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PARISPERDU
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Quelques traces de la vie provinciale.

1 Juin 2013, 09:30am

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Publié par barreteau

Rue Emile Desvaux - Paris 19ème.

Tout près de la place des Fêtes, juste au dessus, il est un petit quartier de maisons basses regroupées sur deux ou trois rues qui rompt avec le gigantisme bétonnée de la Place.

Ces rues offrent une grande variété de constructions. On a bâti ici sans aucun souci de respecter les normes esthétiques ou les traditions locales. Le caprice personnel s'y est donné libre cours, quoique restreint par le manque d'espace, la limitation des ressources ou de sa propre imagination. Ces trois contraintes ont eu pourtant des résultats positifs. Combinées, celles-ci engendrent une sorte de non-style qui trouve sa cohérence dans une rupture continuelle des formes, du ton.
Ici l'on improvise, mais chacun sur son thème et sans écouter le voisin.
On comprend que j'adore cette petite cacophonie, et je voudrais dire pourquoi.

C'est d'abord parce qu'elle est tout le contraire de ce qui progressivement l'élimine et la remplace: l'autre non-style d'une architecture de l'efficace et du profit, qui loin de manquer de moyens comme les petits entrepreneurs individualistes, consacre tous ceux dont elle dispose à rationnaliser, à maximiser le profit.

Il se peut bien que la fantaisie timide des besogneux procède du hasard et débouche sur des maladresses. Néanmoins ces erreurs et ces insuccès détiennent sur l'imagination un pouvoir qu'exercent à l'envers - en l'étouffant- les monotones compositions rentables et rationnelles.

L'étriqué, l'inabouti, le mal foutu laissent flotter dans l'air le possible qu'ils ont rêvé mais raté ou seulement indiqué de manière fortuite. Ces maisons souvent sans prétention gardent la trace d'une vie provinciale repliée, populaire, même un peu pauvre par endroits, du moins en apparence.
Enfin j'aime leur humilité, ça et là démentie par un accès de prétention qui confine parfois au sublime …


>> Tout près de là, l'horrible Place des Fêtes.

 

 

 

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Robert et l'homme au torse nu.

28 Mai 2013, 09:16am

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Publié par barreteau

Angle de la rue de Belleville et de la rue Haxo - Paris 20ème (1997)

Robert habite tout près d'ici, dans un HLM qu'il surnomme "la caserne", sans doute parce qu'il en trouve l'architecture d'une triste banalité ou bien alors, peut-être, parce qu'il s'y sent un peu trop enfermé.
Toutes les fin d'après-midis, il s'échappe de "sa caserne" pour une courte promenade dont le parcours reste immuable : rue de Belleville, rue Romainville et retour par la rue Haxo.

Aujourd'hui, il s'arrête plus longtemps qu'habituellement à l'angle de la rue de Belleville et de la rue Haxo car là, un énorme panneau publicitaire l'interpelle.
Durant un long moment, Robert a essayé d'en déchiffrer le message. Mais la photo géante de cet homme torse nu livre peu d'indication car aucun texte ne l'accompagne …
Robert rentrera chez lui bien dubitatif.
Demain il aura la réponse, car l'affichiste aura alors sans doute terminé son ouvrage …


>> Dans la "jungle" des panneaux publicitaires.

 

 

 

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Par l'imposte vitrée du métro aérien.

24 Mai 2013, 09:43am

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Publié par barreteau

La Salpêtrière, vue par la grande imposte vitrée fermant la Station du métro "Quai de la Gare" - ligne 5 - Paris 13ème.

Sur le quai du métro aérien, je laisse passer les rames. Aux gens sur le quai, je voudrais dire de regarder eux aussi. Mais je suis fort peu pédagogue. Et qui y a-t-il donc à voir ?
Simplement un vitrage de verre fumé qui filtre la lumière.
Mais ce cadre met diablement bien en valeur le clocheton de la chapelle de la Salpêtrière, qui apparaît alors dans un lointain inaccessible.

 

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J'aurais aimé que ce monde me parle.

20 Mai 2013, 09:24am

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Publié par barreteau

Avenue de France  - Paris 13ème.

L'avenue de France qui traverse le secteur désormais remis à neuf du quartier de la Gare, n'est qu'un alignement glacial d'immeubles de bureaux et de logements.

Ça et là, de trop rares cafés et aucun resto véritablement digne de ce nom … car, dans ce quartier administratif c’est la grande réunion des restaurants industriels et le point central de la mal bouffe: salades à la sauce industrielle, lasagnes réchauffées au micro ondes (au fait, à la viande de quel animal … ?), … le tout à des prix excessifs.
Une fausse bonne ambiance règne dans ces établissements, finalement à l’image de ce quartier sinistre et sans âme. Ce décalage viendrait-il de la topographie des lieux ? Peut-être, car l'avenue est bancale. Sur la moitié de son parcours, elle longe en les surplombant les voies ferrées de la gare d'Austerlitz et de là-haut, le panorama ferroviaire ne fait pas rêver.


Si les anciens bâtiments des Grands Moulins et sa Halle aux farines ont été reconvertis assez harmonieusement en campus universitaire, la balafre des voies ferrées fait décidément désordre. Il aurait fallu repenser la séparation de cet ensemble totalement coupé de la ville, à l'opposé des campus américains; dépourvu de vie propre et de la moindre pousse d'herbe, à l'opposé des campus chinois.

Arpentant cette avenue dont on ne voit jamais la fin … j'aurais aimé percevoir l'esquisse d'un sourire ou le début d'une contrariété sur un visage, bref que le monde me parle … mais les individus que l'on croise sur l'avenue de France sont aussi froids et rigides que le tracé de cette artère.


>> L'ennui naquit un jour de l'uniformité.

>> Désertiques dorsales.

 

 

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Le secret de ces petits regards.

16 Mai 2013, 09:20am

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Publié par barreteau

Regards de gaz. Fond de l'impasse Poule - Paris 20ème. (1997)

Le secret de ces petits regards, parfois cachés sous d'anciennes boiseries qui s'ouvrent et se referment mal, s'est perdu. Ils portent souvent un petit monogramme caduc, en fer, où l'on peut lire selon les cas: EAU, GAZ, ou PTT.

Au fond de l'impasse Poule, dans le secteur des impasses de la rue des Haies, après le portail du serrurier, je découvre ces deux regards jumeaux au nom de la "Société du Gaz de Paris".

Ils doivent être là depuis près d'un siècle car La Société du Gaz de Paris n'existe plus depuis 1937, date à laquelle, elle a changée sa dénomination en "Compagnie du Gaz de Paris, Régie intéressée", avant finalement de prendre, en 1946, une raison sociale qui nous est plus familière: "Gaz de France". 

A cette époque maintenant lointaine, ces petits regards devaient encore fermer à clé. Leur matricule est resté surchargé de craie blanche pour que les chiffres se détachent de la fonte grise dans laquelle ils sont moulés et qu'ainsi l'employé de l'administration qui effectue les relevés, sache à qui il a à faire.

Aujourd'hui, tout ce secteur du 20ème arrondissement a été rénové, aussi dans l'impasse Poule, ne cherchez pas les regards de gaz … ils n'ont bien évidemment pas été sauvegardés …


>> Le secteur des impasses de la rue des Haies, déjà dans Parisperdu.

 

 

 

 

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La mosquée de la rue Morand.

17 Avril 2013, 09:49am

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Publié par barreteau


Au milieu du terre-plein qui sépare la rue des Trois-couronnes de la rue Jean-Pierre Timbaud, presqu'au niveau de la mosquée de la rue Morand, que l'on ne remarque que par quelques détails: ses quatre ouvertures d'un genre mozarabe et de pauvres paires de souliers quittés par des fidèles, je suis abordé par un jeune homme.

Il est grand, barbu et sans conteste de type nord-africain. Il se dit intéressé par mon appareil photo, qu'il veut examiner sous toutes les coutures. Serait-il prêt à me l'acheter, qu'il ne s'y prendrait pas autrement ! Je tiens toutefois le reflex fermement par sa courroie car je n'ai aucune confiance en cet inconnu et en ses airs soupçonneux.

Finalement, il me dit qu'il s'appelle Mehdi et il m'avoue pourquoi il m'a abordé. Il ne veut pas que je photographie la sortie des fidèles de la mosquée, en ce vendredi, jour de prières. Je lui dis que je ne suis pas ici pour cela et que mon propos est simplement d'arpenter les quartiers Est de la capitale et de prendre les clichés que le hasard de la balade peut m'offrir.

- "Ok - me dit-il - mais pas la mosquée".
- "Pourquoi pas la mosquée ?" 
C'est la question de trop. Le voilà lancé dans une logorrhée, déversant des flots de paroles, des arguments plus ou moins étayés sur l'impérialisme américain, les martyrs de la Palestine, les juifs qui dominent le monde, les français tous racistes, etc. … et il conclut :
- "Donc, mon ami, pas la mosquée."


Mettant fin à cette conversation avec "mon ami", et sans réfuter ses propos, ni accepter sa demande, je passerai devant le lieu de culte en shootant à la volée une rafale de trois images.
Je vous offre ici la mieux cadrée, au nom de la liberté de circuler dans mon pays: démocratique et laïque!


>> Voir aussi sur Parisperdu: " Paris-Dakar"

 

 

 

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Droguerie-Bazar.

13 Avril 2013, 15:21pm

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Publié par barreteau

Angle de la rue Emile Lacoste et de la Villa Jean Godart-  Paris 12ème. (1996)

Près de la Porte Dorée, un vestige du monde faubourien bas et populo s'accroche encore au coin de la rue Emile Lacoste et de la villa Jean Godart: une droguerie-bazar.


Droguerie-bazar, avouez que l'appellation est exotique. En tout cas, moi elle m'a toujours fait rêver. Et, pour faire encore plus joli, on y accolait parfois le terme "couleurs" : droguerie-bazar-couleurs. Voilà qui a plus d'allure que le nom des grandes surfaces qui ont tué ces petits commerces, je veux parler des Bricorama, Castorama, Décorama … tous affublés du pompeux suffixe grec "orama" laissant penser qu'on pourrait "tout y voir", comme face à un "panorama".

Dans nos droguerie-bazar aussi, on pouvait tout y voir … à condition bien sûr de savoir ce qu'on venait y chercher ! Mes parent venaient-là s'approvisionner en perborate de sodium, un substitut aux détergents et lessives, bien moins onéreux que les Bonux ou les Ariel de l'époque et avec de surcroît, un bien meilleur pouvoir de blanchiment. Mais, depuis déjà plusieurs années, la droguerie-bazar du coin de la rue Emile Lacoste et de la villa Jean Godart n'a pas résisté aux grandes surfaces de la toute proche avenue Daumesnil, et ce … malgré les 1500 couleurs de peintures qu'elle promettait à ses clients !


>> Autres petits commerces, sur Parisperdu.

 

 

 

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Derniers jours pour les cours artisanales des Lyanes.

9 Avril 2013, 14:57pm

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Publié par barreteau

Atelier de Découpe/Emboutissage J. Boquet au 6-10 rue des Lyanes Paris 20ème (juin 1995)

Je parcours un coin particulièrement reculé de la capitale: rue des Prairies, rue Leuck-Mathieu, rue de la Cour-des-Noues …
Aucune lueur ne filtre des parpaings mal joints qui murent toutes les ouvertures des dernières maisons individuelles de ces rues. On bouche la bouche et les yeux des maisons avant de les tuer.


Au 6-10 rue des Lyanes, et aussi Villa de Lyanes, dans une succession de cours encore à demi rustiques, bordées de vieux appentis en bois, on s'affaire à récupérer outils et outillages, à démonter quelques éléments des façades des ateliers dans l'optique plus que probable de leur prochaine démolition.

Déjà, au bout de la rue, c'est toute une partie du quartier qui a été reconstruit, conçu par des urbanistes pour leur honte et l'exécration de leur mémoire …!



>> Voir aussi sur Parisperdu: "Des fenêtres semblables à des yeux sans pensée".

>> Ce monde n'a pas totalement disparu.

 

 

 

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Là aussi les rectifieurs s'activent.

5 Avril 2013, 10:01am

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Publié par barreteau

6 rue Gasnier-Guy, Paris 20ème (juin 1997)  

Dans ce secteur, ce ne sont que d'étroites façades, qui font les rues pareilles à des alignements de piquets. Mais déjà la rue des Amandiers a été complètement rectifiée et dans la rue Gasnier-Guy sa voisine, d'autres rectifieurs s'activent à rattraper le temps perdu … pour achever leur misérable entreprise de défigurement de Paris. 

On ne m'enlèvera pas de l'idée qu'on aurait pu retaper les anciennes façades, consolider ces murs, mais sous des prétextes d'hygiène et de confort, au lieu de laisser les gens libres d'élaborer leur coquille, on les entasse dans des casiers où, après une période de latence due à l'anesthésie qu'un bien-être tout relatif procure, on s'étonne de les voir devenir apathiquement ou hystériquement fous ...


>> Démolition de la rue Gasnier-Guy, rue symbole de Parisperdu.

 

 

 

 

 

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Balade au réservoir de Ménilmontant .

31 Mars 2013, 09:25am

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Publié par barreteau

Réservoir de Ménilmontant, rue du Surmelin - Paris 20ème.

Par la rue de la Justice, je débouche sur le réservoir d'eau de Ménilmontant. Je sens que c'est un point culminant. Je le sens parce que je n'ai pas cessé de monter depuis la place Gambetta et que soudain un souffle m'aspire vers ce lieu.

En dépit de sa position au sommet de la pente, le terrain herbeux de ce réservoir sous-terrain ne laisse rien voir de la capitale étendue par-dessous.
Il n'y a peut-être pas de capitale.
Il n'y a peut-être que cet enclos suspendu dans ce gris si typique du ciel d'Ile de France.


>> Et en-dessous, c'est comment ?

 

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Avant le vélib'.

26 Mars 2013, 11:56am

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Publié par barreteau

Vélos au fond d'une cour, 18 rue de Belleville - Paris 20ème (juin 1996)

A cette époque, le vélo n'avait pratiquement pas droit de cité dans Paris. Parcourir la capitale à bicyclette n'était guère imaginable et surtout très risqué, vu le peu de cas que l'automobiliste portait au cycliste qui osait s'aventurer sur "sa" route.

Laisser son "engin" dans la rue était aussi d'une inconscience folle car alors, votre bien pouvait disparaitre en un clin d'œil.
Aussi un jour d'été, ai-je découvert ces vélos bien cachés au fond d'une cour de la rue de Belleville. Pour accéder à l'endroit où ils stationnaient, il fallait traverser pas moins de trois arrière-cours en enfilade, descendre une volée d'escaliers et atteindre une petite remise à l'extrémité d'une ultime courette.

Aujourd'hui, le phénomène Vélib' est partout. A chaque coin de rues, de places, de bouches de métro …les vélos gris sont là, exposés au vu et au su de tous, en libre service.
On en rencontre même des groupes conséquents, pédalant de concert un peu comme à Pékin en un temps pas si lointain. Maintenant ce sont plutôt des hordes de voitures rutilantes qui envahissent les rues de Shanghai ou de Pékin, alors qu'à Paris on est retourné à la bicyclette !
C'est dire si les temps ont bien changé …



>> Vélib’ : un succès ternis par des problèmes récurrents.

 

 

 

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Désintégration de la vie humaine.

22 Mars 2013, 12:34pm

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Publié par barreteau

Angle rue de la Cloche et rue Westermann - Paris 20ème.

Ce billet est un témoignage sur un lieu qui n'existe plus, car après avoir expulsé tous les habitants de ce secteur, la Ville a fait démolir les immeubles, tous les immeubles …
Il s'agissait, encore et toujours, d'effacer les traces les plus criantes de pauvreté dans la capitale.


Les quelques familles qui vivaient là, subsistaient tant bien que mal dans cette quasi-friche qui constituait un îlot à la fois au cœur et à la marge de ce quartier du 20ème arrondissement. En quelques mois, elles ont vu leur vie se désintégrer.

Un peu partout dans le monde, l'embourgeoisement des centres urbains est devenu un phénomène récurrent. La transformation des centres des villes - appelés à devenir, grâce à leur attrait et à leur potentiel économique, des lieux de résidence coûteux et à la mode - chasse les habitants modestes de leurs quartiers. Des familles entières voient alors leur destin totalement bouleversé. Mais qui s'en soucit … ?


>> Le secteur Cloche/Voulze/Westermann, déjà sur Parisperdu.

 

 

 

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La Halle Freyssinet à nouveau menacée.

18 Mars 2013, 09:21am

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Publié par barreteau

La halle de Freyssinet (Paris 13ème) en 2005, époque où elle accueillait encore le centre de fret de la SERNAM.

Le combat pour la survie de la Halle Freyssinet que l'on croyait enfin gagné, risque de repartir de plus belle à la suite de nouvelles prises de positions de la mairie de Paris. La ville a en effet récemment demandé que la Halle soit désinscrite de l'inventaire supplémentaire des monuments historiques !

Dans quel but ? Sans aucun doute pour avoir la libre disposition des terrains, car maintenant que la SNCF a accepté le principe de vendre la Halle à la Mairie de Paris, cette dernière demande rien de moins que la destruction de six des trente travées qui la composent (quatre d’un côté, deux de l’autre). Un peu comme si l’on amputait une église dans le sens de la longueur !

Pourtant aujourd'hui, il reste peu de chose du patrimoine de Freyssinet, génie du béton dans les années 30. Ses halles de Reims ont été sauvées in extremis en 1992, mais beaucoup d'autres ouvrages ont été détruits. Dernièrement encore, une usine dans le sud de l'Ile de France a purement et simplement été rasée. A Paris, dans le 13ème arrondissement, la Halle Freyssinet était l'un des derniers symboles d'un Paris ouvrier. Mais qu'en reste-t-il aujourd'hui, on ne reconnaît rien …

La désinscription, relève maintenant de l’État. La décision n’est pour l’instant pas rendue, le pouvoir politique étant partagé entre attentisme et risque de perte de crédibilité car il faut bien dire que la gestion de ce dossier est - comment dire ça poliment ? - un désastre.


>> "4 d'un côté, 2 de l'autre …" : c'est le projet de double amputation de la halle Freyssinet !

>> Les halles de Reims.

>> La Halle Freyssinet devient très tendance.

>> Rue Louise Weiss.

 

 

 

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Du côté de Masséna et de la rue Watt.

13 Mars 2013, 09:04am

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Publié par barreteau

La gare du boulevard Massena en mars 2012 (Paris 13ème)

J'aimais bien la façade ocre rouge de la station Masséna, avec le petit cartouche indiquant tout en haut "Chemin de fer", et à l'intérieur ses volées de marches assez monumentales. Le calme qui régnait aux environs de cette gare était trompeur quant à son avenir. Elle ne tarda pas, en effet, à subir les contrecoups des grands chamboulements qu'ont connus les abords d'Austerlitz.

Un temps reconverti en station "Boulevard Masséna" du RER C, les trains ont fini par déserter les lieux et, après avoir été abondamment squattée et outrageusement maquillée, la gare est désormais en piteux état.

Il y a peu de chance qu'elle conserve son caractère unique de terminus de campagne, dans son impasse, sous ses arbres qui autrefois cachaient sa passerelle de correspondance et ses quais un peu aériens.

La Ville de Paris qui a acheté le bâtiment à la SNCF souhaite désormais le convertir en un lieu dédié aux "Arts de la rue, du cirque et de la marionnette" …, mais le financement n'est pas bouclé et le projet traine.

Un peu plus loin, c'est une rue que sa nullité même avait fini par rendre célèbre. Il y a encore une vingtaine d'années, dans la rue Watt, au-delà des tabliers des ponts qui  recouvrent et obscurcissent presque la moitié de cette rue, il y avait encore quelques maisons dont les habitants devaient avoir les nerfs solides et de gros chiens.

Il n'y maintenant ici plus trace de vie entre les blocs vitrés de bureaux neufs et la rampe qui monte sur les voies. C'est interdit, mais c'est ouvert. Je monte. Le plateau ferroviaire est immense, beaucoup plus que ce que j'imaginais. Beaucoup plus que lorsque je l'observais depuis le viaduc de Tolbiac, maintenant détruit. C'est sans doute le fait d'être au niveau des rails. Des rails où rien ne roule.

Tout près, rescapée de la démolition systématique du secteur, l'usine de la Compagnie Parisienne de l'Air Comprimé a fière allure, avec sa haute cheminée et son hall vitré où vient se refléter le soleil couchant.
Les restes ferroviaires et industriels du vieux 13ème ont encore de la gueule !



>> La passerelle du samouraï.

>> Les "Lieux Retrouvés de Parisperdu" : n°037_Gare Massena

>> Est-ce encore la rue Watt ... ?

>> L'usine de la compagnie parisienne de l'Air comprimé, sur Pariperdu.

 

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Cent photos de légende sur Paris.

8 Mars 2013, 10:46am

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Publié par barreteau

Dans la modeste rue de Chazelle (17e), la statue de la Liberté émergeant des ateliers du fondeur Gaget-Gauthier, 1883.
Photo© : Maurice-Louis Branger/ Roger Viollet



"Paris mythique" est un beau-livre, pas trop onéreux. Il vient de sortir en librairie et nous invite, en 100 photos de légende, à une promenade poétique à travers le Paris que nous aimons.

Dans cet ouvrage, les œuvres d'anonymes côtoient les clichés légendaires de la capitale, pris au quotidien ou lors de moments historiques.

Ces photographies, toutes en noir et blanc, dévoilent la ville d'antan avec ses toits, ses bals populaires, les quais de Seine ensoleillés et les trottoirs trempés …

Tous les grands photographes qui ont aimé Paris sont là : Daguerre, Atget, Brassaï, Kertész, Doisneau, Cartier-Bresson, Boubat, Izis, Ronis, Riboud … mais aussi Horvath, William Klein et Man Ray … aucun ne manque pour cette grande rétrospective d’un Paris éternel.

 

>> "Paris mythique", éditions Parigramme, 144 pages, Edition bilingue français-anglais - 9,90 euros

 



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