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PARISPERDU
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Paris dans le top 5 des villes touristiques les plus sales du monde.

22 Décembre 2025, 08:55am

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Publié par pierre barreteau

Rue de Rivoli Paris 1er (octobre 2024) 

Le mois dernier, la société internationale Radical Storage a publié un rapport sur les villes touristiques les plus sales du monde. Un document élaboré à partir de l’analyse de près de cent milles avis Google. Et voici le résultat de ce classement des villes les moins propres parmi 100 destinations touristiques populaires.

Certaines destinations touristiques très prisées y sont sévèrement épinglées : parmi les villes les moins bien notées, Milan et Vérone, toutes deux en Italie, se classent respectivement sixième et septième, suivies de Francfort, en Allemagne (8). Bruxelles, en Belgique, arrive en neuvième position, tandis que Le Caire, en Égypte, occupe le dixième rang. Place maintenant au top 5 :
5e - Paris (France)
4e - Florence (Italie)
3e - Las Vegas (États-Unis)
2e - Rome (Italie)
1er - Budapest (Hongrie)

Paris, qui attire les visiteurs du monde entier se classe donc cinquième parmi les villes les moins propres, avec près de 30 % des avis mentionnant la saleté dans cette analyse.

Depuis 2021, le hashtag #saccageParis circule sur les réseaux sociaux pour signaler le manque d’entretien de la capitale. « Rue de Rivoli, l’une des plus prestigieuses de Paris, mais aussi crade que les autres », dénonce un internaute sur X (ex-Twitter). Cependant, le rapport souligne les importants travaux de nettoyage réalisés à l’occasion des Jeux olympiques de 2024. Mais les Jeux terminés, la ville est vite retombée dans ses travers : ordures abandonnées sur la voirie, trottoirs mal entretenus, poubelles débordantes, amas de papiers et de déchets jonchant le sol de certaines rues, déjections animales, rats courant entre les détritus… Il faut donc considérer que le charme d’une ville ne se mesure pas uniquement à l'attrait de ses monuments.

 

>> Déjà dans Parisperdu : la saleté dans Paris.

>> Le hashtag #saccageParis.

 

 

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Le photographe Martin Parr nous a quittés.

11 Décembre 2025, 08:56am

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Publié par pierre barreteau

New Brighton. England. From 'The Last Resort'. 1983-85. © Martin ParrMagnum Photos

 

Samedi 6 décembre, le photographe britannique est décédé à l’âge de 73 ans, à Bristol.
Martin Parr est connu pour ses clichés kitsch, absurdes, colorés voire criardes. Ses photos sont souvent "too much"… exagérées mais l’image est trompeuse. Car après avoir étudié la photographie traditionnelle, il s’affranchit rapidement des codes pour des cadrages inhabituels. Il voit ce que d’autres ne veulent pas voir et ne regardent même pas. Pour Thomas Weski, son biographe, « Parr nous montre des choses qui nous semblent familières mais d’une manière complètement nouvelle ». Parr avait en effet énormément de talent pour saisir l'absurdité de la société de consommation, avec cynisme mais tout en restant humain.

Une rétrospective du photographe britannique se tiendra à Paris au musée du Jeu de Paume à partir du 30 janvier 2026.

 

>> Déjà dans Parisperdu : le Paris décalé de Martin Parr.

>> Martin Parr, site officiel.

>> La fondation Martin Parr.

 

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De l'art du noir et blanc.

4 Décembre 2025, 08:59am

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Publié par pierre barreteau

Avenue d'Iéna Paris 16ème

Prendre des photos en noir et blanc amène le regard dans sa quête de l’essentiel : le photographe ne voit plus que l’ombre, la lumière, les reflets et… les émotions.

La photographie en noir et blanc déploie toute sa puissance dans les rues : elle transforme l’éphémère en un instant pur et hors du temps. En architecture, elle va transcender les structures et les contrastes en des compositions qui deviennent évidentes.
Mais cette approche nécessite de l’empathie, un œil averti et la capacité à rendre l’essentiel visible pour obtenir des images intemporelles, saisissantes et impérissables.

La photographie en noir et blanc permet donc de saisir la beauté et les émotions, et souvent en surpassant toutes nos attentes. Pour un regard furtif, un geste machinal, un instant de silence : le noir et blanc va révéler l’invisible. L'image en noir et blanc raconte des histoires que la couleur dissimulerait.

 

>> Voir aussi : Les jambes des femmes sont des compas.

 

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Les Maisons closes… rouvrent. (7/7) : Le Sphinx

25 Novembre 2025, 08:29am

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Publié par pierre barreteau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Le Sphynx, 31 boulevard Edgar Quinet Paris 14ème ©Roger Viollet (1938)


Le Sphinx ouvre ses portes sur le Boulevard Edgar-Quinet en avril 1931. C'est alors l’un des plus luxueux bordels parisiens, faisant partie des établissements les plus chers et les plus connus de Paris, avec "Le Chabanais" et le "One-Two-Two". Il se distingue de ces derniers par une architecture et des décors d'inspiration néo-égyptienne.

L’établissement appartient alors à quatre associés, dont Charles Martel (rien à voir avec celui de la bataille de Poitiers !), et deux gangsters Marseillais qui exploitent déjà de nombreux bordels sur la Côte d’Azur.
Martel confie la gérance du Sphinx à Georges Le Mestre et à sa femme Marthe Marguerite, dite « Martoune » qui en sera la tenancière.

Pour la conception de sa "Maison", Martoune s'inspire d'un voyage aux États-Unis où elle a découvert des maisons closes plus "festives" que les bordels français de l'époque. Car, à contrario des autres établissements de prostitution, "Le Sphinx" se veut plus ouvert et plus élégant, avec des filles qui peuvent circuler librement et des clients qui ne sont pas obligés de « monter » mais peuvent simplement profiter des services de restauration et de divertissement de son établissement qu'elle définit comme un "American Bar". Le Sphinx introduit donc une rupture dans la tradition des maisons closes à la française, ainsi le lieu est même fréquenté par des couples.


La "Maison" comporte vingt chambres et trois salons répartis sur quatre étages et emploie cinq sous-maîtresses et 65 pensionnaires en tenue fantaisie. On trouve également une pièce équipée en cabinet médical pour contrôler la parfaite hygiène des filles. La maison de tolérance est ouverte de 15 heures à 5 heures du matin, avec seulement trois passes par femme et par jour en semaine, deux le dimanche, pour un tarif unique de 30 francs hors pourboire et cadeau de la clientèle. Il faut rappeler qu'à cette époque les Maisons closes "d'abattage", de la Place Clichy par exemple, avoisinaient les cents passes par femme et par jour !

En 1940, dès le début de l'Occupation allemande, les autorités d'occupation, soucieuses d'assurer le « ravitaillement » sexuel de ses officiers décident de réquisitionner les maisons closes de Paris. Le Sphinx, n'échappera évidemment pas à cette réquisition.

L'après-guerre va signer la fin du Sphinx qui sera fermé en 1946, tombant sous le coup de la Loi Marthe Richard, la "Veuve qui clôt".
Dès le début des années 50, l'établissement est transformé en club de strip-tease et de rencontre : "Le Sphinx Club". Puis la Fondation de France reprend le bâtiment pour y loger des étudiants. Enfin racheté par des promoteurs en 1962, l'immeuble du Sphinx sera rasé, détruisant ainsi de magnifiques fresques de Kees Van Dongen et les décors égyptiens. Dans l'immeuble moderne qui est construit à sa place s'implante alors la Banque Populaire Rives de Paris. Cet établissement bancaire est aujourd'hui encore en activité au 31 boulevard Edgar Quinet.

 

>> Les pensionnaires du Sphinx dans un bluffant décor néo-égyptien (vers 1931).

>> Carte de visite du Sphinx :

 

 

 

 

 

 

 

>>Le Sphinx Club : photographies du de Frank Horvat en 1956

 

>> Aujourd'hui au 31 boulevard Edgar Quinet Paris 14ème

 

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"Paris Photo 2025" : Diane Arbus.

18 Novembre 2025, 08:43am

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Publié par pierre barreteau

 

A l'heure où la "Foire Internationale Paris Photo 2025" ferme ses portes, avec ses stands qui montrent des facettes si différentes du monde de la photographie : des daguerréotypes d'hier aux clichés d'aujourd'hui et de demain produits grâce à l'Intelligence artificielle, je voudrais m'arrêter un instant sur l'un des stands qui a mis en valeur le travail de la photographe américaine Diane Arbus.

« Je crois vraiment qu’il y a des choses que personne ne verrait si je ne les photographiais pas », a dit un jour Diane Arbus. Cette New-Yorkaise, née dans une famille bourgeoise, a fait de New York son terrain de chasse, parcourant les beaux quartiers et les bas-fonds de la ville dans les années 1950 et 1960.

Devant une photo de Diane Arbus, on a souvent l’impression d’être happé par une réalité tantôt crue et étrange, tantôt douce et tendre. Car si elle a commencé sa carrière dans la photographie de mode, elle a vite senti en elle le désir d’aller vers l’autre, vers son intimité, sa fragilité. 

Arbus a révolutionné le portrait photographique car elle laissait généralement à ses sujets la liberté de se présenter comme ils le souhaitaient. À partir de 1962, elle utilise des appareils moyen format qu'elle tient à hauteur de sa taille ; elle ne regarde pas dans le viseur de sorte que rien ne s'interpose entre son visage et celui de son sujet.

Diane Arbus arpente ainsi New York et plusieurs villes américaines, photographiant : un jeune homme noir et sa femme blanche enceinte sur le banc d'un parc, un couple d’adolescents aux allures de petits adultes ou encore cette célèbre image de jumelles identiques habillées de la même façon. Mais la photographe est souvent entrée dans l’intimité des gens en les photographiant chez eux, dans leur salon ou leur chambre à coucher. Parfois, elle photographie des gens célèbres, comme James Brown chez lui en bigoudis ou Marcello Mastroianni dans sa chambre d’hôtel à New York.

Diane Arbus s’est aussi beaucoup intéressée aux excentriques, à ces travestis qu’elle immortalise dans leur loge, à ces « bêtes de cirque » comme il y en avait encore à l’époque dans les foires, des nains, des femmes obèses, "le monstre de la jungle" et aussi des handicapés mentaux, dont certains ont été pris pendant une fête d’Halloween, ce qui accentue leur singularité et en même temps, leur normalité.

Au début de l'année 1971 Diane Arbus commence une fulgurante descente aux enfers : elle ne comprend pas que son travail de photographe puisse être encensé, pourquoi elle est devenue un quasi mythe; cela la met dans un état de profonde détresse psychologique. Elle est persuadée qu'elle est connue seulement comme la "photographe des monstres".
Diane Arbus se suicide à l'âge de 48 ans le 26 juillet 1971 dans son appartement, tout proche de Greenwich Village.

 

>> Les sujets de Diane Arbus pas toujours à l'aise avec leur photo.

>  >> Diane Arbus est à Paris !

 

 

 

 

 

 

 

 

>  >> "Photo Paris 2025" au Grand Palais.

 

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Les impasses de Paris.

12 Novembre 2025, 10:02am

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Publié par pierre barreteau

Impasse Poule, Paris 20ème (2011)

À Paris, certaines rues s’arrêtent avant d’avoir commencé. Elles tournent le dos au monde, se replient sur un banc, une porte, un jardinet… un souvenir. Ce sont les impasses, ces parcelles silencieuses de la ville… entre deux murs, entre deux battements de trottoir.

Elles sont là, discrètes, derrière les murs tagués, les grilles rouillées, loin du tumulte des boulevards engorgés. Elles n’aboutissent nulle part, et c’est peut-être pour cela qu’elles mènent si loin.

Dans l’impasse Rançon un chat dort au chaud sur une pierre, et le lavoir oublié garde le murmure de l’eau.

À l’impasse des Souhaits, les murs se souviennent des voix des enfants, des cris des ouvriers, des pas des habitants partant pour l’exil en banlieue. Ah, Impasse des Souhaits : quel beau mensonge, les vœux qu’on y fit ne se sont jamais réalisés. Mais les pavés usés en gardent encore la trace. 

Rue des Vignoles, ses impasses adjacentes gardent la marque de leur passé agricole mais aujourd'hui seules quelques herbes grimpent sur les briques… et les fenêtres se penchent l'une vers l'autre comme pour partager des confidences.

Au fond de l'impasse Poule, dans le secteur des impasses de la rue des Haies, après le portail du serrurier, des petits regards en fonte au nom de la "Société du Gaz de Paris"… nous regardent et sans doute s'étonnent que nous ne soyons pas l'employé de l'administration qui ne vient plus effectuer les relevés.

Dans le passage des Fours-à-Chaux, une poussière blanche semble encore flotter, vestige d’un labeur disparu.

Chaque impasse semble en sursis. Dans son silence, c'est un bout de ville où le temps a plié bagage. Elles sont les culs-de-sac de la mémoire, les jardins secrets du bitume tout proche.

Car là, la ville cesse d’être un décor abstrait, elle a ici un vrai visage avec ses rides, son œil rieur.
Les impasses sont les poches de la grande veste qu'est Paris : des poches emplies de rêves.

Les impasses sont des pauses dans la respiration de la ville.
Elles ne mènent nulle part, sinon à soi-même. 



>> Les impasses parisiennes sur Parisperdu.

>> Le secret de ces petits regards.

>> Les impasses des 19ème et 20ème arrondissements de Paris  (Liste non-exhaustive)

 

 

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Les Maisons closes… rouvrent. (6/7) : Le One-Two-Two

3 Novembre 2025, 07:56am

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Publié par pierre barreteau

Le 122, rue de Provence, Paris VIII e

C’est rue de Provence, à la limite des 8e et 9e arrondissements -à deux pas des Grands Magasins du Printemps- que se trouvait autrefois l’une des plus luxueuses maisons closes de la capitale.

Installée au 122 dans l’ancien hôtel du prince Murat, la "Maison" ouvre ses portes en 1924 lorsqu'un certain Marcel Jamet, un ancien julot, rachète l'immeuble grâce à une certaine somme ramenée d’un lucratif séjour en Argentine. De retour à Paris, il rencontre sa femme Fernande Alfrédine, une pensionnaire de la maison close "Le Chabanais", et qui devient alors la tenancière de la "Maison" en se faisant surnommer Doriane. Connu du Tout-Paris, l’immeuble de trois étages est finalement surélevé d’un étage en 1933, et garde ses volets blancs toujours clos pour accueillir ses clients en toute intimité.

Le couple responsable de cette nouvelle maison close décide alors de la nommer "Le One-Two-Two", une dénomination exotique faisant référence à son adresse située au numéro 122 de la rue de Provence. La maison compte alors 22 chambres, dans lesquelles travaillent, pour une clientèle fortunée, entre 40 à 65 femmes.
Ouvert de 16 heures à 4 heures du matin, elle accueille près de 300 hommes par jour, rigoureusement sélectionnés à l’entrée. L’établissement est aussi doté d’un bar, d'un réfectoire pour les filles, et d'un cabinet médical pour contrôler leur hygiène.

La particularité de cet Établissement de luxe et de luxure se trouve incontestablement dans la décoration souvent folklorique de ses chambres. En effet, chacune d’elles est aménagée selon une thématique différente. L'une d'entre-elle reproduit même une cabine de l’Orient-Express fidèlement reconstituée, animée par des bruitages de train et le surgissement d’un zélé contrôleur qui peut se mêler aux ébats ! Toutes les chambres sont aménagées avec le concours des meilleurs décorateurs de cinéma de l'époque : on trouve ainsi un tipi indien, une chambre en forme d’igloo, ou encore une chambre égyptienne… avec Cléopâtre à disposition.
Bref, tous les scénarios sont bons pour attirer la clientèle, et cela a du succès !
Et même si Doriane part avec un riche diplomate en 1939, l’établissement poursuit normalement son activité, car il est repris par une certaine Georgette Pélagie, dite Fabienne.
Le "One-Two-Two"continuera ainsi de fonctionner sous l’Occupation, jusqu’à la fermeture définitive de ses portes imposée en 1946 par la loi Marthe Richard.

Aujourd'hui le 122 de la rue de Provence est très sagement occupée par un Cabinet de conseil financier et par le très respectable Institut de Formation des élus locaux… on est loin, très loin des activités du One-Two-Two !


>> Marcel et Fabienne Jamet.

 

>> Image du film "One-Two-Two 122, rue de Provence", sortie en salles en 1978.

 

>> Animation au "One-Two-Two" : le chef Marcel Jamet et ses deux assistantes.

 

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Les 3 Magenta de Paris et l'impasse Pierre-Guérin.

24 Octobre 2025, 08:01am

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Publié par pierre barreteau

1_Boulevard de Magenta (10e arrondissement) // 2_rue Magenta (19e arrondissement) // 3_rue de Magenta (16e arrondissement) alias rue Pierre-Guérin.

 

A Paris si vous dites "Magenta" pour localiser un lieu il faudra être plus précis car il y a "trois Magenta" dans la capitale :
Le Boulevard de Magenta dans le 10e arrondissement [1] ; la rue Magenta dans le 19e arrondissement [2] et enfin la rue de Magenta dans le 16e arrondissement [3].

Mais quelle est donc cette rue de Magenta que l'on ne trouve ni sur les plans de Paris ni sur nos GPS ?
C'est l'ancienne « sente des Vignes », qui deviendra en 1859 «
rue de Magenta» et qui aujourd'hui correspond au rétrécissement de la rue Pierre-Guérin lorsqu'au niveau de la rue de la Source, elle finit en impasse.

Et ces derniers jours ce rétrécissement, cette petite et discrète impasse, a connu une exceptionnelle notoriété, filmée par les caméras des médias du monde entier. Mais pourquoi donc ?

C'est parce qu'au n° 44 de cette impasse la chanteuse Carla Bruni y est depuis longtemps locataire d'une maison des années 1930 et c'est à ce numéro qu'elle réside avec son époux, l'ex-président de la République française Nicolas Sarkozy. Et c'est de ce lieu qu'au matin du 21octobre 2025 l'ex-président est parti pour une résidence beaucoup moins enviable : la prison de la Santé !

 

>> La résidence du 44 rue Pierre-Guérin.

 

 

 

>> Carla Bruni chez elle.

 

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Les Maisons closes… rouvrent. (5/7) : Le Chabanais

19 Octobre 2025, 08:48am

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Publié par pierre barreteau

12, rue Chabanais, Paris IIe

A Paris, non loin du jardin du Palais-Royal, le 12 de la rue Chabanais est un immeuble de huit étages à la façade très discrète... et coincé entre deux restaurants asiatiques rien ne laisse aujourd'hui deviner qu'ici un véritable Temple de la luxure a fonctionné entre 1878 et 1946. Soixante-dix ans de fêtes et de parties fines dont il ne reste maintenant qu'une rampe d’escalier et deux portes en fer forgé. Car contrairement "Aux Belles Poules", à la Maison Souquet ou au "10 bis" dont nous avons parlé ici récemment, Le Chabannais lui… ne rouvre pas.

A la tête de cette célèbre maison close, la tenancière a longtemps été Mademoiselle Kelly, mystérieux pseudonyme d’Alexandrine Jouannet. Puis Mme Darcourt assura la suite jusqu'à la fermeture des "Maisons" en 1946.

A la Belle époque, le Chabanais est alors mondialement réputé. Dans de somptueux décors, Albert prince de Galles, fils aîné de la reine Victoria, et futur roi du Royaume-Uni au nom d'Edouard VII mais surnommé Bertie par ses favorites y avait sa baignoire à champagne en cuivre rouge et son fauteuil d’amour à trois places !

Le Chabanais est alors une telle institution qu’il est inscrit au programme des réjouissances d’État. La République laisse ainsi à ses prestigieux visiteurs le choix entre une soirée à l’Opéra, la visite privée d’un musée, ou une nuit inoubliable chez Mademoiselle Kelly.
Ainsi, inscrite au programme officiel du protocole, la visite au Chabanais devient même sur le cahier de réservation de "l’Établissement" : la « visite offerte par le Président du Sénat ».
Les passes sont chères, en moyenne l’équivalent de deux mille euros pour une nuit entière. Et même jusqu'à 3 000 ou 4 000 euros en fonction des "extras". Mais les prestations sont de qualité car les demoiselles Margot, Marthe, Irma, Camille, Nadia ou Mimi… et les 18 autres filles qui travaillent-là sont régulièrement soignées (avec une visite obligatoire hebdomadaire chez un médecin) et joliment apprêtées : on les emmène deux fois par an chez le tailleur Krebs pour recevoir guêpières et robes affriolantes.

S'il est aujourd'hui un lieu oublié : le 12, rue Chabanais a longtemps été "La" maison close d'une élite mondialisée.

 

>> L’entrée du Chabanais, dans les années 1920, photographie anonyme (courtoisie Galerie Au Bonheur du Jour, Paris).

 

>> Vue de l’exposition « Splendeurs et misères. Images de la prostitution. 1850-1910 » au Musée d’Orsay en 2016. Au premier plan, le fauteuil d’amour à trois places d’Edouard VII au Chabanais. Les tableaux montent aussi (à gauche), Valtesse de la Bigne, une célèbre horizontale et (à droite), Mademoiselle de Lancey.

 

>> La fameuse baignoire en cuivre d’Edouard VII au Chabanais, vendue aux enchères en 1951 par Maurice Rheims à la fermeture du bordel, (photographie anonyme).

 

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Les Maisons closes… rouvrent. (4/7) : Le 10 bis.

12 Octobre 2025, 08:34am

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Publié par pierre barreteau

10 bis, rue du Débarcadère, Paris XVIIe

 

Au 10 bis de la rue du Débarcadère, près de la porte Maillot, on pouvait trouver jusqu'en 2014, caché dans cette petite rue, une Maison galante communément appelée "Le 10bis".

La tenancière du lieu est Lucienne Goldfarb ou Lucienne Tell alias Katia la Rouquine, un personnage haut en couleurs et plutôt sulfureux car mêlé à moult scandales : dénonciations sous l’Occupation allemande, l'affaire Ben Barka, la célèbre affaire Elf… Elle a aussi côtoyé les plus grands (Roland Dumas, Placido Domingo...), et a régné en Dame sur les nuits parisiennes pendant 50 ans, sans jamais négliger son rôle d'indic n°1 auprès de la brigade des stupéfiants. 

La loi Marthe Richard ne bouleversa pas beaucoup la vie de la tenancière car, une fois la Maison close fermée, Katia transforma -dès les années 50- son bordel en un hôtel de rendez-vous puis en un club échangiste. Et Katia la Rouquine pilotera ce lieu de galanterie jusqu'en 2014… elle a alors 88 ans !

Mais à l’été 2016 Karim Massoud, multi-entrepreneur dans l’univers du voyage, désireux de diversifier ses activités et d’investir dans l’hôtellerie traditionnelle rachete le "10bis".

Massoud va investi 9 millions d'euros pour transformer le lieu en un luxueux hôtel 4 étoiles de 25 chambres et suites.
Et, après onze mois de travaux, même si la page Katia est alors tournée pour cibler une clientèle d’affaires et de tourisme, bien des objets marquants de l'hôtel de Rendez-vous sont conservés : ainsi les luminaires à trois ampoules, qui servaient auparavant à indiquer aux clients s'ils pouvaient rentrer, ont été réinstallés ; d'anciens miroirs ont été récupérés, nettoyés, tout comme les fauteuils qui ont été retapissés.


Jusqu'en 2014 Katia la Rouquine continua de vivre modestement das sa "Maison", recluse au dernier étage dans son deux-pièces cuisine qui sera transformé dans le nouvel hôtel en une suite de 30 m2.

Aujourd'hui définitivement retirée des affaires, elle vit dans une maison de retraite. Née le 30 octobre 1924, elle est âgée de 101 ans !

>> Le 10 bis, site officiel.

>> L'hôtel de Monaco, alias "Le 10bis" : Coupure de presse à l'époque Katia

>> Katia la Rouquine, une vie de balance.

>> Avant/après : une maison close mythique se mue en hôtel chic.

 

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Les Maisons closes… rouvrent. (3/7) : La Maison Souquet.

29 Septembre 2025, 08:10am

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Publié par pierre barreteau

10, rue de Bruxelles, Paris 9ème

 

Au 10 de la rue de Bruxelles, aux abords de Montmartre, se dresse un immeuble à la façade classique. Il a tout d'abord abrité une école communale de jeunes filles. Mais dès 1905 derrière son entrée relevée de deux lanternes rouges, Madame Souquet crée ici une maison de plaisirs discrète et raffinée. La "Maison" s’est vite forgée une légende festive et licencieuse dans la ville lumière mais l'aventure ne durera pas longtemps car, à partir de 1907, la Maison Souquet laisse place à un hôtel populaire.

En 2013, le Groupe Maisons Particulières achète l’hôtel et lance un important programme de rénovation qui dure deux ans, afin de créer un hôtel 5 étoiles. L'aménagement intérieur est confié au Maître décorateur Jacques Garcia. Celui-ci reprend le décor des maisons closes pour créer l'ambiance de l'hôtel : il reprend la configuration originale des maisons de plaisirs avec la succession des salons existant à l'époque : le salon des 1001 nuits, le salon des Petits Bonheurs et le Jardin d'Hiver.

  • Le salon des 1001 nuits portait autrefois le nom de « salon de discussion » ou « salon de sociabilité ». Ce premier salon était alors réservé aux hommes : Grands argentiers, capitaines d’industrie et politiques s’y retrouvaient comme dans un club privé pour parler du monde et des affaires.
  • Le salon des Petits Bonheurs servait de « salon de présentation ». Courtisanes et clients s’y retrouvaient avant de se rendre dans l'une des chambres de la maison.
    Aujourd'hui, Chaque chambre porte le nom de l'une des courtisanes de la "Maison" : La Castiglione, La Païva, Liane de Pougy, La Belle Otero…
  • Le Jardin d’Hiver était autrefois nommé pudiquement le "salon d'après"… tout est dit !

Aujourd'hui, l'hôtel totalement rénové comporte 14 chambres, 6 suites et 2 appartements. Les décors s’inspirent d’une palette de styles très diversifiés : Napoléon III, Indien, Chinois, Japonais, Empire et XVIIIe siècle français

Un quatrième salon a été ajouté aux salons historiques, cet espace est obligatoire pour un classement en palace 5 étoiles : c'est le salon d’Eau, orné d’une voûte céleste bleue cobalt dont les étoiles et autres constellations sont rehaussées à la feuille d'or. Il comprend un bassin de nage de 10 mètres, un hammam et une salle de soins.

>> Maison Souquet, site officiel.

>> L'escalier pour monter chez les dames…

>> Le salon de discussion, revisité par le décorateur Jacques Garcia.

 

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Les Maisons closes… rouvrent. (2/7) : "Aux Belles Poules"

22 Septembre 2025, 08:20am

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Publié par pierre barreteau

 32 rue Blondel, Paris 2ème.

 

Au début du XXème siècle, "Aux Belles Poules" est l’une des plus célèbres maisons closes de Paris. Cet établissement connaît ses heures de gloire et de débauche durant les années 1920, dans le Paris des années folles. Ce lupanar de luxe accueille alors la haute-société parisienne venue s’acoquiner entre ses murs où la fête, les filles de joie et le champagne ne manquent jamais.
Dans la rue Blondel il est facile de repérer son numéro car le "32" s'affiche avec une taille double des autres numéros de la rue. C'est de cette particularité que venait l'expression utilisée à l'époque des Maisons : "Rendez-vous au gros numéro". Et lorsque Georges Brassens chante : "S’il vous plaît de chanter les fleurs, qu’elles poussent au moins rue Blondel, dans un bordel », c'est bien "Aux Belles Poules" qu'il fait référence !

Contrairement aux autres maisons closes parisiennes "Aux Belles Poules" est le seul établissement dont le décor est aujourd'hui resté quasiment intact.  Ses murs sont recouverts de sublimes mosaïques érotiques, des fresques suggestives et d’immenses miroirs. La "Maison" est un véritable chef d’œuvre de l’Art Déco, ce qui lui vaut d’être inscrit au titre des monuments historiques depuis 1996.

Et aujourd’hui, avec son décor d’époque, "Aux Belles Poules" offre un lieu atypique et un espace idéal pour l’organisation d’évènements. On peut maintenant privatiser cette ancienne Maison close située au cœur de Paris : c'est -à coup sûr- une expérience insolite mais désormais ouverte à tous.

 

>> Aux Belles Poules, Site officiel.

>> Au plafond : des miroirs partout ; au sol et sur les murs : des mosaïques partout !

 

>> "Au Gros numéro"… : le 32 rue Blondel.

 

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Les Maisons closes… rouvrent. (1/7)

12 Septembre 2025, 10:26am

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Publié par pierre barreteau

"Aux Belles Poules" _ 32 rue Blondel Paris 2ème

 

Ces illustres habitations sont le royaume des courtisanes, cocottes, demi-mondaines et autres "horizontales" adonnées à la prostitution qui s'exerce alors dans une large gamme d’établissements appelés Maisons de Société ou plus couramment : "Maisons closes" et qui vont du plus glauque lupanar au plus luxueux bordel.

Mais le 13 avril 1946, l'activité des Maisons closes est brutalement interrompue par la fermeture imposée par la loi Marthe Richard, celle qu’on surnomma "La veuve qui clôt".
Finie la tolérance… aussi dans la foulée, la quasi-totalité des Maisons ferment : 1.500 établissements disséminés à travers toute la France, dont plus de 200 à Paris où même les plus célèbres comme le One-Two-Two, le Chabanais ou le Sphinx tirent le rideau.

Mais plus de 70 ans après la loi Marthe Richard, plusieurs de ces maisons parisiennes ont été rouvertes après avoir été reconverties en hôtels de luxe ou en espaces privatisables.

Nous allons retrouver les principales d'entre-elles dans les prochains billets de Parisperdu.
A suivre donc…

 

>> Bordels de Paris (Document INA)

 

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Retour place des Fêtes.

3 Septembre 2025, 09:22am

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Publié par pierre barreteau

La place des Fêtes, 19ème arrondissement de Paris (mai 2010).
Photo prise du 23ème étage de l'un des immeubles entourant la place.
La pyramide que l'on voit au centre de l'image a été retirée en août 2019.

 

Je vous propose de faire un petit retour en arrière pour revivre la grande transformation qu'a connu alors la Place des Fêtes.

Nous sommes dans les années 1960 et c'est Paul Adnot, un ancien résident du quartier, qui nous relate l'ambiance populaire, animée et chaleureuse d'un Belleville qu'il a vu se transformer drastiquement et qui aujourd'hui a complètement disparu.

"Flash-back" donc, avec Paul :

"J'ai été deux fois déraciné.
J'aimais la campagne, j'étais habitué au grand air, aux champs, et on m'a ramené à Paris, dans cette ville incroyable, j'étais perdu, affolé, on m'a mis à l’école avec des instituteurs qui étaient des peaux de vaches.
La deuxième fois que j'ai été déraciné, c'est quand ils ont foutu notre quartier en l'air. Tout le monde se connaissait avant : c'était un village, c'était notre campagne à nous. Ce n'est pas comme maintenant, on passe à côté des gens sans les voir, personne vous voit, vous voyez personne non plus.
Mon point central, c'était la Place des Fêtes quand j’étais gosse : il y avait des baraques foraines dans le "square Monseigneur Maillet", il y avait la fête, des parades foraines... Le dimanche, les cafés étaient pleins ; ils restaient ouverts jusqu'à près de minuit : bien sûr, il y avait quelques ivrognes… L'été, on sortait du boulot, on avait soif, on allait boire un pot chez Dupont, au coin de la rue Pré-Saint-Gervais et de la rue Compans.

Puis ça a commencé avec les types qui ont commencé à prendre les métrés, les géomètres, puis après, on a vu arriver les engins avec leurs grosses boules d’acier qui abattaient les murs. Les premiers bâtiments construits sont les "paquebots" de la rue de Bellevue. Après, ils ont foutu en l'air l’école de garçons : j'en ai bavé dans cette école, mais ça m’a fait mal au ventre quand ils l'ont démolie, c'était mon passé. Quant à moi, j'habite dans des HBM (habitations bon marché), les HLM d'autrefois qui ont été construits en 1921 et finis en 27. J'avais un oncle, peintre en bâtiment : quand il a vu mon appartement, il n'en revenait pas : vous vous rendez compte, les W-C. chez soi ! Or, on ne savait pas ce qu'ils allaient construire... Quand on a vu la hauteur des constructions alors là, ça nous a déchirés ! C'était affreux... Quand on sortait du métro, tous les gens s'arrêtaient, regardaient, et comptaient les étages en espérant chaque jour qu'ils s’arrêteraient. Par rapport à ce qui était prévu, ils ont changé quatre fois de plans, mais les tours y étaient toujours. Pas mal de gens sont partis en banlieue (ceux qui ont été expulsés) ; d’autres ont été relogés près des casernes entre la Porte des Lilas et de Bagnolet : c'est pas beau, je voudrais pas y habiter.

Alors une nouvelle époque est née, et sont apparus les frigidaires, les télévisions, tout le confort, quoi ! J'avais un copain d’enfance, on allait le voir tous les vendredis soir. On arrive : Oh !... Il s'était acheté un frigidaire ! Le lendemain, on achetait un frigidaire. Un soir on arrive, il avait acheté la télé : c'est pas vrai ! Moi, je l'ai acheté un ou deux ans plus tard. Mais çà a été dommage : on était collé dessus ! Vous vous rendez compte : le cinéma à domicile, on se dérange plus !... Maintenant, je suis plus sélectif, je ne regarde pas n’importe quoi ".
 

Paul Adnot nous livre-là le témoignage authentique d'une époque. Il a connu les taudis de Belleville, les miséreux, la face sombre de la condition ouvrière d'alors, contre laquelle luttait quotidiennement cette belle convivialité, faite de solidarité, d'entraide et dont il faut bien voir, derrière son aspect plaisant, qu'elle constituait une technique collective de survie, difficile à retrouver aujourd'hui malgré notre "crise" actuelle qui n'est pas comparable, même de loin, sinon peut-être au plan psychologique.

Si cette ambiance Bellevilloise, désormais mythifiée, nous apparaît comme un passé irrémédiablement perdu; il est heureusement des gens qui, aujourd'hui encore, continuent à créer du lien entre les habitants de ce 19ème arrondissement, si vivant, si attachant … Alors merci à eux et, merci aussi à "La Maison de la Place des Fêtes".

 

>> Article déjà publié en mai 2010.

>> La Maison de la Place des Fêtes.

 

 

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Le petit triangle rouge.

25 Août 2025, 09:10am

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Publié par pierre barreteau

Carrer dels Mercaders, Girona Espagne (août 2025)

 

En ce mois d'août il fait chaud, très chaud dans le centre-ville de cette cité catalane.
La Carrer dels Mercaders est une large rue piétonne bordée sur toute sa longueur de cafés, de restaurants et de commerces divers… Le centre de cette artère piétonne est ponctué çà et là, de confortables bans mixant harmonieusement le bois et le métal.  

Sur la partie ombragée de la "Carrer" ces bans affichent souvent complet alors que sur la partie ensoleillée ils ne sont que rarement occupés, à l’exception de quelques ados qui osent braver un soleil de plomb !
Et c’est justement là que j’aperçois ce petit triangle rouge…

>> String

ou

>> Queue de baleine.

 

 

 

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