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PARISPERDU

Parisperdu vous présente tous ses meilleurs vœux pour 2024.

20 Décembre 2023, 12:29pm

Publié par barreteau

Parisperdu vous présente tous ses meilleurs vœux pour 2024.

 

Bonne Année ! 

Happy New Year !  

Ein Gutes Neues Jahr ! 

Migliori Auguri !

Parisperdu vous présente tous ses meilleurs vœux pour 2024.

 

Gardons le contact toute l’année en nous retrouvant régulièrement sur Parisperdu,
et aussi sur le groupe Facebook : "Paris Hier, aujourd'hui … demain" animé par Parisperdu, 
le photo blog des amoureux de Paris.

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Elliott Erwitt, cet immense photographe nous a quitté.

1 Décembre 2023, 19:09pm

Publié par barreteau

Elliott Erwitt, cet immense photographe nous a quitté.

Birmingham, Angleterre, 1991. (ELLIOTT ERWITT / MAGNUM PHOTOS)

 

Photographe américain d’origine européenne, Elliott Erwitt est parti -en cette fin du mois de novembre- il avait 95 ans.

Son affaire, c'est la condition humaine qu'il traite souvent avec cet humour. « Je ne me lève pas le matin en me disant : je décide d'être drôle. Vous n'avez qu'à les regarder. Les choses sont drôles », disait-il.

Il a su saisir comme peu d'autres des tranches de vie captées sur le vif avec un regard plein de malice et de fantaisie : des moments intimes, des moments de tendresse, des situations cocasses, décalées ou absurdes mais toujours avec un regard plein d'humour et d'humanité.

Pilier de la prestigieuse agence Magnum où il est entré en 1954 sous la houlette de Robert Capa, Erwitt a l’œil pour repérer le comique de situation, il sait également provoquer la drôlerie. En témoignent ses autoportraits, tous plus désopilants les uns que les autres – avec perruques ou dans des situations loufoques -, confirmant que l’homme a aussi le goût de l’auto-dérision chevillée au corps.

L’une de ses plus célèbres thématiques est celle consacrée aux chiens où ces derniers sont saisis avec un naturel et une drôlerie inégalée.

Soit il fait des chiens l’égal des humains – un chien dressé sur ses pattes arrière, soit il cadre à hauteur de canidé, au ras du sol, offrant un point de vue décalé sur l’humanité.

Pour photographier ces charmantes créatures, Elliott Erwitt a une botte secrète : il aboie, créant un effet de surprise. Souvent, l’animal sursaute et cela lui vaut une bonne photo. Autre ruse : les klaxons, dont il possède plusieurs exemplaires, qui fonctionnent aussi pour attirer l’attention des humains et détendre l’atmosphère, ils sont imparables pour faire dresser les oreilles des cabots. Ces derniers sont à ses yeux des modèles remarquables. "Les chiens sont des personnes incroyables. Ils sont charmants et surtout ils ne réclament pas de tirages", dira-t- il.

Elliott Erwitt a une autre particularité : il refuse d’expliquer son travail. "Je veux que les gens réagissent émotionnellement à mes photos, pas avec le cerveau", dit-il. Certes, ses photos parlent d'elles-mêmes. Cependant, dans l'album de ce farceur, le flou règne souvent entre instantanés et mises en scène, ainsi certaine photo qu’on jurerait sortie d’une pellicule de Cartier-Bresson ou de Willy Ronis, sont parfois le fruit d’une mise en scène soignée.

 

>> Elliott Erwitt déjà sur Parisperdu.

>> Des autoportraits désopilants.

 

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Paris vu par... Jean-Daniel Pollet (4/7)

23 Novembre 2023, 09:55am

Publié par barreteau

 Paris vu par... Jean-Daniel Pollet (4/7)

 " Rue Saint-Denis, Paris vu par..." un film de Jean-Daniel Pollet, (1965)

 

Avec "Rue Saint-Denis" Jean-Daniel Pollet signe sans doute le court-métrage le plus singulier du film "Paris vu par… ". Le seul, en tout cas, à ne proposer aucun plan long de la capitale !

Alors que la rue parisienne doit être le terrain de jeu privilégié des réalisateurs de La Nouvelle Vague dans "Paris vu par…", Pollet tord les règles de la commande et se claquemure dans un modeste appartement parisien. La rue Saint-Denis ne sera évoquée que par l’intermédiaire d’une prostituée gouailleuse avec sa voix de Titi parisienne (la très drôle Micheline Dax) qu’a fait monter chez lui Léon, un commis de cuisine timide, effacé et qui va préparer à manger à son "invitée", discuter de la pluie et du beau temps avec elle, repoussant ainsi indéfiniment le moment du passage à l’acte.

Elle a faim. Ils s'installent à table, face à face, ils mangent des spaghettis. Elle veut lire les faits divers : ça tombe bien il a France Soir. Mais il faut bien y aller, il faut aller sur le lit pour coucher. Elle enlève son chemisier. Léon s'installe à son côté sur le lit. Quand c'est le moment : fondu au noir… au spectateur d'imaginer la suite.

Dans "Rue Saint-Denis" Jean-Daniel Pollet observe tendrement ce duo comique : la « professionnelle » bavarde et le client mutique interprété par Claude Melki, clown triste dont la pantomime mélancolique évoque Buster Keaton. Melki est l'acteur fétiche du cinéaste, qui le dirigera plusieurs fois.
Jean-Daniel Pollet ne filme peut-être pas Paris et pourtant on sent le monde alentour vibrer dans ce moment suspendu, cet instant partagé entre deux solitudes, réunies par une misère autant affective que sociale.

 

>> Le film (en 3 parties) :

Part.1

Part.2

Part.3

 

 

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Paris vu par… Jean Rouch (3/7)

5 Novembre 2023, 11:41am

Publié par barreteau

Paris vu par… Jean Rouch (3/7)

"Gare du Nord, Paris vu par…" un film de Jean Rouch, (1965)

 

"Gare du Nord" est un court-métrage du réalisateur Jean Rouch, une fiction en quatre plans dont deux plan-séquence, d’environ 16 min, faisant partie du film "Paris vu par…" 

Le film démarre par un panoramique, pris du haut des immeubles, et montrant les habitations alentours. Mais ce qui est très présent c'est le bruit des pelles mécaniques, des grues, des marteaux-piqueurs qui sature la bande son : Paris en 1964 est en pleine construction.

C'est le matin, à l'heure du petit déjeuner d'Odile (Nadine Ballot) et de Jean-Pierre (Barbet Schroeder) : un jeune couple qui vit modestement dans le quartier de la Gare du Nord (Paris 10e).

En plan séquence, dans la minuscule cuisine du 7ème étage, le couple s'assoit à la table, elle a préparé un œuf qu'il trouve trop cuit, il peste, elle lui reproche de faire des mouillettes comme un gamin. Mais surtout, Odile reproche à Jean-Pierre ce brouhaha, ce bruit intense et incessant dont elle n'en peut plus. Elle craint aussi que l'immeuble en construction cache la vue : la Tour Eiffel à gauche, le Sacré Cœur à droite. La dispute commence, les reproches sont lancés, les insultes fusent.

Odile furieuse quitte alors l'appartement et descend par l'ascenseur. Là commence le deuxième plan séquence qui va se poursuivre jusque dans la rue de Maubeuge, près de la Gare du Nord où elle rencontre par hasard un inconnu (Gilles Quéant) qui abandonne sa voiture et la suit. Il lui propose une autre vie, de tout quitter, de partir vers une vie meilleure, ce dont elle rêve.
Un dernier plan-court montre cet homme : il a sauté du pont et s'est écrasé sur les rails, et le film se termine sur Odile qui hurle de terreur et dont les cris se mêlent au vacarme des locomotives.

 

>> Voir le film.

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Paris vu par... Jean-Luc Godard (2/7)

24 Octobre 2023, 10:05am

Publié par barreteau

 "Montparnasse et Levallois, Paris vu par..."  un film de Jean-Luc Godard, (1965)

 

Monika est amoureuse de deux garçons en même temps, l'un est sculpteur sur métaux à Montparnasse (Paris 14e), l'autre est carrossier à Levallois-Perret (92).

Elle envoie à chacun de ses deux amants un pneumatique pour leur donner rendez-vous, l'un Gare du Nord, et l'autre deux heures après, Porte d'Italie.
 
Elle met les pneumatiques à la Poste mais juste après les avoir mis, elle s'aperçoit qu'elle s'est trompé d'enveloppe : à qui était destinée la lettre d'amour, et qui doit recevoir la lettre de rupture ? La lettre où il y a marqué "Paul mon chéri" n’est-elle pas dans l'enveloppe de Pierre et réciproquement !

Alors, complétement affolée, elle courre chez le premier garçon, le pneumatique n'est pas encore arrivé. Monika lui dit : « Écoute mon chéri, tu vas recevoir un pneumatique, ne crois pas ce qu'il y a dedans ». Mais il lui demande des explications, elle est forcée de tout lui dire, finalement il la met à la porte quand il apprend qu'elle sort aussi avec un autre.

Alors Monika se dit, j'en ai perdu un, je pourrais toujours garder l'autre. Elle traverse tout Paris et courre cette fois-ci chez le deuxième garçon, mais le pneumatique est déjà là !
Le garçon n'a pas du tout l'air fâché, au contraire, alors Monika lui dit, « T'es gentil toi, tu me pardonnes ». Mais comme elle est quand même très étonnée de son attitude, elle lui raconte toute l'histoire. Alors brusquement le deuxième garçon la met aussi à la porte en lui montrant le pneumatique.
La fille découvre alors, qu'elle ne s'était pas du tout trompé d'enveloppe.

 

Ce film reprend l'histoire que raconte Jean-Paul Belmondo à Anna Karina dans le film de Godard « Une femme est une femme ».


>> Voir le film (en 4 parties) :

Part.1/4  : 4:01

Part.2/4  : 3:23

Part.3/4  : 3:46

Part.4/4  : 3:46

 

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Paris vu par… (1/7)

16 Octobre 2023, 12:39pm

Publié par barreteau

Paris vu par…

 

"Paris vu par…" est un film collectif français à sketches, sorti en mai 1965. D'une durée totale de 92 minutes, il réunit les courts-métrages de six réalisateurs de la Nouvelle Vague. Chaque cinéaste y filme une histoire dans un quartier différent de Paris.

Tous les films sont réalisés en 16 mm, format qui permet des tournages légers.
Paradoxalement, ce film qui se voulait un manifeste de la Nouvelle Vague correspond à la fin de celle-ci comme mouvement organisé.

Il était prévu que chacun des réalisateurs réalise ensuite un long métrage basé sur le même thème que celui qu’il avait choisi pour son court métrage.
Ces longs métrages auraient été produit par « Les Films du Losange », la société fondée par Éric Rohmer et dirigée par Barbet Schroeder. Mais ce projet ne verra jamais le jour…

6 billets à suivre pour chacun des courts-métrages.

 

>> Image du générique du film.

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Sabine Weiss : ses photos transmettent ses émotions.

26 Septembre 2023, 17:50pm

Publié par barreteau

Sabine Weiss : ses photos transmettent ses émotions.

Jardin du Luxembourg Paris, 1950 ©Sabine Weiss

 

Elle a été sans doute la dernière grande représentante de l’école humaniste de la photographie française d'après-guerre. Sabine Weiss, née Sabine Weber en 1924, nous a quittés à la fin de l'année 2021, elle avait 97 ans… et 80 ans de prises de vue "derrière elle".

Sabine Weiss démarre la photographie très jeune, parce que la manipulation chimique du développement l'intéresse ; son père est ingénieur chimiste.

Genevoise d'origine, une peine de cœur la fait fuir à Paris en 1946. Elle y débarque au petit matin sans point de chute mais rapidement devient l’assistante du photographe de mode Willy Maywald. Trois ans plus tard, elle rencontre son mari – le peintre américain Hugh Weiss – et se lance comme photographe indépendante. Elle fait alors de tout : de la publicité, de la mode, du reportage et des portraits d’artistes.

En 1950, elle fait le portrait de Miro, ce qui lui vaut un rendez-vous avec le directeur de Vogue. Elle dira : « Je suis arrivée avec mes photos de clochards et de morveux. Un monsieur assis à côté de moi, hochait la tête en disant : "Bien, bien". C’était Robert Doisneau. Je ne connaissais même pas son nom à l’époque. Tout de suite, il m’a proposé de rejoindre l’Agence Rapho. »

Le fondateur de Rapho, Charles Rado, exporte alors le travail de Sabine Weiss aux Etats-Unis, où elle devient alors plus connue qu’en France.

Sabine Weiss photographie beaucoup pour Vogue mais ce sont ses clichés en noir et blanc, des instantanés captés dans les rues de Paris, qui marqueront l’histoire de la photographie du XXe siècle.
Sens de la composition, maîtrise de la lumière et de l'instant décisif, elle s’inscrit dans la lignée d’un Cartier-Bresson ou d’un Willy Ronis, les géants de la photographie française de l’après-guerre.  Plus tard, elle déclarera : « Je n’aime que les photographies prises dans la rue, au hasard des rencontres. » 

Sabine a photographié surtout les gamins et les clochards des rues de Paris, les passants, les amoureux et les musiciens… avec une sensibilité et un talent formidable pour la composition.

Sabine Weiss photographie pour transmettre des émotions et le revendique encore et toujours : "Je suis encore émue par tous ces visages, ces attitudes, ces atmosphères, ces solitudes, ces regards, ces baisers".

Dans les années 1980, Sabine Weiss multiplie les voyages et se penche notamment sur la thématique des religions.
Elle arrête la prise de vue à la fin des années 90 car, avec une épaule cassée, elle dit ne plus pouvoir tenir convenablement l’appareil… Elle se consacre alors à la gestion de ses archives.

Bien que naturalisée française en 1995, c'est au Musée de l’Elysée, à Lausanne qu'elle fera don de son œuvre photographique : 200 000 négatifs, 7000 planches-contacts, quelque 2700 tirages vintage et 2000 tardifs, 3500 tirages de travail et encore 2000 diapositives… eh oui, 80 années de déclics !

Merci Madame !

 

>> Sabine Weiss, page officielle.

>>"Sabine Weiss : Un regard sur le temps", un film de Lily et Jean Pierre Franey 

 

 

 

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Où est le "120 rue de la Gare" ?

18 Septembre 2023, 11:08am

Publié par barreteau

Où est le "120 rue de la Gare" ?Jacques Tardi : "120, Rue de la Gare"    Planche originale de la page 115

 

"120, rue de la Gare" est un roman policier français de Léo Malet. Il s’agit du tout premier roman de la série ayant pour héros le détective Nestor Burma.

Le roman commence ainsi : avant de mourir, un homme souffle à Burma : « Dites à Hélène... 120, rue de la Gare ».

Pour le célèbre détective l'énigme est bien obscure : comme retrouver cette Hélène à une adresse aussi incomplète. Car s'il doit bien y avoir des centaines de millier d'Hélène en France et il y a aussi une foultitude de rue de la Gare dans notre pays…

L'adresse même est donc la clé de l'énigme et il faudra attendre la toute fin du roman pour découvrir qu'il s'agit de la rue de la gare à Châtillon. Quand on sait que l'auteur a passé une grande partie de sa vie à Châtillon, on comprend qu'il n'a pas été chercher très loin le titre de son roman.

Dans la « vraie vie », le 120 était à l'époque un simple pavillon, pas très loin du centre-ville. Le nom de "rue de la Gare" vient de l'ancienne gare aux marchandises de Châtillon, devenue maintenant les Ateliers SNCF de Châtillon. Dans le roman de Léo Malet, le "120" se situe dans la partie nord de la rue, une partie qui depuis a été renommée rue Pierre-Semard.

C'est bien à Châtillon que se trouve l'adresse la plus connue du polar français. Brillamment adapté en BD par Tardi (comme une demi-douzaine d'autres Burma), le "120, rue de la Gare", publié en 1943 mène donc Nestor Burma à Châtillon en passant par Lyon et Paris.

 

>> "120, rue de la Gare", le roman de Léo Malet.

>> A Châtillon, le bistrot de la rue de la Gare est toujours là.

 

 

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Aux puces de Montreuil.

27 Août 2023, 09:26am

Publié par barreteau

Aux puces de Montreuil.

Un "pucier" du marché de la Porte de Montreuil. Paris 20e (juin 2015)

 

C'est l'un des marchés aux puces les plus anciens de Paris puisqu'il existe de façon informelle depuis 1860.

Dans le 20ème arrondissement, exactement à la Porte de Montreuil, le long du boulevard périphérique, vous n'aurez pas de mal à trouver ce "marché" où 300 stands en plein air s'installent chaque week-end. Et souvent ces stands sont de véritables affaires de famille : les emplacements se lèguent de père en fils, de père en filles. 
On y venait bien avant que la seconde main devienne tendance car les puces de Montreuil sont un véritable paradis pour les amateurs de fripes et de vintage.

Attention toutefois aux pickpockets, ce lieu est assez renommé pour cela. Attention aussi aux abords du marché où de nombreux vendeurs à la sauvette vous proposent des choses trouvés dans les poubelles !

Mais depuis un an, les commerçants des Puces sont inquiets. Un projet immobilier, voté en 2021, prévoit la création d'une halle pour remplacer ce marché de plein air. Pour l'ensemble des puciers et des clients, cela signifierait l'assassinat de l'âme des puces.

Au fait d'où vient cette appellation de "puces" ?

Aux portes de la ville, avant la construction du périphérique s'étendait la "zone". Là, installée dans des sortes de bidonvilles, vivait une population défavorisée : les « zonards ». Pour survivre, ils récupéraient des objets trouvés dans la rue et les revendaient aux abords de la ville. Parfois dans leurs fripes on retrouvait des vieux vêtements mités que l’on achetait donc « puces comprises ».

 

>> Marché Aux Puces de Montreuil : Photo sur plaque de verre 8,5x10 (circa 1900)

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Fermeture estivale.

25 Juillet 2023, 08:31am

Publié par barreteau

Fermeture estivale.

 Les Sables d'Olonne, août 1959 © Atelier Robert Doisneau


Comme chaque année, à l'occasion des vacances d'été, Parisperdu fait une pause.

Nous vous donnons rendez-vous le 28 août 2023.

D'ici-là, Parisperdu vous souhaite de très bonnes vacances !

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Rétrospective Elliott Erwitt au Musée Maillol.

19 Juillet 2023, 11:23am

Publié par barreteau

Cette exposition réalisée et conçue par Tempora en étroite collaboration avec Magnum Photos est à voir jusqu'au 24 septembre 2023

 

L’exposition « Elliott Erwitt. Une rétrospective » rend hommage à l’un des photographes les plus importants du XXème siècle, membre de Magnum Photos depuis 1954. On peut y voir un ensemble de 215 photographies en noir et blanc et en couleur.

Photographe américain né à Paris en 1928, Elliott Erwitt est à la fois : peintre de l’intime, photojournaliste, photographe publicitaire, réalisateur et portraitiste de personnalités comme Marilyn Monroe ou encore Jackie Kennedy, Charles de Gaulle, Ernesto “Che” Guevara, Alfred Hitchcock, Nikita Khrouchtchev, …

L’exposition rend compte de la diversité des sujets abordés et de l’unité profonde de l’œuvre. Erwitt a une manière d’immortaliser des moments de la vie quotidienne avec un regard qui n’appartient qu’à lui, mélangeant humour et émotion.

L'Exposition montre également les coulisses du travail du photographe avec l’espace "Fabrique" dans lequel se trouvent des objets destinés à évoquer son studio new-yorkais et l’étendue de ses activités en lien avec la photographie.

« En réalité, dire qu’il y a de l’humanité dans mes photos est le plus grand compliment qu’on m’ait jamais fait. » disait Elliott Erwitt.

 

>> Les photographes humanistes sur Parisperdu.

 

 

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Images à la sauvette.

29 Juin 2023, 09:35am

Publié par barreteau

Images à la sauvette.


Images à la sauvette
(The Decisive Moment en version américaine) est l’un des plus grands livres de photographies jamais publié. Sorti en 1952 aux éditions Verve, il regroupe les photographies réalisées par Henri Cartier-Bresson durant les vingt premières années de sa carrière. C’est, en 1952, une monographie du meilleur de l’oeuvre d’Henri Cartier-Bresson, publiée chez un éditeur d’art, avec une couverture originale de Matisse.

C’est aussi une large présentation de son art, où est forgée cette notion de « moment décisif » qui donnera donc son titre à l’édition américaine de l’ouvrage : le moment où tous les éléments s’assemblent pour produire une image, non pas le sommet d’une action, mais un sommet émotionnel et formel, comme l’illustre la célèbre photographie d’un homme sautant au-dessus d’une flaque sur le pont de l’Europe avec en fond la gare St Lazare.

Ce livre demeure une référence incontournable pour un grand nombre de photographes.

 

>> WillyRonis, autre expert de l'Instant décisif.

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Rue Laurence Savart, l'éternelle !

13 Juin 2023, 18:44pm

Publié par barreteau

Rue Laurence Savart, l'éternelle !

Rue Laurence Savart, l'éternelle !

22-24 Rue Laurence Savart_ Paris 20ème; Photo N& B: juillet 1996; Photo Couleur: juillet 2015


Dans la rue Laurence Savart, la vie s'écoule en pente douce... une rue propice aux rencontres, aussi belles qu'inattendues. Le photographe Willy Ronis en avait fait l'expérience lorsqu'un jour, en descendant la rue, il croise un vitrier avec son lot de carreaux de verre sur le dos.

Maintes fois Ronis m'a parlé de la rue Laurence Savart, l'une de ses favorites dans le secteur de Belleville-Ménilmontant. Quand je lui fais remarquer que la rue, encore aujourd'hui, a peu changé, qu'on y retrouve les mêmes façades, la même lumière qu'à son époque... il fait la moue et me dit : « Oui mais cet immeuble qui barre la rue dans sa partie basse, quel dommage... ». Il faut bien reconnaître que la perspective n'est plus la même et que cette trouée, qui était comme un appel vers un ailleurs incertain, fait terriblement défaut.

Aujourd'hui, dans la rue, le côté résidentiel a remplacé ce qui fut populaire, qui lui-même avait pris le pas sur le rural : toute une chaîne successive de prédation sociale, un écosystème historique en quelque sorte ! D'ailleurs, n'est-ce sans doute pas un hasard si les écologistes font ici - à chaque élection - leur meilleur score parisien !
Au final, dans la rue Laurence Savart, peu de choses ont changé... et l'on se retrouve confronté - aujourd'hui - aux mêmes façades, aux mêmes portes de garage, aux mêmes maisonnettes... que celles aperçues sur la célèbre photo de Ronis.

 

>> La rue Laurence Savart déjà sur Parisperdu.

>> La rue Laurence Savart, 1947 par Willy Ronis.

 

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Bonne croisière sur la Seine !

23 Mai 2023, 12:21pm

Publié par barreteau

Pont Saint-Michel - Quai des Orfèvres, Paris 1er

 

Au quai d'embarquement de la péniche "Paris en Scène" la vue est imprenable sur le quartier de St Michel. Mais encore faut-il trouver le point exact d'embarquement car la signalétique est à peine lisible tant elle est couverte de tags et autres graphes. Et ça c'est Paris, … salit, saccagé, défiguré, ici comme partout ailleurs
Alors bonne croisière sur la Seine !

 

>> Voir aussi : "Paris saccage"

 

 

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6 mètres avant Paris.

11 Mai 2023, 10:48am

Publié par barreteau

"6 mètres avant Paris"
Avant le panneau : avenue de la République à Bagnolet (93)
et après le panneau : avenue Cartelier, Paris 20ème © Eugène KOSSAKOWSKI (1971)

Entre l'Avenue de la République à Bagnolet et l'Avenue Cartelier dans le 20ème arrondissement de Paris, le périphérique et son faisceau de bretelles de la porte de Bagnolet ne passe pas inaperçu !
Cet anneau routier bruyant et malodorant marque la limite entre Paris et sa banlieue. Une limite qui longtemps a été matérialisée par des panneaux d'entrée/sortie de ville.

Au Printemps 1971 le photographe Eugène KOSSAKOWSKI a le regard attiré par ces écriteaux indiquant la limite administrative de Paris. Il décide de les photographier tous: pancartes en tôle ou en ciment, peu importe…

Le reportage comptera 159 photos, dont l’objectivité repose sur la position identique adoptée à l’égard de chaque écriteau (une distance de 6 mètres), sur la neutralité générée par une prise de vue frontale et le cadrage : des données qui sont invariables.

En réalité, KOSSAKOWSKI n’a pas toujours pu, à cause d’impératifs propres aux sites, se placer à une distance de 6 mètres devant chaque panneau. C’est donc au moment de l’agrandissement des clichés, qu’il va pallier ces variations.

En 1977, quatre photos de la série sont exposées dans le cadre de l’exposition « Archéologie de la ville » au Centre Beaubourg, où les 155 autres photographies sont mises en dépôt… et où finalement elles vont toutes disparaitre : perdues ou subtilisées ?

Malgré les aléas que connurent les tirages originaux, cette œuvre originale de KOSSAKOWSKI lui permis de se faire connaître en France et d’y vivre durant le reste de son existence c'est à dire jusqu'en 2001.

 

 

>> "6 mètres avant Paris", déjà sur Parisperdu.

 

 

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