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PARISPERDU

Dans ma bibliothèque.

28 Septembre 2012, 09:44am

Publié par barreteau


Dans ma bibliothèque, il ya bien sûr un rayon photo: une étagère entière dédiée aux ouvrages de quelques uns des maîtres de la photographie. Là se trouvent les images de ceux qui m'ont montré le chemin qui m'a conduit jusqu'à "Parisperdu".
 

Parmi ceux-là, deux ont eu pour moi un rôle important car ils ont su capturer, chacun à leur époque, le Paris que j'aime: celui des petites gens et des quartiers modestes.

Ce sont Eugène Atget et Willy Ronis, deux photographes de la vie quotidienne, de ce que l'on voit en circulant dans la ville, simplement, sans but particulier.

Atget est l'ancien, celui d'un autre temps, avec d'autres techniques, mais sa constance, son obstination à arpenter Paris, dans ses moindres recoins est tout à fait remarquable.

Quand à Ronis, il est si proche de moi que j'ai encore parfois du mal à me convaincre qu'il nous a définitivement quitté et qu'il ne me sera plus possible de lui rendre visite rue de Lagny.

Mais de ces deux "géants",  il me reste leurs images, toujours disponibles, à portée de main … dans ma bibliothèque.


 

>> Atget, sur Parisperdu.


>> Ronis sur Parisperdu
 

 

 

 

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Itinéraires Bis.

24 Septembre 2012, 09:26am

Publié par barreteau

198 rue d'Aubervilliers - Paris 19ème

De Belleville à la Villette, glissez à travers le 19e arrondissement qui vous dévoile d'étonnants contrastes. Les tours, les cités et les villas, les berges du canal défilent sous vos yeux, sans grande logique, comme dans un grand tourbillon ! C'est une sorte d'itinéraire Bis qui vous mène aux confins de la cité.

Vous arrivez en effet, à la marge de la marge, à l'extrême extrémité de Paris. C'est un Paris peu urbanisé, une sorte de zone technique de la cité que vous allez pouvoir ici explorer.

Au 198 de la rue d'Aubervilliers, malgré les palissades, vous pouvez encore aujourd'hui accéder à cette immense cour où les services de la Propreté de Paris stockent les bennes en transit vers les décharges de la grande banlieue.

L'atmosphère n'y est pas folichonne, et l'on se sent à des années lumières de la capitale, de son urbanité, du faste de ses avenues et de ses monuments … Pourtant aucun doute, ici c'est aussi Paris.
Bonne promenade sur notre itinéraire Bis !


>> Lire aussi sur Parisperdu : "Ici Paris n'est plus le même ..."

>> Lire aussi sur Parisperdu: "Flandre, morne plaine de Paris".

 

 

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Belleville de haut en bas.

20 Septembre 2012, 09:39am

Publié par barreteau

Cour du 36 rue de Ménilmontant Paris 20ème


En descendant la colline à partir du Haut-Belleville, cet ancien village paisible et convivial, vous atterrissez au Bas-Belleville, le quartier populaire et animé d’Edith Piaf et de Maurice Chevalier.

Là d'insoupçonnées richesses vous attendent : des cours cachées, des ateliers et des industries reconvertis, des impasses et des ruelles secrètes, habitées par des populations bigarrées et frondeuses.
N'hésitez pas à pousser quelques portes et laissez-vous charmer par les cours, les jardins et les ateliers d’artistes qui semblent n'avoir rien perdu de leur âme éternellement bellevilloise.

Mais cet environnement de charme reste fragile car la rénovation urbaine du Bas Belleville engagée dans les années 90, un temps arrêtée, se poursuit désormais insidieusement par micro-îlots.
Et les "indigènes" chassés par l'envolée des prix doivent se loger loin, très loin de leur lieu de travail. Perte de temps et d'énergie: vous parliez de Grenelle de l'Environnement, puis ... de Conférence environnementale ?


Pire encore, derrière les néons des restaurants, les petites boutiques bruyantes et les tables accueillantes des cafés de la rue de Belleville, où les bobos s'efforcent de retrouver le Paris rêvé de Mistinguett et de Ménilmuche, l'image d'Epinal d'un quartier multiculturel et ouvert commence à se fissurer. Et, quand la nuit tombe sur le Belleville des ruelles et des places désertes, la tension monte brusquement.

Belleville de haut en bas, de bas en haut, sans dessus dessous … ne serait-il pas en train d'aborder la culbute fatale ?


>> Dans la jungle de Belleville.

>> Belleville de la déliquescence à la délinquance.

>> La rénovation du Bas-Belleville.

>> La "Bellevilleuse" se recentre sur le quartier de Belleville …

 

 

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Ni pub, ni soumise.

16 Septembre 2012, 11:27am

Publié par barreteau


La rue Oberkampf est une rue-faubourg de l’Est parisien, c'est-à-dire une voie qui va du centre vers l'une des portes de la ville. Autrefois simple rue commerçante, la rue Oberkampf est devenue - dans les années 1990 - un haut lieu de la "branchitude" parisienne.

L'artère a connu un grand chambardement à la fois dans la typologie des lieux et dans la sociologie des gens habitant ou fréquentant le quartier. De nombreux cafés et restaurants, des bars, des boîtes de nuit et des salles de concert ont été ouverts dans cette rue, et … les anciens ateliers ont été reconvertis en galeries d’art ou en bureaux accueillant architectes, artistes ou designers.

Au 109, on trouve le "Nouveau Casino", installé dans un ancien "rade" parisien, il propose du "concert-clubing", un concept qui fait recette dans le secteur. Temple du rock et antre de l'électro depuis son ouverture en 2001, le "Nouveau Casino" fait la part belle aux nouveautés, à la découverte, et aussi à la marginalité, qualité essentielle de ce terrain de jeux pour créatifs de toutes sortes … qu'est devenu le 11ème arrondissement.

Sur le pignon ouest de l'établissement s'étalait, il y a encore peu, un immense panneau publicitaire. Au rythme des campagnes promotionnelles, ce sont les produits de beauté "Eclair de Clarins", les soutiens-gorge "Aubade" ou le saucisson "Cochonou" … qui s'affichaient ici. Bref, pas forcement de quoi plaire à la direction du "concert-clubing" mitoyen qui, un jour n'en pouvant plus … a adopté une attitude "ni pub, ni soumise" et a placardé son propre message … Enfin "propre" si l'on peut dire … car un grapheur a jugé utile de compléter le message par : "Oui, c'est vrai, on sent la mer … d'ici" !!!!


>> Dans la "jungle" des panneaux publicitaires.

>> Chez Justine.

 

 

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Paris à Visa pour l'image.

12 Septembre 2012, 10:30am

Publié par barreteau

A  Perpignan, hier …


Comme chaque année à pareille époque, "VISA pour l'image" nous donne à voir le monde tel qu'il est aujourd'hui, avec ses conflits, ses crises, ses mœurs, sa misère … son humanisme aussi.

Mais, à côté du photojournalisme, une nouvelle écriture photographique, le "web documentaire" a, depuis quelques années, été introduit, à Perpignan.
Et dans ce nouveau genre, c'est un thème plus léger qui a été primé.

"Défense d'afficher" a  en effet pour sujet l’art urbain et se vit comme un parcours sur les traces de graffeurs s’exprimant dans huit villes de la planète.

Paris est l'une d'elles. Et ce n'est pas l'escale la moins originale avec, comme guide, Ludo qui se sert de la lumière des espaces publicitaires des abribus et des grandes enseignes pour détourner subtilement les marques et les transformer en plantes carnivores ou en aliens menaçants.
A voir …



>> "Défense d'afficher, ce que le street art raconte du monde".

>> Le web documentaire, nouvelle écriture photographique.

>> Visa pour l'image":déjà sur Parisperdu.

>> L'art urbain, le street-art sur Parisperdu.


 

 

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Au numéro 1 de la rue de l'Egalité.

8 Septembre 2012, 18:09pm

Publié par barreteau

1 rue de l'Égalité - Paris 19e arrondissement (octobre 2009)


Au numéro 1 de la rue de l'Egalité, sommes-nous encore à Paris ?
Des maisons basses, peu d'animation dans la rue, un air presque pur … on semble se situer bien loin d'une grande métropole !


Il faut dire que ce quartier garde encore, par endroits, des allures de petite ville de province … loin du brouhaha et de l'agitation qui règnent au cœur de la capitale.

Coincé entre deux parcs, entre deux buttes : Chaumont et Chapeau rouge, c'est tout un réseau de petites rues qui ici respirent la quiétude. Trois rues en particulier sont bien tranquilles.

Elles dessinent une étoile : Fraternité pour la branche du Nord, Liberté pour la branche Ouest et Egalité pour la branche Est.

Ce n'est pas au centre de Paris, ni au cœur des beaux quartiers qu'il faudra donc aller chercher les rues qui portent le triptyque républicain "Liberté, Égalité, Fraternité" … Non, car c'est au fin fond du 19ème arrondissement, à la périphérie de la capitale, dans un quartier encore populaire … que l'on trouvera les trois rues, reprenant dans leur appellation la fameuse devise …

Sans doute faut-il y voir un clin d'œil à la Commune de Paris qui, il y a 140 ans, livra tout près d'ci ses derniers combats … avant que tout ce secteur ne retombe dans le calme et l'anonymat.


>> On l'appelle aussi " Mouzaïa".

 

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Habitations bon marché avec piscine.

4 Septembre 2012, 07:54am

Publié par barreteau

6 rue Hermann Lachapelle - Paris 18ème arrondissement

Cet immeuble a été construit par  Henri Sauvage, un architecte qui s'intéressa au logement social et fonda, en 1903 la Société anonyme de logements hygiéniques à bon marché (HBM).

Il imagina de donner aux immeubles une forme pyramidale, afin d'avoir un "cône d'air et de lumière très ouvert". Cette géométrie était sensée rendre les habitations plus hygiéniques. Car nous sommes à une époque où les problèmes de santé publique se posent avec acuité, la tuberculose fait de grands ravages dans les milieux ouvriers, et ce type d'immeuble doit être une réponse "hygiéniste" à ces questions sanitaires. 

Le concept fut d'abord mis en œuvre en 1912 pour la construction d'un premier immeuble au 26 rue Vavin. L'immeuble de la rue des Amiraux ne sera réalisé qu'en 1926, la première guerre mondiale aura grandement retardé le projet. C'est donc la deuxième réalisation du système de construction en gradins imaginé par Henri Sauvage et breveté pour en garantir l'exclusivité.

L'immeuble de 7 étages comporte 78 logements et comprend alors un grand espace intérieur, dans lequel l'architecte avait prévu d'installer un cinéma. En 1930, la ville de Paris préféra y loger une piscine.

L'ossature de l'ensemble est entièrement en ciment armé. Les murs extérieurs sont constitués d'un remplissage de briques revêtues de carreaux de céramique "métro". En arrière de cette cloison extérieure se trouve un vide, puis une autre cloison en carreaux de plâtre. Ce procédé à plusieurs avantages : il est plus économique à bâtir qu'un mur plein, il renforce l'isolation, et surtout, en allégeant le poids du bâtiment, il permet une faible profondeur des fondations. Ce qui explique que l'architecte ait logé les caves aux troisième et quatrième étages de l'édifice !

Mais le concept ne sera pas développé plus avant car les promoteurs seront vite hostiles à ce type d'architecture. Cette hostilité est due au fait que la construction en gradin diminue le nombre d'appartements pouvant être construit sur la parcelle.
Par ailleurs, les réalisations de "Vavin" et des "Amiraux" vont montrer que la réponse "hygiéniste" de ce type de structure n'est pas aussi efficiente qu'elle paraissait a priori.


>> Qui est Henri Sauvage ?

>>  Même concept pour l'immeuble du 26 rue Vavin.

>> Les "deux gradins" d'Henri Sauvage.

>> Aller à la piscine des Amiraux.

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Lovelocks.

31 Août 2012, 09:55am

Publié par barreteau

Pont de l'Archevêché, Paris - octobre 2011


Ecrire un message d'amour, l'afficher publiquement et laisser ainsi une trace tangible et durable de l'amour que se portent deux êtres; voilà un exercice que les humains pratiquent depuis la nuit des temps.

Les empreintes de mains d'hommes et de femmes préhistoriques sur les parois des grottes de Lascaux ou d'Altamira en sont peut-être les premiers exemples. Des graffitis "amoureux" ont aussi été retrouvés sur les murs de Pompéi ou d'Herculanum.

Et depuis, l'on en trouve partout: à la campagne, gravés dans l'écorce des arbres, mais aussi à la ville sur les murs, les monuments: "Jules aime Margot", "P+M, pour toujours" …
Dans les années 30, le grand Brassaï s'est intéressé au sujet et nous en a livré de magnifiques clichés.


A Vérone, la ville par excellence des amoureux, les murs de la maison de Roméo et Juliette sont couverts de messages d'amour qui, au fil des ans, se superposent. Il en va de même à Paris, au Père Lachaise sur la tombe d'Oscar Wilde …

Puis le rite évolue, à Rome le message amoureux devient gestuel: on jette ensemble, dans la fontaine de Trévi, une pièce par-dessus son épaule.

Dans les années 1970, le tatouage déborde le rite tribal pour devenir un élément de la sociologie du corps humain. Le corps devient le support à vie d'un message indélébile, et les tatouages "amoureux" ne sont pas en reste.

L'affaire prend désormais une tournure beaucoup plus mercantile, signe de l'époque où nous vivons car, venus on ne sait trop d'où, arrivent les cadenas d'amour, "the lovelocks"
Partout en Europe ce marché est maintenant florissant. Sur le web, on trouve des vendeurs de cadenas spécialisés dans le créneau, des graveurs de messages sur l'objet en question, … et même des sites d'e-cadenas !

A Paris c'est d'abord le pont des Arts, puis le pont de l'Archevêché et maintenant pratiquement tous les ponts, où un accrochage est possible, qui ont été pris d'assaut par des hordes de cadenas de toutes formes et de toutes couleurs sur lesquels des mots d'amour sont inscrits dans toutes les langues du monde. Les clés ont bien sûr été solennellement jetées à la Seine.

Mais ce "business" n'est pas sans poser des questions: le phénomène ne nuit-il pas à l'esthétisme de la ville … ?  Pour préserver le patrimoine, ne devrait-on pas enlever ces cadenas ?

Du côté de la Mairie, pour l'instant, le discours est plutôt à l'apaisement: "on laisse la chose se dérouler", car la saturation des rambardes des ponts de Paris est pour bientôt.
Cependant certains imaginent déjà qu'une fois cette limite atteinte, l'on installe des sortes d'arbres métalliques dans la capitale pour accueillir toujours plus de preuves d'amour … !



>> Chez "Roméo & Juliette".

>> Sur la tombe d'Oscar Wilde, au Père Lachaise.

>> Graffitis amoureux, vus par Brassaï.

 

 

 

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En, Pyrénées-Orientales: un hameau abandonné.

27 Août 2012, 10:04am

Publié par barreteau

Dans ses billets intitulés "Démolition des murs ... démolition des vies" , Parisperdu a montré comment la volonté de certains avait eu raison de quartiers entiers de Paris. Parfois cette "rage de destruction" n'est pas le fait des hommes mais celui d'un tragique destin qui s'acharne sur certains lieux de vie.
Dans le sud de la France, après Perillos, un village perdu des Corbières, après Celles
un village ruiné et dévitalisé au terme d'une longue épopée; après Comes un village abandonné suite aux terribles périodes de sécheresse des années 20; après Flassa, un autre village abandonné qui gît, posé sur la pente ... dans un paysage magnifique...
Parisperdu a visité le village d'En. (Prononcer "N").

Chaque village perdu porte les ruines de notre mémoire.



Au départ de Nyer, le sentier pierreux est abrupt, direct, sans concession pour le marcheur. Un panneau en bois indique: "En : 30 minutes". Il en faudra bien plus pour apercevoir les premières maisons ruinées de ce village perdu.

En (Prononcer "N") s'est peu à peu désertifié, un abandon progressif: d'abord par manque d'eau, puis par l'attrait de la riche plaine, vue comme un remède à la pauvreté qui régnait ici depuis la fermeture des mines de fer d'Escaro qui assuraient un salaire aux familles de la région.

A son apogée, au début du XIXème, 65 habitants vivaient au hameau. Mais entre les deux guerres, En ne comptait plus que 3 familles, dont les enfants allaient à l'école à Nyer, à pied.

Puis, en 1955, le village est définitivement abandonné, les derniers habitants descendent habiter Nyer. Les herbes envahissent alors rapidement les anciennes cultures, et beaucoup de maisons vont s'écrouler. Une communauté de hippies squattera les lieux dans les années 70, laissant après son départ, un champ de ruines et de détritus. 


Deux natifs du village de Nyer ont entrepris de restaurer des maisons, l'un a terminé son ouvrage, l'autre en a encore pour deux ans. La grande bergerie aussi devrait être reconstruite.

Mais pour autant, le village n'est pas prêt à reprendre vie car, depuis le départ des derniers habitants, les conditions de vie se sont durcies à En.
Plus d'électricité, la ligne en 110 volts a été coupée il y a bien longtemps. Plus d'eau non plus, car la source qui approvisionnait chichement le village a été détournée, plus haut vers un réservoir anti-incendie. Aussi le lavoir, pourtant parfaitement restauré, reste aujourd'hui désespérément à sec.
Seuls des troupeaux de bovins font une étape dans les rues du hameau et les prés alentours, avant et après la période estivale, laissant derrière eux une multitude de bouses qui finissent par sécher au soleil …


Mais, légèrement à l'écart, seule, isolée dans un grand pré jauni, perchée sur son promontoire, reste le joyau du village: l’église romane Saint Just et Saint Pasteur du XIIe siècle, avec sa nef unique, son abside semi-circulaire et son mur clocher.

Ici, près du sanctuaire, comme dans le village abandonné, les dernières traces humaines se font rares: seuls les restes de trois tombes anonymes émergent du terre-plein du petit cimetière …



>> L’église Saint Just et Saint Pasteur d'En, le joyau du village.

>> Balade dans le village d'En.

 

 

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Insalubres .

22 Juillet 2012, 10:43am

Publié par barreteau

Immeubles délabrés,  rue de la Mare - Paris 20ème (mai 1997)


Il y a dix ans, un recensement dénombrait 998 habitations à risque dans la capitale, autant de logements présentant un danger pour leurs occupants. Un sinistre inventaire, quartier par quartier, rue par rue, adresse par adresse. Un document qui reflète la face sombre de la Ville lumière.

Ce catalogue de la misère, dressé en 2002, comprend deux catégories de logements: les dégradés et les insalubres.
Les premiers, au nombre de 386 immeubles vétustes, ont été examinés, expertisés par l'OAHD (Office d'amélioration de l'habitat dégradé). Aujourd'hui, la quasi-totalité d'entre-eux ont connus, après des travaux de première urgence, des opérations de rénovation et, pour ceux-ci, le résultat de l'action menée est satisfaisant.


Il n'en va pas été de même pour la seconde catégorie, celle des immeubles les plus délabrés, souvent insalubres. Ceux-là ont été confiés à la Société immobilière d'économie mixte de la ville de Paris (Siemp), une émanation de la municipalité, qui a vite été embouteillée par les quelques 600 dossiers, essentiellement situés dans le quart nord-est de la capitale. Fin 2011, seulement près de la moitié de ces "taudis" avait été réhabilités.
Mais plus de 300 autres restent en souffrance car beaucoup d'appartements n'appartiennent pas à la Siemp; certains sont entre les mains de propriétaires privés, qui n'ont pas toujours les moyens d'entreprendre la restauration nécessaire, voire la refusent. Dans ce cas, la ville peut recourir à une procédure de rachat ou d'expropriation mais ces actions sont longues et n'aboutissent pas toujours.

Quoiqu'il en soit, la municipalité actuelle s'est engagée à "traiter" l'ensemble de ces immeubles d'ici à la fin de la mandature.

Rendez-vous donc en 2014 …


>> A la limite de l'irréel …

>> Marchand de sommeil.

 

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L'intemporel Passage Boudin ...

18 Juillet 2012, 10:22am

Publié par barreteau

Passage Boudin - Paris 20ème (Juin 1996).


C'est un passage discret comme il en existe beaucoup dans Paris et plus particulièrement dans  cet arrondissement de la capitale, numériquement le dernier mais le premier dans le cœur de Parisperdu.

Le passage Boudin figure dans le "Belleville-Ménilmontant" de Willy Ronis, très précisément en 32ème position de la liste des rues où furent prises les photographies qui composent cet ouvrage.

Oh bien sûr cette photo ne fait pas partie des plus célèbres, ni des mieux "léchées" parmi les 88 images du mythique livre de Ronis. Mais on reconnaît, là-encore, la patte de Willy: son sens de la mise en perspective des différents plans de l'image et du choix de l'heure de la prise de vue pour tirer le meilleur parti des ombres. L'ombre de la cheminée sur le mur concave de gauche illustre à merveille ce dernier point.

Le passage a peu changé depuis l'époque de la "photo N° 32", aussi quelque 40 ans plus tard, je n'ai eu aucune difficulté à retrouver l'endroit exact. Les pavés sont inchangés, les murs presque les mêmes …
Bien sûr, je n'ai pas retrouvé la ménagère qui tire son caddie. Mais à sa place, en ce milieu d'après-midi, un homme revient de ses courses. Il rentre chez lui d'un pas soutenu. Pourtant, ce jeudi-là, il avait du temps pour son shopping puisque sur son sac il est écrit: "NOCTURNES tous les JEUDIS: 22 heures".

Ainsi coule doucement la vie dans l'intemporel Passage Boudin ….


>> Willy Ronis était déjà passé par là …

 

 




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Jardins partagés, du nord au sud.

14 Juillet 2012, 11:20am

Publié par barreteau

"Le jardin nomade" (Photo du haut) et "Le jardin du Ruisseau" (Photo du bas)

Avoir son jardin à Paris ? C'est un luxe que certains peuvent toucher du doigt depuis le lancement des "jardins partagés".
Du nord au sud de la capitale, il y a aujourd'hui, 66 jardins partagés, mais pour ceux-ci, rien n'est jamais définitif car souvent, ils doivent déménager au fil des restructurations immobilières des quartiers …
Alors le jardin partagé, ne serait-il pas plutôt un " jardin nomade" ?

C'est ce qu'a dû penser Roselyne Domange, la responsable d'un tel jardin, rue Charles Delescluze dans le 11ème arrondissement, à deux pas de la place de la Bastille. Car c'est le nom qu'elle a choisi pour son jardin.

Le "Jardin nomade" de Roselyne, compte près de 300 membres. Tous viennent ici pour mettre les mains dans la terre, juste pour le plaisir. Ils doivent dans un premier temps se contenter de parcelles communes, puis quand ils ont fait leurs preuves, ils peuvent obtenir un espace individuel, en totale liberté de jardinage, … mais attention : un mètre carré seulement, pas plus !

Plus au nord, il est un autre jardin partagé qui semble insensible au nomadisme: c'est "le jardin du Ruisseau". Car ici, tant que la voie ferrée de la petite ceinture ne sera pas remise en service, le jardin pourra se sédentariser.
A côté de la gare Ornano, tout près de la Porte de Clignancourt, le jardin  s'étale sur 500 mètres de quais, et s'agrippe aux talus abrupts de l'ancienne voie ferrée.

L'association "Les Amis des Jardins du Ruisseau" gère le lieu en poursuivant une double action : pédagogique pour un public enfant et associative avec les adultes.
Le Jardin du Ruisseau qui a été, à Paris, l'un des précurseurs des "jardins partagés" accueille fruits, légumes, fleurs et même … un apiculteur qui y vend son miel !

Et, comme le concluait le Candide de Voltaire, "il faut cultiver notre jardin"… même à Paris.


>> "Le jardin nomade", en savoir plus.

>> Visiter "Le jardin du Ruisseau".

>> Carte interactive des jardins partagés parisiens.

>> Aussi sur Parisperdu: "Plus belle la ville …"

 

 

  

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Décryptage à Jussieu.

10 Juillet 2012, 10:03am

Publié par barreteau

Déchiffrage des cryptogrammes de Jussieu. Montage Photo: © Gérard Sainsaulieu


Il ya bientôt 3 ans, le 25 novembre 2009, nous lancions, ici même, un appel pour le déchiffrage des cryptogrammes qui "ornent" les tours de Jussieu.

C'est la mairie de Paris qui, dans ses archives, avait la réponse et c'est Gérard Sainsaulieu, un fidèle de Parisperdu qui a pu - avec le concours d'Anne Hidalgo, excusez du peu - décrypter les fameux cryptogrammes de Jussieu .

Nous étions sur la bonne voie : "On assassine à Paris …" mais la transcription totale demandait encore beaucoup d'efforts.
La voici donc :

ON

ASSASSINE

A PARIS

EN 1 AN

PLUS

DE 150

ASSASSINATS

RACISTES.

HALTE

AUX CRIMES

RACISTES ET

FACISTES.

POUR BRISER

LE SILENCE

TOUS DANS

LA RUE

LE 25/2

METRO

CHARONNE

18 H 30


Voilà donc une énigme résolue grâce aux fidèles de Parisperdu. Merci à eux.


>> Voir aussi: Cryptogrammes à Jussieu.

 

 

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Les puritains chez André Gide.

6 Juillet 2012, 10:52am

Publié par barreteau

29,  rue André Gide - 75015 Paris (Juin 2010)

Rue André Gide, dans le 15ème arrondissement, vous ne pouviez manquer ce grand panneau publicitaire. C'est en effet, une image "format XXL" des Présidents américains du mont Rushmore … qui,  il y a peu encore, s'étalait-là.

Il faut reconnaître que voilà une compagnie bien incongrue pour l'écrivain français, récipiendaire du prix Nobel de littérature en 1947. Car Gide, qui a toujours assumé son homosexualité, se trouve ainsi confronté à la fine fleur du puritanisme américain.
George Washington, Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt ou Abraham Lincoln (de gauche à droite sur la photo) n'étaient en effet pas connus pour apprécier particulièrement les "gays" !

Est-ce pour cette raison que le publicitaire leur fait à chacun tenir une rose à la bouche … ?
Pas si sûr.
"Nom d'un bourbon" aurait dit le capitaine Haddock.
"Four roses, I presume" ?


>> Plus sur André Gide …


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L'avenir du vieux Paris.

2 Juillet 2012, 10:16am

Publié par barreteau

 

Quartier de Ménilmontant - Paris 20ème (1994)

 

Un ami me demandait récemment si je voyais un avenir au vieux Paris ?
La question est délicate car il y a bien sûr des matins où je me demande si je ne fais pas parti d'une espèce en voie de disparition. Mais je suis optimiste de nature et optimiste aussi parce que l'accès à la culture change énormément ces temps-ci.

Nous disposons en effet maintenant de nouveaux médias, de nouvelles façons d'appréhender le patrimoine, et personne ne peut dire où cela va nous mener. Est-ce que l'interactivité que permet la technologie va dans le bon sens, ou pas ? On verra bien.

Il y a donc des avantages mais il y aussi un revers à la médaille. Car l'offre d'informations est trop large et les jeunes manquent de repères. Notre société de l'instantané oublie que l'Histoire permet de comprendre le présent. Tout est noyé dans une disponibilité globale et immédiate. L'actualité nous submerge ...

C'est pourquoi le secours de quelques éclaireurs est plus fondamental que jamais. Il faut pouvoir dire que l'édifice de l'Opéra Garnier prime celui de Bastille, que les pavillons Baltard étaient mieux que le vide de Châtelet-Les Halles …

Je développe ce photo-blog sur Paris depuis plus de 6 ans, mais je me rends compte qu'il reste encore beaucoup de chemin à faire pour éclairer l'avenir du vieux Paris, du Paris disparu, perdu … afin qu'il ne soit pas à jamais effacé de nos mémoires.



>> Accéder aux applications Smartphone de "Ma ville avant".

 

 

 

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