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Ménage, Paris. Vers 1947-1950.© Louis Stettner
(Avec l’aimable autorisation des Archives Stettner, Saint-Ouen).
Parmi la multitude d'expositions que nous offre chaque année "Les Rencontres Internationales de la Photographie" à Arles, la Mecque de la photographie, il en est toujours une qui rend hommage à un "grand" de l'image.
Ainsi après Lee Miller en 2022, Diane Arbus en 2023, Sophie Calle en 2024, pour cette année 2025 c'est Louis Stettner qui a été choisi. Et l'on pourra admirer ses clichés dès l'ouverture des "Rencontres" le 7 juillet et jusqu'à la fermeture, le 5 octobre 2025.
Louis Stettner est l’auteur d’une œuvre majeure réalisée des deux côtés de l’Atlantique. Véritable trait d'union entre la "Street photography" américaine et la "photographie humaniste" française.
Presque dix ans après son décès, cette exposition présente quelque 150 photographies d’époque et modernes tirées par le photographe lui-même, dont certaines inédites, et de nombreux documents originaux reflétant la complexité d’une personnalité hors norme.
Né à Brooklyn en 1922, Louis Stettner se forme auprès de la Photo League puis sur le front du Pacifique où il photographie notamment les ruines d’Hiroshima.
Sa série dans le métro de New York de 1946, lui vaut d’intégrer l’école de la Photo League, où il est mis en relation avec Willy Ronis en vue d’organiser une exposition de photographie française à New York.
Devenu proche d’Édouard Boubat et de Brassaï, il s’installe à Paris de 1947 à 1952 : une période qu’il dépeint comme l’une des plus heureuses de sa vie et qui le conduira à s’y installer définitivement en 1990. Mais c’est à New York, dans les années 1950, qu’il réalise deux de ses plus magistrales séries : Penn Station et Nancy.
Très engagé politiquement dans les années 1970, il participe aux combats pour le féminisme, contre le racisme et la pauvreté, ce qui lui vaut d’être surveillé par le FBI.
Jusqu’aux années 2000, il poursuit ses explorations urbaines à New York et Paris.
Enfin, réalisée à plus de 90 ans, sa dernière série sur les arbres des Alpilles résonne comme le point d’orgue d’un parcours guidé par la soif de liberté, la résistance aux vents contraires et l’émerveillement d’être en vie.
>> Hommage dans Parisperdu : Bye, bye Louis Stettner.
Louis Stettner, lors d’une exposition à Paris, en 2012. Photo : PMG/SIPA
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