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PARISPERDU
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Qu'est-ce qu'un bistrot authentique ?

27 Décembre 2012, 10:10am

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Publié par barreteau

Mélac - Bistrot à vins, Paris 11ème -  Copyright : © Atelier Robert Doisneau

"Tu viens boire un verre au bistrot du coin ?"
"Bistrot", le mot magique est lâché, mais son origine exacte est incertaine. Beaucoup ont opté pour une explication exotique, en affirmant que le mot provient du russe "bistro" qui signifie "vite". Lors de l’occupation russe de Paris (1814-1818), les soldats russes, qui n’avaient pas le droit de boire, criaient "bistro, bistro!" afin d’être servi avant que leur supérieur n’arrive.

Cependant les linguistes ont vite écarté cette hypothèse et ce pour des raisons chronologiques. Il semblerait en effet que ce mot soit un régionalisme importé au 19ème siècle à Paris, pour ensuite être diffusé dans le reste de la France. "Bistrot"  proviendrait donc du poitevin "bistraud", signifiant à l’origine un domestique, puis le domestique du marchand de vin, puis le marchand de vin lui-même et finalement, l'établissement où l’on servait du vin.


Un bistrot est donc à l’origine un petit établissement où l’on va boire un verre, entre amis. Mais le bistrot peut également faire office de petit restaurant. On y mange alors une nourriture maison, à bon prix, dans un cadre simple et convivial.

Mais aujourd’hui le mot et le concept "bistrot" sont à la mode et les prix et les menus affichés par certains bistrots parisiens n’ont plus rien à voir avec ceux du petit commerce traditionnel et encore, je ne parle pas des cafés internationaux comme les Havana ou les Starbucks … qui pour moi, ne sont que de vulgaires cafétérias …
Alors existe-t-il encore, à Paris, des bistrots authentiques ? C'est-à-dire des bistrots qui ne sont pas de simples concepts marketing surfant sur la mode d'un moment, sur un concept à rentabilité optimale, mais des établissements qui sont plutôt l'œuvre d'une vie, celle du patron, d'un homme (ou plus rarement d'une femme), d'un personnage souvent attachant en diable…

Bref, un lieu où vous recevez un accueil chaleureux du maître ou de la maitresse de maison, où vous allez passer un moment agréable et que vous aurez du mal à quitter ; un lieu où, sans qu'on y prenne garde, on se sent vite chez soi …

Alors me direz-vous: "Quels sont ces bistrots authentiques, donnez-nous des noms, des adresses … ?"

Eh bien, voici nos adresses préférées d'authentiques "bistrots" qui sont souvent le cœur vivant d'un quartier, des lieux d'excellence pour se rencontrer, tisser des liens ou bien seulement … rêver devant un verre : 

  • "Chez Mamy", une cantine historique, près de la Bastille,
  • "A l'ami Pierre", un bistrot authentique tenu par Robin Greiner,
  • "Mélac", rue Léon Frot,
  • "Chez Paul",  rue de Charonne,
  • "Le Mesturet", rue Richelieu
  • "Le Jean Bart", rue du Faubourg du Temple.

J'en oublie sûrement d'autres, beaucoup d'autres, pouvant entrer dans ce classement, aussi n'hésitez pas à nous en faire part … ici.


>> Les 200 meilleurs bistrots de Paris.

>> Les bistrots, déjà sur Parisperdu.

 

 

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C'est un tout autre cirque.

20 Décembre 2012, 10:55am

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Publié par barreteau

Cirque d'hiver - rue Amelot Paris 11ème


Je n'ai pas retrouvé le café "Au rendez-vous des clowns" qui se situait au début de la rue Oberkampf, à deux pas du cirque d'hiver. Aussi, ne saurai-je jamais si les clowns fréquentaient réellement cet établissement ? Quoiqu'il en soit, j'ai toujours trouvé son intitulé drôle et diablement pertinent en termes de marketing, tant il exerçait un fort pouvoir d'attraction sur la clientèle de passage. On avait vraiment envie de rentrer dans ce café pour vérifier si quelques personnages à gros nez rouge n'étaient pas accoudés au bar …

Mais il faut dire que maintenant les choses ont bien changé ici. Les DJ's ont délogé les clowns et autres enfants de la balle … et désormais l'atmosphère des bobos-bars de ce coin du 11ème, n'est pas toujours à la franche rigolade. Comme aurait dit Pépé le clown: " Le rire c'est encore plus casse-gueule que le trapèze".

Tout près de là pourtant, dans la rue Amelot, il y a bien un "Bar du Cirque" et même un "Clown Bar". Mais ces deux bistrots finalement assez éloignés de l'univers des saltimbanques, se contentent de surfer sur la vague de "l'authen-toc", à grand renfort d'éléments décoratifs en céramiques de Sarreguemines voire pire, de pseudo-vieilles réclames sur des plaques émaillées "made in China".
Et çà, c'est un tout autre cirque …



>> Au "Clown Bar", 114 rue Amelot, Paris XIe

>> Le cirque, le vrai … sur Parisperdu.

 

 

 

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Marville et son Paris perdu

16 Décembre 2012, 10:18am

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Publié par barreteau

Charles Marville : Percement de l'avenue de l'Opéra : chantier de la rue d'Argenteuil, vers 1877 © BNF

 Dieu merci, "Paris n'est pas une ville, c'est un monde", disait François Ier.
Les villes s'engloutissent, s'ensablent, brûlent sous la colère des dieux ou des hordes: Babylone, Troie, Sodome, ...  Mais les mondes subsistent malgré les cataclysmes qui les changent, les muent, les forcent à évoluer.
Paris est donc bien un monde, car malgré les révolutions, la Commune, les bombardements, l'Occupation et l'infatigable baron Haussmann, ce terrible chirurgien, Paris est toujours là, invariable, indestructible.

Qu'était donc Paris avant...?
Avant quoi ? Avant les panneaux publicitaires Decaux ?
Non, bien avant l'apparition de ces laideurs du "mobilier urbain".
Avant donc, dans le années 1850, Charles Marville  exerçait une profession d'avant-garde: photographe.
Et que photographiait-il ? Paris. Les blessures, les travaux, mais aussi les merveilles de Paris. De ses clichés, on voit jaillir des fontaines, s'effondrer des taudis. On y voit la boue aussi, sur les pavés de la place d'Italie. On y voit l'Hôtel de Ville incendié par la Commune et depuis reconstruit tel l'original, mais avec un étage de plus, pour loger un surcroît de bureaucratie (déjà !).  
Marville montre ce Paris aux omnibus se frayant un chemin dans les démolitions, les rues encaissées comme des canyons, où jamais le soleil ne pénétrait et où fleurissait la tuberculose.


La ville-monde a, comme tout monde, deux faces. Ainsi en est-il encore de la Lune qui a sa face cachée.
Devant Paris, même les plus puissants sont intimidés; les Huns hésitèrent; Hitler n'osa visiter la Ville dite lumière qu'à l'aube et à toute vitesse, en Mercedes, comme un voleur parvenu …

Toutes ces images d'un Paris perdu nous montrent combien cette ville sait se transformer … sans jamais se renier. Et, comme dit Maurice Chevalier dans une chanson populaire "Paris sera toujours Paris".


>> Qui est Charles Marville ?


>> "Paris perdu", ou les massacres des années 50-60, aux Editions Carré.

>> "Paris poubelle", ou comment le saccage a été subventionné. De Georges Pillement, chez J-J. Pauvert.

>> Maurice Chevalier : "Paris sera toujours Paris".

>> Rejoigniez le Groupe Facebook : "Paris Hier, aujourd'hui ... demain"

 

 

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Un homme à sa fenêtre.

12 Décembre 2012, 13:07pm

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Publié par barreteau

100 rue Leibnitz - Paris 18ème


Au numéro 100 de la rue Leibnitz, un monsieur d'une cinquantaine d'années enjambe la modeste ferronnerie de l'appui de sa fenêtre et, dans cette position dangereuse d'équilibre, s'affaire à réparer l'embrasure.

De temps à autre, il interrompt son travail et examine ce qui se passe dans la rue, à droite et à gauche (rien à part moi), puis à l'aplomb de sa jambe pendante.
Sans doute déçu de s'apercevoir qu'il n'y a qu'un seul étage, il renoncera à sauter … et son ouvrage achevé, finira par rentrer dans l'appartement.


>> Au 100 de la rue Leibnitz, les travaux sont terminés ...

 

 

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" Paris aujourd'hui, Paris demain "

8 Décembre 2012, 08:56am

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Publié par barreteau

Opération Fréquel-Fontarabie - immeuble situé au 3-11 passage Fréquel - Paris (20e)

Avec l'exposition "Paris aujourd'hui, Paris demain" qui se tient jusqu'au 31 janvier 2013 sur les grilles de l'Hotel de Ville, la mairie présente le visage urbain d'une capitale … toujours en mouvement.

Plus de 70 opérations d'aménagement sont en effet en cours de réalisation et contribuent à remodeler Paris … avec plus ou moins de bonheur, plus ou moins de réussite.

Je ne parlerai pas du projet de rénovation des Halles, car il faut bien admettre que depuis le massacre des pavillons Baltard, le quartier est orphelin de son histoire.

Je ne parlerai pas non plus du projet de réaménagement de la place de la République dont la mairie a le culot d'affirmer qu'il poursuit un "objectif de revalorisation du patrimoine historique". J'ai déjà dit ici ce que j'en pense …

Pour le reste, la majorité des projets sont situés dans l'Est parisien, secteur de prédilection de Parisperdu et ils ont pour nom:

Clichy-Batignolles, Quartier Saint-Blaise, Porte Pouchet, Paris Nord-Est (P.N.E.), Paris Rive Gauche (P.R.G), ZAC Pajol, Bercy Charenton, Porte de Vincennes, Ilot Paul Bourget, Résidence Michelet, Gare de Rungis, Porte des Lilas, Python-Duvernois, Quartiers Goutte d'Or, Château Rouge et Emile Duployé, Ilot Bréguet, et Quartier Fréquel Fontarabie …

Nous ne manquerons pas de suivre attentivement ces différents projets et reviendrons, ici, vous dire ce qu'ils peuvent apporter à ces quartiers, en positif comme en négatif …


>> L'exposition "Paris aujourd'hui, Paris demain".

>> Rejoignez le Groupe Facebook : "Paris Hier, aujourd'hui ... demain".

 

 

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" Le siècle de Willy Ronis "

4 Décembre 2012, 12:23pm

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Publié par barreteau


L'ouvrage que vient de publier Françoise Denoyelle, une spécialiste incontestée de la photographie, est une somme. Et qui mieux qu'elle pouvait écrire la première "bio" de Willy. Elle qui a expertisé l'œuvre de Willy Ronis à la demande de l'Etat et a eu accès à l'ensemble des documents privés et à ses négatifs …

Le livre a été conçu du vivant de Willy Ronis et s'est poursuivi après sa mort. "Ce sera le livre de ma vie ! " avait-il lancé en s'amusant. Françoise Denoyelle l'a pris au mot en écrivant cette biographie du photographe qui est aussi une histoire du siècle. Sept chapitres illustrant les sept vies de ce fils d'immigrants juifs, tenté par la musique, entré presque par hasard en photographie, reconnu puis oublié, et enfin célébré à partir de 1980.

Pour la première fois, voici donc l'œuvre de Willy Ronis totalement déployée et finement analysée, avec les toutes premières photos, les grandes icônes (le nu provençal, le petit garçon à la baguette, …), les reportages oubliés, les images plus secrètes ... et encore plus rares: les chefs d'œuvre en couleurs, scannés d'après le négatif ou le meilleur positif.

Avec plus de 300 photos sélectionnées parmi 25 000 négatifs, tirages de travail ou d'exposition, mais aussi avec la correspondance, les agendas précieux où il notait les événements de sa journée..., c'est à une traversée intégrale de l'œuvre du photographe que nous convie cet ouvrage.

Mais c'est aussi une œuvre recomposée en mots, en chapitres permettant une traversée du siècle de l'immigration au Front populaire, de l'Occupation à la réussite, de l'oubli à la reconnaissance.

L'ouvrage de Françoise Denoyelle explore tous les aspects de la création photographique de cet immense photographe. Un siècle de talent, de passion de la vie et d'engagement …

Un beau cadeau de Noël … merci Françoise, merci Willy !


>> Invitation à une séance de dédicace de l'ouvrage "Le siècle de Willy Ronis".

>> "Le Siècle de Willy Ronis", aux Editions Terre Bleue.

 

 

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" Docteur Netter ... I presume ? "

30 Novembre 2012, 15:01pm

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Publié par barreteau

Passage sans nom, aux abords de  l'Hôpital Trousseau. Paris 12ème (Juillet 1997)

Il y a encore seulement 6 ou 7 ans, en venant de la rue du Niger, puis en poursuivant par la rue des Marguettes, on aboutissait à un passage sans nom et ignoré des plans.

C'était une large allée en pente, avec des pavés, des appentis, des fleurs, des arbustes … elle conduisait, par un porche à crimes, aux abords de l'Hôpital Trousseau.

Tout ici paraissait d'un autre temps, avec ces vieux arrière-plans de cours, de hangars et de remises. Ici, on changeait de monde, on entrait dans un lieu où ni la cartographie, ni la boussole ne pouvaient vous livrer la moindre indication.


Finalement, sortant de cette "Terra incognita" on débouchait sur la civilisation dans l'interminable enfilade de l'avenue du Docteur Arnold Netter.

Un peu plus loin, au numéro 45 de cette avenue, dans un demi-cercle, un bas-relief montrait deux personnages assis de part et d'autre d'un arbre aussi bizarrement stylisé que dans une illustration ésotérique. L'un - c'est peut-être le docteur Netter - porte une sorte de blouse. L'autre est une jeune fille que je ne parviens pas à identifier. Les deux forment un rébus, pour moi, totalement hermétique.
Il faudra que je me renseigne sur la "bio" de ce fameux (mais pas trop) Docteur Arnold Netter …



>> Qui êtes-vous Arnold Netter ?

>> L'impasse de l'avenue du Dr Arnold Netter, déjà dans Parisperdu.

 

 

 

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Retour rue de Lagny.

26 Novembre 2012, 14:00pm

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Publié par barreteau

Dans le square Sarah-Bernhardt, face à la rue Frédéric Loliée_ Paris 20ème (Juillet 2012)

Plusieurs fois je me suis rendu rue de Lagny pour rendre visite à mon cher professeur, comme j'aimais à l'appeler. Willy Ronis, puisque c'est de lui qu'il s'agit, goutait pourtant moyennement l'expression. Mais il n'en laissait rien paraître tant il était un parfait modèle de courtoisie. Une qualité "à l'ancienne" … et qui tend à disparaître.

Je n'étais pas encore retourné dans le quartier depuis la disparition de Willy. Je n'en avais guère envie tant je savais que cette excursion raviverait le vide que je ressens depuis son départ.
Pourtant, en cette fin d'après-midi, le square Sarah-Bernhardt m'apparaît lumineux. Lumineux, mais rigide avec ses immeubles typiques des limites de la capitale et dont la brique rouge vire à l'orange sous le soleil couchant. Ils éclairent encore les fonds du square et l'égayent, bien que d'une façon pour ainsi dire technique et administrative, conforme à sa fonction de loisir. Je dirais volontiers que c'est scandinave, socialiste-humaniste dans le sens qui reconnaît mais réduit les droits de la personne, relativement à une moyenne qu'elle accepte d'incarner.

Aux alentours, on a vite fait le tour des commerces: la moitié des rares magasins sont fermés, rien d'indispensable ou d'urgent n'explique la présence des autres: un teinturier, un marchand de tapis, un vague électricien … Il faut certainement remonter jusqu'à la rue d'Avron pour trouver du pain, des œufs, des journaux, des légumes, du vin, du tabac, des gens qui circulent … et rien ne prouve que cette distance d'environ quatre cents mètres n'étouffe pas toute velléité d'effort.
Il y a tout de même un cordonnier. Sa vieille blouse grise, ses cheveux blancs, le foutoire qui l'entoure, la lampe orange qu'il vient d'allumer humanisent le cube abstrait qui lui tient lieu d'échoppe, en ce soir d'été, rue de Lagny.

Pourtant le fracas qui nous vient du cours de Vincennes nous indique qu'un autre monde vivant, bouillonnant, existe … tout près.

Il fait quasiment nuit maintenant sur le square Sarah-Bernhardt, ce qui produit un climat apaisant et m'apporte des pensées positives sur Willy.
Je quitterai pourtant les lieux sans un regard au 46 rue de Lagny …



>> Sur le banc avec Willy Ronis.

>> Chez Willy Ronis.

 

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La République en danger ...

22 Novembre 2012, 09:22am

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Publié par barreteau

Marrons chauds, place de la République - Paris 11ème (octobre 1997)

Tout le monde connaît la monumentale statue de la République, au centre de la place du même nom. Mais l'on connaît moins les deux bassins allongés, avec deux groupes de dauphins en bronze, formant fontaines, des ouvrages remarquables, situés de part et d'autre de la place.

Ces fontaines viennent d'être détruites. C'est un massacre au bulldozer.
Est-ce que Londres laisserait l'un de ses squares majeurs être ainsi défiguré ?
Je pense que non, mais à Paris, c'est possible !
Et l'on a tout cassé, au centre de la place, pour satisfaire au projet de remodelage du site.

J'en attends le résultat final. Mais je sens qu'on va nous faire, une fois encore, un espace aseptisé avec parvis bétonné, jeux en "plastoc" pour enfants, arbustes maigrelets dans leurs carrés de béton et mobilier urbain standardisé …

Et pourtant je suis plutôt pour le réaménagement de cette place, en particulier pour la rendre plus accueillante aux piétons.
Mais pas en détruisant ce que nous ont laissé nos prédécesseurs. Car la place avait été conçue comme un pendant à celle de la Concorde, la place de la Royauté avec ses fontaines, et ici la place de la République avec aussi ses fontaines …

C'est donc un pan de notre histoire, de notre patrimoine qui est balayé par une municipalité qui ne respecte guère la pierre. Une équipe municipale qui semble possédée par le démon de la liquidation du Paris qui fait l'admiration du monde entier. Pas un Paris moyenâgeux ou insalubre, mais celui resplendissant de majesté et de grâce, le Paris de Napoléon III et du baron Haussmann.
Oh bien sûr, ces deux-là ont certes en leur temps, chamboulé une grande partie de l'antique Paris, mais ce fût pour en faire une ville agréable et, encore parfaitement fonctionnelle aujourd'hui.

Pourquoi alors cette impression d'une volonté de destruction pour détruire ? Et pourquoi démolir, ne serait-il pas plus intelligent, plus subtil d'incorporer l'ancien dans le nouvel aménagement ?
Mais pour cela, il faudrait avoir la volonté et le courage de voir bien au delà des chapelles et des lubies de nos urbanistes.


>> Bassin Est avec son groupe de dauphins en bronze, formant fontaine.

>> 25 janvier 2012: le bassin Est détruit .

>> Les fontaines de la place de la République (Avant/Après)


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L'ultime défi.

18 Novembre 2012, 10:46am

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Publié par barreteau

Derrière la forêt de panneaux, la gare du Nord ...  (© Photo: Action Barbès)

La poursuite d'un passé révolu, sûrement; l'attente d'une révélation, peut-être : avec cette feuille de route impossible, Parisperdu a, depuis maintenant 7 ans, sillonné les quartiers Est de la capitale.
Mais suivre les pas de Willy Ronis à soixante ans de distance, c'est nécessairement un peu le trahir.

Oui, j'avoue ma nostalgie du passé, ma méfiance envers le présent et mes doutes sur l'avenir.
Oui, je regrette l'inévitable "profanation matérielle" des rues de Paris par une armada sauvage de panneaux routiers, de panonceaux publicitaires, d'enseignes agressives, de potelets imbéciles et de véhicules bariolés encombrant trottoirs et chaussées … Autant de "verrues" sur les clichés du photographe-arpenteur des rues de la capitale.

L'ultime défi sera donc de rechercher ce que l'on ne trouvera jamais. Car comme l'explorateur, l'arpenteur du pavé parisien sait que ce qu'il cherche a déjà disparu … ou peut-être même n'a jamais existé.


>> "Editos de Parisperdu" …

>> "Paris Hier, aujourd'hui … demain"

 

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Cadeau.

16 Novembre 2012, 14:16pm

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Publié par barreteau


Pour le 7ème anniversaire de Parisperdu, j'ai reçu beaucoup de messages m'encourageant à poursuivre l'aventure … Merci à tous.

J'ai aussi reçu de Custtom.com une reproduction sur toile (en format 40 x 60) de l'une de mes photos publiée sur le blog.
Merci pour ce cadeau … qui m'a fait bien plaisir, car "chaque moment de bonheur d'hier est un souvenir pour demain".

 

>> Rue Watt: une atmosphère unique.

 

 

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7 ans : Parisperdu vient d'atteindre l'âge de raison !

14 Novembre 2012, 10:18am

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Publié par barreteau

Aujourd'hui, c'est l’anniversaire du blog car le premier article date du 14 novembre 2005.
7 ans et 544 billets plus tard (selon mon tableau de bord), je prends conscience du chemin parcouru.

Et je saisis l'occasion pour remercier vivement toutes les personnes qui fréquentent le blog, en France ou à l’étranger, assidûment ou par hasard.
Je remercie plus particulièrement ceux avec qui j'ai noué - au fil du temps - des liens, via des contacts directs ou les réseaux sociaux, par échanges de courriels ou de commentaires ...


Enfin, j'ai une pensée toute particulière pour la blogosphère des amoureux de Paris, d'un certain Paris … aujourd'hui perdu. Je me garderais bien de les nommer, par peur d’en oublier, mais je suis sûr qu'ils se reconnaîtront et je leur adresse mes plus chaleureuses amitiés … 


>> Rejoignez le Groupe Facebook : "Paris Hier, aujourd'hui ... demain"

 

 

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Henri Guérard, photographe : la rencontre manquée.

10 Novembre 2012, 09:23am

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Vue générale de Ménilmontant - 1955 ©Henri Guérard

Un jour d'automne 1998, au 24 de la rue des Amandiers, une affichette attire mon attention : elle annonce la vente d'un ouvrage par souscription chez l'éditeur : "Les Editions de l'Amandier", qui a ses locaux à la même adresse.

En règle générale, cette affichette aurait dû me laisser de marbre, mais une photo l'illustre et, sur celle-ci, je reconnais immédiatement un panorama de Ménilmontant.

Le photographe est Henri Guérard, son nom ne me dit rien, mais justement l'ouvrage à la vente est de lui, aussi je pousse la porte des Editions de l'Amandier.

Il me faut parcourir des couloirs, me renseigner auprès de plusieurs personnes pour enfin arriver dans un atelier où Henri et Laurent Citrinot mettent la dernière main à la confection d'un petit ouvrage blanc d'environ 150 pages : "Le regard d'un photographe sur Belleville, Ménilmontant, Charonne (1944 - 1999)".

Le titre n'est pas sans rappeler le fameux "Belleville Ménilmontant" d'un autre photographe: Willy Ronis. Ma visite relève donc de la "bonne pioche" … aussi, je participe immédiatement à la souscription.
Voulant en savoir plus sur l'auteur, Laurent Citrinot me confie qu'il faudrait plutôt parler "des auteurs" tant le couple Guérard, Henri et Simone, "font absolument tout ensemble" !
Laurent voyant mon intérêt pour l'ouvrage, pour les photos inédites de ce Belleville souvent disparu, me donne le numéro de téléphone des Guérard.

Je ne les contacterai jamais. Et aujourd'hui je le regrette car il est trop tard.
Henri nous a quittés la semaine dernière … Reste ses images, elles constituent un témoignage poignant de la destruction des quartiers de l'Est parisien.



>> Sur Parisperdu: "Photographe d'urgence à Belleville".

>> En savoir plus sur Henri Guérard.

>> Aller encore plus loin …

 

 

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Cité Leroy.

5 Novembre 2012, 09:30am

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Publié par barreteau

La Cité Leroy - Paris 20ème (octobre 2011)

Après avoir arpenté la rue de la Mare et la rue des Cascades, je reste un long moment, immobile devant l'entrée de la cité Leroy. Là, son vieil immeuble étroit, planté de travers, et aujourd'hui repeint de frais, est comme un phare illuminant jusqu'à la villa de l'Ermitage.

J'ai connu le restaurant "rapide" Paris-Carthage qui occupait le rez-de-chaussée de cet immeuble atypique. Fin 2004, il a été muré car à l'époque la Cité Leroy est vouée à la destruction.

La cité ne doit sa survie qu'aux treize années de combat de ses habitants; ils n'ont pas voulu les deux mille logements et les quelques milliers de tonnes de béton qui devaient les submerger...

La menace repoussée, le quartier a donc réussi à conserver sa topographie de la fin du XIXe siècle et à préserver le calme qui tranche franchement avec l’activité de la rue des Pyrénées pourtant toute proche.

La cité Leroy intègre désormais un magnifique jardin partagé: "Leroy Sème", qui propose un bel espace, bien entretenu, où se mêlent fleurs et légumes … au grand dam des promoteurs du bétonnage des villes.


>> La Cité Leroy déjà sur Parisperdu.

>> Le jardin partagé: "Leroy Sème"


 

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Paris' new style.

1 Novembre 2012, 17:43pm

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Publié par barreteau

Baresto Sans Gêne, 122 Rue Oberkampf - 75011 Paris

De l'emblématique Cirque d'Hiver jusqu'aux boulevards de Belleville et de Ménilmontant, c'est Oberkampf.
L'ancien quartier ouvrier, autrefois peu fréquentable, est devenu le repaire des artistes et des noctambules. Si bien qu'aujourd'hui, la rue Oberkampf et ses deux voisines: Saint-Maur, et Jean-Pierre Timbaud, forment le triangle d'or des nuits parisiennes.


Partout, les cafés-restaurants branchés et les galeries "arty" ont remplacé, peu à peu, les ateliers d'artisans et les bistrots traditionnels.
Ainsi dans la rue Oberkampf, jusqu'aux hauteurs de Ménilmontant, on enfile les cafés comme les perles: le Mécano, le Bric à Brac, le Nouveau Casino, le Café Charbon, la Cithéa Nova, la Locandiera, le Café de Paris, … et bien d'autres encore. Surannés à l'extérieur et contemporains à l'intérieur: voilà le "mix" intangible d'un lieu bien "tendance".

C'est un peu le Soho parisien, un quartier qui incarne la fête et les sorties nocturnes, et où se mêlent lounges-bars et spots à la mode pour une faune branchée et cosmopolite.
Celle-ci se doit d’aller et venir de bar en bistrot, de bal en concert, … pour toujours être en accord avec la frénésie ambiante qui, dans ces lieux festifs, surprendra ses oreilles lors de nuits musicales jusqu’à plus d’heures.

Au 122, de la rue Oberkampf, c'est le "Sans Gêne", un baresto ("sic") qui se décrit par des mots-clés aisément compréhensibles par les initiés : "tête à tête" · "petit resto" · "la formule" · "gay friendly" · "bouteille" …
On peut bien sûr y payer des tournées de boissons avec son mobile sur "Drinkon.me"  …
C'est le Paris' new style, et ce n'est pas le mien …



>> Déjà sur Parisperdu: "Tendance Oberkampf".

>> Voir aussi sur Parisperdu: "Ni pub, ni soumise …"

 

 

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