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PARISPERDU
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"Fluctuat nec mergitur"

24 Novembre 2015, 09:27am

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Publié par barreteau

"Fluctuat nec mergitur"

Lavatronic, 3 Rue de la Fontaine au Roi Paris 11ème _novembre 2015

 

En face de "Casa Nostra", le restaurant de la rue de la Fontaine au Roi qui fut l'une des cibles des attentats du 13 novembre à Paris, la laverie Lavatronic a reçu cette balle perdue ...
"Fluctuat nec mergitur" ?… Oui Paris est battu par les flots, mais ne sombre pas.


>> La laverie Lavatronic, par temps de paix …

>> Rue de la Fontaine au Roi, déjà sur Parisperdu

 

 

 

 

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"Une amitié argentique", regards croisés de deux maîtres du noir et blanc.

19 Novembre 2015, 12:24pm

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Publié par barreteau

" Une amitié argentique", regards croisés de deux maîtres du noir et blanc.

"C'est ça Paris" 1954 © Gianni Berengo Gardin - Courtesy Fondazione Forma per la Fotografia

" Une amitié argentique", regards croisés de deux maîtres du noir et blanc.

"Les Communiantes de la rue de l'Evangile" Paris 18ème 1978 © Elliott Erwitt - Magnum Photos

 

"Une amitié argentique" rassemble 120 tirages noir et blanc de Gianni Berengo Gardin et d'Elliott Erwitt, réalisés entre 1950 et 2014 et présentés, la semaine dernière, au Salon de la Photo 2015 à Paris.

D'un côté, Elliott Erwitt. Né à Neuilly en 1928 et fils d'immigrés russes, il sera remarqué par Robert Capa qui l'introduira à Magnum. Il finira d'ailleurs par diriger la prestigieuse agence. Il a traversé la deuxième partie du XXe siècle en posant les jalons de la photographie moderne, laissant à la postérité les images les plus fameuses de Marylin Monroe, tout comme de nombreux portraits de chiens croisés dans la rue.

De l'autre, Gianni Berengo Gardin. Né en 1930 près de Gênes, il débute la photographie à 14 ans comme un acte de rébellion: en 1944, l'armée italienne sous le joug de l'Allemagne nazie confisquait à la population armes et appareils photos. Il s'est dit que la photo devait être bien intéressante pour occuper autant les esprits des soldats. Moins connu du grand public qu'Erwitt, il demeure l'un des plus grands photographes du XXe siècle, qu'il a documenté dans 250 livres.

Quels sont les points qui rassemblent ces deux photographes et qui justifient de leur consacrer une grande exposition commune?

Il y a d'abord le noir et blanc comme réponse évidente. Si Gianni Berengo Gardin ne pratique pas la couleur, Elliott Erwitt ne le fait qu'à contrecœur. Il y a aussi l'argentique, comme l'indique le sous-titre de l'exposition: "Une amitié argentique". Comme pour la couleur, l'un ne le pratique pas (et voudrait même interdire Photoshop), quand l'autre ne le fait que pour les commandes. Mais ce qui les rassemble est beaucoup plus intime.

Ce n'est pas parce que leurs approches se complètent l'une l'autre qu'ils vont si bien ensemble. Au contraire, Gianni Berengo Gardin résume les choses en deux mots: "Nos deux regards sont très semblables. Ils ne sont pas complémentaires, mais similaires." Une façon de photographier qu'Elliott Erwitt précise: "Cette approche est très simple, elle est en fait une manière d'être. Je me lève le matin, je prends mon appareil photo, et je fais des photos." Pour Gianni Berengo Gardin, cette attitude est la marque d'une époque: "C'est un geste naturel, je crois que c'est propre à notre génération de photographes."

L'amitié qui lie les deux photographes depuis plus de trente ans a un même creuset: la photographie humaniste. Quand, en 1954, Gianni Berengo Gardin emménage à Paris, c'est en partie pour rencontrer le grand photographe Willy Ronis: "J'avais chez moi un petit livre de reportages de Willy que l'on m'avait offert. Je voulais absolument le rencontrer. Nous sommes devenus très amis, nous sommes allés photographier Ménilmontant ensemble. Il est mon véritable maître."

Ils adoptent tous deux la posture du témoin: "Ce sont les sujets qui s'imposent, ce sont eux qui me suggèrent la photo que je dois faire", explique Gianni Berengo Gardin. "Qu'est-ce que je cherche quand je prends une photo? Je ne le sais pas jusqu'à ce que je le trouve...". Une spontanéité reconnaissable aussi bien dans le travail de l'un comme de l'autre. Dans la fascination qu'Elliott Erwitt entretien pour les chiens, par exemple, et qui a donné de nombreuses scènes cocasses. Elle dure depuis les années 40, mais ce n'est que des années plus tard, en examinant des planches contacts, qu'Erwitt réalise la place de ces animaux de compagnie dans son travail.

Les arts graphiques ont aussi leur part de responsabilité dans l'esthétique d'Elliott Erwitt: "Je m'inspire aussi de la peinture, mais encore plus du dessin." Pourquoi le dessin en particulier? "Parce que le dessin est plus direct." C'est là que se rejoignent Elliott Erwitt et Gianni Berengo Gardin dans leur pratique artistique: comme le noir et blanc, le dessin "est une synthèse". Il ne garde que l'essentiel sans s'encombrer de ces couleurs qui distraient le regard. Quand on fait du noir et blanc, il n'est plus question que de lumière.
Et l'exposition du salon de la Photo 2015 le démontre parfaitement.

 

>> En savoir plus sur l'exposition.

 

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10 ans … déjà !

14 Novembre 2015, 09:30am

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Publié par barreteau

10 ans … déjà !
Le premier billet de Parisperdu intitulé "Villa du Danube" était posté le 14 Novembre 2005. Le blog fête donc aujourd'hui ses 10 ans !

En 10 ans, Parisperdu a posté 750 billets et, si mes compteurs sont exacts, a reçu la bagatelle de 10 525 204 visiteurs pour près de 60 millions de pages vues. Sur cette décade, le blog m'a permis de tisser de nombreux liens avec des journalistes, des photographes et avec un nombre incalculable de bloggeurs et de lecteurs. Cela prend du temps mais donne aussi beaucoup de satisfactions.

Et, après 10 ans d'existence, après l'apparition de Facebook et Twitter... si Parisperdu est toujours là, c'est bien sûr grâce à vous, qui êtes devenus au fil du temps, au fil des modes "mes followers" …

Merci à tous, ensemble la route continue …


>> 14 novembre 2005, le premier billet de Parisperdu …

 

 

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"On s'est bien marré au cimetière …"

9 Novembre 2015, 10:08am

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Publié par barreteau



Samedi dernier, le beau temps est de la partie aussi me vient l'idée d'aller faire un tour au Père Lachaise … mais je ne suis pas le seul à avoir eu cette idée car nous étions une soixantaine au rendez-vous donné par Bertrand Beyern à la sortie du métro !

Et voilà que Bertrand, notre guide-conférencier, amène sa troupe pour une longue tournée dans les allées du cimetière.
Le thème du jour était "l'humour noir" et il est vrai que l'on s'est bien marré au cimetière ! Car Bertrand est un "maître es-humour noir" et, au fil des allées et des tombes, les histoires petites et grandes défilent … toutes véridiques mêmes si parfois elles semblent peu vraisemblables. Alors à chaque fois, Bertrand sort de sa sacoche les documents qui accréditent son discours, car oui nous avons bien affaire à un professionnel de la nécrologie, à un expert du funéraire, à un "nécrosophe" comme il se définit lui-même… Non Bertrand n'est pas un débutant, d'ailleurs le lieu s'y prête-t-il ?

Le "show" - car c'en est bien un auquel nous assistons - est lancé avec le Président Félix Faure et Marguerite Steinheil, sa "pompe funèbre", puis arrive Pierre Desproges et sa concession de deux mètres carrés, ou encore le monument funéraire d'une femme atteinte de gangrène qui a fait enterrer sa jambe un mois avant de passer de vie à trépas... puis c'est Jean-Louis Fournier qui nous parle de lui - il est encore bien vivant mais veuf de sa femme Sylvie - avec cette épitaphe improbable : "Finalement, nous ne regrettons pas d'être venus" , ou encore Jean-Louis Sacchet un pharmacien qui se construit actuellement son sépulcre égypto-parisien, et aussi la tombe de l'anonyme qui tient dans ses mains le visage de sa femme, avec pour seule inscription : "Ils furent émerveillés du beau voyage qui les mena jusqu'au bout de la vie", et pour laquelle Bertrand Beyern fit de longues recherches qui lui permettront de percer le mystère et de pouvoir enfin mettre un nom sur cette tombe qui n'en a pas …

Mais, bien au-delà des informations qu'il nous donne, du rire ou des sourires qu'il nous arrache, Bertrand Beyern nous permet de voir différemment ce lieu, et surtout d'y capter une poésie certaine, de vives émotions et une philosophie de la vie dans un endroit pourtant peuplé uniquement de défunts …

Vous l'avez compris, je vous recommande vivement cette balade parisienne, vous passerez un moment inoubliable !


>> Bertrand Beyern, site officiel.

>> Le cimetière du Père Lachaise sur Parisperdu.

 

 

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Suite du voyage à Gordes: "Vincent aéromodéliste".

3 Novembre 2015, 09:25am

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Publié par barreteau

 Suite du voyage à Gordes: "Vincent aéromodéliste".

"Vincent aéromodéliste" Gordes, 1952 © Willy Ronis

 

Lors de mon récent voyage à Gordes, j'ai pu tout à loisir déambuler au plus près et tout autour de la maison de Willy Ronis (la "Maison Vieille"), aux endroits où précisément, entre 1948 et 1958, il a réalisé quelques uns de ses clichés mythiques.

Et soudain, je me rends compte que je marche sur la terrasse où Willy avait demandé à son fils Vincent de lancer son modèle réduit d'avion afin que, de la fenêtre de la cuisine, il puisse saisir, en pleine lumière, son garçon dans l'action … c'était en 1952, Vincent avait 12 ans.

Dans cette image intitulée "Vincent aéromodéliste", l’importance des ombres est primordiale. Willy Ronis disait d'ailleurs : " Ce n'est pas la lumière qui m'a inspiré, c'est ce qu'elle éclaire". Et en effet ici, Vincent émerge du clair-obscur de la terrasse, laissant au sol son ombre portée.

Cette photo est tellement emblématique de l'œuvre de Willy Ronis qu'elle figure en couverture du Photo Poche n° 46. Dans cette prestigieuse collection, c'est le numéro qui lui est consacré.

Impossible toutefois de ne pas saisir le caractère prémonitoire de cette photo, car Vincent son fils aimé, ou plutôt comme il le précisait: le fils de Marie-Anne, décédera en 1987, à 47 ans, dans un accident … de deltaplane.

Marqué à jamais par la disparition de Vincent dans ces brutales circonstances, Ronis décide en 1994, (il a alors 84 ans !) - peut-être comme pour conjurer le sort - de faire son premier saut en parachute. Pour l'occasion, il n'omettra pas d'immortaliser la scène avec son Minox. Mais Willy, le perfectionniste, n'est pas pleinement satisfait du cliché, il recommencera début septembre 1995 et pour ce second saut, cette fois-là il avait emmené son "Horizon à balayage" afin d'élargir le champ couvert. Le résultat vous est donné ci-dessous ...

 

A suivre, la fin du voyage à Gordes : "Et le chat aussi … "

 

>> La terrasse de "Vincent aéromodéliste".

>> La fenêtre de la cuisine de la "Maison Vieille" à Gordes.

>> Couverture du Photo Poche n° 46 consacré à Willy Ronis.

>> Willy Ronis parachutiste, autoportrait pris avec un "Horizon" à balayage (1995).

>> Lire aussi : "En visite chez Le Nu Provençal".

 

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En visite chez "le nu provençal".

29 Octobre 2015, 10:02am

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Publié par barreteau

En visite chez "le nu provençal" …

Le Nu Provencal, Gordes, 1949 © Willy Ronis

On connaît ici mon admiration pour Willy Ronis et mon attachement à ses photos qui savent si bien décrire le Paris que j'aime, celui des petites gens et des quartiers populaires de Belleville et de Ménilmontant.

Mais il est une autre partie de son œuvre que je méconnaissais et que je souhaitais explorer plus avant, il s'agit de ses photos réalisées en Provence et plus particulièrement dans les deux villages du Vaucluse où il résida successivement, à Gordes puis à l'Isle sur la Sorgue.

A ce propos, Willy nous dit :"En juillet 1947, j'emmène à moto ma femme dans le Vaucluse. Le village de Gordes nous fascine et nous y trouverons l'année suivante une ruine, sans eau ni électricité, pour les vacances futures".

Et, le mois dernier, je me suis rendu dans le Vaucluse et j'y ai retrouvé cette maison, en partie grâce à l'aide de la Mairie de Gordes que je remercie vivement. La ruine dont nous parle Ronis, justement appelée "Maison-Vieille", est aujourd'hui devenue une résidence secondaire de charme, appartenant depuis près de 30 ans à une famille étrangère qui … et ç'en est presque comique, … ne connait rien de Ronis, ni de l'histoire de cette maison … ! Comique mais un peu décevant tout de même …

Mais qu'importe, car pour moi l'émotion est bien là lorsque que je découvre le lieu exact où Willy Ronis réalisa plusieurs de ses images cultes. Ainsi, sur la façade principale, j'ai en face de moi la fenêtre de la chambre du premier étage qui est celle du "Nu Provençal". Puis, au rez-de-chaussée, la fenêtre de la cuisine-séjour qui servie de cadre au cliché intitulé "Vincent Aéromodéliste" et je retrouve même la petite fenêtre de l'entrée, avec sa barre de défense, qui est celle du "Chat derrière la vitre". C'est donc là, dans cette haute maison aux volets verts et aux pierres blanchies par la chaleur du midi, qu'ont été pris successivement dans les années 1949, 52 et 57, ces trois mythiques clichés.

Voyons tout d'abord "Le Nu provençal". Incontestablement c'est la photo fétiche de Ronis, une photo mondialement connue, au sujet de laquelle il avait coutume de dire : "Le miracle existe. Je l'ai rencontré". Et c'est Philippe Sollers, dans l'ouvrage "Nues", qui en parle le mieux: "La composition est magistrale, elle dit la vraie joie de vivre dont notre époque est si tragiquement et piteusement dépourvue. Le miroir, la cuvette, le petit tapis, les craquelures du sol, voilà des cercles qui ne demandaient qu'à dialoguer. La fenêtre ouverte, le volet, le mortier, le pichet, la chaise se répondent dans la verticale (cette photo aurait ravi Cézanne). Tout vit, tout vibre doucement et veut être vu. Le corps nu est la résultante de cette magie matérielle. La lumière est là pour dire l'harmonie indestructible de l'ensemble (soleil sur les épaules, bénédiction du temps). On est tellement loin de l'imagerie exhibitionniste et grimaçante d'aujourd'hui qu'on se demande si ce conte de fées a pu exister.

Ronis parle de miracle. Il a raison, ç'en est un que seul celui qui en a vécu un semblable peut comprendre".

 

A suivre, dans un prochain billet sur ce voyage à Gordes, un autre cliché culte: "Vincent aéromodéliste".

 

>> Le Nu Provençal (les 3 autres prises sur la planche contact), Gordes, 1949

>> La Maison de Willy Ronis à Gordes (1948-1958) dont trois fenêtres ont servi de cadre à trois photos mythiques.

>> A lire aussi : "Sur la traces des domiciles parisiens de Willy Ronis".

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Le lieux retrouvés de Parisperdu.

24 Octobre 2015, 09:42am

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Le lieux retrouvés de Parisperdu.

Lieux Retrouvés n°44, le 10 rue des Mûriers Paris 20ème

 

Une composition supplémentaire dans l'album des Lieux retrouvés.

Cet album montre des photographies où sont associées, mêlées ou superposées sur une même image deux vues d'un même lieu : l'une en couleur et l'autre en noir et blanc. Ce dédoublement, ou ce collage, puise sa raison d'être dans un questionnement lié à la mémoire. En effet, il ne s'agit pas de créer un document réel, mais plutôt de faire apparaître concomitamment plusieurs strates temporelles: celle du passé (l'image en noir et blanc) étant partiellement recouverte par celle du présent (l'image en couleurs). C'est ainsi une façon de s'interroger sur ce que pourrait être une photographie objective, en dressant le constat de l'impossibilité pour l'instantané photographique de décrire le réel tel qu'on le perçoit, c'est-à-dire avec une dimension spatio-temporelle supplémentaire : celle de la mémoire.


>> L'album des Lieux retrouvés.

 

 

 

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La ville vue de dos.

19 Octobre 2015, 19:16pm

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La ville vue de dos.

Rue Ordener, Paris 18ème _juin 2014

 

Lorsque l'on regarde la quatrième de couverture d'un livre, on découvre peu de choses de son contenu … Et, alors que la première de couverture fait souvent l'objet d'une présentation soignée voire aguichante, le livre vu de dos présente la plupart du temps un aspect banal, un peu vide … avec au mieux, un bref résumé de l'ouvrage.

Pour la ville, il en va de même … Il est des endroits où elle a décidé de nous tourner le dos, de nous cacher ce qu'elle a de plus riche, de plus beau en son sein … et elle ne nous montre alors que d'immenses pans d'immeubles aveugles, ternes, sans âme.

La perspective de la rue Ordener, vue du pont qui enjambe le large faisceau des voies de la gare du Nord, est un exemple parfait de "la ville vue de dos".

 

>> "Ground Control", du rêve à la réalité …

 

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Aux portes de Paris.

14 Octobre 2015, 10:09am

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Aux portes de Paris.

Montreuil, aux portes de Paris _Photo ©: M. Lamoureux

 

Philippe Vasset est un explorateur de banlieue. Sur les cartes de la région parisienne, il a repéré les zones laissées en blanc et les a visitées une à une. On devine ce qu'il a vu : des terrains vagues, des non-lieux, l'envers du décor, le refuge des rejetés de la société. Des poches de vide qui sont en même temps des trop-pleins de misère, de sordide, de violence …

Ces choquantes horreurs sont toujours bonnes à montrer, à rappeler, alors que tout est fait pour nous les cacher.

Mais Philippe Vasset ne nous inflige pas le "trip sociologique hard", le pensum lourd et cafardeux qu'on aurait pu craindre, genre "La misère du monde" vue par Bourdieu.

Nous n'avons pas là une thèse, mais le compte-rendu d'une quête dont l'auteur ne connaît même pas le but. Systématique dans sa démarche et totalement floue dans ses objectifs. Avec une évidente fascination pour le néant et en même temps, de façon contradictoire, un goût pour le merveilleux.

Pour qui sait voir, les déserts sont peuplés et les choses banales peuvent être passionnantes. Mine de rien, Philippe Vasset nous le prouve, et il nous égare sciemment pour mieux nous apprendre à nous retrouver.


>> Voir aussi: L'envers du décor, le décor à l'envers.

>> "Un livre blanc" de Philippe Vasset (chez Fayard).

 

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Villages abandonnés (suite)

8 Octobre 2015, 09:10am

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Publié par barreteau

Villages abandonnés (suite)

"Goussainville-Vieux Pays" - Val d'Oise

 

Pendant des années je suis allé à l'autre bout de la France pour découvrir des villages abandonnés, dans l'Hérault, l'Aude, les Pyrénées Orientales … Mais cette année je n'ai pas eu à aller très loin pour en trouver un … à seulement une vingtaine de kilomètres de Paris !

A deux pas des pistes de l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle, se trouve en effet le village quasi-abandonné de "Goussainville-Vieux Pays". Dès 1973, le village qui est dans l'axe de l'une des pistes de l'aéroport, est progressivement abandonné car ses habitants ne supportent plus le bruit incessant des atterrissages et décollages des avions. La ville déplace alors son centre de quelques kilomètres et l'on assiste à un vaste mouvement de population vers ces nouveaux quartiers situés entre deux gares du RER D.

La plupart des maisons du Vieux Pays sont alors rachetées aux habitants qui le souhaitent par Aéroports de Paris (ADP). Elles sont ensuite murées, puis le temps fait son œuvre … Aujourd'hui, toutes apparaissent dégradées avec des toitures souvent effondrées, l'église elle-même, classée monument historique, est dans un état préoccupant.

Mais quelques irréductibles, refuseront de partir et y vivent encore aujourd'hui: un agriculteur, un menuisier, une petite entreprise industrielle, un libraire ou encore un garagiste ...

Finalement en 2009, le Vieux Pays sera racheté à ADP par la ville de Goussainville, pour un euro symbolique. Après de nombreuses années de discussions et de projets inaboutis, le vieux village de Goussainville - dit Vieux-Pays - serait sur le point de renaître tout en se métamorphosant. Mais encore aujourd'hui, le cœur historique de Goussainville, resté à l'écart de la ville moderne, est devenu en quarante ans un village fantôme … un village aux rues trop vides et au ciel trop plein.


>> Les villages abandonnés de "Parisperdu"

>> Un village aux rues trop vides et au ciel trop plein.

 

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Loin, très loin il y avait la ville …

3 Octobre 2015, 15:16pm

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Publié par barreteau

Loin, très loin il y avait la ville … 

Rue des Envierges Paris 20ème (mai 2005)

A l’intersection de la rue des Envierges et de la rue Piat se trouve une place qui forme une sorte d’esplanade baptisée récemment, et fort à propos, “Belvédère Willy Ronis”. Là, vous découvrez une vue magnifique sur Paris, un peu comme celle que l'on a du haut de la butte Montmartre, côté esplanade du Sacré Cœur. Sauf qu'ici, à contrario, le lieu n'est pas touristique, ce qui ajoute beaucoup à son authenticité et à son charme.

De ce "balcon" sur la capitale, un grandiose panorama s'étend à vos pieds, du quartier de Bercy jusqu'au parc André-Citroën. C'est un endroit magique, lumineux, plein d’énergie dominatrice ...

Et l'on ne peut s'empêcher alors d'avoir le même sentiment que celui qu'Amélie Nothomb nous délivre dans "Stupeur et tremblements" : "Loin, très loin il y avait la ville … si loin que je doutais de n'y avoir jamais mis les pieds".

 

>> Balade hors des sentiers battus ... (2/3)

>> Paris n'est pas un musée.

>> Willy Ronis définitivement lié à Belleville …

 

 

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Yvette Troispoux, la "photocopine" de Doisneau.

28 Septembre 2015, 12:34pm

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Yvette Troispoux, la "photocopine" de Doisneau.

Yvette Troispoux, lors de l'hommage qui lui avait été rendu aux Rencontres d'Arles en 2004.

 

Moins connus que Robert Doisneau, Willy Ronis, Édouard Boubat, Izis ou Sabine Weiss, Yvette Troispoux est pourtant l’une des grandes figures de la photographie humaniste. Paris est le cadre privilégié de cette école de photographes. Dans la capitale, les photographes humanistes captent le quotidien des Parisiens aussi bien à leur travail que dans leurs loisirs.

C'est aussi vrai pour Yvette Troispoux, connue comme étant "La photographe des photographes" et surnommée tendrement par Doisneau, sa "photocopine". 

A Paris, elle parcourait les galeries photo et, à chaque vernissage, elle en profitait pour tirer le portrait du photographe exposé, d’où son surnom de "photographe des photographes". Yvette se fondait dans la foule et avant même que le sujet ne l'ait reconnue, elle déclenchait son appareil. Gisèle Freund, Robert Doisneau, Édouard Boubat, Brassaï, Helmut Newton, et tant d'autres se sont laissé immortaliser par Yvette Troispoux. "Je crois les avoir tous photographiés, excepté Niepce, l'inventeur de la Photo ! " aimait-elle dire en plaisantant.

En 2008, l'année suivant son décès, la BnF, a préempté, un fonds composé de l’intégralité de ses négatifs, de ses planches contacts et de ses archives personnelles. Car ces archives sont d’une importance considérable pour documenter la vie de la photographie à Paris sur la période 1950-2000, et sa dispersion aurait représenté une perte sévère pour l’histoire de cette période.

Et cela aurait gravement nui à la reconnaissance de son talent … trop longtemps caché au grand public.


>> L'expo de la BnF.

>> La seconde mort d'Yvette Troispoux par François-Marie d'Andrimont :

 

Le texte qui suit a été écrit pour la lettre hebdomadaire de Photographie.com. Il produit une bonne synthèse des multiples problèmes posés par cette vente.

Françoise Denoyelle, citée par l'auteur, est une collègue historienne de la photographie qui est à l'origine d'une association pour la défense des photographes et de leurs ayants droits, suite à la dissolution de la Mission du patrimoine photographique (ministère de la culture).
Vous pourrez trouver des informations complémentaires sur cette association en consultant son site :
http://www.adidaepp.org



Yvette Troispoux avait beaucoup d'amis. Depuis plus de 75 ans, c'Était carrément tout le monde de la photographie - qui ne la prenait pas vraiment au sérieux, mais « si Yvette n'était pas là, c'est que l'événement n'était pas important », se souvient François Hébel, le
directeur des Rencontres d'Arles. Elle est décédée le 11 septembre 2007. Elle était la "photocopine" des Doisneau, Ronis, Dieuzaide et de tant d'autres qu'elle photographiait avec la simplicité déroutante de son Leica, son cabas au bras. « C'était la seule qui aimait vraiment la photo, les autres ne pensent qu'à Beaubourg » estime, lapidaire, Jean-
François Bauret. Pourtant, une part de l'histoire de la photographie pourrait bien disparaître ce prochain dimanche, car tous les négatifs d'Yvette Troispoux seront dispersés à tous vents lors d'une vente aux enchères, transformant sa mémoire en cendres. « Ce sont les négatifs qui renferment toute l'histoire de la photo. On disperse à Coulommier une part de l'histoire de la photo » s'insurge l'historienne Françoise Denoyelle qui avait pourtant contacté toutes les institutions, et obtenu l'intérêt de la BnF afin que le fond soit protégé.

À défaut d'une préemption, on ne peut que souhaiter que l'une des personnes qui accompagnaient la dame âgée grimper les 5 Étages menant à son petit appartement après un vernissage tardif, puisse acquérir ce fond pour le confier à une institution patrimoniale. Car il y a urgence, déjà la plupart des tirages offerts à la « photographe des
photographes » par de nombreux et célèbres confrères semblent avoir d'ores et déjà disparus. Hormis un tirage de Marc Riboud (le peintre de la tour Eiffel), aucun de ces cadeaux, comme les désignait Yvette Troispoux, ne figure à la vente nous a confirmé en début de semaine Maître Françoise Dapens-Bauwe, la commissaire-priseuse qui parait
totalement dépassée par la tournure de l'affaire. « Il y en avait très peu, cela m'a étonné. Je n'ai, par exemple, pas vu de photo signée Doisneau alors qu'ils étaient intimes » se souvient Alain Bacou qui avait aidé la commissaire-priseuse à préparer la vente. Où sont les tirages offerts à Yvette par Robert, Willy, Jean et les autres ? Nul ne sait. Mr. Beaujeu, le généalogiste qui représentait les héritiers à Paris, nous a précisé qu'il n'y ne reste pas d'autres tirages que ceux présentés
À cette vente. Restent bien d'autres questions : pourquoi cette vente qui ne devrait pas rapporter beaucoup, a-t-elle été décidé alors qu'une institution avait proposé d'accueillir - et d'acheter - le fond photographique d'Yvette ? Pourquoi est-elle organisée loin de Paris, et surtout sans inventaire sérieux empêchant du même coup la préemption ? Ce gâchis symbolise assurément l'absence de protection du patrimoine photographique éclaté aujourd'hui par les intérêts privés et marchands.

Dimanche 22 Juin 2008 à 14 heures, la vente du fonds photographique d'Yvette Troispoux est programmé à l'hôtel des ventes de Coulommiers, vente placée sous l'Égide du commissaire- priseur : Maître Dapsens-Bauve.

 

 

 

 

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Retour rue Gasnier-Guy.

23 Septembre 2015, 09:31am

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Publié par barreteau

 

 Retour rue Gasnier-Guy.

Le 20, rue Gasnier-Guy_ Paris 20ème (1997)

 

A l'époque du grand bouleversement du quartier des Amandiers, pendant des années et des années, j'ai parcouru cette rue pentue et son prolongement, plus plat: la rue des Partants.

Etait-ce ce vaste champ de ruines, ces immeubles murés, ce secteur à l'abandon ou cette atmosphère de ville sinistrée qui invariablement m'attiraient ici comme un aimant … ?
Je ne saurais le dire mais la rue Gasnier-Guy est vite devenue la rue symbole de "Parisperdu". Car là, les démolitions étaient autrement plus expéditives que la reconstruction qui, d'année en année, trainait en longueur. Cela créait une ambiance de fin du monde ou d'après guerre dans une ville dont on avait du mal à se persuader qu'elle était bien Paris …

Quand l'heure de la reconstruction, de la résurrection du quartier sonna enfin, les architectes durent se rendre à l'évidence : ces fortes pentes et ces immeubles anciens créent ici un paysage de faubourg particulièrement pittoresque, et définissent d'étonnantes perspectives ascendantes ou descendantes, en particulier rue Robineau, rue des Partants et rue Gasnier-Guy. Pensez-donc, la dénivelée, le long de cette dernière, dépasse seize mètres sur une distance de cent cinquante !

Pour préserver cette ambiance, il était nécessaire de revoir le PAZ (le Plan d'Aménagement de Zone) qui prévoyait la démolition de la quasi-totalité des bâtiments des îlots délimités par les rues des Partants, Gasnier-Guy, Robineau, Désirée et des Mûriers. Il fallait d'autant plus revoir la copie d'origine que les démolitions et l'architecture des projets de reconstruction étaient vivement contestées par les riverains et les associations.

L'objectif fixé serait donc de maintenir l'identité du quartier, ce que ne permet pas la politique de la table rase. Alors il fallut bien se décider à conserver et à réhabiliter une douzaine de bâtiments dont le maintien paraissait important pour le paysage urbain. Des locaux d'activités et des commerces, en rez-de-chaussée de ces immeubles, seraient également maintenus.

Mais le 20, rue Gasnier-Guy; situé au point haut du relief et dont la silhouette formait un élément d'intérêt majeur dans le paysage, n'a pas pu, pour des raisons économiques (la fameuse rentabilité du bâti !), être conservé.

Si bien qu'aujourd'hui lorsque je retourne rue Gasnier-Guy, le charme, le magnétisme n'opère plus, … La rue n'est plus qu'une enfilade de blocs identiques et les commerces en rez-de-chaussée qui devaient être conservés se sont peu à peu transformés en locaux d'habitation, même s'ils ne sont pas vraiment faciles d'accès … sur ce relief particulièrement accentué.

Maintenant, c'est sûr, je le sais, on a assassiné la rue Gasnier-Guy …


>> La rue Gasnier-Guy sur Parisperdu.

>> La rue Gasnier-Guy aujourd'hui.

>> Les lieux retrouvés de Parisperdu.

 

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Willy Ronis définitivement lié à Belleville.

18 Septembre 2015, 10:34am

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Publié par barreteau

 

Willy Ronis définitivement lié à Belleville …

Carrefour rue Vilin - rue Piat - Belleville - 1959 © Willy RONIS

C’était un grand de la photo. Il a "mis en boîte" Paris comme nul autre. Alors six ans après sa mort, Paris rend un bel hommage à cet immense photographe.

Mardi dernier, la Ville de Paris a en effet donné le nom de Willy Ronis au belvédère qui surplombe le parc de Belleville. La dénomination “belvédère Willy Ronis” est ainsi attribuée à l’espace commençant au numéro 7 et finissant au numéro 33 de la rue Piat, à Paris 20ème.

Même si l'on peut considérer qu'elle est un peu tardive, il s'agit d'une juste reconnaissance, car le Belvédère de la rue Piat occupe exactement l'emplacement où Willy a capturé cette célèbre photo, publiée dans son album culte "Belleville-Ménilmontant" ... c'était en 1959 !

 

>> Le Belvédère de la rue Piat aujourd'hui.

 

 

 

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"Ground Control", du rêve à la réalité.

14 Septembre 2015, 11:17am

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Publié par barreteau

"Ground Control", du rêve à la réalité …

Le Ground Control a pris ses quartiers à La Chapelle (Paris XVIIIe) jusqu'au 15 octobre 2015.

 

L'an dernier le bar éphémère "Ground Control" avait ouvert sous la Cité de la mode et du design dans le 13ème. Cette année, c'est le 26 ter rue Ordener dans le 18ème qui accueille ce concept hybride où se donne rendez-vous un public dit "décalé", underground, hypster et bobo en version postindustrielle.

Le mur de la rue Ordener totalement "graffé" et dont on ne voit pas la fin débouche sur une palissade grillagée et un portail surmonté de l'inscription Ground Control. Il vous faudra descendre un escalier pour avoir accès à un autre monde : l'ancien dépôt SNCF de la Chapelle, traversé de rails dans tous les sens. Ici, dans un passé pas si lointain, les trains et les locomotives venaient se faire réparer dans des ateliers centenaires aux volumes vertigineux.

Les anciennes voies de chemin de fer sont maintenant encombrées de sièges et de transats où l'on sirote des pintes. Aussi improbable que cela puisse paraître, on joue à la pétanque et au mölkky (jeu de quilles finlandais) entre les rails. La musique est forte mais curieusement n'incite pas à danser.

Un préau - aménagé avec du mobilier d'école rétro et de lampions de fête foraine - propose un atelier où l'on fabrique des bijoux, un "nail truck", des tatouages éphémères, un brocanteur où l'on chine des vinyles et une boutique de vêtements. Il y a aussi un coin restauration, où l'on peut manger des burgers, des hot-dogs ou encore des pizzas et des pâtes. On y sert aussi des planches de charcuterie.

Plus loin, c'est un simili-coin de campagne qui a été aménagé avec un poulailler et un potager d'agriculture urbaine, bio évidemment !

Mais, avec en point de mire une forêt de caténaires et de pylônes de lignes à haute tension, au bout d'un moment, à cette adresse tout de même très excentrée, on ne sait plus très bien où l'on est. Et c'est là que l'intitulé du lieu nous revient en écho: Ground Control ne se réfère-t-il pas à Ground Control to Major Tom, de David Bowie? Où l'on apprend que "Major Tom" est un surnom pour la cocaïne qui permet de perdre le contrôle de son corps et de ses sens …

Mais, en fixant l'arrière plan du site, vous êtes subitement ramené au monde réel lorsque passent RER, Thalys et autres TER …

 

 >> L'entrée du "Ground Control" au 26 ter rue Ordener Paris 18ème.

>> Ground Control, Site officiel.

>> "Ground control to Major Tom" de David Bowie.

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