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PARISPERDU
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Château Rouge : le marché à l'africaine.

30 Septembre 2019, 18:32pm

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Publié par barreteau

Château Rouge : le marché à l'africaine.

Boutiques d'alimentation africaine : Rue Dejean, Rue de Panama, Rue Doudeauville Paris 18ème arrondissement_ Photos © : Boui-boui


C'est une balade ensoleillée à laquelle je vous convie dans le quartier de Château-Rouge, un périmètre délimité par le boulevard Barbès, les rues Doudeauville, Léon et Myrha.

C'est un "quartier chaud" au sens où on l'entend généralement, mais cela ne doit pas vous arrêter, nous ne sommes tout de même pas dans une "No go zone".

Et très vite vous vous trouvez immergé dans un environnement digne des marchés à l'africaine, un peu comme si vous étiez au marché Tilène à Dakar ou au Grand Marché de Bamako au Mali.

Il est bien connu que la visite des marchés est sans doute le meilleur moyen de s’imprégner de l’ambiance d’une ville … même si cette ville est Paris !

C’est donc là, dans ce secteur du 18ème arrondissement, que vous trouverez le plus grand nombre d’épiceries vendant la quasi-totalité des produits alimentaires du continent africain.

Si vous êtes en quête de bananes plantain, de patates douces, de gombos, de manioc, de piment, de fruits tropicaux et d’épices, vous trouverez tout cela et bien d'autres produits encore moins courants,  dans la Rue Dejean où le marché est considéré comme le "Rungis des produits africains".

Pour le poisson, qu'il soit frais, congelé, fumé, salé ou séché … c'est dans les rues des Poissonniers (bien sûr !) qu'il vous faudra aller. Et pour les bouchers, c'est rue Poulet (évidemment !).

Tous vos sens seront vivement sollicités : la couleur des fruits exotiques, les odeurs des épices, les bruits de la rue avec le mélange des paroles en Wolof, en Lingala et dans une moindre mesure … en français.

Si tout cela vous a aiguisé l'appétit, pas de problème vous avez tout sur place avec une pléthore de restaurants proposant des plats plus dépaysant les uns que les autres.

Vous pourrez déguster les délicieux mafé, thieboudieun, tchou ou autres allocos accompagnés d'un jus de bouye par exemple. Vous ne visualisez pas du tout ces plats, peu importe il suffit de vous installer dans l'un des nombreux restaurants de ce quartier et vous vous retrouvez vite dans un environnement quasi familial et très chaleureux où les échanges vont bon train, sans préalable, ni présentation … et toujours avec les grands sourires propres à la gente africaine. Bienvenue à Château Rouge, "Welcome in Africa" !

 

>> En savoir plus avec Boui-Boui ...

>> Déjà sur Parisperdu / Château Rouge.

 

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Willy Ronis raconte Belleville Ménilmontant.

24 Septembre 2019, 08:48am

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Publié par barreteau

Willy Ronis raconte Belleville Ménilmontant.

"Rue de la Cloche, Ménilmontant, Paris, 1948" ©Willy Ronis.

 

C'est Willy Ronis qui parle :

"Il n'y a pas d'années où je ne passe pas au moins 6 ou 8 fois dans ce quartier de Belleville Ménilmontant, parce que j'y suis resté très attaché. Je n'y suis venu, pour la première fois, que vraiment très tard : fin 47, donc j'avais 37 ans, et c'est un ami peintre qui habitant rue de Ménilmontant qui m'a dit : " Mais viens voir mon quartier, tu verras c'est formidable".
Il y avait certainement des rapports beaucoup plus faciles entre les gens, beaucoup de petites rues étroites qui faisaient que les gens se connaissaient tous et descendaient aux beaux jours avec leurs chaises sur le trottoir, pour faire des veillées sur le trottoir et les gosses pouvaient jouer là, sans crainte aucune.
Non c'était vraiment … c'était une période extraordinaire".

Voilà donc un fil de l'histoire et c'est en tirant d'autres fils que l'on tisse la toile de la mémoire …


>> Willy Ronis raconte comment il a découvert Belleville.


>> Le Paris de Willy Ronis.

>> Belleville-Ménilmontant de Willy Ronis.

>> Rue de la Cloche_ Paris 20ème_ juin 1994

>> Parisperdu et Willy Ronis.

 

 

 

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Pouvaient-ils se connaître ?

19 Septembre 2019, 09:00am

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Publié par barreteau

Pouvaient-ils se connaître ?

 Photos © Robert Franck et Willy Ronis


Robert Frank est à Paris en 1950 et prend ce cliché près de Montmartre où Mary qu'il épousera en 1954, apparait plein cadre, tenant dans ses bras leur fils Pablo, prénommé ainsi en hommage à Pablo Casals.

Le cadrage en plongée dans un escalier me fait invariablement penser à une autre photo d'un autre grand photographe : Willy Ronis. Un cliché pris dans l'escalier de l'avenue Simon Bolivar, dans le 19ème arrondissement. Où là aussi une femme tient un enfant dans ses bras.

Toutes deux prises en plongée, ces deux photos ont incontestablement un "air de famille". Et, lorsqu'on découvre que les deux clichés sont de la même année : 1950, on en vient à se demander si l'un n'a pas été inspiré par l'autre ?
Mais cette année-là Franck et Ronis pouvaient-ils se connaître ?
Vraisemblablement pas, et pourtant …


>> N 'est pas Willy Ronis qui veut ... !

>> Robert Frank, un géant de la photographie.



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Robert Frank, un géant de la photographie.

11 Septembre 2019, 10:08am

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Publié par barreteau

 Disparition de Robert Frank, un géant de la photographie  

Rue de la Sablière Paris 14ème, 1949_©Robert Frank

Robert Franck est décédé lundi dernier, le 9 septembre, à l'âge de 94 ans. Quand je vous disais que la pratique de la photographie conserve …

Né en Suisse, Robert Frank arrive à New York en 1947 où il commence à faire des reportages pour des revues. Puis il obtient une bourse de la Fondation Guggenheim qui lui permet de photographier, en toute liberté, les États-Unis. La célébrité arrive avec la publication, en 1958, de son fameux album "Les Américains", préfacé par Jack Kerouac.

Mais avant de publier "Les Américains", Robert Frank s'était aussi frotté à Paris, réalisant une série de clichés, déjà marqués par son style subjectif et ce regard détaché que l'on retrouvera ensuite dans "Les Américain"s. C'est la rue qui est alors au centre de son travail, proposant son regard sur la capitale, ses rues, ses autobus à plateforme, ses habitants…

Robert Franck a notamment été marqué par le travail du photographe Henri Cartier-Bresson ou les tableaux d'Edward Hopper. Il a travaillé pour des magazines comme Harper's Bazaar, Fortune, Life, Look, Vogue, voyageant un peu partout sur la planète.

Ses œuvres sont conservées dans les musées du monde entier, de l’Art Institute de Chicago, au Victoria and Albert Museum à Londres, en passant par la Maison européenne de la photographie à Paris ou encore au Metropolitan Museum of Art à New York.
En 1974, le Kunsthaus de Zurich a monté sa première rétrospective. En 2009, le Jeu de Paume lui a consacré une exposition, en partenariat avec le Folkwang Museum d’Essen, intitulée "Robert Frank, Paris/Les Américains". Les Rencontres d'Arles avaient exposé une partie de son travail en 2018.
Un grand Monsieur vient de nous quitter.

 


>> Les grands photographes vivent vieux …

>> Mieux connaître Robert Frank.

 

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Le Passage National, un rescapé du bétonnage.

7 Septembre 2019, 10:28am

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Publié par barreteau

Le Passage National, un rescapé du bétonnage.

Passage National vu depuis la rue du Château-des-Rentiers. Paris 13ème
Photo : ©Mbzt's Gallery

 

Je suis récemment retourné rue Nationale dans le 13ème arrondissement, et, après la rue de Tolbiac, je suis tombé sur une série d'impasses et de passages : d'abord l'Impasse Nationale, puis le passage Bourgoin et enfin le passage National. Ce dernier est bien le plus curieux puisqu'il déploie ses maisonnettes sur un fond d'immenses tours, celles du quartier Italie 13.
Mais comment en est-on arrivé là ?

Tout part de la politique de la ville des années 60, dont on a souvent parlé ici, une politique qui pratique la table rase des quartiers les plus vétustes de Paris … Là, dans ce secteur du 13ème, c'est tout l'îlot des "Deux Moulins" qui va être détruit pour y construire un colossal ensemble de tours et d'immeubles de grande hauteur. Et c'est ainsi qu'est créé, en 1975, le quartier des Olympiades, avec sa fameuse dalle, bientôt devenu un véritable dédale ….

Alors pourquoi nos petits passages de la rue Nationale ont-ils pu dans ce contexte échapper au bétonnage général du quartier ? Leur préservation est dû au fait que ces passages avaient été classés depuis fort longtemps en "voie publique" donc légalement indestructibles.
Et ils vont aussi, grâce à l'activité déployée par l'association "Inter-Nationale Bourgoin", de nouveau résister, au début des années 90, à un deuxième et même un troisième assaut lors des opérations "Paris Rive Gauche" puis de celles de la ZAC "Château des Rentiers".
Ah les fameuses ZAC, ces "Zones d'Aménagement Concerté" dont on se demande bien qui prend part à la Concertation et à qui doit profiter l'Aménagement ?

Et, voilà pourquoi on peut, aujourd'hui encore, profiter de cet ilot de tranquillité qu'est le Passage National, véritable rescapé du bétonnage de ce secteur du 13ème arrondissement.


>> "Italie 13" : La politique de la table rase.

>> Dalle ou dédale des Olympiades ?

>> Petit lexique d'urbanisme de A comme Aménagement Urbain à Z comme ZAC (ou ZACage)

 

 

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Y aura-t-il encore demain des Parisiens à Paris ?

2 Septembre 2019, 09:49am

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Publié par barreteau

Y aura-t-il encore demain des Parisiens à Paris ?

Illustration des géolocalisations Airbnb.

 

Y aura-t-il encore demain des Parisiens à Paris ? Depuis que l'Insee a publié ses derniers chiffres sur la démographie parisienne, la question n'est plus si saugrenue qu'il n'y paraît.
Car après avoir augmenté de manière continue depuis 1999, la population parisienne enregistre un recul inédit qui se concentre très nettement dans les arrondissements centraux :
- 4% en moyenne entre 2000 et 2017, soit -14 000 habitants sur la période.
Paris, donc, se dépeuple dans son cœur, mais à qui la faute ? A Airbnb, bien sûr ! Déjà accusé d'exercer une concurrence déloyale envers les hôtels, de se soustraire aux obligations fiscales dans les pays où il engrange des bénéfices colossaux, le réseau de location de logements "entre particuliers" est à nouveau pointé du doigt.

En effet si les communes situées dans la première couronne regagnent de la population c'est à cause de la cherté du logement dans le centre de Paris, et cette cherté s'explique par la raréfaction du nombre de logements destinés à devenir des résidences principales.

A Paris, là où la population baisse, le nombre de résidences secondaires et de meublés touristiques augmente : + 3% en moyenne par rapport à 2008. Autant de surfaces réservées à des occupants de passage qui se retrouvent confisquées aux Parisiens, et qui ne font qu'aggraver la crise du logement.

Depuis que le phénomène Airbnb a explosé à Paris, un véritable business s'est développé chez les particuliers qui achètent des meublés pour les louer à l'année sur la plateforme et en faire des machines à cash. De 4 000 en 2013, le nombre d'annonces répertoriées est passé à plus de 45 000, ce qui fait de Paris la première destination mondiale du site !

Ainsi, de 20 000 à 30 000 appartements auraient disparu du marché locatif traditionnel parisien depuis qu'Airbnb existe et ne serviraient plus qu'à la location touristique. 

Face à l'offensive, la Mairie de Paris a contre-attaqué en multipliant les contrôles avec aujourd'hui 25 inspecteurs chargés de cette tâche, en portant de 20% à 60% la surtaxe d'habitation sur les résidences secondaires et en obligeant la firme de San Francisco à collecter la taxe de séjour sur chaque nuitée vendue sur son site. La Ville a également imposé un plafond maximum de 120 jours annuels pour ce type de location. 
L'arsenal sera-t-il dissuasif ? Il est permis d'en douter car Paris n'a pas attendu Airbnb pour se transformer en vitrine touristique. De l'île Saint-Louis au Trocadéro en passant par le Marais, les commerces qui se succèdent le long des trottoirs, boutiques de luxe et cafés franchisés pour excursionnistes en goguette, ne correspondent plus, depuis bien longtemps, aux besoins de la clientèle autochtone.

Paris n'est donc plus à l'abri du syndrome Vénitien – où le tourisme a chassé en 40 ans la moitié des habitants des "sestieri" historiques. Toutes les grandes métropoles sont confrontées au même phénomène, et les plateformes de type Airbnb ne font que l'accélérer. Sachant qu'en plus d'Airbnb, il existe d'autres plateformes, comme Squarebreak ou Onefinestay, du groupe Accor, spécialisées dans les résidences de standing.
Nous voilà engagés dans un rapport de forces et une course de vitesse pour éviter que nos centres-villes deviennent des ghettos pour riches.

 

>> Paris est-elle devenue une ville de riches ?

>> Cartographie du nombre d'annonces Airbnb à Paris (tous les points orangé sur cette carte).

 

 

 

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Paris ne s'est pas fait en un jour, il ne doit pas être défait en un mandat.

28 Août 2019, 09:30am

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Publié par barreteau

Destruction des anciens ateliers de la Samaritaine, rue Baillet _ Paris 1er



Madame Hidalgo se consacre toute entière à sa nouvelle croisade : la persécution de l’automobiliste comme seule politique au profit d’une minorité. Car c’est cela le seul programme de la maire de Paris. Elle a mis fin à un système qui fonctionnait parfaitement (Vélib'), et nous propose de nous déplacer en trottinette ! Elle-même n'enfourche un vélo que pour les photos destinées à sa communication. Et que dire des tricycles à touristes que la Mairie laisse se développer entre les mains de petites mafias, et qui encombrent les couloirs de circulation tout en donnant à la Ville-lumière des allures de tiers-monde ?

Et voilà qu'elle prétend "rendre" aux habitants les berges - qu'ils n'ont jamais tellement fréquentées - en ouvrant une aire de loisirs désertée cinq jours sur sept. Sauf qu'en fermant les voies sur berges, on a transformé en enfer les quais hauts de la Seine, bien plus importants comme axe de circulation et de promenade avec leurs perspectives, leurs palais, leurs bouquinistes - aujourd'hui menacés par une pollution sans précédent.

En plus de la pollution, il faut parler de la propreté de Paris. Et il est d’ailleurs assez symptomatique de constater que Madame le maire a eu besoin de commander un rapport de 14 pages, ayant au passage coûté aux contribuables la modique somme de 224.580 euros (soit un peu plus de 16.000 euros la page !), pour se rendre compte que la ville qu’elle dirige est jonchée de détritus et infestée de rats. N’importe quel Parisien avec lequel elle aurait pris la peine de discuter aurait pu le lui signaler ; mais apparemment, c’était beaucoup trop lui demander !

Dans les transformations qu'elle entreprend dans la capitale, au-delà des bonnes intentions, Mme Hidalgo montre souvent une profonde méconnaissance de Paris et un réel manque d'empathie envers le patrimoine et l'Histoire de la ville, considérés comme des fardeaux de la culture bourgeoise. Et elle donne surtout l'impression d'une vieille haine pour les aménagements urbains de la Belle Époque, avec leur raffinement, leur élégance pratique et surtout cette merveilleuse cohérence avec les immeubles haussmanniens ...
Et, comme l'écrivait Jean d'Ormesson : "Le passé et son Histoire empêchent l'avenir de relever du seul hasard et de devenir n'importe quoi".
Si Paris ne s'est pas fait en un jour, il ne doit pas être défait en un mandat.

 

>> Toujours sur Parisperdu, le massacre du patrimoine de la ville :

° Mais comment aimer encore Paris ?
 
° Pipi popo

° Mais où va Paris ?

° Réinventer Paris, qu'elle disait …
 
° La République en danger.
 

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Willy Ronis : Autoportraits

30 Juillet 2019, 10:39am

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Publié par barreteau

Willy Ronis : Autoportraits

 Autoportrait Willy Ronis ©_Paris, rue des Couronnes, 1985

 

L’autoportrait est un jeu auquel Willy Ronis s’est souvent livré et, avec des approches toujours fort différentes.
Véritable flash-back sur un demi‑siècle d’existence, cette série de photographies nous fait passer du jeune homme plutôt sophistiqué au vieux monsieur bien intégré dans la vie.

En effet, ses premiers autoportraits sont des images assez apprêtées, soigneusement éclairées et mise en scène. On y lit clairement l’influence du studio photo paternel.

Puis, le photographe s’éloigne de ce passé et profite de son travail et de ses rencontres pour réaliser des images plus vivantes.
Déjà, le célèbre autoportrait aux deux flashes, en 1951, est plus réaliste et techniquement plus élaboré. Le regard s’approfondit, témoignant d’une tendance évidente à l’introspection, tout en s’efforçant d’intégrer la réalité qui l’entoure, comme l’illustrent les autoportraits vénitiens de 1981.
Cette démarche trouve son aboutissement dans l’image quasi surréaliste captée à Paris, rue des Couronnes, en 1985, où le photographe se fond en un double reflet de lui-même, intégré dans le jeu des miroirs d’une vitrine de magasin. Ronis signe-là un chef d'œuvre de sophistication pour ce type d'exercice de style.

Dix ans plus tard, en 1995, Ronis souhaite nous léguer un ultime autoportrait, mais il cherche un moyen original, il y parviendra en se photographiant lui-même lors d'un saut … en parachute.
Il avait 85 ans !


>> Petit échantillon des autoportraits de Willy Ronis.

>> Willy Ronis parachutiste, autoportrait pris avec un "Horizon" à balayage (1995).



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Canal Saint- Martin … on se sent bien !

23 Juillet 2019, 09:39am

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Publié par barreteau

Canal Saint- Martin … on se sent bien !

Quai de Valmy _ 75010 Paris _Mai 2017

 

La courbe majestueuse du canal Saint-Martin débute face au jardin Villemin et va rejoindre le bassin de la Villette 700 mètres plus loin. Le canal est une étendue d'eau que tous les Parisiens affectionnent, il reste l'un des sites les plus romantiques du paysage parisien.
Avec ses neuf écluses aux abords arborés, ses squares miniatures et ses ponts élégants, le canal a inspiré plus d'un artiste.

Souvent les promeneurs se content de flâner sur les quais de Valmy et de Jemmapes, une expérience agréable en toute saison, c'est le calme des bords de l'eau a disparu... Mais aujourd'hui le canal est devenu un des hauts lieux de la "branchitude" parisienne et l'on trouve le long de ses quais, des bars festifs, des magasins dans l'air du temps, un centre culturel …

Pourtant la poésie dégagée par cette voie d'eau bordée de marronniers et de platanes plus que centenaires, ses berges pavées et aujourd'hui classées, confèrent un charme certain à ce quartier qui , peu à peu , devient un point fort du tourisme à Paris .

 

 

>> Autre vue du canal …

>> Retrouvez le canal Saint-Martin sur Parisperdu :

° Canal St-Martin.

° Tribeca à Paris.

° Ghorban, né un jour qui n'existe pas.

° United colors of Paris canal.

° Vagabondage autour du canal.

° Finkielkraut et la merveille de la promenade.

 

 

 

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"Voir l’invisible"

17 Juillet 2019, 09:24am

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Publié par barreteau

"Voir l’invisible"

 

"Voir l’invisible" est le thème de la 15ème édition du projet "Des clics et des classes", une opération nationale pilotée par le Réseau Canopé, opérateur du ministère de l’Éducation nationale, ayant pour objectif la sensibilisation des jeunes à la photographie.

Chaque année, des classes de tous niveaux scolaires mettent en œuvre un projet de création aux côtés d’un photographe. Une sélection de leurs productions donne lieu à une exposition aux Rencontres de la photographie d'Arles, avant de voyager ensuite en France dans les Ateliers Canopé.

Voir l’invisible, montrer l’invisible, mais comment donner à voir ce que l’on ne voit pas ?

Parce que cela n’a pas d’existence matérielle, comme un concept philosophique, une idée, un sentiment, ou parce que cela ne fait pas appel à la vue…

Les participants sont conduits à réfléchir au réel figuré par la photographie et à la manière de représenter ce qui est a priori irreprésentable.

A partir de ce thème, 15 projets, réunissant 20 classes du CE1 à la 4ème, ont travaillé d’octobre 2018 à mars 2019 aux côtés d’un photographe, pour donner à voir des notions comme la frontière, le temps qui passe, le sentiment de peur, le passé archéologique, le rêve, l’invisible dans le paysage, le langage, etc…

A ne pas manquer si vous passez cet été en Arles …


>> Un groupe "Des clics et des classes" en pleine action.

>> La 50ème édition des "Rencontres de la photographie d'Arles".

 

 

 

 

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La zone, aux portes de Paris.

11 Juillet 2019, 08:58am

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Publié par barreteau

La zone, aux portes de Paris.

Enfants de la Zone, Rue Forceval, Porte de la Villette, Paris 19ème, 1940.
Photographe anonyme, avec l
’aimable autorisation de la Galerie Lumière des Roses.

 

Certains mots sont comme des terrains vagues : on en comprend le sens, mais on peine à les définir avec exactitude. L’expression " la zone" est de ceux-là ; elle évoque aujourd’hui le flou de la banlieue, une forme d’ennui ou encore le seuil de la délinquance, mais on ignore souvent qu’elle s’ancre dans une réalité historique précise.
En effet, la Zone désigne au départ une bande de terre de 250 m de large qui court le long des 34 km de fortifications édifiées autour de Paris en 1844. Cette zone" non aedificandi" devait rester déserte, mais elle est progressivement occupée par une population pauvre qui s’y établit durablement en construisant des habitations précaires, cabanes et baraques en tout genre.

Cette année, du 1er juillet au 22 septembre les Rencontres Photographiques d'Arles (dont c'est la 50ème édition) mettent à l'honneur la Zone avec une exposition exceptionnelle car, hors mis quelques photographes célèbres comme Eugène Atget ou Germaine Krull, la photographie de l’entre-deux-guerres s’est peu intéressée à ce phénomène urbain et social. Aussi à Arles, la majorité des photographies exposées sont l’œuvre de photographes anonymes.
Cet ensemble inédit de photographies documentaires réhabilite ainsi une population pauvre, reléguée aux confins de la capitale comme un inconscient de la ville moderne qu’on s’est empressé de refouler.

 

>> Voir aussi sur Parisperdu :

° de la zone au périph'.

° Intra-muros

° L'envers de la ville, la ville à l'envers

 

 

 

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Mon enfance rue Vilin.

5 Juillet 2019, 21:19pm

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Publié par barreteau

Mon enfance rue Vilin.

Photo ©Philippe Hiraga_ Eté 1971

Protection de la vie privée : contacter Parisperdu en cas de demande de retrait de l'image.

 

C'est Ketty Mairech, une habitante de Nice qui nous parle :

"Je suis né à Paris et j'ai vécu rue Vilin jusqu'à mes 14 ans.
Sur la photo que vous avez publiée ("Elles tombent l'une après l'autre") on voit qu' "ils" sont en train de démolir ma maison. Bien sûr à l'époque l'immeuble était vétuste, sans confort, sans ascenseur, avec des toilettes à la turque dans les escaliers et pas de douche non plus. Ma mère nous lavait dans l'évier de la cuisine, parfois on allait aux douches municipales en apportant nôtre cube de savon de Marseille … Eh oui, on n'était pas riche.
On était 9 à la maison, dans un deux pièces et le soir, la cuisine devenait la chambre des filles.
Mais de cette époque je garde au fond de mon cœur de bons souvenirs.
Je m'étais dit : "quand j'aurais 50 ans je retournerai voir mon quartier d'enfance". Revoir Paris un jour ? Oui … mais hélas, je n'en n'ai pas les moyens".


>> Dans ma rue, avec une copine …

>> Parisperdu et la rue Vilin.

 

 

 

 

 

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Inge Morath

30 Juin 2019, 11:39am

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Publié par barreteau

Inge Morath

Montmartre, 1957 – ©Inge Morath

 

Inge Morath est une photojournaliste américaine née en 1923 à Graz en Autriche et morte en 2002 à New York à l'âge de 78 ans.

Elle a côtoyé les grands noms de la photographie, s’est inspirée de leur travail, puis est devenue à son tour une grande dame de l’image.
Tout d'abord journaliste, elle a ainsi formé son œil alors qu’elle travaille pour Magnum à l'écriture des légendes des photographies. Avant même de se lancer dans la photographie, elle apprend celle-ci en analysant et en étudiant tout l’art d’un certain Henri Cartier-Bresson.
En 1953 elle présente une série de ses photos à Robert Capa, qui lui propose alors de devenir photographe pour Magnum. Elle travaillera pendant plus de 50 années pour la célèbre agence. En 1962, elle épouse Arthur Miller, de leur union, naitra une fille : Rebecca Miller qui deviendra actrice et réalisatrice de cinéma.

En 1999 Inge Morath publie "La vie en tant que photographe" un ouvrage qui résume toute sa pensée et sa vie autour de la photographie. On peut y lire ces phrases :
"La photographie est un phénomène étrange. Malgré l'utilisation d'un même appareil-photo, deux photographes, au même endroit en même temps, ne reviennent jamais avec les mêmes images.
Leur vision personnelle est habituellement là dès leur plus jeune âge ; résultante d'une chimie spéciale de personnalité et de sentiments".

En 2002, après sa mort, les membres de Magnum Photos créent en son honneur le prix Morath-Inge, administré par la Fondation Inge Morath, et qui est attribué annuellement à une photographe ayant moins de 30 ans.


>> Inge Morath en action (1977) …

>> Inge Morath, site officiel

>> Le prix Morath-Inge



 

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Paris est-elle devenue une ville de riches ?

23 Juin 2019, 11:54am

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Publié par barreteau

Paris est-il devenu une ville de riches ?

Secteur Beaugrenelle Paris 15ème

 

Si l’on observe l’évolution de la population parisienne depuis cinquante ans, l’embourgeoisement est évident. Sur cette période, on constate une montée des professions intermédiaires et supérieures, qui ont doublé de volume pour atteindre à 71 % de la population en 2010, tandis que le pourcentage des employés et des ouvriers de la population active parisienne a - dans le même temps - chuté de 65 % à 28 %. C’est une baisse vertigineuse !

Cette évolution est liée à plusieurs facteurs, dont le premier est la désindustrialisation de la capitale. Paris était en 1962 une ville industrielle avec 576 000 emplois dans ce secteur. On est tombé à 134 000 en 1989, puis à 80 283 en 2009, selon les estimations de l’Insee. Et il est évident que la baisse se poursuit encore aujourd'hui.

A cela s’ajoute une deuxième cause, liée à un changement dans le domaine de la construction, où les bailleurs sociaux ont moins construit de logements bon marché. Aussi à partir des années 1970 une population importante s’est exilée dans des banlieues réputées financièrement plus abordables.

Ce phénomène est mondialisé mais Paris est une capitale très petite en superficie ce qui entraine une spéculation immobilière énorme car un foncier rare majore mécaniquement le coût de l’immobilier. Quelques soient les quartiers, les logements deviennent inaccessibles.

De surcroît il y a, à Paris, un phénomène spectaculaire qui segmente la ville car on a, d’un côté, les beaux quartiers à l’Ouest et, de l’autre, les quartiers les plus populaires à l’Est et au Nord. Et ces populations ne se mélangent pas. Elles vivent entre elles, dans un entre-soi.

Toutefois à l’Est, la population est en train de changer avec l’arrivée d’acteurs investis dans les nouveaux secteurs de l’activité économique, comme le design, l’architecture, les nouvelles technologies, les médias, le monde de la mode… Ces gens, qui gagnent bien leur vie, sont fortement attirés par d’anciens logements ouvriers reconditionnés ou d’anciennes usines réhabilitées et dont maintenant les prix s'envolent.

Alors bienvenue à la gentrification parisienne, bienvenue dans un Paris devenu une ville de riches …


>> La gentrification sur Parisperdu.

 

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Celles que l'on n'a jamais vues …

16 Juin 2019, 15:38pm

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Publié par barreteau

Celles que l'on n'a jamais vues …

Extrait de la planche-contact du "Nu Provençal", 1949 © Willy Ronis

 

Parmi les images célébrissimes de Willy Ronis figurent bien évidement le "Nu provençal" et
"L'Aéromodéliste". Toutes deux ont été capturées à Gordes, à l'aube des années 50, lorsqu'il y résidait en famille. Aussi n'est-il pas étonnant de constater que Ronis, à cette époque, a "utilisé" les personnes qu'il avait alors "sous la main" :  sa femme Marie-Anne pour le Nu et son fils Vincent pour l'Aéromodéliste …
Mais si ces images iconiques sont connues dans le monde entier, il y a celles que l'on n'a jamais vues, celles qui faisaient partie du même "shooting" et qui n'ont pas été retenues par Willy qui les jugeait moins intéressantes.
Nous vous dévoilons ici ces images inconnues, celles que l'on n'a jamais vues …


>> Le Nu Provençal (les 3 autres prises sur la planche contact), Gordes, 1949

>> Vincent aéromodéliste, celle qu'on n'a jamais vue.

>> Le Nu provençal, déjà sur Parisperdu

>> Vincent aéromodéliste,
déjà sur Parisperdu

>> "Marie-Anne, Vincent et moi", par Willy Ronis.

 

 

 

 

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