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PARISPERDU
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Les Ponts de la ligne ferroviaire de la Petite-Ceinture.

16 Décembre 2018, 15:28pm

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Publié par barreteau

Les Ponts de la ligne ferroviaire de la Petite-Ceinture.

La ligne de la Petite-Ceinture enjambant la rue des Orteaux Paris 20ème

 

En 1999, l'Atelier Parisien d'Urbanisme recense 61 ponts subsistants encore sur le parcours de la Petite Ceinture. Parmi ceux-ci, on en dénombre 36 de type "rail", où la ligne enjambe la voirie et 25 de type "rue", où la voirie passe au-dessus de la ligne ferroviaire.

Si, sur l'ensemble du réseau, on ne compte que 3 passerelles pour piétons, il y a plusieurs ponts qui servent de tête de tunnel, c'est-à-dire qu'à l'une de leurs extrémités, le parcours de la Petite Ceinture devient souterrain.

Le parcours de la ligne comprend également deux viaducs, édifiés à des endroits déjà lotis lors de la construction de la ligne ferroviaire :

  • Le viaduc de l'Argonne, entre les avenues de Flandre et Jean-Jaurès, qui traverse six îlots différents et comprend plusieurs ponts ;
  • Le viaduc de Vaugirard, entre les rues de Vaugirard et du Hameau, qui lui, ne traverse qu'un seul îlot.

Mais les ponts les plus originaux de la Petite Ceinture sont les "gares pont" : une disposition adaptée à l’environnement urbain. En effet, habituellement, les ingénieurs des chemins de fer disposent les bâtiments des gares le long des voies, le rez-de-chaussée du bâtiment étant placé au niveau des quais. Mais dans un espace urbain   déjà   bâti   ou   en   cours   de   lotissement, comme   celui   des   arrondissements périphériques de la Capitale dans la seconde moitié du XIXème siècle, le terrain est cher quand il n’est pas rare. Par ailleurs, afin de supprimer les passages à niveau, la Petite Ceinture est établie par rapport au réseau viaire soit en profondeur (tranchée ou tunnel), soit en hauteur (talus ou viaduc). Aussi les ingénieurs et les architectes qui conçurent les gares de la Petite Ceinture durent adapter la disposition de ces bâtiments à la configuration locale de la ligne :

  • Sur les sections en talus, les gares furent donc placées le long des voies ;
  • Sur les sections en tranchée de la Petite Ceinture, les gares furent disposées au-dessus des voies. Le bâtiment est alors nommé "gare pont" ou encore une gare "à cheval sur les voies". Cette dernière disposition a été largement adoptée sur la Petite Ceinture car on ne compte pas moins de 14 "gares pont" sur un total de 29 gares.

 

>> Carte de la petite Ceinture ferroviaire en 1921.

 >> La petite Ceinture aujourd'hui et ses ponts (source: APUR).

>> La Petite-Ceinture sur Parisperdu.

 

 

 

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Rue des Terres-au-Curé.

30 Novembre 2018, 12:04pm

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Publié par barreteau

Rue des Terres-au-Curé.

Enfants prenant de l‘eau à la fontaine, rue des Terres-au-Curé, Paris 13ème, © Sabine Weiss 1954

 

Il y a fort longtemps, un curé avait donc des terres, ici dans le sud du 13ème arrondissement. Des terres d'une si grande superficie qu'il avait dû autoriser un droit de passage aux riverains : un sentier connu sous le vocable de la "Coupe des Terres au Curé". Ce chemin qui s'étendait alors jusqu'au boulevard Masséna fut divisé en deux tronçons coupés par les voies du Chemin de Fer de Ceinture.
Le premier tronçon qui aboutissait boulevard Masséna est devenu le square Masséna. Et, lors de l'urbanisation du secteur, le tronçon restant fut logiquement baptisé "rue des Terres-au-Curé".

A ne pas confondre avec l'impasse du Curé qui est une voie située dans le quartier de la Goutte-d'Or au cœur du 18e arrondissement de Paris.

 

 

>> La rue des Terres-au-Curé aujourd'hui, vue depuis la rue Regnault.

>> Sabine Weiss et Parisperdu.

 

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Le Mausolée : un ancien supermarché investi par les "street-artists".

25 Novembre 2018, 09:25am

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Publié par barreteau

Le Mausolée : un ancien supermarché investi par les "street-artists".

Place Auguste Baron (sous le périphérique exactement) 75019 Paris.

 

C'est l'histoire extraordinaire d'un supermarché Casino situé tout près de la Porte de la Villette. La "Grande Surface", de près de 40 000 m2, surdimensionnée, coincée sous le périph', difficile d'accès, mal famée le soir, est finalement fermée en 2008.
Cet espace gigantesque reste alors à l’abandon. Mais la nature a horreur du vide aussi pendant deux ans le bâtiment sera occupé et squatté avant d’être définitivement vidé de ses occupants puis clôturé, muré et, pensait-on alors, définitivement condamné.
Mais en 2010, deux "Street artists" Lek et Sowat décident d’investir les lieux et, pendant plus d’un an, dans le plus grand secret, vont s’attaquer, dans ces énormes volumes, à des kilomètres de murs blanc.

Un très grand nombre d’œuvres abstraites et de compositions parfois colossales vont alors émerger de cet espace abandonné et délabré, lui redonnant une âme et le transformant petit à petit en un Temple du "Street art", un temple qu'ils nommeront "Le Mausolée". Mais c'est un travail gigantesque pour seulement deux artistes, aussi près de quarante Graffeurs vont être invités à participer à cette folle aventure et vont ainsi laisser leur marque dans ce lieu.

Le secret de leur projet sera protégé jusqu’à son aboutissement, et révélé au grand jour seulement lorsque les artistes vont s’attaquer au toit du bâtiment qui lui est visible du périphérique et des immeubles voisins.

Le "Mausolée" est alors dévoilé au monde extérieur, avant d’être définitivement muré par la Ville de Paris, laissant pour seule trace de cette résidence artistique sauvage : des photos, un livre et une vidéo prises par les initiateurs du projet eux-mêmes.

Aujourd'hui personne ne sait quoi faire de l'ancien supermarché. Dans ce quartier en pleine expansion et de plus en plus bobo, le Mausolée reste le témoin d’une époque.
Cependant n'imaginez pas pouvoir visiter l'intérieur du Mausolée, s'y introduire est interdit bien sûr… mais certains pensent que le voyage en vaut la chandelle, pour la symbolique du lieu mais aussi pour les œuvres magnifiques qu’on peut y voir, malgré tous les efforts faits pour les cacher du monde.
 

>> Le Mausolée : des photos, un livre et une vidéo prises par les initiateurs du projet eux-mêmes.

>> Le Mausolée, des surfaces énormes …

 

 

 

 

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Rue du Chemin-de-Fer.

17 Novembre 2018, 09:14am

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Publié par barreteau

 

Rue du Chemin-de-Fer.

Rue du Chemin-de-Fer _ Paris 19e arrondissement.

 

Lorsque vous arrivez à la marge de la marge, à l'extrême extrémité de Paris, dans cette bande de territoire, parfois appelée "la zone", vous êtes entre routes et habitations, entre Paris et banlieues, entre circulations et stations … Au regard s’offre alors un espace interlope à l'activité plus ou moins développée, à la fois séduisante et dangereuse, calme et violente, sublime et immonde …

Il en va ainsi de la rue du Chemin-de-Fer, une voie située dans le 19e arrondissement de Paris. Elle débute place Auguste-Baron, rencontre immédiatement l'avenue de la Porte-de-la-Villette, puis passe sous le périph' et se termine également rue du Chemin-de-Fer … mais à Pantin, car ces deux rues, qui portent le même nom, sont dans un exact alignement.

Côté 19ème arrondissement, le bar-restaurant au "Rendez-vous des Routiers" fait l'angle avec la rue Pasteur de Pantin, mais vu sa façade décrépie et lourdement taguée, on devine qu'il a accueilli son dernier routier il y a déjà fort longtemps ….

 

>> Environnement de la Rue du Chemin-de-Fer _ Paris 19e arrondissement.

>> Non loin de là, dans un environnement similaire : la rue de la Clôture.

 

 

 

 

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Mais qui est Martine Franck ?

12 Novembre 2018, 10:03am

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Publié par barreteau

Mais qui est Martine Franck ?

Martine Franck, Italie, 1972 • Crédits : © Henri Cartier-Bresson/Magnum Photos

 

La Fondation Henri Cartier-Bresson rend hommage à Martine Franck à l'occasion de l’inauguration de ses nouveaux espaces dans le 3ème arrondissement. C'est l'occasion de découvrir la rétrospective de l'œuvre d'une artiste engagée qui revendiquait l’émerveillement et la célébration de la vie.

Mais qui est Martine Franck ?
Martine Franck est née à Anvers en 1938, mais elle grandit en Angleterre et aux États-Unis. Polyglotte, étudiante en histoire des arts, c’est lors d’un long voyage en Orient en 1963 qu’elle découvre la photographie.
De retour à Paris, elle devient photographe indépendante et collabore aux grands magazines américains : Life, Fortune, Sports Illustrated, le New-York Times et Vogue, avec des reportages et des portraits d’artistes. Elle participe aussi à la création des agences Vu, puis Viva. 

En 1970, elle épouse le célébrissime photographe Henri Cartier-Bresson qui va l’encourager dans sa propre voie. Elle rejoindra plus tard l'agence Magnum Photos qui diffuse encore aujourd’hui son travail.
Martine Franck nous a quitté en 2012, elle avait 74 ans.

La préparation de cette exposition et de l’ouvrage qui l’accompagne a été́ entrepris dès 2011 avec Martine Franck, elle-même. Le choix des photographies, du parcours plutôt chronologique et ponctué de textes, de l’entretien avec son amie, l’écrivaine Dominique Eddé étaient les principes acquis de ce vaste projet. On y retrouvera le fil de son travail au travers des séries de portraits, de paysages presque abstraits, qui ne manqueront pas de surprendre, et d’une sorte de chronique à distance de la vie politique.
Son travail est à son image ! Elégance et douceur pour des clichés majoritairement en noir et blanc.
A voir absolument …

 

>> L'Expo Martine Franck à la Fondation Henri Cartier-Bresson (6 novembre 2018 – 10 février 2019).

>> Une photo prise à Paris en 1998 par Martine Franck © Martine Franck.

 

 

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Prolifération des rats à Paris.

7 Novembre 2018, 09:40am

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Publié par barreteau

Prolifération des rats à Paris.

 

Le square des Batignolles fermé pour dératisation.

 

A Paris, la prolifération des rats est spectaculaire et nourrit beaucoup d’inquiétudes. Leur présence dans des parcs majeurs comme le jardin des Tuileries ou le Champ de Mars vient casser l'image "romantico-touristique" de Paris.
Fin 2016, la mairie de Paris a lancé un plan d'action contre la prolifération des rats avec la fermeture d'une dizaine de parcs pendant plusieurs semaines afin d'éradiquer les colonies de rats qui y étaient présentes. 
Et aujourd'hui près de 2 millions d'euros ont été consacrés à ce plan de dératisation. Toutefois les résultats sont maigres car les experts évaluent toujours le nombre de rongeurs à Paris à près de quatre millions, … il reste donc beaucoup à faire !

Mais on le sait, le véritable ennemi de la Mairie de Paris, ce sont les voitures...
La saleté, la nourriture jetée, les poubelles qui débordent, les détritus partout et donc aussi les rats, … tout cela est le cadet de ses soucis...

 

>> Propreté de Paris dans "Itinéraire bis" de Parisperdu.

 

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Le recyclage des friches parisiennes (13/13) : Station F.

28 Octobre 2018, 12:44pm

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 Le recyclage des friches parisiennes (13/13) : Station F.

La "Station F"  55, boulevard Vincent-Auriol (Paris 13ème).

 

La Halle Freyssinet, rebaptisée Station F, est un bâtiment classé depuis 2012. La halle a été réalisée par l’ingénieur Eugène Freyssinet dans les années 1927-29 selon une technique alors innovante : le béton armé précontraint.
Constituée de trois nefs parallèles faites de voûtes minces en béton, la Halle est une réalisation imposante : 58 mètres de large, 310 mètres de long (imaginez la Tour Eiffel couchée).

La halle Freyssinet est, à son origine, une gare de fret connecté au réseau ferré de la gare d’Austerlitz. Désaffectée en 2005, la Halle a connu plusieurs projets de transformation : nouveau palais de justice, parc d'exposition …
Finalement, la Halle Freyssinet, deviendra la "Station F" : un immense incubateur dans le domaine du numérique. Plus de 34.000 m² sont dévolus aux "start-up" avec plus de 3000 postes de travail, des salles de réunion, des espaces événementiels - dont un auditorium de 360 places -, un "FabLab", un bureau de poste, un "pop-up shop", un café et un restaurant ouvert 24 h/24 et 7 j/7.

Cet accélérateur géant de start-up situé le cœur du secteur en renouvellement urbain de la ZAC Paris Rive Gauche, en contrebas de la Bibliothèque François Mitterrand, dans le 13ème arrondissement de Paris, est aujourd'hui une véritable réussite.


>> Station F, site officiel.

>> La saga de la Halle Freyssinet sur Parisperdu.
 

 

 

 

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Le recyclage des friches parisiennes (12/13) : Les Grands Voisins.

23 Octobre 2018, 08:48am

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Le recyclage des friches parisiennes (12/13) : Les Grands Voisins.

 Les Grands Voisins, Ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul. 74-82 avenue Denfert-Rochereau 75014 Paris 

 

Trouver dans le centre de Paris un lieu où l’espace n’est pas occupé et donc pas rentabilisé à 100 %, est devenu chose très rare. Et c'est justement ce qui fait le charme des "Grands Voisins". Les "Grands Voisins" est le nom donné au projet de transition de l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul vers un futur quartier de logements qui prendra place ici en 2023, dans le 14ème arrondissement.

Après sa fermeture en 2011, l'hôpital est devenu un centre d’hébergement d’urgence et a commencé à accueillir des services associatifs, des "start-up", des artisans, des artistes, un café en plein air, des poulaillers… c'est tout cela les "Grands Voisins".

Aujourd’hui sur le site, les travaux préparatoires au futur quartier ont commencé, mais les "Grands Voisins" s’adaptent et se redéploient sur des espaces qui seront encore disponibles jusqu’à 2020. Là, on vient d'ouvrir, dans la cour de l’Oratoire, un restaurant plutôt "cool" car on a le droit de ne rien consommer !
Vraiment aux "Grands Voisins" on se croirait dans un autre monde … hors de la capitale.


>> Les Grands Voisins, site officiel.

>> L'entrée du 82 avenue Denfert-Rochereau.


 

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Le recyclage des friches parisiennes (11/13) : Dock B.

17 Octobre 2018, 19:07pm

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Publié par barreteau

 

Le recyclage des friches parisiennes (11/13) : Dock B.

Dock B. (anciens Magasins Généraux) 1, place de la Pointe, Pantin (93).

 

C'est un peu l'exception de notre recensement des "friches parisiennes recyclées" car là, nous sommes de l'autre côté du périph'. En effet, les anciens Magasins Généraux sont situés à Pantin, au bord du canal de l'Ourcq.

A l'origine, c'est un entrepôt de grains et de farine construit en 1929 et qui tourne à plein régime jusque dans les années 50. Une lente mais constante décroissance de son activité débutera dans les années 70, elle durera une trentaine d'années. Et, dès le début des années 2000, le bâtiment est ouvert à tous vents, squatté et livré aux graffeurs …

Mais, à partir de l'automne 2016 les Magasins Généraux connaissent une deuxième vie. En effet l'édifice, véritable cathédrale de béton armé de 20 000m², accueille désormais - en étages - le siège d’une agence de publicité.
Et tout dernièrement, son rez-de-chaussée vient d'ouvrir au public, avec un nouveau lieu de vie singulier imaginé par l'équipe de la Bellevilloise. Un lieu où l'on peut se cultiver via des expos, des concerts, des événements…, mais aussi se restaurer en tout-bio, en pâtisseries "healthy" et sans gluten, en "food veggie" … c'est dire si le lieu est tendance !

Ici rien n’est imposé. On entre par le café, on s’installe en mezzanine, on poursuit ses rendez-vous à table…  Car on est dans un lieu connecté où l’on peut agréablement travailler dans une atmosphère cosy, à mi-chemin entre la fonctionnalité du bureau et la convivialité d’un café.
Dock B s’ouvre donc maintenant à tous les publics : pour y travailler, s'y retrouver, dîner, se cultiver ou simplement flâner au bord de l’eau…
Alors, on y va ?


>> Dock B. site officiel.

>> Les Magasins généraux, centre de création.

>> Les Magasins généraux en 1962.

 

 

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On a retrouvé Victor … !

12 Octobre 2018, 08:32am

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Publié par barreteau

On a retrouvé Victor … !

"Chez Victor, bistrot guinguette, impasse Compans à Belleville, Paris, 1955 " ©Photo Willy Ronis

 

C'est grâce à Gilles LE PENGLAOU, éminent généalogiste (qui nous a malheureusement quitté l'an dernier), que nous en savons un peu plus sur la célèbre photo de Willy Ronis, intitulée "Chez Victor, impasse Compans".

Ses recherches généalogiques sur sa famille l'ont amené à Yvonne-Charlotte MULTINIER. Celle-ci se marie le 15 mai 1926 à Paris 19e avec Victor CARLI.
Elle est alors domiciliée 18, impasse Compans. Aussi, il y a tout lieu de penser que ce Victor CARLI est le patron de la guinguette "Chez Victor" située également au 18 de l'impasse et que Yvonne-Charlotte dite "Nenette", son épouse serait selon toute vraisemblance la dame que l'on voit derrière le comptoir (*), sur la photo de Willy Ronis.

Le généalogiste nous apprend aussi que Yvonne-Charlotte, née en 1903, est la cousine germaine de sa mère. Mais que cette dernière ignorait son existence.
Mais pour nous, les amoureux de Willy Ronis, on a retrouvé Victor … !

 

(*) J'ai appris récemment que la dame figurant sur la photo de Willy Ronis ne serait pas Nenette/Madame Victor mais serait plutôt Madame Pierre Matti, la patronne de la guinguette avant Madame Victor.

 

>> Chez Victor, déjà sur Parisperdu.

 

 

 

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Le recyclage des friches parisiennes (10/13) : L'Atelier des lumières.

7 Octobre 2018, 10:02am

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Le recyclage des friches parisiennes (10/13) : L'Atelier des lumières.

38, rue Saint-Maur _ Paris 11ème


Depuis avril de cette année, l'ancienne fonderie Plichon a été transformée en un espace de 3 300 m2, dédié à la projection d'œuvres d'art, c'est l'Atelier des Lumières.

Revenons un peu sur l'histoire de ce lieu : en 1835 par les frères Plichon créent, au 38 de la rue Saint-Maur, la fonderie du Chemin-Vert. Pendant une centaine d’années, 4 générations de Plichon vont se succéder dans la fonderie.
Mais la crise internationale de 1929 précipite la fin de l’affaire, et en 1935, la société est dissoute et le terrain et les immeubles sont vendus à la famille Martin, les actuels propriétaires. 

Pendant 65 ans, l'ancienne fonderie abrite une entreprise spécialisée dans la fabrication et la vente de machines-outils. Mais en 2000 l’entreprise déménage  dans la Seine et  Marne et le rideau se
ferme définitivement sur les activités industrielles du 38 rue Saint-Maur.

En 2013, Bruno Monnier, Président de Culturespaces, découvre l’ancienne fonderie inoccupée. Après avoir développé les "Carrières de Lumières" aux Baux-de-Provence, il a l’idée de créer à Paris un centre d’art numérique. La famille Martin, séduite par ce projet, accepte de lui louer la grande halle et ses annexes.
Quatre ans plus tard, après d’importants travaux, l’Atelier des Lumières ouvre ses portes au public avec la grande exposition d'inauguration : "Gustav Klimt"
L'expo "Klimt" une féerie numérique, véritable expérience en immersion totale, fermera ses portes le 6 janvier 2019 …


>> L'Atelier des Lumières.

>> L'expo "Klimt" véritable féerie numérique en immersion totale.

>> En 2000 l’entreprise Martin déménage et le rideau est définitivement fermé.

 

 

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Le recyclage des friches parisiennes (9/13) : L'Aérosol.

1 Octobre 2018, 21:25pm

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 Le recyclage des friches parisiennes (9/13) : L'Aérosol.

L'Aérosol 54, rue de l'Évangile (Paris 18ème).

 

Au 54 rue de l’Évangile, dans le 18ème, c'est dans d'anciens locaux de la SNCF que s'est installé, pour seulement 6 mois, L'Aérosol. On devine qu'avec un tel nom le lieu a quelque chose à voir avec le "street art". En effet l'adresse est désormais devenue l'un des spots majeurs de l’art urbain dans la capitale.
L'Aérosol possède en tout premier lieu, un musée de l'art urbain avec plus de 200 œuvres présentées. Et, sur des murs d'expression libre, les graffeurs mais aussi tous les visiteurs peuvent "bomber" à loisir car les bombes de peinture sont vendues sur place (3,40€ le contenant de 400 ml). Vous trouverez aussi à L'Aérosol un espace bar-petite restauration et une piste de roller et de skate.

Mais, on l'a compris, il s'agit d'une occupation temporaire dans l'attente de la transformation de ce quartier situé entre la Chapelle et Rosa Parks. Aussi très prochainement les graffeurs devront ranger leurs bombes car l'Aérosol fermera définitivement ces portes dès le 21 Octobre 2018.

Alors courrez vite rue de l'Évangile avant la fin de ce mois, vous ne serez pas déçu …


>> L'Aérosol, Site officiel.

>> Graff en cours, à l'Aérosol.

>> La rue de l'Évangile déjà sur Parisperdu : 12 billets !

>> Le recyclage des friches parisiennes (8/13) : La Gare.

 

 

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Le recyclage des friches parisiennes (8/13) : La Gare.

27 Septembre 2018, 10:16am

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Le recyclage des friches parisiennes (8/13) : La Gare.

La Gare, 1, avenue Corentin-Cariou. Paris 19ème

 

C'est une ancienne gare de la Petite-Ceinture et plus exactement sa station abandonnée du Pont de Flandre, en plein 19e arrondissement. Fermée aux voyageurs depuis 1934, la station est devenue, depuis septembre 2017, un bar-club musical très en vogue.

Le patron de "La Gare", c’est Julien de Casabianca, un plasticien qui parcourt le monde pour coller sur des bâtiments, des personnages monumentaux, "photoshopées" à partir de toiles de musées. Mais Julien est aussi un "fana" de jazz et fut d’ailleurs à l’origine de "La Fontaine", rue de la Grange-aux-Belles, un bistrot musical emblématique des années 2000.

Le bâtiment de la station du Pont de Flandre est resté dans son jus : murs décrépis, carrelage à damier rouge et blanc et ce, même après les huit mois de travaux réalisés dans la salle.
Celle-ci peut désormais accueillir 300 personnes.

L'endroit est accessible à tout le monde, le droit d'entrée est en participation libre et les consommations sont à prix légers.  C'est donc un héritage dans la continuité exacte du lieu, car comme le dit l'expression populaire : "on y entre comme dans une gare ! " … c'est à dire sans payer.

 

>> La Gare Le Gore sur Instagram.

>> La Gare vue du quai.

>> Sentier de la Station, ça c'était avant …

>> Le recyclage des friches parisiennes (7/13) : DOC !
 

 

 

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Le recyclage des friches parisiennes (7/13) : DOC !

22 Septembre 2018, 08:21am

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Publié par barreteau

DOC! 26, rue du Docteur-Potain (Paris 19e).  

 

C'est un ancien lycée technique de 3000 m2, situé sur les hauteurs de Belleville, à deux pas de la place des Fêtes. Depuis 2015 il est occupé par les membres du collectif DOC!.
Le bâtiment a été transformé en laboratoire artistique pour une soixantaine de personnes qui disposent ici de 28 ateliers d'artistes et de 5 pôles techniques partagés.
Dans ce coin, un peu paumé du 19ème, on peut, tout au long de l'année, y voir des expositions, assister à des projections, des concerts, des représentations de théâtre ou faire des rencontres.
DOC! participe donc, à sa manière, à la vie et à la dynamique de ce secteur du 19ème arrondissement, un quartier excentré qui avait bien besoin d'animation.

 

>> DOC ! le site officiel.

>> Le recyclage des friches parisiennes (6/13) :La Gare XP.

 

 

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Ghorban, né un jour qui n'existe pas.

15 Septembre 2018, 15:36pm

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Publié par barreteau

Ghorban, né un jour qui n'existe pas.

Ghorban, Pont du canal St Martin Janvier 2010
©Photographie d'Olivier Jobard _Visa pour l'image Perpignan septembre 2018

 

A Perpignan, pour la 30ème édition de "VISA pour l'image", les photos montrent, hélas comme toujours, les tourments du monde et sa cohorte de misères et de guerres.

Mais les images d'Olivier Jobard qui nous narrent le destin de Ghorban nous apportent une note à la fois intimiste et optimiste, un message de foi et d'espérance en l'Homme. Et elles montrent surtout que la combativité envers un sort contraire peut conduire à une issue heureuse.

Ghorban Jafari est arrivé à Paris en 2010, il avait 12 ans et dormait sous les ponts. Il venait de parcourir 12 000 kilomètres en clandestin depuis son Afghanistan natal. Il avait côtoyé seul la peur et les dangers des routes migratoires.

Quelques semaines après son arrivée à Paris, Ghorban est aidé par un militant qui lui trouve une place dans un foyer d'urgence. Un long et laborieux chemin d'intégration commence.
Pour ses papiers d'abord : une erreur de traduction le fait naître un 31 novembre, un jour qui n'existe pas. Un grain de sable qui enraie la machine administrative pour des années.
Orphelin de père, arraché à sa mère et élevé par les hommes de la famille pour garder le bétail, Ghorban n'a alors qu'une obsession : aller à l'école.
A Paris, ballotté de foyer en foyer sans étudier, Ghorban s'isole et se renferme. Puis il suit des séances de thérapie avec l'aide d'un psychologue. Ghorban réussi alors à apprivoiser un passé fait de déchirements et d'abandon. Il comprend avec le temps que sa mère a été forcée de l'abandonner. Et, en 2017, après l'obtention de la citoyenneté française, il décide de partir la retrouver …


>> Visa pour l'image, festival international du Photojournalisme.


>> Autre image d'Olivier Jobard, sur Ghorban.

>> Visa pour l'image, les éditions précédentes sur Parisperdu.

 

 

 

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