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PARISPERDU
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Fermeture estivale.

25 Juillet 2023, 08:31am

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Publié par barreteau

Fermeture estivale.

 Les Sables d'Olonne, août 1959 © Atelier Robert Doisneau


Comme chaque année, à l'occasion des vacances d'été, Parisperdu fait une pause.

Nous vous donnons rendez-vous le 28 août 2023.

D'ici-là, Parisperdu vous souhaite de très bonnes vacances !

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Rétrospective Elliott Erwitt au Musée Maillol.

19 Juillet 2023, 11:23am

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Publié par barreteau

Cette exposition réalisée et conçue par Tempora en étroite collaboration avec Magnum Photos est à voir jusqu'au 24 septembre 2023

 

L’exposition « Elliott Erwitt. Une rétrospective » rend hommage à l’un des photographes les plus importants du XXème siècle, membre de Magnum Photos depuis 1954. On peut y voir un ensemble de 215 photographies en noir et blanc et en couleur.

Photographe américain né à Paris en 1928, Elliott Erwitt est à la fois : peintre de l’intime, photojournaliste, photographe publicitaire, réalisateur et portraitiste de personnalités comme Marilyn Monroe ou encore Jackie Kennedy, Charles de Gaulle, Ernesto “Che” Guevara, Alfred Hitchcock, Nikita Khrouchtchev, …

L’exposition rend compte de la diversité des sujets abordés et de l’unité profonde de l’œuvre. Erwitt a une manière d’immortaliser des moments de la vie quotidienne avec un regard qui n’appartient qu’à lui, mélangeant humour et émotion.

L'Exposition montre également les coulisses du travail du photographe avec l’espace "Fabrique" dans lequel se trouvent des objets destinés à évoquer son studio new-yorkais et l’étendue de ses activités en lien avec la photographie.

« En réalité, dire qu’il y a de l’humanité dans mes photos est le plus grand compliment qu’on m’ait jamais fait. » disait Elliott Erwitt.

 

>> Les photographes humanistes sur Parisperdu.

 

 

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Images à la sauvette.

29 Juin 2023, 09:35am

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Publié par barreteau

Images à la sauvette.


Images à la sauvette
(The Decisive Moment en version américaine) est l’un des plus grands livres de photographies jamais publié. Sorti en 1952 aux éditions Verve, il regroupe les photographies réalisées par Henri Cartier-Bresson durant les vingt premières années de sa carrière. C’est, en 1952, une monographie du meilleur de l’oeuvre d’Henri Cartier-Bresson, publiée chez un éditeur d’art, avec une couverture originale de Matisse.

C’est aussi une large présentation de son art, où est forgée cette notion de « moment décisif » qui donnera donc son titre à l’édition américaine de l’ouvrage : le moment où tous les éléments s’assemblent pour produire une image, non pas le sommet d’une action, mais un sommet émotionnel et formel, comme l’illustre la célèbre photographie d’un homme sautant au-dessus d’une flaque sur le pont de l’Europe avec en fond la gare St Lazare.

Ce livre demeure une référence incontournable pour un grand nombre de photographes.

 

>> WillyRonis, autre expert de l'Instant décisif.

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Rue Laurence Savart, l'éternelle !

13 Juin 2023, 18:44pm

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Publié par barreteau

Rue Laurence Savart, l'éternelle !

Rue Laurence Savart, l'éternelle !

22-24 Rue Laurence Savart_ Paris 20ème; Photo N& B: juillet 1996; Photo Couleur: juillet 2015


Dans la rue Laurence Savart, la vie s'écoule en pente douce... une rue propice aux rencontres, aussi belles qu'inattendues. Le photographe Willy Ronis en avait fait l'expérience lorsqu'un jour, en descendant la rue, il croise un vitrier avec son lot de carreaux de verre sur le dos.

Maintes fois Ronis m'a parlé de la rue Laurence Savart, l'une de ses favorites dans le secteur de Belleville-Ménilmontant. Quand je lui fais remarquer que la rue, encore aujourd'hui, a peu changé, qu'on y retrouve les mêmes façades, la même lumière qu'à son époque... il fait la moue et me dit : « Oui mais cet immeuble qui barre la rue dans sa partie basse, quel dommage... ». Il faut bien reconnaître que la perspective n'est plus la même et que cette trouée, qui était comme un appel vers un ailleurs incertain, fait terriblement défaut.

Aujourd'hui, dans la rue, le côté résidentiel a remplacé ce qui fut populaire, qui lui-même avait pris le pas sur le rural : toute une chaîne successive de prédation sociale, un écosystème historique en quelque sorte ! D'ailleurs, n'est-ce sans doute pas un hasard si les écologistes font ici - à chaque élection - leur meilleur score parisien !
Au final, dans la rue Laurence Savart, peu de choses ont changé... et l'on se retrouve confronté - aujourd'hui - aux mêmes façades, aux mêmes portes de garage, aux mêmes maisonnettes... que celles aperçues sur la célèbre photo de Ronis.

 

>> La rue Laurence Savart déjà sur Parisperdu.

>> La rue Laurence Savart, 1947 par Willy Ronis.

 

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Bonne croisière sur la Seine !

23 Mai 2023, 12:21pm

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Publié par barreteau

Pont Saint-Michel - Quai des Orfèvres, Paris 1er

 

Au quai d'embarquement de la péniche "Paris en Scène" la vue est imprenable sur le quartier de St Michel. Mais encore faut-il trouver le point exact d'embarquement car la signalétique est à peine lisible tant elle est couverte de tags et autres graphes. Et ça c'est Paris, … salit, saccagé, défiguré, ici comme partout ailleurs
Alors bonne croisière sur la Seine !

 

>> Voir aussi : "Paris saccage"

 

 

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6 mètres avant Paris.

11 Mai 2023, 10:48am

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Publié par barreteau

"6 mètres avant Paris"
Avant le panneau : avenue de la République à Bagnolet (93)
et après le panneau : avenue Cartelier, Paris 20ème © Eugène KOSSAKOWSKI (1971)

Entre l'Avenue de la République à Bagnolet et l'Avenue Cartelier dans le 20ème arrondissement de Paris, le périphérique et son faisceau de bretelles de la porte de Bagnolet ne passe pas inaperçu !
Cet anneau routier bruyant et malodorant marque la limite entre Paris et sa banlieue. Une limite qui longtemps a été matérialisée par des panneaux d'entrée/sortie de ville.

Au Printemps 1971 le photographe Eugène KOSSAKOWSKI a le regard attiré par ces écriteaux indiquant la limite administrative de Paris. Il décide de les photographier tous: pancartes en tôle ou en ciment, peu importe…

Le reportage comptera 159 photos, dont l’objectivité repose sur la position identique adoptée à l’égard de chaque écriteau (une distance de 6 mètres), sur la neutralité générée par une prise de vue frontale et le cadrage : des données qui sont invariables.

En réalité, KOSSAKOWSKI n’a pas toujours pu, à cause d’impératifs propres aux sites, se placer à une distance de 6 mètres devant chaque panneau. C’est donc au moment de l’agrandissement des clichés, qu’il va pallier ces variations.

En 1977, quatre photos de la série sont exposées dans le cadre de l’exposition « Archéologie de la ville » au Centre Beaubourg, où les 155 autres photographies sont mises en dépôt… et où finalement elles vont toutes disparaitre : perdues ou subtilisées ?

Malgré les aléas que connurent les tirages originaux, cette œuvre originale de KOSSAKOWSKI lui permis de se faire connaître en France et d’y vivre durant le reste de son existence c'est à dire jusqu'en 2001.

 

 

>> "6 mètres avant Paris", déjà sur Parisperdu.

 

 

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Neuf ponts de Paris.

28 Avril 2023, 15:45pm

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Publié par barreteau

Neufs ponts de Paris.

A gauche : "Les neuf ponts, 1958", ©Willy Ronis  /    A droite : Même endroit, 2023 ©Parisperdu

 

A propos de sa photo :"Les neuf ponts, 1958", Ronis nous dit : "J'avais constaté sur le plan de Paris que si je me plaçais en un certain point sur le quai rive droite, le cours du fleuve était rectiligne sur une distance telle que mon axe de visée pourrait embrocher successivement neuf ponts. Je me rends sur place et découvre le point de vue idéal : le petit square de l'Hôtel de Ville. Je ne m'étais pas trompé".

Et il ajoute : "Ma photographie représente, de haut en bas : le pont d'Arcole, le pont Notre-Dame, le pont au Change, le Pont-Neuf, la passerelle du pont des Arts, le pont du Carrousel, le Pont-Royal, l'ancien pont de Solférino, et une pile du pont de la Concorde. Les premiers plans sont flous. En effet, le système n'est pas diafragmable, et pour les sujets de grande profondeur il faut mettre au point selon une cote mal taillée. L'image dévoile même, sur fond de ciel, le clocher de Saint-Pierre de Chaillot, avenue Georges V et (peut-être) la flèche de l'église écossaise de la rue Bayard".

Alors moi aussi je me suis rendu dans ce petit square situé sur la partie basse des berges de Seine. Son accès se fait obligatoirement depuis le quai de l’Hôtel de Ville par une passerelle, qui enjambe la voie sur berges. Une voie où l'automobile est désormais bannie aussi c'est à cette occasion qu'en 2013, lors de la piétonisation des Berges de Seine, l'on a rebaptisé le jardin Square Federico-García-Lorca. Il est très fréquenté par les photographes pour son panorama sur les îles de la Cité et de Saint-Louis.

Il n'est toutefois pas aisé de retrouver la place exacte du cadrage de cette photo de Ronis. Le niveau du square, en 1958, était possiblement plus bas qu'il l'est aujourd'hui car je n'arrive pas à avoir accès à un plan de vue qui passe au plus bas de l'eau, sous les ponts. Peut-être Ronis avait-il décidé de se mettre à plat-ventre pour pouvoir ordonner les plans comme il le souhaitait ? Je le crois fort capable de prendre une telle décision.

Pour ma part j'ai aujourd'hui un handicap supplémentaire par rapport à Willy car je n'ai pas le matériel adéquat : en effet Ronis nous dit avoir monté pour sa prise de vue un objectif de 500 mmm sur son Foca ! Or moi ce jour-là je n'ai que mon smartphone !
Peu importe, l'émotion est bien là : celle d'être à l'endroit où Ronis a su capturer cette image quelque peu insolite des bords de Seine, des lieux qu'il affectionnait particulièrement.

 

>> Willy Ronis et Parisperdu.

 

 

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Ça c'est Paris…

5 Avril 2023, 15:31pm

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Publié par barreteau

ça c'est Paris...

 

Où croyez vous être : dans les townships de Johannesburg, dans les slums de Dehli ou les favélas de Sao Paulo… ?
Non vous êtes à Paris, dans le 9e arrondissement… Le mouvement social des éboueurs a causé le chaos dans certaines rues de la capitale.

Nettoyer la ville pour mieux l’embellir mais aussi l'assainir pour écarter les risques sanitaires sont des objectifs que Paris ne prend plus en priorité. Ça c'est Paris…

 

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Bravo et merci Pierrot !

22 Mars 2023, 19:27pm

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Publié par barreteau

Bravo et merci Pierrot !

Pierre Perret en vélib' nous montre le Paris saccagé
(voir le clip vidéo)

 
« Dans Paris, Paris dégoûtant, seuls les rats sont contents, Ils savent qu'ici les végans pas idiots, Les nourrissent qu'avec du bio » voilà les paroles qui ouvrent "Paris saccagé", la nouvelle chanson caustique sur la saleté à Paris que Pierre Perret a postée il y a peu de temps sur YouTube.

Le titre donne le ton. Tout sourire, juché sur son vélo, le chanteur de 88 ans pousse un savoureux coup de gueule. Saleté, travaux dénaturant le paysage, drogue, ... tout y passe.

Pierre Perret, en verve poursuit sa chanson à charge : « Les déjections qui fleurissent les trottoirs décorent ce grand dépotoir », « Dans Paris, hiver comme été, on touche pas à la saleté. Les plots de béton sont d''authentiques œuvres d'art et dans les squares où plus un enfant joue, y'a des seringues et plus de nounous ».

Sans la citer directement, Pierre Perret, persifleur, vise la politique de la maire de Paris, Anne Hidalgo : « Pauvre Paris devenu si cra-cra, On sait bien qui t'a fait ça, C'est les crânes de piaf dégourdis, Qui bouffent des graines à la mairie », « Pauvre Paris, Paris enlaidi, dans quel état ils t'ont mis ils avaient promis le Nirvana et c'est la bérézina ». « Pauvre Paris, Paris enlaidi, toi qui fus le paradis, te voilà fringuée Waterloo, par nos gentils écolos ».

Bravo et merci Pierrot de si bien traduire poétiquement tout ce que pense beaucoup de parisiens, de français et aussi les visiteurs venus de tout horizon.
Dommage que la mairie de Paris souffre de surdité.

 

>> "Paris c'est moche et ça sent mauvais !"

>> Sur Twitter : #saccageparis

 

 

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"Paris c'est moche et ça sent mauvais !"

13 Mars 2023, 11:46am

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Publié par barreteau

Angle de la rue de Bagnolet et de la rue Ligner, Paris 20ᵉ

 

On a souvent déploré ici l'enlaidissement de la capitale, certains ont même lancé le mot-clé  #saccageparis . Ceux qui disent "PARIS c'est moche" peuvent maintenant ajouter "et ça sent mauvais".
Car désormais à Paris, les poubelles s'accumulent dans certains arrondissements, suite aux cumul des jours de grève des éboueurs contre la réforme des retraites.

Des terrasses de brasseries ou de cafés se retrouvent avec de poubelles non collectées, entassées sur leur trottoir sur une dizaine de mètres.

De même, des dizaines de sacs poubelle remplis sont entassés en pleine rue, sur les avenues, les Grands Boulevards, à quelques mètres de sites touristiques, tout cela renvoie une image de Paris catastrophique.

Aujourd'hui la grève des éboueurs qui transforme la capitale en décharge n'est qu'une étape supplémentaire de l'enlaidissement et de la saleté de Paris qui est allé crescendo depuis l'élection d'Anne Hidalgo. Et c'est dans ce cloaque que l'on va recevoir les J.O !

 

>> L'enlaidissement de la ville, déjà sur Parisperdu.

>> Paris est une Zad.

>> La prolifération des rats à Paris.

 

 

 

 

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Encore un nouveau projet pour le garage de l'Équerre.

8 Mars 2023, 19:32pm

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Publié par barreteau

 Avant : état actuel (2022)                                                      

Après : où l'on voit la surélévation envisagée par le nouveau projet.

 

A Paris, au 7/9 de la rue de l’Équerre, dans le 19ème arrondissement, la destinée du garage de l'Équerre va-t-elle connaître un nouveau développement ?

Le nouveau projet consiste à rénover, réhabiliter et surélever ce bâtiment remarquable. Anciennement garage - puis galerie d’art - il pourrait désormais être transformé en un bâtiment accueillant des bureaux.

L'immeuble serait requalifié en "Établissement recevant du public" de 5ème  catégorie, c’est-à-dire entièrement accessible aux personnes à mobilités réduites, aussi bien pour les bureaux que pour l'accès aux cultures potagères plantées sur la toiture ! Les circulations verticales, l’accès sur rue et les
circulations intérieures, tout serait donc aménagé en respectant cette norme ERP 5ème catégorie.

Sous la verrière du bâtiment, le projet a aussi pour ambition d'agrandir le sous-sol et le rendre accessible afin de connecter l’espace d’accueil et les espaces de réunions.

Enfin, dans une logique d’amélioration énergétique, les travaux suivants seraient réalisés : ré-isolation totale de l’enveloppe du bâtiment, les menuiseries en simple vitrage changées par du double vitrage, la chaudière gaz supprimée et remplacée par une pompe à chaleur.

Le garage de l'Équerre souhaite donc passer aux besoins de l'époque actuelle en se conformant pleinement à ses normes.
Mais, la Commission du Vieux Paris, réunie le 26 septembre 2019 à l’Hôtel de Ville de Paris, sous la présidence de M.Bernard Gaudillère, a examiné la faisabilité de ce projet.
La Commission rappelle que la Direction de l’urbanisme a refusé par deux fois  la démolition totale du bâtiment et ajoute, pour sa part, qu’elle s’oppose également à tout projet de surélévation de cette construction qui est protégée au titre du P.L.U

Affaire à suivre…

 

>> Le garage de l'Équerre en 1989

>> Le garage de l'Équerre, maquette du projet.(© APICAP VALO 3 (fonds immobilier)

>> Le garage de l'Équerre, déjà sur Parisperdu en 2009.

 

 

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Frank Horvat… toujours à la mode !

21 Février 2023, 09:06am

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Publié par barreteau

Frank Horvat… toujours à la mode !

Boîte d'archive du reportage-shooting "Paris, shoe and Eiffel Tower" (1974) © Frank Horvat

 

Né en 1928 en Italie de parents juifs originaires d’Europe Centrale, Frank Horvat s’installe en France à la fin des années 1950, année où il rencontre Henri Cartier-Bresson, qui le détermine à adopter le Leica.

À partir de 1957 et jusqu'en 1975, il applique son expérience de reporter à la photographie de mode, avec un style plus réaliste et moins guindé que celui des magazines de l’époque. Ses publications dans Elle, Vogue et Harper’s Bazaar, en Europe comme aux États-Unis, influenceront durablement le genre — tout en lui attirant les foudres de Cartier-Bresson, pour qui sa façon de photographier relève "du pastiche".

Après des essais photographiques entrepris sans commande : "Portraits d’arbres", "Vraies Semblances" et "New York" sont trois projets presque simultanés, à la fois divergents et complémentaires. Par rapport à l’orthodoxie "cartier-bressonienne", ils représentent cependant une nouvelle transgression — puisque les trois sont en couleur.

Puis, souffrant d’une affection des yeux, il passe temporairement de la photographie à l’écriture.

Les années 1990 le conduisent à une rupture encore plus radicale, par l’utilisation de l’ordinateur et des manipulations qu’il permet. Horvat explore alors un territoire entre la photographie et la peinture – une recherche qui suscite autant d’objections que d’acclamations, et que lui-même abandonne par la suite, pour se limiter à des interventions plus subtiles, que seul l’ordinateur permet, mais qui restent dans le registre de l’"instant décisif". Quoi qu’il en soit, ces expériences sont en avance sur leur temps et aussi innovatrices que l’avait été l’utilisation de sa technique du reportage pour la mode.

Durant ses dernières années, Frank Horvat, appareil en poche, continuait de documenter son quotidien et regroupe grâce à l'édition de ses Livres Blancs les différentes périodes de sa vie photographique.

Frank Horvat nous a quitté le 21 octobre 2020.

 

>> En écho à cette image de Frank Horvat, découvrez une photo de Lily Franey, photographe humaniste, sur le thème du poème "Tout dire" de Paul Eluard, Lily Franey nous montre cette image : "Cité du Val de Marne" (1991).

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Belote à Belleville et Manille à Marseille !

2 Février 2023, 14:08pm

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Publié par barreteau

Belotte à Belleville et Manille à Marseille !

En haut : "Partie de cartes en plein air, rue Botzaris", Paris 1952 ©Willy Ronis

En bas : Image extraite du film "Marius" de Marcel Pagnol- Séquence de la "Partie de cartes"-1931

 
Ronis connaissait-il les œuvres où Cézanne met en scène quatre, puis trois et finalement seulement deux joueurs de cartes sur sa dernière toile ?
Oui vraisemblablement car Ronis avait au moins connaissance de certaines reproductions de ces toiles. Pour autant, avait-il en mémoire les tableaux de Cézanne au moment d'appuyer sur le déclic ? Là, cela est moins sûr…

Ce qui est sûr par contre c'est qu'il a souvent cherché à photographier des joueurs de cartes car ils entrent pleinement dans les scènes populaires qu'il affectionne tant.

Dans sa moisson de photos récoltées dans les quartiers populaires, j'ai identifié cinq photos de Ronis montrant des joueurs de cartes :
- "Café, rue des Cascades, Ménilmontant" - Paris, 1948
- "Café, place d'Aligre", Paris, 1952  
- "Partie de cartes en plein air, rue Botzaris", Paris 1952
- "La belote", Paris, 1954
- "La partie de Tarot, Joinville le Pont ", 1991.

A Marseille, il est neuf heures du soir. Dans un petit café, Escartefigue, Panisse, César et M. Brun sont assis autour d'une table. Ils jouent à la manille.
Escartefigue regarde son jeu intensément, et, perplexe, se gratte la tête. Tous attendent sa décision. Panisse précise alors : "C'est ce coup-ci que la partie se gagne ou se perd".
Escartefigue renchéri : "C'est pour ça que je me demande si Panisse coupe à cœur ? Moi, je connais très bien le jeu de manille, et je n'hésiterais pas une seconde si j'avais la certitude que Panisse coupe à cœur".
Panisse : "Eh bien ! Réfléchis en silence... Et ils se font encore des signes ! Monsieur Brun, surveillez Escartefigue, moi, je surveille César."
César : "Tu me surveilles moi, comme un tricheur. Je ne dis pas que je vais pleurer, non, mais moralement, tu me fends le cœur". Et s'adressant à Escartefigue : "Alors, à moi, il me fend le cœur. Et à toi, il ne te fait rien ?
Escartefigue pousse un cri de triomphe. Il vient enfin de comprendre, et il jette une carte sur le tapis. Panisse le regarde, regarde César, puis se lève brusquement, plein de fureur. "Est-ce que tu me prends pour un imbécile ? Tu as dit :  Il me fend le cœur pour faire comprendre que je coupe à cœur. Et alors, il joue cœur, parbleu" !

 

>> Les joueurs de cartes, tableaux de Paul Cézanne.

 

 

 

 

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Reste-t-il des bistrots à Paris ?

11 Janvier 2023, 16:07pm

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Publié par barreteau

Le Vaudésir, 41 Rue Dareau, 75014 Paris

 

C'est un fait les bistrots parisiens se meurent. Car ici, je parle des vrais bistrots, des troquets, des rades… évidemment pas des Starbucks ou autres "néo-cafétérias" tenues par des esclaves qui rêvent de l'American way of life.

Toutefois certains résistent… surtout dans le nord de Paris, mais pas seulement.
Récemment, j'en ai découvert un dans le 13e arrondissement, qui a enchanté l'une de mes journées. Malheureusement, je ne pourrai vous en donner l'adresse car ce jour-là j'errai dans Paris sans prêter attention aux noms des rues.

Hors du périph' la Seine-Saint-Denis est, pour les troquets, un haut lieu de la Résistance comme l'était le plateau des Glières, en 1944.
Là-bas, il y a encore une foule de bistrots dans lesquels on peut rencontrer des "aristocrates des biberons", comme disait Huysmans. Et les paroles de ces Hercules de la bouteille pourraient figurer dans un film d'Audiard ou dans un bouquin de René Fallet. Ces gens de tous les peuples, de toutes les couleurs et de toutes les religions se foutent bien de tout ce qu'on dit sur eux et sur leur identité. Ils fraternisent jusqu'à ce que la bière ou le vin les fasse dérailler. Les patrons et les patronnes, parfois bourrus, y sont beaucoup plus attachants, que les belles filles et les beaux garçons des bars "branchés", qui viennent vous demander toutes les trente secondes si tout va bien.
Dans les bistrots, on sait vivre ; on ne sait que s'ennuyer dans les cafés !

 

>> Les bistrots sur Parisperdu.

 

 

 

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Bonne année 2023

25 Décembre 2022, 11:59am

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Publié par barreteau

Bonne année 2023

 

"Bonne année ! ",

"Happy new year ! ",

"Ein gutes neues Jahr ! ",

"Migliori auguri ! " …

 

Parisperdu vous présente tous ses meilleurs vœux pour 2023.

Gardons le contact toute l’année en nous retrouvant régulièrement sur Parisperdu, et aussi en rejoignant le groupe Facebook : "Paris Hier, aujourd'hui … demain" animé par Parisperdu, le photo blog des amoureux de Paris.

 

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