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PARISPERDU
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En, Pyrénées-Orientales: un hameau abandonné.

27 Août 2012, 10:04am

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Publié par barreteau

Dans ses billets intitulés "Démolition des murs ... démolition des vies" , Parisperdu a montré comment la volonté de certains avait eu raison de quartiers entiers de Paris. Parfois cette "rage de destruction" n'est pas le fait des hommes mais celui d'un tragique destin qui s'acharne sur certains lieux de vie.
Dans le sud de la France, après Perillos, un village perdu des Corbières, après Celles
un village ruiné et dévitalisé au terme d'une longue épopée; après Comes un village abandonné suite aux terribles périodes de sécheresse des années 20; après Flassa, un autre village abandonné qui gît, posé sur la pente ... dans un paysage magnifique...
Parisperdu a visité le village d'En. (Prononcer "N").

Chaque village perdu porte les ruines de notre mémoire.



Au départ de Nyer, le sentier pierreux est abrupt, direct, sans concession pour le marcheur. Un panneau en bois indique: "En : 30 minutes". Il en faudra bien plus pour apercevoir les premières maisons ruinées de ce village perdu.

En (Prononcer "N") s'est peu à peu désertifié, un abandon progressif: d'abord par manque d'eau, puis par l'attrait de la riche plaine, vue comme un remède à la pauvreté qui régnait ici depuis la fermeture des mines de fer d'Escaro qui assuraient un salaire aux familles de la région.

A son apogée, au début du XIXème, 65 habitants vivaient au hameau. Mais entre les deux guerres, En ne comptait plus que 3 familles, dont les enfants allaient à l'école à Nyer, à pied.

Puis, en 1955, le village est définitivement abandonné, les derniers habitants descendent habiter Nyer. Les herbes envahissent alors rapidement les anciennes cultures, et beaucoup de maisons vont s'écrouler. Une communauté de hippies squattera les lieux dans les années 70, laissant après son départ, un champ de ruines et de détritus. 


Deux natifs du village de Nyer ont entrepris de restaurer des maisons, l'un a terminé son ouvrage, l'autre en a encore pour deux ans. La grande bergerie aussi devrait être reconstruite.

Mais pour autant, le village n'est pas prêt à reprendre vie car, depuis le départ des derniers habitants, les conditions de vie se sont durcies à En.
Plus d'électricité, la ligne en 110 volts a été coupée il y a bien longtemps. Plus d'eau non plus, car la source qui approvisionnait chichement le village a été détournée, plus haut vers un réservoir anti-incendie. Aussi le lavoir, pourtant parfaitement restauré, reste aujourd'hui désespérément à sec.
Seuls des troupeaux de bovins font une étape dans les rues du hameau et les prés alentours, avant et après la période estivale, laissant derrière eux une multitude de bouses qui finissent par sécher au soleil …


Mais, légèrement à l'écart, seule, isolée dans un grand pré jauni, perchée sur son promontoire, reste le joyau du village: l’église romane Saint Just et Saint Pasteur du XIIe siècle, avec sa nef unique, son abside semi-circulaire et son mur clocher.

Ici, près du sanctuaire, comme dans le village abandonné, les dernières traces humaines se font rares: seuls les restes de trois tombes anonymes émergent du terre-plein du petit cimetière …



>> L’église Saint Just et Saint Pasteur d'En, le joyau du village.

>> Balade dans le village d'En.

 

 

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Insalubres .

22 Juillet 2012, 10:43am

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Publié par barreteau

Immeubles délabrés,  rue de la Mare - Paris 20ème (mai 1997)


Il y a dix ans, un recensement dénombrait 998 habitations à risque dans la capitale, autant de logements présentant un danger pour leurs occupants. Un sinistre inventaire, quartier par quartier, rue par rue, adresse par adresse. Un document qui reflète la face sombre de la Ville lumière.

Ce catalogue de la misère, dressé en 2002, comprend deux catégories de logements: les dégradés et les insalubres.
Les premiers, au nombre de 386 immeubles vétustes, ont été examinés, expertisés par l'OAHD (Office d'amélioration de l'habitat dégradé). Aujourd'hui, la quasi-totalité d'entre-eux ont connus, après des travaux de première urgence, des opérations de rénovation et, pour ceux-ci, le résultat de l'action menée est satisfaisant.


Il n'en va pas été de même pour la seconde catégorie, celle des immeubles les plus délabrés, souvent insalubres. Ceux-là ont été confiés à la Société immobilière d'économie mixte de la ville de Paris (Siemp), une émanation de la municipalité, qui a vite été embouteillée par les quelques 600 dossiers, essentiellement situés dans le quart nord-est de la capitale. Fin 2011, seulement près de la moitié de ces "taudis" avait été réhabilités.
Mais plus de 300 autres restent en souffrance car beaucoup d'appartements n'appartiennent pas à la Siemp; certains sont entre les mains de propriétaires privés, qui n'ont pas toujours les moyens d'entreprendre la restauration nécessaire, voire la refusent. Dans ce cas, la ville peut recourir à une procédure de rachat ou d'expropriation mais ces actions sont longues et n'aboutissent pas toujours.

Quoiqu'il en soit, la municipalité actuelle s'est engagée à "traiter" l'ensemble de ces immeubles d'ici à la fin de la mandature.

Rendez-vous donc en 2014 …


>> A la limite de l'irréel …

>> Marchand de sommeil.

 

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L'intemporel Passage Boudin ...

18 Juillet 2012, 10:22am

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Publié par barreteau

Passage Boudin - Paris 20ème (Juin 1996).


C'est un passage discret comme il en existe beaucoup dans Paris et plus particulièrement dans  cet arrondissement de la capitale, numériquement le dernier mais le premier dans le cœur de Parisperdu.

Le passage Boudin figure dans le "Belleville-Ménilmontant" de Willy Ronis, très précisément en 32ème position de la liste des rues où furent prises les photographies qui composent cet ouvrage.

Oh bien sûr cette photo ne fait pas partie des plus célèbres, ni des mieux "léchées" parmi les 88 images du mythique livre de Ronis. Mais on reconnaît, là-encore, la patte de Willy: son sens de la mise en perspective des différents plans de l'image et du choix de l'heure de la prise de vue pour tirer le meilleur parti des ombres. L'ombre de la cheminée sur le mur concave de gauche illustre à merveille ce dernier point.

Le passage a peu changé depuis l'époque de la "photo N° 32", aussi quelque 40 ans plus tard, je n'ai eu aucune difficulté à retrouver l'endroit exact. Les pavés sont inchangés, les murs presque les mêmes …
Bien sûr, je n'ai pas retrouvé la ménagère qui tire son caddie. Mais à sa place, en ce milieu d'après-midi, un homme revient de ses courses. Il rentre chez lui d'un pas soutenu. Pourtant, ce jeudi-là, il avait du temps pour son shopping puisque sur son sac il est écrit: "NOCTURNES tous les JEUDIS: 22 heures".

Ainsi coule doucement la vie dans l'intemporel Passage Boudin ….


>> Willy Ronis était déjà passé par là …

 

 




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Jardins partagés, du nord au sud.

14 Juillet 2012, 11:20am

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Publié par barreteau

"Le jardin nomade" (Photo du haut) et "Le jardin du Ruisseau" (Photo du bas)

Avoir son jardin à Paris ? C'est un luxe que certains peuvent toucher du doigt depuis le lancement des "jardins partagés".
Du nord au sud de la capitale, il y a aujourd'hui, 66 jardins partagés, mais pour ceux-ci, rien n'est jamais définitif car souvent, ils doivent déménager au fil des restructurations immobilières des quartiers …
Alors le jardin partagé, ne serait-il pas plutôt un " jardin nomade" ?

C'est ce qu'a dû penser Roselyne Domange, la responsable d'un tel jardin, rue Charles Delescluze dans le 11ème arrondissement, à deux pas de la place de la Bastille. Car c'est le nom qu'elle a choisi pour son jardin.

Le "Jardin nomade" de Roselyne, compte près de 300 membres. Tous viennent ici pour mettre les mains dans la terre, juste pour le plaisir. Ils doivent dans un premier temps se contenter de parcelles communes, puis quand ils ont fait leurs preuves, ils peuvent obtenir un espace individuel, en totale liberté de jardinage, … mais attention : un mètre carré seulement, pas plus !

Plus au nord, il est un autre jardin partagé qui semble insensible au nomadisme: c'est "le jardin du Ruisseau". Car ici, tant que la voie ferrée de la petite ceinture ne sera pas remise en service, le jardin pourra se sédentariser.
A côté de la gare Ornano, tout près de la Porte de Clignancourt, le jardin  s'étale sur 500 mètres de quais, et s'agrippe aux talus abrupts de l'ancienne voie ferrée.

L'association "Les Amis des Jardins du Ruisseau" gère le lieu en poursuivant une double action : pédagogique pour un public enfant et associative avec les adultes.
Le Jardin du Ruisseau qui a été, à Paris, l'un des précurseurs des "jardins partagés" accueille fruits, légumes, fleurs et même … un apiculteur qui y vend son miel !

Et, comme le concluait le Candide de Voltaire, "il faut cultiver notre jardin"… même à Paris.


>> "Le jardin nomade", en savoir plus.

>> Visiter "Le jardin du Ruisseau".

>> Carte interactive des jardins partagés parisiens.

>> Aussi sur Parisperdu: "Plus belle la ville …"

 

 

  

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Décryptage à Jussieu.

10 Juillet 2012, 10:03am

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Publié par barreteau

Déchiffrage des cryptogrammes de Jussieu. Montage Photo: © Gérard Sainsaulieu


Il ya bientôt 3 ans, le 25 novembre 2009, nous lancions, ici même, un appel pour le déchiffrage des cryptogrammes qui "ornent" les tours de Jussieu.

C'est la mairie de Paris qui, dans ses archives, avait la réponse et c'est Gérard Sainsaulieu, un fidèle de Parisperdu qui a pu - avec le concours d'Anne Hidalgo, excusez du peu - décrypter les fameux cryptogrammes de Jussieu .

Nous étions sur la bonne voie : "On assassine à Paris …" mais la transcription totale demandait encore beaucoup d'efforts.
La voici donc :

ON

ASSASSINE

A PARIS

EN 1 AN

PLUS

DE 150

ASSASSINATS

RACISTES.

HALTE

AUX CRIMES

RACISTES ET

FACISTES.

POUR BRISER

LE SILENCE

TOUS DANS

LA RUE

LE 25/2

METRO

CHARONNE

18 H 30


Voilà donc une énigme résolue grâce aux fidèles de Parisperdu. Merci à eux.


>> Voir aussi: Cryptogrammes à Jussieu.

 

 

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Les puritains chez André Gide.

6 Juillet 2012, 10:52am

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Publié par barreteau

29,  rue André Gide - 75015 Paris (Juin 2010)

Rue André Gide, dans le 15ème arrondissement, vous ne pouviez manquer ce grand panneau publicitaire. C'est en effet, une image "format XXL" des Présidents américains du mont Rushmore … qui,  il y a peu encore, s'étalait-là.

Il faut reconnaître que voilà une compagnie bien incongrue pour l'écrivain français, récipiendaire du prix Nobel de littérature en 1947. Car Gide, qui a toujours assumé son homosexualité, se trouve ainsi confronté à la fine fleur du puritanisme américain.
George Washington, Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt ou Abraham Lincoln (de gauche à droite sur la photo) n'étaient en effet pas connus pour apprécier particulièrement les "gays" !

Est-ce pour cette raison que le publicitaire leur fait à chacun tenir une rose à la bouche … ?
Pas si sûr.
"Nom d'un bourbon" aurait dit le capitaine Haddock.
"Four roses, I presume" ?


>> Plus sur André Gide …


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L'avenir du vieux Paris.

2 Juillet 2012, 10:16am

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Publié par barreteau

 

Quartier de Ménilmontant - Paris 20ème (1994)

 

Un ami me demandait récemment si je voyais un avenir au vieux Paris ?
La question est délicate car il y a bien sûr des matins où je me demande si je ne fais pas parti d'une espèce en voie de disparition. Mais je suis optimiste de nature et optimiste aussi parce que l'accès à la culture change énormément ces temps-ci.

Nous disposons en effet maintenant de nouveaux médias, de nouvelles façons d'appréhender le patrimoine, et personne ne peut dire où cela va nous mener. Est-ce que l'interactivité que permet la technologie va dans le bon sens, ou pas ? On verra bien.

Il y a donc des avantages mais il y aussi un revers à la médaille. Car l'offre d'informations est trop large et les jeunes manquent de repères. Notre société de l'instantané oublie que l'Histoire permet de comprendre le présent. Tout est noyé dans une disponibilité globale et immédiate. L'actualité nous submerge ...

C'est pourquoi le secours de quelques éclaireurs est plus fondamental que jamais. Il faut pouvoir dire que l'édifice de l'Opéra Garnier prime celui de Bastille, que les pavillons Baltard étaient mieux que le vide de Châtelet-Les Halles …

Je développe ce photo-blog sur Paris depuis plus de 6 ans, mais je me rends compte qu'il reste encore beaucoup de chemin à faire pour éclairer l'avenir du vieux Paris, du Paris disparu, perdu … afin qu'il ne soit pas à jamais effacé de nos mémoires.



>> Accéder aux applications Smartphone de "Ma ville avant".

 

 

 

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Parc de la Butte du Chapeau Rouge.

28 Juin 2012, 09:19am

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Publié par barreteau


Coincé entre la porte de Pantin et celle du Pré Saint Gervais, le parc de la Butte du Chapeau Rouge, accroché à sa colline, offre une vue magnifique sur l'Est parisien, contredisant ceux qui affirment qu'à l'Est, il n'y a pas grand chose à voir...

Il porterait le nom d'une guinguette, qui animait autrefois ce secteur du Pré-Saint-Gervais et, c'est grâce à son sous-sol miné par d'anciennes carrières de gypse que la butte échappe aux vastes travaux d'aménagement qui ont fait suite à la démolition des fortifications.

Injustement méconnu, ce parc est souvent délaissé par les promeneurs au profit de celui des Buttes Chaumont. Incontestablement ce célèbre voisin, situé seulement à quelques centaines mètres, lui fait de l'ombre...

Peu fréquenté, l'endroit est très calme et la Butte du Chapeau Rouge a un petit air de parc anglais. Il dégage indéniablement quelque chose de rare à Paris.

A voir absolument aux beaux jours.


>> La Butte du Chapeau Rouge, c'est où ?

>> L'entrée du parc: 29 boulevard d'Algérie - 75019 Paris


>>Atget, avait déjà posé sa chambre noire ici, vers 1913.

 

 

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"Une photo, une histoire"

24 Juin 2012, 09:51am

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Publié par barreteau

Angle de la rue Courat et de la rue du Clos,  Paris 20ème  - Juin 1996

La photographie c'est l'art du point de vue, c'est capter un instant, arrêter le temps et figer une image, un événement, un paysage, un sourire...
Elle est le reflet du regard que vous portez sur ce qui vous entoure, le monde et ses gens, les événements petits ou grands, marquants ou non.
Mais une photographie n'est pas qu'une image fixe. Bien souvent elle cache derrière elle une histoire, une émotion, un sentiment, un souvenir...


Pourquoi donc m'étais-je, par cette après-midi ensoleillée, posté là, à l'angle de la rue Courat et de la rue du Clos, dans ce coin perdu du 20ème arrondissement ?

Sans doute, cette boulangerie d'un autre âge avait-elle attiré mon attention ? Peut-être même inconsciemment avais-je espéré un remake de la photo de Ronis, où un gamin sort en courant du magasin, avec un pain plus grand que lui … Une photo que Willy Ronis a faite en 1952 et qu'il a intitulée : "Le petit parisien".

Les minutes ont passé, mais personne n'est entré, personne n'est sorti …

Pourtant, quelque temps plus tard, alors que ma patience commençait à s'émousser et que je n'étais plus très concentré sur la boulangerie, le petit bruit de la sonnette me tira de mon attente: quelqu'un venait d'ouvrir la porte et allait sortir de la boulangerie.

Oh l'on était bien loin du gamin de Ronis car c'est un homme "très bien sur lui", en chemisette blanche et cravate sombre qui sortait du magasin.
Mais lui aussi avait son pain à la main … alors j'ai appuyé sur le déclic.



>> Le petit parisien -  1952, © Willy Ronis

>> Histoire de la photo du "Petit parisien de Ronis".

>> Lire aussi sur Parisperdu: "N'est pas Willy Ronis qui veut ..."

 

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"J'aime plus Paris".

20 Juin 2012, 09:37am

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Publié par barreteau

C'est une chanson interprétée par Thomas Dutronc et cela va plaire aux désabusés de la capitale, ils sont si nombreux …


"Je fais la gueule, et ne suis pas le seul
le ciel est gris, les gens aigris
je suis pressé, je suis stressé.

J'aime plus Paris.

On court partout ça m'ennuie, je vois trop de gens,
je me fous de leur vie, j'ai pas le temps, (
…)

Même plaqué or, Paris est mort, il est 5 hors, Paris s'endort
j
e sens qu'j'étouffe, je manque de souffle
je suis tout pale, sur un petit pouf

J'aime plus Paris, (…)

Passé le périph, les pauvres n'ont pas le bon goût d'être millionnaire,
pour ces parias, la ville lumière, c'est tout au bout du RER
y a plus de titi, mais des minets

Paris sous cloche, ça me gavroche
il est fini, le Paris d'Audiard
Mais aujourd'hui, voir celui d'Hédiar

J'aime plus Paris, (…)

pourtant Paris, c'est toute ma vie
c'est la plus belle, j'en fais le pari
il n'y a qu'elle, c'est bien l'ennui"



>> Thomas Dutronc: "J'aime plus Paris" - Extrait de son album "Comme un manouche sans guitare"

>> "Au pays du matin calme" sur Parisperdu

>> "I'm parisien, I love rien" sur Parisperdu

 

 

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Chère Mouzaïa ...

16 Juin 2012, 09:16am

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Publié par barreteau

Rue de la Liberté  et Villa de Lorraine - Paris 19ème (mai 2010)

A la Mouzaïa, dans ce quartier du 19ème, une ribambelle de ruelles verdoyantes, de villas et de jardins s'offrent au regard du flâneur.

Les maisons se ressemblent toutes. Cependant, au fil des ans, les propriétaires ont fait des aménagements pour profiter au maximum des ces habitations plutôt exiguës. Ainsi, les cours ont été transformées en cuisines ajourées, donnant à l'arrière des villas une curieuse enfilade de verrières.

A l'intérieur, dans ces maisons tout en hauteur, sur 3 et parfois 4 niveaux, l'espace est compté et, pour atteindre les niveaux supérieurs il faudra emprunter successivement un escalier étroit puis une échelle verticale …

Dans l'une des nombreuses ruelles, que l'on nomme ici, "Villas" et qui sont un peu comme des chemins de campagne, cachée entre les rue de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité, une petite maison au charme désuet est parfois à vendre … chère, très chère.

"Charme et douceur de vivre pour ce bien d'exception" dira l'annonce de l'Agence immobilière. Compter 9000 euro, et parfois plus, du mètre carré pour une villa des années 30, affichant 90 à 100 m2 habitables, souvent à rafraîchir, et avec attenant 20 à 30 m2 de jardinet.
Bienvenue à la campagne !


>> Association des Villas de la Mouzaïa

>> Voir sur Parisperdu: La Mouzaïa : encore un village (2/2).

 

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Comme à Amsterdam.

12 Juin 2012, 08:44am

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Publié par barreteau


Dans le 19ème arrondissement, au bassin de la Villette, prolongé par le canal de l'Ourcq, c'est Paris "côté canal". C'est Paris qui prend des allures d'Amsterdam.

Le bassin est un ancien port commercial. Et, sur les deux quais qui se font face, la symétrie règne. Quai de Seine comme quai de Loire, les entrepôts jumeaux ont été transformés en cinéma/librairie. Désormais, les larges berges du bassin sont un lieu de plaisir et de convivialité ...

Un peu plus loin, deux autres bâtiments jumeaux s'imposent au regard, ce sont les Magasins Généraux. Ils ont connu moult vicissitudes et destructions successives: d'abord en 1871 lors de la Commune, puis en 1990 avec l'incendie du Magasin du quai de Seine. Ce dernier renaitra de ses cendres, sera transformé en Hôtel et en Auberge de jeunesse, et sera finalement élégamment "habillé" par l'architecte Philippe Chaix, le spécialiste des "Zénith" et autres enceintes publiques … Dorénavant les jumeaux, pourtant fondamentalement identiques mais visuellement très différents, semblent avoir un pied dans la nostalgie, un pied dans la modernité ...

Après avoir dépassé l'insolite Pont de Crimée, l'unique pont levant de Paris, implanté ici en 1885 mais qui ne fait pas son âge … vous êtes Canal de l'Ourcq.
Poursuivez jusqu'au Pont métallique qui permet à la voie ferrée de la Petite ceinture de franchir le Canal. Le Pont est monumental mais la curiosité est sous ses arches de pierre, quai de la Marne. Là, est venu se nicher "Cyclo Pousse", un atelier de location/réparation de vélos … bien utile en ces temps où les moyens de locomotion douce sont à la mode.
Et là encore, vous êtes … comme à Amsterdam …



>> Cyclopousse, quai de la Marne- Paris 19ème

>> Le bassin de la Villette par Brassaï (1932)

>> "Paris pour les nuls" (5/5): " Des Epinettes aux alentours du canal de l'Ourcq"

 

 

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Flash-back, rue des Cascades.

8 Juin 2012, 08:41am

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Publié par barreteau


Plusieurs fois Willy Ronis m'a parlé de cette image (photo de gauche). Lui qui était si méticuleux, aussi bien dans la prise de vue que dans l'archivage de ses clichés, n'arrivait pas à localiser précisément l'endroit où - dans les années 50 - il avait réalisé cette photo.

Cette petite éclipse dans sa mémoire était quelque chose de très rare, tant Willy savait toujours donner une foule de détails sur chacun de ses clichés. L'écouter préciser les dates, les conditions de chaque prise de vue, les anecdotes liées à telle ou telle image, était toujours un régal.

Mais là, tout ce qu'il pouvait préciser, c'est que : " dans les années 50, c'était un café-guinguette, rue des Cascades je crois mais n'en suis pas très sûr. Il fallait descendre un niveau pour arriver à la salle où j'ai aperçu, au travers de la balustrade de l'escalier, ces joueurs de cartes dans la semi-pénombre. La fenêtre qui les éclaire donne sur un jardin qui suit la pente de la colline de Belleville. Longtemps j'ai parcouru le quartier, questionné quantité de riverains pour essayer de retrouver l'endroit exact … mais rien de probant, certains m'ont dit qu'à l'emplacement de ce bistrot, on avait construit une école … mais eux aussi n'en n'étaient pas certains."

Alors, quand l'autre jour, je suis rentré dans ce bar (photo de droite), ce fut comme un flash, un flash-back même, car immédiatement la photo de Ronis m'est revenue à l'esprit.
Pourtant, ce ne pouvait être-là, car cette fois,  j'étais dans un quartier qui n'avait rien de populaire. J'étais si loin de Belleville … mais si proche de Willy …



>> Willy Ronis et Parisperdu.

 

 

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Gay cimetière ?

4 Juin 2012, 08:48am

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Publié par barreteau

Tombeau d'Oscar Wilde - Cimetière du Père Lachaise (Division 89)


Sur la page Paris-gay.com on peut lire :

"Le cimetière du Père Lachaise est bien plus qu'un cimetière : une promenade des plus agréables et aussi, mais oui, un lieu de drague discrète mais bien réelle. Faites avec nous le tour des tombes des homosexuels et des lesbiennes célèbres".

Le site propose alors un circuit touristique des "célébrités gay" reposant ici: Cambacérès, Proust, Radiguet, Géricault, Rosa Bonheur … sans oublier bien sûr Oscar Wilde.

L'écrivain irlandais, mort à Paris en 1900 est en effet enterré ici, et son tombeau est l'un des plus visités du plus grand des cimetières parisiens.

A la fin des années 1990, certains guides de Paris recommandent à la page "Père Lachaise" de : "Déposer un baiser sur la tombe d’Oscar". Enorme succès car depuis lors, cet exercice est devenu un must, un incontournable pour des milliers d'admiratrices qui prennent l'habitude de laisser la trace de leur rouge à lèvres sur la sépulture de l'auteur du "Portrait de Dorian Gray".

Mais une douzaine d'années de baisers laissent beaucoup de traces ! A tel point que la pierre du tombeau commence à être sévèrement endommagée et, comme il n'y a plus d'endroits vierges pour déposer les baisers, des graffitis viennent, en grand nombre, se superposer … bref, tout cela ne fait plus très propre.

Un ravalement radical devenait urgent … mais coûteux. Ce sont finalement les Irlandais qui mettent la main à la poche: dégraissage, nettoyage et installation d'une barrière vitrée pour mettre un holà à la pratique du rouge à lèvres …

Le monument rénové a été inauguré le 30 novembre dernier, à l'occasion du 111ème anniversaire de la mort d'Oscar Wilde, en présence des autorités irlandaises, de Merlin Holland le petit-fils de Wilde et en invité d'honneur: l'acteur Rupert Everett …

Mais déjà la cage de verre commence à recevoir graffitis et nouvelles marques de baisers …  
Décidément, en écrivant son ouvrage: "L’Importance d’être Constant", Wilde n'avait-il pas une vision prémonitoire de la constance de ses admirateurs et admiratrices … ?  



>> La tombe rénovée d'Oscar Wilde.

>> Dès le 1er décembre 2011, déjà de  nouvelles marques …

>> Sur parisperdu: "Les Pèlerins du Père Lachaise".

>> Sur Parisperdu: "Anniversaire au Père Lachaise".

 

 

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Le plus petit trottoir de Paris ?

31 Mai 2012, 09:28am

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Publié par barreteau

Photo © Copyright : jobill

Nous sommes vers la fin de "L'Auberge espagnole", le film de Klapisch … et Romain Duris embrasse maladroitement Audrey Tautou. Il faut dire que pour les deux protagonistes, la situation n'est pas très confortable sur cet étroit trottoir.

Duris, en voix off, dit alors: " je ne sais pas pourquoi on avait choisi la rue de Paris qui a le plus petit trottoir …"

La rue en question, c'est la rue d'Orchampt, dans le 18ème, une rue où jamais les parisiens ne vont. Mais a-t-elle vraiment le plus petit trottoir de Paris ?
Pas sûr, car beaucoup de ruelles, de passages … de Paris ont des trottoirs aussi, voire plus étroits ou même … en sont totalement dépourvus.

Mais quoiqu'il en soit, et sans chipoter sur la taille du trottoir, la séquence du film fonctionne bien et il faut bien reconnaître qu'il était très tentant pour Klapisch de tourner dans ce coin perdu du quartier montmartrois.


>> Audrey Tautou & Romain Duris dans l'Auberge Espagnole (2002).

 

 

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