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PARISPERDU

Rue des Prairies.

5 Septembre 2006, 09:20am

Publié par barreteau

 

 


Il règne, ici,  une impression de lenteur, d'éloignement et d'étrangeté au monde moderne ...

C'est tout le charme du quartier Charonne.

Car, Charonne c'est la rue des Prairies, mais aussi : la rue des Haies; la rue des Maraîchers; la rue du Clos... Tous ces noms témoignent, s'il en est besoin, de l'ancienne vocation agreste de Charonne qui se distinguait alors de Belleville ou de Ménilmontant dont la vocation était plus artisanale, voire plus industrielle.

Cet héritage du passé survit encore aujourd'hui : la rue des Prairies reste un havre de paix.

 

>> Cette Photo est publiée en hommage à Pierre Sansot, auteur « Du bon usage de la lenteur » (Editions PAYOT)


>> Voir aussi : "Rue des Prairies" : le film ... 
Contrairement à ce que le titre de ce film pourrait laisser penser, il n'a pas été tourné dans la partie du 20e où se trouve la rue des Prairies, mais dans une grande friche des hauts de Belleville, entre l'actuelle Place des Fêtes et l'actuel Parc de Belleville.

 

 

 

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Favela parisienne.

31 Août 2006, 14:33pm

Publié par barreteau


A cette époque, la place de Rungis était librement ouverte sur une gare de Marchandise reliée au réseau de la Petite Ceinture.
Là, tout était à l'abandon : les hangars, les quais de déchargement, les wagons, ...

Dans la vaste cour de cette ancienne gare, des « boat-people » avaient élu domicile dans des cabanes construites de bric et de broc avec des planches et des palettes récupérées sur le site : une favela en plein Paris !

Certains hangars avaient déjà été rasés et faisaient place à un terrain vague où les gamins du quartier venaient jouer au foot après l'école.
A Paris comme à Rio, le terrain de foot jouxte souvent la favela !

Puis la SNCF loua l'emplacement à une société de tri et de recyclage de déchets. Les « boat-people » furent invités à « aller voir ailleurs ».
Quand on est « boat-people », on n'est à priori pas recyclable et ... le tri est vite fait ...

Aujourd'hui, le site fait l'objet d'un grand projet qui excite tout le « landerneau » écologique : l'ECOZAC de la place de Rungis; le nom sonne haut et fort. Il s'agit de faire aussi bien qu'à Londres ou qu'à Fribourg, en Allemagne, où des projets similaires ont déjà vu le jour.

Mais les promoteurs immobiliers veillent au grain, il ne faudrait pas laisser échapper les trois hectares de l'une des dernières friches industrielles de Paris intra-muros.

Eux aussi sont pour le développement durable ....  



>> Vue aérienne du site

>> L'Association « Les Peupliers » 



 

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René, coiffeur rue de Bagnolet.

26 Août 2006, 14:11pm

Publié par barreteau


Nous sommes le 25 juin 1996, et demain l'équipe de France de football joue - à Manchester - les demi-finales du championnat d'Europe contre
la République Tchèque.

René, l'artisan-coiffeur du 108 de la rue de Bagnolet, est plongé dans la lecture de l'Equipe, ... et il est fort perplexe. Il découvre en effet, que le jeune Zidane, qu'on annonce comme un futur grand parmi les maîtres à jouer, s'est blessé hier, à l'entraînement.

Voilà un sujet de discussion que René ne manquera pas d'aborder avec son prochain client. Mais, depuis l'ouverture d'un salon franchisé très tendance - un peu plus haut dans la rue - les clients se font rares. Car il faut bien avouer que, face à ce nouveau concurrent, le salon de René a pris "un sacré coup de vieux".

Demain la France sera battue aux "tirs au but" et René - dépité - risque fort de s'assoir à nouveau dans les fauteuils désertés par ses clients.

Décidemment, on vit une sale époque ...



>> Pour les "footeux" : en savoir plus ...


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La fille de Bercy.

21 Août 2006, 11:45am

Publié par barreteau


Soudain je l'ai vue, elle marchait lentement devant moi tout en balançant son drôle de petit sac à main. Sa robe blanche épousait exactement sa taille de guêpe.
Arrivée au garde-corps, elle posa son petit sac et tout en se penchant, elle chercha longuement du regard ... quelque chose ... ou quelqu'un.

Puis soudain, elle dit simplement : "Ah, tu es déjà là ?". Son petit ami l'attendait en contrebas de la terrasse du palais des sports de Bercy ...

A cet instant, j'étais sûr qu'elle avait savamment mis en scène son retard ...
 


>> Dans la même attitude : Anna Maria, la sœur de Salvador Dali ...

>> Hommage à ... Janine Niepce.

 

 

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Flèche d'Or Café.

11 Août 2006, 10:01am

Publié par barreteau


La Flèche d'Or, rue de Bagnolet dans le 20e arrondissement, est un lieu culturel dont la riche programmation et la convivialité en fait le centre "off" de l'étrange, de l'insolite, de l'Underground, de l'art alternatif...

Créée  il y a dix ans, dans une ancienne gare de la Petite Ceinture, la Flèche d'Or Café (qui tient son nom du rapide Paris-Calais) est loin de l'approche marketing d'un café classique.
A ses débuts, l'ancienne gare de Charonne accueillait dreadlocks cradingues et scènes ouvertes calamiteuses, ... aujourd'hui la Flèche d'Or est une adresse où la faune branchée de la capitale aime à se montrer.

La Flèche d'Or  (la "Flèche" pour les initiés) accueille régulièrement des débats, des rencontres, des happenings de vidéastes... De jeunes groupes de musiciens y trouvent un espace pour s'y produire en concert. Bref, la Flèche d'Or fait partie de ces rares lieux dans Paris qui permettent une expression culturelle, sociale et politique totalement débridée.

Allez boire un verre ou mieux prendre un brunch au Flèche d'Or Café, un endroit frais au climat chaud et festif ... vous ne serez pas déçu tant son ambiance est unique.

Une adresse immanquable dans ce quartier de Charonne qui a su conserver son caractère populaire.


>> L'ancienne gare de Charonne.
 

>> La Flèche d'or café
 

>> Video Show à la Flèche d'or : Testarossa autodrive/Kavinsky©

 

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Rue Ernest Roche.

16 Juillet 2006, 16:42pm

Publié par barreteau


La Petite Ceinture enjambe ici une vaste place à laquelle l'on n'a pas jugé utile de donner un nom tant le viaduc de franchissement en occupe tout l'espace. Cet étrange carrefour - sans nom - débouche sur la paisible rue Ernest Roche.

Là, sur l'emprise des terrains bordant les voies ferrées, un petit jardin vient d'ouvrir, sans remettre en cause l'utilisation éventuelle des deux voies de chemin de fer. Il s'agit d'une première : concilier le passé et l'avenir de la Petite Ceinture, en réduisant l'antagonisme souvent présenté entre le projet de transport ferroviaire et le projet de jardins.
Le nouveau Square Ernest Roche prouve, pour la première fois, qu'il existe une réelle complémentarité entre ces deux visions.

Mais, revers de la médaille, ce nouvel aménagement a causé la perte des superbes fresques rasta du graffeur Banga qui s'étalaient
sur les murs, le long des voies de la Petite Ceinture au niveau de la rue Ernest Roche.


>> Banga et les graffeurs du groupe Spray-TZC ...

 

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Passage Goix : une voie sordide …

11 Juillet 2006, 10:20am

Publié par barreteau


Kiné presse le pas pour rentrer chez elle. Elle habite ici, 6-8, passage Goix - avec son mari et leurs quatre enfants - au Grand Hôtel des Vosges. Un "meublé" voué à la démolition comme la plupart des autres bâtiments extrêmement dégradés de cet îlot situé au cœur du quartier Stalingrad.

De ses fenêtres le spectacle est permanent. Un terrain vague baptisé "la jungle", massif broussailleux mal défendu par des palissades en tôle, sert de "chambre de shoot". S'aventurer au milieu de ce champ d'immondices, s'avère particulièrement dangereux tant le sol est jonché de seringues et de cuillères ... Le passage Goix, cette sinistre ruelle, est devenu une zone interdite: qu'on s'en approche, qu'on y risque un regard appuyé, et un homme s'avance, vient vous demander d'un ton rogue ce que vous voulez.

Kiné et sa famille vivent ici dans des conditions invraisemblables : l'extrême délabrement des lieux, la présence permanente de dealers, de drogués, de squatters, les intrusions incessantes dans leur immeuble, ... sans parler des rats et du saturnisme qui menace ses enfants ... tout cela devient très vite insupportable. Mais quand on est clandestin il faut tout supporter : c'est le prix à payer.

Vu du Sénégal, Paris ne ressemblait pas du tout au Passage Goix ...



>> Le nouveau passage Goix   

  
>> Le quartier est aujourd'hui entièrement réhabilité



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Manu et ses copains « graffeurs » en action sur le site des Frigos.

6 Juillet 2006, 09:38am

Publié par barreteau



Manu ne veux pas être considéré comme Tagueur , mais comme graffeur. 

La différence? Le tag, c'est une signature sur des murs, des garages, des camions, ... bref tout ce qui salit et détériore l'espace urbain. Le graff serait au contraire une expression artistique.

Mais écoutons plutôt Manu : "Lorsque je fais du graff avec mon groupe, je ne pense plus à rien. Je me concentre sur ce que j'ai à faire. Lorsque tu « graffes » en laissant libre cours à ton imagination c'est apaisant. Mes graffs expriment un certain mécontentement par rapport à l'imperfection de la société, mais aussi des scènes avec des brins d'espoir. On préfère peindre de jour, car nous ne sommes ni des vandales ni des délinquants : on ne choisi que des murs délabrés, des friches urbaines, des sites désaffectés ...".

Le graff est le travail sans salaire de Manu, l'artiste-Rmiste mais c'est aussi son seul loisir car le graff peut revenir cher. Une bombe de peinture peut coûter jusqu'à 7 euros, et pour 25 m2 de fresque, il faut parfois jusqu'à 500 bombes: 3500 euros ... le prix d'une œuvre d'art ....

   
>> Les premiers graffs de Manu, en 1997


>> Maquis-art.com : la bible des Graffeurs et des Taggeurs

 

 

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Ce monde a disparu

1 Juillet 2006, 10:04am

Publié par barreteau


Ce monde a disparu, il ne reste que des images et des sensations dont je doute parfois, qu'elles aient eu, un jour, une réalité.

Villa des Lyanes : il y avait là des cours cachées, des petits ateliers d'artisans : des serruriers, des ferronniers et bien d'autres métiers encore dont aujourd'hui l'économie mondialisée n'a - ici - que faire.
L'on pouvait tranquillement parcourir cette  rue où les voitures étaient rares ; son calme, en plein Paris, vous sautait au visage ... 

Bien sûr les maisons étaient plus que modestes, les murs plutôt lépreux  ... mais le quartier dégageait une grande richesse pour celui qui s'aventurait jusqu'ici ....


>> Ce qu'est devenue aujourd'hui la Villa des Lyanes ...   

 

 

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Rue des Cascades.

25 Juin 2006, 08:54am

Publié par barreteau


Le vingtième arrondissement de Paris possède, plus que d'autres, des lieux privilégiés où le regard peut encore capter ces images poétiques qui échappent à notre époque de pubs et de bagnoles.
 

Belleville et Ménilmontant nous montrent des "signes intérieurs de richesses" inconnus ailleurs dans Paris.

Malheureusement, ce qu'on appelle : "urbanisme" , (philosophie dont l'exécutant est le Promoteur), ne connaît pas de pire ennemi que l'inconnu et, faute de pouvoir le comprendre, il le détruit, afin de le remplacer par du trop-connu qui n'encourage plus que l'indifférence.

Je dédie ces quelques lignes au souvenir de ce que fut cette partie modeste et mystérieuse de la rue des Cascades.



>> Casque d'Or, le film de Jacques Becker tourné en décors naturels au 44, rue des Cascades. 

>> La rue des Cascades dans l'univers musical de Yann Tiersen 

 

 

 

 

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Deux obélisques et un roi ...

20 Juin 2006, 09:36am

Publié par barreteau

 


Ces deux obélisques, situés à 900 kilomètres l'un de l'autre, nous adressent un cruel clin d'œil de l'Histoire.

C'est tout d'abord à Port-Vendres où, en mars 1789, on inaugure un obélisque de 100 pieds de haut à la gloire de Louis XVI, bienfaiteur de la ville.

Puis c'est à Paris où, quelques cinquante ans plus tard – en 1836 - on érige l'obélisque de Louqsor sur l'ex-place de la Révolution.

Or, à cet endroit précis, Louis Capet, 39 ans, ancien roi de France sous le nom de Louis XVI, est guillotiné, le 21 janvier 1793 à 10h20.

Aujourd'hui, les deux obélisques se renvoient l'écho du destin unique d'un roi de France.

 

>> L'obélisque de Port-Vendres et son Message  

>> Voir l'érection de l'obélisque de Louqsor sur la place de la Concorde, le 25 octobre 1836

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Carrefour de l'Évangile .

15 Juin 2006, 09:27am

Publié par barreteau


La croix de l'Évangile est la dernière des nombreuses croix de carrefour qui furent posées à Paris à l'intersection des chemins.

La rue de l'Évangile fascina les romanciers par son étrangeté.
Jules Romain la décrivit dans « Les Hommes de bonne volonté » et Alexandre Arnoux dans « Rue de l'Évangile ».

Mais c'est Marcel Aymé (Derrière Martin, 1938) qui dépeint le mieux ce lieu étrange : « Fiché sur le trottoir ... , il regardait, par delà le carrefour, un endroit souvent désert, la rue de l'Évangile qui fuyait entre deux hauts murs aveugles bordant, à droite la tranchée des chemins de fer de l'Est et, à gauche, le vaste quartier des gazomètres dont les hauts et monstrueux caissons semblaient surplomber et écraser la chaussée ... à quelque cents mètres ... elle s'infléchissait un peu ... et semblait se poursuivre sans fin entre ses deux murs unis et se perdre en elle-même. Dans la lumière grise et fumeuse du matin, elle apparaissait comme un chemin abstrait, comme le départ d'un infini maussade ou d'un couloir désolé aboutissant à d'autres paradis ».

Depuis beaucoup de changements ont modifié radicalement l'aspect de cette rue. Le gaz naturel a rendu caduques les gazomètres - qui stockaient du gaz de houille - et ils furent détruits en 1978, puis remplacés par la zone d'activités et d'entreprises CAP18. Demain, le projet de la future gare « RER Évangile » et de son interconnexion avec le tramway des Maréchaux devraient changer encore plus profondément le secteur.

Les jours du dernier calvaire de Paris sont sans doute comptés ... 


 


>> Ce calvaire - reconstruit en studio - a servi de cadre au film de Marcel Carné " Les portes de la nuit". Voir le décor du film créé par le génial Alexandre Trauner.

 

 

 

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Rue Louise Weiss.

9 Juin 2006, 09:51am

Publié par barreteau


Depuis son ouverture en 1988, la rue Louise-Weiss est un des hauts-lieux de l'art contemporain français. On y trouve en effet un grand nombre des galeries parmi les plus « pointues » de la scène artistique parisienne : Galerie Emmanuel Perrotin, Jousse Entreprise, Galerie Air de Paris, Kréo, etc.

Ainsi la rue Louise-Weiss, est un lieu où se croisent tous les médias, une sorte de laboratoire hybride qui fait la part belle tour à tour à la peinture murale, aux sessions vidéo ou à une performance de six personnes en train d’écrire en direct leur journal intime... Bref un composé d’œuvres, de provocation et de dérégulation des formes traditionnelles de l’art. La rue Louise-Weiss est résolument avant-gardiste, totalement tendance et finalement très "new-yorkaise".


Mais c’est aussi tout près d’ici, que se joue une autre partie, un autre destin : celui de la Halle Freyssinet (que l’on aperçoit dans la partie centrale de la photo). La halle implantée sur plus de 300 m de long parallèlement à la rue Louise Weiss est composée de trois nefs de béton. Ce bâtiment inauguré en 1929 livre un précieux témoignage de l’art du béton tel qu’a pu le développer l’un de ses pionniers, l’inventeur du béton précontraint : l’ingénieur Eugène Freyssinet (1879-1962).

Utilisée par la SERNAM comme centre de fret jusqu’en 2005/2006, la halle de Freyssinet a donné lieu, après un appel à projets, à la sélection de huit propositions de réhabilitation.

L’issue de cet appel à projets s’est d’abord annoncée favorable. Les arguments des défenseurs de la halle paraissaient en effet avoir été entendus : sur les 8 projets, 5 prévoyaient d’en conserver l’intégralité.

Or, le choix du jury s’est fort malheureusement porté, le 22 octobre dernier, sur l’un des 3 projets prévoyant la destruction partielle du bâtiment et, en fait, sa totale dénaturation.

Si la nef centrale échappe au désastre, l’une doit être détruite en totalité et l’autre amputée de 15 de ses 30 travées pour y intercaler des immeubles d’habitation …

 

Va-t-on vers un nouveau désastre comme celui subi, il y a trente ans, par les Halles Baltard ? …



>> En savoir plus sur Louise Weiss.

>> "La Halle Freyssinet: un avenir gravement menacé". En savoir plus. (PDF)

 

 

 

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Paris Batignolles.

4 Juin 2006, 19:08pm

Publié par barreteau


Seule friche industrielle parisienne encore non urbanisée, les Batignolles constituent - à Paris - le dernier Far- West des architectes.

 

Si Paris emporte les Jeux Olympiques de 2012, le site des Batignolles, aujourd'hui traversé par de multiples faisceaux de rails et animé par de nombreuses activités liées au ferroviaire, hébergera le village olympique.

Conçu comme une opération de régénération urbaine, le village olympique - une fois les Jeux terminés - deviendra un grand ensemble d'habitations ...

Mais si Paris n'a pas les Jeux?
Dans ce cas, aux Batignolles, un nouveau quartier sera sans doute créé ... un jour, ... mais sans la date butoir de 2012 !

La friche industrielle a encore un bel avenir ...


>> ... and the winner is ...

>> Signature éphémère ...

 

 

 

 

 

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Villa des Tulipes.

31 Mai 2006, 11:13am

Publié par barreteau


C'est un coin perdu du 18ème ... la rue du Ruisseau enjambe le chemin de fer de ceinture et conduit à la villa des Tulipes, nommée jadis impasse Malassis.

Des becs de gaz à l'ancienne éclairent cette voie protégée, bordée de pavillons individuels sans grand standing.

Au numéro 8, on trouvait un bar des plus ordinaires.

Mehdi, le patron passait le plus clair de son temps à lire le journal dans l'attente d'hypothétiques clients. Son établissement possédait pourtant une particularité que lui auraient enviée des établissements bien plus prestigieux dans Paris : une double entrée ...  Le bar de Mehdi s'ouvrait en effet sur la villa des Tulipes et sur une autre villa parallèle : la villa Lécuyer ...

C'est tout près d'ici, à deux pas  de la porte de Clignancourt que Joseph Joffo passa son enfance.

 

>> Retrouvez l'auteur d' « Un sac de billes ».

 

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