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PARISPERDU
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Willy Ronis et une jeune admiratrice (1/2)

9 Novembre 2024, 11:27am

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Publié par barreteau

Willy Ronis et une jeune admiratrice.

 Willy Ronis et une jeune admiratrice au cours d'une séance de dédicaces, en 2007 ©Sylvie Châtelais

 

Cette image captée par la photographe Sylvie Châtelais montre à merveille la personnalité de Willy Ronis, cet homme lumineux, graveur de l'instant figé en une fraction de seconde.
Ronis fut un homme simple, chaleureux, humble et bienveillant. Et ceci transparait dans ce moment d’échange intime entre cet homme de 97 ans et une fillette de 10 ans. La générosité de Willy Ronis, sa pudeur et sa gentillesse embaume cette image.

Là en effet, on comprend instinctivement que Ronis est aussi bien passionné par la photographie que par les gens ! Car Ronis aime les gens. Il sait les photographier et immortaliser la magie qui émane d'eux avant même que celle-ci n’éclate dans une situation et un cadre donné. Il voit la photo bien avant que l'enchaînement des causes crée les conditions de l'image. Il anticipe l'invisible... et bien sûr... les réglages entièrement manuels de son appareil.

Et cette petite fille, le regard au ciel et brillant d’admiration, la bouche susurrant des mots simples, le sourire innocent de cette enfant oubliant pour un instant tout ce qui l'entoure !
C’est un ange, c’est un ravissement !

 

>> Willy Ronis et Parisperdu.

 

 

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Retour rue Aubriot.

1 Novembre 2024, 15:24pm

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Publié par barreteau

Retour rue Aubriot.Face au numéro 4 de la rue Aubriot, Paris 4ème            Face au numéro 4 de la rue Aubriot, Paris 4ème  
©Helmut Newton (1975)                                          ©Parisperdu (2023)

 

Helmut Newton, photographe mondialement connu pour ses photographies de mode aux mises en scène incongrues et provocatrices, a révolutionné l’image conventionnelle de la femme dans les magazines des années 1970-1980.

Il se fera reconnaître pour l’audace de ses mises en scène, et ses nus provocateurs non dénués d’un humour sous-jacent, qui marquèrent fortement l’histoire de la photographie.
Il dira d’ailleurs à ce propos : " Je déteste le bon goût. C’est ce qu’il peut arriver de pire à une personne créatrice. "

Newton a étroitement partagé sa passion pour la photographique avec sa femme June qui a été pendant plus de cinquante ans sa partenaire, son éditrice et sa collaboratrice. A partir de 1970, elle travaille aussi en solo comme photographe sous le pseudonyme d'Alice Springs en clin d'œil à la ville située au centre de son pays natal.

En 1975, Yves Saint Laurent et le magazine Vogue France passent une commande à Helmut Newton, pour mettre en valeur le nouveau "Smoking femme" qui vient de sortir des ateliers de Haute Couture de YSL. Ce vêtement, jusqu'alors jamais portée par une femme, peut être vu comme un geste osé et quelque peu transgressif pour l'époque.

Newton n'a pas cherché longtemps un lieu dans Paris pouvant s'accorder au mieux avec le mannequin qui portera le fameux smoking puisque le shooting se fera en bas de chez lui : rue Aubriot dans le 4ème arrondissement de Paris. Les commanditaires du reportage photo auraient souhaité un lieu prestigieux de Paris mais Newton n'en démordra pas : ce sera rue Aubriot et pas ailleurs ! C’est la nuit, rue Aubriot donc, là où il habite à l’époque qu'il fera cette photo en écho parfait avec les images de Brassaï connu pour ses vues nocturnes de prostituées et de malfrats :"la nuit n'est pas le négatif du jour".

Et cette photo sera sans doute le sommet de sa collaboration avec Vogue : ce portrait d'une femme androgyne avec une cigarette à la main, portant un tailleur-pantalon d'Yves Saint Laurent.

Durant l’été 1975 Helmut Newton répétera l'opération rue Aubriot pour le numéro de "Vogue Paris" de septembre. Cette-fois il montre deux jeunes femmes : l'une est Vibeke Knudsen habillée en smoking Yves Saint Laurent, et l'autre est nue, au milieu de la rue.

Alors aujourd'hui, je suis retourné rue Aubriot, à l'endroit exact de la prise de vue de Newton. Là rien ou presque n'a changé depuis ce jour de l'été 1975 lorsque Helmut Newton prenait ces images devenues mondialement iconiques dans l'univers de la Mode.

 

>> Yves Saint Laurent, Paris, 1975, pour Vogue France : le smoking ©Helmut Newton

>> Trois images du shooting de l'été 1975, Rue Aubriot Paris, ©Helmut Newton

>> Rue Aubriot Paris 1976 ©Alice Springs

 

 

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Les seins de Dalida.

17 Octobre 2024, 18:25pm

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Publié par barreteau

Les seins de Dalida.

Place Dalida. 1 rue de l'Abreuvoir. 75018 Paris

 

A Montmartre, un buste - réalisé par le sculpteur français Aslan - rend hommage à la chanteuse Dalida. La sculpture, inaugurée en avril 1997 a été érigée sur une place qui a alors pris le nom de la chanteuse populaire. Et l'endroit est vite devenu un lieu de retrouvaille pour les nombreux admirateurs de Dalida.

Mais depuis sa mise en place, le buste de Dalida connait pas mal de vicissitudes.
Tout d'abord en 2010, on a tenté de le voler et si le système d’accroche a résisté, il a été fortement détérioré, aussi il a fallu des mois de restauration avant que la sculpture puisse enfin retrouver son support.
Puis en 2017, à la suite d’une manifestation, le buste est entièrement recouvert de graffitis et là encore la remise en état a pris du temps.

Aujourd'hui on constate qu’une tradition quelque peu douteuse a progressivement usé les contours des seins de la sculpture : la patine du bronze a en effet disparu à ces endroits précis.
Mais pourquoi donc ? Parce qu'une croyance idiote dit qu’une caresse sur les seins de la sculpture de Dalida promettrait des années de bonheur et d'amour parfait !

Désormais un bon nombre de riverains sont vigilants et mobilisés pour préserver la sculpture… mais compte tenu de la haute fréquentation touristique sur la butte Montmartre la tâche va être ardue.

 

>> Dalida, site officiel

 

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Raymond Depardon reçoit le prix 2024 de la BnF.

3 Octobre 2024, 09:56am

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Publié par barreteau

Raymond Depardon reçoit le prix 2024 de la BnF.

Extrait de Raymond Depardon, Entre-temps (Atelier EXB, 2022) © Raymond Depardon / Magnum Photos

 

A la BnF Richelieu, le photographe de 82 ans a reçu son prix des mains de la ministre de la Culture Rachida Dati. Raymond Depardon devient le premier photographe à recevoir le prix de la BnF… jusqu'ici toujours décerné à des auteurs littéraires, tels Michel Houellebecq, Virginie Despentes ou encore Milan Kundera.

La Bibliothèque nationale de France (BnF), qui récompense un auteur pour l'ensemble de son œuvre, a salué en Raymond Depardon "un auteur sans limites, célèbre pour ses reportages photographiques d'une intensité rare, pour ses nombreux livres où il tisse un lien étroit entre texte et image, et pour ses films où il capte le quotidien d'une société en constante évolution".

 

>> Entre-temps de Raymond Depardon : les instants suspendus du photographe.

 

 

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Ishiuchi Miyako

16 Septembre 2024, 12:30pm

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Publié par barreteau

Ishiuchi Miyako

絶唱 、横須賀ストーリー Yokosuka Story #58, vers 1976 – 1977 © Ishiuchi Miyako

 

 

Au Japon, où la photographie est un domaine traditionnellement dominé par les hommes, Ishiuchi Miyako, 77 ans, est l’une des rares femmes à cumuler, depuis quarante-cinq ans, succès et récompenses internationales, ouvrant la voie à nombre de consœurs plus jeunes. De l’occupation américaine aux vestiges de Hiroshima, en passant par les effets personnels de sa mère défunte, elle explore le passage du temps et de l’histoire.

Exposée cet été aux Rencontres de la photographie d’Arles, elle y a reçu le prix "Women in Motion", du groupe Kering.

A Arles, Miyako a donc présenté sa série Mother’s. Cela fait vingt-quatre ans que sa mère est morte, mais les photographies de la série Mother's ne pourront jamais être reléguées dans le passé, car elles sont ranimées à chaque fois qu’elles sont montrées quelque part.

Et au sujet de cette série Mother's, Ishiuchi Miyako nous dit : "Son corps n’était plus là. Les possessions qu’elle laissait derrière elle, qui lui étaient autrefois attachées, étaient devenues inutiles sans leur propriétaire. Avant de m’en débarrasser, j’avais décidé de les prendre en photos.
Mais prendre une photographie, c’est mesurer la distance qui nous éloigne du sujet et rendre visibles les choses invisibles qui reposent sous la surface.
Et comment capturer des images que mes yeux ne peuvent voir ?  Je pointais l’appareil photo et j’appuyais sur le déclencheur, le moins de fois possible. Peut-être que rien n’apparaîtrait. Je plaçais les négatifs dans l’agrandisseur. L’image négative, fixée par la lumière, était transférée sur le papier, et tandis qu’elle baignait dans le révélateur, une image positive était imprimée. Le temps d’attente avant l’apparition de l’image est crucial. Dans cet intervalle, la photographie prend forme par la contemplation".


>> "My name is Ishiuchi Miyako".

>> Ishiuchi Miyako à Arles 2024.

>> Aussi à Arles, cette année : Sophie Calle.

>> Aussi à Arles, cette année : Jean-Claude Gautrand.

 

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"Visa pour l'image" : France périphérique

1 Septembre 2024, 18:33pm

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Publié par barreteau

 France périphérique

©Photo : Pierre Faure / Hans Lucas

 

A Perpignan, chaque année début septembre , des photojournalistes venus du monde entier présentent leur travail lors du Festival "Visa pour l'image" qui affiche cette année sa 35ème édition. Comme toujours Visa met en avant différents sujets et points de vue liés aux faits de société, aux conflits, ceux dont on parle et ceux que l’on tait, aux différents constats de l’état du Monde ...
Ainsi cette année sont mis en avant : la guerre en Ukraine, le 7 octobre 2023 et la guerre Israël-Hamas, le chaos en Haïti, les femmes en Iran, le dérèglement climatique… et bien d'autres sujets d'actualité. Et à Visa on peut aussi admirer les images iconiques de photographes stars, cette année se sont celles de Peter Turnley et Elliott Erwitt.

Mais par-delà tous ces sujets qui nous montrent un monde souvent brutal, au bord du chaos, j'ai retenu un autre sujet: plus proche de nous mais tout aussi poignant, c'est "France périphérique" du photographe Pierre Faure.

Depuis 2015, Pierre Faure documente la pauvreté en France en parcourant l’ensemble du pays : des marges périurbaines les plus fragiles des grandes villes jusqu’aux espaces ruraux, en passant par les petites villes et villes moyennes. Il souligne que désormais, 60 % de la population et les trois quarts des nouvelles classes populaires vivent dans cette France périphérique, à l’écart des villes mondialisées.

Pierre Faure a voulu, dans une démarche sincère et profonde, tout en s’engageant dans un processus à long terme, sensibiliser le public en s’intéressant aux évolutions qui modifient réellement la société française.
Environ deux cents jours par an, il arpente l’ensemble du territoire afin de constituer un témoignage photographique de la pauvreté dans l’hexagone, en rendant visible cette "relégation sociale’’. Il se confronte aux préoccupations liées à l’emploi, la santé, le logement, le transport, la solidarité… qui rythment le quotidien de ces individus. Par ses images, il tente de rendre palpable les conditions de vie d’une partie de nos concitoyens pour qu’enfin des visages se substituent aux statistiques, aux pourcentages et aux mots qui leur sont associés.

 

 

>> Le Festival "Visa pour l'image" 2024.

 

>> Site official du photographe Pierre Faure.

 

>> Visa pour l'image sur Parisperdu (archives)

 

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Je suis la parisienne la plus célèbre.

26 Août 2024, 09:32am

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Je suis la parisienne la plus célèbre.

Malgré mes 7 300 tonnes je semble aussi légère que la dentelle ...

Qui suis-je ?

 

>> Se reflèterait-elle dans la mer ?

 

 

 

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Fermeture estivale.

2 Août 2024, 13:01pm

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Fermeture estivale.

 Curieuse_anse Badamier (SEZ)

 

Comme chaque année, à l'occasion des vacances d'été, Parisperdu fait une pause.

Nous vous donnons rendez-vous ici le 26 août 2024.

D'ici-là, Parisperdu vous souhaite de très bonnes vacances !

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Arles 2024, les Rencontres Internationales de la Photographie (2/2)

18 Juillet 2024, 18:46pm

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Vues de l'exposition "Finir en beauté" de Sophie Calle aux Rencontres d'Arles 2024.  (©SOPHIE CALLE)

 

A Arles, sous la mairie de la ville, il existe un réseau de galeries datant du Ier siècle avant J.-C. Ce sont les Cryptoportiques ; et c'est le lieu choisi par la photographe-plasticienne Sophie Calle pour présenter - dans le cadre des Rencontres Internationales de la photographie - son exposition "Finir en beauté".

Aux Cryptoportiques, dans ces couloirs suintants d'humidité, au milieu des flaques de boue, des gouttes à gouttes venant du plafond, contre ces vieilles pierres moisies, elle a accroché ou déposé à terre ses images et transformé ainsi le lieu en sanctuaire.

Ces photographies proviennent de la série "Les Aveugles". Un projet qui date de 1986 et qu'elle n'a cessé d'actualiser. Le thème : comment des non-voyants peuvent nous raconter la beauté, la couleur ou la dernière image qu'ils ont vue ?

L'idée de cette expo pour Arles lui est venu après une inondation dans le lieu de stockage parisien de ses œuvres et où les tirages des "Aveugles" ont pourri, attaqués par la moisissure. Alors afin d'éviter tout risque de contamination, il était préférable de détruire les œuvres. Mais comment les détruire alors que "Les Aveugles" sont une série qui a beaucoup compté pour elle ? Elle ne peut se résoudre à emmener ces images à la décharge : ce serait une fin trop sinistre. Alors elle s'est dit qu'ici à Arles, elles termineraient leur vie, en beauté...

En 2023, les Cryptoportiques s'ouvraient pour la première fois, aux Rencontres de la photographie et accueillaient une exposition. Et, alors que l'humidité suintait de partout, Sophie Calle a tout de suite pensé que si elle exposait ses photos des "Aveugles" dans ce lieu, elles ne survivraient pas car les champignons les attaqueraient de partout.

Quand on demande à Sophie Calle :"Et après l'expo que deviendront les images" ?
Elle répond : "Ce sera la poubelle où la crémation… car ces objets sont maintenant si nocifs pour l'environnement qu'aucun conservateur de musée n'en voudra jamais plus, la moisissure étant très contagieuse. Aussi aujourd'hui à l'entrée des Cryptoportiques, il y a un petit écriteau qui dit : "S''il vous venait l'idée de voler une œuvre, sachez qu'elle détruira votre intérieur". Pour ces œuvres, c'est donc là à Arles leur dernière demeure. Et alors l'expo devient un rituel, une cérémonie et comme les photographies sont foutues, elle a intitulé l'exposition "Finir en beauté", car c'est une fin plus gaie que prévu.

Mais n'exagérons rien, Sophie Calle a quand même les négatifs... et eux sont en lieu sûr !


 

>> "Finir en beauté" est l'un des rendez-vous des Rencontres de la photographie d'Arles, à voir jusqu'au 29 septembre 2024.

>> "Finir en beauté" de Sophie Calle. Du 1er juillet au 29 septembre 2024 aux Cryptoportiques
Hôtel de ville d'Arles
, Place de la République F-13200 Arles

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Arles 2024, les Rencontres Internationales de la Photographie (1/2)

5 Juillet 2024, 12:16pm

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Arles 2024, les Rencontres Internationales de la Photographie (1/2)

"L’assassinat de Baltard", (la destruction des Halles de Paris), 1971, ©J.-C Gautrand

 

A Arles, la 55ème édition des "Rencontres Internationales de la Photographie" vient d'ouvrir ses portes. Parmi la quarantaine d'expositions présentées au public, j'en ai visité seulement quatre mais deux m'ont particulièrement intéressé.

Tout d'abord, au bord du Rhône, le Musée Réattu présente "Libres expressions" de Jean-Claude Gautrand l’infatigable photographe, qui nous a quittés il y a maintenant cinq ans en laissant derrière lui une œuvre conceptuelle, épurée et puissante.

Ses clichés présentés aux Rencontres, sont souvent les symboles d’un changement d’époque. Et surtout ceux capturés à Paris : la construction du périphérique, le Bercy ouvrier ou la destruction des Halles Baltard, … Signées Jean-Claude Gautrand, ces photos ont pour point commun de témoigner d'un Paris révolu, de scènes saisies à un moment charnière dans l'aménagement d'un futur Grand Paris, entre la fin des années 1950 et le début des années 1970.

Pour Les Halles de Paris, Gautrand nous dit : « J'ai passé deux mois sur le chantier, en 1971. J'ai photographié un désastre. Là, mes photos ont marqué les esprits. La gare d'Orsay devait être démolie dans la foulée. Elle a été sauvée pour devenir le musée que l'on sait. Peut-être que c'est un peu grâce à mon travail. »

A suivre : "Finir en beauté", la seconde exposition que j'ai pu découvrir aux Rencontres Internationales de la Photographie - Arles 2024.

 

>> A Arles au Musée Réattu, dans le cadre des "Rencontres", l'exposition "Libres expressions" de Jean-Claude Gautrand.

>> Bercy, rue Neuve de la Garonne (1979) © Jean-Claude Gautrand.

>> Chantier de construction du périphérique parisien (1964) ©Jean-Claude Gautrand.

 

 

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La Seine est-elle saine ?

17 Juin 2024, 19:53pm

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Publié par barreteau

La Seine est-elle saine ?

Baignade au pied de Notre-Dame, Paris 1937 © Agence Keystone

 

Une ordonnance du procureur du roi du 20 juillet 1699 interdit la baignade sur un bras de Seine qui jouxte l’île de la Cité, de la place Maubert au Pont Neuf, en raison de l’extrême "impureté et de l’infection des eaux", sous peine de "prison, et de quatre cens livres d’amende" !

Depuis cette date lointaine, beaucoup d'eau ont passé sous les ponts, si j'ose dire ! Aussi il y a un siècle, les habitants de Paris se lavaient encore dans la Seine. Ils y nettoyaient même leur linge ! Cette pratique a été définitivement interdite en 1923, principalement à cause de la mauvaise qualité de l’eau. Mais malgré cela il n’était pas rare d’observer des nageurs piquer une tête dans la Seine jusqu’en 1960 ! Et finalement c'est le risque d’attraper des maladies qui a convaincu les Parisiens de renoncer à la baignade.

Il y a 5 ans, la mairie de Paris s’est lancé un défi : améliorer la qualité de l’eau de la Seine, pour la rendre propre à la baignade. Pour cela de grands travaux ont lieu dans la capitale dès 2018. Les premiers résultats sont encourageants, au point que certaines personnes travaillant à la mairie ont déjà effectué quelques brasses.

Les prochains à tenter réellement l’aventure de la baignade devraient être des athlètes. Car les Jeux Olympiques de Paris 2024 mettront la Seine au centre de certaines compétitions, comme la nage en eau libre, le triathlon et le para-triathlon.

Mais le pari n’est pas facile à tenir : récemment en effet, 3 "épreuves test" en prévision des J.O. ont été annulées en raison de la qualité de l’eau jugée insuffisante. Toutefois les organisateurs croisent les doigts pour que les épreuves de triathlon et de nage en eau libre aient bien lieu dans la Seine cet été.

Si le pari des J.O. est réussi, alors un an après les Jeux Olympiques, à l’été 2025, les Parisiens pourront peut-être enfin barboter dans le fleuve. Cependant, il ne sera pas possible de faire trempette partout ! Trois lieux seraient autorisés à la baignade : des plans d’eau surveillés, délimités par des bouées avec un ponton d'accès et des espaces pour se changer, se doucher et ranger ses affaires sur les quais.
Paris comme à la plage…

 

>> Voilà à quoi pourrait ressembler une des futures bases de baignade (Image © Apur–Luxigon)

>> Paris Plages.

>> A un mois des épreuves, la Seine est toujours aussi polluée.

 

 

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La photographie humaniste aujourd'hui, avec Peter Turnley.

4 Juin 2024, 14:16pm

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Publié par barreteau

La photographie humaniste d'aujourd'hui, avec Peter Turnley.

Rue du Trésor Paris 4ème ©Peter Turnley

Peter Turnley est un photographe franco-américain.
Arrivé à Paris en 1975, il y vit désormais depuis près de 50 ans. Dès son arrivée à Paris, il travaille un temps comme assistant de Robert Doisneau, puis se lie d'amitié avec Boubat.

Turnley est surtout réputé pour ses photographies de la condition humaine capturées dans le monde entier. Des photographies récompensées par de nombreux prix, dont le prestigieux Olivier Rebbot Award pour le meilleur reportage photo à l'étranger, ainsi que plusieurs prix du World Press Competition, et bien d'autres…

Mais outre ses photographies à travers le monde, Turnley est l'un des photographes de sa génération qui a le plus photographié la vie quotidienne à Paris. Ses photographies démontrent son attachement profond pour sa ville d'adoption, une ville où il marche sans cesse.

Peter Turnley a publié plusieurs livres exprimant son amour de Paris, notamment "Parisiens" et "French Kiss-A Love Letter to Paris". Plusieurs de ses photographies figurent dans le célèbre ouvrage de Jean-Claude Gautrand "Paris Mon Amour".

Les photographies de Peter Turnley représentent aujourd'hui, sans aucun doute, une continuité forte et puissante de l'école de la photographie humaniste, dont plusieurs de ses représentants furent ses amis.

 

>> Peter Turnley, site officiel

>> Les photographes humanistes sont sur Parisperdu

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Où est la rue du Gaz ?

16 Mai 2024, 14:38pm

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Publié par barreteau

Où est la rue du Gaz ?

Rue Charles Moureu Paris 13ème (juin 2021). Elle reprend le tracé de l'ancienne Rue du Gaz. Sur la droite, les frondaisons du Parc de Choisy.

 

Dans son polar "Brouillard sur le pont de Tolbiac", Léo Malet cite l’impasse du Gaz, une impasse qu'il situe dans le 13e arrondissement de Paris.

Mais aujourd'hui, on ne trouve aucune trace de cette impasse sur les plans de Paris. Pourtant les spécialistes de l'Histoire de Paris mentionnent une Rue du Gaz qui desservait alors les anciens gazomètres de l'Usine à gaz d'Ivry qui a fonctionné de 1836 au début des années 1930.

En 1937, on détruit ces gazomètres et l'on créé à leur emplacement un Parc : c'est le Parc de Choisy.

Dans ce Parc, des traces de l'ancienne Usine à gaz subsistent. En effet, préalablement à la construction de cette usine et de ses gazomètres, il a fallu effectuer des consolidations dans les anciennes carrières souterraines. Ainsi, sept galeries circulaires aux tailles variables, épousant la forme des sept anciens gazomètres, traversent le sous-sol du Parc. Et dans l'enceinte du parc un escalier permet un accès à ces carrières. Mais en 2015 cet escalier a été condamné car il attirait trop de visiteurs… clandestins.

 

 >> Dans le Parc de Choisy, des traces de l'ancienne Usine à gaz subsistent.

>> Sous l'ancienne usine à gaz

 

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Le passage des Hautes-Formes.

28 Avril 2024, 19:22pm

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Publié par barreteau

Le passage des Haute-Formes

Rue des Hautes-Formes, Paris 13e, en juin 2021            Impasse des Hautes-Formes Paris en 1913

 

Dans le polar "Brouillard au pont de Tolbiac", Nestor Burma le détective imaginé par Léo Malet recherche l'un de ses anciens camarades. A la Page 57 de "Brouillard au Pont de Tolbiac", dans l'Edition Pocket, on lui indique que celui-ci pourrait habiter Passage des Hautes-Formes, dans le 13ème arrondissement de Paris.

"Ah passage des Hautes-Formes, un nom qui conviendrait à un chapelier" réplique Burma, et il interroge : " Ça se tient où ?" Son interlocuteur précise alors : "Entre la rue Nationale et la rue Baudricourt, presque à l'angle de la rue de Tolbiac. Ce n'est pas un secteur plus mochard qu'un autre, mais le Passage des Hautes-Formes lui-même est assez déshérité".

Puis page 68 du même ouvrage une description de ce fameux passage est donné : "de droite et de gauche, ce n'étaient que pavillons d'une modestie confinant à l'humilité, pavillon à un étage, rarement deux, parfois bâtis directement sur la rue, le plus souvent au fond d'un jardin, plus exactement d'une cour."

Malet décrit donc ce secteur du 13ème arrondissement tel qu'il était dans les années 50. Aujourd'hui le passage des Hautes-Formes est devenu la rue des Hautes-Formes.
Elle reprend en partie l’assiette de l'ancien « passage des Hautes-Formes ». La rue a été restructurée en 1977 dans le cadre de l'aménagement de la ZAC Lahire. Et depuis l'époque de Nestor Burma l'environnement a bien changé car ce sont maintenant les HLM de l'ensemble des Hautes-Formes - un ensemble monumental construits par Christian de Portzamparc - qui bordent la rue.

 

>> Le viaduc de Tolbiac dans Parisperdu.

>> Les HLM de l'ensemble des Hautes-Formes construits par Christian de Portzamparc.

 

 

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La Seine et ses crues.

6 Avril 2024, 15:57pm

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La Seine et ses crues.

 Voie Georges Pompidou Paris 16ème (en amont du Pont de Bir Hakeim) _Avril 2024

 

Ces derniers temps ça déborde… Et ce sont les très fortes précipitations sur la Bourgogne - causant les crues exceptionnelles des affluents amont de la Seine (notamment l’Yonne) - qui ont alimenté la crue actuelle à Paris. Avec comme conséquence la fermeture de quelques portions des voies sur berge, notamment sur la rive droite.

Les crues de la Seine sont un événement connu à Paris, certaines d’entre elles étant restées célèbres. Celle de janvier 1910 par exemple, avait inondé une grande partie de Paris et entraîné d’importants dégâts en Île-de-France.

Les photographies de l'époque ne rendent pas vraiment compte du chaos qui a dû régner dans la capitale, durant les quarante-cinq jours de la crue de 1910. Elles ne laissent donc pas non plus présager de celui qui sera le nôtre, quand surviendra la prochaine crue centennale dont on ne peut prévoir la date !

 

>> Les crues de la Seine de janvier 1910, Avenue Montaigne, Paris 8e arrondissement.
File de personnes marchant sur des planches surélevées.

© Agence Rol. Agence photographique.

 

>> Aujourd'hui le célèbre Zouave du pont de l’Alma a les pieds dans l’eau. Il fut longtemps l’indice de référence de la montée des eaux pour les Parisiens.

 

 

 

 

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