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A l'heure où la "Foire Internationale Paris Photo 2025" ferme ses portes, avec ses stands qui montrent des facettes si différentes du monde de la photographie : des daguerréotypes d'hier aux clichés d'aujourd'hui et de demain produits grâce à l'Intelligence artificielle, je voudrais m'arrêter un instant sur l'un des stands qui a mis en valeur le travail de la photographe américaine Diane Arbus.

« Je crois vraiment qu’il y a des choses que personne ne verrait si je ne les photographiais pas », a dit un jour Diane Arbus. Cette New-Yorkaise, née dans une famille bourgeoise, a fait de New York son terrain de chasse, parcourant les beaux quartiers et les bas-fonds de la ville dans les années 1950 et 1960.

Devant une photo de Diane Arbus, on a souvent l’impression d’être happé par une réalité tantôt crue et étrange, tantôt douce et tendre. Car si elle a commencé sa carrière dans la photographie de mode, elle a vite senti en elle le désir d’aller vers l’autre, vers son intimité, sa fragilité. 

Arbus a révolutionné le portrait photographique car elle laissait généralement à ses sujets la liberté de se présenter comme ils le souhaitaient. À partir de 1962, elle utilise des appareils moyen format qu'elle tient à hauteur de sa taille ; elle ne regarde pas dans le viseur de sorte que rien ne s'interpose entre son visage et celui de son sujet.

Diane Arbus arpente ainsi New York et plusieurs villes américaines, photographiant : un jeune homme noir et sa femme blanche enceinte sur le banc d'un parc, un couple d’adolescents aux allures de petits adultes ou encore cette célèbre image de jumelles identiques habillées de la même façon. Mais la photographe est souvent entrée dans l’intimité des gens en les photographiant chez eux, dans leur salon ou leur chambre à coucher. Parfois, elle photographie des gens célèbres, comme James Brown chez lui en bigoudis ou Marcello Mastroianni dans sa chambre d’hôtel à New York.

Diane Arbus s’est aussi beaucoup intéressée aux excentriques, à ces travestis qu’elle immortalise dans leur loge, à ces « bêtes de cirque » comme il y en avait encore à l’époque dans les foires, des nains, des femmes obèses, "le monstre de la jungle" et aussi des handicapés mentaux, dont certains ont été pris pendant une fête d’Halloween, ce qui accentue leur singularité et en même temps, leur normalité.

Au début de l'année 1971 Diane Arbus commence une fulgurante descente aux enfers : elle ne comprend pas que son travail de photographe puisse être encensé, pourquoi elle est devenue un quasi mythe; cela la met dans un état de profonde détresse psychologique. Elle est persuadée qu'elle est connue seulement comme la "photographe des monstres".
Diane Arbus se suicide à l'âge de 48 ans le 26 juillet 1971 dans son appartement, tout proche de Greenwich Village.

 

>> Les sujets de Diane Arbus pas toujours à l'aise avec leur photo.

>> Diane Arbus est à Paris !

 

 

 

 

 

 

 

 

>  >> "Photo Paris 2025" au Grand Palais.

 

Tag(s) : #photographes
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