Je suis la parisienne la plus célèbre.
Je suis la parisienne la plus célèbre.
Malgré mes 7 300 tonnes je semble aussi légère que la dentelle ...
Qui suis-je ?
>> Se reflèterait-elle dans la mer ?
"Parisperdu" porte un "autre regard" sur Paris. En arpentant la ville depuis 30 ans, il nous montre que la ville n'est pas une entité figée. La ville vit... et comme tout être vivant elle fait parfois des erreurs. Ainsi va la ville, ainsi va la vie... "Ce qui nous incite à revenir en arrière est aussi humain et nécessaire que ce qui nous pousse à aller de l'avant." Pier Paolo Pasolini
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Curieuse_anse Badamier (SEZ)
Comme chaque année, à l'occasion des vacances d'été, Parisperdu fait une pause.
Nous vous donnons rendez-vous ici le 26 août 2024.
D'ici-là, Parisperdu vous souhaite de très bonnes vacances !

Vues de l'exposition "Finir en beauté" de Sophie Calle aux Rencontres d'Arles 2024. (©SOPHIE CALLE)
A Arles, sous la mairie de la ville, il existe un réseau de galeries datant du Ier siècle avant J.-C. Ce sont les Cryptoportiques ; et c'est le lieu choisi par la photographe-plasticienne Sophie Calle pour présenter - dans le cadre des Rencontres Internationales de la photographie - son exposition "Finir en beauté".
Aux Cryptoportiques, dans ces couloirs suintants d'humidité, au milieu des flaques de boue, des gouttes à gouttes venant du plafond, contre ces vieilles pierres moisies, elle a accroché ou déposé à terre ses images et transformé ainsi le lieu en sanctuaire.
Ces photographies proviennent de la série "Les Aveugles". Un projet qui date de 1986 et qu'elle n'a cessé d'actualiser. Le thème : comment des non-voyants peuvent nous raconter la beauté, la couleur ou la dernière image qu'ils ont vue ?
L'idée de cette expo pour Arles lui est venu après une inondation dans le lieu de stockage parisien de ses œuvres et où les tirages des "Aveugles" ont pourri, attaqués par la moisissure. Alors afin d'éviter tout risque de contamination, il était préférable de détruire les œuvres. Mais comment les détruire alors que "Les Aveugles" sont une série qui a beaucoup compté pour elle ? Elle ne peut se résoudre à emmener ces images à la décharge : ce serait une fin trop sinistre. Alors elle s'est dit qu'ici à Arles, elles termineraient leur vie, en beauté...
En 2023, les Cryptoportiques s'ouvraient pour la première fois, aux Rencontres de la photographie et accueillaient une exposition. Et, alors que l'humidité suintait de partout, Sophie Calle a tout de suite pensé que si elle exposait ses photos des "Aveugles" dans ce lieu, elles ne survivraient pas car les champignons les attaqueraient de partout.
Quand on demande à Sophie Calle :"Et après l'expo que deviendront les images" ?
Elle répond : "Ce sera la poubelle où la crémation… car ces objets sont maintenant si nocifs pour l'environnement qu'aucun conservateur de musée n'en voudra jamais plus, la moisissure étant très contagieuse. Aussi aujourd'hui à l'entrée des Cryptoportiques, il y a un petit écriteau qui dit : "S''il vous venait l'idée de voler une œuvre, sachez qu'elle détruira votre intérieur". Pour ces œuvres, c'est donc là à Arles leur dernière demeure. Et alors l'expo devient un rituel, une cérémonie et comme les photographies sont foutues, elle a intitulé l'exposition "Finir en beauté", car c'est une fin plus gaie que prévu.
Mais n'exagérons rien, Sophie Calle a quand même les négatifs... et eux sont en lieu sûr !
>> "Finir en beauté" est l'un des rendez-vous des Rencontres de la photographie d'Arles, à voir jusqu'au 29 septembre 2024.
>> "Finir en beauté" de Sophie Calle. Du 1er juillet au 29 septembre 2024 aux Cryptoportiques
Hôtel de ville d'Arles, Place de la République F-13200 Arles

"L’assassinat de Baltard", (la destruction des Halles de Paris), 1971, ©J.-C Gautrand
A Arles, la 55ème édition des "Rencontres Internationales de la Photographie" vient d'ouvrir ses portes. Parmi la quarantaine d'expositions présentées au public, j'en ai visité seulement quatre mais deux m'ont particulièrement intéressé.
Tout d'abord, au bord du Rhône, le Musée Réattu présente "Libres expressions" de Jean-Claude Gautrand l’infatigable photographe, qui nous a quittés il y a maintenant cinq ans en laissant derrière lui une œuvre conceptuelle, épurée et puissante.
Ses clichés présentés aux Rencontres, sont souvent les symboles d’un changement d’époque. Et surtout ceux capturés à Paris : la construction du périphérique, le Bercy ouvrier ou la destruction des Halles Baltard, … Signées Jean-Claude Gautrand, ces photos ont pour point commun de témoigner d'un Paris révolu, de scènes saisies à un moment charnière dans l'aménagement d'un futur Grand Paris, entre la fin des années 1950 et le début des années 1970.
Pour Les Halles de Paris, Gautrand nous dit : « J'ai passé deux mois sur le chantier, en 1971. J'ai photographié un désastre. Là, mes photos ont marqué les esprits. La gare d'Orsay devait être démolie dans la foulée. Elle a été sauvée pour devenir le musée que l'on sait. Peut-être que c'est un peu grâce à mon travail. »
>> Bercy, rue Neuve de la Garonne (1979) © Jean-Claude Gautrand.
>> Chantier de construction du périphérique parisien (1964) ©Jean-Claude Gautrand.
Baignade au pied de Notre-Dame, Paris 1937 © Agence Keystone
Une ordonnance du procureur du roi du 20 juillet 1699 interdit la baignade sur un bras de Seine qui jouxte l’île de la Cité, de la place Maubert au Pont Neuf, en raison de l’extrême "impureté et de l’infection des eaux", sous peine de "prison, et de quatre cens livres d’amende" !
Depuis cette date lointaine, beaucoup d'eau ont passé sous les ponts, si j'ose dire ! Aussi il y a un siècle, les habitants de Paris se lavaient encore dans la Seine. Ils y nettoyaient même leur linge ! Cette pratique a été définitivement interdite en 1923, principalement à cause de la mauvaise qualité de l’eau. Mais malgré cela il n’était pas rare d’observer des nageurs piquer une tête dans la Seine jusqu’en 1960 ! Et finalement c'est le risque d’attraper des maladies qui a convaincu les Parisiens de renoncer à la baignade.
Il y a 5 ans, la mairie de Paris s’est lancé un défi : améliorer la qualité de l’eau de la Seine, pour la rendre propre à la baignade. Pour cela de grands travaux ont lieu dans la capitale dès 2018. Les premiers résultats sont encourageants, au point que certaines personnes travaillant à la mairie ont déjà effectué quelques brasses.
Les prochains à tenter réellement l’aventure de la baignade devraient être des athlètes. Car les Jeux Olympiques de Paris 2024 mettront la Seine au centre de certaines compétitions, comme la nage en eau libre, le triathlon et le para-triathlon.
Mais le pari n’est pas facile à tenir : récemment en effet, 3 "épreuves test" en prévision des J.O. ont été annulées en raison de la qualité de l’eau jugée insuffisante. Toutefois les organisateurs croisent les doigts pour que les épreuves de triathlon et de nage en eau libre aient bien lieu dans la Seine cet été.
Si le pari des J.O. est réussi, alors un an après les Jeux Olympiques, à l’été 2025, les Parisiens pourront peut-être enfin barboter dans le fleuve. Cependant, il ne sera pas possible de faire trempette partout ! Trois lieux seraient autorisés à la baignade : des plans d’eau surveillés, délimités par des bouées avec un ponton d'accès et des espaces pour se changer, se doucher et ranger ses affaires sur les quais.
Paris comme à la plage…
>> Voilà à quoi pourrait ressembler une des futures bases de baignade (Image © Apur–Luxigon)
>> A un mois des épreuves, la Seine est toujours aussi polluée.

Rue du Trésor Paris 4ème ©Peter Turnley
Peter Turnley est un photographe franco-américain.
Arrivé à Paris en 1975, il y vit désormais depuis près de 50 ans. Dès son arrivée à Paris, il travaille un temps comme assistant de Robert Doisneau, puis se lie d'amitié avec Boubat.
Turnley est surtout réputé pour ses photographies de la condition humaine capturées dans le monde entier. Des photographies récompensées par de nombreux prix, dont le prestigieux Olivier Rebbot Award pour le meilleur reportage photo à l'étranger, ainsi que plusieurs prix du World Press Competition, et bien d'autres…
Mais outre ses photographies à travers le monde, Turnley est l'un des photographes de sa génération qui a le plus photographié la vie quotidienne à Paris. Ses photographies démontrent son attachement profond pour sa ville d'adoption, une ville où il marche sans cesse.
Peter Turnley a publié plusieurs livres exprimant son amour de Paris, notamment "Parisiens" et "French Kiss-A Love Letter to Paris". Plusieurs de ses photographies figurent dans le célèbre ouvrage de Jean-Claude Gautrand "Paris Mon Amour".
Les photographies de Peter Turnley représentent aujourd'hui, sans aucun doute, une continuité forte et puissante de l'école de la photographie humaniste, dont plusieurs de ses représentants furent ses amis.

Rue Charles Moureu Paris 13ème (juin 2021). Elle reprend le tracé de l'ancienne Rue du Gaz. Sur la droite, les frondaisons du Parc de Choisy.
Dans son polar "Brouillard sur le pont de Tolbiac", Léo Malet cite l’impasse du Gaz, une impasse qu'il situe dans le 13e arrondissement de Paris.
Mais aujourd'hui, on ne trouve aucune trace de cette impasse sur les plans de Paris. Pourtant les spécialistes de l'Histoire de Paris mentionnent une Rue du Gaz qui desservait alors les anciens gazomètres de l'Usine à gaz d'Ivry qui a fonctionné de 1836 au début des années 1930.
En 1937, on détruit ces gazomètres et l'on créé à leur emplacement un Parc : c'est le Parc de Choisy.
Dans ce Parc, des traces de l'ancienne Usine à gaz subsistent. En effet, préalablement à la construction de cette usine et de ses gazomètres, il a fallu effectuer des consolidations dans les anciennes carrières souterraines. Ainsi, sept galeries circulaires aux tailles variables, épousant la forme des sept anciens gazomètres, traversent le sous-sol du Parc. Et dans l'enceinte du parc un escalier permet un accès à ces carrières. Mais en 2015 cet escalier a été condamné car il attirait trop de visiteurs… clandestins.
>> Dans le Parc de Choisy, des traces de l'ancienne Usine à gaz subsistent.
>> Sous l'ancienne usine à gaz
Rue des Hautes-Formes, Paris 13e, en juin 2021 Impasse des Hautes-Formes Paris en 1913
Dans le polar "Brouillard au pont de Tolbiac", Nestor Burma le détective imaginé par Léo Malet recherche l'un de ses anciens camarades. A la Page 57 de "Brouillard au Pont de Tolbiac", dans l'Edition Pocket, on lui indique que celui-ci pourrait habiter Passage des Hautes-Formes, dans le 13ème arrondissement de Paris.
"Ah passage des Hautes-Formes, un nom qui conviendrait à un chapelier" réplique Burma, et il interroge : " Ça se tient où ?" Son interlocuteur précise alors : "Entre la rue Nationale et la rue Baudricourt, presque à l'angle de la rue de Tolbiac. Ce n'est pas un secteur plus mochard qu'un autre, mais le Passage des Hautes-Formes lui-même est assez déshérité".
Puis page 68 du même ouvrage une description de ce fameux passage est donné : "de droite et de gauche, ce n'étaient que pavillons d'une modestie confinant à l'humilité, pavillon à un étage, rarement deux, parfois bâtis directement sur la rue, le plus souvent au fond d'un jardin, plus exactement d'une cour."
Malet décrit donc ce secteur du 13ème arrondissement tel qu'il était dans les années 50. Aujourd'hui le passage des Hautes-Formes est devenu la rue des Hautes-Formes.
Elle reprend en partie l’assiette de l'ancien « passage des Hautes-Formes ». La rue a été restructurée en 1977 dans le cadre de l'aménagement de la ZAC Lahire. Et depuis l'époque de Nestor Burma l'environnement a bien changé car ce sont maintenant les HLM de l'ensemble des Hautes-Formes - un ensemble monumental construits par Christian de Portzamparc - qui bordent la rue.
>> Le viaduc de Tolbiac dans Parisperdu.
>> Les HLM de l'ensemble des Hautes-Formes construits par Christian de Portzamparc.

Voie Georges Pompidou Paris 16ème (en amont du Pont de Bir Hakeim) _Avril 2024
Ces derniers temps ça déborde… Et ce sont les très fortes précipitations sur la Bourgogne - causant les crues exceptionnelles des affluents amont de la Seine (notamment l’Yonne) - qui ont alimenté la crue actuelle à Paris. Avec comme conséquence la fermeture de quelques portions des voies sur berge, notamment sur la rive droite.
Les crues de la Seine sont un événement connu à Paris, certaines d’entre elles étant restées célèbres. Celle de janvier 1910 par exemple, avait inondé une grande partie de Paris et entraîné d’importants dégâts en Île-de-France.
Les photographies de l'époque ne rendent pas vraiment compte du chaos qui a dû régner dans la capitale, durant les quarante-cinq jours de la crue de 1910. Elles ne laissent donc pas non plus présager de celui qui sera le nôtre, quand surviendra la prochaine crue centennale dont on ne peut prévoir la date !
>> Les crues de la Seine de janvier 1910, Avenue Montaigne, Paris 8e arrondissement.
File de personnes marchant sur des planches surélevées.
© Agence Rol. Agence photographique.
A l'époque de Jacques Chirac le service de la Propreté de la ville de Paris se concentrait surtout sur les déjections canines. Les motocrottes parcouraient sans cesse les rues de la capitale pour s'assurer de leur propreté.
A l'époque d'Anne Hidalgo le service Paris Propreté n'assure plus grand-chose et les artères de la capitale sont constamment jonchées de détritus les plus divers.
>> La propreté de Paris sur Parisperdu.

Passage de la Duée - Paris 20ème (en 1995 puis en 2015, après les travaux d'élargissement).
Tel qu'il nous apparait aujourd'hui, ce passage peut sembler quelconque, n'avoir pas plus d'intérêt que beaucoup d'autres passages parisiens. Pourtant il a une histoire singulière que beaucoup de photographes connaissent.
Avant que, dans les années 2000, des travaux de restructuration en modifient profondément le tracé, le Passage de la Duée avait une largeur d'environ seulement 80 centimètres. Il était donc si discret qu'à son angle avec la rue de Pixerécourt, seule alors sa cordonnerie attirait le regard. Il en résultait un point de vue insolite aussi tous les grands photographes sont venus ici pour photographier la petite venelle et sa modeste échoppe.
Aujourd'hui le passage a été "relifté", élargi et à son angle bien sûr la cordonnerie a été détruite. Il nous apparait désormais benoîtement amputé de ce qui faisait tout son charme…
>> Déjà dans Parisperdu.
>> Le passage n'avait pas échappé à l'œil des "Grands" …
"La Muette, Paris vu par..." un film de Claude Chabrol (1965)
Ce sketch termine le film "Paris vu par…". Il est l'unique occasion de voir Claude Chabrol et Stéphane Audran jouer ensemble : couple à la ville et couple sur l'écran.
Ils jouent des bourgeois du quartier de La Muette, dans le très chic 16eme arrondissement de Paris.
Après quelques images dans la rue, on entre dans le vaste appartement de la famille. Le film suit alors le parcours du garçon du couple. Il parle peu mais observe ses parents et leur absence d'affection.
Une fois l'adolescent dans sa chambre, la bonne monte à l'étage au bureau du père, il en profite pour batifoler avec elle, immanquablement dérangés par le jeune homme. Quant à la mère, elle parle au téléphone de choses et d'autres, elle fait à peine attention quand son fils rentre, poursuit sa conversation tout en parlant très fort.
Il faut donc prendre le titre du court-métrage de Claude Chabrol avec ironie car dans "La Muette" le couple est très bavard. Stéphane Audran et Claude Chabrol ont des discussions sur des sujets sérieux mais avec des commentaires de café du commerce. En substance Chabrol nous montre combien cette bourgeoisie est stupide et vulgaire, incapable de réellement penser. Il faut préciser que dans ce film les deux acteurs improvisaient leurs répliques.
Puis Claude Chabrol instaure le drame final. Après une nouvelle dispute des parents, la mère tombe dans l'escalier. Elle a beau appeler au secours, personne ne répond : le père est occupé à son bureau, la bonne est partie, le fils ne l'entend pas…il venait de mettre des boules Quiès !
>> Le film (en 4 parties) :
>> Part.1
>> Part.2
>> Part.3
>> Part.4
" Saint-Germain des Prés, Paris vu par…" un film de Jean Douchet, (1965)
C'est par l’épisode "Saint-Germain-des-Prés" de Jean Douchet que débute le film à sketches "Paris vu par... ". Et ce choix parait judicieux car Douchet est alors « la » figure marquante de la « nouvelle vague ».
Dès le début du film, Jean Douchet de sa voix très précieuse, nous donne une description de ce quartier souvent dénommé « latin ». Là, il suit le parcours - à travers les nombreuses rues - de deux cinéphiles : Katherine et Jean. Tandis qu'il énumère les noms des rues, une deuxième voix, celle d’une jeune femme, annonce quelle célébrité, quel personnage illustre a vécu dans cette artère.
Enfin, la caméra au bout de deux minutes arrive à bon port. Il filme alors une histoire d'usurpation d’identité où la pauvre Katherine, une étudiante américaine, couche avec Jean qui se prétend étudiant à Science Po et conduit… une Bentley.
Douchet filme, dans ce court-métrage, le corps de son acteur sous toutes les coutures : il le fait traverser en slip l'appartement, puis le fait se vêtir pour enfin le retrouver plus tard totalement nu…
A la fin du film, Katherine se rend compte qu'il s'est joué d'elle.
>> Le film (en 5 parties) :
>> Part.1
>> Part.2
>> Part.3
>> Part.4
>> Part.5

rue des Artistes, Paris 14ème
Robert Doisneau, ce grand photographe, est né à Gentilly et il s’est éteint à Montrouge en 1994. C’est dire qu’il a longtemps vécu dans le sud de Paris, un secteur qu’il connait aussi bien pour sa banlieue que pour ses arrondissements périphériques : 14ème et 15éme.
Cette photo qu’il prend en 1988 est rarement légendée dans les ouvrages qui lui sont consacrés. Mais en arpentant le 14ème arrondissement j’ai retrouvé - par hasard - cet escalier quelque peu vertigineux ! C’est celui… de la rue des Artistes.
La rue des Artistes est une voie qui débute justement au bas de cet escalier, exactement au 13 de la rue d'Alésia, au niveau du carrefour de l'avenue René-Coty.
Mais au fait pourquoi ce nom de rue des Artistes ?
Elle doit son nom au fait que cette voie a longtemps compté une résidence d'artistes. Et, au début du XIXe siècle plusieurs jeunes peintres et sculpteurs (Claude Rameau, Louis Charlot...) sont venus s'y installer.
Suivre Robert Doisneau est toujours une expérience enrichissante, ne trouvez-vous pas ?
Les artistes de la rue éponyme :

" Place de l'Etoile, Paris vu par..." un film d'Eric Rohmer, (1965)
Incontestablement des six court-métrages de "Paris vu par…" celui d’Éric Rohmer est le meilleur. On y voit la Place de l'Etoile, un lieu où parisiens au travail se mêlent aux les touristes présents partout sur les douze grandes avenues qui forment une étoile.
Et pour faire tout le tour de la place, ces piétons doivent subir douze feux rouges, des feux qui ne fonctionnent pas au rythme du piéton comme pour cet homme qui sort du métro. Il s'appelle Jean-Marc (Jean-Michel Rouzière). Il doit aller travailler en face de la bouche de métro. En général son parcours se passe bien mais quand un accroc perturbe le rythme habituel de Jean-Marc c'est toute sa vie qui s’en trouve chamboulée. L'accroc sera un ivrogne (Marcel Gallon) qu'il bouscule et qui réclame des excuses plus importantes que celles données par Jean-Marc. L'ivrogne veut se battre, Jean-Marc se défend, l'ivrogne tombe à terre, assommé par le parapluie de Jean-Marc. Ce dernier finit alors de traverser la place à toute vitesse et reprend sa vie normale.
Mais désormais, il a peur. Il achète les journaux pour savoir si un avis de décès annonce la mort de son agresseur. Rien. Il passe son temps à lire les faits divers et se rend compte que les parapluies sont dangereux comme le mentionne certains inserts de journaux.
Jean-Marc a peur de croiser à nouveau l'ivrogne. Jusqu'au jour où l'ivrogne est là dans le métro mais il suffit d'un regard de Jean-Marc pour calmer l’ivrogne. Et quand il sort du métro, son parapluie, l'objet le plus dangereux du parisien, percute celui d'une jeune femme. La suite reste à imaginer…
• Voir le film :
>> Place de l'Étoile, Eric Rohmer (Paris vu par...) 1965 Part.1
>> Place de l'Étoile, Eric Rohmer (Paris vu par...) 1965 Part.2