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PARISPERDU

Parc de la Butte du Chapeau Rouge.

28 Juin 2012, 09:19am

Publié par barreteau


Coincé entre la porte de Pantin et celle du Pré Saint Gervais, le parc de la Butte du Chapeau Rouge, accroché à sa colline, offre une vue magnifique sur l'Est parisien, contredisant ceux qui affirment qu'à l'Est, il n'y a pas grand chose à voir...

Il porterait le nom d'une guinguette, qui animait autrefois ce secteur du Pré-Saint-Gervais et, c'est grâce à son sous-sol miné par d'anciennes carrières de gypse que la butte échappe aux vastes travaux d'aménagement qui ont fait suite à la démolition des fortifications.

Injustement méconnu, ce parc est souvent délaissé par les promeneurs au profit de celui des Buttes Chaumont. Incontestablement ce célèbre voisin, situé seulement à quelques centaines mètres, lui fait de l'ombre...

Peu fréquenté, l'endroit est très calme et la Butte du Chapeau Rouge a un petit air de parc anglais. Il dégage indéniablement quelque chose de rare à Paris.

A voir absolument aux beaux jours.


>> La Butte du Chapeau Rouge, c'est où ?

>> L'entrée du parc: 29 boulevard d'Algérie - 75019 Paris


>>Atget, avait déjà posé sa chambre noire ici, vers 1913.

 

 

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"Une photo, une histoire"

24 Juin 2012, 09:51am

Publié par barreteau

Angle de la rue Courat et de la rue du Clos,  Paris 20ème  - Juin 1996

La photographie c'est l'art du point de vue, c'est capter un instant, arrêter le temps et figer une image, un événement, un paysage, un sourire...
Elle est le reflet du regard que vous portez sur ce qui vous entoure, le monde et ses gens, les événements petits ou grands, marquants ou non.
Mais une photographie n'est pas qu'une image fixe. Bien souvent elle cache derrière elle une histoire, une émotion, un sentiment, un souvenir...


Pourquoi donc m'étais-je, par cette après-midi ensoleillée, posté là, à l'angle de la rue Courat et de la rue du Clos, dans ce coin perdu du 20ème arrondissement ?

Sans doute, cette boulangerie d'un autre âge avait-elle attiré mon attention ? Peut-être même inconsciemment avais-je espéré un remake de la photo de Ronis, où un gamin sort en courant du magasin, avec un pain plus grand que lui … Une photo que Willy Ronis a faite en 1952 et qu'il a intitulée : "Le petit parisien".

Les minutes ont passé, mais personne n'est entré, personne n'est sorti …

Pourtant, quelque temps plus tard, alors que ma patience commençait à s'émousser et que je n'étais plus très concentré sur la boulangerie, le petit bruit de la sonnette me tira de mon attente: quelqu'un venait d'ouvrir la porte et allait sortir de la boulangerie.

Oh l'on était bien loin du gamin de Ronis car c'est un homme "très bien sur lui", en chemisette blanche et cravate sombre qui sortait du magasin.
Mais lui aussi avait son pain à la main … alors j'ai appuyé sur le déclic.



>> Le petit parisien -  1952, © Willy Ronis

>> Histoire de la photo du "Petit parisien de Ronis".

>> Lire aussi sur Parisperdu: "N'est pas Willy Ronis qui veut ..."

 

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"J'aime plus Paris".

20 Juin 2012, 09:37am

Publié par barreteau

C'est une chanson interprétée par Thomas Dutronc et cela va plaire aux désabusés de la capitale, ils sont si nombreux …


"Je fais la gueule, et ne suis pas le seul
le ciel est gris, les gens aigris
je suis pressé, je suis stressé.

J'aime plus Paris.

On court partout ça m'ennuie, je vois trop de gens,
je me fous de leur vie, j'ai pas le temps, (
…)

Même plaqué or, Paris est mort, il est 5 hors, Paris s'endort
j
e sens qu'j'étouffe, je manque de souffle
je suis tout pale, sur un petit pouf

J'aime plus Paris, (…)

Passé le périph, les pauvres n'ont pas le bon goût d'être millionnaire,
pour ces parias, la ville lumière, c'est tout au bout du RER
y a plus de titi, mais des minets

Paris sous cloche, ça me gavroche
il est fini, le Paris d'Audiard
Mais aujourd'hui, voir celui d'Hédiar

J'aime plus Paris, (…)

pourtant Paris, c'est toute ma vie
c'est la plus belle, j'en fais le pari
il n'y a qu'elle, c'est bien l'ennui"



>> Thomas Dutronc: "J'aime plus Paris" - Extrait de son album "Comme un manouche sans guitare"

>> "Au pays du matin calme" sur Parisperdu

>> "I'm parisien, I love rien" sur Parisperdu

 

 

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Chère Mouzaïa ...

16 Juin 2012, 09:16am

Publié par barreteau

Rue de la Liberté  et Villa de Lorraine - Paris 19ème (mai 2010)

A la Mouzaïa, dans ce quartier du 19ème, une ribambelle de ruelles verdoyantes, de villas et de jardins s'offrent au regard du flâneur.

Les maisons se ressemblent toutes. Cependant, au fil des ans, les propriétaires ont fait des aménagements pour profiter au maximum des ces habitations plutôt exiguës. Ainsi, les cours ont été transformées en cuisines ajourées, donnant à l'arrière des villas une curieuse enfilade de verrières.

A l'intérieur, dans ces maisons tout en hauteur, sur 3 et parfois 4 niveaux, l'espace est compté et, pour atteindre les niveaux supérieurs il faudra emprunter successivement un escalier étroit puis une échelle verticale …

Dans l'une des nombreuses ruelles, que l'on nomme ici, "Villas" et qui sont un peu comme des chemins de campagne, cachée entre les rue de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité, une petite maison au charme désuet est parfois à vendre … chère, très chère.

"Charme et douceur de vivre pour ce bien d'exception" dira l'annonce de l'Agence immobilière. Compter 9000 euro, et parfois plus, du mètre carré pour une villa des années 30, affichant 90 à 100 m2 habitables, souvent à rafraîchir, et avec attenant 20 à 30 m2 de jardinet.
Bienvenue à la campagne !


>> Association des Villas de la Mouzaïa

>> Voir sur Parisperdu: La Mouzaïa : encore un village (2/2).

 

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Comme à Amsterdam.

12 Juin 2012, 08:44am

Publié par barreteau


Dans le 19ème arrondissement, au bassin de la Villette, prolongé par le canal de l'Ourcq, c'est Paris "côté canal". C'est Paris qui prend des allures d'Amsterdam.

Le bassin est un ancien port commercial. Et, sur les deux quais qui se font face, la symétrie règne. Quai de Seine comme quai de Loire, les entrepôts jumeaux ont été transformés en cinéma/librairie. Désormais, les larges berges du bassin sont un lieu de plaisir et de convivialité ...

Un peu plus loin, deux autres bâtiments jumeaux s'imposent au regard, ce sont les Magasins Généraux. Ils ont connu moult vicissitudes et destructions successives: d'abord en 1871 lors de la Commune, puis en 1990 avec l'incendie du Magasin du quai de Seine. Ce dernier renaitra de ses cendres, sera transformé en Hôtel et en Auberge de jeunesse, et sera finalement élégamment "habillé" par l'architecte Philippe Chaix, le spécialiste des "Zénith" et autres enceintes publiques … Dorénavant les jumeaux, pourtant fondamentalement identiques mais visuellement très différents, semblent avoir un pied dans la nostalgie, un pied dans la modernité ...

Après avoir dépassé l'insolite Pont de Crimée, l'unique pont levant de Paris, implanté ici en 1885 mais qui ne fait pas son âge … vous êtes Canal de l'Ourcq.
Poursuivez jusqu'au Pont métallique qui permet à la voie ferrée de la Petite ceinture de franchir le Canal. Le Pont est monumental mais la curiosité est sous ses arches de pierre, quai de la Marne. Là, est venu se nicher "Cyclo Pousse", un atelier de location/réparation de vélos … bien utile en ces temps où les moyens de locomotion douce sont à la mode.
Et là encore, vous êtes … comme à Amsterdam …



>> Cyclopousse, quai de la Marne- Paris 19ème

>> Le bassin de la Villette par Brassaï (1932)

>> "Paris pour les nuls" (5/5): " Des Epinettes aux alentours du canal de l'Ourcq"

 

 

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Flash-back, rue des Cascades.

8 Juin 2012, 08:41am

Publié par barreteau


Plusieurs fois Willy Ronis m'a parlé de cette image (photo de gauche). Lui qui était si méticuleux, aussi bien dans la prise de vue que dans l'archivage de ses clichés, n'arrivait pas à localiser précisément l'endroit où - dans les années 50 - il avait réalisé cette photo.

Cette petite éclipse dans sa mémoire était quelque chose de très rare, tant Willy savait toujours donner une foule de détails sur chacun de ses clichés. L'écouter préciser les dates, les conditions de chaque prise de vue, les anecdotes liées à telle ou telle image, était toujours un régal.

Mais là, tout ce qu'il pouvait préciser, c'est que : " dans les années 50, c'était un café-guinguette, rue des Cascades je crois mais n'en suis pas très sûr. Il fallait descendre un niveau pour arriver à la salle où j'ai aperçu, au travers de la balustrade de l'escalier, ces joueurs de cartes dans la semi-pénombre. La fenêtre qui les éclaire donne sur un jardin qui suit la pente de la colline de Belleville. Longtemps j'ai parcouru le quartier, questionné quantité de riverains pour essayer de retrouver l'endroit exact … mais rien de probant, certains m'ont dit qu'à l'emplacement de ce bistrot, on avait construit une école … mais eux aussi n'en n'étaient pas certains."

Alors, quand l'autre jour, je suis rentré dans ce bar (photo de droite), ce fut comme un flash, un flash-back même, car immédiatement la photo de Ronis m'est revenue à l'esprit.
Pourtant, ce ne pouvait être-là, car cette fois,  j'étais dans un quartier qui n'avait rien de populaire. J'étais si loin de Belleville … mais si proche de Willy …



>> Willy Ronis et Parisperdu.

 

 

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Gay cimetière ?

4 Juin 2012, 08:48am

Publié par barreteau

Tombeau d'Oscar Wilde - Cimetière du Père Lachaise (Division 89)


Sur la page Paris-gay.com on peut lire :

"Le cimetière du Père Lachaise est bien plus qu'un cimetière : une promenade des plus agréables et aussi, mais oui, un lieu de drague discrète mais bien réelle. Faites avec nous le tour des tombes des homosexuels et des lesbiennes célèbres".

Le site propose alors un circuit touristique des "célébrités gay" reposant ici: Cambacérès, Proust, Radiguet, Géricault, Rosa Bonheur … sans oublier bien sûr Oscar Wilde.

L'écrivain irlandais, mort à Paris en 1900 est en effet enterré ici, et son tombeau est l'un des plus visités du plus grand des cimetières parisiens.

A la fin des années 1990, certains guides de Paris recommandent à la page "Père Lachaise" de : "Déposer un baiser sur la tombe d’Oscar". Enorme succès car depuis lors, cet exercice est devenu un must, un incontournable pour des milliers d'admiratrices qui prennent l'habitude de laisser la trace de leur rouge à lèvres sur la sépulture de l'auteur du "Portrait de Dorian Gray".

Mais une douzaine d'années de baisers laissent beaucoup de traces ! A tel point que la pierre du tombeau commence à être sévèrement endommagée et, comme il n'y a plus d'endroits vierges pour déposer les baisers, des graffitis viennent, en grand nombre, se superposer … bref, tout cela ne fait plus très propre.

Un ravalement radical devenait urgent … mais coûteux. Ce sont finalement les Irlandais qui mettent la main à la poche: dégraissage, nettoyage et installation d'une barrière vitrée pour mettre un holà à la pratique du rouge à lèvres …

Le monument rénové a été inauguré le 30 novembre dernier, à l'occasion du 111ème anniversaire de la mort d'Oscar Wilde, en présence des autorités irlandaises, de Merlin Holland le petit-fils de Wilde et en invité d'honneur: l'acteur Rupert Everett …

Mais déjà la cage de verre commence à recevoir graffitis et nouvelles marques de baisers …  
Décidément, en écrivant son ouvrage: "L’Importance d’être Constant", Wilde n'avait-il pas une vision prémonitoire de la constance de ses admirateurs et admiratrices … ?  



>> La tombe rénovée d'Oscar Wilde.

>> Dès le 1er décembre 2011, déjà de  nouvelles marques …

>> Sur parisperdu: "Les Pèlerins du Père Lachaise".

>> Sur Parisperdu: "Anniversaire au Père Lachaise".

 

 

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Le plus petit trottoir de Paris ?

31 Mai 2012, 09:28am

Publié par barreteau

Photo © Copyright : jobill

Nous sommes vers la fin de "L'Auberge espagnole", le film de Klapisch … et Romain Duris embrasse maladroitement Audrey Tautou. Il faut dire que pour les deux protagonistes, la situation n'est pas très confortable sur cet étroit trottoir.

Duris, en voix off, dit alors: " je ne sais pas pourquoi on avait choisi la rue de Paris qui a le plus petit trottoir …"

La rue en question, c'est la rue d'Orchampt, dans le 18ème, une rue où jamais les parisiens ne vont. Mais a-t-elle vraiment le plus petit trottoir de Paris ?
Pas sûr, car beaucoup de ruelles, de passages … de Paris ont des trottoirs aussi, voire plus étroits ou même … en sont totalement dépourvus.

Mais quoiqu'il en soit, et sans chipoter sur la taille du trottoir, la séquence du film fonctionne bien et il faut bien reconnaître qu'il était très tentant pour Klapisch de tourner dans ce coin perdu du quartier montmartrois.


>> Audrey Tautou & Romain Duris dans l'Auberge Espagnole (2002).

 

 

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Photographe d'urgence à Belleville.

26 Mai 2012, 07:49am

Publié par barreteau

La rue GasnierGuy en juin 1995, "ground zero"  avant l'heure.


Dans Belleville et Ménilmontant, il est vrai que  j'ai fait les mêmes promenades, les mêmes circuits que bien d'autres photographes. C'est comme si nous avions tous en commun un certain flair … et naturellement, nous sommes passés par les mêmes rues car, d'instinct, nous les sentions plus intéressantes que d'autres.

Il y avait dans ces endroits-là, une sorte d'état de grâce, une certaine alchimie issue d'une subtile alliance de la topographie, du bâti et de l'humain.

Je trouve donc assez logique d'avoir, dans l'Est parisien, photographié les mêmes lieux que Willy Ronis, qu'Henri Guérard, que François-Xavier Bouchart, … ou sans doute de bien d'autres encore, et ce, sans aucune recherche de mimétisme.

Mais photographier le Belleville d'aujourd'hui, pour moi c'est fini! Je n'ai plus envie de revenir dans des lieux qui ont trop changé. On n'y retrouve plus ses repaires, c'est devenu autre chose, … comme ce parc de Belleville qui est un massacre.
Impossible de retrouver ses émotions … et surtout dans certaines rues pavées, cette lumière qui créait une ambiance unique.

En définitive, les superpositions des villes ne se font pas si bien que cela dans la mémoire des humains.
Belleville a complètement été transformé en un autre Belleville. On peut éventuellement accepter ce nouveau Belleville si l'on réside sur place, parce qu'alors les choses évoluent au quotidien et le psychique peut assimiler ces transformations lentes. Mais quand on a quitté un endroit, on en garde forcement une vision figée; et s'il y a entre cette image du passé et celle d'aujourd'hui un écart de temps trop important, alors ça ne colle plus, ça ne peut plus marcher…

Dans le milieu des années 90, contrairement à l'époque de Ronis, j'avais le sentiment que Belleville était en train d'être définitivement démoli et qu'il y avait des photos à faire en urgence, avant que tout cela ne disparaisse.

Aujourd'hui, seuls subsistent de maigres restes, complètement effrités, du Paris de Ronis,  … et encore seulement en de très rares endroits.

Alors amoureux d'un certain Paris, à vos appareils, il y a encore quelques rares clichés à faire, mais cette fois-ci l'urgence devient celle des temps de catastrophes … où chaque minute compte.


>> La rénovation urbaine dans le Bas-Belleville.



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Rue Gazan.

22 Mai 2012, 08:59am

Publié par barreteau


Le Parc Montsouris qui borde la rue Gazan rend le lieu agréable et forme un quartier vert et tranquille …Gazan était un militaire napoléonien... et, dans les années 80, Coluche fut le plus illustre résident de cette rue.

Longtemps la rue a été l'une des grandes voies permettant à l'automobiliste "parigot" de rejoindre les autoroutes du soleil.

Ce temps est révolu et désormais, la rue Gazan s'étire mollement le long du Parc… Mais elle conserve toutefois une fière allure, surtout pour celui qui s'aventure sur les voies ferrées en contre-bas, à l'orée du tunnel de la petite ceinture, car alors ses immeubles, modestes au niveau de la rue, sont - vus d'ici - gigantesques !


>> Déjà sur Parisperdu: "Parc Montsouris".

>> "Un monde si proche si loin".

 

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Delenda Carthago.

18 Mai 2012, 09:46am

Publié par barreteau

Rue Planchat Paris 20ème (juillet 2005)

"Delenda Carthago"! C'est toujours ainsi qu'à Rome, Caton l'Ancien terminait ses discours devant le Sénat: "Il faut détruire Carthage".

Cette expression indiquait clairement l'acharnement à réaliser ce que l'on avait alors à l'esprit.

Aujourd'hui à Paris, certain promoteurs immobiliers peuvent sembler suivre le chemin obsessionnel de Caton. Il faut détruire encore et toujours l'habitat ancien. Car le laisser en l'état, voire le réhabiliter ne leur permet plus de faire leurs "choux gras".

Au cours de l'Histoire, à Paris comme à Rome, les murs n'ont pas toujours eu le dernier mot.
 


>> Une rage de destruction.

>> Démolition des murs … démolition des vies.

>> La violence des démolitions forcées.

 

 

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" Cette photographie est une petite merveille ! "

14 Mai 2012, 08:36am

Publié par barreteau

© Willy Ronis, Escalier de la rue Vilin, Belleville , 1959

François-Xavier Bouchard, est un photographe peu connu. Il a pourtant beaucoup photographié le Belleville des années 70, le Belleville d'avant son grand chambardement. Aussi, me parait- il particulièrement qualifié pour commenter la célébrissime photo de l'escalier de la rue Vilin, immortalisé par le grand Ronis.

C'est Bouchard qui parle :
" La photo de Willy Ronis, celle des enfants couchés sur la grille, on la visualise. C'est une photo fabuleuse, on ne peut pas la décrire, il y a un équilibre, il y a un sujet, une atmosphère, il y a une histoire. Ces enfants jouent sous l'escalier, l'escalier n'était pas spécialement beau, il avait été soutenu avec des piliers en ciment mais (…) de ce  bout de rue qui donnait sur Paris avec cette vue merveilleuse, plus la rue Vilin qui descendait en courbe, en S, avec ses immeubles à crépi orange et fraise, c'était très beau et c'est vrai que beaucoup de photographes se sont arrêtés à cet angle pour faire des photos. Belleville a eu cet instant de grâce où les enfants jouaient sous l'escalier et on voit la perspective de la rue au-dessus qui redescendait sur la rue de Belleville.
Cette photographie, c'est une petite merveille, c'est une histoire."


Oui, s'il est vrai que beaucoup de photographes se sont arrêtés précisément ici, rue Piat, et ont pris un nombre incalculable de photos, une seule image de cet endroit est devenue une icône universelle: celle des gamins de Willy Ronis …



>> Le Belleville des années 70, vu par François-Xavier BOUCHART.

>> De quelle couleur est Belleville ?

 

 

 

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L'illusion du virtuel.

10 Mai 2012, 08:44am

Publié par barreteau

Carrefour stratégique: 84 rue des Cascades / 43 rue des Envierges Paris 20ème - Capture d'écran de Google Maps.


Aujourd'hui le virtuel remplace le réel. Et au fond, je n’aurais même plus besoin de me déplacer pour visiter Paris, car Google Maps et d'autres logiciels de géo-localisation me le permettent facilement, sans bouger de chez moi …
Mais alors comment rencontrer les vrais parisiens, comment partager concrètement des moments précieux avec eux, comment s'enrichir de leur expérience ?


Désormais, l'Homme que produit notre société ne s'intéresse plus qu'au virtuel et aux abstractions: il aimera l'humanité car il n'en coûte rien d'aimer un Bangladais ou un Inuit, mais il détestera son voisin et ne fera rien pour lui être agréable. Car avec ce dernier, il s'agit de relations vivantes, réelles, on sort de l'abstraction et du virtuel … et là, il faut faire un effort et c'est justement cet effort que nos sociétés n'enseignent plus.

On demande à l'Etat de se substituer à tout, on lui demandera bientôt des assurances pour toutes les circonstances de la vie entière, de sorte que l'on n'ait plus rien à prévoir soi-même et que l'on vive sans souci de la naissance à la mort.

Mais on ne voit donc pas alors que cet Homme a perdu sa vitalité par le fait même qu'il n'a plus à combattre, qu'il sera plein de vertus qui ne lui coûteront rien, mais qu'il sera anémié, endormi parce qu'il ne fera plus aucun effort.

Le virtuel n'est qu'illusion, illusion du vivre ensemble, illusion du "tweet", ce gazouillis souvent bien futile alors que la vraie vie est faite du frottement des humains entre eux, du coudoiement dans la cité, dans ses bars ou ailleurs … et de discussions en face à face …
Et là, comme diraient les enfants: "C'est pas pour de faux" !



>> Vue du même endroit, mais en se rendant physiquement sur place …

>> Tout cela est-il bien raisonnable ?

>> Lire aussi : "L’addiction aux jeux vidéo, une paresse intellectuelle".

 

 

 

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Passage de la Duée.

6 Mai 2012, 08:51am

Publié par barreteau

Passage de la Duée - Paris 20ème_ Juillet 1995

Ce n'est pas une ruelle, ni même une allée, … un sentier peut-être ? 
En tout cas, cet étroit passage a longtemps été en compétition pour le titre de la "voie la plus étroite de Paris". Ses concurrents avaient alors pour nom: le sentier des Merisiers dans le 12e arrondissement et la rue du Chat-qui-Pêche, dans le 5e.


Avant que, dans les années 2000, des travaux de restructuration en modifient profondément le tracé, le Passage de la Duée avait une largeur d'environ seulement 80 centimètres; mais aujourd'hui, la petite venelle a beaucoup changé: sa largeur est de plusieurs mètres et, en son centre, on a supprimé son escalier.

Plus rien à voir donc avec le lieu qui, il y a encore une dizaine d'années, avait une allure de vraie séquence de film noir.  Avec sa cordonnerie d'angle, ce passage était si rétréci qu'en passant normalement rue de Pixérécourt, il était invisible, et il fallait vraiment avoir le sens de la promenade pour se dire: "Tiens, qu'est-ce-que c'est, que cet interstice ?".

Le passage donnait alors sur une cour centrale avec un immeuble de logements ouvriers et une petite coursive dans un état désastreux, l'herbe poussait au milieu des pavés ... Ensuite, dans le prolongement d'un court escalier, le passage allait, par une autre allée, rejoindre la rue de la Duée.

C'est là, au débouché sur la rue de la Duée, que Mesnager, le graffiteur de bonhommes blancs avait installé son atelier. Pas étonnant que, sur le nouvel immeuble du passage réaménagé, une farandole de personnages blancs peints par l'artiste, anime la façade de bois et de béton.
Enfin un peu de fantaisie dans ce nouveau paysage urbain bien monotone car trop souvent uniformément gris et outrageusement bétonné.




>> Le passage n'avait pas échappé à l'œil des "Grands" …

>> Le passage vu de la rue de la Duée. (Juillet 1995)

>> Mesnager, graffiteur urbain (Site officiel).

>> Passage de la Duée : une farandole de personnages blancs peints par Mesnager.

>> Voir aussi sur Parisperdu: "Avis de décès".

 

 

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500

2 Mai 2012, 08:10am

Publié par barreteau


On a connu, il y a peu la course aux 500 signatures pour les candidats à l'élection présidentielle.

On a également eu le "revival" de la mythique Fiat 500, la "Cinquecento", alias "pot de yaourt".

Il y a aussi le billet rose fuchsia de 500 €, que peu d'entre-nous ont dans leur portefeuille ...

Aux Etats-Unis, à côté du Dow Jones, la bourse cote aussi le "S&P 500".

Et récemment, Facebook vient d'annoncer 500 millions d'utilisateurs mobiles ...

Mais désormais, il faudra aussi se souvenir ... que Parisperdu a mis en ligne son 500ème billet !

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