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PARISPERDU
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Bref entretien, rue Miguel Hidalgo.

28 Octobre 2012, 16:45pm

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Publié par barreteau

17 rue Miguel Hidalgo -Paris 19ème

Sortant du métro Danube, j'emprunte la rue Miguel Hidalgo, le nom me dit quelque chose, ne s'agit-il pas de ce footballeur français devenu entraîneur national dans les années 70 ?
Non, celui-là se prénommait Michel, alors que ce Miguel est un obscur général mexicain …

Je veux prendre la première impasse qui semble s'offrir à moi, sur ma droite: la villa Maurice-Rollinat. Une espèce de vigile m'en interdit l'accès. Il porte une boucle d'oreille et à la ceinture, d'autres accessoires plus inquiétants.

La conclusion de notre entretien, plutôt brusque, est que "c'est privé", un point c'est tout. Je l'assommerais bien sans scrupule au milieu de la chaussée déserte mais c'est lui qui détient les muscles et une matraque en caoutchouc.

Le mieux est de passer son chemin. Je poursuis donc ma route à la recherche de lieux plus apaisés. Au 17, de la rue Miguel Hidalgo, une petite plaque émaillée signale que: "Les boîtes aux lettres du 17 rue Miguel Hidalgo se trouvent 2 villa Laforgue, après le pilier d'angle". Allons-y pour la villa Jules Laforgue. Elle semble en effet bien accueillante, avec son poteau de travers et ses frondaisons désordonnées. Et là, l'entrée est autorisée au public …


>>  "C'est privé" !

 

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La musique par un chemin détourné ...

24 Octobre 2012, 12:43pm

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Publié par barreteau

Sous le pont de chemin de fer de la petite ceinture, vers la rue du Docteur Paul Brousse -Paris 17ème (Juin 1996)


John est contrebassiste de jazz. C'est un musicien de talent, membre de l'ABCDF, l'Association des Bassistes et Contrebassistes De France.
Il s'est déjà produit avec de grands artistes comme Daniel Humair, Enrico Rava, Angelo Debarre, Thomas Enhco ou encore Perrine Mansuy…

Lorsqu'il n'est pas en tournée pour des concerts, il va presque tous les jours rue de la Jonquière, au Conservatoire Claude Debussy, répéter avec d'autres musiciens, parfois même sur des répertoires éloignés de son univers Jazzy. Mozart, Strauss, Tchaïkovski sont alors ses favoris.

Puis il rentre chez lui à pied, son instrument sur le dos, invariablement par le même chemin. Il passe alors sous le pont de chemin de fer de la petite ceinture, et s'engouffre dans la rue du Docteur Paul Brousse pour attendre son domicile, cité Marie.

La cité Marie est une impasse isolée, ses petits pavillons sont coincés entre des rangées de hauts immeubles. Si vous passez par là un soir, ne soyez pas étonné si vous entendez quelques sonorités en basses fréquences. C'est John qui répète ses gammes ou plus vraisemblablement qui s'est lancé dans une longue "impro". Et, je ne serais pas surpris que vous restiez là un bon moment tant la musique de John couvre harmonieusement le fond sonore des boulevards des Maréchaux pourtant tout proches … 
Alors, tout comme moi, vous aurez approché la musique de John par un chemin détourné !


>> Cité Marie - Paris 17ème.

 

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Aller-retour de Montmartre à Gruissan ...

20 Octobre 2012, 11:11am

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Publié par barreteau

 


En balade dernièrement dans le joli village audois de Gruissan, je découvre, dans une niche face à l'église, ce buste du chevalier Jean-François de La Barre.
Un peu comme à Montmartre donc, où une statue en pied du dit Chevalier jouxte la basilique du Sacré Cœur.

Rappelons-nous qui était le chevalier de La Barre ?

Le 1er juillet 1766, ce jeune aristocrate de 19 ans a le poing coupé et la langue arrachée avant d'être décapité et finalement jeté au bûcher.
Vous allez me demander quels crimes odieux avait-il donc commis ?

Eh bien, il n'aurait pas retiré son chapeau au passage d'une procession, et aurait aussi vandalisé un crucifix… On comprend alors que ce personnage soit devenu, pour les tenants de la laïcité, un symbole de l’intolérance religieuse.

A Gruissan, c'est en 1931 qu'un comité de libres penseurs place, en l'honneur de Jean-François de La Barre, face à l'église, ce buste que je viens de découvrir.
Si le monument de Gruissan ne manque pas de rappeler celui de Paris, il en existe un troisième, érigé en 1907 à Abbeville, sur la place-même où  le jeune homme fût supplicié.


>> En savoir plus sur le chevalier de La Barre.

>> ... aller encore plus loin.

>> Le Chevalier de la Barre à Montmartre.

 

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Chez Willy Ronis, grand témoin du Paris des petites gens .

15 Octobre 2012, 09:38am

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Publié par barreteau

Willy Ronis dans son appartement de la rue de Lagny, Paris 20ème (Février 2008)

C'est un modeste appartement encombré de livres, de photos bien sûr, et aussi d’émouvantes aquarelles de Marie-Anne, son épouse disparue.
C'est le domicile parisien de Willy Ronis.


Du bureau collé à la baie vitrée, Willy Ronis domine le square Sarah Bernhardt, dans le quartier populaire de Ménilmontant. De temps à autre, résonnent des cris d’enfants. Ce sont les arrières-petits-fils des gamins de Belleville et de Ménilmontant, qu'il a immortalisés dans les terrains vagues ou sous les réverbères d’escaliers pentus, dans ce Paris en noir et blanc dont il a su si bien capturé l’âme frondeuse et la poésie urbaine.

C’est là, avec son inaltérable bonne humeur que Ronis, charmant  vieillard au regard bleu, me reçoit pour un échange à bâtons rompus.
Willy adore remonter le temps, en sortant, au hasard, des photos de ses réserves.
Il se souvient de chacune des quelques 300.000 photos prises au cours de sa longue carrière. Il a toujours, pour chacune d'elles, une précision à donner, un infime détail à révéler, une anecdote à formuler.

A l'époque de cette rencontre, il a déjà rangé son Pentax depuis 5 ans. Sans regrets, car sa vie de photographe aura quand même duré 75 ans !

Je voulais avoir son avis d'expert sur le photo-blog Parisperdu que j'avais alors démarré depuis deux ans. Le déplacement était obligatoire, car par écrit,  il m'avait annoncé: "Je regrette fort de ne pouvoir répondre à votre blog, n'étant pas informatisé …".

Ce jour là, nous n'avons pratiquement pas parlé du blog, très peu de technique …
Il y avait beaucoup mieux à faire: nous avons parlé de notre passion commune, de notre attachement au secteur Nord-est de Paris, nous avons échangé des adresses, parlé des rues, des quartiers, des évolutions de la ville, du monde...

Ce jour-là, quand Willy Ronis me dit : "Je n'allais jamais dans les beaux quartiers. Ce qui m'intéressait, c'étaient les scènes populaires", je comprends que si Paris était son principal territoire photographique, c'est un regard très particulier qu'il a voulu porter sur cette ville.

Belleville et Ménilmontant étaient à l'époque des lieux en dehors des préoccupations, des lieux de dureté sociale, et le fait de déplacer son regard, d'aller là-bas était déjà en soi, une transgression. Car aller photographier Belleville ou Ménilmontant en 1951, 52, ou 53 c'est comme, aujourd'hui, poser son regard sur La Courneuve ou Montfermeil.

Alors, ce jour-là, j'ai décidé que le regard de Parisperdu mettrait plus en avant les petites choses et les petites gens, que le faste et les grandes réalisations de notre capitale.


>> Sur le banc avec Willy Ronis.

>> Au téléphone: "Willy Ronis vous salue …"

 

 

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" Suivez-moi dans un lieu incroyable ... "

10 Octobre 2012, 09:32am

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Publié par barreteau

Le passage Vandrezanne - Paris 13e (2006)

Prévert disait que c'est toujours dans les quartiers les plus pauvres que les noms de rues sont les plus beaux : rue des Cinq-diamants, Passage de la Main d'or, rue de la Goutte d'or, rue du Dessous-des-berges, rue de la Butte-aux-Cailles ...
La "Butte aux Cailles", voilà en effet un joli nom pour cet endroit un peu retiré du 13ème arrondissement.

Une butte ? Oui, il y en a bien une ... qu'escaladent quelques rues et escaliers.
Mais des cailles ? Non il n'y en a pas. D'ailleurs il n'y en a peut-être bien jamais eu, car le nom du lieu ne ferait pas référence aux oiseaux mais à un certain Pierre Caille qui fit l'acquisition, en 1543, de cette modeste éminence, au pied de laquelle coule la Bièvre.

Dans les années 1900, la ville de Paris mène d'importants travaux pour enterrer la Bièvre, et la butte prend progressivement son apparence actuelle.

Aujourd'hui encore, le village du siècle dernier a peu changé. Et, en plein cœur de Paris, on peut découvrir un lieu incroyable qui doit sa particularité, aux carrières sous-terraines de calcaire qui empêchent définitivement la construction de bâtiments lourds.

En 1900, Eugène Atget, en exploration par ici, avait photographié le passage Vandrezanne.
Ce passage a été depuis métamorphosé. Mais c'est sans doute pour rappeler qu'Atget venait souvent poser sa chambre noire par ici, qu'au bout de la rue, des escaliers portent aujourd'hui son nom.



>> Entrée du passage Vandrezanne sur la Butte-aux-Cailles en 1900. Photo d'Eugène Atget.


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Vagabondage autour du Canal.

6 Octobre 2012, 11:44am

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Publié par barreteau

171 quai de Valmy - Paris 10ème (1997)


Arrivé sur le quai de Valmy, ce sont les façades colorées d'Antoine et Lili qui interpellent. Elles annoncent d'autres boutiques très "trendy", signe de la "branchisation" accélérée de cette partie du canal Saint-Martin.

Mais en poussant un peu plus loin, plus au nord, on tombe sur la face cachée du canal Saint-Martin: des quais déserts, peu ou pas aménagés, où seuls quelques pêcheurs viennent taquiner le gougeon … Depuis la création du canal, les pêcheurs ont toujours été là. Il semble que ce soit les mêmes, … les canotiers en moins!

Puis, en naviguant dans les rues tortueuses du 10ème arrondissement, à deux pas du canal, vous découvrirez un bon nombre de petits bars chaleureux.
"Chez Adel", rue de la Grange aux Belles, est l'un d'eux. C'est un rade à l'ancienne, fréquenté par des jeunes et des moins jeunes, un établissement pas cher, où certains soirs, des groupes de "musicos" aux qualités très variables se produisent …


Et, là encore, le charme du quartier opère … il fait si bon de vagabonder autour du canal.


>> United Colors of Paris-Canal.

>> Lieux Retrouvés n°036 : 171 quai de Valmy

 

 

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L'Auberge de la rue Vitruve.

2 Octobre 2012, 08:36am

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Publié par barreteau

80 rue Vitruve - Paris 20ème arrondissement

Près du métro "Porte de Bagnolet", au 80 de la rue de Vitruve, se trouve l'auberge d'Artagnan. Le nom fleure bon le relai de campagne où l'on pourrait s'attabler pour un copieux repas, dans un décor rustique, près du feu crépitant dans une grande  cheminée. Mais en fait, "Le d'Artagnan" est une auberge d'un autre type.

C'est une auberge de jeunesse ! C'est même la plus grande auberge de jeunesse d'Europe. Connue de tous les routards, elle dispose de 435 lits, excusez du peu …

Les tarifs varient en fonction des saisons, mais restent accessibles pour une clientèle jeune et internationale à la recherche d'un hébergement à bas prix au centre de Paris: à partir de 23 euros la nuit y compris le petit déjeuner.

Pas étonnant alors que les étudiants du monde entier se retrouvent là, … où naturellement ils pourront citer la célèbre devise des Mousquetaires: "Tous pour un, un pour tous" … devise que l'on cite généralement à l'envers !


>> Les autres auberges de jeunesse et hébergements pour les jeunes dans Paris.

>> St Christopher's Paris Hostel: la toute nouvelle auberge de jeunesse du bassin de la Villette.

 

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Dans ma bibliothèque.

28 Septembre 2012, 09:44am

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Publié par barreteau


Dans ma bibliothèque, il ya bien sûr un rayon photo: une étagère entière dédiée aux ouvrages de quelques uns des maîtres de la photographie. Là se trouvent les images de ceux qui m'ont montré le chemin qui m'a conduit jusqu'à "Parisperdu".
 

Parmi ceux-là, deux ont eu pour moi un rôle important car ils ont su capturer, chacun à leur époque, le Paris que j'aime: celui des petites gens et des quartiers modestes.

Ce sont Eugène Atget et Willy Ronis, deux photographes de la vie quotidienne, de ce que l'on voit en circulant dans la ville, simplement, sans but particulier.

Atget est l'ancien, celui d'un autre temps, avec d'autres techniques, mais sa constance, son obstination à arpenter Paris, dans ses moindres recoins est tout à fait remarquable.

Quand à Ronis, il est si proche de moi que j'ai encore parfois du mal à me convaincre qu'il nous a définitivement quitté et qu'il ne me sera plus possible de lui rendre visite rue de Lagny.

Mais de ces deux "géants",  il me reste leurs images, toujours disponibles, à portée de main … dans ma bibliothèque.


 

>> Atget, sur Parisperdu.


>> Ronis sur Parisperdu
 

 

 

 

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Itinéraires Bis.

24 Septembre 2012, 09:26am

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Publié par barreteau

198 rue d'Aubervilliers - Paris 19ème

De Belleville à la Villette, glissez à travers le 19e arrondissement qui vous dévoile d'étonnants contrastes. Les tours, les cités et les villas, les berges du canal défilent sous vos yeux, sans grande logique, comme dans un grand tourbillon ! C'est une sorte d'itinéraire Bis qui vous mène aux confins de la cité.

Vous arrivez en effet, à la marge de la marge, à l'extrême extrémité de Paris. C'est un Paris peu urbanisé, une sorte de zone technique de la cité que vous allez pouvoir ici explorer.

Au 198 de la rue d'Aubervilliers, malgré les palissades, vous pouvez encore aujourd'hui accéder à cette immense cour où les services de la Propreté de Paris stockent les bennes en transit vers les décharges de la grande banlieue.

L'atmosphère n'y est pas folichonne, et l'on se sent à des années lumières de la capitale, de son urbanité, du faste de ses avenues et de ses monuments … Pourtant aucun doute, ici c'est aussi Paris.
Bonne promenade sur notre itinéraire Bis !


>> Lire aussi sur Parisperdu : "Ici Paris n'est plus le même ..."

>> Lire aussi sur Parisperdu: "Flandre, morne plaine de Paris".

 

 

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Belleville de haut en bas.

20 Septembre 2012, 09:39am

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Publié par barreteau

Cour du 36 rue de Ménilmontant Paris 20ème


En descendant la colline à partir du Haut-Belleville, cet ancien village paisible et convivial, vous atterrissez au Bas-Belleville, le quartier populaire et animé d’Edith Piaf et de Maurice Chevalier.

Là d'insoupçonnées richesses vous attendent : des cours cachées, des ateliers et des industries reconvertis, des impasses et des ruelles secrètes, habitées par des populations bigarrées et frondeuses.
N'hésitez pas à pousser quelques portes et laissez-vous charmer par les cours, les jardins et les ateliers d’artistes qui semblent n'avoir rien perdu de leur âme éternellement bellevilloise.

Mais cet environnement de charme reste fragile car la rénovation urbaine du Bas Belleville engagée dans les années 90, un temps arrêtée, se poursuit désormais insidieusement par micro-îlots.
Et les "indigènes" chassés par l'envolée des prix doivent se loger loin, très loin de leur lieu de travail. Perte de temps et d'énergie: vous parliez de Grenelle de l'Environnement, puis ... de Conférence environnementale ?


Pire encore, derrière les néons des restaurants, les petites boutiques bruyantes et les tables accueillantes des cafés de la rue de Belleville, où les bobos s'efforcent de retrouver le Paris rêvé de Mistinguett et de Ménilmuche, l'image d'Epinal d'un quartier multiculturel et ouvert commence à se fissurer. Et, quand la nuit tombe sur le Belleville des ruelles et des places désertes, la tension monte brusquement.

Belleville de haut en bas, de bas en haut, sans dessus dessous … ne serait-il pas en train d'aborder la culbute fatale ?


>> Dans la jungle de Belleville.

>> Belleville de la déliquescence à la délinquance.

>> La rénovation du Bas-Belleville.

>> La "Bellevilleuse" se recentre sur le quartier de Belleville …

 

 

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Ni pub, ni soumise.

16 Septembre 2012, 11:27am

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Publié par barreteau


La rue Oberkampf est une rue-faubourg de l’Est parisien, c'est-à-dire une voie qui va du centre vers l'une des portes de la ville. Autrefois simple rue commerçante, la rue Oberkampf est devenue - dans les années 1990 - un haut lieu de la "branchitude" parisienne.

L'artère a connu un grand chambardement à la fois dans la typologie des lieux et dans la sociologie des gens habitant ou fréquentant le quartier. De nombreux cafés et restaurants, des bars, des boîtes de nuit et des salles de concert ont été ouverts dans cette rue, et … les anciens ateliers ont été reconvertis en galeries d’art ou en bureaux accueillant architectes, artistes ou designers.

Au 109, on trouve le "Nouveau Casino", installé dans un ancien "rade" parisien, il propose du "concert-clubing", un concept qui fait recette dans le secteur. Temple du rock et antre de l'électro depuis son ouverture en 2001, le "Nouveau Casino" fait la part belle aux nouveautés, à la découverte, et aussi à la marginalité, qualité essentielle de ce terrain de jeux pour créatifs de toutes sortes … qu'est devenu le 11ème arrondissement.

Sur le pignon ouest de l'établissement s'étalait, il y a encore peu, un immense panneau publicitaire. Au rythme des campagnes promotionnelles, ce sont les produits de beauté "Eclair de Clarins", les soutiens-gorge "Aubade" ou le saucisson "Cochonou" … qui s'affichaient ici. Bref, pas forcement de quoi plaire à la direction du "concert-clubing" mitoyen qui, un jour n'en pouvant plus … a adopté une attitude "ni pub, ni soumise" et a placardé son propre message … Enfin "propre" si l'on peut dire … car un grapheur a jugé utile de compléter le message par : "Oui, c'est vrai, on sent la mer … d'ici" !!!!


>> Dans la "jungle" des panneaux publicitaires.

>> Chez Justine.

 

 

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Paris à Visa pour l'image.

12 Septembre 2012, 10:30am

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Publié par barreteau

A  Perpignan, hier …


Comme chaque année à pareille époque, "VISA pour l'image" nous donne à voir le monde tel qu'il est aujourd'hui, avec ses conflits, ses crises, ses mœurs, sa misère … son humanisme aussi.

Mais, à côté du photojournalisme, une nouvelle écriture photographique, le "web documentaire" a, depuis quelques années, été introduit, à Perpignan.
Et dans ce nouveau genre, c'est un thème plus léger qui a été primé.

"Défense d'afficher" a  en effet pour sujet l’art urbain et se vit comme un parcours sur les traces de graffeurs s’exprimant dans huit villes de la planète.

Paris est l'une d'elles. Et ce n'est pas l'escale la moins originale avec, comme guide, Ludo qui se sert de la lumière des espaces publicitaires des abribus et des grandes enseignes pour détourner subtilement les marques et les transformer en plantes carnivores ou en aliens menaçants.
A voir …



>> "Défense d'afficher, ce que le street art raconte du monde".

>> Le web documentaire, nouvelle écriture photographique.

>> Visa pour l'image":déjà sur Parisperdu.

>> L'art urbain, le street-art sur Parisperdu.


 

 

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Au numéro 1 de la rue de l'Egalité.

8 Septembre 2012, 18:09pm

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Publié par barreteau

1 rue de l'Égalité - Paris 19e arrondissement (octobre 2009)


Au numéro 1 de la rue de l'Egalité, sommes-nous encore à Paris ?
Des maisons basses, peu d'animation dans la rue, un air presque pur … on semble se situer bien loin d'une grande métropole !


Il faut dire que ce quartier garde encore, par endroits, des allures de petite ville de province … loin du brouhaha et de l'agitation qui règnent au cœur de la capitale.

Coincé entre deux parcs, entre deux buttes : Chaumont et Chapeau rouge, c'est tout un réseau de petites rues qui ici respirent la quiétude. Trois rues en particulier sont bien tranquilles.

Elles dessinent une étoile : Fraternité pour la branche du Nord, Liberté pour la branche Ouest et Egalité pour la branche Est.

Ce n'est pas au centre de Paris, ni au cœur des beaux quartiers qu'il faudra donc aller chercher les rues qui portent le triptyque républicain "Liberté, Égalité, Fraternité" … Non, car c'est au fin fond du 19ème arrondissement, à la périphérie de la capitale, dans un quartier encore populaire … que l'on trouvera les trois rues, reprenant dans leur appellation la fameuse devise …

Sans doute faut-il y voir un clin d'œil à la Commune de Paris qui, il y a 140 ans, livra tout près d'ci ses derniers combats … avant que tout ce secteur ne retombe dans le calme et l'anonymat.


>> On l'appelle aussi " Mouzaïa".

 

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Habitations bon marché avec piscine.

4 Septembre 2012, 07:54am

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Publié par barreteau

6 rue Hermann Lachapelle - Paris 18ème arrondissement

Cet immeuble a été construit par  Henri Sauvage, un architecte qui s'intéressa au logement social et fonda, en 1903 la Société anonyme de logements hygiéniques à bon marché (HBM).

Il imagina de donner aux immeubles une forme pyramidale, afin d'avoir un "cône d'air et de lumière très ouvert". Cette géométrie était sensée rendre les habitations plus hygiéniques. Car nous sommes à une époque où les problèmes de santé publique se posent avec acuité, la tuberculose fait de grands ravages dans les milieux ouvriers, et ce type d'immeuble doit être une réponse "hygiéniste" à ces questions sanitaires. 

Le concept fut d'abord mis en œuvre en 1912 pour la construction d'un premier immeuble au 26 rue Vavin. L'immeuble de la rue des Amiraux ne sera réalisé qu'en 1926, la première guerre mondiale aura grandement retardé le projet. C'est donc la deuxième réalisation du système de construction en gradins imaginé par Henri Sauvage et breveté pour en garantir l'exclusivité.

L'immeuble de 7 étages comporte 78 logements et comprend alors un grand espace intérieur, dans lequel l'architecte avait prévu d'installer un cinéma. En 1930, la ville de Paris préféra y loger une piscine.

L'ossature de l'ensemble est entièrement en ciment armé. Les murs extérieurs sont constitués d'un remplissage de briques revêtues de carreaux de céramique "métro". En arrière de cette cloison extérieure se trouve un vide, puis une autre cloison en carreaux de plâtre. Ce procédé à plusieurs avantages : il est plus économique à bâtir qu'un mur plein, il renforce l'isolation, et surtout, en allégeant le poids du bâtiment, il permet une faible profondeur des fondations. Ce qui explique que l'architecte ait logé les caves aux troisième et quatrième étages de l'édifice !

Mais le concept ne sera pas développé plus avant car les promoteurs seront vite hostiles à ce type d'architecture. Cette hostilité est due au fait que la construction en gradin diminue le nombre d'appartements pouvant être construit sur la parcelle.
Par ailleurs, les réalisations de "Vavin" et des "Amiraux" vont montrer que la réponse "hygiéniste" de ce type de structure n'est pas aussi efficiente qu'elle paraissait a priori.


>> Qui est Henri Sauvage ?

>>  Même concept pour l'immeuble du 26 rue Vavin.

>> Les "deux gradins" d'Henri Sauvage.

>> Aller à la piscine des Amiraux.

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Lovelocks.

31 Août 2012, 09:55am

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Publié par barreteau

Pont de l'Archevêché, Paris - octobre 2011


Ecrire un message d'amour, l'afficher publiquement et laisser ainsi une trace tangible et durable de l'amour que se portent deux êtres; voilà un exercice que les humains pratiquent depuis la nuit des temps.

Les empreintes de mains d'hommes et de femmes préhistoriques sur les parois des grottes de Lascaux ou d'Altamira en sont peut-être les premiers exemples. Des graffitis "amoureux" ont aussi été retrouvés sur les murs de Pompéi ou d'Herculanum.

Et depuis, l'on en trouve partout: à la campagne, gravés dans l'écorce des arbres, mais aussi à la ville sur les murs, les monuments: "Jules aime Margot", "P+M, pour toujours" …
Dans les années 30, le grand Brassaï s'est intéressé au sujet et nous en a livré de magnifiques clichés.


A Vérone, la ville par excellence des amoureux, les murs de la maison de Roméo et Juliette sont couverts de messages d'amour qui, au fil des ans, se superposent. Il en va de même à Paris, au Père Lachaise sur la tombe d'Oscar Wilde …

Puis le rite évolue, à Rome le message amoureux devient gestuel: on jette ensemble, dans la fontaine de Trévi, une pièce par-dessus son épaule.

Dans les années 1970, le tatouage déborde le rite tribal pour devenir un élément de la sociologie du corps humain. Le corps devient le support à vie d'un message indélébile, et les tatouages "amoureux" ne sont pas en reste.

L'affaire prend désormais une tournure beaucoup plus mercantile, signe de l'époque où nous vivons car, venus on ne sait trop d'où, arrivent les cadenas d'amour, "the lovelocks" …
Partout en Europe ce marché est maintenant florissant. Sur le web, on trouve des vendeurs de cadenas spécialisés dans le créneau, des graveurs de messages sur l'objet en question, … et même des sites d'e-cadenas !

A Paris c'est d'abord le pont des Arts, puis le pont de l'Archevêché et maintenant pratiquement tous les ponts, où un accrochage est possible, qui ont été pris d'assaut par des hordes de cadenas de toutes formes et de toutes couleurs sur lesquels des mots d'amour sont inscrits dans toutes les langues du monde. Les clés ont bien sûr été solennellement jetées à la Seine.

Mais ce "business" n'est pas sans poser des questions: le phénomène ne nuit-il pas à l'esthétisme de la ville … ?  Pour préserver le patrimoine, ne devrait-on pas enlever ces cadenas ?

Du côté de la Mairie, pour l'instant, le discours est plutôt à l'apaisement: "on laisse la chose se dérouler", car la saturation des rambardes des ponts de Paris est pour bientôt.
Cependant certains imaginent déjà qu'une fois cette limite atteinte, l'on installe des sortes d'arbres métalliques dans la capitale pour accueillir toujours plus de preuves d'amour … !



>> Chez "Roméo & Juliette".

>> Sur la tombe d'Oscar Wilde, au Père Lachaise.

>> Graffitis amoureux, vus par Brassaï.

 

 

 

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