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PARISPERDU
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Piéton de Paris.

8 Janvier 2010, 10:42am

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Publié par barreteau

Fabio Reti   "Le piéton des Halles" (1975): Mur peint dans le quartier des Halles à Paris. ...

 

"Jamais je n'ai tant pensé, tant existé, tant vécu, tant été moi que dans mes voyages que j'ai fait seul et à pied", raconte Jean-Jacques Rousseau dans ses Confessions.

 

Mais aujourd'hui, à Paris, pourquoi marcherait-on encore ?

 

Pour s'aérer l'esprit, pour découvrir de nouveaux lieux, pour renouer avec l'histoire et le patrimoine, pour réaliser de nouvelles rencontres avec des amoureux de leur cité … ?

Il y a mille et une raisons de partir parcourir les quartiers calmes de la capitale, lorsque le bruit, la vitesse et la foule qui s'agite autour de vous, finissent par vous prendre la tête.

Alors lâchez tout et partez prendre l'air sur les hauteurs des quartiers Est de la capitale. Partez arpenter les rues isolées et les impasses désertes, car comme disait Jacques Lanzmann - grand marcheur devant l'éternel : "On ne voit bien qu'avec ses pieds".

 

 A Belleville, à Ménilmontant, mais aussi à Charonne ou aux Batignolles, vous allez pouvoir aller au bout de vous-même, vous émerveillez de toutes ces petites choses qui surgissent au hasard des rues, tout en vous laissant gagner par une merveilleuse sensation de liberté.


Le temps ne passe plus. Il vous attend.
Alors laissez-vous emporter par ce Paris, … l'authentique, le vrai Paris !

 

Billet dédié à Nadège, elle se reconnaitra …

 

>> Déjà dans Parisperdu, Jean-Jacques Rousseau : "Rêveries du promeneur solitaire".

 

>> Le Piéton de  Fabio Reti  "in situ" …

 

 

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La cabine téléphonique, une espèce en voie de disparition.

4 Janvier 2010, 10:57am

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Publié par barreteau

 


Cage en verre et profilés en aluminium, les fameuses cabines téléphoniques dites "modèle de Paris", ont un look inchangé depuis les années 1980. Elles font partie du paysage urbain et nous ne les remarquons presque plus, tellement nous y sommes habitués.

Mais aujourd'hui, elles sont réellement menacées … et beaucoup ont déjà disparu des rues de la capitale. Souvent vandalisée, désormais peu utilisée, la cabine sera déposée, c'est-à-dire  supprimée, si son temps d'utilisation n'atteint pas cinq minutes par jour sur une période d'un an.

Bien sûr, la vraie raison du désamour de ses utilisateurs est l'explosion, au cours les dix dernières années, du nombre de possesseurs de téléphones portables. Et aujourd'hui, l'usage d'un publiphone est devenu très marginal: là où le portable ne passe pas, s'il est déchargé, ou si … tout bêtement on l'a oublié chez soi !

Il y a une cabine tout près de chez moi, et c'est vrai qu'il n'y a jamais personne à l'intérieur. Sauf ce matin, où j'y ai vu quelqu'un … Oui, un homme dans la cabine, et de surcroît … qui téléphonait. Mais, en y regardant de plus près, … il appelait avec son portable !
Ce matin, il pleuvait si fort que cet abri était sans doute, pour lui, plus que bienvenu …



>> En reste-t-il une près de chez vous ?

>>
Les cabines téléphoniques, vedettes de la Nuit Blanche 2005.

 

 

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Meilleurs voeux ... !

31 Décembre 2009, 18:53pm

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Publié par barreteau

 
Une année s’est écoulée, une autre frappe à la porte avec ses lendemains à découvrir ensemble sur Parisperdu.
Que 2010 soit, pour tous ceux qui aiment Paris, une bonne et belle, une excellente et agréable, une heureuse et joyeuse, une douce et exquise année …

 

 

 

 

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La photo humaniste a-t-elle un avenir ? (3/3)

27 Décembre 2009, 18:12pm

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Publié par barreteau

 

Les amoureux de la rue Etienne Marcel – 75001 Paris – Juin 2005  

 

On peut effectivement se poser la question : la photo humaniste ne serait-elle pas déjà morte ? D'ailleurs, aucun nom de photographe humaniste de moins de 50 ans ne me vient spontanément à l'esprit ...  Aujourd'hui, la photographie ne serait-elle pas déjà passée à un stade plus conceptuel ?

 

Sans doute, … mais si les Doisneau, Ronis, Izis, Boubat … sont morts, la photo humaniste elle, se doit de vivre car elle est, selon moi, l'un des vecteurs principal d'émotions en photographie ! Mais peut-être faut-il pour cela que les deux "camps" précités (le photographe et le photographié) arrêtent de se voir en ennemis et de s'incriminer...

 

Respect et confiance, voilà ce qui est nécessaire.

Il faut que le photographe respecte le sujet (il ne serait rien sans lui après tout), respecte le contexte de l'image, sans essayer de la détourner et conserve une certaine éthique.

Il faut en même temps que le sujet fasse confiance au photographe quant à l'utilisation de son image et à sa diffusion.

 

Dans un "monde idéal", les deux "camps" doivent arriver à s'abstraire de la notion d'argent. Le photographe doit agir dans une démarche purement artistique et le sujet ne doit pas redouter qu'on fasse de l'argent sur son dos pendant que lui n'en retire rien.

Alors, ... dans ce "monde idéal", la photographie humanisme vivrait !


Oui... sauf que dans le "monde réel": respect, confiance et désintérêt pécuniaire sont en perte de vitesse, ce qui peut nous rendre assez pessimiste sur l'avenir de la photo humaniste...



>> Voir aussi sur Paris perdu : "La photographie humaniste a-t-elle encore un avenir ... ?"


>> Voir aussi : "La photo humaniste a-t-elle un avenir ? (2/3)"

 

 

 

 

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La photo humaniste a-t-elle un avenir ? (2/3)

23 Décembre 2009, 09:35am

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Publié par barreteau

Animation, rue Mouffetard Paris 5ème -  Mai 2004

 

Dans notre société actuelle où protection et sécurité occupent tant les esprits, le droit à l'image est devenu un exemple typique de toutes les dérives possibles, bien que cette loi soit parfaitement compréhensible en soi. Alors peut-on encore aujourd'hui photographier impunément un "sujet humain" dans la rue ?

 

Le droit de l'image est très précis sur ce qu'il est possible ou non de faire, et pour les photographes amateurs comme pour les professionnels, il est devenu obligatoire de se "protéger" en demandant l'accord écrit de la personne photographiée (idem dans un cas d'une photo de "groupe"). Bien sûr cela est très contraignant, mais heureusement, il y a aussi ce que l'on appelle l'accord "tacite" : la présomption d'autorisation se justifie par la "satisfaction d'un besoin légitime du public à être informé par l'image".

 

Je conçois parfaitement que certaines personnes ne souhaitent pas apparaître sur une photo, une vidéo ou une œuvre picturale … et ce, pour quelque raison que ce soit. Si le photographe a parfaitement le droit de faire son travail artistique, les personnes photographiées ont aussi parfaitement le droit de refuser d'y participer. Il y a droit, devoir et permission pour chacune des parties. Pourtant il est vrai que tant que la personne n'est pas tournée en dérision, ni mise dans une position inconfortable et qu'elle a toute son intégrité, j'ai du mal à comprendre les attaques contre les photographes…

 

Il y a une cinquantaine d'année les gens se souciaient moins de leur droit à l'image, ou tout du moins il n'y avait pas cette parano autour du contrôle de son image qui selon moi s'est développée, non pas à cause de la législation, mais bien plutôt en raison de l'évolution de notre société : les images sont aujourd'hui beaucoup plus facilement diffusées à grande échelle, retouchées, détournées... Et c'est cela qui fait peur aux gens, ils ne veulent pas que leur image leur échappe, une image qu'ils considèrent comme une part de leur personnalité (une version moderne de la croyance ancienne selon laquelle lorsque le photographe prend la photo d'un modèle, il lui vole son âme). Il est vrai que de nos jours, le culte de l'image, son utilisation, voire sa manipulation,  atteint de tels sommets qu'il ne faut pas s'étonner de voir quelques réticences quant à la diffusion de certains clichés.

 

L'importance que l'on accorde aujourd'hui à l'image, et le relais potentiel que peut jouer une simple photographie entre un sujet anonyme et son accès à la notoriété dans des conditions qu'il ne gère absolument pas; font que le contrôle de l'image , le contrôle de sa diffusion sont devenues une nécessité pour éviter certains excès ...

 

L'image étant devenu un tel marché, il est compréhensible qu'un "sujet humain" pris dans la rue veuille contrôler la diffusion de son image, au risque de tomber dans un excès de protectionnisme et ce, … au grand dam des photographes humanistes.

 

A suivre …

 

>> Voir aussi : La photo humaniste a-t-elle un avenir ? (1/3)

 

 

 

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La photo humaniste a-t-elle un avenir ? (1/3)

19 Décembre 2009, 10:08am

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Publié par barreteau

Rue de l'Université  - Paris 7ème -  octobre 2008

 

Avant de partir, Willy RONIS nous a donné sa définition de l'école humaniste : "C'est le regard du photographe qui aime l'être humain"…
Il ajoutait aussi : "Je suis un photographe de la vie quotidienne, de ce que l'on voit en circulant dans la ville. Je regarde les gens, j'ai envie de les photographier et de creuser un peu ce qu'a été leur vie".

Circuler dans la ville, regarder les gens et les photographier … oui, bien sûr … mais est-ce encore possible aujourd'hui ?

 

Disons-le tout de suite, pour le photographe d'aujourd'hui, il est devenu difficile d'opérer librement dans la rue. Le niveau des risques encourus est en effet devenu très élevé : regards obliques, quolibets, menaces de représailles, voire violence physique pouvant aller, comme dans les films d'action … jusqu'à la tentative d'extraction de la carte numérique !
Oui, aujourd'hui, la méfiance, la violence, voire la paranoïa  font partie de la vie citadine, et si l'on veut réaliser un reportage objectif, il est nécessaire d'intégrer ces paramètres …

 

Willy Ronis disait "Une photo, ça se mérite..", et  Robert Capa ajoutait : "Si votre photo est ratée, c'est que vous étiez trop loin…". Oui bien sûr, mais ces "grands" photographes qui opéraient dans la rue avaient la chance, à leur époque, de pouvoir le faire avec une réelle liberté et une certaine insouciance. Ce qui ne veut pas dire qu'ils ne se préoccupaient pas d'éviter les situations "glauques", ou les images qui auraient mis leurs sujets en situation défavorable …

Mais leur avantage, leur vraie chance était de ne point avoir, en permanence, au-dessus de leur tête, l'épée de Damoclès du "droit à l'image" qui aujourd'hui oblige à beaucoup de retenue …

 

Alors la photo humaniste va-t-elle mourir ? Devrons-nous à l'avenir nous contenter de travailler en studio, en vase clos, avec des modèles stéréotypés, sans l'improvisation à assumer, sans le hasard à gérer et, finalement sans cette petite mort qui rôde tout près de vous … ?


Je voudrais que le photographe recouvre, aux yeux de la loi, à côté de son "droit à l'information", un peu de son "droit à la création" …

 

A suivre …


>> Le droit à l'image : l'art et l'information avant les "états d'âme".

>> La photo humaniste va-t-elle mourir ? 

>> Déjà sur Parisperdu : "La photographie humaniste a-t-elle encore un avenir ... ?"


>> Déjà sur Parisperdu : "Les Humanistes".


 

 

 

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Paris est-elle la plus belle ville du monde ?

15 Décembre 2009, 08:32am

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Publié par barreteau


On me le dit souvent, "Paris est la plus belle ville du monde". Et, quand j'accompagne des amis étrangers sur la monté de l'avenue des Champs-Élysées, ils me le répètent sans cesse: "Ah oui, vraiment, nous sommes sur la plus belle avenue du monde".

Je vis donc dans la plus belle ville du monde et je n'en profite même pas. La plupart du temps, je ne m'en rends même pas compte. J'ai de nombreux musées dans ma ville, mais je n'en ai visité que quelques uns, je ne les connais même pas tous. J'ai également à Paris une foultitude de théâtres, de salles de spectacles, de sports ... mais je ne les fréquente presque jamais. A bien y penser, c'est idiot de ne pas profiter de tout ça alors que beaucoup de personne m'envierait et aimerait être à ma place, rien qu'une journée, voire seulement quelques heures. Paradoxalement, ceux qui connaissent le moins Paris sont bien les parisiens eux-mêmes …

 

Mais si Paris est la plus belle ville du monde, pourquoi alors tant de parisiens désirent-ils la quitter ? A cause des loyers et de la vie chère, oui bien sûr, mais pas seulement … C'est aussi surtout, parce que la qualité de vie y est médiocre et l'ambiance souvent plus que pesante …
Paris était une ville merveilleuse, il y a 30 ou 40 ans … et pour beaucoup c'était un rêve de gosse d'aller y résider, mais aujourd'hui beaucoup ne voudrait y habiter … pour rien au monde!

 

Pour découvrir le Paris des Parisiens ...vous pouvez suivre "Parisperdu", un blog où l'on trouve une foule de balades à faire à pieds dans les quartiers de l'Est parisien. Pourquoi dans l'Est parisien ? Parce que c'est là où l'on peut encore découvrir le vrai, l'authentique Paris !


Pour aimer Paris, il faut aller à sa rencontre, flâner dans ses rues, mêmes dans celles qui semblent sans intérêt... Alors on comprend que Paris a beaucoup de charme, on comprend aussi pourquoi Paris est autant visité, et on comprend finalement pourquoi … oui, c'est bien la plus belle ville du monde!  



>> Voir aussi: "Montrer Paris avec des yeux lucides et amoureux."

>> Voir aussi: "Paris, guide à l'usage du touriste averti."

 

 

 

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Graffeur, ... est-ce un métier ?

11 Décembre 2009, 10:05am

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Publié par barreteau



Lu dans un forum (sic) :

" Bon voila jaimeré bien savoir si ya un metier comme graffeur professionnel car je pratik tré souvent et c ma passion jaimeré en faire mon metier".

   

Première réponse :

"Bon, mais c'est quoi exactement un "graffeur professionnel"?  En terme précis je veux dire, parce qu'en gros je vois bien un peu, mais c'est quand même pas bien clair et il m'arrive de confondre avec d'autre métier".

 

Deuxième contribution:

"Graffeur est le mot exact mais plus couramment on dit tagueur, c'est un art mais certain l'utilise pour écrire des conneries ou faire des trucs moches. Je ne sais pas si je suis bien clair".
 

Troisième contribution:

"Graffeurs pro? Oui, les professionnels exposent ou font des œuvres à la demande des municipalités ou de particuliers, voire d'entreprises ... ça c'est bien et je ne peux que t'encourager si tu as des dispositions artistiques ou picturales".

 

Quatrième contribution:

"L'âme du graff c'est son caractère spontané, urbain, social. Le professionnaliser revient à l'incorporer dans un système qui l'a toujours rejeté dans sa vraie forme, contre lequel il est toujours allé à contre courant. Professionnaliser le graff c'est lui enlever son âme".

 

 Cinquième contribution:

"De là à en faire une profession, je pense que c'est un peu délicat. Les clients ne courent pas les rues non plus je pense..."

 

Sixième contribution:

"Je veux dire que le graff ne doit jamais être un métier, ça le tuerait. Ce qui fait la force de ce mouvement, c'est bien parce qu'il est fait dans l'urgence (plus ou moins, selon les endroits bien sûr). Il existe des expos de graff. Mais de là à généraliser ce mouvement pour en faire un métier..."

 

Et pour clôturer le forum, une ultime réponse :

"Oui, ça existe. La preuve : j'ai trouvé ça sur internet !".



>> Voir aussi sur Parisperdu : "Le Grand Palais des tagueurs"

>> Voir aussi sur Parisperdu : "Manu et ses copains « graffeurs » en action sur l'ancien site des Frigos dans le 13ème".

>> Voir aussi sur Parisperdu: "Né dans la rue …"



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La famille Romanès, de nouveau à Paris.

7 Décembre 2009, 09:56am

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Publié par barreteau

Délia Romanès chante et danse devant son chapiteau, boulevard de Reims- Paris 17ème

 

Les Romanès sont de retour avec un nouveau spectacle intitulé "Paradis Tzigane".

A Paris, ils sont au complet, des aïeuls musiciens aux fillettes acrobates, dont l'impeccable petite trapéziste Rose-Reine … mais aussi avec la terrible et magnifique Délia "qui lit les lignes de la main … jusqu'au coude" ! Tous participeront à la fête et ce, … jusqu'au 31 janvier 2010 !

 

Chez les Romanès, ce n'est pas un énième spectacle de cirque que l'on vient voir, on y vient pour rencontrer une famille attachante, une famille où l'on partage tout avec tous, une famille où l'on "naît" artiste.

 

Sous leur chapiteau irradié de lumière et de chaleur, les Romanès font, à tout moment, surgir l'émotion et la poésie par l'agilité d'un contorsionniste, la grâce d'une funambule, la sensualité d'une ballerine ...

 

Après le spectacle, public et artistes dansent et ripaillent ensemble. Ça tombe bien, on n'avait pas envie de partir...

 

Et vous pouvez même revenir pour le 31 décembre, car pour ce dernier soir de l'année, les Romanès ont programmé un Réveillon à leur façon, où après le spectacle, avec la famille Romanès, son orchestre tzigane et des artistes invités, vous pourrez danser jusqu’à l’aube. Vous pourrez aussi partager le barbecue de côtelettes de mouton, les choux farcis et divers plats des Balkans ... avec bien sûr, champagne et boissons à volonté !

 

Réservation indispensable : 06 88 09 22 67 ou 06 99 19 49 59

Le chapiteau du Cirque Tzigane Romanès est planté au niveau du 42-44 Boulevard de Reims (à l'angle de la rue de Courcelles) dans le 17ème arrondissement (Métro : Porte de Champerret).

 

>> Le Cirque Romanès.

 

 

>> Déjà sur Parisperdu: " Alexandre Romanès et son cirque tzigane ... "



 

 

 

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Au pays du matin calme.

3 Décembre 2009, 10:38am

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Publié par barreteau

Rue Caulaincourt - 75018 Paris


A Paris, les transitions sont parfois insensibles, mais le plus souvent, elles sont brutales … surtout quand on passe derrière le décor des grandes avenues haussmanniennes.
Ainsi, en empruntant les coulisses, en se faufilant derrière la place Clichy, à travers les passages, on atteint le cimetière de Montmartre, un no man's land de verdure et de pierres taillées.


Du pont métallique qui le surplombe, on aperçoit la tombe de Sacha Guitry, et sous les arbres repose une bonne partie du Gotha du XIXème siècle.
De la tombe la plus modeste aux caveaux grandiloquents, on n'est pas au bout de ses surprises au cimetière de Montmartre, ainsi un inconnu qui répond au superbe nom d'Iffla Osiris a fait placer sur sa tombe la reproduction grandeur nature du Moïse de Michel-Ange, avec cet épitaphe: "Au premier législateur" !


Huit heures moins dix, à cette heure matinale, l'activité urbaine est encore ralentie, ce qui sied parfaitement à ce lieu calme, apaisant, moins célèbre bien sûr que le "Père-Lachaise" mais tout aussi romantique et souvent plus pittoresque …


>> L'histoire extraordinaire de Daniel IFFLA-OSIRIS  (1825-1907).

>> Visite guidée du cimetière de Montmartre.

>> Déjà sur Parisperdu : " Paris, de Paul Valéry à Patrick Modiano "

 

 

 

 

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Qui êtes-vous Monsieur Morris ?

29 Novembre 2009, 09:36am

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Publié par barreteau



La colonne Morris est un élément du mobilier urbain parisien, présent aussi dans beaucoup de grandes villes en France et ailleurs dans le monde. De forme cylindrique, elle sert de support à la promotion des spectacles et des films. Éclairée à la nuit tombée, souvent rotative, l'espace qu'elle abrite en son sein est parfois utilisé pour entreposer le matériel de nettoyage des rues, abriter des toilettes ou des téléphones publics.

Les colonnes Morris doivent leur nom à l'imprimeur Gabriel  Morris qui en a obtenu la concession à des fins publicitaires en 1868 auprès de l'inventeur, le Berlinois Ernst Litfass. Ce dernier les avait introduits à Berlin, dès 1854, afin de lutter contre l'affichage sauvage. Ainsi, dans tous les pays de langue allemande, on parle de Litfaßsäule, "colonne de Litfass".

La colonne est en fonte verte, sa toiture est composée d’une marquise hexagonale, décorée aux angles de six mufles de lions, le tout surmonté d’un dôme bombé, décoré d’écailles et d’une flèche ornée de feuilles d’acanthe. L'ensemble est d'une rare élégance et les colonnes Morris sont devenues des objets emblématiques de l'image de Paris, au même titre que les fontaines Wallace et les entrées de métro d'Hector Guimard.

En 2006, la décision du Maire de Paris, Bertrand Delanoë, de réduire leur nombre de 773 à 550, c'est-à-dire de détruire 223 "Morris", au prétexte de "désencombrer l'espace public" a fait naitre une vive polémique. La ville de Paris estime donc que ces colonnes prennent trop de place ! Trop de place ? Ça fait rire les Berlinois : dans la capitale Allemande, des Litfasssäulen, il y en a 3000 !

A Paris, diverses associations de défense s'inquiètent de l'éventuelle disparition à terme de la totalité des colonnes Morris, au profit de supports publicitaires plus rentables.

Les colonnes que l'on voit aujourd’hui dans les rues de Paris sont en effet produites et gérées par le géant du mobilier urbain, l'entreprise JC Decaux. Ce sont des versions contemporaines assez fidèles au modèle du mobilier ancien. Mais, poussé par une logique financière, la mairie de Paris vient de revoir le contrat qui la lie à JC Decaux et a fait passer sa redevance de 8 % à plus de 40 % du chiffre d'affaires publicitaire. Decaux doit donc "se refaire de la marge", en proposant une colonne moins couteuse en investissement et aussi en exploitation. Après l'analyse de la valeur d'une colonne, c'est  l'architecte Jean-Michel Wilmotte qui a été choisi pour "re-designer" le produit  …

Redessinée ou pas,  les célèbres colonnes Morris ne sont pas prêtes de changer de patronyme …



>> "Ginette", première victime de la rentabilisation du mobilier urbain parisien.


>> Wilmotte redessine la colonne Morris.



 

 

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Cryptogrammes à Jussieu.

25 Novembre 2009, 09:18am

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Publié par barreteau



En arrivant à l’entrée principale de la Faculté des Sciences de Jussieu, par l’esplanade donnant sur la rue Linné, et après avoir gravi quelques marches, on aperçoit instantanément la tour centrale avec au premier plan, deux tours annexes identiques qui ferment
la perspective.

Ces deux blocs offrent chacun une face où l’on peut, ou plus exactement où l’on ne peut plus, lire des inscriptions datant des années soixante-dix, et dont le texte était bien dans le droit fil des apostrophes militantes qui fleurissaient un peu partout, sur les murs de la capitale au temps de la "chienlit" du Général.

Pour tracer ces inscriptions, les intervenants ont forcément dû utiliser des cordes pour descendre en "rappel". Le lendemain même, le comité directeur de Jussieu décide de recouvrir les graffitis en repeignant intégralement les deux façades en blanc. Le plus surprenant intervient alors: les inscriptions réapparaissent le jour suivant ! Les instances dirigeantes se rendent à l’évidence, mais il n’est plus question d’offrir une nouvelle page blanche à la morgue estudiantine. L’espace est tentant, vous en conviendrez. Que faire alors, sinon travestir, détourner, maquiller le cri … pour le rendre inaudible ?

Aujourd'hui, le décryptage du message représente une véritable gageure.
Prenons, par exemple, le libellé du somment de la face droite:

QW

A/88IAI88WB

AA/RABES

BM HMW

REOT8

OPVH89

Ligne suivante nous trouvons une variante de la deuxième ligne avec:
W88W88HMFI

Reprenons la ligne 1. Le QW ne peut être (excusez le côté péremptoire de mes déductions) qu’un ON. La ligne suivante me semble lisible grâce aux quatre 8 qu’on identifie immédiatement comme des S. Les A sont terriblement mal maquillés, on en isole deux, dont un au début, on obtient donc ASSASSINE. Sous le RABES de la ligne trois, nous isolons le mot PARIS. La suite m’échappe…

Alors, à cette époque-là, on assassinait à Paris. Qui ? Quand ? Pourquoi ? Le reste de la façade nous le révèle sans doute. Mais, là, je m’incline, et … j’appelle à l’aide.
Alors, si vous savez décrypter la suite, merci d'en faire part à Parisperdu, à ce
Contact.

Reste toutefois un point intrigant: on sait que la durée moyenne de vie d’un tag, d’un bombage sauvage, est souvent très courte, surtout sur les monuments publics, car les services Techniques de la ville y remédient dare-dare à coups de détergents spéciaux.
Alors pourquoi, à votre avis, ces inscriptions défient-elles le temps et maculent-elles à jamais les colonnes métaphoriques de ce portique universitaire par ailleurs élégamment habillé des céramiques de Léon Gischia?
Parce que … personne n’est plus capable de savoir ce qu’elles signifient. Et parce que tout le monde "s’en fout un peu", si je peux me permettre. Elles ont perdu la totalité de leur sens (Assassine-t-on à Paris !?!), pour acquérir, depuis bientôt un bon quart de siècle, une autre fonction, celle bien sûr plus décorative et bien moins problématique, d’œuvre d’art.

Œuvre d’art tendance conceptuelle, évidemment, voire arte povera, diront certains.
A l’instar du codex de Dresde, du calendrier Maya, voire du testament de Nicolas de Staël … l'énigme fera toujours rêver.



>> De chaque coté de la Tour Zamansky, que l'on voit ici, après les travaux de désamiantage et sa rénovation en février 2009, on peut découvrir les deux tours annexes aux fameux "messages cryptés".


>> Zoom sur le message de la tour de droite.


>> Jussieu : le campus nouveau est arrivé.

 

 

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Un jeune homme ...de presque cent ans !

21 Novembre 2009, 09:19am

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Publié par barreteau


Novembre 2008, il y a tout juste un an, Willy Ronis me fait parvenir un exemplaire de "Ce jour-là", l'un de ses ouvrages qui vient d'être réédité.  Il y ajoute une dédicace, comme toujours très touchante car je sais qu'elle vient d'un homme profondément sincère.

 

Bien sûr, je n'ai pas manqué de remarquer, que cette fois-ci, le tracé de son écriture était terriblement hésitant … mais rien d'extraordinaire, quel sera le tracé de votre écriture à 98 ans ?


Lorsque je téléphone à Willy, pour le remercier de sa délicieuse attention, je lui dis combien ses photos créent en moi des ondes de nostalgie, surtout celles captées dans ce Belleville-Ménilmontant aujourd'hui disparu et que nous aimions tant.

Comme souvent, sa réponse est emprunte de cet humour désarmant que je lui connais bien.
Et c'est avec un brin de malice qu'il me rétorque : " Non moi, je ne suis pas nostalgique … mais j'aimerais bien que ça recommence".

 

Depuis, Willy nous a quittés … et je me remémore souvent ce message d'espoir, de soif de vie … émanant d'un jeune homme de presque cent ans.

 

 

>> Voir aussi : "Au revoir et merci Monsieur Ronis".

 

 

 

 

 

 

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De l'art de flâner ...

17 Novembre 2009, 09:01am

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Publié par barreteau

Rue Caillé - Paris 18ème, septembre 1996

 

Voici l'image d'un "homme qui attend". Certes … mais que fait-il exactement ?
Ne fait-il tout simplement rien ou … au contraire, son attente n'est-elle pas une démarche, une quête vers quelque chose ou vers quelqu'un qui lui permettrait de s'échapper ailleurs, dans un autre monde, dans un autre univers ?

 
À l’ère de la vitesse, des échanges en temps réel, de l'Internet ultra-haut débit, de la communication à tout-va, de la mobilité (terme récurrent du management postmoderne…), du "bougisme" ("si tu bouges pas, t'es mort !") … l’attente, la pause, la méditation prospective ou la suspension active … sont forcément des démarches subversives.
Mais, Dieu merci, il nous reste encore le temps de la flânerie …

Flâner, ce n’est pas simplement se promener, errer sans but, sans objectif, c’est plutôt produire en pure perte, pour le seul plaisir de produire, de se produire.
Il y aurait encore à faire une théorie de la flânerie, même si elle a déjà été bien entamée. Souvenons-nous de l’école péripatéticienne, de Baudelaire, de Walter Benjamin, des "écrivains-voyageurs", des surréalistes, les vrais inventeurs de la dérive, puis de leurs fils spirituels, les situationnistes.

Dans la rêverie gratuite, dans le temps perdu, nous sommes hors de toute raison ratiocinante, dans une dépense toujours génératrice d’ouverture, d'illumination ... Car, grâce à "l'apparition d’un lointain … si proche soit-il", comme l'écrivait Walter Benjamin, la flânerie stimule la pensée, puis l’écriture … et plus généralement la créativité.


Oui flâner est un art …
 

 

 

>> Du bon usage de la lenteur.

 

 

 

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Le musée de Montmartre va-t-il mourir ?

13 Novembre 2009, 10:06am

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Publié par barreteau



"Je suis resté un peu interdit à l'annonce de cette étonnante nouvelle : la fermeture possible du Musée de Montmartre. J'avais même du mal à y croire. Comment une institution parisienne aussi ancienne pourrait-elle être purement et simplement supprimée, comme cela, d'un trait de plume administratif ?

 

C'est pourtant la triste vérité. L'Hôtel de Ville de Paris, jugeant ce lieu probablement trop démodé, peut-être pas assez "branché", ne donnera pas de subvention cette année, ne renouvellera pas le bail du bâtiment - dont la Ville de Paris est propriétaire - et demande que l'association "Société Historique et Archéologique du Vieux Montmartre" soit dissoute!

 

Ainsi, par la volonté de quelques uns, cette association fondée par un groupe de passionnés en 1886 devra, non-seulement plier bagages, mais en confier le contenu - une très riche collection - au Musée Carnavalet et à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris.

 

C'est un peu vite oublier que si les ruelles de la butte attirent autant de touristes aujourd'hui, c'est justement parce que le "Vieux Montmartre" et les passionnés qui en faisaient partie, se chargèrent de veiller à leur conservation.

 

Si Claude Charpentier ne s'était pas personnellement investi dans les années cinquante, dans son fameux "plan de sauvegarde de la butte Montmartre", que resterait-il aujourd'hui? Montmartre serait devenu un quartier comme les autres, sans âme, d'une affligeante banalité.

 

Devons-nous céder le terrain définitivement aux vendeurs de souvenirs à deux sous? Montmartre doit-il ressembler à un décor de cinéma?"

 

C'est donc bien volontiers que je reprends aujourd'hui - sur Parisperdu -  ce cri d'alarme lancé par Rodolphe Trouilleux, écrivain, historien de Paris et créateur du site "Paris secret et insolite". Sa cause est juste et la mort annoncée du musée de Montmartre est une éventualité que l'on doit absolument combattre.

 

Vous qui êtes amoureux de Montmartre, amoureux de Paris, vous pouvez faire quelque chose pour repousser cette disparition programmée : manifestez votre soutien, signez  ici la pétition.

 

 

 

>> Visitez le Musée de Montmartre … pendant qu'il en est encore temps !

 

 

>> Invitation à la Journée de soutien au Musée de Montmartre.

 

 

 

 

 

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