la construction de la gare frigorifique de Paris-Ivry communément appelée : "Les Frigos". Mis en service en 1921, ils permettent de recevoir les trains de denrées périssables, en provenance de toute la France.
La fermeture des Halles de Paris au début des années 70 et l'ouverture du marché de Rungis entraînent l'arrêt de l'activité des entrepôts frigorifiques qui, dès lors, seront quasiment laissés à l'abandon avant que Réseau Ferré de France, nouveau propriétaire des lieux depuis 1997, ne vende les bâtiments à la Ville de Paris.

Depuis, les lieux ont assez peu changé. Laissés à l'abandon pendant une dizaine d'années, ils sont ensuite investis par des musiciens, des sculpteurs, des comédiens, des photographes, et autres artistes... Béton armé, brique, liège : les murs très épais destinés à conserver le froid permettent aux "musicos" de répéter sans troubler les voisins ! Les "Bérurier Noir" et "La Souris Déglinguée" y ont enregistré leurs premiers albums. Peu à peu, sur les murs, à l'intérieur du bâtiment, chaque centimètre carré a été recouvert de peintures et autres tags. 

Aujourd’hui, les deux bâtiments formant un angle droit sont toujours là, reliés par la tour qui abritait un grand escalier, un ascenseur et, tout en haut, un château d’eau.
Et même si les façades initialement aveugles ont été trouées d’une série de fenêtres, on peut encore y deviner les inscriptions "CEGF", "Cie des Entrepôts et Gares Frigorifiques". Les rails qui permettaient aux wagons de pénétrer jusque dans le hall réfrigéré restent bien visibles, de même que l’un des quais de déchargement. 

Le bâtiment principal, qui comptait cinq étages de chambres froides, a été découpé en ateliers. L’autre aile, qui était réservé à l'administration, est toujours prolongé par une construction plus basse dans laquelle se trouvait la salle des machines, avec ses deux énormes compresseurs à ammoniaque.

Au grand mécontentement des occupants, une partie de l’ancien terrain des "Frigos" a été vendue pour construire un immeuble de bureaux dans les années 2000. Aussi désormais l’ancien entrepôt ne donne plus directement sur la Seine, et son adresse a changé. Fini le célèbre 91 quai de la Gare, place à la nouvelle "rue des Frigos". Une sorte de consécration pour ce bâtiment singulier, … près de cent ans après sa création !

 

>> Les Frigos déjà sur Parisperdu.

 

>> Les Frigos, site officiel.

 

 

 

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Veut-on vraiment un Tribeca à Paris ?

11 Février 2019, 09:29am

Publié par barreteau

Veut-on vraiment un Tribeca à Paris ?

Le Point FMR, au 200 Quai de Valmy, 75010 Paris

 

Paris veut-il singer New-York ? Le secteur du Canal Saint-Martin est-il le miroir de Tribeca ? Ce quartier résidentiel de Big Apple aux allures bobo branchouille, aux nombreux appartements atypiques très prisés … mais où il n'est pas évident d’y habiter tellement les loyers sont élevés.
Est-ce dans les deux cas la proximité d'un canal qui crée cette homothétie ? Car on le sait, Tribeca est un acronyme basé sur l'expression "Triangle Below Canal Street".

A Paris aussi on trouve la plus forte concentration des spots à hispters sur les rives du Canal Saint-Martin, où dès le retour des beaux jours vous trouvez foule de jeunes gens "boboïsant" pique-niquant et buvant bières et autres boissons ... toute la nuit.
Et, si on devait désigner un QG emblématique du Canal St Martin, sans la moindre hésitation ce serait Le Point FMR, au 200 Quai de Valmy, un ancien magasin de stockage transformé en "centre culturel de référence" et accueillant concerts, évènements, expos… et où surtout l’on peut boire des coups et danser toute la nuit !

Alors parisiens, bienvenue à Tribeca.

 

>> Voilà Tribeca !

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