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PARISPERDU
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Daniel Frasnay, "Le plus célèbre des photographes inconnus".

22 Janvier 2020, 10:06am

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Publié par barreteau

Daniel Frasnay, "Le plus célèbre des photographes inconnus".

La place Blanche - la nuit vers 1958 © Daniel Frasnay

 

Daniel Frasnay, se définissait lui-même comme "le plus célèbre des photographes inconnus". Il nous a quitté à 91 ans, le 22 septembre dernier, sans que cela fasse beaucoup de lignes dans les journaux. Et pourtant, il était l'un des derniers représentants de la génération des photographes humanistes, celle des Doisneau, Ronis, Izis ou Boubat.

Artiste autodidacte, il s’est fait un nom parmi les photographes les plus illustres de l’après-guerre car pendant vingt ans il est le photographe officiel des spectacles du Lido et des Folies Bergère, des lieux où il a côtoyé le Tout-Paris des années cinquante et soixante. Il en profite pour tirer le portrait de très nombreuses personnalités du monde du spectacle et du cinéma : Yves Montand et Simone Signoret, Sophia Loren, Maurice Chevalier, … Il photographie également Saint-Germain-des-Prés : Jean-Paul Sartre, Albert Camus, …

Mais, s’il a photographié tout ce que Paris comptait alors de célébrités, il avait aussi immortalisé un Paris plus réaliste sur lequel il posait un regard bienveillant. Aussi, à côté de ses images destinées à la presse, il en est beaucoup d'autres prises à la sortie des spectacles, dans la rue, autour des hôtels de passe, des portes cochères et des affiches délabrées. Ce Paris dans l’ombre devient alors le décor impressionnant d’un monde sombre et sinistre. Daniel Frasnay rend ainsi un hommage global à la capitale en nous montrant l' envers du "Paris spectacle", avec sur une autre face, le côté obscur des quartiers délaissés mais non dénués d'une certaine beauté.

 

>> Interview de Daniel Frasnay.

>> Daniel Frasnay, sa dernière exposition.

>> "Les Girls", le livre.

>> Jeune femme et son enfant, rue des Envierges.

>> Belleville vue par Daniel Frasnay.

>> Les photographes humanistes sur Parisperdu.

 

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Rue des Couronnes, chez Jésus-la-Caille …

16 Janvier 2020, 11:19am

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Publié par barreteau

Rue des Couronnes, chez Jésus-la-Caille …

 78-82 rue des couronnes Paris 20ème_mai 2019

 

La rue des Couronnes, dans le 20ème arrondissement, porte le nom d'un lieu-dit dénommé autrefois "les Couronnes sous Savies" car Savies était l'appellation de Belleville jusqu'au au début du XVIIIe siècle. En vieux français, Savie signifiait "montagne sauvage".

La rue longe le parc de Belleville avant de franchir la voie ferrée de la Petite Ceinture, dans la tranchée de laquelle on imagine l’ancienne gare de Ménilmontant, là où se passe une partie du premier roman de Francis Carco, "Jésus-la-Caille".
Le roman de Carco est une plongée dans le Paris interlope des années 1910-20, dans les quartiers populaires où l'on vit de rapine, de prostitution, où l'insécurité est grande dans un méli-mélo de bars, d'hôtels crasseux et de rues mal éclairées par les becs de gaz. Le lecteur évolue dans un univers narré dans le registre argotique de l'époque.
A lire absolument si l'on aime Belleville.

 

>> Jésus-la-Caille.

>> Rue des Couronnes, rue des Cochonnes !!!

 

 

 

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Sans Willy Ronis, une partie du monde nous serait inconnue *.

10 Janvier 2020, 11:54am

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Publié par barreteau

Sans Willy Ronis, une partie du monde nous serait inconnue*

Les marchandes de frites, Rue Rambuteau - Paris, 1946©Willy Ronis

 

Willy Ronis nous a quitté le 11 septembre 2009. Décidément les 11 septembre n'apportent rien de bon … A quelques mois près il aurait atteint sa 100ème année aussi on peut dire qu'il aura jeté son regard sur la totalité du 20ème siècle !
Soucieux de transmettre son témoignage aux générations futures, il avait par deux fois légué à l'Etat français l'ensemble de son œuvre, en 1983 et 1989, et aujourd'hui plusieurs milliers de ses images sont conservées à la Médiathèque du Patrimoine.
Mais au-delà de ces legs, Willy Ronis a aussi laissé à son petit-fils Stéphane Kovalsky, 6000 clichés provenant de son fond privé et, le 13 décembre 2016, ARTCURIAL organisait la vente d'une partie de cette succession avec 164 œuvres proposées aux enchères.
Les résultats sont éloquents puisque que de nombreux clichés ont largement dépassés les estimations. Ainsi pour le lot 107, le célébrissime "Petit Parisien" courant une baguette sous le bras, la fourchette d'estimation était de 8.000 - 10.000 € mais il a été vendu 19.500 €. Une autre icône, le "Nu provençal" a atteint 15.000 euros et beaucoup d'autres tirages estimés entre 1.500 et 3.000 euros ont trouvé preneur à quasiment le double de ces montants.

Bien sûr, tous ces clichés portent un cachet indiquant leur provenance de l'atelier de Willy Ronis et de la collection de Stéphane Kovalsky, certifiant ainsi l'authenticité de l'œuvre.
On peut espérer que cette vente assainisse un marché pollué, après le décès de Ronis, par de nombreux tirages "sauvages". 

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*: citation de Didier Daeninckx

 

 

>> Catalogue ARTCURIAL de Succession Willy Ronis /Collection Stéphane Kovalsky.

>> Willy Ronis et Parisperdu.

 

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Meilleurs vœux pour 2020.

2 Janvier 2020, 19:10pm

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Publié par barreteau

Meilleurs vœux pour 2020.

"Bonne année ! ",

"Happy new year ! ",

"Ein gutes neues Jahr ! ",

"Migliori auguri ! " …

 

Parisperdu vous présente tous ses meilleurs vœux pour 2020.

 

Gardons le contact toute l’année en nous retrouvant régulièrement sur Parisperdu, et aussi en rejoignant le groupe Facebook : "Paris Hier, aujourd'hui … demain" animé par Parisperdu, le photo blog des amoureux de Paris.

 

 

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Cannibale Café.

27 Décembre 2019, 12:24pm

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Publié par pierre barreteau

 93 rue Jean-Pierre Timbaud - 75011 PARIS

 

A quelques pas de l'agitation de la rue Oberkampf, je bute sur une sympathique terrasse extérieure. Les tables rouges "féroce" annoncent la couleur, c'est le Cannibale Café !

 

 

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René Maltête, le photographe qui déclenche le sourire ….

20 Décembre 2019, 11:56am

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Publié par barreteau

René Maltête, le photographe qui déclenche le sourire ….

Photo : © René Maltête, In "Paris des Rues et des Chansons", Édition du Pont Royal, Paris, 1960 

 

Je porte un grand intérêt aux photographes humanistes et on connait mon admiration pour Willy Ronis qui, pour moi, est clairement leur chef de file.
Au côté de Willy, nous avons les célébrissimes Doisneau, Boubat, Izis, Brassaï et d'autres moins connus mais tout aussi représentatifs de ce courant comme Marcel Bovis, René-Jacques, Jean Dieuzaide, Janine Niepce, Sabine Weiss, Jean Marquis, Jean-Philippe Charbonnier, Édith Gérin,  Ina Bandy, André Papillon, Léon Herschtritt, Jean-Louis Swiners ou encore Eric Schwab ...
Tous ont eu droit sur Parisperdu à des billets plus ou moins détaillés.

Mais aujourd’hui, je voudrais y ajouter René Maltête un photographe discret, stagiaire aux côtés de Jacques Tati et Claude Barma dans les années 50, puis membre de l’agence Gamma-Rapho dans les années 60.

Maltête est un incontournable de la photo de rue dont les clichés sont souvent très connus, bien plus que son nom. Pourquoi et comment me direz-vous ?

Tout simplement parce que Maltête est un grand, un très grand "photographe de rue" et cela avant même que le terme ne devienne à la mode. Tout comme Ronis, il capture la vie mais il y ajoute systématiquement une touche de fantaisie, on peut reconnaitre-là l'élève de Jacques Tati … ! A la vue d'un cliché de René Maltête, votre sourire va invariablement se déclencher, le photographe a fait mouche … Et c'est à ça que l'on reconnait le travail de Maltête : des images drôles et insolites, bourrées de clins d’œil …


>> Les photographes humanistes sur Parisperdu.

>> La grande expo des Humanistes.

>> Patchwork de photos de René Maltête.

 

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La place "sans nom" va-t-elle finir par en avoir un … ?

15 Décembre 2019, 07:31am

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Publié par barreteau

La place "sans nom" va-t-elle finir par en avoir un … ?

Vue sur la place circulaire, à l’intersection des boulevards de Picpus et de Reuilly (Paris 12e), ©Google Image

 

L’affaire débute il y a une quinzaine d’années, et déjà Parisperdu s'en était fait l'écho.

Dans le 12ème arrondissement, les habitants du carrefour situé à l’intersection des boulevards de Reuilly et de Picpus, et des rues de Picpus et Louis-Braille, se rendent compte que cet espace, avec en son centre un rond-point, n'a pas l'honneur -comme toutes les places dans Paris- de porter un nom. Aussi les habitants du secteur ont pris l'habitude de la désigner comme la place "sans nom".

Et voilà que le 25 novembre dernier, les élus de l’arrondissement ont proposé au Conseil municipal de Paris, d'officialiser cette appellation.
La place sans nom aura donc un nom, elle s'appellera la "Place Sans-Nom" … Vous suivez ? Car l'histoire se complique encore … en effet, il est décidé que seule une moitié du carrefour aura droit à ce nom de "sans nom"! Pour l'autre moitié, il aurait été trop compliqué de modifier les adresses de certains riverains.

Aussi bientôt nous aurons donc d'un côté, une "demi-place" portant fièrement le nom officiel de place Sans-Nom, et de l’autre, la seconde "demi-place, qui restera "sans nom" !

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué … ?

 

 

>> La place sans nom, déjà sur Parisperdu.
 

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Le funeste destin du square Forceval.

3 Décembre 2019, 12:12pm

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Publié par barreteau

Square Forceval _ Paris 19ème

 

Paris a besoin d'un nouveau crématorium car celui du Père Lachaise ne suffit plus à la tâche … Aussi la Mairie de Paris envisage - à l'horizon 2022 - d'installer ce nouvel équipement près de la Porte de la Villette, à la lisière de Pantin, là où n'habitent guère d'électeurs Parisiens …

Pour construire ce crématorium qui émettra des fumées, plus ou moins "propres", il faudra détruire le square Forceval et donc abattre environ 70 arbres dont certains sont anciens et vraiment remarquables.

Mais pourquoi choisir d'implanter un deuxième crématorium à l'Est de Paris ?
Ne devrait-on pas plutôt l'installer au sud ou à l'ouest de Paris, dans une logique de rééquilibrage car "aucune étude scientifique n'a établi qu'on ne mourrait qu'à l'Est de Paris" ironise François Dagnaud, maire du 19ème arrondissement.

Bref, le projet n'a pas été bien accueilli dans aucun des 12 sites parisiens qui avaient été envisagés, avant de retenir celui de la porte de la Villette. Il est vrai que dès que l'on prononce le mot crématorium, personne n'en veut …


>> Page Facebook du Collectif Forceval.


>> Non au crématorium à La Villette !

 

 

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L'Impasse Nationale ou le théorème de Pythagore ...

25 Novembre 2019, 16:32pm

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Publié par barreteau

L'Impasse Nationale ou le théorème de Pythagore ...

Impasse Nationale _Paris 13ème

 

Souvent la flânerie dans les villas, les passages et les impasses est source de découvertes enchanteresses de maints recoins de la capitale. Et là, la découverte de fait paisible car on est loin de l'agitation et du vacarme de la ville …
Quartier Nationale, dans ce coin reculé du 13ème où l'on a beaucoup bétonné aussi bien à l'horizontale qu'à la verticale, on peut être plein d'espoir en s'aventurant dans l'Impasse Nationale, espoir d'un havre de paix, d'un foisonnement de verdure, de surprises ici bien cachées … Hélas, il n'en sera rien car l'impasse à demie pavée n'égrène sur la première partie de son parcours que des murs aveugles. Mais voilà que l'impasse fait un angle droit cachant la seconde partie de la ruelle et l'on se met à croire que celle-ci va être plus réjouissante. Ce serait la richesse dû à l'angle droit, chère au théorème de Pythagore : la somme des carrés des côtés de l'angle droit … vous connaissez la suite !

Mais là encore, l'Impasse Nationale ne va pas tenir ses promesses car vous ne découvrirez qu'un portail latéral et un autre qui clôt définitivement l'impasse, et tous deux sont d'une grande banalité. Pythagore pourtant tu nous as fait tant rêver ou bien tant suer… depuis les bancs de nos écoles !


>> L'impasse Nationale et le scarabée …

>> Tout près d'ici : le Passage National, un rescapé du bétonnage.

 

 

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Les tarifs du "shit"* et de la "beuh"* s'affichent dans la rue.

17 Novembre 2019, 18:34pm

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Publié par barreteau

Les tarifs du "shit"* et de la "beuh" s'affichent dans la rue.

 13, Rue Barbanègre Paris 19ème arrondissement_ mai 2018

 

Dans le 19ème arrondissement, près des arches du viaduc de l'Argonne, des dealers ont décidé d’afficher sur des murs ou des portails, le prix de leur marchandise. Et, en fonction de la quantité achetée, les consommateurs auraient même le droit à une remise … Car les dealers n’ont pas attendu les soldes pour écouler leur stock : 10 euros les deux grammes d'herbe, 20 euros les quatre grammes ou encore 50 euros les 11 grammes de cannabis.

Ces graffitis sont effacés quasiment tous les jours par les équipes "Propreté" de la ville de Paris. Mais aussitôt effacés, aussitôt réécrits. Et, à titre de représailles, les dealers ont complété leur "panneaux publicitaires" en mentionnant, en surplus de leurs tarifs, les numéros de plaques minéralogiques des voitures banalisées de la police …
Dans ce secteur du 19ème arrondissement, la bataille du shit semble définitivement gagnée par les dealers !

(*) Le "shit" ou la "beu" sont des noms couramment donnés au cannabis lorsqu'il se présente sous forme "d'herbe",
mais le cannabis a bien d'autres appellations populaires, comme : marijuana, ganja, zeb, weed, zamal, haschisch, H, teuchi, chichon, chocolate …

 

>> Les jumeaux de la rue de l'Argonne.

 

>> Aux marges de la ville.

 

 

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Pas de sushis à la Mouzaïa …

12 Novembre 2019, 08:24am

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Publié par barreteau

Pas de sushis à la Mouzaia …

 Photo: © Benoit Martin, avec l’aimable autorisation du restaurant Isse Izakaya.

 

Il y a quelques années j'avais participé à un atelier de préparation de sushis dans le quartier de la Mouzaïa. Si mes souvenirs sont exacts, ce devait être au 40 de cette rue du 19ème arrondissement.
A mon retour d'un tout récent voyage de deux semaines au Japon, j'ai voulu retourner à la Mouzaïa pour un nouveau stage, pour en quelque sorte … une "remise à niveau".

Mais désormais, pas de sushis à la Mouzaia … car l'entreprise Wasabi dont Patrick Duval est le créateur m'informe que maintenant les cours sont donnés, le dimanche, dans son restaurant Isse Izakaya de la rue de Richelieu (au 45).
Là, on y apprend les bases : découper le poisson, comment faire cuire le riz. Puis on se met aux makis et aux sushis et en quelques heures vous pourrez devenir un véritable pro du sushi !

 

>> L'ÉCOLE WASABI PARIS, la plus ancienne école de sushi en France.

 

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Le peintre de la Tour Eiffel est à Kyoto.

6 Novembre 2019, 09:26am

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Le peintre de la Tour Eiffel est à Kyoto.

 

Affiche de l'Exposition Marc Riboud dans une rue de Kyoto (novembre 2019)

 

Quelle ne fut pas ma surprise en parcourant les petites rues du célèbre quartier Gion à Kyoto de me retrouver nez à nez avec cette affiche placardée sur le mur en bois d'une maison traditionnelle nipponne ?
"Le peintre de la Tour Eiffel", l'un des clichés mythiques de Marc Riboud était là, devant mes yeux ! L'affiche annonçait certainement une exposition de ce grand photographe à des dates facilement devinables, mais où et comment y aller ? Difficile à savoir car le reste du texte de l'affiche est exclusivement composés de Kanji et de Kana, les idéogrammes et les syllabaires japonais, … indéchiffrables pour moi.
Mais mon moteur de recherche préféré me donne la réponse en quelques secondes.
L'Expo se trouve au Kahitsukan, le musée d'art contemporain de Kyoto. Celui-ci présente en effet fréquemment des expositions de grands photographes et, après Elliott Erwitt en 2018 et Robert Doisneau début 2019, c'est Marc Riboud qui était à l'honneur lors de mon récent séjour à Kyoto … une aubaine que je n'hésite pas à partager avec vous.



>> Vue du l'Exposition (1er niveau)

>> Marc Riboud à Kyoto en 2005 (1)

>> Marc Riboud à Kyoto en 2005 (2)

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Le voyage aurait-il déjà commencé ?

20 Octobre 2019, 19:19pm

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Publié par barreteau

Le voyage aurait-il déjà commencé ...

Figures du Japon, à l'Espace Densan, Maison Wa_Paris 1er.

 

A quelques jours de mon départ pour le Japon (Parisperdu va donc fermer ses portes pour une quinzaine de jours), il m'a semblé pertinent de faire un tour à l'Espace Densan, à l’intérieur de la Maison Wa, où se tient, jusqu'à fin octobre une exposition dédiée à la culture japonaise

Dès l'entrée, on est tout de suite frappé par le calme, la quiétude du lieu et l'harmonie qui se dégage de cet espace dépouillé, épuré. On est alors illico transporté au pays du soleil levant ...

L'exposition est dédiée aux objets d’artisanat qui, dans la culture japonaise, portent bonheur. Car au Japon, il existe de nombreux porte-bonheur ou "engimono", terme constitué de deux idéogrammes : engi ("présage") et mono ("objet").
Les Japonais considèrent que les bons présages leur portent chance et les aident à réaliser leurs souhaits.
Alors depuis des siècles, ils confient leurs désirs aux "engimono", surtout à de moments spéciaux de la vie, par exemple pour un mariage, le jour d’un examen … où pour un voyage dont vous attendez beaucoup !

A la sortie, près de la porte, un écriteau dit :  いてえらすはい Itterasuhai, c'est-à-dire "prenez soin de vous", alors pas de doute, mon voyage a déjà commencé … et sous les meilleurs hospices.

>> L'EXPO Figures du Japon, du 2 au 30 octobre 2019 au 8 Rue Villedo, 75001 Paris (Espace Densan, Maison Wa)

 

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Le Paris de Léon Claude Vénézia.

14 Octobre 2019, 10:58am

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Publié par barreteau

Le Paris de Léon Claude Vénézia.

 Enfants jouant rue Vilin à Belleville Paris 20ème _Mai 1967 Photo : ©Léon Vénézia /Roger-Viollet

 

Piéton de Paris, tout comme Brassaï qu'il a eu le privilège de connaître, Léon Claude Vénézia est un photographe humaniste et poétique, amoureux de Paris, la ville où il est né en 1941.

Observateur du théâtre de la rue, il a porté son regard sur les grands bouleversements urbains et sociétales des années 60 et 70, ainsi que sur le monde ouvrier et les marges sociales.

Dans son livre "Le Paris de Léon Claude Vénézia", il évoque les rencontres qui ont marqué son parcours et présente ses photographies des quartiers populaires de l'Est parisien et de sa banlieue : de Belleville à Drancy, de Ménilmontant à Bobigny.

Coloriste hors pair, il compose des images joyeuses d'un Paris populaire où enfants, immigrés, artisans et petits métiers ont tous leur place.

Tout comme Willy Ronis l'avait fait en son temps, il quitte Paris pour vivre en Provence dans les années 80. Et aussi comme Ronis, il enseigne la photographie pendant plus de dix ans à l'Ecole supérieure d'Art d'Aix-en-Provence.
C'est dans cette ville qu'il meurt en 2013, nous laissant un témoignage coloré sur le Paris perdu.


>> Les photos de Léon Claude Vénézia chez Roger Viollet.




 

 

 

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Partout la gentrification se poursuit.

7 Octobre 2019, 19:10pm

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Publié par barreteau

Photo: Source : CKUT

 

Dans les quartiers de l'Est parisien, l’impact des nouveaux arrivants est complexe à mesurer. Toutefois, il est certain que l’arrivée de ce qu'il est convenu d'appeler "les bobos", a complètement chamboulé le marché de l’immobilier de l'Est de Paris, que ce soit à la location ou à l’achat.
Dans ce secteur géographique, en un an, les prix de l’immobilier ont encore grimpé de 5,7 %, et de … 48,6 % en dix ans, selon le site de la Chambre des Notaires du Grand Paris,

Et maintenant, il en va de même pour les grandes métropoles en Régions.
En fuyant Paris, « son ciel gris et ses matins moroses », comme le chante Camille, les jeunes cadres parisiens seront-ils, là aussi, tenus responsables de phénomènes de gentrification ?
Sans doute, mais peut-être sont-ils en train de détruire ce qu'ils étaient venus chercher


>> La gentrification sur Parisperdu.


 

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