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PARISPERDU
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Jean Mounicq : un regard méticuleux sur Paris.

14 Mai 2020, 11:03am

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Publié par barreteau

 Jean Mounicq :  un regard méticuleux sur Paris.

 Rue des Tennis Paris 18ème_ Photo: ©Jean-Mounicq_1980



Jean Mounicq commence timidement sa carrière de photographe en 1954. Puis, en 1958, il rencontre Henri Cartier-Bresson, rejoint l'agence Magnum et parcourt alors l’Europe avec son appareil.
De 1961 à 1974, il collabore avec le magazine "Elle" pour lequel il va réaliser une série de portraits des artistes marquants des années 60 et 70.

Mais à partir de 1975, il cesse ses collaborations avec la presse et commence un travail personnel "au long cours" sur les villes européennes, principalement Venise, puis Rome et surtout Paris qui donnera le fantastique ouvrage "Paris Retraversé", publié en 1992 et qui lui vaudra le prix Nadar.

Dans "Paris retraversé", Mounicq va faire, quartier par quartier, rue par rue, un inventaire photographique systématique, méticuleux et quasiment surréaliste des cours, des ruelles, des portes, des inscriptions, … bref en un mot de tout l'insolite qui est l'essence même de cette ville.

Trois ans plus tard, en 1995, il réédite cet exploit avec  "Paris ouvert", une œuvre symétrique de "Paris retraversé", car "Paris ouvert" s'intéresse aux grands espaces de la capitale : les Tuileries, les Invalides, La Défense, Bercy, La Villette mais aussi aux quais et aux jardins de la Capitale, avec toujours l'obsession de capter l'étrangeté du détail ou de choisir l'angle qui rend intense la beauté de l'ensemble.

Une grande partie de son travail sur Paris est conservé au musée Carnavalet. Et, en février 2020, il fait don à l’Etat de l’ensemble de son fonds photographique : 130 000 négatifs avec les planches-contactes afférentes, 2450 tirages, 6500 diapositives, ainsi que ses archives renseignant sa carrière et ses projets.
La donation Jean Mounicq rejoint donc à la Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine (MAP) les fonds "auteurs photographiques", aux côtés d’André Kertész, de Jacques-Henri Lartigue ou de Willy Ronis ... Mounicq y est désormais en bien belle compagnie !

 

>> Jean Mounicq, 50 ans de Photographies.

 

 

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Que trouve-t-on au fond du canal Saint-Martin ?

5 Mai 2020, 18:02pm

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Publié par barreteau

Que trouve-t-on au fond du canal Saint-Martin ?

Quai de Valmy _ Canal saint-Martin Paris 10ème (Janvier 2016)

 

Vider le canal Saint-Martin, le curer et récupérer les objets jetés au fond : c'est l'opération de chômage. Cette opération a lieu tous les 14 ans en moyenne. Alors à sec,  le canal s'offre un grand nettoyage et l'on peut procéder à de grosses réparations qui ne peuvent pas être exécutées quand il est en eau. Les derniers travaux de chômage ont été effectués en janvier 2016, ils avaient alors duré 3 mois.

Et qu'a-t-on trouvé au fond ?

Des vélos, des caddies, des trottinettes, des poussettes, des ordinateurs, des sommiers, des machines à laver…, mais surtout un amoncellement de détritus et une quantité astronomique de bouteilles en verre jetées là par les amateurs de pique-niques au bord du canal …

Rendez-vous vers 2030 pour d'autres découvertes …

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Avant / Après

25 Avril 2020, 11:37am

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Publié par barreteau

Avant / Après

rue Bellièvre _Paris 13ème: Le Bar de la Poste (1996) et au même emplacement :  l'immeuble actuel.



Dans ce quartier, de petits immeubles ont longtemps accueilli bistrots et bars traditionnels. Tout cela a été rasé pour faire place nette à la ZAC Paris Rive Gauche et permettre l'édification d'énormes parallélépipèdes de verre et de béton.

Au rez-de-chaussée de ces horreurs, on trouve parfois un établissement censé remplacer le bar disparu. Mais ce ne sont que fast-food, lounge-bar, bar à Cocktails, after work, happy hours et tapas …

Bref, c'est la course à l'ultime mode, le surf sur la dernière vague. Tout cela certes dans une atmosphère festive mais aussi très superficielle … et bien loin des vieux rades du quartier où le coudoiement au zinc créait du lien social bien réel.

Ces établissements "ultimate fashionable" connaissent un "turn-over" important pour toujours faire croire que le client est bien dans le dernier lieu où il faut être, tout comme Twitter te fait croire que tu es une personnalité, Instagram que tu es un photographe et Facebook que tu as des amis …
Le réveil va être difficile !

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Y'a quelqu'un ... ?

16 Avril 2020, 13:54pm

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Publié par barreteau

Y'a quelqu'un ... ?

Métro Pont de Sèvres (avril 2020)

 

Confinement ... suite. Restez chez vous !

 

 

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Et s'il n'en reste qu'un ….

8 Avril 2020, 11:44am

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Publié par barreteau

Et s'il n'en reste qu'un ….

Le Moulin de la Galette vu du 106 Rue Lepic, Paris 18ème

 

Des 14 moulins qui existaient sur la butte Montmartre jusqu’au 19ème siècle, le Moulin de la Galette est le seul qui reste et il serait encore en état de marche, même s'il ne produit plus de farine depuis1834.

Visible à l'angle de la rue Lepic et de la rue Girardon, il fut jadis une célèbre guinguette immortalisée par de nombreux peintres qui fréquentaient Montmartre : Renoir, Picasso, Toulouse Lautrec, Van Gogh…

Aujourd'hui, il se trouve à l'intérieur d'une résidence privée et n'est donc plus accessible au public. Dans l'enceinte de cette résidence qui comprend la partie sud de l'impasse des Deux-Frères, se trouve également la mire du Nord, appelée aussi obélisque ou pyramide de Cassini, un monument servant de point de repère pour le tracé de la « méridienne » à partir de l'Observatoire de Paris.
Une inscription sur le socle du monument de Cassini précise :
"L'an MDCCXXXVI cet obélisque a été élevé par ordre du Roy pour servir d'alignement à la méridienne de Paris du côté nord. Son axe est à 2 931 toises 2 pieds de la face méridionale de l'Observatoire."
 Dans le système de triangulation autour de Paris, outre la mire du Nord, les autres références étaient la tour de Montlhéry au sud, le clocher de Brie-Comte-Robert au sud-est, la tour de Montjoie et le clocher de Saint-Martin-du-Tertre au nord.
Vous voyez que le Moulin de la Galette n'est pas près de perdre le Nord … !


>> Le moulin de la Galette vers 1910 © Albert Harlingue/Roger-Viollet.

>> La mire du Nord.


 

 

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Dumas sans Alexandre …

1 Avril 2020, 11:21am

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Publié par barreteau

 Dumas sans Alexandre …

  32 rue Eugène Flachat et 51 boulevard Berthier_Paris 17ème

 

Sortant du métro Porte de Champerret, je m'engage sur le boulevard Berthier jusqu'au rond-point herbeux de la Place Paul Léautaud. Sur ma droite s'ouvre la petite rue Eugène Flachat dont tout le côté gauche montre de cossues villas en briques rouges.
Bien qu'elles aient toutes un air de famille, l'une d'elle attire le regard. C'est celle du numéro 32 car ici, la brique varie entre le bleu et le vert au niveau des étages principaux, puis passe au rouge tout en haut de l’édifice. La porte d'entrée est pourvue d'un fronton de type gréco-romain avec deux têtes de lion. Au centre de la façade, une sculpture représente une femme nue assise avec un ange derrière elle. Tout cela a beaucoup de grâce …

Je reste là un long moment à observer puis à photographier tous ces détails lorsqu'une femme, un peu âgée, sort de l'immeuble et se dirige directement vers moi.
- "Vous en pensez quoi ?" me fit-elle ?

- "Jolie" dis-je un peu niaisement car à peine avais-je prononcé ce simple mot, je trouvais bien que c'était … un peu court !

- "C'est la maison Dumas créé par Sédille" me dit-elle

- "Ah ... ah" fis-je benoîtement. Car pour moi sa réponse est totalement obscure : Dumas ? Parle-t-elle d'Alexandre ? et Sédille, comme C cédille (ç) ?

La suite de ses explications va grandement m'éclairer : Paul Sédille est un architecte pas totalement inconnu à Paris, car c’est à lui que l’on doit les Grands Magasins du Printemps sur le boulevard Haussmann. Et c'est à la fin des années 1800 qu'il conçoit, pour un riche marchand du nom de Dumas, cette magnifique demeure à la façade polychrome.

J'allais quitter et remercier cette charmante dame, lorsqu'elle ajouta sur un ton un peu énigmatique :
- " Faites donc le tour par la rue Alfred Roll, vous retrouvez le boulevard Berthier et là une autre surprise vous attend … "
C'est ce que je fis et, en effet, au 51 du boulevard Berthier je retrouve une autre façade ornée de deux magnifiques bow-windows, où là encore le vert des briques faïencées s'étale sur toute la façade. Pas de doute, c'est la façade arrière de la maison Dumas qui va rejoindre celle de la rue Eugène Flachat.
Si vous passez par-là, un double arrêt par le détour indiqué vous charmera sans doute …


>> Paris : 32 rue Eugène Flachat.

>> Paul Sédille, architecte.


 

 

 

 

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Restez chez vous !

23 Mars 2020, 15:12pm

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Publié par barreteau

 

Le jardin des Tuileries déserté _Paris _mars 2020

 

A Paris, la ville est désertée et le silence s’installe au point de permettre aux Parisiens et Parisiennes d’entendre les oiseaux chanter. C'est l'effet positif du coronavirus.

Au jardin des Tuileries, les grilles vont rester fermées pendant toute la période du confinement et seules les statues en pierre ou en bronze, immobiles, peuplent l'espace.

Le site d'information routière Sytadin relève chaque jour 0 kilomètre de bouchons en Ile-de-France, du jamais vu ! Le mot d'ordre en cette période d'épidémie est : "Restez chez vous !" et il semble enfin avoir été entendu …

 

>> Les consignes du confinement.

 

 

 

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1000 billets.

16 Mars 2020, 10:12am

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Publié par barreteau

1000 billets.

 Villa du Danube, 14 novembre 2005 et 22 septembre 2019

 

Depuis sa création en 2005, 15 ans déjà, voici donc aujourd'hui le 1000ème billet publié par Parisperdu !
1000 billets, est-ce beaucoup, ou au contraire est-ce peu ?

Un rapide calcul de la fréquence des "posts" donne un billet tous les 5,5 jours.
Mon objectif d'un billet tous les 5 jours est donc quasiment atteint, et c'est pour moi, une petite satisfaction.
Mais que de temps passé derrière l'objectif ou devant le clavier … depuis ce 14 novembre 2005 et ce premier billet intitulé "Villa du Danube" … Aussi, m'a-t-il semblé tout naturel de retourner dans cet étrange quartier parisien de la Mouzaïa et de nouveau à la Villa du Danube, juste pour la publication de ce 1000ème !

 

>> Villa du Danube, 14 novembre 2005.

 

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Les Escaliers des rues de Paris.

9 Mars 2020, 10:40am

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Publié par barreteau

Les Escaliers des rues de Paris.

L'escalier en Y de la Rue des Annelets_Paris 19ème 

 

Les escaliers des rues de Paris sont indéniablement célèbres. Les plus grands photographes nous en en donné, depuis plus d'un siècle, des images magnifiques qui ont fait le tour du monde : celles de Montmartre d'abord, mais aussi celles de Belleville et de Ménilmontant … pour ne citer que les plus célèbres.

Qu'ils soient vus en plongée ou en contre-plongée, leur intérêt est certain parce qu'ils correspondent souvent à des lieux singuliers, originaux et attachant de l'espace publique et du paysage de la capitale car, entre escaliers magistraux et petits escaliers bucoliques, Paris regorge de ces constructions qui valent toutes le détour.
En 2001, l'Atelier Parisien d'Urbanisme (APUR) a dressé un inventaire systématique des escaliers des rues de Paris. Cet ouvrage est un formidable guide pour une déambulation parisienne dans des sites pittoresques.

A Paris, l'APUR a ainsi recensé 148 escaliers dont 37 à Montmartre, 31 à Belleville Ménilmontant, 15 à la Montagne Ste Geneviève et paradoxalement seulement 2 à la Butte aux Cailles … et le reste est disséminé un peu partout dans les divers arrondissements de la capitale.

Et si cet inventaire a été voulu aussi complet que possible, il est probable que des oublis demeurent, oublis que vous pouvez signaler à l'Apur, l'Atelier vous en sera certainement reconnaissant !


>> Télécharger l'inventaire "Escaliers" de l'APUR.

>> Retour à l'escalier de l'avenue Simon-Bolivar.


 

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La Ville Lumière a beaucoup perdu de son éclat…

2 Mars 2020, 10:09am

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Publié par barreteau

La Ville Lumière a beaucoup perdu de son éclat…

 Dans une rue du 19ème arrondissement_ juin 2019


C’est un constat, celui de mes déambulations dans les rues de Paris. Et ce constat est sans appel : la ville est sale, dangereuse et ghettoïsée...

Sale car désormais il n'est pas rare de voir des rats qui grouillent au coin des rues ou dans les squares. Et malheureusement cette saleté de la ville est non seulement une nuisance pour ses habitants mais elle atteint aussi très sérieusement l’image de la capitale dans le monde. Mais pour la Mairie, si Paris est sale, ce n’est pas parce que les services de la Ville seraient défaillants, c'est parce que les Parisiens manquent d’hygiène ! C’est sans doute un peu facile.

La dangerosité de la Ville est patente, et pas seulement à la porte de La Chapelle ou dans le nord-est de Paris. Certains quartiers sont devenus des poudrières, gangrénés par la drogue et le deal qui apportent dégradations, incivilités et insécurité. Là, on est face à des personnes très largement désocialisées et malades de leur addiction. Et, de surcroît, dans ces quartiers est venu s’ajouter le chaos migratoire.

Alors, au fil des années, la capitale s’est renfermée sur elle-même. Les riches restent entre riches, les familles et les classes moyennes sont repoussées vers la banlieue et les pauvres sont relégués dans des quartiers périphériques déclassés. Pourtant le discours de la Mairie est celui de la "mixité sociale", un mot fourre-tout qui vise à gommer les problèmes de "ghettoïsation", et de "gentrification" !

Aussi, n'est-il pas surprenant que 60 000 Parisiens aient fui Paris ces cinq dernières années alors que la banlieue et d'autres grandes villes comme Bordeaux, Nantes, Rennes, Toulouse et Montpellier connaissent un regain d’attractivité inédit.
Paris n’enthousiasme plus les Français tant la pollution, la saleté, la vie chère, l’insécurité, les embouteillages, le stress et la morosité de la ville y sont devenus de véritables repoussoirs.
Oui, à l'évidence, la Ville Lumière a beaucoup perdu de son éclat…


>> Les rats dans Paris.

 >> Le crack, place de Stalingrad.

>> La gentrification est partout …

 

 

 

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Dans son extrême Est, Paris a la mémoire longue.

25 Février 2020, 09:47am

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Publié par barreteau

Dans son extrême Est, Paris a la mémoire longue.

 Avenue de Flandre Paris 19èmearrondissement_Avril 2016

 

Dans son extrême Est, Paris a la mémoire longue. Ici, rien ne s'efface jamais totalement. Le promeneur oscille perpétuellement entre ce qui est et ce qui fut.
Dans le 19ème arrondissement, la rue de Flandre, désormais devenue Avenue, est aujourd'hui méconnaissable, tant elle a été laidement remodelée et niaisement aseptisé dans le cadre d'une zone d'aménagement concerté où trônent à grande hauteur des bureaux vides …

Dans les rues alentour, c'est une sorte de no man's land, où règnent crispation et malaise … car le deal est partout, cent paires d'yeux vous regardent, insistent en espérant vous faire presser le pas. C'est vrai à la fin, "Qu'est-ce que vous foutez là, … et avec un appareil photo en plus : c'est de la provoc' ou quoi" ?
Un peu plus loin, entre les stations de métro Riquet et Crimée, s'élèvent les Orgues de Flandre. Un avant-gout de la banlieue nord toute proche.
Où es-tu mon Paris … ?


>> Flandre, morne plaine de Paris.

>> 177 avenue de Flandre.



 

 

 

 

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Peut-on aujourd’hui encore faire des photos à Belleville ?

17 Février 2020, 10:30am

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Publié par barreteau

Reste-t-il aujourd’hui des photos à faire de Belleville ?

Rue de Belleville et place Fréhel _ Paris 20ème (avril 2011)

 

La réponse sera : oui mais … Car si j’aimerai bien photographier Belleville aujourd’hui, je cale un petit peu parce que je ne suis pas encore tout à fait décidé. Enfin, je le ferai peut-être parce que j’y suis très attaché et l'ai déjà beaucoup photographié…
Mais je suis mû par deux envies contradictoires.
L’une est de montrer ce qui n’a pas changé, ce qui alimente la nostalgie. Et il y a encore à faire dans cette voie-là. Mais ça n’est pas suffisant, c’est un peu passéiste. Il faut aussi montrer les nouveaux aspects. Mais je trouve ces nouveaux aspects pas tellement excitants… aussi c’est difficile.
Et encore ce n'est pas la seule difficulté. L'autre difficulté vient de l'aspect sécuritaire qui à l'évidence s'est beaucoup dégradé depuis l'époque - pourtant pas si lointaine – où j'arpentais allègrement les rues de Belleville et de Ménilmontant.
Tout au long de ces 6 années (1994-99) où j'ai accumulé plus d'un millier de photos dans les rues, les villas et les impasses de ces quartiers Est de la capitale, je n'ai connu que du bonheur et très peu de situations difficiles, à part: "T'arrêtes avec ta Tour Eiffel !" .
Mais il faut dire que la drogue et ses dealers n'avaient pas encore totalement gangréné ces quartiers.
A l'époque, se promener avec un appareil photo à la main n'avait rien de suspect, les seules remarques tournaient bien souvent autour de : "Vous êtes de la mairie, vous êtes en repérage pour raser le secteur ?" Jamais je n'ai ressenti de lourds regards vers l'appareil, comme si au coin de rue suivante on voulait vous l'arracher des mains …

Bien évidemment, il reste encore des photos à faire dans les rues de Belleville pour nous montrer ce quartier à part, cette ville loin de la ville … mais aujourd'hui, ce n'est ni facile ni sans risque.


>> "Pas de Photos".

>> "T'arrêtes avec ta Tour Eiffel !"

>> "C'est privé !"

>> "Vous êtes de la Mairie ?"

 

 

 

 

 

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Willy Ronis : “Il faut avoir l’œil partout”

10 Février 2020, 11:45am

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Publié par barreteau

Willy Ronis : “Il faut avoir l’œil partout”

Semaine de Noël, Place du Palais Royal, 1954 ©Willy Ronis

 

C'est Willy Ronis qui nous parle photo et qui -au passage- donne quelques précieux conseils aux photographes amateurs. Ecoutons-le :

"Au moment du déclic, il y a toujours l’appréhension. Lorsqu’on travaille sur le vivant, il y a toujours une fugacité génératrice d’angoisse. « Est-ce que j’ai pris le bon moment ? ». Cette angoisse m’a toujours tenaillé.
Ensuite, il y a le moment du développement. Quand je développe, il y a naturellement la grande inconnue : « Est-ce que j’ai appuyé au bon moment ? N’ai-je pas négligé quelque chose qui, dans le fond, casse complètement l’intérêt de mon image ? Quelque chose qui prend une importance que je n’avais pas prévue au moment où j’ai appuyé ? ».
Physiologiquement, l’œil n’est pas construit pour embrasser tout le champ visuel avec la même capacité d’analyse. L’œil est un toucher à distance. Et on ne touche qu’un seul objet à la fois. L’œil est incapable de capter en photographie une vision globale : le principal et l’accessoire. Il y a toujours le danger que l’accessoire tue le principal. L’exemple le plus simple, c’est le jeune homme qui photographie sa petite amie dans un jardin et ne fait pas attention qu’elle a un arbre qui lui sort de la tête. L’arbre est à trois mètres derrière mais il regarde la fille, pas ce qu’il y a derrière elle ! Ça, c’est une chose à laquelle il faut toujours avoir l’esprit : que se passe-t-il derrière et sur les côtés ?
C’est pourquoi j’aime tant les marchés. À mon avis, on touche là la plus haute difficulté photographique. On voit quelque chose d’intéressant mais quelque chose à côté peut tuer complètement ce que l’on voit : ou bien c’est un grand trou – et alors ça casse la composition – ou bien ça n’est pas bon et ça rentre en contradiction avec ce que l’on a voulu exprimer. Il faut avoir l’œil partout.

Dans ces conditions, avec toutes ces contraintes, la photo parfaite pour moi serait celle où j’aurais pu communiquer à celui qui la regarde l’émotion qui a déterminé le déclic. Je veux faire participer. Je veux montrer quelque chose qui m’a ému et je voudrais que ce soit parfait.
Donc, les questions formelles sont extrêmement importantes. Je suis un fou de la forme. Pour moi, il ne peut pas y avoir de contenu exprimé s’il n’y a pas une forme complètement châtiée dans tous ses détails. Ou alors… c’est un cas très spécial. Par exemple lorsqu’il n’y a qu’un seul personnage avec un fond inexistant ? A ce moment-là, c’est la simple expression du personnage qui compte. Mais la composition est ce qui requiert mon attention la plus vive.

Je m’autorise à mettre en scène ou à faire recommencer une situation en reportage commandé, jamais la photo libre. Dans la photo libre, la composition se fait spontanément par le fait du hasard combiné avec votre aptitude à vous placer au bon endroit. Là, on photographie d’abord avec ses pieds. Cette composition sur le vif est évidemment très difficile ".

A méditer puis à appliquer lors de nos prises de vues !

 

>> Willy Ronis et Parisperdu.

 

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Nuits parisiennes.

4 Février 2020, 15:03pm

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Publié par barreteau

Nuits parisiennes

Le viaduc de Tolbiac, une nuit de 1992, Photo : ©Thibaut Lafaye

 

La nuit dans Paris a de tout temps été une source d'intérêt, de curiosité voire de … fantasmes avec le célèbre "Paris by night".
Mais Paris la nuit est aussi une source d'inspiration pour les poètes, les artistes et bien sûr pour les photographes. Parmi ces derniers, Brassaï est sans doute celui qui s'est le plus investi pour nous montrer une vision personnelle de la nuit parisienne.

Et aujourd'hui, c'est Thibaut Lafaye qui vient prolonger l'aventure de la chasse photographique nocturne dans un Paris un peu secret, un peu à la marge … bref dans le Paris que nous aimons ici.

 

>> Paris la nuit par Thibaut Lafaye.

>> La nuit n'est pas le négatif du jour.

>> La saga du viaduc de Tolbiac sur Parisperdu.

 

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Maison salubre … mais ça c'était avant !

28 Janvier 2020, 12:26pm

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Publié par barreteau

Maison salubre … mais ça c'était avant !

7 rue Desnoyez, Paris 20ème


Sur le fronton de la porte du 7 rue Desnoyez, une plaque de céramique émaillée indique : "Maison salubre", une inscription encore bien visible malgré le fatras de graff et de tag qui, il y a encore peu, submergait la rue Desnoyez !

Aujourd'hui en effet, beaucoup de graffeurs ont délaissé ce qui a longtemps été "la rue parisienne du graff". Et désormais la rue est redevenue en de nombreux endroit plus conventionnelle avec de nouveaux commerces, des crèches et de nombreux logements sociaux.
Seuls quelques pans de murs restent encore inondés de couleurs, celles du Street Art…
Mais vers le centre de la rue, un tag dit : "Murs blancs, peuple muet"

 

 

>> À Belleville, la "rue des graffeurs" a perdu son combat.

>> Voyage à Belleville : Visite chez les artistes et les militants ...

 

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