Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
PARISPERDU

"Pourquoi tu mets jamais de soutien-gorge ?"

27 Juillet 2020, 10:17am

Publié par barreteau

"Pourquoi tu mets jamais de soutien-gorge ?"

"A bout de souffle", séquence :"Descente-des-Champs-Elysées" _photo©-Cauchetier

 

Dans "A bout de souffle" le film de Jean-Luc Godard, sorti en 1960, Jean-Paul Belmondo interprète une petite frappe traquée par la police et qui se retrouve à Paris où il tente de convaincre Jean Seberg, une amie américaine, de partir avec lui en Italie.
S'adressant à elle, sur les Champs-Elysées, Belmondo lui dit tout à coup : "Pourquoi tu mets jamais de soutien-gorge ?"

60 ans plus tard, on a peut-être la réponse car pour leur confort ou par féminisme, de plus en plus de femmes décident de se passer de soutien-gorge et adoptent le “no bra”. Et depuis le confinement dû au covid-19, le mot-dièse #nobra fleuri de plus belle sur les réseaux sociaux.


>> La séquence des Champs-Elysées, dans "A bout de souffle" le film de Jean-Luc Godard.

>> #nobra



 

Voir les commentaires

Paris recherche désespérément ses touristes.

20 Juillet 2020, 10:51am

Publié par barreteau

Paris recherche désespérément ses touristes.

A Montmartre, parvis du Sacré-Cœur, 75018 Paris _ juillet 2020

A Paris durant l'été on constate un départ des habitants, c'est l'effet des congés annuels.
Un mouvement que Charles Aznavour a parfaitement mis en chanson :
"Chaque rue chaque pierre
Semblait n'être qu'à nous
Nous étions seuls sur terre
A Paris au mois d'août"

Mais cette année dans la capitale, le vide est encore plus flagrant car les touristes n’arrivent pas, c'est l'effet de la pandémie Covid-19.

Ainsi à Montmartre le quartier est déserté par les touristes. Les images du parvis du Sacré-Cœur presque vide sont surréalistes car normalement, en été, la place est noire de monde agglutiné les uns aux autres pour admirer l’une des plus belles vues de Paris. 

Mais aujourd'hui, les Asiatiques ou les Américains sont aux abonnés absents. Sur la place du Tertre, habituellement pleine à craquer, les célèbres portraitistes sont au chômage technique. Et les terrasses sont loin de faire le plein à l’heure du déjeuner.
Oui, en cet été 2020, Paris recherche désespérément ses touristes.


>> Léon, gribouilleur place du Tertre.

>> Paris, guide à l'usage du touriste averti.

 

 

 

 

Voir les commentaires

Barbès sans TATI sera-t-il encore Barbès ?

12 Juillet 2020, 09:05am

Publié par barreteau

Barbès sans TATI sera-t-il encore Barbès ?

 4, Boulevard de Rochechouart, 75018 Paris

On l'a appris récemment, les magasins Tati de Barbès vont fermer … définitivement.

A Barbès, Tati était là depuis 1948.Et, pendant 30 ans, entre les années 60 et les années 90, les magasins Tati étaient pleins à craquer, les clients s'y bousculaient à l'intérieur comme à l'extérieur …Les gens s'arrêtaient là, dans la rue, pour fouiller dans de grands bacs où étaient disposés des vêtements en vrac

C'étaient des magasins populaires qui pratiquaient des bas prix. Un vrai succès commercial. Et, la marque au logo en "imprimé Vichy" reflétait bien son identité : Tati, c'est Barbès.
Aussi, à Barbès, c'est donc un symbole du Paris populaire qui va disparaître.

Pour certains, la fermeture de Tati signe l'arrêt de mort du Barbès populaire, un quartier déjà en pleine mutation. 

 

 

>> Barbès sur Parisperdu:

° Monsieur Barbès et Madame de Rochechouart.

°
Paris-Dakar.

°
La Goutte d'or, Babel parisienne.

°
Les nouveaux marchés de la misère.

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Cernée par les tours.

6 Juillet 2020, 12:25pm

Publié par barreteau

Cernée par les tours …

 Masséna, vieille gare de la Petite Ceinture, Paris 13ème

 

Aujourd'hui, la vieille gare Masséna de la Petite Ceinture de Paris est en bien mauvais état. Avec ses fenêtres condamnées, elle jure à côté des nouveaux immeubles réalisés dans l'immense quartier de Paris-Rive-Gauche. C'est un peu le pendant du bâtiment des Frigos qui lui aussi, pas très loin d'ici, fait tâche dans le quartier rénové et rajeuni de Tolbiac.
L'opération "Réinventer Paris", initiée par la Ville de Paris en 2016, devait donner à la gare Massena un coup de jeune radical en lui accolant la tour de Babel de l'alimentation, tout habillée de bois, avec des balcons où l'on cultiverait des légumes bio. Une proposition très dans l'air du temps, imaginée par le cabinet d'Architectes DGT. Dans ce projet, la gare Massena dûment ravalée servira d'annexe et surtout de caution historique à une aventure emprunte d'une modernité quelque peu hasardeuse. Les travaux devaient "voir le jour en 2019" mais au moment où j'écris ces lignes, ils n'ont toujours pas commencé.

Par contre, tout autour de la gare Massena, les promoteurs ne trainent pas car, eux aussi, "réinventent Paris" … Voyez donc, les tours Duo de Jean Nouvel et Vinci, 180 mètres de haut pour la Duo n°1, sont en voie d'achèvement et seront livrée en 2021.

Avec ces nouvelles tours, l’ambition affichée par la Mairie de Paris est de "casser la fracture totalement artificielle créée par le périphérique entre Paris et les autres communes". (sic)

Pour autant, il semble nécessaire de s’interroger sur la multiplication de projets de grande hauteur dans cette zone, alors que le paysage parisien est fortement déterminé par le standard haussmannien : une hauteur comprise entre 18 et 24 mètres. En effet, à vouloir "casser la fracture" par des tours, ne risque-t-on pas de construire une nouvelle muraille séparant un Paris historique et bas, d'un Grand Paris haut et moderne ?


>> Réinventer Paris, qu'elle disait ...

>>
Du côté de Massena et de la rue Watt.  

>> La passerelle du Samouraï.

>> Déjà en 2008, j'écrivais sur Massena : "Mieux avant ou ... mieux après"

 

Voir les commentaires

Au bout du tunnel.

29 Juin 2020, 09:49am

Publié par barreteau

Au bout du tunnel …

 Passage Forceval, Paris 19ème

 

Sous le boulevard périphérique, c'est un passage qui relie Paris à Pantin et vice versa … C'est le passage de Forceval, on y circule à pied ou à vélo et on évite ainsi la redoutable porte de la Villette constamment encombrée par le trafic et submergée de décibels.

Pourtant, on ne peut pas dire que ce tunnel - de quelque 60 mètres de long et de 12 mètres de large - soit très accueillant. La lumière du jour y pénètre à peine, partout de nombreux détritus jonchent le sol et je ne vous parle pas de l'odeur …

Mais la vocation de ce passage est menacée par un projet de la Ville de Paris, propriétaire du site. Des camions sont désormais autorisés à venir y stationner au prétexte de réduire les déplacements des poids lourds au cœur de la capitale, et de permettre ainsi de limiter la pollution parisienne.
Alors désormais, dans le passage Forceval, des marchandises sont déposées par des camions, puis stockées dans le tunnel, avant d'être livrées intra-muros par des véhicules électriques. Comme ce schéma logistique concerne uniquement Paris, l'autre bout du tunnel côté Pantin devra être fermé. Les piétons et les cyclistes seront priés de faire le détour par le capharnaüm de la Porte de Pantin.

Mais c'était sans compter sur les associations locales qui ont fini par obtenir qu'un passage de 6 m de large — éclairée cette fois-ci — soit conservé pour permettre aux piétons et aux cyclistes de circuler.

A l'heure du Grand-Paris, où il convient d'ouvrir en grand la frontière Paris-Banlieue, et de permettre la libre circulation de ses habitants, le petit passage Forceval fait figure de pionnier.



>> Le tunnel vu de côté Pantin.



 

 

Voir les commentaires

Triste Capitale !

21 Juin 2020, 19:46pm

Publié par barreteau

 

Dans le Paris de mon enfance, je me sentais comme un poisson dans l'eau, j'avais l'âme d'un poulbot. Mais aujourd’hui, je me sens un peu comme un étranger, peut-être même encore moins légitime que les touristes…
Dans ce qui fut ma boulangerie où, gamin, j’allais chercher la baguette matinale, il ne reste que des croûtes … celles de la "galerie-arty" qui a racheté le fonds de commerce.

Dans les rues, c'est maintenant la tour de Babel ou le subsaharien tout juste arrivé croise les touristes asiatiques qui "font l’Europe" en dix jours.
Dans les commerces et plus particulièrement dans les cafés, l'accent parisien en devenu un anachronisme, un idiome suspect. Et dans les arrières cours, qui faisaient le charme et le mystère de beaucoup de quartiers, les artisans ont disparu pour laisser place nette à la promotion immobilière.

Paris est une très belle ville mais depuis une vingtaine d'années, Paris est devenue sale, polluée, voire dangereuse... Oui Paris est devenu moche, embouteillée et dans les rues, sur les trottoirs, c'est désormais l'anarchie qui règne.
Cette ville a été confiée à des rêveurs et le rêve est en train de tourner au cauchemar.
Triste Capitale !



Voir les commentaires

La traversée de Belleville … dans les pas de Willy Ronis.

15 Juin 2020, 09:13am

Publié par barreteau

La traversée de Belleville … dans les pas de Willy Ronis.

  La traversée de Belleville (Extrait du fascicule publié en 1990 par le Bar Floréal, p. 2-3).

 

C'est un itinéraire photographique, une déambulation dans Belleville et Ménilmontant, un parcours publié à l'occasion de l'exposition "Willy Ronis" organisée en novembre 1990 à l'Espace Floréal, un lieu emblématique pour les photographes amoureux de Belleville.

Le parcours s'articule comme suit :

Départ : Rue des Couronnes à la hauteur du Bar Le Floréal > rue Henri Chevreau > rue de la Mare > place de Ménilmontant > rue des Amandiers > rue des Partants > rue Gasnier Guy > place Martin Nadaud > avenue Gambetta > place Gambetta > rue des Pyrénées > rue du Retrait > rue Laurence Savart > rue Boyer > rue des Cascades > rue des Savies > rue de la Mare > rue des Couronnes > rue du Transvaal > Parc de Belleville > descente par le parc jusqu'à la rue des Couronnes, jusqu'au point de départ du bar Le Floréal.

Mais le long de ce parcours, je vous conseille de faire de petits crochets - que j'ai tous testé moi-même - pour découvrir d'autres lieux également photographiés par Willy Ronis et qui valent la peine que l'on rallonge la balade.
Je vous les donne ici en respectant le sens de l'itinéraire de base :

  • Cité A. Loubeyre
  • Impasse du 34 rue Henri Chevreau
  • Passerelle de la rue de la Mare
  • Eglise ND de la Croix
  • Ancien secteur de la rue de la Cloche
  • Passage des Soupirs
  • Passage du Retrait
  • Villa de l'Ermitage
  • Cité Leroy
  • Rue des Envièrges
  • Passage Plantin
  • Cité Castel
  • Rue Piat
  • Rue Julien Lacroix
  • Rue de Pali-Kao

Alors à vos appareils photos et bonne balade !


>> Willy Ronis et André Lejarre préparent le parcours.

>> 49 rue Vilin vu par Ronis (1947) et Doisneau (1953)

>> Balade alternative, l’itinéraire fondateur de Parisperdu.




 

Voir les commentaires

Pourquoi les Christo avaient-ils choisi le Pont-Neuf ?

1 Juin 2020, 11:22am

Publié par barreteau

Pourquoi les Christo avaient-il choisi le Pont-Neuf ?

Empaquetage du Pont Neuf (du 22 septembre au 7 octobre 1985) par Christo et Jeanne-Claude.
Le Pont Neuf de Paris, le plus vieux des ponts de la capitale française, est emballé dans une toile en polyester ocre-jaune que les Christo nomment "Pierre de Paris".

 

Oui, il faut dire "Les Christo" car Christo et son épouse Jeanne-Claude ont formé un couple d’artistes indissociable où Christo est plutôt l'artiste, et Jeanne-Claude l'organisatrice. Leurs réalisations, principalement associées à l’idée d’empaquetage, sont signées par Christo et Jeanne-Claude, les dessins par Christo.

Christo, de son vrai nom Christo Vladimiroff Javacheff est d'origine bulgare. Fuyant le régime communiste de son pays natal, il s'installe à Paris en 1958. Pour vivre il fait des portraits à l'huile qu'il signe de son nom « Javacheff » et c'est en livrant le portrait de l'épouse du général Jacques de Guillebon, directeur de l'École polytechnique, qu'il rencontre leur fille Jeanne-Claude, une « rousse flamboyante comme empaquetée d'un film plastique » dira-t-il.

Tous deux sont nés le même jour (le 13 juin 1935) et la légende dira à la même heure ...

Paris est donc la ville où Christo et Jeanne-Claude se sont rencontrés et le Pont Neuf était leur lieu de rendez-vous. Il fallait donc que ce pont devienne, aussi un jour, leur œuvre d'art …

Les installations de Christo et Jeanne-Claude ont largement contribué à faire sortir l’art des musées. Par nature, elles sont éphémères : ainsi, les seules traces qui demeurent sont les livres, les photos, les dessins, les collages ou les maquettes, conservées aujourd’hui dans les musées du monde entier et les collections privées.

Christo et Jeanne-Claude ont travaillé 51 ans ensemble, jusqu'à ce jour de novembre 2009 où Jeanne-Claude est décédée à New York. Elle avait 74 ans.
Depuis cette date, Christo a continué à travailler sur d'autres projets. Son dernier projet en préparation, l’empaquetage de l’Arc de triomphe à Paris, s’annonçait comme l’un des évènements les plus spectaculaires de la rentrée de septembre 2020. Mais il a été reporté d’un an en raison des incertitudes liées à la pandémie de Covid-19.
Malheureusement, hier dimanche 31 mai, Christo est décédé, à l’âge de 84 ans.

La réalisation de l’empaquetage de l’Arc de triomphe à Paris reste « sur les rails » pour la période du 18 septembre au 3 octobre 2021, précise aujourd'hui l’entourage de Christo sur Facebook.


>> Christo and Jeanne-Claude, site officiel.


>> Christo et Jeanne-Claude.

>> Une « rousse flamboyante comme empaquetée d'un film plastique »

 

Voir les commentaires

Montmartre, le rose te va si bien.

25 Mai 2020, 10:14am

Publié par barreteau

Montmartre, le rose te va si bien.

Rue de l'Abreuvoir Paris 18ème (2012)

 

La "Maison Rose", située au numéro 2 de la rue de l’Abreuvoir et à l'angle de la de la rue des Saules, se repère tout de suite par sa couleur bien sûr mais aussi pas sa silhouette de petite maison de campagne qui tranche avec celle des hauts immeubles environnants. Durant de nombreuses années, le lieu fut fréquenté par les artistes de Montmartre et, dans les années 1900, Maurice Utrillo peint ici même un tableau qu'il intitule :  “La Petite Maison Rose”.

Un peu plus bas dans la rue de l'Abreuvoir, au numéro 4, une plaque indique :" Ici vécu le Commandant Henry Lachouque, Historien de Napoléon et de la Grande Armé (1883 -1971)".
Puis au numéro 6 on trouve aussi une autre maison rose.
 Et, si l'on descend jusqu'à la rue Lepic, le Café des deux Moulins, où Amélie Poulain était serveuse, a depuis la sortie du film, changé plusieurs fois de propriétaires, et sa façade a été repeinte … en rose !

Décidément, Montmartre, le rose te va si bien …


>> La Maison rose déjà sur Parisperdu.

>> Le fabuleux destin des commerces de Montmartre.

>> Maurice Utrillo : “La Petite Maison Rose”.



Voir les commentaires

Jean Mounicq : un regard méticuleux sur Paris.

14 Mai 2020, 11:03am

Publié par barreteau

 Jean Mounicq :  un regard méticuleux sur Paris.

 Rue des Tennis Paris 18ème_ Photo: ©Jean-Mounicq_1980



Jean Mounicq commence timidement sa carrière de photographe en 1954. Puis, en 1958, il rencontre Henri Cartier-Bresson, rejoint l'agence Magnum et parcourt alors l’Europe avec son appareil.
De 1961 à 1974, il collabore avec le magazine "Elle" pour lequel il va réaliser une série de portraits des artistes marquants des années 60 et 70.

Mais à partir de 1975, il cesse ses collaborations avec la presse et commence un travail personnel "au long cours" sur les villes européennes, principalement Venise, puis Rome et surtout Paris qui donnera le fantastique ouvrage "Paris Retraversé", publié en 1992 et qui lui vaudra le prix Nadar.

Dans "Paris retraversé", Mounicq va faire, quartier par quartier, rue par rue, un inventaire photographique systématique, méticuleux et quasiment surréaliste des cours, des ruelles, des portes, des inscriptions, … bref en un mot de tout l'insolite qui est l'essence même de cette ville.

Trois ans plus tard, en 1995, il réédite cet exploit avec  "Paris ouvert", une œuvre symétrique de "Paris retraversé", car "Paris ouvert" s'intéresse aux grands espaces de la capitale : les Tuileries, les Invalides, La Défense, Bercy, La Villette mais aussi aux quais et aux jardins de la Capitale, avec toujours l'obsession de capter l'étrangeté du détail ou de choisir l'angle qui rend intense la beauté de l'ensemble.

Une grande partie de son travail sur Paris est conservé au musée Carnavalet. Et, en février 2020, il fait don à l’Etat de l’ensemble de son fonds photographique : 130 000 négatifs avec les planches-contactes afférentes, 2450 tirages, 6500 diapositives, ainsi que ses archives renseignant sa carrière et ses projets.
La donation Jean Mounicq rejoint donc à la Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine (MAP) les fonds "auteurs photographiques", aux côtés d’André Kertész, de Jacques-Henri Lartigue ou de Willy Ronis ... Mounicq y est désormais en bien belle compagnie !

 

>> Jean Mounicq, 50 ans de Photographies.

 

 

Voir les commentaires

Que trouve-t-on au fond du canal Saint-Martin ?

5 Mai 2020, 18:02pm

Publié par barreteau

Que trouve-t-on au fond du canal Saint-Martin ?

Quai de Valmy _ Canal saint-Martin Paris 10ème (Janvier 2016)

 

Vider le canal Saint-Martin, le curer et récupérer les objets jetés au fond : c'est l'opération de chômage. Cette opération a lieu tous les 14 ans en moyenne. Alors à sec,  le canal s'offre un grand nettoyage et l'on peut procéder à de grosses réparations qui ne peuvent pas être exécutées quand il est en eau. Les derniers travaux de chômage ont été effectués en janvier 2016, ils avaient alors duré 3 mois.

Et qu'a-t-on trouvé au fond ?

Des vélos, des caddies, des trottinettes, des poussettes, des ordinateurs, des sommiers, des machines à laver…, mais surtout un amoncellement de détritus et une quantité astronomique de bouteilles en verre jetées là par les amateurs de pique-niques au bord du canal …

Rendez-vous vers 2030 pour d'autres découvertes …

Voir les commentaires

Avant / Après

25 Avril 2020, 11:37am

Publié par barreteau

Avant / Après

rue Bellièvre _Paris 13ème: Le Bar de la Poste (1996) et au même emplacement :  l'immeuble actuel.



Dans ce quartier, de petits immeubles ont longtemps accueilli bistrots et bars traditionnels. Tout cela a été rasé pour faire place nette à la ZAC Paris Rive Gauche et permettre l'édification d'énormes parallélépipèdes de verre et de béton.

Au rez-de-chaussée de ces horreurs, on trouve parfois un établissement censé remplacer le bar disparu. Mais ce ne sont que fast-food, lounge-bar, bar à Cocktails, after work, happy hours et tapas …

Bref, c'est la course à l'ultime mode, le surf sur la dernière vague. Tout cela certes dans une atmosphère festive mais aussi très superficielle … et bien loin des vieux rades du quartier où le coudoiement au zinc créait du lien social bien réel.

Ces établissements "ultimate fashionable" connaissent un "turn-over" important pour toujours faire croire que le client est bien dans le dernier lieu où il faut être, tout comme Twitter te fait croire que tu es une personnalité, Instagram que tu es un photographe et Facebook que tu as des amis …
Le réveil va être difficile !

Voir les commentaires

Y'a quelqu'un ... ?

16 Avril 2020, 13:54pm

Publié par barreteau

Y'a quelqu'un ... ?

Métro Pont de Sèvres (avril 2020)

 

Confinement ... suite. Restez chez vous !

 

 

Voir les commentaires

Et s'il n'en reste qu'un ….

8 Avril 2020, 11:44am

Publié par barreteau

Et s'il n'en reste qu'un ….

Le Moulin de la Galette vu du 106 Rue Lepic, Paris 18ème

 

Des 14 moulins qui existaient sur la butte Montmartre jusqu’au 19ème siècle, le Moulin de la Galette est le seul qui reste et il serait encore en état de marche, même s'il ne produit plus de farine depuis1834.

Visible à l'angle de la rue Lepic et de la rue Girardon, il fut jadis une célèbre guinguette immortalisée par de nombreux peintres qui fréquentaient Montmartre : Renoir, Picasso, Toulouse Lautrec, Van Gogh…

Aujourd'hui, il se trouve à l'intérieur d'une résidence privée et n'est donc plus accessible au public. Dans l'enceinte de cette résidence qui comprend la partie sud de l'impasse des Deux-Frères, se trouve également la mire du Nord, appelée aussi obélisque ou pyramide de Cassini, un monument servant de point de repère pour le tracé de la « méridienne » à partir de l'Observatoire de Paris.
Une inscription sur le socle du monument de Cassini précise :
"L'an MDCCXXXVI cet obélisque a été élevé par ordre du Roy pour servir d'alignement à la méridienne de Paris du côté nord. Son axe est à 2 931 toises 2 pieds de la face méridionale de l'Observatoire."
 Dans le système de triangulation autour de Paris, outre la mire du Nord, les autres références étaient la tour de Montlhéry au sud, le clocher de Brie-Comte-Robert au sud-est, la tour de Montjoie et le clocher de Saint-Martin-du-Tertre au nord.
Vous voyez que le Moulin de la Galette n'est pas près de perdre le Nord … !


>> Le moulin de la Galette vers 1910 © Albert Harlingue/Roger-Viollet.

>> La mire du Nord.


 

 

Voir les commentaires

Dumas sans Alexandre …

1 Avril 2020, 11:21am

Publié par barreteau

 Dumas sans Alexandre …

  32 rue Eugène Flachat et 51 boulevard Berthier_Paris 17ème

 

Sortant du métro Porte de Champerret, je m'engage sur le boulevard Berthier jusqu'au rond-point herbeux de la Place Paul Léautaud. Sur ma droite s'ouvre la petite rue Eugène Flachat dont tout le côté gauche montre de cossues villas en briques rouges.
Bien qu'elles aient toutes un air de famille, l'une d'elle attire le regard. C'est celle du numéro 32 car ici, la brique varie entre le bleu et le vert au niveau des étages principaux, puis passe au rouge tout en haut de l’édifice. La porte d'entrée est pourvue d'un fronton de type gréco-romain avec deux têtes de lion. Au centre de la façade, une sculpture représente une femme nue assise avec un ange derrière elle. Tout cela a beaucoup de grâce …

Je reste là un long moment à observer puis à photographier tous ces détails lorsqu'une femme, un peu âgée, sort de l'immeuble et se dirige directement vers moi.
- "Vous en pensez quoi ?" me fit-elle ?

- "Jolie" dis-je un peu niaisement car à peine avais-je prononcé ce simple mot, je trouvais bien que c'était … un peu court !

- "C'est la maison Dumas créé par Sédille" me dit-elle

- "Ah ... ah" fis-je benoîtement. Car pour moi sa réponse est totalement obscure : Dumas ? Parle-t-elle d'Alexandre ? et Sédille, comme C cédille (ç) ?

La suite de ses explications va grandement m'éclairer : Paul Sédille est un architecte pas totalement inconnu à Paris, car c’est à lui que l’on doit les Grands Magasins du Printemps sur le boulevard Haussmann. Et c'est à la fin des années 1800 qu'il conçoit, pour un riche marchand du nom de Dumas, cette magnifique demeure à la façade polychrome.

J'allais quitter et remercier cette charmante dame, lorsqu'elle ajouta sur un ton un peu énigmatique :
- " Faites donc le tour par la rue Alfred Roll, vous retrouvez le boulevard Berthier et là une autre surprise vous attend … "
C'est ce que je fis et, en effet, au 51 du boulevard Berthier je retrouve une autre façade ornée de deux magnifiques bow-windows, où là encore le vert des briques faïencées s'étale sur toute la façade. Pas de doute, c'est la façade arrière de la maison Dumas qui va rejoindre celle de la rue Eugène Flachat.
Si vous passez par-là, un double arrêt par le détour indiqué vous charmera sans doute …


>> Paris : 32 rue Eugène Flachat.

>> Paul Sédille, architecte.


 

 

 

 

Voir les commentaires