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PARISPERDU

La place "sans nom" va-t-elle finir par en avoir un … ?

15 Décembre 2019, 07:31am

Publié par barreteau

La place "sans nom" va-t-elle finir par en avoir un … ?

Vue sur la place circulaire, à l’intersection des boulevards de Picpus et de Reuilly (Paris 12e), ©Google Image

 

L’affaire débute il y a une quinzaine d’années, et déjà Parisperdu s'en était fait l'écho.

Dans le 12ème arrondissement, les habitants du carrefour situé à l’intersection des boulevards de Reuilly et de Picpus, et des rues de Picpus et Louis-Braille, se rendent compte que cet espace, avec en son centre un rond-point, n'a pas l'honneur -comme toutes les places dans Paris- de porter un nom. Aussi les habitants du secteur ont pris l'habitude de la désigner comme la place "sans nom".

Et voilà que le 25 novembre dernier, les élus de l’arrondissement ont proposé au Conseil municipal de Paris, d'officialiser cette appellation.
La place sans nom aura donc un nom, elle s'appellera la "Place Sans-Nom" … Vous suivez ? Car l'histoire se complique encore … en effet, il est décidé que seule une moitié du carrefour aura droit à ce nom de "sans nom"! Pour l'autre moitié, il aurait été trop compliqué de modifier les adresses de certains riverains.

Aussi bientôt nous aurons donc d'un côté, une "demi-place" portant fièrement le nom officiel de place Sans-Nom, et de l’autre, la seconde "demi-place, qui restera "sans nom" !

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué … ?

 

 

>> La place sans nom, déjà sur Parisperdu.
 

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Le funeste destin du square Forceval.

3 Décembre 2019, 12:12pm

Publié par barreteau

Square Forceval _ Paris 19ème

 

Paris a besoin d'un nouveau crématorium car celui du Père Lachaise ne suffit plus à la tâche … Aussi la Mairie de Paris envisage - à l'horizon 2022 - d'installer ce nouvel équipement près de la Porte de la Villette, à la lisière de Pantin, là où n'habitent guère d'électeurs Parisiens …

Pour construire ce crématorium qui émettra des fumées, plus ou moins "propres", il faudra détruire le square Forceval et donc abattre environ 70 arbres dont certains sont anciens et vraiment remarquables.

Mais pourquoi choisir d'implanter un deuxième crématorium à l'Est de Paris ?
Ne devrait-on pas plutôt l'installer au sud ou à l'ouest de Paris, dans une logique de rééquilibrage car "aucune étude scientifique n'a établi qu'on ne mourrait qu'à l'Est de Paris" ironise François Dagnaud, maire du 19ème arrondissement.

Bref, le projet n'a pas été bien accueilli dans aucun des 12 sites parisiens qui avaient été envisagés, avant de retenir celui de la porte de la Villette. Il est vrai que dès que l'on prononce le mot crématorium, personne n'en veut …


>> Page Facebook du Collectif Forceval.


>> Non au crématorium à La Villette !

 

 

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L'Impasse Nationale ou le théorème de Pythagore ...

25 Novembre 2019, 16:32pm

Publié par barreteau

L'Impasse Nationale ou le théorème de Pythagore ...

Impasse Nationale _Paris 13ème

 

Souvent la flânerie dans les villas, les passages et les impasses est source de découvertes enchanteresses de maints recoins de la capitale. Et là, la découverte de fait paisible car on est loin de l'agitation et du vacarme de la ville …
Quartier Nationale, dans ce coin reculé du 13ème où l'on a beaucoup bétonné aussi bien à l'horizontale qu'à la verticale, on peut être plein d'espoir en s'aventurant dans l'Impasse Nationale, espoir d'un havre de paix, d'un foisonnement de verdure, de surprises ici bien cachées … Hélas, il n'en sera rien car l'impasse à demie pavée n'égrène sur la première partie de son parcours que des murs aveugles. Mais voilà que l'impasse fait un angle droit cachant la seconde partie de la ruelle et l'on se met à croire que celle-ci va être plus réjouissante. Ce serait la richesse dû à l'angle droit, chère au théorème de Pythagore : la somme des carrés des côtés de l'angle droit … vous connaissez la suite !

Mais là encore, l'Impasse Nationale ne va pas tenir ses promesses car vous ne découvrirez qu'un portail latéral et un autre qui clôt définitivement l'impasse, et tous deux sont d'une grande banalité. Pythagore pourtant tu nous as fait tant rêver ou bien tant suer… depuis les bancs de nos écoles !


>> L'impasse Nationale et le scarabée …

>> Tout près d'ici : le Passage National, un rescapé du bétonnage.

 

 

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Les tarifs du "shit"* et de la "beuh"* s'affichent dans la rue.

17 Novembre 2019, 18:34pm

Publié par barreteau

Les tarifs du "shit"* et de la "beuh" s'affichent dans la rue.

 13, Rue Barbanègre Paris 19ème arrondissement_ mai 2018

 

Dans le 19ème arrondissement, près des arches du viaduc de l'Argonne, des dealers ont décidé d’afficher sur des murs ou des portails, le prix de leur marchandise. Et, en fonction de la quantité achetée, les consommateurs auraient même le droit à une remise … Car les dealers n’ont pas attendu les soldes pour écouler leur stock : 10 euros les deux grammes d'herbe, 20 euros les quatre grammes ou encore 50 euros les 11 grammes de cannabis.

Ces graffitis sont effacés quasiment tous les jours par les équipes "Propreté" de la ville de Paris. Mais aussitôt effacés, aussitôt réécrits. Et, à titre de représailles, les dealers ont complété leur "panneaux publicitaires" en mentionnant, en surplus de leurs tarifs, les numéros de plaques minéralogiques des voitures banalisées de la police …
Dans ce secteur du 19ème arrondissement, la bataille du shit semble définitivement gagnée par les dealers !

(*) Le "shit" ou la "beu" sont des noms couramment donnés au cannabis lorsqu'il se présente sous forme "d'herbe",
mais le cannabis a bien d'autres appellations populaires, comme : marijuana, ganja, zeb, weed, zamal, haschisch, H, teuchi, chichon, chocolate …

 

>> Les jumeaux de la rue de l'Argonne.

 

>> Aux marges de la ville.

 

 

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Pas de sushis à la Mouzaïa …

12 Novembre 2019, 08:24am

Publié par barreteau

Pas de sushis à la Mouzaia …

 Photo: © Benoit Martin, avec l’aimable autorisation du restaurant Isse Izakaya.

 

Il y a quelques années j'avais participé à un atelier de préparation de sushis dans le quartier de la Mouzaïa. Si mes souvenirs sont exacts, ce devait être au 40 de cette rue du 19ème arrondissement.
A mon retour d'un tout récent voyage de deux semaines au Japon, j'ai voulu retourner à la Mouzaïa pour un nouveau stage, pour en quelque sorte … une "remise à niveau".

Mais désormais, pas de sushis à la Mouzaia … car l'entreprise Wasabi dont Patrick Duval est le créateur m'informe que maintenant les cours sont donnés, le dimanche, dans son restaurant Isse Izakaya de la rue de Richelieu (au 45).
Là, on y apprend les bases : découper le poisson, comment faire cuire le riz. Puis on se met aux makis et aux sushis et en quelques heures vous pourrez devenir un véritable pro du sushi !

 

>> L'ÉCOLE WASABI PARIS, la plus ancienne école de sushi en France.

 

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Le peintre de la Tour Eiffel est à Kyoto.

6 Novembre 2019, 09:26am

Publié par barreteau

Le peintre de la Tour Eiffel est à Kyoto.

 

Affiche de l'Exposition Marc Riboud dans une rue de Kyoto (novembre 2019)

 

Quelle ne fut pas ma surprise en parcourant les petites rues du célèbre quartier Gion à Kyoto de me retrouver nez à nez avec cette affiche placardée sur le mur en bois d'une maison traditionnelle nipponne ?
"Le peintre de la Tour Eiffel", l'un des clichés mythiques de Marc Riboud était là, devant mes yeux ! L'affiche annonçait certainement une exposition de ce grand photographe à des dates facilement devinables, mais où et comment y aller ? Difficile à savoir car le reste du texte de l'affiche est exclusivement composés de Kanji et de Kana, les idéogrammes et les syllabaires japonais, … indéchiffrables pour moi.
Mais mon moteur de recherche préféré me donne la réponse en quelques secondes.
L'Expo se trouve au Kahitsukan, le musée d'art contemporain de Kyoto. Celui-ci présente en effet fréquemment des expositions de grands photographes et, après Elliott Erwitt en 2018 et Robert Doisneau début 2019, c'est Marc Riboud qui était à l'honneur lors de mon récent séjour à Kyoto … une aubaine que je n'hésite pas à partager avec vous.



>> Vue du l'Exposition (1er niveau)

>> Marc Riboud à Kyoto en 2005 (1)

>> Marc Riboud à Kyoto en 2005 (2)

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Le voyage aurait-il déjà commencé ?

20 Octobre 2019, 19:19pm

Publié par barreteau

Le voyage aurait-il déjà commencé ...

Figures du Japon, à l'Espace Densan, Maison Wa_Paris 1er.

 

A quelques jours de mon départ pour le Japon (Parisperdu va donc fermer ses portes pour une quinzaine de jours), il m'a semblé pertinent de faire un tour à l'Espace Densan, à l’intérieur de la Maison Wa, où se tient, jusqu'à fin octobre une exposition dédiée à la culture japonaise

Dès l'entrée, on est tout de suite frappé par le calme, la quiétude du lieu et l'harmonie qui se dégage de cet espace dépouillé, épuré. On est alors illico transporté au pays du soleil levant ...

L'exposition est dédiée aux objets d’artisanat qui, dans la culture japonaise, portent bonheur. Car au Japon, il existe de nombreux porte-bonheur ou "engimono", terme constitué de deux idéogrammes : engi ("présage") et mono ("objet").
Les Japonais considèrent que les bons présages leur portent chance et les aident à réaliser leurs souhaits.
Alors depuis des siècles, ils confient leurs désirs aux "engimono", surtout à de moments spéciaux de la vie, par exemple pour un mariage, le jour d’un examen … où pour un voyage dont vous attendez beaucoup !

A la sortie, près de la porte, un écriteau dit :  いてえらすはい Itterasuhai, c'est-à-dire "prenez soin de vous", alors pas de doute, mon voyage a déjà commencé … et sous les meilleurs hospices.

>> L'EXPO Figures du Japon, du 2 au 30 octobre 2019 au 8 Rue Villedo, 75001 Paris (Espace Densan, Maison Wa)

 

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Le Paris de Léon Claude Vénézia.

14 Octobre 2019, 10:58am

Publié par barreteau

Le Paris de Léon Claude Vénézia.

 Enfants jouant rue Vilin à Belleville Paris 20ème _Mai 1967 Photo : ©Léon Vénézia /Roger-Viollet

 

Piéton de Paris, tout comme Brassaï qu'il a eu le privilège de connaître, Léon Claude Vénézia est un photographe humaniste et poétique, amoureux de Paris, la ville où il est né en 1941.

Observateur du théâtre de la rue, il a porté son regard sur les grands bouleversements urbains et sociétales des années 60 et 70, ainsi que sur le monde ouvrier et les marges sociales.

Dans son livre "Le Paris de Léon Claude Vénézia", il évoque les rencontres qui ont marqué son parcours et présente ses photographies des quartiers populaires de l'Est parisien et de sa banlieue : de Belleville à Drancy, de Ménilmontant à Bobigny.

Coloriste hors pair, il compose des images joyeuses d'un Paris populaire où enfants, immigrés, artisans et petits métiers ont tous leur place.

Tout comme Willy Ronis l'avait fait en son temps, il quitte Paris pour vivre en Provence dans les années 80. Et aussi comme Ronis, il enseigne la photographie pendant plus de dix ans à l'Ecole supérieure d'Art d'Aix-en-Provence.
C'est dans cette ville qu'il meurt en 2013, nous laissant un témoignage coloré sur le Paris perdu.


>> Les photos de Léon Claude Vénézia chez Roger Viollet.




 

 

 

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Partout la gentrification se poursuit.

7 Octobre 2019, 19:10pm

Publié par barreteau

Photo: Source : CKUT

 

Dans les quartiers de l'Est parisien, l’impact des nouveaux arrivants est complexe à mesurer. Toutefois, il est certain que l’arrivée de ce qu'il est convenu d'appeler "les bobos", a complètement chamboulé le marché de l’immobilier de l'Est de Paris, que ce soit à la location ou à l’achat.
Dans ce secteur géographique, en un an, les prix de l’immobilier ont encore grimpé de 5,7 %, et de … 48,6 % en dix ans, selon le site de la Chambre des Notaires du Grand Paris,

Et maintenant, il en va de même pour les grandes métropoles en Régions.
En fuyant Paris, « son ciel gris et ses matins moroses », comme le chante Camille, les jeunes cadres parisiens seront-ils, là aussi, tenus responsables de phénomènes de gentrification ?
Sans doute, mais peut-être sont-ils en train de détruire ce qu'ils étaient venus chercher


>> La gentrification sur Parisperdu.


 

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Château Rouge : le marché à l'africaine.

30 Septembre 2019, 18:32pm

Publié par barreteau

Château Rouge : le marché à l'africaine.

Boutiques d'alimentation africaine : Rue Dejean, Rue de Panama, Rue Doudeauville Paris 18ème arrondissement_ Photos © : Boui-boui


C'est une balade ensoleillée à laquelle je vous convie dans le quartier de Château-Rouge, un périmètre délimité par le boulevard Barbès, les rues Doudeauville, Léon et Myrha.

C'est un "quartier chaud" au sens où on l'entend généralement, mais cela ne doit pas vous arrêter, nous ne sommes tout de même pas dans une "No go zone".

Et très vite vous vous trouvez immergé dans un environnement digne des marchés à l'africaine, un peu comme si vous étiez au marché Tilène à Dakar ou au Grand Marché de Bamako au Mali.

Il est bien connu que la visite des marchés est sans doute le meilleur moyen de s’imprégner de l’ambiance d’une ville … même si cette ville est Paris !

C’est donc là, dans ce secteur du 18ème arrondissement, que vous trouverez le plus grand nombre d’épiceries vendant la quasi-totalité des produits alimentaires du continent africain.

Si vous êtes en quête de bananes plantain, de patates douces, de gombos, de manioc, de piment, de fruits tropicaux et d’épices, vous trouverez tout cela et bien d'autres produits encore moins courants,  dans la Rue Dejean où le marché est considéré comme le "Rungis des produits africains".

Pour le poisson, qu'il soit frais, congelé, fumé, salé ou séché … c'est dans les rues des Poissonniers (bien sûr !) qu'il vous faudra aller. Et pour les bouchers, c'est rue Poulet (évidemment !).

Tous vos sens seront vivement sollicités : la couleur des fruits exotiques, les odeurs des épices, les bruits de la rue avec le mélange des paroles en Wolof, en Lingala et dans une moindre mesure … en français.

Si tout cela vous a aiguisé l'appétit, pas de problème vous avez tout sur place avec une pléthore de restaurants proposant des plats plus dépaysant les uns que les autres.

Vous pourrez déguster les délicieux mafé, thieboudieun, tchou ou autres allocos accompagnés d'un jus de bouye par exemple. Vous ne visualisez pas du tout ces plats, peu importe il suffit de vous installer dans l'un des nombreux restaurants de ce quartier et vous vous retrouvez vite dans un environnement quasi familial et très chaleureux où les échanges vont bon train, sans préalable, ni présentation … et toujours avec les grands sourires propres à la gente africaine. Bienvenue à Château Rouge, "Welcome in Africa" !

 

>> En savoir plus avec Boui-Boui ...

>> Déjà sur Parisperdu / Château Rouge.

 

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Willy Ronis raconte Belleville Ménilmontant.

24 Septembre 2019, 08:48am

Publié par barreteau

Willy Ronis raconte Belleville Ménilmontant.

"Rue de la Cloche, Ménilmontant, Paris, 1948" ©Willy Ronis.

 

C'est Willy Ronis qui parle :

"Il n'y a pas d'années où je ne passe pas au moins 6 ou 8 fois dans ce quartier de Belleville Ménilmontant, parce que j'y suis resté très attaché. Je n'y suis venu, pour la première fois, que vraiment très tard : fin 47, donc j'avais 37 ans, et c'est un ami peintre qui habitant rue de Ménilmontant qui m'a dit : " Mais viens voir mon quartier, tu verras c'est formidable".
Il y avait certainement des rapports beaucoup plus faciles entre les gens, beaucoup de petites rues étroites qui faisaient que les gens se connaissaient tous et descendaient aux beaux jours avec leurs chaises sur le trottoir, pour faire des veillées sur le trottoir et les gosses pouvaient jouer là, sans crainte aucune.
Non c'était vraiment … c'était une période extraordinaire".

Voilà donc un fil de l'histoire et c'est en tirant d'autres fils que l'on tisse la toile de la mémoire …


>> Willy Ronis raconte comment il a découvert Belleville.


>> Le Paris de Willy Ronis.

>> Belleville-Ménilmontant de Willy Ronis.

>> Rue de la Cloche_ Paris 20ème_ juin 1994

>> Parisperdu et Willy Ronis.

 

 

 

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Pouvaient-ils se connaître ?

19 Septembre 2019, 09:00am

Publié par barreteau

Pouvaient-ils se connaître ?

 Photos © Robert Franck et Willy Ronis


Robert Frank est à Paris en 1950 et prend ce cliché près de Montmartre où Mary qu'il épousera en 1954, apparait plein cadre, tenant dans ses bras leur fils Pablo, prénommé ainsi en hommage à Pablo Casals.

Le cadrage en plongée dans un escalier me fait invariablement penser à une autre photo d'un autre grand photographe : Willy Ronis. Un cliché pris dans l'escalier de l'avenue Simon Bolivar, dans le 19ème arrondissement. Où là aussi une femme tient un enfant dans ses bras.

Toutes deux prises en plongée, ces deux photos ont incontestablement un "air de famille". Et, lorsqu'on découvre que les deux clichés sont de la même année : 1950, on en vient à se demander si l'un n'a pas été inspiré par l'autre ?
Mais cette année-là Franck et Ronis pouvaient-ils se connaître ?
Vraisemblablement pas, et pourtant …


>> N 'est pas Willy Ronis qui veut ... !

>> Robert Frank, un géant de la photographie.



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Robert Frank, un géant de la photographie.

11 Septembre 2019, 10:08am

Publié par barreteau

 Disparition de Robert Frank, un géant de la photographie  

Rue de la Sablière Paris 14ème, 1949_©Robert Frank

Robert Franck est décédé lundi dernier, le 9 septembre, à l'âge de 94 ans. Quand je vous disais que la pratique de la photographie conserve …

Né en Suisse, Robert Frank arrive à New York en 1947 où il commence à faire des reportages pour des revues. Puis il obtient une bourse de la Fondation Guggenheim qui lui permet de photographier, en toute liberté, les États-Unis. La célébrité arrive avec la publication, en 1958, de son fameux album "Les Américains", préfacé par Jack Kerouac.

Mais avant de publier "Les Américains", Robert Frank s'était aussi frotté à Paris, réalisant une série de clichés, déjà marqués par son style subjectif et ce regard détaché que l'on retrouvera ensuite dans "Les Américain"s. C'est la rue qui est alors au centre de son travail, proposant son regard sur la capitale, ses rues, ses autobus à plateforme, ses habitants…

Robert Franck a notamment été marqué par le travail du photographe Henri Cartier-Bresson ou les tableaux d'Edward Hopper. Il a travaillé pour des magazines comme Harper's Bazaar, Fortune, Life, Look, Vogue, voyageant un peu partout sur la planète.

Ses œuvres sont conservées dans les musées du monde entier, de l’Art Institute de Chicago, au Victoria and Albert Museum à Londres, en passant par la Maison européenne de la photographie à Paris ou encore au Metropolitan Museum of Art à New York.
En 1974, le Kunsthaus de Zurich a monté sa première rétrospective. En 2009, le Jeu de Paume lui a consacré une exposition, en partenariat avec le Folkwang Museum d’Essen, intitulée "Robert Frank, Paris/Les Américains". Les Rencontres d'Arles avaient exposé une partie de son travail en 2018.
Un grand Monsieur vient de nous quitter.

 


>> Les grands photographes vivent vieux …

>> Mieux connaître Robert Frank.

 

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Le Passage National, un rescapé du bétonnage.

7 Septembre 2019, 10:28am

Publié par barreteau

Le Passage National, un rescapé du bétonnage.

Passage National vu depuis la rue du Château-des-Rentiers. Paris 13ème
Photo : ©Mbzt's Gallery

 

Je suis récemment retourné rue Nationale dans le 13ème arrondissement, et, après la rue de Tolbiac, je suis tombé sur une série d'impasses et de passages : d'abord l'Impasse Nationale, puis le passage Bourgoin et enfin le passage National. Ce dernier est bien le plus curieux puisqu'il déploie ses maisonnettes sur un fond d'immenses tours, celles du quartier Italie 13.
Mais comment en est-on arrivé là ?

Tout part de la politique de la ville des années 60, dont on a souvent parlé ici, une politique qui pratique la table rase des quartiers les plus vétustes de Paris … Là, dans ce secteur du 13ème, c'est tout l'îlot des "Deux Moulins" qui va être détruit pour y construire un colossal ensemble de tours et d'immeubles de grande hauteur. Et c'est ainsi qu'est créé, en 1975, le quartier des Olympiades, avec sa fameuse dalle, bientôt devenu un véritable dédale ….

Alors pourquoi nos petits passages de la rue Nationale ont-ils pu dans ce contexte échapper au bétonnage général du quartier ? Leur préservation est dû au fait que ces passages avaient été classés depuis fort longtemps en "voie publique" donc légalement indestructibles.
Et ils vont aussi, grâce à l'activité déployée par l'association "Inter-Nationale Bourgoin", de nouveau résister, au début des années 90, à un deuxième et même un troisième assaut lors des opérations "Paris Rive Gauche" puis de celles de la ZAC "Château des Rentiers".
Ah les fameuses ZAC, ces "Zones d'Aménagement Concerté" dont on se demande bien qui prend part à la Concertation et à qui doit profiter l'Aménagement ?

Et, voilà pourquoi on peut, aujourd'hui encore, profiter de cet ilot de tranquillité qu'est le Passage National, véritable rescapé du bétonnage de ce secteur du 13ème arrondissement.


>> "Italie 13" : La politique de la table rase.

>> Dalle ou dédale des Olympiades ?

>> Petit lexique d'urbanisme de A comme Aménagement Urbain à Z comme ZAC (ou ZACage)

 

 

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Y aura-t-il encore demain des Parisiens à Paris ?

2 Septembre 2019, 09:49am

Publié par barreteau

Y aura-t-il encore demain des Parisiens à Paris ?

Illustration des géolocalisations Airbnb.

 

Y aura-t-il encore demain des Parisiens à Paris ? Depuis que l'Insee a publié ses derniers chiffres sur la démographie parisienne, la question n'est plus si saugrenue qu'il n'y paraît.
Car après avoir augmenté de manière continue depuis 1999, la population parisienne enregistre un recul inédit qui se concentre très nettement dans les arrondissements centraux :
- 4% en moyenne entre 2000 et 2017, soit -14 000 habitants sur la période.
Paris, donc, se dépeuple dans son cœur, mais à qui la faute ? A Airbnb, bien sûr ! Déjà accusé d'exercer une concurrence déloyale envers les hôtels, de se soustraire aux obligations fiscales dans les pays où il engrange des bénéfices colossaux, le réseau de location de logements "entre particuliers" est à nouveau pointé du doigt.

En effet si les communes situées dans la première couronne regagnent de la population c'est à cause de la cherté du logement dans le centre de Paris, et cette cherté s'explique par la raréfaction du nombre de logements destinés à devenir des résidences principales.

A Paris, là où la population baisse, le nombre de résidences secondaires et de meublés touristiques augmente : + 3% en moyenne par rapport à 2008. Autant de surfaces réservées à des occupants de passage qui se retrouvent confisquées aux Parisiens, et qui ne font qu'aggraver la crise du logement.

Depuis que le phénomène Airbnb a explosé à Paris, un véritable business s'est développé chez les particuliers qui achètent des meublés pour les louer à l'année sur la plateforme et en faire des machines à cash. De 4 000 en 2013, le nombre d'annonces répertoriées est passé à plus de 45 000, ce qui fait de Paris la première destination mondiale du site !

Ainsi, de 20 000 à 30 000 appartements auraient disparu du marché locatif traditionnel parisien depuis qu'Airbnb existe et ne serviraient plus qu'à la location touristique. 

Face à l'offensive, la Mairie de Paris a contre-attaqué en multipliant les contrôles avec aujourd'hui 25 inspecteurs chargés de cette tâche, en portant de 20% à 60% la surtaxe d'habitation sur les résidences secondaires et en obligeant la firme de San Francisco à collecter la taxe de séjour sur chaque nuitée vendue sur son site. La Ville a également imposé un plafond maximum de 120 jours annuels pour ce type de location. 
L'arsenal sera-t-il dissuasif ? Il est permis d'en douter car Paris n'a pas attendu Airbnb pour se transformer en vitrine touristique. De l'île Saint-Louis au Trocadéro en passant par le Marais, les commerces qui se succèdent le long des trottoirs, boutiques de luxe et cafés franchisés pour excursionnistes en goguette, ne correspondent plus, depuis bien longtemps, aux besoins de la clientèle autochtone.

Paris n'est donc plus à l'abri du syndrome Vénitien – où le tourisme a chassé en 40 ans la moitié des habitants des "sestieri" historiques. Toutes les grandes métropoles sont confrontées au même phénomène, et les plateformes de type Airbnb ne font que l'accélérer. Sachant qu'en plus d'Airbnb, il existe d'autres plateformes, comme Squarebreak ou Onefinestay, du groupe Accor, spécialisées dans les résidences de standing.
Nous voilà engagés dans un rapport de forces et une course de vitesse pour éviter que nos centres-villes deviennent des ghettos pour riches.

 

>> Paris est-elle devenue une ville de riches ?

>> Cartographie du nombre d'annonces Airbnb à Paris (tous les points orangé sur cette carte).

 

 

 

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