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PARISPERDU

Derniers jours pour les cours artisanales des Lyanes.

9 Avril 2013, 14:57pm

Publié par barreteau

Atelier de Découpe/Emboutissage J. Boquet au 6-10 rue des Lyanes Paris 20ème (juin 1995)

Je parcours un coin particulièrement reculé de la capitale: rue des Prairies, rue Leuck-Mathieu, rue de la Cour-des-Noues …
Aucune lueur ne filtre des parpaings mal joints qui murent toutes les ouvertures des dernières maisons individuelles de ces rues. On bouche la bouche et les yeux des maisons avant de les tuer.


Au 6-10 rue des Lyanes, et aussi Villa de Lyanes, dans une succession de cours encore à demi rustiques, bordées de vieux appentis en bois, on s'affaire à récupérer outils et outillages, à démonter quelques éléments des façades des ateliers dans l'optique plus que probable de leur prochaine démolition.

Déjà, au bout de la rue, c'est toute une partie du quartier qui a été reconstruit, conçu par des urbanistes pour leur honte et l'exécration de leur mémoire …!



>> Voir aussi sur Parisperdu: "Des fenêtres semblables à des yeux sans pensée".

>> Ce monde n'a pas totalement disparu.

 

 

 

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Là aussi les rectifieurs s'activent.

5 Avril 2013, 10:01am

Publié par barreteau

6 rue Gasnier-Guy, Paris 20ème (juin 1997)  

Dans ce secteur, ce ne sont que d'étroites façades, qui font les rues pareilles à des alignements de piquets. Mais déjà la rue des Amandiers a été complètement rectifiée et dans la rue Gasnier-Guy sa voisine, d'autres rectifieurs s'activent à rattraper le temps perdu … pour achever leur misérable entreprise de défigurement de Paris. 

On ne m'enlèvera pas de l'idée qu'on aurait pu retaper les anciennes façades, consolider ces murs, mais sous des prétextes d'hygiène et de confort, au lieu de laisser les gens libres d'élaborer leur coquille, on les entasse dans des casiers où, après une période de latence due à l'anesthésie qu'un bien-être tout relatif procure, on s'étonne de les voir devenir apathiquement ou hystériquement fous ...


>> Démolition de la rue Gasnier-Guy, rue symbole de Parisperdu.

 

 

 

 

 

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Balade au réservoir de Ménilmontant .

31 Mars 2013, 09:25am

Publié par barreteau

Réservoir de Ménilmontant, rue du Surmelin - Paris 20ème.

Par la rue de la Justice, je débouche sur le réservoir d'eau de Ménilmontant. Je sens que c'est un point culminant. Je le sens parce que je n'ai pas cessé de monter depuis la place Gambetta et que soudain un souffle m'aspire vers ce lieu.

En dépit de sa position au sommet de la pente, le terrain herbeux de ce réservoir sous-terrain ne laisse rien voir de la capitale étendue par-dessous.
Il n'y a peut-être pas de capitale.
Il n'y a peut-être que cet enclos suspendu dans ce gris si typique du ciel d'Ile de France.


>> Et en-dessous, c'est comment ?

 

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Avant le vélib'.

26 Mars 2013, 11:56am

Publié par barreteau

Vélos au fond d'une cour, 18 rue de Belleville - Paris 20ème (juin 1996)

A cette époque, le vélo n'avait pratiquement pas droit de cité dans Paris. Parcourir la capitale à bicyclette n'était guère imaginable et surtout très risqué, vu le peu de cas que l'automobiliste portait au cycliste qui osait s'aventurer sur "sa" route.

Laisser son "engin" dans la rue était aussi d'une inconscience folle car alors, votre bien pouvait disparaitre en un clin d'œil.
Aussi un jour d'été, ai-je découvert ces vélos bien cachés au fond d'une cour de la rue de Belleville. Pour accéder à l'endroit où ils stationnaient, il fallait traverser pas moins de trois arrière-cours en enfilade, descendre une volée d'escaliers et atteindre une petite remise à l'extrémité d'une ultime courette.

Aujourd'hui, le phénomène Vélib' est partout. A chaque coin de rues, de places, de bouches de métro …les vélos gris sont là, exposés au vu et au su de tous, en libre service.
On en rencontre même des groupes conséquents, pédalant de concert un peu comme à Pékin en un temps pas si lointain. Maintenant ce sont plutôt des hordes de voitures rutilantes qui envahissent les rues de Shanghai ou de Pékin, alors qu'à Paris on est retourné à la bicyclette !
C'est dire si les temps ont bien changé …



>> Vélib’ : un succès ternis par des problèmes récurrents.

 

 

 

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Désintégration de la vie humaine.

22 Mars 2013, 12:34pm

Publié par barreteau

Angle rue de la Cloche et rue Westermann - Paris 20ème.

Ce billet est un témoignage sur un lieu qui n'existe plus, car après avoir expulsé tous les habitants de ce secteur, la Ville a fait démolir les immeubles, tous les immeubles …
Il s'agissait, encore et toujours, d'effacer les traces les plus criantes de pauvreté dans la capitale.


Les quelques familles qui vivaient là, subsistaient tant bien que mal dans cette quasi-friche qui constituait un îlot à la fois au cœur et à la marge de ce quartier du 20ème arrondissement. En quelques mois, elles ont vu leur vie se désintégrer.

Un peu partout dans le monde, l'embourgeoisement des centres urbains est devenu un phénomène récurrent. La transformation des centres des villes - appelés à devenir, grâce à leur attrait et à leur potentiel économique, des lieux de résidence coûteux et à la mode - chasse les habitants modestes de leurs quartiers. Des familles entières voient alors leur destin totalement bouleversé. Mais qui s'en soucit … ?


>> Le secteur Cloche/Voulze/Westermann, déjà sur Parisperdu.

 

 

 

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La Halle Freyssinet à nouveau menacée.

18 Mars 2013, 09:21am

Publié par barreteau

La halle de Freyssinet (Paris 13ème) en 2005, époque où elle accueillait encore le centre de fret de la SERNAM.

Le combat pour la survie de la Halle Freyssinet que l'on croyait enfin gagné, risque de repartir de plus belle à la suite de nouvelles prises de positions de la mairie de Paris. La ville a en effet récemment demandé que la Halle soit désinscrite de l'inventaire supplémentaire des monuments historiques !

Dans quel but ? Sans aucun doute pour avoir la libre disposition des terrains, car maintenant que la SNCF a accepté le principe de vendre la Halle à la Mairie de Paris, cette dernière demande rien de moins que la destruction de six des trente travées qui la composent (quatre d’un côté, deux de l’autre). Un peu comme si l’on amputait une église dans le sens de la longueur !

Pourtant aujourd'hui, il reste peu de chose du patrimoine de Freyssinet, génie du béton dans les années 30. Ses halles de Reims ont été sauvées in extremis en 1992, mais beaucoup d'autres ouvrages ont été détruits. Dernièrement encore, une usine dans le sud de l'Ile de France a purement et simplement été rasée. A Paris, dans le 13ème arrondissement, la Halle Freyssinet était l'un des derniers symboles d'un Paris ouvrier. Mais qu'en reste-t-il aujourd'hui, on ne reconnaît rien …

La désinscription, relève maintenant de l’État. La décision n’est pour l’instant pas rendue, le pouvoir politique étant partagé entre attentisme et risque de perte de crédibilité car il faut bien dire que la gestion de ce dossier est - comment dire ça poliment ? - un désastre.


>> "4 d'un côté, 2 de l'autre …" : c'est le projet de double amputation de la halle Freyssinet !

>> Les halles de Reims.

>> La Halle Freyssinet devient très tendance.

>> Rue Louise Weiss.

 

 

 

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Du côté de Masséna et de la rue Watt.

13 Mars 2013, 09:04am

Publié par barreteau

La gare du boulevard Massena en mars 2012 (Paris 13ème)

J'aimais bien la façade ocre rouge de la station Masséna, avec le petit cartouche indiquant tout en haut "Chemin de fer", et à l'intérieur ses volées de marches assez monumentales. Le calme qui régnait aux environs de cette gare était trompeur quant à son avenir. Elle ne tarda pas, en effet, à subir les contrecoups des grands chamboulements qu'ont connus les abords d'Austerlitz.

Un temps reconverti en station "Boulevard Masséna" du RER C, les trains ont fini par déserter les lieux et, après avoir été abondamment squattée et outrageusement maquillée, la gare est désormais en piteux état.

Il y a peu de chance qu'elle conserve son caractère unique de terminus de campagne, dans son impasse, sous ses arbres qui autrefois cachaient sa passerelle de correspondance et ses quais un peu aériens.

La Ville de Paris qui a acheté le bâtiment à la SNCF souhaite désormais le convertir en un lieu dédié aux "Arts de la rue, du cirque et de la marionnette" …, mais le financement n'est pas bouclé et le projet traine.

Un peu plus loin, c'est une rue que sa nullité même avait fini par rendre célèbre. Il y a encore une vingtaine d'années, dans la rue Watt, au-delà des tabliers des ponts qui  recouvrent et obscurcissent presque la moitié de cette rue, il y avait encore quelques maisons dont les habitants devaient avoir les nerfs solides et de gros chiens.

Il n'y maintenant ici plus trace de vie entre les blocs vitrés de bureaux neufs et la rampe qui monte sur les voies. C'est interdit, mais c'est ouvert. Je monte. Le plateau ferroviaire est immense, beaucoup plus que ce que j'imaginais. Beaucoup plus que lorsque je l'observais depuis le viaduc de Tolbiac, maintenant détruit. C'est sans doute le fait d'être au niveau des rails. Des rails où rien ne roule.

Tout près, rescapée de la démolition systématique du secteur, l'usine de la Compagnie Parisienne de l'Air Comprimé a fière allure, avec sa haute cheminée et son hall vitré où vient se refléter le soleil couchant.
Les restes ferroviaires et industriels du vieux 13ème ont encore de la gueule !



>> La passerelle du samouraï.

>> Les "Lieux Retrouvés de Parisperdu" : n°037_Gare Massena

>> Est-ce encore la rue Watt ... ?

>> L'usine de la compagnie parisienne de l'Air comprimé, sur Pariperdu.

 

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Cent photos de légende sur Paris.

8 Mars 2013, 10:46am

Publié par barreteau

Dans la modeste rue de Chazelle (17e), la statue de la Liberté émergeant des ateliers du fondeur Gaget-Gauthier, 1883.
Photo© : Maurice-Louis Branger/ Roger Viollet



"Paris mythique" est un beau-livre, pas trop onéreux. Il vient de sortir en librairie et nous invite, en 100 photos de légende, à une promenade poétique à travers le Paris que nous aimons.

Dans cet ouvrage, les œuvres d'anonymes côtoient les clichés légendaires de la capitale, pris au quotidien ou lors de moments historiques.

Ces photographies, toutes en noir et blanc, dévoilent la ville d'antan avec ses toits, ses bals populaires, les quais de Seine ensoleillés et les trottoirs trempés …

Tous les grands photographes qui ont aimé Paris sont là : Daguerre, Atget, Brassaï, Kertész, Doisneau, Cartier-Bresson, Boubat, Izis, Ronis, Riboud … mais aussi Horvath, William Klein et Man Ray … aucun ne manque pour cette grande rétrospective d’un Paris éternel.

 

>> "Paris mythique", éditions Parigramme, 144 pages, Edition bilingue français-anglais - 9,90 euros

 



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" The place to see before you die "

4 Mars 2013, 09:58am

Publié par barreteau

Bar de la Poste (près du Centre de Tri d'Austerlitz) - rue Bellièvre _Paris 13ème

Je regrette de ne pouvoir boire un verre au bar de la Poste: il est à présent fermé de telle manière qu'il ne rouvrira certainement jamais.

Dans ce quartier, les bars traditionnels ont d'ailleurs tous fermé, les uns après les autres. Puis les petits immeubles où étaient logés ces bistrots ont été rasés pour faire place, dans ce secteur de la ZAC Paris Rive Gauche, à l'édification d'énormes parallélépipèdes de verre et de béton.

Au rez-de-chaussée de ces horreurs, on trouve parfois un établissement censé remplacer le bar disparu. Mais ce ne sont que Fast-food, Lounge-bar avec ou sans DJ, Café chicha ou narghilé, Buddha-bar, Bar à Cocktails, After Work,  Happy Hours et Tapas …

Bref, c'est la course à l'ultime mode, le surf sur la dernière vague. Tout cela certes dans une atmosphère festive mais aussi très superficielle … et bien loin des vieux rades du quartier où le coudoiement au zinc créait du lien social bien réel.

Aujourd'hui, le Lounge bar: "The place to see before you die" te fait penser que tu es dans un lieu important, tout comme Twitter te fait croire que tu es une personnalité, Instagram que tu es un photographe et Facebook que tu as des amis …
Le réveil va être difficile !

 

>> Voir aussi : 19 rue de Bellièvre

 

 

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Impasse Louis Robert

26 Février 2013, 09:21am

Publié par barreteau


Moins connue que la cité Leroy ou la villa de l'Ermitage pourtant toutes proches, l'impasse Louis Robert a su, elle aussi, garder son charme d'antant. Elle est toutefois moins accessible que ses voisines: un portail grillagé, souvent fermé, en barre l'accès au 10bis de la rue de l'Ermitage.
 

Mais, avec ses pavés disjoints et une végétation plus ou moins maîtrisée, l'impasse Louis Robert reste un endroit préservé dans ce 20ème arrondissement qui décidément regorge de petits trésors.

Pourtant fin 2004, la Cité Leroy et ses environs sont voués à la destruction, partout ce ne sont que bâtis dégradés et  ouvertures murées. Le secteur Leroy/Ermitage/Louis Robert ne doit sa survie qu'aux treize années de combat de ses habitants; ils n'ont pas voulu les deux mille logements et les quelques milliers de tonnes de béton qui devaient les submerger ... 



>> Qui êtes-vous Louis Robert ?

>> Accès protégé : "Interdit de jour comme de nuit".

 

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La Forge Royale ne répond plus.

21 Février 2013, 08:28am

Publié par barreteau

23 rue de la Forge Royale, 75011 Paris

Avec tous ces rideaux de fer tirés devant les devantures des petits artisans ou commerçants, avec cette multitude de panonceaux "Locaux disponibles", on comprend vite que le quartier est en pleine mutation.

Au carrefour de la rue Candie, ponctué d'un érable et d'un marronnier, la rue se rétrécit, les immeubles se font plus bas, seuls le restaurant "A la banane ivoirienne" et l'échoppe du  restaurateur de meubles "vernis au tampon"… semblent avoir été toujours là.

Plus loin, un club distillant de la musique arabe et un "brunch-jazz" commencent à redonner un semblant de vie à la rue, peu évident dans la journée car ces établissements n'ouvrent guère avant 22-23 heures.

Il faut dire que dans ce secteur, les enseignes commencent à dater: la Sté Morse-Radio avait son atelier de réparation au 23 de la rue et même si sur son fronton, il est précisé que "le Siège social et le Magasin de vente" sont au 173 rue du Temple … il est évident que la précision est obsolète car, aujourd'hui à l'heure du multiplexage satellitaire, l'activité autour du code morse ne fait plus vivre personne …

Hergé avait écrit "Le Manitoba ne répond plus", ici rue Forge Royale, la "Morse-Radio" ne répond plus non plus …


>> A la Banane ivoirienne

 

 

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Paris comme New-York ... ?

17 Février 2013, 08:19am

Publié par barreteau

La petite ceinture, dans le XXe arrondissement, repensée en parc linéaire.
Projet © Laps Architecture


La promenade plantée parisienne, dans le 12ème arrondissement, aurait servi  de modèle pour  la "High-Line" new-yorkaise, ce parc urbain de Manhattan, aménagé en 2009, sur quelque 2,3 km d'une portion  désaffectée des anciennes voies ferrées aériennes de la Lower West Side Line.

Et voilà que la réalisation américaine inspire maintenant de jeunes architectes parisiens qui proposent un projet de création d'une autre "high-line" dans le 20ème arrondissement. Le serpent se mord la queue !

Voilà comment, ils décrivent leur projet futuriste :"Dans le XXe arrondissement, la petite ceinture - vue depuis la rue Henri-Chevreau - est un terrain abandonné, devenu quasiment invisible, indistinct aux yeux de chacun. Nous avons imaginé de réinvestir cet espace par une réflexion autour de la densification, et ainsi de montrer l'invisible. Notre objectif sera de repenser cet espace et son usage, tout en implantant sur les hauteurs des immeubles, des équipements, des scènes urbaines, des logements… Ainsi, l'ancien tracé formera un parc linéaire, un axe directeur qui constituera un repère de premier plan pour les habitants et les riverains, tant à l'échelle du quartier que de la ville dans son ensemble."

"Montrer l'invisible … en implantant des immeubles sur les hauteurs …"
Rien que ça !
Eh bien, j'espère que ce projet ne verra jamais le jour, Paris est déjà assez défiguré comme ça!


>> La "High-Line" de Manhattan, au dessus de la 20ème rue.

 

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Paris insoupçonné.

13 Février 2013, 09:25am

Publié par barreteau

Impasse Briare (Paris 11ème)

On ne sait plus si c'est une impasse ou un passage. Alors, on s'y engage sans avoir la certitude absolue de déboucher quelque part.

Ayant pénétré par la rue de Rochechouart, vous sortez finalement rue de Maubeuge, après un long parcours dans ce boyau si étroit qu'on ne peut y étendre les deux bras.
C'était donc bien un passage et non une impasse comme mentionnée sur certains plans de la capitale.

Mais me direz-vous, quel intérêt de venir ici, où il n'y a rien à voir, rien à faire ?
C'est toute la fantaisie parisienne des lieux paisibles et discrets, cachés et secrets … qui ne se donnent à voir qu'aux esprits curieux et amoureux d'un Paris insoupçonné.

 

>> Voir aussi : "Passages du nord … au sud".

>> "Bref entretien, rue Miguel Hidalgo"

 

 

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L'école de Willy Ronis.

9 Février 2013, 12:46pm

Publié par barreteau


Le 9 octobre 2010, le collège Musselburg de Champigny-sur-Marne, dans le département du Val de Marne, change de nom et devient le collège Willy Ronis.

Pour célébrer le photographe, les élèves ont choisi un autoportrait de 1955, un photomontage où il brandit une association de deux appareils pour photographier simultanément en noir et blanc et en couleurs. Sous l'immense portrait du hall, les lycéens se pressent pour écouter une évocation de cet homme un peu mystérieux derrière ses appareils.

Pourtant l'homme connaît bien le secteur car, dès 1938, il prend sa première photo sur les bords de Marne. Et Ronis aura toujours une affection particulière pour cette rivière et ses guinguettes qu’il n’a cessé d’immortaliser de son œil tendre et expert  .

Ecoutons le d'ailleurs à ce sujet: "Si je remonte dans le temps, j'avais eu la commande d'un reportage sur les guinguettes. C'est comme ça que je suis allé sur les bords de la Marne avec ma moto, comme ça, au hasard. Quand on ne connait pas le coin, c'est absolument ébouriffant, avec la boucle de la Marne à Champigny. Tout à coup, on traverse, on trouve la Marne, et on ne comprend pas pourquoi ... On sortait de l’Occupation. Il y avait un souffle et un enthousiasme lié à ce que nous avions retrouvé la liberté. Et cela se sentait dans la vie quotidienne, malgré les difficultés ... et en 58, ce n'était pas encore dissipé, on croyait encore à une vie sans souci majeur ".

Aujourd'hui, le Collège Willy Ronis n'a pas - lui non plus - de souci majeur, d'autant qu'il s’est impliqué entièrement dans sa nouvelle identité en s’équipant d’un labo-photo. Une dotation en moyens humains et en matériels qui permettra aux jeunes photographes de s’essayer à cette discipline dans un "atelier d’éducation à l’image" ouvert à tous les élèves du collège.
La relève est peut-être parmi eux…



>> Le collège Musselburg de Champigny-sur-Marne, devenu le collège Willy Ronis.

>> L'autoportrait de 1955, en jaquette de l'ouvrage: "Le siècle de Willy Ronis".

>> Voir aussi sur Parisperdu: "Le Collège Robert Doisneau".

 

 

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9ème arrondissement : l'attirance des lointains mal connus ...

5 Février 2013, 13:47pm

Publié par barreteau

Les rues Milton (à gauche) et de la Tour d'Auvergne (à droite) - Paris 9ème (2009)


Au coin de l'étrange rue Milton et de la rue de la Tour d'Auvergne, je découvre un tunnel qui traverse toute l'épaisseur du seul immeuble assez récent de la rue (années 60, probablement), et qui débouche sur une cour assez spacieuse. Pourquoi étrange ? Parce qu'elle bifurque à cet endroit.

Il existe ainsi dans Paris plus d'une rue que l'on reconnaît aussitôt comme parisienne et d'autres qui semblent extraites d'une ville inconnue.
Pour la rue parisienne des quartiers de l'Est, la déclivité joue souvent un rôle indispensable, tout comme certains décochements ou une absence de style défini pour un grand nombre d'édifices.

Pénétrer dans ces édifices n'est pas simple et parfois je me trouve assez désappointé de ne pouvoir pénétrer nulle part. Toutes ces portes n'obéissent qu'à des codes qu'il faut connaître et, s'y engouffrer sur les talons d'une personne qui le possède, c'est fatalement provoquer des soupçons … ou pire.

Et puis voilà, il arrive que parfois ça fonctionne, c'est-à-dire que le code de ce portail n'était pas encore branché et souvent alors je débouche sur des passages cachés ou des cours insoupçonnées dont cet arrondissement garde encore jalousement le secret.
Aussi souvent mes pas me guident-ils vers ce 9ème arrondissement: sans doute, l'attirance des lointains mal connus …


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