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PARISPERDU

Paris dans l'objectif de Martin Parr.

6 Mars 2026, 08:38am

Publié par Pierre Barreteau

A l'assaut de Mona Lisa. Martin Parr. Paris. Le Louvre. 2012 (© Martin Parr / Magnum Photos)

 

Jusqu'au 24 mai 2026 se tient à Paris -au Jeu de Paume- l'exposition "Paris dans l'objectif de Martin Parr".

Forte d'environ 180 photographies, cette exposition dévoile le regard souvent ironique du photographe britannique, récemment disparu.

Martin Parr s’est finalement assez peu penché sur les Parisiens et les Parisiennes, il leur a préféré les troupeaux de touristes devant la "Joconde" ou Notre-Dame … ce qui produit un savoureux tableau, non dénué d'humour.

Au Louvre, il photographie une armée de smartphones dressés face à la Joconde. Les regards passent forcément par l'appareil photo. "Le Louvre, l'été, c'est dingue", dit-il. "On ne peut pas bouger, avec tous ces photographes, alors j'ai fait comme eux", nous dit-il.

A voir absolument.                                                                          

 

>> Déjà sur Parisperdu :

 

 

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Paris échappe au ravage.

23 Février 2026, 15:47pm

Publié par Pierre Barreteau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ravage est un roman de science-fiction post-apocalyptique écrit par René Barjavel et paru en 1943. Cet ouvrage fait état du pessimisme de l'auteur à l'égard de l'utilisation du progrès scientifique et technique.

Dans Ravage la description du "Paris nouveau" avec ses "cités tours" qui ont remplacé les anciens quartiers froidement rasés est très proche du Plan Voisin, une vision urbanistique futuriste impulsée par Gabriel Voisin, avionneur et constructeur automobile d'avant-garde, qui prévoyait de raser intégralement le nord de la rive droite pour y disposer un quartier de tours avec deux immenses avenues (Nord-Sud et Est-Ouest) pouvant servir de pistes d'aviation! À l'époque de Barjavel, ce plan - appuyé par Le Corbusier - faisait l'objet de furieuses polémiques avec les défenseurs du patrimoine historique parisien.

Le plan Voisin dessinait le Paris de 2052 dans le "monde de l'avenir" selon Le Corbusier, avec ses gratte-ciels, ses villes tentaculaires, ses autostrades, ses avions à décollage vertical sillonnant le ciel de Paris. Cette vision de l'urbanisme futur, faisant "table rase" du passé, eut cours jusque dans les années 1960.

Cependant de nos jours à Paris, les arguments des promoteurs actuels des tours de grande hauteur (TGH) sont encore proches de ces idées d'il y a presque un siècle : jouer avec la densité pour épargner l'espace au sol, séparation des voies de circulation et des habitations, urbanisme concerté, mégalomanie du "silhouettage", ingénierie sociale, et j'en passe .... À nouveau un ravage !

>> Le Plan Voisin dans Parisperdu.

 

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Denise Bellon : splendeur des clichés, vérité de l'image.

16 Février 2026, 10:21am

Publié par pierre barreteau

 Autoportrait _ Paris, 1934 © Denise Bellon / Akg-image

Le MahJ (Musée d’art et d’histoire du Judaïsme) présente la première rétrospective consacrée à cette photographe. Près de 300 clichés dessinent le portrait d’une femme extraordinaire, mais aussi celui du XXe siècle.
Denise Bellon (1902-1999) de son vrai nom Denise Hulmann fut l’une des plus grandes photographes françaises du siècle dernier, une pionnière du photojournalisme et dont l’œuvre court des années 1930 aux années 1970.

Que nous montre cette exposition : les enfants de la zone à Paris, à Casablanca, ou à Djerba. On y voit aussi ses filles Yannick et Loleh, mais aussi Victor Brauner en ses rêves, les surréalistes, le jeune Reggiani, … on croit alors feuilleter un album de souvenirs à travers l’œil vagabond de Denise.

Denise Bellon sort enfin de l’ombre grâce à cette exposition remarquable, qui se termine par la projection du film de sa fille Yannick et de Chris Marker qui lui rendent hommage.


>> Exposition Denise Bellon, un regard vagabond au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme, à découvrir jusqu'au 8 mars 2026.

>>Sa fille Loleh Bellon_ Piscine Molitor, Paris, 1939 
© Denise Bellon / Akg-image

 

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Les couvreurs-zingueurs parisiens au sommet.

9 Février 2026, 09:39am

Publié par pierre barreteau

 

Si les toits de Paris sont uniques et iconiques, c’est grâce aux savoir-faire des artisans couvreurs-zingueurs, un art aujourd’hui internationalement reconnu par son inscription récente à l’UNESCO.

Avec près de 80 % des toits de Paris recouverts de zinc, les couvreurs zingueurs parisiens possèdent toutes les compétences nécessaires à la restauration des toitures des immeubles haussmanniens construits à Paris au cours du XIXème siècle.

Ces toits sont caractérisés par la forme des combles et l’utilisation du zinc, un métal léger qui réduit la taille de la charpente et augmente le volume habitable de la surface.
La restauration d’une toiture consiste à enlever les anciennes pièces de zinc, à mesurer et à découper de nouvelles pièces sur place et sur mesure à l’aide d’un outil spécial : la plieuse parisienne, puis à assembler et à fixer les pièces sur la toiture.

Viennent ensuite les ornemanistes qui eux, travaillent le zinc dans leurs ateliers pour fabriquer des fenêtres, reproduire ou créer des ornements de faîtage qui rehaussent la beauté de la toiture.

La pratique est transmise par le biais d’un programme d’alternance, dans lequel les apprentis alternent théorie, cours pratiques et expérience pratique sur les chantiers de construction ou de rénovation.
La fierté de préserver la beauté du paysage se manifeste par une coutume qui consiste à laisser un objet sous un morceau de toiture à la fin d’un travail, objet que les couvreurs de zinc retrouveront des décennies plus tard lorsqu’ils referont à nouveau la toiture du bâtiment.

 

>> Les couvreurs-zingueurs inscrits à l’inventaire national du patrimoine culturel immatériel français.

>> La couleur de Paris.

 

 

 

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Conversation avec Gemini.

1 Février 2026, 10:34am

Publié par pierre barreteau

1_(Photo de Gauche) : Rue de Crimée et rue des Annelets Paris 19e (1948) © Willy Ronis
2_(Photo de droite) : Les escaliers de la rue des Annelets Paris 19e (1995) © Pierre Barreteau


Lorsque je questionne Gemini sur ces deux noms :  celui de Willy Ronis et le mien, voilà ce que l'IA propose :
"Pierre Barreteau et Willy Ronis : Un héritage photographique".

On le sait l'IA peut dire le vrai mais elle peut aussi se tromper ! Aussi j'ajouterai à son texte mes propres commentaires (ci-dessous en italique).

Les curieux pourront soumettre la même question à l'IA concurrente : ChatGPT et là on verra si on peut vraiment se fier à l'Intelligence artificielle qui, dit-on, va révolutionner le monde ?

 

Voici donc le texte produit par Gemini :

"Pierre Barreteau et Willy Ronis sont deux figures importantes de la photographie française (Willy Oui, moi non), liées par une passion commune : capturer l'âme de Paris et de ses habitants (oui c'est exact). Bien que leurs parcours et leurs styles soient distincts, ils partagent une profonde passion et une vision humaniste de la photographie (encore exact).

Willy Ronis : Le maître incontesté (c'est incontestable en effet).

Willy Ronis est considéré comme l'un des plus grands photographes humanistes du XXe siècle, c'est un témoin de son époque. Ses images, souvent en noir et blanc, témoignent de la vie quotidienne des Parisiens dans les années 1930 à 1980. Il a su saisir la beauté et la poésie du quotidien, tout en dénonçant les inégalités sociales. Ronis a su allier un sens aigu de la composition à une grande sensibilité pour les sujets qu'il photographiait (parfait).

Pierre Barreteau : Un héritier inspiré (si l'on veut).

Pierre Barreteau a souvent rendu hommage à Willy Ronis dans ses propres travaux. Il s'est promené dans les mêmes quartiers parisiens, cherchant à retrouver les traces du grand photographe (exact).
Tout en étant influencé par Ronis, Barreteau a développé un style personnel, marqué par une grande attention aux détails et une recherche de l'authenticité. Son blog, "Parisperdu", est un véritable trésor (modeste le trésor) pour les amateurs de photographie. Il y partage ses propres clichés, ainsi que ses réflexions sur l'œuvre de Ronis et d'autres grands photographes (Oui, c'est ma démarche).

Les points communs entre les deux photographes sont :

  • L'amour de Paris : Tous deux ont été profondément marqués par la capitale française et ont voulu en rendre compte à travers leurs images.
  • Une approche humaniste : Leurs photographies sont toujours empreintes d'une grande humanité. Ils s'intéressent aux gens, à leurs histoires, à leurs émotions.
  • Un regard poétique : Ils savent trouver la beauté dans les situations les plus ordinaires (Je suis assez d'accord).

En conclusion :

Pierre Barreteau et Willy Ronis sont deux figures clés de la photographie française (là Gemini tu exagères !).
Le premier a su s'inspirer du second pour développer un style personnel tout en restant fidèle aux valeurs de l'humanisme photographique. Leur œuvre commune nous invite à redécouvrir Paris sous un nouveau jour et à apprécier la richesse de la vie quotidienne (là Gemini tu es plus dans le vrai)."

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>> Photos comparatives choisies par Gemini :
 A Paris, les escaliers de la rue des Annelets :

   1_Rue de Crimée et rue des Annelets Paris 19e (1948) © Willy Ronis

De chaque côté de la rue de Crimée, les deux escaliers monumentaux de la rue des Annelets et de la Villa Albert Robida sont presque face à face. Tous les grands photographes : d'Aget à Cartier-Bresson sont venus ici, et Ronis a photographié ces escaliers en 1948. Placé en haut de l'escalier Albert Robida, il a en arrière-plan seulement une partie de l'escalier de la rue des Annelets.

   2_Les escaliers de la rue des Annelets Paris 19e (1995) © Pierre Barreteau

En juin 1995, lorsque je me rends rue de Crimée je cadre mon image pour souligner le mieux possible le "Y" de l'escalier de la Rue des Annelets car c'est incontestablement la partie la plus remarquable de ce groupe d'escaliers.

>> Voir aussi : "De chaque côté de la rue de Crimée".

 

 

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Les gens de Paris il y a cent ans.

25 Janvier 2026, 10:24am

Publié par pierre barreteau

 

A Paris, le Musée Carnavalet présente jusqu’au 8 février l’exposition
"Les gens de Paris, 1926-1936, dans le miroir des recensements de population".
Il s'agit d'une rencontre inédite avec la population de la capitale durant l’entre-deux-guerres.

Le point de départ pour évoquer le Paris d’il y a cent ans consiste en trois recensements, réalisés en 1926 (le premier à dresser une liste nominative des Parisiens), puis en 1931 et en 1936.
Mais au-delà des chiffres froids des statisticiens ce sont les clichés de l'époque qui font vivre cette exposition.
Et les images les plus remarquables sont celles du reportage intitulé "La France travaille", un travail réalisé entre 1931 et 1934 par François Kollar. Jusqu’en 1934, Kollar arpente plus de 20 départements pour rencontrer ouvriers et employés, découvrir ateliers et usines.

Ancien tourneur chez Renault, François Kollar est l’un des grands photographes du monde industriel de l’entre-deux-guerres.
Formé à l’image publicitaire après avoir quitté, en 1924, Bratislava, dans ce qui était alors la Tchécoslovaquie, pour Paris, le jeune homme se fait remarquer lors de l’Exposition internationale de photographie, en 1930, à Munich, en Allemagne. Là, il côtoie Florence Henri, André Kertész ou Germaine Krull : le sommet de l’avant-garde photographique de l'époque.

De son reportage "La France travaille" Kollar ramènera 2000 précieux clichés.
Courrez vite les voir au Musée Carnavalet, jusqu'au 8 février 2026.

 

>> L'expo "Les gens de Paris, 1926-1936" au Musée Carnavalet.

23 Rue de Sévigné, 75003 Paris

 

 

 

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Les impasses reculées du 19ᵉ et 20ᵉ arrondissements de Paris.

18 Janvier 2026, 09:00am

Publié par Pierre Barreteau

Impasse quartier Gambetta Paris 20ème

 

Il est des rues que l’on traverse sans les voir, et des impasses qui, elles, vous arrêtent.
Dans l’Est parisien, entre Belleville et Charonne, subsistent encore aujourd'hui des venelles où le temps s’est replié.
Parisperdu a déjà longuement décrit ces lieux de silence, de résistance, de vie passée d'artisans et d'ouvriers et aussi de ces chats qui se baladent là, langoureusement.

Alors voici à nouveau une flânerie à pas lents, une errance douce parmi les impasses reculées des 19ᵉ et 20ᵉ arrondissements, où chaque pierre semble se souvenir d'un Paris d'un autre temps.

 

Impasse des Souhaits – Paris 20ᵉ

Là, derrière la rue des Vignoles, l’impasse des Souhaits respire encore l’odeur de l’ancien faubourg. Les pavés y brillent d’un éclat humide, les murs portent les ombres des luttes passées. C’est ici qu’un squat survécut un temps, avant que la mémoire ne reprenne le dessus.

Métro : Buzenval ou Avron.

Mentionnée dans *Parisperdu.org*, article « Un squat, rue des Haies » (2010).

 

Impasse Poule – Paris 20ᵉ

Quelques maisons basses, des chats en embuscade et le parfum d’un Paris disparu. L’impasse Poule, minuscule et rebelle, semble narguer les immeubles voisins. Elle fut autrefois l’adresse d’artisans, de maçons, et aussi de rêves simples.

Métro : Avron.

Vue sur *Parisperdu.org*, « Le secret de ces petits regards » (2013).

 

Impasse Rançon – 84 rue des Vignoles, Paris 20ᵉ

Une ruelle serrée où la lumière s’invite en biais. Les façades lézardées gardent la trace d’un Paris ouvrier, celui des ateliers de fortune et des voix de réunions entre voisins qui se tenaient ici chaque dimanche.

Métro : Buzenval.

Mention dans *Parisperdu.org*, « Visite insolite » (2010).

 

Impasse Casteggio – rue des Vignoles, Paris 20ᵉ

L’étroitesse en fait son charme. Quelques pots de fleurs, une chaise oubliée, une vieille sonnette : ici la ville semble chuchoter des secrets perdus.

Métro : Avron.

Historique sur *Parisperdu.org*, dans la série des ruelles ouvrières de Charonne.

 

Impasse Rolleboise – rue des Vignoles, Paris 20ᵉ

Un repli discret, presque invisible. On y croise parfois un voisin au regard tranquille, comme si le temps s’y était arrêté depuis 1950.

Métro : Buzenval.

Souvent citée et photographiée dans *Parisperdu.org* comme symbole du Paris populaire.

 

Impasse Compans – Paris 19ᵉ

C’est là que Willy Ronis prit la célèbre photo « Chez Victor ». L’impasse a disparu, mais son souvenir persiste dans les cœurs des flâneurs et des amoureux de cet immense photographe.

Métro : Belleville.

Article de *Parisperdu.org* : « Chez Victor, impasse Compans » (2009).

 

Passage des Fours-à-Chaux – 117 avenue Simon-Bolivar, Paris 19ᵉ

Un passage oublié, replié sur lui-même. Autrefois industriel, aujourd’hui refuge de calme. Les briques rouges racontent ici la chaleur des fours d’autrefois.

Métro : Colonel Fabien.

Article de *Parisperdu.org* : « Le passage des Fours-à-Chaux » (2025).

 

Impasse de Suez – rue de Bagnolet, Paris 20ᵉ

Un moignon de rue, un nom de voyage oriental. L’impasse de Suez se noie dans l'urbanité toute proche, comme si elle avait honte de sa propre obstination.

Métro : Porte de Bagnolet.

Article de *Parisperdu.org* : « Suez à nouveau dans l’impasse » (2014).

 

Cité Florentine – Paris 19ᵉ

Petite voie cachée, aux pavés paisibles. Les glycines et les roses trémières ; les petits portails et les persiennes vertes donnent à la Cité un air de campagne recluse.

Métro : Botzaris.

Article de *Parisperdu.org* : « La Cité Florentine » (2009).

 

Rue du Retrait (cour/impasse) – Paris 20ᵉ

Une cour silencieuse où s’attardent encore des fantômes de ruelles. Willy Ronis y chercha la lumière douce du soir.

Métro : Ménilmontant.

Article de *Parisperdu.org* : « Impression, rue du Retrait » (2008).

 

88 rue de Ménilmontant (cour intérieure) – Paris 20ᵉ

Un portail s’ouvre sur un autre monde. Derrière la façade, une cour pavée, des ateliers, des souvenirs d’enfance et d’ouvriers.

Métro : Ménilmontant.

Article de *Parisperdu.org* : « L’histoire singulière du 88 rue de Ménilmontant » (2015).

 

Itinéraire de flânerie suggéré

Départ : Métro Belleville (19ᵉ) → Passage des Fours-à-Chaux → Impasse Compans → Descente vers Ménilmontant → Rue du Retrait → 88 rue de Ménilmontant → Rue des Vignoles (Impasse Rançon, Casteggio, Rolleboise, Poule, Souhaits) Cité Florentine
Terminus : Impasse de Suez (Porte de Bagnolet).

Durée approximative : 2 h 30 à pied, en flâneur averti.

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Paris mis en boite ?

11 Janvier 2026, 08:11am

Publié par pierre barreteau

Boite à clés dans l'espace public. Paris 15ème (mai 2025)

Une mode chasse l'autre : après les cadenas d'amour (lovelocks) qui pendant des années ont fleuri les grillages et les garde-corps de nos métropoles, ce sont les boîtes à clés qui inondent maintenant nos villes.
A Paris, la prolifération de ces petits coffres noirs sont devenus le symbole de quartiers dépourvus d’habitants, chassés par les locations saisonnières. Pour celles-ci comment récupérer les clés du logement de vacances ? Il est loin le temps où elles étaient tout naïvement déposés sous un pot de fleurs ou un paillasson. A l'époque de la commande à distance, des échanges en temps réel, de l'Internet ultra-haut débit, de la communication à tout-va… restait à régler le problème de la clé physique à s’échanger. La solution technologique finalement trouvée a été celle du boîtier, avec code à quatre chiffres.

Mais aujourd'hui dans nos villes saturées de location Airbnb, la multiplication de ces boîtiers pose problème et fait l'objet de rejets dans de nombreuses métropoles.

A Paris, depuis un an, la maire a pris un arrêté pour interdire les dispositifs propres aux meublés touristiques, comme des boîtes à clés ou des réceptacles fixés sur le mobilier urbain. En cas d'infraction, un autocollant exigeant le retrait de la boîte sous 15 jours est apposé : passé ce délai et sans action du propriétaire, l’objet sera retiré, puis détruit par les services de la Ville de Paris. Ainsi les contrôles des boîtes illégales (souvent symboles de locations illégales) ont été renforcés, notamment dans les arrondissements les plus touchés comme le Marais, Saint-Germain-des-Prés et Montmartre. Toute infraction est punie d'une amende pouvant aller jusqu’à 1500 €, et même 3000 € en cas de récidive.

La Ville compte aussi sur les riverains pour signaler la présence de ces boîtiers installés illégalement, via l’application "Dans Ma Rue".

A bon entendeur…

 

>> Les cadenas d'amour (lovelocks), sur Parisperdu.

 

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Meilleurs vœux pour 2026.

1 Janvier 2026, 10:00am

Publié par pierre barreteau

Bonne Année ! Happy New Year !  Ein Gutes Neues Jahr !  Migliori Auguri ! Feliz año nuevo ! 

Parisperdu vous présente tous ses meilleurs vœux pour 2026.

Gardons le contact toute l’année en nous retrouvant régulièrement sur Parisperdu, et aussi sur le groupe Facebook : "Paris Hier, aujourd'hui … demain" animé par Parisperdu,  le photo blog des amoureux de Paris.

 

>> Le passage à la nouvelle année sur Les Champs-Elysées :

 

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Paris dans le top 5 des villes touristiques les plus sales du monde.

22 Décembre 2025, 08:55am

Publié par pierre barreteau

Rue de Rivoli Paris 1er (octobre 2024) 

Le mois dernier, la société internationale Radical Storage a publié un rapport sur les villes touristiques les plus sales du monde. Un document élaboré à partir de l’analyse de près de cent milles avis Google. Et voici le résultat de ce classement des villes les moins propres parmi 100 destinations touristiques populaires.

Certaines destinations touristiques très prisées y sont sévèrement épinglées : parmi les villes les moins bien notées, Milan et Vérone, toutes deux en Italie, se classent respectivement sixième et septième, suivies de Francfort, en Allemagne (8). Bruxelles, en Belgique, arrive en neuvième position, tandis que Le Caire, en Égypte, occupe le dixième rang. Place maintenant au top 5 :
5e - Paris (France)
4e - Florence (Italie)
3e - Las Vegas (États-Unis)
2e - Rome (Italie)
1er - Budapest (Hongrie)

Paris, qui attire les visiteurs du monde entier se classe donc cinquième parmi les villes les moins propres, avec près de 30 % des avis mentionnant la saleté dans cette analyse.

Depuis 2021, le hashtag #saccageParis circule sur les réseaux sociaux pour signaler le manque d’entretien de la capitale. « Rue de Rivoli, l’une des plus prestigieuses de Paris, mais aussi crade que les autres », dénonce un internaute sur X (ex-Twitter). Cependant, le rapport souligne les importants travaux de nettoyage réalisés à l’occasion des Jeux olympiques de 2024. Mais les Jeux terminés, la ville est vite retombée dans ses travers : ordures abandonnées sur la voirie, trottoirs mal entretenus, poubelles débordantes, amas de papiers et de déchets jonchant le sol de certaines rues, déjections animales, rats courant entre les détritus… Il faut donc considérer que le charme d’une ville ne se mesure pas uniquement à l'attrait de ses monuments.

 

>> Déjà dans Parisperdu : la saleté dans Paris.

>> Le hashtag #saccageParis.

 

 

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Le photographe Martin Parr nous a quittés.

11 Décembre 2025, 08:56am

Publié par pierre barreteau

New Brighton. England. From 'The Last Resort'. 1983-85. © Martin ParrMagnum Photos

 

Samedi 6 décembre, le photographe britannique est décédé à l’âge de 73 ans, à Bristol.
Martin Parr est connu pour ses clichés kitsch, absurdes, colorés voire criardes. Ses photos sont souvent "too much"… exagérées mais l’image est trompeuse. Car après avoir étudié la photographie traditionnelle, il s’affranchit rapidement des codes pour des cadrages inhabituels. Il voit ce que d’autres ne veulent pas voir et ne regardent même pas. Pour Thomas Weski, son biographe, « Parr nous montre des choses qui nous semblent familières mais d’une manière complètement nouvelle ». Parr avait en effet énormément de talent pour saisir l'absurdité de la société de consommation, avec cynisme mais tout en restant humain.

Une rétrospective du photographe britannique se tiendra à Paris au musée du Jeu de Paume à partir du 30 janvier 2026.

 

>> Déjà dans Parisperdu : le Paris décalé de Martin Parr.

>> Martin Parr, site officiel.

>> La fondation Martin Parr.

 

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De l'art du noir et blanc.

4 Décembre 2025, 08:59am

Publié par pierre barreteau

Avenue d'Iéna Paris 16ème

Prendre des photos en noir et blanc amène le regard dans sa quête de l’essentiel : le photographe ne voit plus que l’ombre, la lumière, les reflets et… les émotions.

La photographie en noir et blanc déploie toute sa puissance dans les rues : elle transforme l’éphémère en un instant pur et hors du temps. En architecture, elle va transcender les structures et les contrastes en des compositions qui deviennent évidentes.
Mais cette approche nécessite de l’empathie, un œil averti et la capacité à rendre l’essentiel visible pour obtenir des images intemporelles, saisissantes et impérissables.

La photographie en noir et blanc permet donc de saisir la beauté et les émotions, et souvent en surpassant toutes nos attentes. Pour un regard furtif, un geste machinal, un instant de silence : le noir et blanc va révéler l’invisible. L'image en noir et blanc raconte des histoires que la couleur dissimulerait.

 

>> Voir aussi : Les jambes des femmes sont des compas.

 

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Les Maisons closes… rouvrent. (7/7) : Le Sphinx

25 Novembre 2025, 08:29am

Publié par pierre barreteau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Le Sphynx, 31 boulevard Edgar Quinet Paris 14ème ©Roger Viollet (1938)


Le Sphinx ouvre ses portes sur le Boulevard Edgar-Quinet en avril 1931. C'est alors l’un des plus luxueux bordels parisiens, faisant partie des établissements les plus chers et les plus connus de Paris, avec "Le Chabanais" et le "One-Two-Two". Il se distingue de ces derniers par une architecture et des décors d'inspiration néo-égyptienne.

L’établissement appartient alors à quatre associés, dont Charles Martel (rien à voir avec celui de la bataille de Poitiers !), et deux gangsters Marseillais qui exploitent déjà de nombreux bordels sur la Côte d’Azur.
Martel confie la gérance du Sphinx à Georges Le Mestre et à sa femme Marthe Marguerite, dite « Martoune » qui en sera la tenancière.

Pour la conception de sa "Maison", Martoune s'inspire d'un voyage aux États-Unis où elle a découvert des maisons closes plus "festives" que les bordels français de l'époque. Car, à contrario des autres établissements de prostitution, "Le Sphinx" se veut plus ouvert et plus élégant, avec des filles qui peuvent circuler librement et des clients qui ne sont pas obligés de « monter » mais peuvent simplement profiter des services de restauration et de divertissement de son établissement qu'elle définit comme un "American Bar". Le Sphinx introduit donc une rupture dans la tradition des maisons closes à la française, ainsi le lieu est même fréquenté par des couples.


La "Maison" comporte vingt chambres et trois salons répartis sur quatre étages et emploie cinq sous-maîtresses et 65 pensionnaires en tenue fantaisie. On trouve également une pièce équipée en cabinet médical pour contrôler la parfaite hygiène des filles. La maison de tolérance est ouverte de 15 heures à 5 heures du matin, avec seulement trois passes par femme et par jour en semaine, deux le dimanche, pour un tarif unique de 30 francs hors pourboire et cadeau de la clientèle. Il faut rappeler qu'à cette époque les Maisons closes "d'abattage", de la Place Clichy par exemple, avoisinaient les cents passes par femme et par jour !

En 1940, dès le début de l'Occupation allemande, les autorités d'occupation, soucieuses d'assurer le « ravitaillement » sexuel de ses officiers décident de réquisitionner les maisons closes de Paris. Le Sphinx, n'échappera évidemment pas à cette réquisition.

L'après-guerre va signer la fin du Sphinx qui sera fermé en 1946, tombant sous le coup de la Loi Marthe Richard, la "Veuve qui clôt".
Dès le début des années 50, l'établissement est transformé en club de strip-tease et de rencontre : "Le Sphinx Club". Puis la Fondation de France reprend le bâtiment pour y loger des étudiants. Enfin racheté par des promoteurs en 1962, l'immeuble du Sphinx sera rasé, détruisant ainsi de magnifiques fresques de Kees Van Dongen et les décors égyptiens. Dans l'immeuble moderne qui est construit à sa place s'implante alors la Banque Populaire Rives de Paris. Cet établissement bancaire est aujourd'hui encore en activité au 31 boulevard Edgar Quinet.

 

>> Les pensionnaires du Sphinx dans un bluffant décor néo-égyptien (vers 1931).

>> Carte de visite du Sphinx :

 

 

 

 

 

 

 

>>Le Sphinx Club : photographies du de Frank Horvat en 1956

 

>> Aujourd'hui au 31 boulevard Edgar Quinet Paris 14ème

 

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"Paris Photo 2025" : Diane Arbus.

18 Novembre 2025, 08:43am

Publié par pierre barreteau

 

A l'heure où la "Foire Internationale Paris Photo 2025" ferme ses portes, avec ses stands qui montrent des facettes si différentes du monde de la photographie : des daguerréotypes d'hier aux clichés d'aujourd'hui et de demain produits grâce à l'Intelligence artificielle, je voudrais m'arrêter un instant sur l'un des stands qui a mis en valeur le travail de la photographe américaine Diane Arbus.

« Je crois vraiment qu’il y a des choses que personne ne verrait si je ne les photographiais pas », a dit un jour Diane Arbus. Cette New-Yorkaise, née dans une famille bourgeoise, a fait de New York son terrain de chasse, parcourant les beaux quartiers et les bas-fonds de la ville dans les années 1950 et 1960.

Devant une photo de Diane Arbus, on a souvent l’impression d’être happé par une réalité tantôt crue et étrange, tantôt douce et tendre. Car si elle a commencé sa carrière dans la photographie de mode, elle a vite senti en elle le désir d’aller vers l’autre, vers son intimité, sa fragilité. 

Arbus a révolutionné le portrait photographique car elle laissait généralement à ses sujets la liberté de se présenter comme ils le souhaitaient. À partir de 1962, elle utilise des appareils moyen format qu'elle tient à hauteur de sa taille ; elle ne regarde pas dans le viseur de sorte que rien ne s'interpose entre son visage et celui de son sujet.

Diane Arbus arpente ainsi New York et plusieurs villes américaines, photographiant : un jeune homme noir et sa femme blanche enceinte sur le banc d'un parc, un couple d’adolescents aux allures de petits adultes ou encore cette célèbre image de jumelles identiques habillées de la même façon. Mais la photographe est souvent entrée dans l’intimité des gens en les photographiant chez eux, dans leur salon ou leur chambre à coucher. Parfois, elle photographie des gens célèbres, comme James Brown chez lui en bigoudis ou Marcello Mastroianni dans sa chambre d’hôtel à New York.

Diane Arbus s’est aussi beaucoup intéressée aux excentriques, à ces travestis qu’elle immortalise dans leur loge, à ces « bêtes de cirque » comme il y en avait encore à l’époque dans les foires, des nains, des femmes obèses, "le monstre de la jungle" et aussi des handicapés mentaux, dont certains ont été pris pendant une fête d’Halloween, ce qui accentue leur singularité et en même temps, leur normalité.

Au début de l'année 1971 Diane Arbus commence une fulgurante descente aux enfers : elle ne comprend pas que son travail de photographe puisse être encensé, pourquoi elle est devenue un quasi mythe; cela la met dans un état de profonde détresse psychologique. Elle est persuadée qu'elle est connue seulement comme la "photographe des monstres".
Diane Arbus se suicide à l'âge de 48 ans le 26 juillet 1971 dans son appartement, tout proche de Greenwich Village.

 

>> Les sujets de Diane Arbus pas toujours à l'aise avec leur photo.

>> Diane Arbus est à Paris !

 

 

 

 

 

 

 

 

>  >> "Photo Paris 2025" au Grand Palais.

 

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Les impasses de Paris.

12 Novembre 2025, 10:02am

Publié par pierre barreteau

Impasse Poule, Paris 20ème (2011)

À Paris, certaines rues s’arrêtent avant d’avoir commencé. Elles tournent le dos au monde, se replient sur un banc, une porte, un jardinet… un souvenir. Ce sont les impasses, ces parcelles silencieuses de la ville… entre deux murs, entre deux battements de trottoir.

Elles sont là, discrètes, derrière les murs tagués, les grilles rouillées, loin du tumulte des boulevards engorgés. Elles n’aboutissent nulle part, et c’est peut-être pour cela qu’elles mènent si loin.

Dans l’impasse Rançon un chat dort au chaud sur une pierre, et le lavoir oublié garde le murmure de l’eau.

À l’impasse des Souhaits, les murs se souviennent des voix des enfants, des cris des ouvriers, des pas des habitants partant pour l’exil en banlieue. Ah, Impasse des Souhaits : quel beau mensonge, les vœux qu’on y fit ne se sont jamais réalisés. Mais les pavés usés en gardent encore la trace. 

Rue des Vignoles, ses impasses adjacentes gardent la marque de leur passé agricole mais aujourd'hui seules quelques herbes grimpent sur les briques… et les fenêtres se penchent l'une vers l'autre comme pour partager des confidences.

Au fond de l'impasse Poule, dans le secteur des impasses de la rue des Haies, après le portail du serrurier, des petits regards en fonte au nom de la "Société du Gaz de Paris"… nous regardent et sans doute s'étonnent que nous ne soyons pas l'employé de l'administration qui ne vient plus effectuer les relevés.

Dans le passage des Fours-à-Chaux, une poussière blanche semble encore flotter, vestige d’un labeur disparu.

Chaque impasse semble en sursis. Dans son silence, c'est un bout de ville où le temps a plié bagage. Elles sont les culs-de-sac de la mémoire, les jardins secrets du bitume tout proche.

Car là, la ville cesse d’être un décor abstrait, elle a ici un vrai visage avec ses rides, son œil rieur.
Les impasses sont les poches de la grande veste qu'est Paris : des poches emplies de rêves.

Les impasses sont des pauses dans la respiration de la ville.
Elles ne mènent nulle part, sinon à soi-même. 



>> Les impasses parisiennes sur Parisperdu.

>> Le secret de ces petits regards.

>> Les impasses des 19ème et 20ème arrondissements de Paris  (Liste non-exhaustive)

 

 

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