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PARISPERDU

Enfances parisiennes.

13 Juillet 2007, 09:08am

Publié par barreteau

Parc de Belleville- juin 2004

Billet dédié à François Legendre

Le "gamin de Paris" est un article suivi !

De Gavroche aux chenapans immortalisés par Doisneau, en passant par les poulbots dont la réputation a dévalé les pentes de Montmartre, d'innombrables portraits d'enfants sont devenus les symboles d'un Paris populaire, gouailleur et frondeur...

Bien sûr, aujourd'hui, tout a changé, ... mais pour autant, la découverte et l'expérience de la ville par les générations successives de petits Parisiens empruntent des chemins qui se ressemblent. Les jeux au jardin public sont toujours aussi prisés, tout comme les sorties au zoo, au musée, les marrons ramassés à l'automne, le miracle fugitif de la neige, le sautillement à cloche-pied sur les bordures de trottoir...

Une enfance comme une autre : la nôtre, la vôtre ...

Marguerite Duras, a écrit dans "Des journées dans les arbres" : "Il reste toujours quelque chose de l'enfance, toujours ...".

Mais au fait, que reste-t-il ?  Sans doute, le temps suspendu des rêves et des jeux ...

 

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Némo et le bonhomme noir

9 Juillet 2007, 09:55am

Publié par barreteau

Fresque de Némo rue des Plâtrières, vue de la rue Sorbier - Paris 20ème.

Quand il y a près de 25 ans, NEMO commençait à bomber ses pochoirs dans Paris, il disait alors pour définir son action: "Une ville sans graffitis serait comme une rivière sans poissons".

Ses personnages : un homme en noir, jouant avec une canne à pêche, un ballon ou un parapluie, et le petit NEMO (du "Little Nemo" de Winsor McCay), hantent alors les murs du 20ème. Ils apparaissent soudainement au détour d'une rue, sur un mur lépreux, sur une porte condamnée ou une fenêtre murée, créant une étonnante atmosphère de poésie et de rêve dans cet arrondissement continuellement massacré.

Bourré de talent, NEMO a un œil extraordinaire et détecte immédiatement le profit qu'il peut tirer d'un pan de mur, aussi la silhouette de son Homme Noir se répand rapidement partout sur Belleville et Ménilmontant, signalant toujours des immeubles condamnés. Némo a aussi travaillé avec Mesnager : son Homme Noir a alors rencontré le petit bonhomme blanc, une rencontre qui a provoqué de superbes créations !

Parmi tous les artistes travaillant sur les murs de Paris, il est le plus pur: il ne gagne pas d'argent avec ses œuvres, et il sait qu'elles disparaîtront irrémédiablement quand le dernier vieux mur tombera sous les coups des bulldozers...

Les réactions des passants sont parfois mitigées: un jour, NEMO faisait un pochoir dans une cour intérieure de la rue de Belleville quand une vieille femme l'a apostrophé en lui disant: "Vivement qu'ils rasent tout ça! J'en ai marre... et vous, avec vos dessins, vous allez nous faire durer les choses".

 

>> Némo réalisant la fresque de la rue des Plâtrières.

>> En savoir plus sur Némo ...

>> Némo et Mesnager : l'Homme Noir et le bonhomme blanc. 

 

 

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En bas sur le ballast

4 Juillet 2007, 09:27am

Publié par barreteau


Ce sont "les gars du ballast", ils réparent, de jour comme de nuit, les voies sur toute l'emprise de la gare de l'Est. Habitent-ils Paris ? "Non, nous, on n'habite pas ici" - disent ces jeunes manœuvres - "on vit dans le 9-3".

Patrick, seul sur le quai qui surplombe les voies, est leur responsable. Il encadre cette équipe de 10 personnes. Patrick habite Le Bourget et viens ici par le RER dans lequel, il fait aussi monter son vélo ultramoderne "pour gagner du temps" dira-t-il. "Le matin, là- haut dans la gare, je croise des touristes ou des hommes d'affaires qui partent vers l'aéroport de Roissy. Sinon, tout le reste de la journée, ici, en bas sur le ballast, je ne vois que des agents d'entretien, des gardiens ou des intérimaires."

France d'en haut, France d'en bas ... à la Gare de l'Est, l'échelle sociale colle à la géographie des lieux...


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Démolition des murs ... démolition des vies (4/4)

30 Juin 2007, 10:45am

Publié par barreteau


Pourquoi toutes ces démolitions dans les quartiers de l'Est et du Nord de la capitale ?
Quelle en est la véritable signification ?

Pour certains, démolir est sûrement le moyen le plus rapide pour transformer et surtout pour rentabiliser un site. Pour d'autres il n'est pas acceptable de démolir un patrimoine encore utile dans un contexte de crise profonde du logement. Pour d'autres encore, il n'y a pas de possibilité d'évolution sociale positive sans "projet urbain" ambitieux.

Mais quelque soit le point de vue adopté face aux démolitions, leurs conséquences sur la vie des habitants sont souvent traumatisantes et ce, d'autant plus que l'opération sera faite "à la hussarde".

Ainsi, dans ce quartier de Ménilmontant (20ème), la projection à long terme de la cohérence des opérations de démolition n'a pas été suffisamment étudiée ... et surtout, l'on ne s'est pas donné les moyens pour que les partenaires - élus et habitants -  se retrouvent pour s'approprier les transformations urbaines réalisées - trop souvent - sans aucune concertation.

A méditer pour les opérations futures ...



>> Voir aussi dans Parisperdu: Démolition des murs ... démolition des vies ... (3/4)
 

 

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Portrait d'un monde disparu

25 Juin 2007, 08:54am

Publié par barreteau

 

En haut de la rue Piat, face à l'une des plus belles vue sur la capitale, les petits commerces ont fermé, les artisants ne sont plus là, tout cela n'existe plus ...

Mais il reste ce portrait étonnant d'un monde disparu, d'un bonheur vécu comme en sursis ...

Rien de ce qui est singulier ne devrait disparaître ...


>> Voir aussi : "Je me souviens du 20e arrondissement" par Clément LÉPIDIS.

 

 

 

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Paris devient intouchable.

20 Juin 2007, 14:22pm

Publié par barreteau

 

 


Belleville a toujours été un quartier multi ethnique et aussi, jusque dans les années 70, un quartier ouvrier ... avec ses usines et ses ateliers.

Aujourd'hui, les bobos envahissent Belleville et changent profondement la nature du quartier : ils privatisent ses ruelles lépreuses et les transforment en courettes, protégées par des portes cochères équipées de digicode, bien à l'écart des rues bruyantes du quartier. Ainsi les bobos auront un cadre de vie qui leur ressemble ... et ils vont vite se retrouver entre eux, car le marché de l'immobilier va rapidement faire le tri ... Ils pourront alors vivre et communiquer exclusivement avec leurs congénères ... pas question d'adresser la parole aux jeunes des HLM voisines ...

Certes, les bobos inscrivent leurs enfants dans la maternelle du coin classée en zone d'éducation prioritaire, mais à partir du collège, ils usent et abusent des dérogations pour échapper à la mixité sociale qu'ils défendent pourtant avec ardeur dans leur discours.

Mais pourquoi donc les bobos cherchent-ils à vivre dans ces quartiers populaires de l'Est parisien ?
Tous vous le diront : "c'est parce que c'est cool, parce qu'on peut y rencontrer les vrais gens, vivre parmi eux, et ainsi se sentir peuple et avoir du plaisir". Car, c'est bien connu, le peuple a la vie comme plaisir ... il n'a même que cela ... puisqu'il n'a pas la richesse ...
Et cette "vraie" vie  dans la ville, les bobos viennent la chercher ici ... puisqu'ils ne la trouvent pas dans les beaux quartiers.

Les bobos aimeraient donc le peuple mais cet amour étouffe le peuple, le tue ... Les gens de Belleville qui étaient propriétaires de leur petit appartement, devant la monté vertigineuse des prix, le vendent en se disant : "Je vais avoir plus grand ailleurs ...",  mais ailleurs, ce n'est souvent plus dans la ville ... mais dans ces banlieues ... dont les bobos ont horreur.

On assiste alors à l'embourgeoisement ou "gentrification" du quartier. La "gentrification", c'est la captation de la ville par ceux qui peuvent se l'offrir ... et c'est vraisemblablement l'avenir des grandes métropoles européennes. Paris va-t-il finir comme Londres : une ville où le prix moyen du M2 est supérieur à 10 000 Euros, avec des caméras partout pour débusquer le moindre délit et ... un péage urbain pour les voitures ... ?

Oui, la ville est bien la valeur suprême ... et Paris devient "intouchable" !
Ainsi se fait et se défait la ville ... elle chasse les plus pauvres et dorlote les riches.


>>  Les bobos vus et chantés par Renaud
 

 

 

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Démolition des murs ... démolition des vies (3/4)

15 Juin 2007, 09:54am

Publié par barreteau


Démolir, c'est changer l'image de la ville ... Mais dans les quartiers de l'est parisien, c'est aussi en transformer toute la silhouette ... avec la disparition de ces petits immeubles modestes qui dessinaient un paysage urbain si paisible.

Démolir, c'est aussi gérer le temps : quel délai peut paraître acceptable entre décision et réalisation, entre démolition et reconstruction, entre perception du passé et réalité nouvelle ?

Mais démolir, c'est surtout changer l'environnement quotidien des habitants qui restent, et ainsi porter atteinte à la représentation qu'ils se font d'eux-mêmes et de leurs proches, à travers ce qui était leur habitat.

Enfin démolir, c'est effacer les traces de leur enfance, de leurs souvenirs ... Et tout cela n'est pas rien.

A suivre ...



>> Voir aussi dans Parisperdu: Démolition des murs ... démolition des vies ... (2/4)

 

 

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Denise, ouvrière en voie de disparition

12 Juin 2007, 08:49am

Publié par barreteau


Depuis 15 ans, Denise passe ses journées ici, à l'Atelier de petite maroquinerie Fréjac, dans le 20ème. L'atelier est plein des couleurs et des odeurs des peausseries les plus exotiques : crocodile, lézard, python, autruche, buffle, et même ... éléphant, ou kangourou.

Pour réaliser un portefeuille, Denise va mettre environ une heure. Elle en assurera toutes les étapes : de la coupe au parage des bords, du collage à l'assemblage et la couture finale. A part cette dernière étape pour laquelle elle va s'asseoir devant la robuste PFAFF, Denise est constamment debout devant sa table de travail.
Elle ne se plaint pas, mais elle souhaiterait que ce métier - qu'elle exerce avec tant de talents - ait enfin une place reconnue parmi les métiers d'art, car aujourd'hui son travail est souvent galvaudé et assimilé à l'idée plutôt désuète que l'on se fait de l'artisanat.

Toutefois, pour son patron, Denise est une excellente professionnelle. Dotée d'un fin toucher, elle peut reconnaitre d'un geste rapide les diverses textures et ... sa grande dextérité lui permet d'assembler avec précision les cuirs découpés.

Mais les commandes se raréfient et Denise est inquiète pour son travail et pour son avenir. Elle regrette les nombreuses importations asiatiques bon marché et dont la qualité est à des années-lumière de celle qu'elle réalise.
Et par-dessus tout, elle craint que son patron délocalise l'atelier en Chine, au Vietnam ou ... ailleurs...

L'horizon de la fabrique de petite maroquinerie du 20ème ... est plutôt sombre.



>> L'atelier Fréjac en 1997.

 

 

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Bienvenue à Boboland !

10 Juin 2007, 09:52am

Publié par barreteau


Aujourd'hui à Belleville, des groupes de touristes visitent le quartier ... comme ils visiteraient un musée ou un parc d'attraction. Pourtant Belleville, n'a ni Sacré-Cœur, ni Moulin Rouge à exhiber, seulement un entrelacs de ruelles, négligées par Haussmann, et où 80 nationalités cohabitent
.
Il faut dire que depuis l'arrivée de nouveaux habitants, Belleville est devenu une sorte de Boboland ! 

Mais qui sont ces nouveaux arrivants qui transforment Belleville aussi profondément ?
Ce sont les "Bobo" ("Bo" comme bourgeois, "bo" comme bohème) : une catégorie socioprofessionnelle urbaine, aisée, et progressiste, qui délaisse les quartiers bourgeois pour s'installer dans les quartiers populaires, et ... comme Belleville est "le quartier populaire-type" de Paris, les bobos l'ont pris d'assaut !

Certains îlots anciennement vétustes, de Belleville et de Ménilmontant, ont déjà été réhabilités par les bobos. Ces transformations produisent un effet de mode et renvoient l'image d'un quartier "branché" ... et surtout entraînent une forte montée des prix du foncier ... empêchant les habitants plus modestes d'y rester. De surcroît, malgré leur désir de "se sentir peuple", les bobos ont plutôt tendance à vivre entre eux, formant une tribu très codifiée qui rejette la population originelle du quartier.

Alors, va-t-on finalement vers à un découpage tripartite de l'espace : une ville réservée aux plus favorisés, des banlieues abandonnées aux "minorités visibles" et des zones pavillonnaires pour classes moyennes ... ?
Et comme ces trois univers se replient naturellement sur eux-mêmes, ces nouvelles fractures urbaines, deviennent le reflet des fractures de notre société.

Alors Bienvenue à Boboland ! ...


>> Belleville se visite le dimanche ... 

 

 

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Démolition des murs ... démolition des vies ... (2/4)

6 Juin 2007, 09:54am

Publié par barreteau

 

 


La démolition de quartiers entiers de l'est parisien a pu être perçue tantôt comme une solution radicale face à l'obsolescence du bâti ou parfois plutôt comme une action positive de recomposition sociale ...  ou peut-être même ... les deux à la fois. Le vocabulaire de la politique de la ville montre d'ailleurs ces basculements. Selon les périodes, les notions de quartiers, de zones, de ghettos seront mises en avant ou au contraire l'insistance portera sur l'insalubrité et l'hygiène urbaine...

Mais pour concevoir un quartier rénové, faut-il nécessairement penser "démolition" ?
Ne faudrait-il pas laisser une place aux œuvres architecturales des années 50 à 90 ? Sans exiger vouloir tout conserver, il conviendrait de garder des traces, des fragments, une trame des éléments de cette époque ... mais cela a rarement été fait car ce point de vue est difficile à défendre face à l'implacable logique économique des investisseurs et des aménageurs.

Et les habitants ? Bien sûr ils existent dans les statistiques sociales et dans les analyses des urbanistes, mais ils semblent peu présents dans les choix liés aux démolitions. Certes ils sont pris en compte quand ils sont encore occupants d'un immeuble qui va être détruit, mais qui les prend en compte - en amont - dans le processus de décision ?
Il n'est jamais tenu compte des images qu'ils ont de leur immeuble, de leur quartier et de l'importance que ces images peuvent avoir dans la représentation qu'ils se font d'eux-mêmes. Cette absence de considération conduit alors à une incompréhension de l'attitude des habitants et de leurs réactions organisées - parfois avec une réelle violence - contre ces destructions.
 
Les populations qui habitent ces quartiers voués à la démolition peuvent-ils en sortir gagnants ? Vu le nombre de questions non résolues - en particulier celles liées au relogement des habitants - il est sérieusement permis d'en douter... A suivre ...

 

 


 

>> Voir aussi dans Parisperdu: Démolition des murs ... démolition des vies ... (1/4)

  

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Jean Ro. dit merci à Madame Polet ... !

2 Juin 2007, 09:24am

Publié par barreteau

 


Madame Polet, était une concierge plutôt autoritaire ... elle sortait de sa loge à chaque fois que quelqu'un entrait dans l'immeuble : c'était systématique!

"Et n'oubliez pas d'essuyer vos pieds ...C'est moi qui balaye !" vociférait-elle sans cesse.

Un jour, en rentrant de l'école, Madame Polet me dit: "Tiens, voilà une lettre pour ta mère!". Et, comme j'attaque "la grimpette" pour le troisième étage, elle me lance : "Merci  !!" Je rétorque : "Merci". Et j'entends alors : "Merci qui ?... Merci mon chien ?"

Je ne comprenais pas très bien ce que son chien, un roquet pelé et puant, venait faire dans l'histoire ... mais ne voulant pas la contrarier, et, alors que j'atteins déjà le deuxième étage, je lui crie ..." Merci mon chien !"

Heureusement que j'étais déjà loin car j'aurais certainement eu droit à des coups de balai.

 

 

 

 

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Démolition des murs ... démolition des vies ... (1/4)

22 Mai 2007, 09:07am

Publié par barreteau


La démolition urbaine n'est certes pas une invention contemporaine. L'on se souvient des destructions au cœur de la capitale dans la période haussmannienne. Aussi peut-on considérer que la destruction fait partie de l'histoire naturelle de la ville.

Mais plus près de nous, pourquoi des démolitions massives affectent certains quartiers de Paris alors que d'autres sont épargnés ? On a pu penser, dès les années soixante que, pour des raisons, d'insalubrité notamment, les quartiers du nord et de l'est parisien étaient presque naturellement voués à la démolition. Mais l'argument n'est pas suffisant pour expliquer d'aussi vastes entreprises de démolition.

S'agirait-il alors de procéder à une sorte de "sacrifice" spectaculaire de ces quartiers - symboles de la ségrégation - sur l'autel d'une cohésion sociale à reconstituer ? Ou bien s'agit-il de mettre fin à une concentration de populations défavorisées et problématiques du point de vue de l'image, de la sécurité et de la tranquillité publique ? Ou encore l'objectif est-il de libérer des espaces pour inventer un nouvel urbanisme et au-delà, d'une nouvelle urbanité ?

En toutes hypothèses, pour les habitants de ces quartiers voués à la démolition, tout ceci va se payer au prix fort. Car pour eux, il ne sera  pas facile de passer par pertes et profits : leur mémoire des lieux, leurs incertitudes sur le devenir des sites détruits et leurs inquiétudes face à leur avenir, face à leur nouvelle vie ... probablement dans un "ailleurs" inconnu ...
A suivre ...

 

>> Voir aussi dans Parisperdu : "Une rage de destruction ..."

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Promenades aériennes ...

17 Mai 2007, 10:29am

Publié par barreteau


Un nouveau livre pour les amoureux de Paris, de son architecture, de ses perspectives, et de son charme intemporel ...

Revivez le Paris de 1950 à 1970, vu d'avion et surtout ... avant le périph, le centre Pompidou, la tour Montparnasse et pleins d'autres bizarreries Pompidoliennes ...

 

>> Le tour de Paris, promenades aériennes de Roger Henrard

Les Halles de Baltard 1955 - Photo : ©Roger Henrard

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Un monde si proche, si loin ...

12 Mai 2007, 17:11pm

Publié par barreteau


Pénétrer sur le réseau ferré de la Petite Ceinture n'est pas très compliqué. Malgré grilles, grillages, murs et autres palissades ... l'accès aux voies n'est bien souvent qu'un jeu d'enfants.

Le parcours entre le quartier Bel-Air - dans le 12ème - et le parc Montsouris - dans le 14ème - peut être effectué en une heure environ.
Alors on y va ?

Dès le départ, c'est un dépaysement total : vous longez des jardinets exploités depuis toujours par les riverains : massifs de fleurs mais aussi plantes potagères poussent ici ... et c'est plutôt bucolique. Sans cesse vous allez croiser des chats, et il y a même  parfois ... des renards ! Puis vous traversez le dépôt de trains de la gare de Lyon et les abords des quais de Bercy en chantier permanent depuis plus de dix ans avec l'opération Paris Rive gauche.
Peu après, on dépasse un groupe de gitans fort occupés à dénuder des câbles en cuivre ... Un peu plus loin, c'est l'ex-gare Masséna à laquelle s'accolent des habitations de fortune ... et à l'entrée d'un premier tunnel, c'est un jeune homme et son berger allemand ... heureusement attaché, qui ont trouvé ici un abri.

Le passage dans le 13ème au pied des tours du quartier Italie est plutôt impressionnant ! Puis, les tunnels s'enchaînent et vous arrivez à l'entrée du long tunnel de Montsouris (Photo) : il fait plus de 800 mètres ... et il y fait très froid. C'est ici que se réunissent périodiquement les visiteurs de catacombes et autres explorateurs de carrières sous-terraines  ...

Mais il faut songer à sortir de ce monde si particulier, à la fois si proche et si loin de la ville ... et là, au sens propre, comme au sens figuré, on a un peu de mal à trouver la sortie ....


>> La Petite ceinture et Parisperdu (1)
 

>> La Petite ceinture et Parisperdu (2)
 

>>
La Petite ceinture et Parisperdu (3) 


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Enfin une femme présidente ... !

7 Mai 2007, 08:20am

Publié par barreteau

 


Les murs l'ont largement plébiscité ... et nous avons enfin une femme présidente !

Avec la présidente Miss-Tic, nous allons maintenant pouvoir nous poser les questions essentielles: « Où suis-je ? Où vais-je ? Dans quelle étagère ? ».

  


>> Miss-Tic déjà dans Parisperdu

  

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