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PARISPERDU
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Ça déménage à Charonne . . .

4 Octobre 2006, 09:37am

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Publié par barreteau


Au 11, Chemin du Parc de Charonne, coincée entre le cimetière et les réservoirs, l'entreprise de déménagements Desbordes - fondée il y a 80 ans par Prosper Desbordes - a longtemps vécu à l'étroit sous sa spectaculaire verrière.

En, l'an 2000, elle se relocalise à Gennevilliers, abandonnant le site du chemin du Parc de Charonne à la convoitise des promoteurs : l'aérienne verrière est abattue pour faire place à un magma bétonnier  ...

Aujourd'hui, l'entreprise a été rattrapée par la mondialisation : elle vient d'être absorbée par TEAM Relocations Group.


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Cité Aubry.

27 Septembre 2006, 17:13pm

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Publié par barreteau

C'était un petit passage en arc de cercle. Une Cité, comme on disait autrefois, avec ses petites maisons bien calmes et sa rue aux gros pavés irréguliers.
Au bout de la rue, un terrain vague avec des baraques faites de planches et de matériaux de récupération. Là, quelques « quasi sans logis » vivaient à l'écart de tout.

 

Au 2bis, se dresse encore aujourd'hui un drôle de bâtiment, un lieu associatif, un peu autogéré et au nom improbable : Goumen bis. C'est une ancienne usine, avec sa petite cour, comme il n'en existe plus beaucoup à Paris.
Au Goumen bis, des artistes ont installé un théâtre, des ateliers et aussi Télé Bocal, la plus ancienne chaîne télé de quartier à Paris. Faute de moyens pour diffuser sur le canal hertzien, ses émissions passent uniquement ... dans des bars.


Mais tout cela ne va pas durer...
Pourquoi ? Tout simplement, parce que là, derrière les palissades en tôles, les engins et les ouvriers s'activent. Pourtant, pendant longtemps, les riverains se sont mobilisés contre le projet de construction d'immeubles, qui menaçaient de détruire le caractère villageois de l'endroit.
Sous la pression des associations, les 39 logements prévus à l'origine ont, il est vrai, dû faire place à un programme allégé : 13 logements, dont 5 ateliers d'artistes.


Mais, une fois de plus, on rejoue l'histoire du pot de terre contre le pot de fer ...
Alors la cité Aubry, ce lieu insolite où régnait une atmosphère de petite bourgade, aura définitivement perdu son âme ...

>> Le collectif Goumen Bis. 

>> Télé Bocal 

>> La nouvelle Cité Aubry

 

 

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Détente ou détention . . . ?

25 Septembre 2006, 08:57am

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Publié par barreteau


Sommes-nous face à une zone de détente sportive dans un centre pénitencier ?
Non, mais au Square de la Gare de Charonne, où le terrain de basket est désormais mis en cage.

Aujourd'hui, le message à la jeunesse est pour le moins brouillé : « Ne restez pas oisifs ou enfermés dans vos cités, faites du sport, bougez ... mais ...pas trop ! ».
En effet, quoi de plus remuant qu'un match entre « ados » sur un terrain de basket ? Du sport oui ... mais en vase clos.


Peut-être faudrait-t-il aller jusqu'à l'insonorisation de la cage ?
Incontestablement, la ville fait ici une faute de goût ... et ... de coût.


>> Hors de la cage, on respire dans le Square de la Gare de Charonne ...


 

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Villa Riberolle.

20 Septembre 2006, 10:36am

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Publié par barreteau


Au 35 de la rue de Bagnolet ... vous êtes ... Villa Riberolle : l'une des plus attachantes impasses de ce quartier du 20ème.
Aujourd'hui encore, la villa est pleine de vie, avec son garage, son atelier de sablage et de métallisation et son entrepôt d'objets indiens (Le Bateau de Safran) ... Entre ateliers et entrepôts, de nombreux artistes ont élu domicile.

Avancez jusqu'au coude, au fond de l'impasse, là où les lieux - presque à l'abandon - sont teintés d'une atmosphère un brin nostalgique d'un Paris d'un autre temps.

Avant de ressortir par ce porche et d'affronter la ville et sa grisaille, ressourcez-vous ici encore une fois : la tête au vert et les pieds sur le pavé, ...

Allez flâner Villa Riberolle : dépaysement garanti ... !

(Attention : le week-end, pas d'accès à la villa Riberolle, la grille est fermée)

>> La Villa Riberolle aujourd'hui :

 

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Octave Chanute à la Campagne.

15 Septembre 2006, 09:45am

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Publié par barreteau


Octave Chanute est quasiment inconnu en France ... mais il est célébrissime aux Etats-Unis.
Plus de 64 500 occurrences pour Octave Chanute dans Google, 61 300 dans Alta Vista, ... ! Cette célébrité ne pouvait pas échapper aux moteurs de recherche !

Mais qui est donc Octave Chanute ? C'est un ingénieur américain d'origine française - mort en 1910, qui - au même titre qu'Ader, Blériot ou Farman - fut l'un des pionniers de l'aviation.
A Paris, Octave Chanute a donné son nom à cette place, en contrebas de "La Campagne à Paris".

"La Campagne à Paris" ?
C'est un îlot de sérénité, un havre de repos, un royaume de villas secrètes ...
Le calme verdoyant de ces petites maisons fleuries (92 pavillons achevés en 1926) étonne au milieu de l'agglomération parisienne. Ce lieu - délicieux à la belle saison - est préservé de l'envahissement des voitures car, on n'y accède que ... par des escaliers, à partir des rues environnantes.

Alors n'hésitez pas à grimper l'escalier de la place Octave Chanute ... là-haut  un lieu rare et fleurant bon la nature vous attend ... !


>> Octave Alexandre Chanute ... born in France but an American citizen ! 

>> La Campagne à Paris : le royaume des villas secrètes.



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L'impasse des bien jolies jeunes filles …

10 Septembre 2006, 11:00am

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Publié par barreteau

Hélène aura été concierge toute sa vie. Elle est même née dans la loge où sa mère exerçait déjà ce métier pendant la guerre de 40.

Aujourd'hui Hélène doit vivre de sa maigre pension dans cette pièce unique ... un concentré de sa destinée.
Aussi, pour avoir un peu plus d'espace, Hélène est souvent sur le pas de sa porte ... mais n'est-ce pas le propre de toute concierge ?
Elle peut ainsi renseigner les personnes qui se sont égarées dans cette impasse du 34 de la rue Henri Chevreau.
Le plus souvent ce sont de bien jolies jeunes filles à la recherche de l'Atelier du Passage, qui pour 15 Euros de l'heure, recrute des modèles pour des poses de nues académiques.

Souvent, Hélène leur envie leur jeunesse et leur grâce ... des qualités qui l'ont fui depuis déjà bien longtemps.

>> A découvir, à deux pas, le Théâtre Popul'air du Reinitas ...



 

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Rue des Prairies.

5 Septembre 2006, 09:20am

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Publié par barreteau

 

 


Il règne, ici,  une impression de lenteur, d'éloignement et d'étrangeté au monde moderne ...

C'est tout le charme du quartier Charonne.

Car, Charonne c'est la rue des Prairies, mais aussi : la rue des Haies; la rue des Maraîchers; la rue du Clos... Tous ces noms témoignent, s'il en est besoin, de l'ancienne vocation agreste de Charonne qui se distinguait alors de Belleville ou de Ménilmontant dont la vocation était plus artisanale, voire plus industrielle.

Cet héritage du passé survit encore aujourd'hui : la rue des Prairies reste un havre de paix.

 

>> Cette Photo est publiée en hommage à Pierre Sansot, auteur « Du bon usage de la lenteur » (Editions PAYOT)


>> Voir aussi : "Rue des Prairies" : le film ... 
Contrairement à ce que le titre de ce film pourrait laisser penser, il n'a pas été tourné dans la partie du 20e où se trouve la rue des Prairies, mais dans une grande friche des hauts de Belleville, entre l'actuelle Place des Fêtes et l'actuel Parc de Belleville.

 

 

 

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Favela parisienne.

31 Août 2006, 14:33pm

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Publié par barreteau


A cette époque, la place de Rungis était librement ouverte sur une gare de Marchandise reliée au réseau de la Petite Ceinture.
Là, tout était à l'abandon : les hangars, les quais de déchargement, les wagons, ...

Dans la vaste cour de cette ancienne gare, des « boat-people » avaient élu domicile dans des cabanes construites de bric et de broc avec des planches et des palettes récupérées sur le site : une favela en plein Paris !

Certains hangars avaient déjà été rasés et faisaient place à un terrain vague où les gamins du quartier venaient jouer au foot après l'école.
A Paris comme à Rio, le terrain de foot jouxte souvent la favela !

Puis la SNCF loua l'emplacement à une société de tri et de recyclage de déchets. Les « boat-people » furent invités à « aller voir ailleurs ».
Quand on est « boat-people », on n'est à priori pas recyclable et ... le tri est vite fait ...

Aujourd'hui, le site fait l'objet d'un grand projet qui excite tout le « landerneau » écologique : l'ECOZAC de la place de Rungis; le nom sonne haut et fort. Il s'agit de faire aussi bien qu'à Londres ou qu'à Fribourg, en Allemagne, où des projets similaires ont déjà vu le jour.

Mais les promoteurs immobiliers veillent au grain, il ne faudrait pas laisser échapper les trois hectares de l'une des dernières friches industrielles de Paris intra-muros.

Eux aussi sont pour le développement durable ....  



>> Vue aérienne du site

>> L'Association « Les Peupliers » 



 

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René, coiffeur rue de Bagnolet.

26 Août 2006, 14:11pm

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Publié par barreteau


Nous sommes le 25 juin 1996, et demain l'équipe de France de football joue - à Manchester - les demi-finales du championnat d'Europe contre
la République Tchèque.

René, l'artisan-coiffeur du 108 de la rue de Bagnolet, est plongé dans la lecture de l'Equipe, ... et il est fort perplexe. Il découvre en effet, que le jeune Zidane, qu'on annonce comme un futur grand parmi les maîtres à jouer, s'est blessé hier, à l'entraînement.

Voilà un sujet de discussion que René ne manquera pas d'aborder avec son prochain client. Mais, depuis l'ouverture d'un salon franchisé très tendance - un peu plus haut dans la rue - les clients se font rares. Car il faut bien avouer que, face à ce nouveau concurrent, le salon de René a pris "un sacré coup de vieux".

Demain la France sera battue aux "tirs au but" et René - dépité - risque fort de s'assoir à nouveau dans les fauteuils désertés par ses clients.

Décidemment, on vit une sale époque ...



>> Pour les "footeux" : en savoir plus ...


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La fille de Bercy.

21 Août 2006, 11:45am

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Publié par barreteau


Soudain je l'ai vue, elle marchait lentement devant moi tout en balançant son drôle de petit sac à main. Sa robe blanche épousait exactement sa taille de guêpe.
Arrivée au garde-corps, elle posa son petit sac et tout en se penchant, elle chercha longuement du regard ... quelque chose ... ou quelqu'un.

Puis soudain, elle dit simplement : "Ah, tu es déjà là ?". Son petit ami l'attendait en contrebas de la terrasse du palais des sports de Bercy ...

A cet instant, j'étais sûr qu'elle avait savamment mis en scène son retard ...
 


>> Dans la même attitude : Anna Maria, la sœur de Salvador Dali ...

>> Hommage à ... Janine Niepce.

 

 

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Flèche d'Or Café.

11 Août 2006, 10:01am

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Publié par barreteau


La Flèche d'Or, rue de Bagnolet dans le 20e arrondissement, est un lieu culturel dont la riche programmation et la convivialité en fait le centre "off" de l'étrange, de l'insolite, de l'Underground, de l'art alternatif...

Créée  il y a dix ans, dans une ancienne gare de la Petite Ceinture, la Flèche d'Or Café (qui tient son nom du rapide Paris-Calais) est loin de l'approche marketing d'un café classique.
A ses débuts, l'ancienne gare de Charonne accueillait dreadlocks cradingues et scènes ouvertes calamiteuses, ... aujourd'hui la Flèche d'Or est une adresse où la faune branchée de la capitale aime à se montrer.

La Flèche d'Or  (la "Flèche" pour les initiés) accueille régulièrement des débats, des rencontres, des happenings de vidéastes... De jeunes groupes de musiciens y trouvent un espace pour s'y produire en concert. Bref, la Flèche d'Or fait partie de ces rares lieux dans Paris qui permettent une expression culturelle, sociale et politique totalement débridée.

Allez boire un verre ou mieux prendre un brunch au Flèche d'Or Café, un endroit frais au climat chaud et festif ... vous ne serez pas déçu tant son ambiance est unique.

Une adresse immanquable dans ce quartier de Charonne qui a su conserver son caractère populaire.


>> L'ancienne gare de Charonne.
 

>> La Flèche d'or café
 

>> Video Show à la Flèche d'or : Testarossa autodrive/Kavinsky©

 

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Rue Ernest Roche.

16 Juillet 2006, 16:42pm

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Publié par barreteau


La Petite Ceinture enjambe ici une vaste place à laquelle l'on n'a pas jugé utile de donner un nom tant le viaduc de franchissement en occupe tout l'espace. Cet étrange carrefour - sans nom - débouche sur la paisible rue Ernest Roche.

Là, sur l'emprise des terrains bordant les voies ferrées, un petit jardin vient d'ouvrir, sans remettre en cause l'utilisation éventuelle des deux voies de chemin de fer. Il s'agit d'une première : concilier le passé et l'avenir de la Petite Ceinture, en réduisant l'antagonisme souvent présenté entre le projet de transport ferroviaire et le projet de jardins.
Le nouveau Square Ernest Roche prouve, pour la première fois, qu'il existe une réelle complémentarité entre ces deux visions.

Mais, revers de la médaille, ce nouvel aménagement a causé la perte des superbes fresques rasta du graffeur Banga qui s'étalaient
sur les murs, le long des voies de la Petite Ceinture au niveau de la rue Ernest Roche.


>> Banga et les graffeurs du groupe Spray-TZC ...

 

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Passage Goix : une voie sordide …

11 Juillet 2006, 10:20am

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Publié par barreteau


Kiné presse le pas pour rentrer chez elle. Elle habite ici, 6-8, passage Goix - avec son mari et leurs quatre enfants - au Grand Hôtel des Vosges. Un "meublé" voué à la démolition comme la plupart des autres bâtiments extrêmement dégradés de cet îlot situé au cœur du quartier Stalingrad.

De ses fenêtres le spectacle est permanent. Un terrain vague baptisé "la jungle", massif broussailleux mal défendu par des palissades en tôle, sert de "chambre de shoot". S'aventurer au milieu de ce champ d'immondices, s'avère particulièrement dangereux tant le sol est jonché de seringues et de cuillères ... Le passage Goix, cette sinistre ruelle, est devenu une zone interdite: qu'on s'en approche, qu'on y risque un regard appuyé, et un homme s'avance, vient vous demander d'un ton rogue ce que vous voulez.

Kiné et sa famille vivent ici dans des conditions invraisemblables : l'extrême délabrement des lieux, la présence permanente de dealers, de drogués, de squatters, les intrusions incessantes dans leur immeuble, ... sans parler des rats et du saturnisme qui menace ses enfants ... tout cela devient très vite insupportable. Mais quand on est clandestin il faut tout supporter : c'est le prix à payer.

Vu du Sénégal, Paris ne ressemblait pas du tout au Passage Goix ...



>> Le nouveau passage Goix   

  
>> Le quartier est aujourd'hui entièrement réhabilité



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Manu et ses copains « graffeurs » en action sur le site des Frigos.

6 Juillet 2006, 09:38am

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Publié par barreteau



Manu ne veux pas être considéré comme Tagueur , mais comme graffeur. 

La différence? Le tag, c'est une signature sur des murs, des garages, des camions, ... bref tout ce qui salit et détériore l'espace urbain. Le graff serait au contraire une expression artistique.

Mais écoutons plutôt Manu : "Lorsque je fais du graff avec mon groupe, je ne pense plus à rien. Je me concentre sur ce que j'ai à faire. Lorsque tu « graffes » en laissant libre cours à ton imagination c'est apaisant. Mes graffs expriment un certain mécontentement par rapport à l'imperfection de la société, mais aussi des scènes avec des brins d'espoir. On préfère peindre de jour, car nous ne sommes ni des vandales ni des délinquants : on ne choisi que des murs délabrés, des friches urbaines, des sites désaffectés ...".

Le graff est le travail sans salaire de Manu, l'artiste-Rmiste mais c'est aussi son seul loisir car le graff peut revenir cher. Une bombe de peinture peut coûter jusqu'à 7 euros, et pour 25 m2 de fresque, il faut parfois jusqu'à 500 bombes: 3500 euros ... le prix d'une œuvre d'art ....

   
>> Les premiers graffs de Manu, en 1997


>> Maquis-art.com : la bible des Graffeurs et des Taggeurs

 

 

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Ce monde a disparu

1 Juillet 2006, 10:04am

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Publié par barreteau


Ce monde a disparu, il ne reste que des images et des sensations dont je doute parfois, qu'elles aient eu, un jour, une réalité.

Villa des Lyanes : il y avait là des cours cachées, des petits ateliers d'artisans : des serruriers, des ferronniers et bien d'autres métiers encore dont aujourd'hui l'économie mondialisée n'a - ici - que faire.
L'on pouvait tranquillement parcourir cette  rue où les voitures étaient rares ; son calme, en plein Paris, vous sautait au visage ... 

Bien sûr les maisons étaient plus que modestes, les murs plutôt lépreux  ... mais le quartier dégageait une grande richesse pour celui qui s'aventurait jusqu'ici ....


>> Ce qu'est devenue aujourd'hui la Villa des Lyanes ...   

 

 

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