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PARISPERDU
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"Dans votre Paris idéal …"

16 Avril 2009, 09:05am

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Publié par barreteau


Le "Figaro" nous propose, ces jours-ci, un drôle de sondage. La question posée, par ce journal, est la suivante :
"Dans votre Paris idéal, quel monument souhaiteriez-vous voir disparaître ?"

Pourquoi faudrait-il choisir qu'un monument disparaisse pour que Paris soit idéal ? L'idée de ce sondage est décidément bien étrange...
En effet comment peut-on associer un idéal à une destruction de l'une des composantes architecturales de la capitale ?

Je conseille aux membres de la rédaction du Figaro de réfléchir à deux fois avant de poser une telle question et de s'informer afin de mieux appréhender le sujet du patrimoine et de l'histoire architecturale de Paris.
Rien qu'en Europe, ce n'est pas à Berlin, à Barcelone ou à Prague que l'on se poserait de telles questions. Visiblement, il y a encore du travail à faire du côté du boulevard Haussmann ...

Pourquoi ne pas, plus judicieusement, demander à ses lecteurs quels seraient leurs besoins à satisfaire pour trouver la capitale plus attrayante ?
Les différents projets du Grand Paris vont - eux - dans ce sens et sans jamais envisager de telles extrémités ...



>> Le sondage du Figaro.

 

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"Archi-respectueux" du passé.

12 Avril 2009, 10:56am

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Publié par barreteau

La SUDAC, en mars 1996.

 

La restauration de la SUDAC (Société Urbaine de Distribution d’Air Comprimé…), dans le 13ème, est symptomatique d'une époque. Désormais, on s'attache enfin à garder les traces du passé, notamment celles du passé industriel, pourtant encore récemment jugé peu digne d'intérêt.

La transformation de la SUDAC en Ecole d'Architecture … est à ce titre exemplaire. L'identité de l'usine est préservée, des vestiges industriels sont conservés et enrichis. On y développe une architecture d'avenir, respectueuse du passé.

 

Et cette logique de recyclage préside aujourd'hui à de nombreuses autres réalisations. "On construit avec le passé" répète souvent l'architecte-urbaniste Alexandre Chemetoff. Le passé, n'est plus une contrainte, mais une ressource pour les nouveaux projets. Le patrimoine historique n'est plus détruit, comme ce fut trop souvent le cas (se souvenir des Halles de Baltard …), mais intégré dans la matière même de nouveaux espaces publics ou de nouveaux bâtiments.

 

La suite de l'histoire ?

Elle se construit chaque jour tout près de chez vous, un peu partout dans Paris … sur le thème en vogue du développement durable. Un exemple, le musée du quai Branly, un bâtiment qui intègre le bois sur ses façades, de la végétation aussi, pour dire qu'il est temps de revenir à des matériaux naturels et qu'il faut penser aussi à notre planète …

L'architecture raconte souvent les préoccupations de son temps.

 

 

>> L'école d'architecture de Val-de-Seine

 

 

>> Voir aussi sur Parisperdu :"Nouvelle vie en usines".

 

 

 

 

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Nostalgie.

8 Avril 2009, 09:57am

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Publié par barreteau

 

 

Cour-jardin du 159 rue de Pelleport Paris 20ème.

Lorsque je pénètre dans une arrière-cour ou dans une cour-jardin des quartiers de Belleville ou de Ménilmontant, je retrouve souvent ce sentiment très particulier: nous ne sommes plus dans les années 2000, mais peut être dans les années cinquante ... ou soixante!
L'isolement du lieu aurait-il ralenti le temps ?


Il en résulte alors une impression étrange, de bien-être et d'optimisme qui recrée l'ambiance d'une époque où l'on croyait encore à l'avenir ...

Certains esprits critiques vont sans doute me taxer de nostalgie.
Mais la nostalgie est à l'homme ce que la jalousie est à l'amour. Elle est inhérente à notre condition. Et elle, au moins, elle rassure …  

Mais n'est-elle pas, chez moi, trop exacerbée ?

 

C'est vrai, je regrette l'époque où l'on prenait son temps. Je ne suis pas sûr que la vitesse rende plus heureux. Ni la mode d'ailleurs, qui nous rend esclave des apparences … Laissons tout cela aux bobos ... qui envahissent maintenant l'Est parisien … encore une raison de regretter notre vieux Belleville, celui du temps où il était encore un quartier "populaire". L'on vivait ici dans des conditions souvent modestes, et même parfois difficiles mais avec une grande solidarité et un réel attachement à son "village".
Et du Bas-Belleville au Haut-Belleville, en passant par Charonne ou  Ménilmontant, transpirait alors une certaine joie de vivre.

 

>> Voir aussi sur Parisperdu : "Impression, rue du Retrait"

 

 

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"Extérieurs nuit".

4 Avril 2009, 09:08am

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Publié par barreteau

Photo ©Panos Kokkinias, courtoisie de la galerie Xippas

Les boulevards des Maréchaux forment un ensemble continu de voies qui ceinturent Paris. A la limite de la ville, ces boulevards dits "extérieurs" sont en quelque sorte l'ancêtre du périph'. Leur nom "collectif" découle du fait qu'à leur création, la totalité de ces boulevards portaient des noms de maréchaux du Premier Empire.

Vous avez dit "Maréchaux d'empire" ? ... oui de pire en pire !

Car, notamment au nord-est, Boulevard Ney, sur la partie la plus sombre des "Maréchaux", dans un no man's land urbain, au milieu d’un paysage ferroviaire et industriel, dans ces entre-portes lunaires, arrivent progressivement ici - dès la tombée de la nuit – des escouades de prostituées. Isolées, ou parfois par deux, elles se positionnent alors, à une centaine de mètres d’intervalle.

 

Depuis l'assainissement du centre de Paris et l’arrivée massive de filles étrangères par l’entremise de réseaux de l’Europe de l'Est ou de filières africaines, cette partie Nord des boulevards des Maréchaux reçoit périodiquement de nouvelles migrantes, dernièrement des femmes kosovares et albanaises, souvent jeunes, très jeunes.

 

Pour être moins repérables, les prostituées sont contraintes à travailler dans l’ombre, et doivent se déplacer d’un lieu à l’autre, suivant les soirs.

En surface, elles sont régulièrement délogées par la police, aussi vont-elles maintenant jusqu'à occuper les rampes souterraines d'accès aux portes de Paris.

Là, dans un univers à la Enki Bilal, la scène atteindra son paroxysme lorsque sur les murs et sur la voûte du tunnel, les éclairs jaunes des feux de détresse des véhicules d'hypothétiques clients, se mélangeront avec la lumière bleutée des gyrophares de la police venue mettre le holà à l'infernal manège.

 

Finalement, aujourd'hui, une majorité de prostituées ont fini par quitter les boulevards des Maréchaux. Elles ont maintenant investi la proche banlieue. Mais le problème n’est que repoussé. Il est juste moins visible par la police et par les gens "de bonne société". Le proxénétisme s’adapte, mais la prostitution, elle, ne change pas de visage.
Sur les boulevards "extérieurs" comme ailleurs, se révèle toute la sordide étendue de cette misère humaine.

 

 

>>  Voir aussi sur Parisperdu: "La vie sous le périf".

 



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N'a-t-il pas perdu le nord ... ?

31 Mars 2009, 09:51am

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Publié par barreteau

Hôtel du Nord, Quai de Jemmapes, Paris 10ème, mai 1996

 


Dans les années 90, le mythique "Hôtel du Nord", celui d'Eugène Dabit, puis de Maurice Carné, faillit être rasé. Sous la pression de parisiens amoureux des bords du canal Saint-Martin, la façade fut classée et un "café-restaurant traditionnel", ouvrit ses portes en 1993.

Pendant une douzaine d'années, le bistrot restera "dans son jus" et les ombres de Monsieur Edmond (Louis Jouvet) et de Raymonde (Arletty) continueront à hanter paisiblement les lieux.

Mais en 2005, "patatras !", de nouveaux propriétaires vont jouer la carte de la "branchitude", dans un lieu où pourtant, il eût été de bon ton qu'elle s'abstienne …
L'intérieur fut rénové, aménagé, et décoré pour plaire aux nouveaux occupants du quartier car, entre temps, le canal Saint-Martin - à la fois "chic et popu" - était devenu l'un des secteurs de prédilection des bobos de Paris.

Au restaurant de l'Hôtel du Nord, la carte s'est adaptée aux goûts, aux produits, aux codes de ces nouveaux clients. Et, l'on est bien loin de l'esprit casse-croûte, plat du jour et serveuse qui "essuie les verres, au fond du café" …

Aujourd'hui, on peut lire sur la carte: "des produits simples préparés avec une touche de fantaisie discrète"(sic). Jugez plutôt: "Millefeuille de thon cru à la japonaise, Artichauts marinés et pétales de tomate séchée; Buisson de gambas en kadaïf, sauce aigre douce et chou rouge" … et pour arroser tout ça, sans trop faire monter l'addition, il faudra vous contenter d'un banal Côtes du Rhône … dont le premier-prix est à 22€ !

Mais il faut dire que l'Hôtel du Nord "new look" possède désormais toutes les "qualités" de son époque : air conditionné, wifi, voiturier, grande terrasse, musique new-age …

"Atmosphère, atmosphère" … ?
Ici l'atmosphère a bien changé et les repères sont en voie d'effacement.

L'Hôtel du Nord, ne l'aurait-il pas définitivement perdu ?


>> Pour ceux qui voudraient toutefois tenter l'aventure …

 

 

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La traversée de Paris.

27 Mars 2009, 08:34am

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Publié par barreteau

10 rue des Cascades Paris 20ème


Qu'il est doux de traverser Paris comme on le ferait pour un village, en déambulant au hasard dans ses ruelles et ses arrière-cours.
Qu'il est tendre de remonter avec une amie, ou mieux encore une amoureuse, ces rues neutres où le regard n'est point distrait.
Qu'il fait bon parcourir le 20ème arrondissement : la rue des Cascades, dans le jardin de la guinguette de Casque d'or, … la rue des Envierges où se dressent encore quelques estaminets poussiéreux, … l'allée des Soupirs et ses grises maisonnettes, dont le fragile secret s'est perdu …

Tous ces lieux donnent à Belleville et à Ménilmontant une certaine prestance, à la fois simple et grandiose. Ils vous livrent un sentiment de plénitude mémorable, incomparable…

"Tous ceux qui aiment Paris trouvent un jour une étoile" écrivait Jean Follain. Cet expert en déambulation parisienne, parle d'or.


>> Le "Paris" de Jean Follain éveille la mémoire, il en perpétue le désir ...

 

 

 

 

 

 

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Balles habiles à Belleville.

6 Mars 2009, 14:45pm

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Publié par barreteau



C'est rue de l'Ermitage, dans le 20ème que nous rencontrons Fabio. En cette fin d'après-midi, il s'adonne à quelques exercices.
Il avait commencé à réparer sa mobylette, mais cela ne va pas comme il veut, aussi change-t-il de sujet ...
Pour se décontracter un peu, il a pris, dans la sacoche de son engin, les trois balles de tennis qui ne le quittent jamais. Pourtant Fabio n'est pas un adepte de ce sport, ses balles ne rencontreront jamais de raquette ... car sans cesse elles tournoient entre ses mains expertes.
Fabio est un as du jonglage. Une activité qui est pour lui bien plus qu'un hobby, car il fait partie des Ballapapass, une
association parisienne de jongleurs et d'artistes de rue. 

Dans quelque temps Fabio se produira à "Balles Habiles à Belleville"
un événement parisien qui combine, chaque année sur les pelouses du parc de Belleville, la Convention de jonglerie et le Festival d'Arts de rue.

Fabio devient alors Mosquito, un personnage clownesque drôle et touchant, dont les numéros de jonglerie explorent des univers aussi divers que le quotidien, la danse, la guerre, l'amour...

Déjà ici, rue de l'Ermitage, Fabio-Mosquito nous a montré un aperçu de ses capacités ... en véritable professionnel des arts de la rue.

J'espère qu'un jour, vous aussi, vous aurez la chance de rencontrer ce personnage attachant ... à Belleville ou ailleurs ! Alors en attendant, et comme disent les rappeurs : "Respect" !



>>
Les Ballapapass et "Balles Habiles à Belleville"

>>"Balles Habiles à Belleville" devient "100 balles"


 

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"Le travail révélé" : regards de photographes, paroles d'experts.

2 Mars 2009, 10:17am

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Publié par barreteau

Alain, restaurateur de meubles anciens.
 
Du 6 au 20 mars 2009, la mairie du 13ème arrondissement de Paris ouvrira ses portes à une exposition photographique intitulée "Le travail révélé".

Trente photographes, mondialement connus comme Raymond Depardon, Lucien Clergue, Martin Parr ou Jean Gaumy ... exposeront près de 80 clichés reflétant les réalités du travail d'aujourd'hui.
En complément, le 17 mars, 20 experts des sciences et du monde du travail s'exprimeront lors de Conférences-Débats.

"Le travail révélé" est un évènement faisant converger des points de vue esthétiques et scientifiques et reposant sur des valeurs fondatrices : le travail, l'art et l'engagement citoyen.
Et si le travail ne pouvait être révélé que par un croisement des regards ?


>> En savoir plus ... 


 

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Voir et comprendre Paris.

27 Février 2009, 09:44am

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Publié par barreteau


Comment voir Paris et comment comprendre cette ville ?
C'est une question que beaucoup se pose et à laquelle le photographe peut essayer de répondre.


On peut décrire Paris à partir des regards de ceux qui se sont déjà approprié cette ville. Les regards des grands maîtres de la photo : les Ronis, Izis, Doisneau ... mais on peut aussi choisir d'arpenter la capitale telle qu'elle est aujourd'hui, avec ses territoires architecturés et ses terrains vagues ...

On en arrive alors à d'autres questionnements. On cherche alors à comprendre quel regard porter sur le réel, comment mettre en mouvement son regard ? Le leur me fascine, surtout celui de Willy, et en voulant voir de plus en plus, on voit de mois en moins ... à moins qu'il ne faille tout reconsidérer autrement ?

Parisperdu tente ce défi singulier, en travaillant avant tout sur la perception de la rue, celle d'hier comme celle d'aujourd'hui.
La photographie est-elle un tremplin pour mieux comprendre cette ville en perpétuelle évolution?
A vous d'en juger !



>> Déjà sur Parisperdu "Le regard sur la ville".
 

 

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Nouvelle vie en usines.

23 Février 2009, 09:26am

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Publié par barreteau


Les Grands Moulins de Paris - 13ème arrondissement -1997.


Il y a vingt ans, on démolissait sans réfléchir. Aujourd'hui, on a enfin pris conscience qu'il est important qu'il y ait dans les villes un continuum historique et physique, et les bâtiments industriels, les usines, les ateliers du XIXe et du XXe siècle sont devenus les supports décomplexés de projets novateurs. Paris respecte enfin son patrimoine industriel.

Les transformations architecturales fleurissent à Paris et tout autour : les Magasins Généraux dans le 13ème, les anciennes Pompes Funèbres de Paris, La Halle aux farines, les Grands Moulins de Pantin, la Sudac ...
Les usines oubliées et les entrepôts sinistres s'inventent des lettres de noblesse.


L'architecture contemporaine serait-elle devenue conservatrice au point de s'accrocher aux vieux murs de son patrimoine industriel ? Pas du tout, répondent urbanistes et architectes. "Toute l'histoire de l'architecture est une succession de transformations et de reconversions: les temples grecs ont été recyclés en églises; des couvents ont été reconvertis en filatures ou parfois en hôtels ..."
Et aujourd'hui, certains architectes ont su jouer astucieusement avec les vieux édifices comme s'ils étaient une matière première. Ils pensent aussi que leur démarche s'inscrit dans le droit fil du développement durable : reconvertir, c'est éviter de polluer et de gaspiller...

Mais il faut qu'il y ait une certaine adéquation entre la forme du bâtiment et sa nouvelle fonction. On ne peut pas tout faire dans tout. Et plus on procède à des changements de fond, plus c'est cher !
Alors, l'enveloppe du bâtiment est souvent dissociée de l'intérieur, comme c'est le cas pour le pôle universitaire Paris Diderot dédié aux Sciences, et installé dans l'ancienne Halle aux farines, dans le quartier des Grands Moulins de Paris, dans le 13ème. L'enveloppe de cette halle en béton armé, construite en 1950, a été conservée et les amphithéâtres ont été glissés à l'intérieur comme un "bateau dans une bouteille", les architectes ont seulement ajouté des verrières pour laisser passer la lumière zénithale, et réalisé une extension métallique légère pour accueillir le restau-U.
Une reconversion en douceur, en somme ...
On en redemande.




>> La Halle aux farines.

>> Voir aussi sur ParisPerdu : "Des étudiants dans la farine ... ?"

>> Voir aussi sur ParisPerdu : "Jean Nouvel conservera l'ancien ..."

>> Le 104, les anciennes Pompes Funèbres de Paris.


 

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Raymond, batelier indépendant.

19 Février 2009, 09:42am

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Publié par barreteau

Ecluse du Square Eugène Varlin - Canal St Martin Paris 10ème
 

Raymond aime son métier de batelier indépendant, parcourant les canaux de l'Est et du Nord de la France. Contrairement au marinier-salarié d'une grande entreprise dont les tâches et les horaires sont bien définis, Raymond est un homme libre.
Il est le propriétaire de l'Aster, un bateau transmis par son père qui était lui aussi batelier ... On n'arrive pas dans ce métier par hasard. C'est souvent une affaire de famille.
Et cela continue car Raymond travaille en couple avec Ginette, sa femme, qui l'assiste dans les manœuvres délicates et le remplace à la barre quand il s'occupe de l'entretien. Car à bord des petites péniches, comme sur l'Aster, il n'y a pas de mécanicien. C'est au patron d'assurer les petites réparations sur le moteur, de surveiller les niveaux d'huile, de prendre soin de l'installation électrique, de la robinetterie ... Il faut savoir se débrouiller seul, mais cela ne dérange aucunement Raymond, au contraire, il adore cette liberté d'action.

Raymond et Ginette sont parfois aidés d'un matelot, pour les longues périodes de navigation, lorsqu'ils vont à Rotterdam ou en Allemagne ... Raymond préfère toutefois éviter cet équipage car "un matelot à bord, ça vous bouffe le bénéfice" dit-il.

Aujourd'hui, dans le transport de marchandises, les artisans, comme Raymond, ont du mal à survivre face à la flotte industrielle. Pour s'en sortir, certains de ses collègues ont été amenés à s'orienter vers le tourisme fluvial. Une perspective que Raymond se refuse à envisager, il préfère sa vie de bohème, entre tâches polyvalentes ... et revenus aléatoires.


>> Voir aussi sur Parisperdu : la traversée du 10ème via le canal St Martin.

 

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Chez Victor, impasse Compans.

15 Février 2009, 09:29am

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Publié par barreteau

Chez Victor, impasse Compans.


Il faut monter la rue Compans, monter toujours et encore, s'égarer du côté de la rue de Bellevue, revenir sur ses pas et chercher à nouveau l'impasse Compans. Cette impasse est décidément une énigme, même sur les plans de Paris, on ne l'a trouve pas...
Pourtant elle doit bien être quelque part ...

Une cité de béton se dresse-là, sur le point le plus haut de la rue, juste avant qu'elle ne redescende vers la place des Fêtes. Etait-ce là, le lieu, l'impasse où Willy Ronis a photographié le bistrot guinguette "Chez Victor" ? Prenait-elle le tracé de la rue Eugénie Cotton qui justement contourne les cinq énormes barres du monstre de béton ? Ou bien alors est-ce le monstre lui-même qui a tout englouti dans ses entrailles : l'impasse, la guinguette avec son zinc, ses jeux de boules et ses tables sous la tonnelle ...?

Willy nous dit que "de chez Victor, on avait une vision à 180 degrés: du canal Saint-Denis aux pistes du Bourget...". Par chance, il est aujourd'hui possible de grimper sur l'immense dalle sur laquelle reposent les barres tentaculaires du monstre froid de béton. Ainsi pourrons-nous peut-être retrouver le point de vue de la guinguette ?

Et effectivement, le bistrot guinguette devait bien se situer là, car sous nos pieds, s'étale le quartier de la Mouzaïa avec ses villas en impasse, puis à l'horizon, de l'ouest à l'est: la butte Montmartre, le canal Saint-Denis, les immeubles du Pré-Saint-Gervais ... Mais de nouveau, il est encore là..., notre regard butte sur l'énorme store vénitien que constituent les barres de béton ... et, plus à l'Est nous ne sommes plus autorisés à accéder à la ligne d'horizon.

Les instants de grâce et d'insouciance que Ronis a connus ici, en haut de la rue Compans, sont désormais bien loin ... Heureusement, il nous reste les clichés du maître. Ils nous permettent aisément d'imaginer ce lieu d'une quiétude alors toute campagnarde, dominant une ville qui n'en n'était pas encore vraiment une ...



>> Chez Victor, bistrot guinguette, impasse Compans à Belleville, Paris, 1955 :"Les jeux de boules et les tables sous la tonnelle" ©Photo Willy Ronis


>> Chez Victor, bistrot guinguette, impasse Compans à Belleville, Paris, 1955: " La guinguette et son zinc" ©Photo Willy Ronis

 

>> Pour retrouver l'impasse Compans (Extrait d'un plan du 19ème - 1967/68)
 

 

 

 

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" Montmartre, made in China "

11 Février 2009, 11:36am

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Publié par barreteau

Place du Tertre, 75018 Paris

Il y a encore peu, les peintres qui posaient leur chevalet sur la place du Tertre créaient des toiles "typiques" de Montmartre et ils en détenaient le monopole de la vente.

Mais l'ampleur du marché potentiel a attisé la concurrence car, plus de 10 millions de personnes visitent Montmartre chaque année et beaucoup d'entre elles y achètent des peintures en guise de souvenirs,  ...
Aussi  aujourd'hui, les peintres officiels de la place du Tertre se sentent menacés par les boutiques de souvenirs de Montmartre qui vendent des peintures importées d'Asie et d'Europe de l'Est, des peintures à bas prix, de bien piètre qualité et produites à la chaîne ... Ces toiles portent des signatures "bidon" comme Georges, Claude, Paul, ... pour faire couleur locale et être vendues comme authentiquement Montmartroises.


Ces tableaux n'ont pas d'âme, mais leur coût est dérisoire comparé aux prix pratiqués sur la Place du Tertre. Certaines de ces toiles importées sont mêmes constituées d'un dessin imprimé sur lequel les vendeurs passent quelques coups de peinture pour donner une touche d'authenticité. Ce n'est pas de l'art, c'est ... au mieux ... pour ne pas dire au pire ... de la décoration. C'est sûr, à ces prix-là, on ne peut pas en attendre plus !

Les peintres de l'historique carré des artistes, parlent de concurrence déloyale de la part de ces toiles de Paris "made in China"
et pour moraliser le marché, l'association Paris-Montmartre réclame, en vain, aux élus parisiens une "traçabilité" des tableaux.

"On pourrait écrire Made in... au dos des toiles. Au moins les clients sauraient ce qu'ils achètent" entend-t-on sur
la Place. Une appellation d'origine contrôlée ? L'idée fait sourire. Car ce qui compte, c'est la beauté du tableau, pas la nationalité de son auteur.
Après tout Picasso était espagnol, non ?



>> L'association Paris-Montmartre

>> Voir aussi sur Parisperdu : "Léon, gribouilleur place du Tertre". 

 

 

 

 

 

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La belle au Bois Dormoy.

7 Février 2009, 12:54pm

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Publié par barreteau


2 bis Cité de La Chapelle, juin 1997. 

Le Bois Dormoy est le nom donné par les riverains du quartier de La Chapelle, au terrain sauvage situé entre le 2 bis Cité de La Chapelle et le 41-43, rue Marx Dormoy, dans le 18ème arrondissement.

Ce terrain est en friche depuis presque 20 ans. Aujourd'hui encore, une longue palissade en empêche l'accès. Mais derrière celle-ci, une riche végétation de diverses espèces végétales s'est développée, des sureaux surtout, mais aussi des arbres à papillons, ... tout une flore.


Après de multiples démêlés et rebondissements juridiques, cette parcelle serait aujourd'hui rachetée par la Mairie de Paris, qui souhaite y installer une maison de retraite et une crèche.
Mais, c'est sans compter avec les riverains, les amoureux de la nature et les amateurs d'oxygène qui ont créé l'association "Le Bois Dormoy" pour préserver ce poumon végétal situé à proximité de voies ferrées, dans un quartier extrêmement pollué ...

L'association du Bois Dormoy a ouvert un dialogue avec la mairie pour que le futur projet se fasse en concertation avec les habitants du quartier de La Chapelle. Si vous aussi, vous pensez que dans ce quartier, il y a trop de voitures, trop de béton, trop de pollution ... et pas assez de verdure, alors rejoignez le Bois Dormoy !    

 


>> En savoir plus sur le Bois Dormoy, ...

  

  

 

 

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Ici l'on tue ...

3 Février 2009, 09:34am

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Publié par barreteau


Nous sommes tout près des abattoirs de La Villette, là où "on tranche le lard" comme le chante Jacques Dutronc ...
Ici, sur le quai de la Gironde, subsistent encore aujourd'hui quelques activités connexes, telle l'usine de "Cuirs et Peaux" Joseph Fischer ou les Etablissements Félix Gaucher, un marchand de charcuterie et de salaisons, en gros et demi-gros ...

A La Villette, sur l'un des murs de l'abattoir, on pouvait lire, sur une enseigne, cette dramatique sentence: "Ici l'on tue ...". Une évidence qui toutefois ne manquait pas de surprendre le promeneur, et l'incitait surtout à passer son chemin au plus vite.

Sur le site de La Villette, le mois de mars 1974 marque la fin d'une époque car on y tue le dernier bœuf.
En 1979, naît alors l'Etablissement Public du Parc de La Villette qui lance le grand projet de réhabilitation et d'aménagement des 55 hectares de friches industrielles, avec la mission de créer le premier parc culturel urbain.

Ce sera une réussite !



>> Des abattoirs ... au premier parc culturel urbain.

>> Démolition des abattoirs de La Villette, septembre 1977 -Photo© Jean-Luc Charuel 

 

 

 

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