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PARISPERDU
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Paris photo, le "off ".

12 Novembre 2011, 09:18am

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Publié par barreteau

©Photo : Marc Montméat


Actuellement, Paris Photo célèbre sa 15è édition au Grand Palais et, l'on peut dire qu'avec 135 exposants, originaires de 23 pays, il est devenu un rendez-vous international incontournable pour la photographie.


Mais, en parallèle, depuis l'an dernier, l'on voit émerger un salon "OFF", dédié aux galeries de jeunes photographes. Et, pour sa seconde édition, le salon Photo Off - parrainé cette année par Martin Parr - nous réserve de belles découvertes.

Parmi celles-ci, mon photographe coup de cœur est incontestablement, Marc Montméat. Conseiller d’insertion et de probation en milieu carcéral depuis 10 ans, Marc Montméat, diplômé de sociologie et lauréat du prix SFR jeunes talents photo 2009, s’interroge sur l’Homme et son environnement.

Aujourd'hui, il aborde la "Solitude Urbaine". Dans ses images, il nous pousse à concevoir le monde urbain comme oppressant et soumet même l’idée de "carcéralisation" de la ville.

Son travail, en noir et blanc, n'a - malgré le thème choisi - aucune noirceur, tant l'approche graphique, savamment étudiée, a quelque chose d'aérien qui favorise l'évasion …




>> Marc Montméat, photographe de la "Solitude Urbaine".

>> Courrez vite à La Bellevilloise pour découvrir Paris photo, le "off".

 

 


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A Nantes, Paris n'est pas perdu.

8 Novembre 2011, 09:10am

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Publié par barreteau

Le pont des arts - Photo © Damien Vassart


Ce week-end, des amis nantais m'ont offert un tirage pro de cette photo.
Connaissant mes passions pour Paris et pour la photo argentique en noir et blanc … ils ne se sont pas trompés.

Et, pour parodier Georges Brassens, j'aurais pu leur dire ( leur chanter ?… non là, je ne peux pas !):

"Si, par hasard,
Sur le pont des Arts,
Tu croises des amis,
Dis leur merci …"


Alors, merci Armelle, merci Patrick !


>> Le photographe Damien Vassart, site officiel.

>> Ecouter Brassens, … sur le pont des Arts.
 

 
 

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L'Imparfait du présent.

4 Novembre 2011, 08:59am

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Publié par barreteau


Il y a tout juste 10 ans, Alain Finkielkraut publiait "L'imparfait du présent ".  
Se retournant alors sur l'année 2001, c'est aussi sur le vingtième siècle qu'il jette un regard.

En soixante-dix courts textes qui prélèvent des fragments de l'actualité de notre monde chaotique, l'auteur nous invite à nous adonner à ce difficile et salutaire exercice : penser par soi-même.

"L'imparfait du présent" est une méditation sur notre temps, pour nous dire le monde moderne comme il le voit, c'est-à-dire soumis à quelques alternatives sommaires et dégradé par un certain nombre d'avilissements.

Dix ans plus tard, rien ne semble avoir changé, nous vivons toujours dans ce même monde impitoyable où l'Argent l'emporte sur l'Humain.
Car, en ce moment, si le monde fabrique de plus en plus de profit, de moins en moins de gens en profite !

 

>> Lire aussi sur Parisperdu: "Carré des biffins".

 

 

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Hommage posthume.

31 Octobre 2011, 09:19am

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Publié par barreteau

Rue  Westermann Paris 20ème _ juin 1996


A Paris, il est très rare que disparaisse le nom d'une rue.
Même en cas de modification drastique du tracé, ou de raccourcissement d'une voie, son patronyme d'origine est toujours conservé …

Longtemps ce principe a été scrupuleusement respecté.
La rue Vilin est à ce titre exemplaire, même au trois-quarts détruite, elle a conservé son nom; aller au-delà aurait été une insulte à la mémoire et à l'œuvre de George Perec.

Puis récemment, l'on s'est autorisé de grands chambardements, comme pour la rue Watt, … tant pis pour Boris Vian. La démolition d’hier, s’appelle aujourd’hui … déconstruction sélective.

Et finalement l'inimaginable a été réalisé : on a définitivement rayé de la carte des rues entières: rue de la Cloche, de la Voulze, Westermann … où êtes-vous ?

Parisperdu veut rendre hommage à ces rues, un hommage … posthume.


>> La rue de la Cloche sur Parisperdu.

>> Rue de la Cloche_ Paris 20ème_ juin 1994 (Vidéo)

 

 

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Paris donateur.

27 Octobre 2011, 12:05pm

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Publié par barreteau

De passage à Moissac pour visiter sa merveilleuse abbatiale, qu'elle n'est pas ma surprise de tomber sur un bâtiment de briques rouges dont le fronton porte l'inscription suivante :" Don de la ville de Paris - 1930" ? 

Pourquoi donc la ville de Paris aurait-elle offert à Moissac cette halle marchande, récemment transformée en salle de spectacles ?
Et, que s'est-il donc passé cette année-là?

En mars 1930, une véritable catastrophe s'abat sur Moissac, sans doute la ville la plus touchée par la grande inondation qui dévaste alors tout le Sud-ouest. A Moissac, l'on dénombrera en effet 120 morts, 1 400 maisons détruites et près de 6000 sans abris.

Face à ce désastre, un immense élan de solidarité se dessine partout en France.
Un vaste programme de reconstruction succède rapidement à la catastrophe. Près des berges du Tarn, de très nombreux logements individuels, redessinant des rues entières, sortent de terre dans le plus pur style Art déco. Ce qui donne aujourd'hui un charme tout particulier à la cité.

La ville de Paris, quant à elle, choisit d'aider Moissac, en lui offrant la reconstruction de ses halles centrales.
Erigé sur la place du marché, le nouveau bâtiment sera nommé "le Hall de Paris", vitré et décoré de fresques rouges au motif du fameux chasselas doré de Moissac.
Et sur le fronton, aperçu ce jour, a en effet été gravée une inscription à la mémoire de la Ville de Paris, en hommage à sa vive générosité.


>> En savoir plus sur les évènements de mars 1930.

>> Moissac, site officiel de la ville.

 

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L'ennui naquit un jour de l'uniformité.

23 Octobre 2011, 19:40pm

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Publié par barreteau


Large de 40 mètres, l'avenue de France part de la rue des Grands-Moulins et remonte vers le nord-ouest. Sur la moitié de son parcours, elle longe, en les surplombant, les voies ferrées de la gare d'Austerlitz: triste panorama !

Elle traverse un quartier neuf comportant quelques trop rares cafés et surtout un nombre incalculable d'immeubles de bureaux, de logements, … tous identiques, navrants dans leur gémellité, car:

"C'est un grand agrément que la diversité.
L'ennui naquit un jour de l'uniformité."

écrivait  La Motte-Houdar, un fabuliste contemporain de La Fontaine.
 

Pour qui a connu le vieux 13ème, avec ses petits immeubles bas, ses maisons en meulière … et tout un habitat très diversifié , la morale de la fable s'applique parfaitement à l'avenue de France.


>> L'avenue de France, déjà sur Parisperdu …

 

 

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Paris Volé.

18 Octobre 2011, 09:31am

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Publié par barreteau

Sur les pas de Willy Ronis : cour du 32 rue de la Mare Paris 20ème.

Le grand Willy Ronis, écrit en 1979, dans son ouvrage "Sur le fil du hasard" :

"On remarque, paraît-il, une certaine mélancolie dans mes photos. Cela s’explique. J’ai eu beaucoup de loisirs forcés au cours de périodes de sous-emploi ; autant meubler ces vides avec la chasse aux images.

Mais de telles conditions n’inspirent pas la joie, surtout qu’entre deux pressions sur l’obturateur on se dit qu’on travaille pour le tiroir.

Mes chasses joyeuses, je ne les vécus que lorsque je volais mon temps à celui que je devais consacrer au travail commandé, ou lorsque le déclic provoqué par un événement inattendu faisait monter la fièvre des grandes émotions. Mélancolie souvent, mais pas pessimisme ; ça ira mieux demain. "

Au cours des années 90, je me suis souvent senti en parfaite harmonie avec ces propos et, confidences pour confidences, moi-aussi, je volais parfois mon temps à celui qui m'employait, … en parcourant incognito l'Est parisien, pour y faire la chasse aux images.

Tant et si bien, qu'en 2005, à la création de ce blog, j'avais pensé lui donner le nom de "ParisVolé" … mais finalement, ce sera : "Parisperdu".


>> Willy Ronis: cour de la rue de la Mare.(1947)

>> Sur les pas de Willy Ronis : cour du 32, rue de la Mare.



 

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Les sondages "idiots" du Figaro.

14 Octobre 2011, 09:42am

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Publié par barreteau


Dans son édition de mardi dernier, le quotidien nous propose un nouveau sondage sur la capitale.
La question est essentielle :"Quel monument symbolise le plus Paris ?"
Et comme la réponse est loin d'être évidente … le Figaro nous suggère la liste suivante:l'arc de Triomphe, Beaubourg, Notre-Dame, l’Opéra, la Pyramide du Louvre, le Sacré Cœur ou …la Tour Eiffel.

Sur les quelque 2000 votants, un petit dix pour cent a osé "Notre-Dame". Les autres monuments faisant des scores anecdotiques, on vous laisse deviner le vainqueur …

Il faut dire que ce journal est coutumier du fait, il y a quelque temps, nous avions eu droit au même type de sondage.
La question posée était alors la suivante :
"Dans votre Paris idéal, quel monument souhaiteriez-vous voir disparaître ?"
L'idée de ce sondage nous avait déjà paru bien étrange... pourquoi associer un idéal à une destruction de l'une des composantes architecturales de la capitale ?

On comprend que cette fois-ci, certains lecteurs-votants aient pu répondre par la dérision, en proposant comme monument le plus symbolique de Paris: la rue St Denis, le Moulin Rouge, voire … le temple de Jérusalem !

Car si la tour Eiffel n'est certes pas le plus beau monument de Paris, il est à l'évidence le plus symbolique, et cela ne fait pas question ! Ou alors, elle est très mal posée … N'aurait-il pas été plus pertinent de demander aux lecteurs:
"Quel monument DEVRAIT, plus que la Tour Eiffel, symboliser Paris" ?


>> Le sondage du Figaro du 11 octobre 2011.

>> Autre sondage du même acabit, dans le même journal.

 

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Qui crèche ici ?

10 Octobre 2011, 10:52am

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Publié par barreteau

Angle de la rue Robineau et de la place Martin Nadeau. (Juin 1996)


Au n°3 de la place Martin Nadeau se tient une maison pittoresque. Sur ses trois faces visibles, des moulures simulent des branchages incorporés au crépi des façades. Les montants de l’auvent, les barrières à l’entrée, les marches de l'escalier et ses garde-corps sont également en "bois brut factice". Un décor tout à fait inattendu dans l'univers urbain du secteur Gambetta.
Qui donc peut bien "crécher" ici ?
On ne peut plus justement poser la question, car il s'agit en effet … d'une crèche !

Plus précisément de la Crèche laïque du Père-Lachaise, construite au tournant de l'année 1900 et pour laquelle l’architecte a donc retenu ce thème forestier.
La proximité du cimetière paysager du Père-Lachaise a-t-il été sa source d'inspiration ?
Nul ne le sait.

Mais toujours est-il que, face à la place Martin-Nadaud, le bâtiment a fier allure.
Plus communément, on peut dire qu'il "va bien", … et c'est tout à fait normal, quand vous saurez que la Place doit son nom à un homme politique du 19ème siècle, maçon de métier : Martin-Nadaud, l’auteur de la célèbre maxime : "Quand le bâtiment va, tout va".


>> La Crèche laïque du Père-Lachaise, vue de la place Martin-Nadeau.

>> Besoin d'une crèche à Paris ? Consulter : Pour-mon-petit-loup.com

 

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Des potelets par milliers.

6 Octobre 2011, 09:51am

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Publié par barreteau



Depuis maintenant plus de dix ans, la ville de Paris investit de plus en plus d'argent pour planter, un peu partout, une armada de potelets. Actuellement, on en dénombre plus de 350 000, quatre fois plus que le nombre de pigeons présents dans la capitale … !

Et cette petite armée en acier coûte une fortune. Chacun de ces piquets est facturé, selon les modèles, entre 24 € et 38 €, auxquels il faut ajouter environ 30 € pour la pose. Si bien, qu'au total, depuis 2001, la mise en place des potelets a coûté plus de 15 M€ à la mairie de Paris. Mais ce n'est pas tout, car on en remplace environ 12 000 par an, soit parce qu'ils ont été abîmés, voire dérobés ou même parce que certains … ont perdu la boule … blanche pour malvoyants !

Le nombre de nouveaux potelets augmente au fur et à mesure que décroit le nombre de places de stationnement. La tendance est continue car la Ville entend supprimer encore "quelques milliers" de places de stationnement avant la fin de la mandature en cours.

Les zones fortement consommatrices de potelets sont les rues trop étroites qu'il faut mettre aux "normes pompier", les rues où l'on supprime une file de stationnement, là où l'on crée de nouvelles places de parking pour les deux-roues, là où l'on implante de nouvelles stations Vélib'….voire maintenant Autolib'.

On l'a compris, le fleurissement des potelets sur le pavé parisien n'est pas prêt de se ralentir.
Mais il faut dire que pour l'instant, les potelets restent les seuls remparts à l'incivilité légendaire des Parisiens.


Le mobilier urbain sur Parisperdu :

>> Les Vespasiennes ou Sanisettes.

>> Les cabines téléphoniques.

>> Les colonnes Morris.

>> Les fontaines Wallace.

>> Les kiosques à journaux.

 

 

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La chaufferie de La Villette et sa grande cheminée.

2 Octobre 2011, 09:57am

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Publié par barreteau


Installée le long du canal de l'Ourcq, dans le 19ème arrondissement, cette usine désaffectée depuis une dizaine d'années va être démolie.

Ce sont, finalement, des logements, des commerces et un espace vert, qui vont être implantés à la place de cette unité de production de vapeur qui servait à chauffer une partie de Paris.

"Dans quelques mois, cette usine va partir en fumée pour de chics petites boutiques !" ai-je lu sur le blog d'un bobo du quartier des Buttes Chaumont. "Chouette" écrit le bobo.
Mais est-ce vraiment si "chouette" ?

Car en démolissant intégralement un bâtiment si familier aux résidents du quartier, ne fait-on pas table rase de la mémoire industrielle d'un territoire urbain qui ... aussi leur appartient  ?

L'association ATCO (AuTour du Canal de l'Ourcq),  pense qu'il est possible de conserver une petite partie de l'usine. Et elle demande la sauvegarde de la cheminée, comme symbole du passé industriel du 19ème arrondissement.

Car cette cheminée est pour beaucoup de gens, un peu comme un phare, un repère à la fois historique mais aussi géographique. Ici pour s'orienter, on lève les yeux au ciel pour apercevoir la cheminée ...

Après des années d'études et de procédures, les travaux ont commencé cette année, mais les habitants du 19ème, veulent encore croire que l'aménagement de leurs rues, de leurs logements … ne sera pas victime d'un aveuglement technocratique qui n'hésiterait pas à faire disparaître toute trace du passé industriel du quartier de l'Ourcq.
Ils ne veulent surtout pas glisser vers le monde aseptisé de l'oubli et du saccage des paysages urbains et demandent que soit sauvé le "phare industriel" de leur arrondissement.

Mais le projet semble a priori bien compliqué. En effet, l'emprise de l'usine est l'enjeu de la dernière étape de l'aménagement du secteur Ourcq-Jaurès, un projet lancé en 2002 et qui doit redonner vie à un quartier, il faut bien le dire, particulièrement délaissé.

L'avenir de la chaufferie de La Villette et de sa grande cheminée semble donc d'ores et déjà définitivement scellé …



>> L'effacement du vieux Paris: rue de l'Ourcq.

 

 

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Des capitaines en Campagne.

28 Septembre 2011, 09:02am

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19 rue du Capitaine-Tarron - Paris 20ème.


A quelques pas du boulevard Mortier et de la porte de Bagnolet, c'est la "La Campagne à Paris", un quartier privilégié autour de quelques rues perchées.

Dans les bucoliques rues Jules Siegfried, Géo-Chavez, Irénée-Blanc...  règnent un calme insoupçonnable, autour de maisons recouvertes de vigne vierge et de glycines …
Ces rues sont circonscrites par deux "Capitaines". Ferber au nord et Tarron au sud, mais ces militaires ne sont pas assez martiaux pour contrer l'humeur champêtre de leurs rues.


La rue du Capitaine-Tarron forme un quart de cercle, elle est à la fois si proche de l'animation de la place de la porte de Bagnolet, et si loin, tant son apaisante courbe croule sous une profusion de verdure et de rosiers en fleurs.

Au dernier étage, les "chiens assis", avec leurs volets mi-clos pour garder la fraîcheur, semblent monter la garde et défendre la quiétude du secteur.
 

Le promeneur qui s'aventure ici, semble être hors de Paris et l'amateur de maisons … fulmine de ne rien trouver à acheter même à bon prix.



>> La Campagne à Paris

 

 

 

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Mourir une dernière fois.

24 Septembre 2011, 09:28am

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Publié par barreteau

Rue de la Cloche Paris 20ème - Juin 1994


En descendant l’avenue Gambetta, on débouche sur la place Martin Nadaud. Derrière cette place, entre la rue de la Bidassoa et la rue Sorbier, en haut d’un talus herbeux, se trouve un jardin tout récent.

Ce jardin, c'est le square du Docteur Joseph Grancher appelé plus familièrement "Cloche-Bidassoa". Situé sur le flanc sud de la colline de Belleville, il porte encore les traces de son passé : les allées du jardin reproduisent le tracé des anciennes rues pavées: les rues de la Voulzie, Westermann et la rue de la Cloche.

Cette fameuse rue de la Cloche doit son nom à une ancienne fondrière aussi appelée "cloche à l’eau". Cette fondrière va avoir de lourdes conséquences, lorsque l'on envisage de requalifier un quartier fort décati … Les promoteurs immobiliers sont alors face à terrain bien trop fragile pour y construire de grands immeubles, la rentabilité ne sera pas au rendez-vous … aussi vont-ils abandonner la partie. Ce micro-quartier autour de ces trois rues, habitées par de "petites gens", verra alors ses modestes édifices totalement rasés. Mais n'aurait-on pas pu les réhabiliter ?

C'est du moins ce que pense Anna que je rencontre sur les lieux.
Elle arrive de Tel-Aviv pour revoir l'immeuble où ses parents habitaient, dans les années 40. Elle a en poche une adresse : 7 rue de la Cloche, Paris 20ème.


Sur le petit tertre désert, dans ce jardin où semble avoir été enterré le micro-quartier de la Cloche, Anna est désemparée, son regard cherche un indice, une trace du "7 rue de la Cloche" … mais il ne reste rien … seuls peut-être, au sol,  les pavés des rues anciennes, mais ils semblent si fraîchement assemblés que l'on peut douter qu'ils s'agissent des originaux …

Anna me révèle que ses parents ont été arrêtés là en 1942, alors qu'elle - toute gamine - avait été placée en "zone libre". Elle ne les a jamais revus …
C'est alors que, face à ce quartier disparu, elle me fera cette terrible remarque :

"Maintenant, je sais, qu'ils vont mourir une dernière fois … !"



>> Voir aussi : Trop tard …!

>> "Je reviens d'un lieu qui n'existe plus …"

>> Une rue de Paris qui a été totalement rayée de la carte …

>> Rue de la Cloche.

>> Le secteur Cloche-Bidassoa aujourd'hui: square du Docteur Joseph Grancher.

 

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Paris des femmes célèbres.

19 Septembre 2011, 08:35am

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Publié par barreteau

Simone Signoret dans "Casque d'or" -1954- Photo DR: "The Artist ©"

"Paris des femmes célèbres" vient d'être publié aux Editions du Chêne.
L'Editeur m'en fait parvenir un exemplaire et me demande d'en parler sur Parisperdu.
Ce que je fais bien volontiers, d'autant que l'ouvrage est original et de qualité.
Il permet en effet de découvrir Paris autrement, en présentant chaque grand lieu historique de la capitale avec la femme qui y a laissé son empreinte.

L'ouvrage est organisé par arrondissement, aussi je me précipite en fin de volume pour y retrouver mon cher 20ème. Dernière page de l'ouvrage : Simone Signoret et le jardin Casque d'or, je me dis : "pas mal" !

Seulement voilà, petit problème : le jardin n'est pas celui auquel l'on pouvait s'attendre !

Le site, choisi dans l'ouvrage, le jardin Casque d'or, est un endroit qui n'a rien du "grand lieu historique" et de surcroît pas très glamour … Ce jardin, situé rue Michel de Bourges, une rue trop bien rénovée, bordée d'immeubles sans charme … n'a en effet rien à faire avec l'amour impossible, marqué par le destin, que portent à l'écran Signoret et Reggiani …

On est bien loin du jardin de la maison de Leca et de ses apaches … et l'on aurait préféré que la grande comédienne fut associée au 44 rue des Cascades, au cœur du vieux Belleville, exactement là où fut tourné le film de Jacques Becker.

Encore deux petites remarques pour clore mes commentaires sur ce livre au final agréable et instructif.
Tout d'abord, on pourrait souhaiter que chacune des "femmes célèbres" ait eu droit à son portrait-photo, car si l'on n'a pas de mal à visualiser Edith Piaf ou Simone de Beauvoir, … il n'en va pas de même pour Olympe de Gouges, Bertie Albrecht et bien d'autres…

Enfin, il est dommage que la localisation des sites retenus ne figure pas sur les plans qui illustrent chaque arrondissement.

 

>> Paris des femmes célèbres, aux Editions du Chêne.

>> Le "vrai" jardin de Casque d'or, au 44 rue des Cascades.

 

 

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La condition urbaine - La ville à l'heure de la mondialisation.

15 Septembre 2011, 08:15am

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Publié par barreteau

16 rue de Nantes - Paris 19ème. (juillet 1997)


Après Maurice Merleau-Ponty, Michel de Certeau, Georges Perec et Italo Calvino, Olivier Mongin s'intéresse à la ville à l'heure de la mondialisation.
Dans son ouvrage: "La condition urbaine", Mongin appelle à la réflexion : l’Urbain définit désormais notre "condition", la ville est devenue notre environnement "naturel" et les enjeux de société possèdent, inévitablement, une forte dimension urbaine.

Aujourd'hui, la "question urbaine" ne définit plus un domaine isolable. Elle n’est pas tout, mais elle est partout. Car avec la mondialisation, nous voilà projetés dans "l'après-ville ", dans le "post-urbain ".

A Paris, nous étions habitués à voir la ville comme un espace circonscrit par l'anneau du périph' et dans lequel se déroule une vie culturelle, sociale et politique rendant possible une intégration civique des individus ... Nous voici maintenant confrontés d'un côté à des métropoles gigantesques et sans limites, et de l'autre au surgissement d'entités globales, en réseau, coupées de leur environnement.

Parallèlement, la dynamique de la ville voit deux processus à l'œuvre: celle des quartiers en difficulté, mais aussi celle des retrouvailles d’une partie des "classes moyennes" avec la ville dense, un processus que l'on peut résumer par le terme, réducteur, de "gentrification".

Et c'est bien ces contradictions en mouvement, qui rendent passionnante l'approche de la ville aujourd’hui.

Mais la reconfiguration en cours suscite l'inquiétude : allons-nous assister au déclin irrémédiable des valeurs urbaines qui ont accompagné l'histoire européenne ?
La fragmentation et l'étalement chaotique vont-ils inéluctablement l'emporter ?
Sommes-nous condamnés à regretter le Paris des Lumières, la grande ville du 19ème siècle ?
A une époque où l'information s'échange immatériellement selon des flux plutôt que dans des lieux : comment, dans ces conditions, refonder un lieu urbain accordé à notre temps ?
Tel est le défi proposé par la mondialisation à Paris comme aux autres grandes métropoles.



>> La Condition urbaine, par Olivier Mongin.

 

 

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