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PARISPERDU

Restez chez vous !

23 Mars 2020, 15:12pm

Publié par barreteau

 

Le jardin des Tuileries déserté _Paris _mars 2020

 

A Paris, la ville est désertée et le silence s’installe au point de permettre aux Parisiens et Parisiennes d’entendre les oiseaux chanter. C'est l'effet positif du coronavirus.

Au jardin des Tuileries, les grilles vont rester fermées pendant toute la période du confinement et seules les statues en pierre ou en bronze, immobiles, peuplent l'espace.

Le site d'information routière Sytadin relève chaque jour 0 kilomètre de bouchons en Ile-de-France, du jamais vu ! Le mot d'ordre en cette période d'épidémie est : "Restez chez vous !" et il semble enfin avoir été entendu …

 

>> Les consignes du confinement.

 

 

 

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1000 billets.

16 Mars 2020, 10:12am

Publié par barreteau

1000 billets.

 Villa du Danube, 14 novembre 2005 et 22 septembre 2019

 

Depuis sa création en 2005, 15 ans déjà, voici donc aujourd'hui le 1000ème billet publié par Parisperdu !
1000 billets, est-ce beaucoup, ou au contraire est-ce peu ?

Un rapide calcul de la fréquence des "posts" donne un billet tous les 5,5 jours.
Mon objectif d'un billet tous les 5 jours est donc quasiment atteint, et c'est pour moi, une petite satisfaction.
Mais que de temps passé derrière l'objectif ou devant le clavier … depuis ce 14 novembre 2005 et ce premier billet intitulé "Villa du Danube" … Aussi, m'a-t-il semblé tout naturel de retourner dans cet étrange quartier parisien de la Mouzaïa et de nouveau à la Villa du Danube, juste pour la publication de ce 1000ème !

 

>> Villa du Danube, 14 novembre 2005.

 

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Les Escaliers des rues de Paris.

9 Mars 2020, 10:40am

Publié par barreteau

Les Escaliers des rues de Paris.

L'escalier en Y de la Rue des Annelets_Paris 19ème 

 

Les escaliers des rues de Paris sont indéniablement célèbres. Les plus grands photographes nous en en donné, depuis plus d'un siècle, des images magnifiques qui ont fait le tour du monde : celles de Montmartre d'abord, mais aussi celles de Belleville et de Ménilmontant … pour ne citer que les plus célèbres.

Qu'ils soient vus en plongée ou en contre-plongée, leur intérêt est certain parce qu'ils correspondent souvent à des lieux singuliers, originaux et attachant de l'espace publique et du paysage de la capitale car, entre escaliers magistraux et petits escaliers bucoliques, Paris regorge de ces constructions qui valent toutes le détour.
En 2001, l'Atelier Parisien d'Urbanisme (APUR) a dressé un inventaire systématique des escaliers des rues de Paris. Cet ouvrage est un formidable guide pour une déambulation parisienne dans des sites pittoresques.

A Paris, l'APUR a ainsi recensé 148 escaliers dont 37 à Montmartre, 31 à Belleville Ménilmontant, 15 à la Montagne Ste Geneviève et paradoxalement seulement 2 à la Butte aux Cailles … et le reste est disséminé un peu partout dans les divers arrondissements de la capitale.

Et si cet inventaire a été voulu aussi complet que possible, il est probable que des oublis demeurent, oublis que vous pouvez signaler à l'Apur, l'Atelier vous en sera certainement reconnaissant !


>> Télécharger l'inventaire "Escaliers" de l'APUR.

>> Retour à l'escalier de l'avenue Simon-Bolivar.


 

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La Ville Lumière a beaucoup perdu de son éclat…

2 Mars 2020, 10:09am

Publié par barreteau

La Ville Lumière a beaucoup perdu de son éclat…

 Dans une rue du 19ème arrondissement_ juin 2019


C’est un constat, celui de mes déambulations dans les rues de Paris. Et ce constat est sans appel : la ville est sale, dangereuse et ghettoïsée...

Sale car désormais il n'est pas rare de voir des rats qui grouillent au coin des rues ou dans les squares. Et malheureusement cette saleté de la ville est non seulement une nuisance pour ses habitants mais elle atteint aussi très sérieusement l’image de la capitale dans le monde. Mais pour la Mairie, si Paris est sale, ce n’est pas parce que les services de la Ville seraient défaillants, c'est parce que les Parisiens manquent d’hygiène ! C’est sans doute un peu facile.

La dangerosité de la Ville est patente, et pas seulement à la porte de La Chapelle ou dans le nord-est de Paris. Certains quartiers sont devenus des poudrières, gangrénés par la drogue et le deal qui apportent dégradations, incivilités et insécurité. Là, on est face à des personnes très largement désocialisées et malades de leur addiction. Et, de surcroît, dans ces quartiers est venu s’ajouter le chaos migratoire.

Alors, au fil des années, la capitale s’est renfermée sur elle-même. Les riches restent entre riches, les familles et les classes moyennes sont repoussées vers la banlieue et les pauvres sont relégués dans des quartiers périphériques déclassés. Pourtant le discours de la Mairie est celui de la "mixité sociale", un mot fourre-tout qui vise à gommer les problèmes de "ghettoïsation", et de "gentrification" !

Aussi, n'est-il pas surprenant que 60 000 Parisiens aient fui Paris ces cinq dernières années alors que la banlieue et d'autres grandes villes comme Bordeaux, Nantes, Rennes, Toulouse et Montpellier connaissent un regain d’attractivité inédit.
Paris n’enthousiasme plus les Français tant la pollution, la saleté, la vie chère, l’insécurité, les embouteillages, le stress et la morosité de la ville y sont devenus de véritables repoussoirs.
Oui, à l'évidence, la Ville Lumière a beaucoup perdu de son éclat…


>> Les rats dans Paris.

 >> Le crack, place de Stalingrad.

>> La gentrification est partout …

 

 

 

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Dans son extrême Est, Paris a la mémoire longue.

25 Février 2020, 09:47am

Publié par barreteau

Dans son extrême Est, Paris a la mémoire longue.

 Avenue de Flandre Paris 19èmearrondissement_Avril 2016

 

Dans son extrême Est, Paris a la mémoire longue. Ici, rien ne s'efface jamais totalement. Le promeneur oscille perpétuellement entre ce qui est et ce qui fut.
Dans le 19ème arrondissement, la rue de Flandre, désormais devenue Avenue, est aujourd'hui méconnaissable, tant elle a été laidement remodelée et niaisement aseptisé dans le cadre d'une zone d'aménagement concerté où trônent à grande hauteur des bureaux vides …

Dans les rues alentour, c'est une sorte de no man's land, où règnent crispation et malaise … car le deal est partout, cent paires d'yeux vous regardent, insistent en espérant vous faire presser le pas. C'est vrai à la fin, "Qu'est-ce que vous foutez là, … et avec un appareil photo en plus : c'est de la provoc' ou quoi" ?
Un peu plus loin, entre les stations de métro Riquet et Crimée, s'élèvent les Orgues de Flandre. Un avant-gout de la banlieue nord toute proche.
Où es-tu mon Paris … ?


>> Flandre, morne plaine de Paris.

>> 177 avenue de Flandre.



 

 

 

 

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Peut-on aujourd’hui encore faire des photos à Belleville ?

17 Février 2020, 10:30am

Publié par barreteau

Reste-t-il aujourd’hui des photos à faire de Belleville ?

Rue de Belleville et place Fréhel _ Paris 20ème (avril 2011)

 

La réponse sera : oui mais … Car si j’aimerai bien photographier Belleville aujourd’hui, je cale un petit peu parce que je ne suis pas encore tout à fait décidé. Enfin, je le ferai peut-être parce que j’y suis très attaché et l'ai déjà beaucoup photographié…
Mais je suis mû par deux envies contradictoires.
L’une est de montrer ce qui n’a pas changé, ce qui alimente la nostalgie. Et il y a encore à faire dans cette voie-là. Mais ça n’est pas suffisant, c’est un peu passéiste. Il faut aussi montrer les nouveaux aspects. Mais je trouve ces nouveaux aspects pas tellement excitants… aussi c’est difficile.
Et encore ce n'est pas la seule difficulté. L'autre difficulté vient de l'aspect sécuritaire qui à l'évidence s'est beaucoup dégradé depuis l'époque - pourtant pas si lointaine – où j'arpentais allègrement les rues de Belleville et de Ménilmontant.
Tout au long de ces 6 années (1994-99) où j'ai accumulé plus d'un millier de photos dans les rues, les villas et les impasses de ces quartiers Est de la capitale, je n'ai connu que du bonheur et très peu de situations difficiles, à part: "T'arrêtes avec ta Tour Eiffel !" .
Mais il faut dire que la drogue et ses dealers n'avaient pas encore totalement gangréné ces quartiers.
A l'époque, se promener avec un appareil photo à la main n'avait rien de suspect, les seules remarques tournaient bien souvent autour de : "Vous êtes de la mairie, vous êtes en repérage pour raser le secteur ?" Jamais je n'ai ressenti de lourds regards vers l'appareil, comme si au coin de rue suivante on voulait vous l'arracher des mains …

Bien évidemment, il reste encore des photos à faire dans les rues de Belleville pour nous montrer ce quartier à part, cette ville loin de la ville … mais aujourd'hui, ce n'est ni facile ni sans risque.


>> "Pas de Photos".

>> "T'arrêtes avec ta Tour Eiffel !"

>> "C'est privé !"

>> "Vous êtes de la Mairie ?"

 

 

 

 

 

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Willy Ronis : “Il faut avoir l’œil partout”

10 Février 2020, 11:45am

Publié par barreteau

Willy Ronis : “Il faut avoir l’œil partout”

Semaine de Noël, Place du Palais Royal, 1954 ©Willy Ronis

 

C'est Willy Ronis qui nous parle photo et qui -au passage- donne quelques précieux conseils aux photographes amateurs. Ecoutons-le :

"Au moment du déclic, il y a toujours l’appréhension. Lorsqu’on travaille sur le vivant, il y a toujours une fugacité génératrice d’angoisse. « Est-ce que j’ai pris le bon moment ? ». Cette angoisse m’a toujours tenaillé.
Ensuite, il y a le moment du développement. Quand je développe, il y a naturellement la grande inconnue : « Est-ce que j’ai appuyé au bon moment ? N’ai-je pas négligé quelque chose qui, dans le fond, casse complètement l’intérêt de mon image ? Quelque chose qui prend une importance que je n’avais pas prévue au moment où j’ai appuyé ? ».
Physiologiquement, l’œil n’est pas construit pour embrasser tout le champ visuel avec la même capacité d’analyse. L’œil est un toucher à distance. Et on ne touche qu’un seul objet à la fois. L’œil est incapable de capter en photographie une vision globale : le principal et l’accessoire. Il y a toujours le danger que l’accessoire tue le principal. L’exemple le plus simple, c’est le jeune homme qui photographie sa petite amie dans un jardin et ne fait pas attention qu’elle a un arbre qui lui sort de la tête. L’arbre est à trois mètres derrière mais il regarde la fille, pas ce qu’il y a derrière elle ! Ça, c’est une chose à laquelle il faut toujours avoir l’esprit : que se passe-t-il derrière et sur les côtés ?
C’est pourquoi j’aime tant les marchés. À mon avis, on touche là la plus haute difficulté photographique. On voit quelque chose d’intéressant mais quelque chose à côté peut tuer complètement ce que l’on voit : ou bien c’est un grand trou – et alors ça casse la composition – ou bien ça n’est pas bon et ça rentre en contradiction avec ce que l’on a voulu exprimer. Il faut avoir l’œil partout.

Dans ces conditions, avec toutes ces contraintes, la photo parfaite pour moi serait celle où j’aurais pu communiquer à celui qui la regarde l’émotion qui a déterminé le déclic. Je veux faire participer. Je veux montrer quelque chose qui m’a ému et je voudrais que ce soit parfait.
Donc, les questions formelles sont extrêmement importantes. Je suis un fou de la forme. Pour moi, il ne peut pas y avoir de contenu exprimé s’il n’y a pas une forme complètement châtiée dans tous ses détails. Ou alors… c’est un cas très spécial. Par exemple lorsqu’il n’y a qu’un seul personnage avec un fond inexistant ? A ce moment-là, c’est la simple expression du personnage qui compte. Mais la composition est ce qui requiert mon attention la plus vive.

Je m’autorise à mettre en scène ou à faire recommencer une situation en reportage commandé, jamais la photo libre. Dans la photo libre, la composition se fait spontanément par le fait du hasard combiné avec votre aptitude à vous placer au bon endroit. Là, on photographie d’abord avec ses pieds. Cette composition sur le vif est évidemment très difficile ".

A méditer puis à appliquer lors de nos prises de vues !

 

>> Willy Ronis et Parisperdu.

 

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Nuits parisiennes.

4 Février 2020, 15:03pm

Publié par barreteau

Nuits parisiennes

Le viaduc de Tolbiac, une nuit de 1992, Photo : ©Thibaut Lafaye

 

La nuit dans Paris a de tout temps été une source d'intérêt, de curiosité voire de … fantasmes avec le célèbre "Paris by night".
Mais Paris la nuit est aussi une source d'inspiration pour les poètes, les artistes et bien sûr pour les photographes. Parmi ces derniers, Brassaï est sans doute celui qui s'est le plus investi pour nous montrer une vision personnelle de la nuit parisienne.

Et aujourd'hui, c'est Thibaut Lafaye qui vient prolonger l'aventure de la chasse photographique nocturne dans un Paris un peu secret, un peu à la marge … bref dans le Paris que nous aimons ici.

 

>> Paris la nuit par Thibaut Lafaye.

>> La nuit n'est pas le négatif du jour.

>> La saga du viaduc de Tolbiac sur Parisperdu.

 

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Maison salubre … mais ça c'était avant !

28 Janvier 2020, 12:26pm

Publié par barreteau

Maison salubre … mais ça c'était avant !

7 rue Desnoyez, Paris 20ème


Sur le fronton de la porte du 7 rue Desnoyez, une plaque de céramique émaillée indique : "Maison salubre", une inscription encore bien visible malgré le fatras de graff et de tag qui, il y a encore peu, submergait la rue Desnoyez !

Aujourd'hui en effet, beaucoup de graffeurs ont délaissé ce qui a longtemps été "la rue parisienne du graff". Et désormais la rue est redevenue en de nombreux endroit plus conventionnelle avec de nouveaux commerces, des crèches et de nombreux logements sociaux.
Seuls quelques pans de murs restent encore inondés de couleurs, celles du Street Art…
Mais vers le centre de la rue, un tag dit : "Murs blancs, peuple muet"

 

 

>> À Belleville, la "rue des graffeurs" a perdu son combat.

>> Voyage à Belleville : Visite chez les artistes et les militants ...

 

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Daniel Frasnay, "Le plus célèbre des photographes inconnus".

22 Janvier 2020, 10:06am

Publié par barreteau

Daniel Frasnay, "Le plus célèbre des photographes inconnus".

La place Blanche - la nuit vers 1958 © Daniel Frasnay

 

Daniel Frasnay, se définissait lui-même comme "le plus célèbre des photographes inconnus". Il nous a quitté à 91 ans, le 22 septembre dernier, sans que cela fasse beaucoup de lignes dans les journaux. Et pourtant, il était l'un des derniers représentants de la génération des photographes humanistes, celle des Doisneau, Ronis, Izis ou Boubat.

Artiste autodidacte, il s’est fait un nom parmi les photographes les plus illustres de l’après-guerre car pendant vingt ans il est le photographe officiel des spectacles du Lido et des Folies Bergère, des lieux où il a côtoyé le Tout-Paris des années cinquante et soixante. Il en profite pour tirer le portrait de très nombreuses personnalités du monde du spectacle et du cinéma : Yves Montand et Simone Signoret, Sophia Loren, Maurice Chevalier, … Il photographie également Saint-Germain-des-Prés : Jean-Paul Sartre, Albert Camus, …

Mais, s’il a photographié tout ce que Paris comptait alors de célébrités, il avait aussi immortalisé un Paris plus réaliste sur lequel il posait un regard bienveillant. Aussi, à côté de ses images destinées à la presse, il en est beaucoup d'autres prises à la sortie des spectacles, dans la rue, autour des hôtels de passe, des portes cochères et des affiches délabrées. Ce Paris dans l’ombre devient alors le décor impressionnant d’un monde sombre et sinistre. Daniel Frasnay rend ainsi un hommage global à la capitale en nous montrant l' envers du "Paris spectacle", avec sur une autre face, le côté obscur des quartiers délaissés mais non dénués d'une certaine beauté.

 

>> Interview de Daniel Frasnay.

>> Daniel Frasnay, sa dernière exposition.

>> "Les Girls", le livre.

>> Jeune femme et son enfant, rue des Envierges.

>> Belleville vue par Daniel Frasnay.

>> Les photographes humanistes sur Parisperdu.

 

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Rue des Couronnes, chez Jésus-la-Caille …

16 Janvier 2020, 11:19am

Publié par barreteau

Rue des Couronnes, chez Jésus-la-Caille …

 78-82 rue des couronnes Paris 20ème_mai 2019

 

La rue des Couronnes, dans le 20ème arrondissement, porte le nom d'un lieu-dit dénommé autrefois "les Couronnes sous Savies" car Savies était l'appellation de Belleville jusqu'au au début du XVIIIe siècle. En vieux français, Savie signifiait "montagne sauvage".

La rue longe le parc de Belleville avant de franchir la voie ferrée de la Petite Ceinture, dans la tranchée de laquelle on imagine l’ancienne gare de Ménilmontant, là où se passe une partie du premier roman de Francis Carco, "Jésus-la-Caille".
Le roman de Carco est une plongée dans le Paris interlope des années 1910-20, dans les quartiers populaires où l'on vit de rapine, de prostitution, où l'insécurité est grande dans un méli-mélo de bars, d'hôtels crasseux et de rues mal éclairées par les becs de gaz. Le lecteur évolue dans un univers narré dans le registre argotique de l'époque.
A lire absolument si l'on aime Belleville.

 

>> Jésus-la-Caille.

>> Rue des Couronnes, rue des Cochonnes !!!

 

 

 

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Sans Willy Ronis, une partie du monde nous serait inconnue *.

10 Janvier 2020, 11:54am

Publié par barreteau

Sans Willy Ronis, une partie du monde nous serait inconnue*

Les marchandes de frites, Rue Rambuteau - Paris, 1946©Willy Ronis

 

Willy Ronis nous a quitté le 11 septembre 2009. Décidément les 11 septembre n'apportent rien de bon … A quelques mois près il aurait atteint sa 100ème année aussi on peut dire qu'il aura jeté son regard sur la totalité du 20ème siècle !
Soucieux de transmettre son témoignage aux générations futures, il avait par deux fois légué à l'Etat français l'ensemble de son œuvre, en 1983 et 1989, et aujourd'hui plusieurs milliers de ses images sont conservées à la Médiathèque du Patrimoine.
Mais au-delà de ces legs, Willy Ronis a aussi laissé à son petit-fils Stéphane Kovalsky, 6000 clichés provenant de son fond privé et, le 13 décembre 2016, ARTCURIAL organisait la vente d'une partie de cette succession avec 164 œuvres proposées aux enchères.
Les résultats sont éloquents puisque que de nombreux clichés ont largement dépassés les estimations. Ainsi pour le lot 107, le célébrissime "Petit Parisien" courant une baguette sous le bras, la fourchette d'estimation était de 8.000 - 10.000 € mais il a été vendu 19.500 €. Une autre icône, le "Nu provençal" a atteint 15.000 euros et beaucoup d'autres tirages estimés entre 1.500 et 3.000 euros ont trouvé preneur à quasiment le double de ces montants.

Bien sûr, tous ces clichés portent un cachet indiquant leur provenance de l'atelier de Willy Ronis et de la collection de Stéphane Kovalsky, certifiant ainsi l'authenticité de l'œuvre.
On peut espérer que cette vente assainisse un marché pollué, après le décès de Ronis, par de nombreux tirages "sauvages". 

_____________________

*: citation de Didier Daeninckx

 

 

>> Catalogue ARTCURIAL de Succession Willy Ronis /Collection Stéphane Kovalsky.

>> Willy Ronis et Parisperdu.

 

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Meilleurs vœux pour 2020.

2 Janvier 2020, 19:10pm

Publié par barreteau

Meilleurs vœux pour 2020.

"Bonne année ! ",

"Happy new year ! ",

"Ein gutes neues Jahr ! ",

"Migliori auguri ! " …

 

Parisperdu vous présente tous ses meilleurs vœux pour 2020.

 

Gardons le contact toute l’année en nous retrouvant régulièrement sur Parisperdu, et aussi en rejoignant le groupe Facebook : "Paris Hier, aujourd'hui … demain" animé par Parisperdu, le photo blog des amoureux de Paris.

 

 

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Cannibale Café.

27 Décembre 2019, 12:24pm

Publié par pierre barreteau

 93 rue Jean-Pierre Timbaud - 75011 PARIS

 

A quelques pas de l'agitation de la rue Oberkampf, je bute sur une sympathique terrasse extérieure. Les tables rouges "féroce" annoncent la couleur, c'est le Cannibale Café !

 

 

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René Maltête, le photographe qui déclenche le sourire ….

20 Décembre 2019, 11:56am

Publié par barreteau

René Maltête, le photographe qui déclenche le sourire ….

Photo : © René Maltête, In "Paris des Rues et des Chansons", Édition du Pont Royal, Paris, 1960 

 

Je porte un grand intérêt aux photographes humanistes et on connait mon admiration pour Willy Ronis qui, pour moi, est clairement leur chef de file.
Au côté de Willy, nous avons les célébrissimes Doisneau, Boubat, Izis, Brassaï et d'autres moins connus mais tout aussi représentatifs de ce courant comme Marcel Bovis, René-Jacques, Jean Dieuzaide, Janine Niepce, Sabine Weiss, Jean Marquis, Jean-Philippe Charbonnier, Édith Gérin,  Ina Bandy, André Papillon, Léon Herschtritt, Jean-Louis Swiners ou encore Eric Schwab ...
Tous ont eu droit sur Parisperdu à des billets plus ou moins détaillés.

Mais aujourd’hui, je voudrais y ajouter René Maltête un photographe discret, stagiaire aux côtés de Jacques Tati et Claude Barma dans les années 50, puis membre de l’agence Gamma-Rapho dans les années 60.

Maltête est un incontournable de la photo de rue dont les clichés sont souvent très connus, bien plus que son nom. Pourquoi et comment me direz-vous ?

Tout simplement parce que Maltête est un grand, un très grand "photographe de rue" et cela avant même que le terme ne devienne à la mode. Tout comme Ronis, il capture la vie mais il y ajoute systématiquement une touche de fantaisie, on peut reconnaitre-là l'élève de Jacques Tati … ! A la vue d'un cliché de René Maltête, votre sourire va invariablement se déclencher, le photographe a fait mouche … Et c'est à ça que l'on reconnait le travail de Maltête : des images drôles et insolites, bourrées de clins d’œil …


>> Les photographes humanistes sur Parisperdu.

>> La grande expo des Humanistes.

>> Patchwork de photos de René Maltête.

 

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